Le Maxi Edmond de Rothschild ajoute une victoire à son palmarès en remportant la 1ère édition de la Finistère Atlantique ce jeudi 7 juillet devant le trimaran Banque Populaire XI après un beau duel.
La première édition de la Finistère Atlantique a tenu toutes ses promesses malgré l’absence du trimaran SVR-Lazartigue de François Gabart. On a assisté à un beau duel entre le maxi de l’écurie Gitana et le nouveau maxi de Banque Populaire. Charles Caudrelier avant le départ de la course avait raison de se poser des questions sur l’avance de son bateau face à la concurrence. Le nouveau Trimaran d’Armel Le Cleac’h a su tenir la cadence du début à la fin, manquant de peu la victoire finale. Si l’on connaissait les performances du Maxi Edmond de Rothschild, Banque Populaire, plus léger, a semblé à l’aise à toutes les allures. Les deux équipages se sont en tout cas régalés de cette confrontation, première de l’année et qui préfigure la prochaine Route du Rhum. Sodebo Ultim’3 devrait en terminer dans la nuit à la 3e position. Le bateau était équipé pour la première fois de sa nouvelle paire de foils. Il a montré des performances similaires aux deux premiers mais la négociation de la transition au large de Madère lui aura coûté cher. Enfin Actual a tenté de tenir le rythme. Malheureusement, à 11h00 ce jeudi matin, il tapait fortement un objet flottant non identifié. Après inspection, l’équipage a constaté que la dérive de l’Ultim avait subi une avarie majeure. Il devrait arriver à Concarneau samedi 9 juillet.
Ce mercredi 6 juillet, l’équipe Paprec Arkéa a mis à l’eau son nouveau Class40. Objectif : défendre le titre de Yoann Richomme à la Route du Rhum, en novembre prochain. Cette mythique transatlantique, le skipper l’a gagnée en 2018, dans cette même catégorie. Un projet qui contribue à roder l’équipe que Paprec et Arkéa mettent en place dans la perspective du Vendée Globe 2024. La première course est prévue dès le 17 juillet : la Drheam Cup, 1 000 milles en solitaire entre Cherbourg et La Trinité-sur-mer.
Enfin, Yoann va pouvoir retrouver le bonheur simple de mener son bateau, les joies du large et la recherche constante des meilleurs réglages afin de gagner en performance. Après avoir mis à l’eau son nouveau Class40 ce matin, à l’issue d’un travail intense réalisé en synergie entre l’équipe Paprec Arkéa, le cabinet Lombard et le chantier Lalou Multi, c’est donc l’heure de la prise en main et des premiers bords.
Un contre-la-montre débute désormais avec la Route du Rhum comme horizon. La plus prestigieuse des transatlantiques partira de Saint-Malo le 6 novembre prochain et Yoann a rendez-vous avec son histoire. Quatre ans après son succès en Class40, il tentera de conserver son titre. Un sacré pari, particulièrement audacieux. « Même si nous savons que la concurrence sera rude avec 55 concurrents dont 26 bateaux neufs, nous avons à cœur de bien faire », souligne le skipper.
« C’est un bateau incroyable »
Face aux autres concurrents, Yoann ne manquera pas d’arguments à bord de ce plan Lombard. La collaboration avec le cabinet rochelais a débuté en 2018 avec le design du précédent Class40 de Yoann Richomme, et s’est poursuivie cette année avec les navigations à bord du bateau de Corentin Douguet, dont Paprec Arkéa est le sistership. Yoann connaît bien les atouts et performances de ce bateau : Un bateau marin, agile, véloce et polyvalent. « Il a un très gros potentiel et peut être très rapide sur certaines allures, s’enthousiasme Yoann.
Lors de la Normandy Channel Race le binôme Corentin Douguet – Yoann Richomme s’est octroyé une belle 2ème place sur le plan Lombard Quéguiner – Innoveo. « C’était très agréable, ça permet à la fois d’assurer une bonne préparation physique mais aussi de gagner en automatisme et de faire l’état des lieux sur tous les aspects que j’ai à améliorer. »
« Nous sommes en train de devenir une équipe de voile »
Le skipper apprécie les Class40, des bateaux qui mêlent « exigence et performance ». Naviguer à bord de ce plan Lombard s’avère également très intéressant à quelques mois d’une autre mise à l’eau, celle de l’IMOCA Paprec Arkéa, prévue début 2023. « Nous avons installé à bord du Class40 le même pilote automatique, nous travaillons avec le même designer de voiles et les capteurs sont également identiques. Il y a de nombreux parallèles entre les deux bateaux. »
Une façon, ainsi, d’inscrire ce programme Class40 comme un palier supplémentaire avant de lancer la grande aventure IMOCA. Ce qui est perceptible en matière technique l’est aussi pour la cohésion d’équipe. « Ça nous permet d’apprendre à fonctionner ensemble, de mettre chacun la main à la pâte et d’insuffler une belle énergie en interne. Nous sommes en train de devenir une véritable équipe de voile. Nous pouvons ainsi nous projeter avec sérénité et envie vers ce grand projet qui nous mènera jusqu’au Vendée Globe. Nous avons la chance d’avoir des partenaires qui ont une vraie vision de long terme ! », conclut sereinement le skipper Paprec Arkéa.
Désormais, Yoann et l’équipe vont enchaîner les navigations pour prendre en main le bateau. Car le temps est compté : il disputera sa première course à son bord lors de la Drheam Cup dont le départ aura lieu le 17 juillet prochain à Cherbourg.
Les 22 équipages inscrits à La Trinité-Cowes by Actual, organisée par la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT), sont tous arrivés à bon port en Grande-Bretagne. Très heureux des conditions rencontrées et de la splendeur des paysages, ils ont également apprécié l’arrivée technique et impressionnante vers les Niddles. Côté résultats, une nouvelle fois, Eric du Turckheim et sa splendide Teasing Machine ont remporté le trophée et écrasé la concurrence.
Vainqueur toute catégorie au scratch mais aussi en temps compensé en IRC Equipage, c’est un magnifique double doublé que l’équipage de Teasing Machine ajoute à son palmarès, après sa victoire lors de l’édition 2021. Avec plus de dix heures d’avance sur ses concurrents directs, Eric de Turckheim et ses neuf hommes d’équipage se sont imposés avec brio devant deux JPK 11.80. Le suspense aura duré jusqu’au passage de la ligne pour les deux équipages qui complètent le podium en IRC Equipage. Après 300 milles parcourus, quatorze secondes seulement les séparent : Eric Fries sur Fastwave 6 prend la deuxième place devant Richard Fromentin sur Leclerc Hennebont Cocody.
La concurrence a été rude en IRC Double où les douze duos sont arrivés dans un mouchoir de poche. Ce sont finalement les équipages trinitains eux aussi en JPK, qui se sont imposés dans cette flotte de haut vol. Régis Vian et Fabien Delahaye (CMG Groupe EJ – JPK 1010) remportent cette édition, devant Philippe Sauzières et Guy Delcroix (Crescendo – JPK 1010) et François Moriceau et Christophe Waubant (Mary – JPK 1030).
Romain Pilliard est arrivé jeudi dernier à Cape Town pour une ultime escale avant le retour en Bretagne. Pour cette dernière étape entre l’Afrique du Sud et Lorient, Romain embarquera Titouan, son fil aîné. Départ prévu en début de semaine prochaine.
Si Romain Pilliard s’est élancé pour tenter de battre le Record du Tour du Monde à l’Envers en janvier dernier, un accident dans les canaux de Patagonie aura eu raison des ambitions sportives du skipper de Use It Again! by Extia mais pas de sa détermination à boucler coûte que coûte ce Tour du Monde. Depuis le 9 février, le Record s’est transformé en une aventure de tous les instants avec des étapes en solitaire ou en double et des escales durant lesquelles le skipper a rencontré des associations de protection de l’environnement et des enfants pour les sensibiliser à l’économie circulaire et la sauvegarde de l’Océan..
Un duo père/fils, la transmission en toile de fond 183 jours après le départ de Lorient, il reste un océan devant les étraves du Trimaran Use It Again! by Extia et pour boucler ces derniers 5 900 milles de ce Tour du Monde à l’Envers entre Cape Town et Lorient, Romain Pilliard a choisi d’embarquer son fils Titouan, 16 ans, l’aîné de ses trois enfants. Ce choix est apparu comme une évidence au moment d’imaginer un nouveau format pour ce Tour du Monde à l’Envers. C’est tout un symbole de réunir deux générations sur ce trimaran qui défend l’idée de changer notre manière de consommer et de préserver notre environnement. « La notion de transmission est fondamentale dans le projet Use It Again! by Extia dont le principe est de sensibiliser et d’éduquer. En tant que père cela me tient à cœur évidemment de partager cela concrètement avec mon fils qui est déjà très sensible et investi dans ces sujets d’environnement. Titouan est aussi un enfant débrouillard, avec un sens de de la compétition aiguisé. Il a la glisse dans la peau que ce soit sur un bateau, un skate ou sur des skis ! Il embarque avec la fougue de la jeunesse, l’envie et je ferai tout pour ce que cette navigation en duo soit un grand moment de partage et de bonheur pour nous deux », se réjouit le skipper de Use It Again! by Extia.
Titouan, navigateur en devenir À 16 ans, Titouan a toujours été bercé par l’engagement de ses parents. Ambassadeur de Children For The Ocean, il intervient dans les écoles primaires sur les sujets de protection de l’Océan en France et à l’étranger. Compétiteur né, il commence en Open Bic puis régate à haut niveau en windfoil. Quel que soit le support, il aime aller vite sur l’eau, son espace de liberté. « Je navigue sur Use It Again ! by Extia depuis le début du projet. J’accompagne mon père lors des entrainements et des sorties RP. Je navigue sur ce bateau depuis mes 12 ans, je le connais presque aussi bien que lui ! Ce Tour du Monde à l’Envers, on le vit à chaque instant en famille dans les bons comme dans les mauvais moments. C’est un challenge extraordinaire qu’il me permet de réaliser aujourd’hui, je m’attends à ce que ce soit difficile dans la durée mais j’aime sortir de ma zone de confort. Mon rêve, comme beaucoup, c’est de participer un jour à La Route du Rhum », explique l’aîné de la famille Pilliard.
Pendant cette escale d’une semaine à Cape Town, les voiles de Use It Again! by Extia ont été réparées chez North Sails et une équipe de préparateurs locaux menée par Pascal Riera, un Français qui travaille depuis 20 ans dans le milieu de la voile à Cape Town, a effectué un check-up complet du bateau. Romain et Titouan Pilliard quitteront Cape Town en début de semaine prochaine pour une navigation de près d’un mois. Rendez-vous début août pour les accueillir en Bretagne. Suivez la progression de Use It Again! by Extia sur la cartographie :www.useitagain.earth
La sélection Espoir du réseau Mer Entreprendre portée par Louis Burton se jouait entre deux jeunes talents : Clément Commagnac (Espoir 2019) et Baptiste Hulin (Espoir 2022). Après trois épreuves (navigation en solitaire, épreuves physiques et vote anonyme des adhérents) c’est finalement Baptiste Hulin qui a remporté les Sélections Espoir 2022.
Après une première Transat Jacques Vabre en 2021, sur le Class40 Rennes.Saint-Malo du réseau Mer Entreprendre, Baptiste Hulin a donc atteint son rêve, celui de participer à la prochaine Route du Rhum-Destination Guadeloupe qui partira le 6 novembre prochain de Saint-Malo. Baptiste Hulin : « Fier de porter toutes les valeurs du Projet Espoir et de Mer Entreprendre » Dès sa désignation, le jeune choletais s’est exprimé sur ce que représente pour lui cette opportunité de participer en solitaire à l’une des plus mythiques transatlantiques : « C’est pour moi un rêve qui devient réalité. Je dois d’abord cette chance à mon pote Clément Commagnac qui m’a encouragé à déposer ma candidature aux sélections … Je dois aussi remercier tous les adhérents du réseau qui soutiennent avec tellement de ferveur le Projet Espoir. Je dois enfin saluer Servane Escoffier-Burton, Louis Burton et toute l’équipe de l’écurie BE Racing qui m’ont fait confiance dès mon arrivée. Je suis très heureux de pouvoir porter toutes les valeurs de notre projet et du réseau pour la prochaine Route du Rhum. »
Clément Commagnac : « Je vais tout faire pour bien préparer le bateau et aider Baptiste au quotidien. » Malgré la déception, Clément Commagnac reste positif et surtout très motivé pour accompagner jusqu’au bout Baptiste Hulin : « Nous sommes de vrais amis. Et ce n’est pas ce résultat qui va changer les choses. Avec toute l’équipe BE Racing, je vais tout faire pour finaliser la préparation du bateau et aider Baptiste au quotidien. Sa course sera aussi la mienne, le partage et le soutien sont des valeurs fondamentales pour nous tous au sein de Mer Entreprendre et BE Racing. »
Servane Escoffier-Burton : « Nous sommes tous concentrés sur la préparation du bateau pour que Baptiste fasse la meilleure des courses. » Après avoir annoncé le résultat des Sélections, la co-fondatrice de Mer Entreprendre et Team Manager du Projet Espoir a expliqué toute la difficulté que la désignation de l’Espoir 2022 a représenté : « Le choix a été pour nous difficile. Clément et Baptiste sont des amis, ils travaillent tous les deux au quotidien au sein de l’écurie et sont très investis. Mais il fallait un vainqueur. Nous sommes tous concentrés sur la préparation du bateau pour que Baptiste fasse la meilleure des courses. » La préparation du Class40 Rennes.Saint-Malo / Mer Entreprendre se poursuit à Saint-Malo. A venir dans les prochaines semaines, le traditionnel tirage au sort au sein des adhérents du réseau qui décidera du co-nom du bateau pour la Route du Rhum.
LE PALMARES DE BAPTISTE HULIN 25 ans, originaire de Cholet 2022 . 4ème Caribbean 600 (Class40 Rennes.Saint-Malo / Mer Entreprendre) 2021 40ème Transat Jacques Vabre (Class40 Rennes.Saint-Malo / Rêves) 2020 . Champion de France Open de match racing. . Vainqueur de la Ligue Nationale de Voile pour l’APCC. . Vainqueur de la Colin Mullin Match Regatta (Australie). 2019 . Champion de France Espoir de Match Racing. 2018 . Skipper de l’équipe Team France Jeune sur le Tour Voile. . Champion d’Europe de Match Racing Jeune. 2017 . Champion d’Europe de Match Racing Jeune.
Sam Goodchild sur Leyton a remporté la course offshore de Saint-Quay-Portrieux à Cowes mais c’est Arkema qui gagne l’épisode 3 du Pro Sailing Tour avec 4 victoires sur 6 courses. L’équipe d’Erwan Le Roux sur Koesio s’adjuge la 2e place sur le podium. Sébastien Rogues avec son bateau Primonial ont dû abandonner à milles de l’arrivée après avoir talonné. Les équipes repartent ce mercredi pour le Final Rush vers Roscoff en passant par le phare irlandais du Fastnet.
Une étape de montagne : un départ rapide à cavaler, un peloton serré, des virements de bord dans la Manche comme les lacets d’une côte à monter, un col à franchir, Wolf Rock, et une redescente pleine balle poussés par le vent jusqu’à l’île de Wight. Il en a fallu de l’endurance, de la lucidité et de l’intelligence pour les 3 équipiers embarqués sur chacun des bords des Ocean Fifty pour parcourir ces 515 milles à ce rythme et en paquet serré ! Durant 38h, Leyton, Arkema et Koesio ont navigué de visu, poussant au maximum leur monture, jouant des coudes, avec toujours l’espoir de la victoire. Leyton a finalement creusé un poil sur ses adversaires à quelques milles de la ligne devant le Royal Yacht Squadron. Sam Goodchild, Aymeric Chappellier et Pierre Pennec sont arrivés en terrain conquis à Cowes, 10 minutes devant Arkema et 25 minutes devant Koesio ! Dans le match jusqu’à Portsall et sur la remontée de la Manche, Solidaires En Peloton – ARSEP et Komilfo se sont laissés distancer après la pointe anglaise Start Point lors de la dernière nuit en mer. A Portland Bill, 22 milles séparaient le bateau bleu de Thibaut Vauchel-Camus du leader Leyton. Les riches sont devenus plus riches, l’arrière de la flotte subissant une brise évanescente et un fort courant contre dans le Solent.
Alors qu’ils naviguaient en 4e position à 7 milles de l’arrivée contre le courant, Sébastien Rogues et son équipage sur Primonial ont talonné au niveau de la dérive centrale. Il n’y a aucun blessé à bord et le bateau a pu être remorqué jusqu’au port de Cowes pour faire un état des lieux. Primonial a donc déclaré son abandon sur le défi offshore vers Cowes.
Ordre d’arrivée du Défi Offshore 1- Leyton 2- Arkema 3- Koesio 4- Solidaires en Peloton-ARSEP 5- Komilfo 6- Groupe GCA-1001 Sourires ABD Primonial
ILS ONT DIT Sam Goodchild (Leyton) : « La descente du Solent, le coup de canon, l’arrivée avec Leyton, c’est magnifique ! Cela me rappelle plein de souvenirs, ma carrière de coureur au large avec l’équipe Artemis a commencé ici à Cowes. Le départ de Saint-Quay était sport, il n’y avait aucune marge d’erreur. Nous avons joué la prudence mais en même temps la performance. Nous avons eu toutes les conditions, c’était un parcours hyper technique. Nous étions au contact tout le temps, il y avait toujours moyen de revenir, tout le monde pouvait l’emporter. Il y a eu du jeu sans arrêt, Arkema a dominé une bonne partie du parcours mais a perdu le lead à Land’s End. Hier soir encore, nous étions tous groupés. A bord, nous avons un excellent fonctionnement pour faire en sorte que le bateau aille vite tout le temps. Nous gardons en tête que nous n’avons qu’une nuit à Cowes avant de repartir pour le Final Rush demain. Nous allons bien dormir ! »
Quentin Vlamynck (Arkema) : « On a eu un départ engagé mais nous sommes restés prudents. Nous étions rapidement devant mais il y a eu d’emblée une belle bagarre avec Leyton. Le plus compliqué, ce fut la traversée de la Manche avec beaucoup de manœuvres et de la stratégie. Mayeul (Riffet) a bien bossé ! Nous arrivons en tête à Wolf Rock avec moins de vent et des concurrents qui arrivent par derrière. Nous faisons une erreur mais nous parvenons à revenir la nuit dernière sous gennaker avec du vent et une mer plate. Un super angle pour aller vite ! Nous arrivons à distancer Koesio. Sur la fin, Leyton a un peu mieux géré le dévent de l’île et allonge la foulée. Le principal pour nous était de garder Erwan (Le Roux) derrière, donc nous sommes contents. Les gars ont beaucoup manœuvré, sont fatigués, mais on va se reposer, le bateau va bien, c’est top ! »
Erwan Le Roux (Koesio) : « C’est assez rare de voir le Solent avec cette lumière. Ce matin au lever du jour, c’était exceptionnel. Les lumières, le vent, la mer plate, on s’est régalé. Le coup de canon, cela fait toujours plaisir quand on arrive. Nous étions super contents ! Ça été très serré, il y a eu du jeu, Leyton a très bien navigué, ils n’ont pas de coup de mou en termes de vitesse, ils sont toujours au bon endroit. On continue encore à découvrir et apprendre du bateau notamment sur des bords de travers. On est contents de ce qu’on a fait, on a été dans le match tout le temps. Le départ de Saint-Quay était grandiose avec une lumière rasante et une belle course de vitesse ! Après rien n’a été facile, avec des conditions changeantes, mais nous avons parfaitement géré le sommeil. Nous ne sommes pas trop attaqués. Il y a encore du match pour le podium du Pro Sailing Tour 2022, cela va se jouer sur le Final Rush ! »
Le Defender a dévoilé le programme de la Youth America’s Cup et de la Women America’s Cup qui se disputeront entre 12 équipes sur 6 AC40 fournis par les équipes de l’America’s Cup.
La finale de la Women’s America’s Cup se déroulera un jour de course du match de la Coupe de l’America pour lui donner un maximum d’exposition.
Les 12 équipes seront réparties en deux groupes de six pour une première série de courses en flotte. Le premier groupe sera composé des équipes inscrites et participant à l’America’s Cup, le deuxième groupe sera alors formé par les participants des yacht clubs indépendants qui se qualifient pour participer en vertu de la clause de nationalité du protocole de la 37 e America’s Cup.
Les deux groupes participeront à une série de 6 à 9 courses en flotte avec les trois meilleures équipes de chaque groupe progressant vers la série finale de 3 à 4 courses en flotte pour décider des deux meilleures équipes qui participeront à une seule finale de course par match pour déterminer le classement général.
Les courses se dérouleront dans une flotte de six AC40 monotypes fournis par les équipes de l’America’s Cup.
Pour la Youth America’s Cup, les équipages peuvent être composés d’équipages masculins, féminins ou mixtes qui doivent tous être âgés de 25 ans et moins lors de la première course du Match. Il n’y aura pas de restriction d’âge pour la régate féminine de l’America’s Cup.
Les exigences de nationalité des équipages du Protocole de la 37 e America’s Cup s’appliqueront aux deux régates. 100% de l’équipage naviguant sur chaque yacht dans chaque course doit être des ressortissants du pays du yacht club que l’équipe représente.
Cependant, en vue de développer le sport à l’échelle mondiale et de renforcer son attrait pour les entrées de clubs de yacht indépendants, une équipe peut être considérée comme appartenant à une «nation émergente» ou être éligible pour recevoir une dispense des exigences de nationalité de l’équipage pour permettre à un nombre spécifique de non-ressortissants agréés pour concourir en tant qu’équipage à bord de l’AC40.
Les critères d’entrée et les manifestations d’intérêt seront ouverts aux équipes potentielles le 1er octobre 2022 , avec un intérêt mondial significatif déjà enregistré. Des équipes commencent à se former au cours de l’été dans l’hémisphère nord, les talents de foil et de haute performance étant courtisés et très demandés.
Point culminant incontestable du 37e cycle de la Coupe de l’America à Barcelone, les épreuves féminines et juniors promettent d’offrir des indices essentiels pour l’avenir de la Coupe de l’America et de fournir la plate-forme à la prochaine génération de stars de la voile pour briller sur la plus grande scène.
La flotte a passé la marque des Açores ce mardi matin. Si le Maxi Edmond de Rothschild a viré en tête, l’écart avec le second Banque Populaire XI n’est que de 2h36. Le duel entre les deux ultim de tête s’annonce passionnant à suivre alors que les bateaux sont sur le chemin du retour vers Concarneau. Les 1000 milles restants s’annoncent compliqués avec une météo piégeuse et une mer qui risque de se lever. Troisième, Sodebo Ultim 3 a perdu du terrain au passage des Canaries et accuse 74 mn de retard. Il peut encore revenir dans le match. Enfin, Actual semble nettement distancé et relégué à plus de 200 mn. Il pourrait revenir également si la mer est moins rangée. Cette course avec les bateaux au contact sera riche d’enseignements pour les skippers.
Armel Le Cléac’h : « On approche de l’île de Santa Maria aux Açores qu’on devrait doubler vers 01h TU (03h, heure française). Les conditions sont assez variables en ce moment avec pas mal de grains et de nuages. Malheureusement, on s’est laissé attraper par un grain sans vent et nos petits copains se sont échappés, même s’ils ne sont pas encore trop loin. On va essayer de revenir au contact, même s’ils ont toujours de la vitesse au vent de travers. Ensuite, on va avoir du près pour remonter vers Concarneau, avec un vent variable et des conditions différentes, notamment du vent de Nord-est très fort au cap Finisterre qui va lever de la mer. Cela ne va être forcément très agréable pour nos bateaux et les marins. On va voir comment on va faire pour passer tout ça. Sinon, on est plutôt en forme. On arrive à se reposer régulièrement. La fatigue ne se fair pas trop ressentir. On a réussi à récupérer de notre nuit un peu tonique en approche des Canaries. Jusque-là, c’est super, on continue de bien progresser à bord du bateau. Le fait d’être quasiment bord à bord avec le Maxi Edmond de Rothschild depuis le départ, nous a permis de tester des réglages et de valider des choses. C’est super intéressant. On est ravis. On espère continuer à rester au contact, et repasser devant si possible ! »
C’est l’un des nouveaux bateaux les plus attendus. Jérémie Beyou a dévoilé ce lundi 4 juillet son nouvel Imoca Charal 2. Un bateau qui se veut plus stable, plus spatulé, plus étroit et plus performant avec un design ambitieux signé de Sam Manuard.
Jérémie Beyou présentait son nouvel Imoca dessiné par le bureau d’études de Charal en collaboration étroite avec le cabinet Sam Manuard: « Nous avons essayé d’éviter au maximum que le bateau enfourne surtout quand les conditions sont musclées ». Un bateau qui devrait permettre de ressortir plus rapidement des vagues, gagner en stabilité et augmenter les vitesses de moyenne.
L’avant a été dessiné en scow, « une forme arrondie qui permet aussi de conserver de la puissance » souligne Jérémie. Le centre de gravité et la répartition des masses ont également été optimisés et reculés au maximum dans le même but. Les foils, dessinés en V, sont plus discrets et moins imposants que sur Charal 1. Ils contribuent à ce que le monocoque soit « plus facile à mener quels que soient les allures et l’état de la mer. L’idée, c’est de réussir à tirer rapidement 100% de son potentiel et surtout de tenir des moyennes élevées dans le temps ».
En étant très pointilleux en matière d’angle d’incidence, d’épaisseur de profil, l’équipe s’est affairée à les optimiser au maximum. Un travail conséquent a également été réalisé sur les safrans pour que « le bateau soit le plus stable possible » et « qu’il tienne la route ». Par ailleurs, tout a été fait pour épurer au maximum le bateau afin que l’écoulement de l’eau soit le moins contraignant possible et favoriser ainsi l’aérodynamisme. C’est ce qui explique que la surface du pont soit la plus plate possible, que le roof soit minimaliste et que le redan soit autant marqué. Tous ces éléments structurels permettront de gagner en performance dans des conditions de navigations particulièrement rudes, celles des mers du sud notamment.
« On a approché les 35 000 heures de conception et 40 000 heures de construction », souligne Pierre-François Dargnies, directeur technique. « Dévoiler Charal 2 est une récompense et un grand moment d’émotion pour l’équipe et toutes les entreprises qui ont participé à ce projet », s’enthousiasme Jérémie Beyou.
En matière d’identité visuelle, « La nouveauté dans la forme impacte aussi le design » explique Stéphanie Bérard-Gest, directrice marketing. « Nous confortons nos codes de marque, l’ADN de Charal et l’esprit ‘Vivons fort’ tout en insistant sur notre volonté constante d’innover et d’offrir une vision plus sportive, plus racée ». En utilisant les couleurs de Charal – le rouge, l’alu, le noir et le blanc – le designer Nicolas Gilles a réalisé un travail conséquent sur les lignes afin de réaffirmer le caractère sportif du bateau et le rapprocher des codes du sport mécanique.
Mise à l’eau le 11 juillet « Je suis impatient, sourit Jérémie. Ce qui est intéressant, c’est qu’on n’a pas lâché la pression. Nous venons de faire deux courses sur le podium (2e à la Guyader Bermudes 1000 Race et à la Vendée Arctique). Il n’y a donc pas de temps mort ! »…. Un travail intense et collectif avant la mise à l’eau prévue à Lorient le 11 juillet prochain qui permettra aux curieux de pouvoir l’admirer et à Jérémie Beyou de le prendre rapidement en main.
La flotte des Ocean Fifty se bagarre actuellement en Manche sur la course offshore après les inshore en Baie de St Brieuc. Après un sans faute sur les courses inshore, Arkema continue sur sa lancée en menant la flotte après le passage de la marque de Portsall en direction de Wolf Rock.
Non nous ne sommes pas sur le circuit Figaro mais sur le Pro Sailing Tour. Si les marques du parcours sont familières pour les Figaristes, c’est une première pour les Ocean Fifty qui se dirigent vers Cowes.
Partis de St-Brieux ce dimanche, la flotte des 7 Ocean Fifty a mis le cap vers l’archipel de Bréhat puis les îles anglo-normandes à plus de 20 nœuds de moyenne. « Ca file, on entend le sifflement des appendices ! » nous envoyait Eric Péron (Komilfo) par message de vocal au moment de doubler Sercq peu avant minuit. Les marins ont ensuite cravaché au reaching sur un long bord pour rejoindre la cardinale ouest Grande Basse Portsall vers 6h30. Cueillie à la pointe Finistère par un vent mollissant, la flotte emmenée par Arkema se regroupait comme si elle prenait un nouveau départ. Le début de la traversée de la Manche s’annonce intense et stratégique au près. Un lundi au turbin !
« Les équipages sont maintenant proches et à la queue leu leu, tribord amures dans du vent de nord léger. Ils vont devoir parer le DST d’Ouessant (dispositif de séparation de trafic) dans sa partie nord-est et vont devoir virer de bord. Ce sera un jeu tactique pour rejoindre le phare de Wolf Rock à priori en fin d’après-midi, voire en début de soirée. Une traversée de Manche intéressante… » explique ce matin Gilles Chiorri, directeur de course du Pro Sailing Course.
Les mots de la mer
Quentin Vlamynck (Arkema) : « Nous sommes sans arrêt sur les réglages depuis le début de la course. On a eu un début de nuit assez tonique, puis mollissant. Nous butons dans la molle sur la pointe Bretonne. C’est très serré, il ne faut rien lâcher ! »
Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton-ARSEP) : « Il est 6h30 et on passe la cardinale Grande Basse Portsall. Le premier tronçon a été un peu compliqué pour nous, mais nous sommes repassés 4e, Arkema est à moins de 2 milles devant nous. Tout va bien à bord, Vincent (Riou) n’a pas dormi, je me suis reposé. Maintenant, direction plein nord à tricoter le long du DST (dispositif de séparation de trafic), le jeu est ouvert. Nous allons voir car le près, ce n’est pas là où on est le plus à l’aise ».
Eric Péron (Komilfo) : Message de 23h30 : « Nous avons a passé Sercq, et nous nous dirigeons vers la Grande Basse de Portsall. Nous a pris un mauvais départ mais globalement nous avons essayé de tricoter comme on pouvait. Nous sommes à la bagarre avec ARSEP qui est juste devant nous. Il y a 17 nœuds de vent, sommes à 20 nœuds de vitesse. La mer est relativement calme. Ça file ! Nous commençons à prendre les quarts de nuit car la semaine va être intense. »
Message de 6h30 : « Nous voilà à Grande Basse de Portsall après un grand bord de reaching entre Sercq et la côte nord du Finistère. La flotte est groupée, on se tient en 6 milles, ça s’est tassé avec le courant. On espère que cela va nous réussir sur le près vers Wolf Rock. »