À peine 4 mois avant le départ de la Route du Rhum – destination Guadeloupe, le skipper d’Actual Ultim 3, Yves Le Blevec, a maintenu l’examen de passage de l’écluse du port de Saint-Malo, malgré une avarie de dérive survenue la semaine dernière lors de la Finistère Atlantique Challenge ACTION ENFANCE. Tout le Team Actual s’est mobilisé pour tester la largeur de l’écluse avec une précision extrême.
Objectif : faire entrer un bateau de 23 mètres de large dans une écluse de 25 mètres de large : hier mardi 12 juillet à 18h20, opération réussie pour tout le Team Actual, l’organisation de la course et le personnel du port de Saint-Malo !
La réaction d’Yves Le Blevec : ” Après 24h de navigation, nous sommes arrivés à Saint-Malo afin de valider le scénario du passage de l’écluse à savoir, comment faire rentrer un bateau de 23m de large dans un canal de 25m. Géométriquement ça passe…Il y a quelques mesures à prendre en compte pour que ça se passe bien. On a vu que c’était un travail collectif avec tout le Team Actual, OC sport l’organisateur de la course et le personnel du port de Saint-Malo avec qui nous travaillons depuis plus d’un an. C’était vraiment important de montrer que tous les bateaux de la Route du Rhum pouvaient être dans les bassins afin de vivre la même émotion. Toute cette manoeuvre a été bien préparée en amont, cela a permis d’être plus serein au passage de l’écluse. Nous avons encore quelques points à éclaircir mais globalement on est armé pour faire cette manipulation dans des conditions un peu plus dures qu’aujourd’hui et avec plusieurs Ultimes dans le Sas”
L’APCC accueille du 17 au 23 juillet prochains le Championnat du Monde Jeune de Match Racing. La compétition verra des jeunes du monde entier affluer à Pornichet et naviguer devant les digues du port !
Douze équipages venus du monde entier seront présents à Pornichet et viendront batailler devant les digues du port du 17 au 23 juillet prochains. En détails, nous compterons 3 équipages Français, un équipage Australien, un Brésilien, un Danois, un Britannique, un Irlandais, un Italien, un Néo-Zélandais, un Suédois, et un Américain. En effet, pour le championnat du monde, chaque nation peut qualifier un équipage – selon des sélections organisées par leurs soins. Cependant, 3 équipages Français concourront lors de ce championnat car, traditionnellement, le pays organisateur du championnat peut qualifier 2 équipages. Cette fois-ci, un troisième équipage sera présent, invité par l’organisation pour compléter le contingent nécessaire de 12 équipages. Chaque équipage doit comprendre au minimum une fille, et le poids complet de tous les équipiers ne doit pas excéder 350kg – ce qui correspond à 4 ou 5 personnes. Le premier équipage Français serra skippé par Thimoté Polet, jeune havrais de 21 ans, champion d’Europe de match-racing en 2021 et vainqueur de la Rolex Fastnet Race en 2019, dans lequel on retrouvera Elliot Le Dem, seul représentant de l’APCC sur le championnat. Le deuxième équipage français sera skippé par le sociétaire de la Société des Régates d’Antibes Timothée Rossi, champion d’Europe jeune de 420 en 2021. Enfin, l’équipage invité par l’organisation serra skippé par Ian Garreta, lui aussi sociétaire de la Société des Régates d’Antibes. Un plan d’eau accessible Les meilleurs jeunes match racers du monde s’affronteront pendant une semaine sur un plan d’eau assez simple, mais qui présente toutefois quelques spécificités. En règle générale en été, le vent est faible le matin, puis une brise thermique se lève dans l’après-midi. Lors du Championnat du Monde, les matchs auront lieu près de la digue du port, donc si le vent vient du port, il sera très « shifty », ce qui donnera du fil à retordre aux concurrents. Les courants quant à eux se forment en fonction des bancs de sable, et ne sont jamais les mêmes… Prudence donc.
Équipages Australie – Finn TAPPER / Will Sargent / Cole Tapper / Ryan Ewings / Jess Tavener Brésil – Nicolas BERNAL / Gabriel Michaelis / Giovanna Prada / Vinicius de Oliveira Pereira / Lucas di celio pinheiro da cruz Danemark – Emil KJAER / Bastian Sørensen / Mads Poder / Jacob Bødtcher-Hansen / Liva Beck France – Ian Garetta / Corentin Goulon / Viçenc Girodeau / Yona Blacher / Calixte Benoit France – Thimoté POLET / Elena Circiello Vaillant / Gaultier Tallieu / Elliot Le Dem (APCC) / Théo Masse France – Timothée ROSSI / Thibaut Demai / Charles Henon / Erwan Felio / Clara Bayol Grande-Bretagne – Alexander COLQUITT / Rhys Lewis / Harriet Watkins / Joe Bradley / Rebecca Coles Irlande – Maeve WHITE / Henry Angus / Jack Manning / George Angus / Max Mc Lachlan Italie – Riccardo SEPE / Demetrio Sposato / Simone Orpello / Flavia Shultze / Mattia Sassano Nouvelle-Zélande – Robert MC CUTCHEON / Jack Frewin / Sam Street / Chester Duffett / Sofia Higgott Suède – Marius WESTERLIND / Olle Aronsson / Oscar Engström / Martina Carlsson USA – Jeffrey PETERSON / Max Brennan / Scott Mais / Sammantha Hemans
Programme Lundi 18 : Entraînements / Défilé des équipages à 18h30 suivi de la cérémonie d’ouverture Mardi 19 au samedi 23 : Début des régates à 10h Samedi 23 : Remise des prix à 16h
La filière de course au large de la Macif a souhaité promouvoir la mixité en choisissant de sélectionner une sportive de talent pour l’édition 2023 . Du 18 juillet au 18 septembre 2022 les sportives qui le souhaitent pourront déposer leur dossier pour participer à cette sélection de haut niveau.
L’objectif : créer avec Loïs Berrehar, un duo mixte et complémentaire en mettant l’accent sur l’échange de compétences et d’expériences pour progresser ensemble tout au long de la saison à venir.
Depuis 2008, la filière Skipper Macif a détecté et révélé 11 marins de talents. Ils ont tous pu apprendre et progresser au sein de la Classe Figaro Bénéteau avant de s’élancer dans de belles aventures au large en solitaire. Loïs Berrehar, Skipper Macif 2022, est le dernier en date à avoir eu la chance de bénéficier de cet accompagnement sportif de haut niveau.
“Nous attendons toujours les sélections Skipper Macif avec impatience et cette année, nous avons hâte de découvrir le résultat de cette sélection 100% féminine. Créer une équipe mixte, complémentaire et performante en accueillant une navigatrice de talent insufflera un vent de nouveauté à notre filière d’excellence. Après son beau parcours au sein de Skipper Macif, nous sommes persuadés qu’Erwan Le Draoulec continuera à évoluer et à performer sur ses prochaines courses. La progression qu’Erwan a fait sur ces deux dernières années au sein de notre filière est impressionnante, tant sur la performance que sur la maturité notamment. Ce passage au sein de Skipper Macif devrait contribuer à lui ouvrir les portes pour de belles courses à l’avenir. Aujourd’hui, une nouvelle page s’écrit pour Skipper Macif avec une ambition intacte : former un grand nom de la voile au sein d’un programme qui allie performance, valeurs humaines et force du collectif.” Hans Roger, Directeur des Activités Mer de la Macif
Calendrier de la sélection Skipper Macif -Du 18/07 au 18/09 minuit : dépôt des dossiers de candidature. -21/09 : sélection des 5 candidates finalistes. -Du 03/10 au 07/10 : épreuve finale de sélection au pôle Finistère Course au Large en 3 temps : épreuves à terre, régates et entretien oral devant jury.
La sélection skipper Macif 2023
Profil recherché : -Une navigatrice justifiant d’un bon niveau de pratique de la voile de compétition et animée d’une réelle ambition de résultats en course au large.
Programme :
Cette année encore, la sélection skipper Macif intègrera des entretiens individuels, tests physiques, météo et stratégie, navigations en solitaire et présentation des projets sportifs des marins.
Jury :
-Quatre représentants de la Macif : Jean-Philippe Dogneton, Directeur Général de la Macif, Bertrand Delignon, Président du jury Skipper Macif, Hans Roger, Directeur des Activités Mer de la Macif et Alban Gonord, Directeur de l’Engagement de la Macif -Deux représentants du Pôle Finistère Course au Large : Jeanne Grégoire, Directrice et Erwan Tabarly, Directeur adjoint -Le Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile, Guillaume Chiellino -Le skipper Macif 2022, Loïs Berrehar
Critères de sélection (à égale importance en nombre de points) : -Bons résultats sportifs justifiés par palmarès, podiums et résultats lors des confrontations sur l’eau durant l’épreuve finale, -Parcours et palmarès de la candidate, -Cohérence du projet sportif et professionnel de la candidate (présentation devant jury), -Motivation de la candidate (appréciation du jury) : il appartiendra aux candidates de convaincre le jury de sa motivation à travers des exemples issus de son vécu sportif et personnel et d’argumenter, de proposer ses propres objectifs sportifs attendus à court (1 an) et à moyen terme (3 ans).
Le programme Skipper Macif
Skipper Macif est un projet d’accompagnement de sportifs de haut niveau dans le domaine de la course au large. Ce projet est géré en partenariat avec la Fédération Française de Voile via le Pôle France de Port-La-Forêt. L’accompagnement du marin sélectionné sera de deux ans, avec une troisième année possible au regard des performances sportives. Le skipper sera rémunéré avec un objectif de résultat. Elle se verra confier un « FIGARO BENETEAU 3 » et participera au « Championnat de France Elite de course au large ». Le programme Skipper MACIF est l’opportunité d’intégrer un Pôle France agréé par le Ministère des Sports et de bénéficier d’un soutien au plan sportif basé sur un programme d’entraînement structuré axé sur la préparation physique, technique, à terre et sur l’eau avec comme objectif l’amélioration de la performance et la recherche de résultats en course au large. Skipper MACIF est également un soutien financier et opérationnel sur les aspects techniques (mise à disposition de matériels performants et d’un préparateur), logistique, médical, juridique, communication et préparation mentale. Skipper MACIF offre une chance de gérer son « projet de course au large » dans les meilleures conditions possibles.
Ils sont aujourd’hui 11 skippers à avoir bénéficié ou qui bénéficient encore du soutien de la Macif : Gérald Véniard (2008), Eric Péron (2009), François Gabart (2010), Paul Meilhat (2011), Fabien Delahaye (2012), Yoann Richomme (2014), Charlie Dalin (2015), Martin Le Pape (2017), Pierre Quiroga (2019), Erwan Le Draoulec (2020) et Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022).
La 4e édition de la Drheam Cup se prépare avec l’arrivée des bateaux mardi. Du 13 au 17 juillet à Cherbourg-en-Cotentin, puis du 19 au 24 juillet à La Trinité-Sur-Mer se disputera la 4ème édition de LA DRHEAM-CUP/ GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE. 128 concurrents sont attendus dans les 10 classes – Ultimes, Ocean Fifty, Imoca, Class 40, Rhum Multis et Monos, IRC, Multis 2000, Figaro 3, Open Monos, et parmi eux beaucoup de postulants à la prochaine Route du Rhum-Destination Guadeloupe.
« Nous sommes extrêmement heureux, à la fois du nombre de bateaux, mais aussi et surtout de la qualité du plateau. Je tiens à remercier chaleureusement tous les coureurs qui nous font confiance. C’est vraiment un honneur que ces marins qu’ils soient amateurs ou professionnels soient non seulement présents, mais aussi fidèles par rapport aux éditions précédentes, sans parler des nouveaux qui vont découvrir l’épreuve. Les ingrédients sont là pour une belle fête. » Jacques Civilise. A côté de la compétition et du sport, le cru 2022 marquera le retour de l’opération RÊVES DE LARGE telle qu’elle a été imaginée par le fondateur de l’événement, Jacques Civilise, qui souhaite transmettre au plus grand nombre, et surtout à celles et ceux qui n’y ont pas accès d’habitude, la passion des bateaux et de la mer ; peut-être une source de vocations.
Compétition : 10 classes sur 3 parcours de 600, 1000 et 1500 milles
LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE est depuis son origine une course multi-classes et multi-parcours. Chacune des 10 classes acceptées va courir sur un parcours dimensionné à ses capacités de manière à ce que les arrivées soient groupées et le partage à terre post-course le plus convivial possible. C’est ainsi qu’après avoir disputé le vendredi 15 juillet le DRHEAM-TROPHY un prologue de 11 milles au large de Cherbourg-en-Cotentin et devant les belles plages d’Urville-Nacqueville, les 10 classes s’élanceront le dimanche 17 juillet prochain sur trois parcours distincts entre Cherbourg et la Trinité-sur-Mer. « En imaginant ces parcours, j’ai voulu offrir aux skippers des belles trajectoires en boucles qui permettent a priori d’avoir toutes les conditions de vent, de face, de travers, ou arrière, qui associées aux conditions de courants souvent forts rencontrées dans les différentes mers traversées devraient assurer un « jeu » très technique pour tous » précise Jacques CIVILISE.
Parcours dit DC600, de 600 milles pour les Figaro 3, Multi 2000 et IRC : Cherbourg en Cotentin, Shamble West, Wolf Rock, Waypoint Drheam Ouessant, plateau de Rochebonne et la Trinité-Sur-Mer. Parcours dit DC1000, de 1 000 milles pour les Class40, Ocean Fifty, Open Grands Monocoques, Rhum Mono, Rhum Multi : Cherbourg en Cotentin, Shamble West, phare du Fastnet, bouée BXA près de Royan et la Trinité-Sur-Mer. Parcours dit DC1500, de 1 500 milles pour les Ultime : Cherbourg en Cotentin, Shamble West, Wolf Rock, île de Man, phare du Fastnet, Bilbao et la Trinité-Sur-Mer.
Partage : 25 jeunes de 10 à 15 ans embarqués sur 25 Class40
En lançant en 2016 la DRHEAM-CUP, Jacques Civilise a non seulement souhaité proposer aux marins, professionnels et amateurs, une épreuve hauturière de haut niveau sportif, mais également réunir le temps d’une semaine des personnes d’univers et de générations différents de façon à créer de vrais moments de partage. D’où la création de l’opération Rêves de Large, initiative qui consiste à inviter des jeunes à participer à bord de bateaux concurrents lors du DRHEAM-TROPHY, une course prologue spécialement créée pour cela. « Nos jeunes ont besoin de rêves et d’aventures et j’ai souhaité dès le début une course porteuse de relations humaines, de partage terre-mer et de partage entre générations », explique l’organisateur.
L’opération s’est révélée un franc succès lors des deux premières éditions, tant auprès des jeunes que des skippers, heureux de pouvoir transmettre leur passion et leur savoir, voire de susciter des vocations. En 2016, une vingtaine d’enfants âgés de 10 à 16 ans, venus principalement des terres intérieures bretonnes, avaient ainsi embarqué sur des «vrais bateaux de course». En 2018, 18 enfants issus des classes de CM2 des communes morbihannaises avaient découvert la course sur 17 bateaux en lice sur le DRHEAM-TROPHY, ce qui leur avait permis de vivre la régate de l’intérieur aux côtés de marins professionnels comme Erwan Le Roux, Thierry Bouchard et Armel Tripon en Multi50, Fabrice Amedeo et Manu Cousin en Imoca, Yoann Richomme, Louis Duc, Sébastien Marsset ou Loïc Féquet en Class40…
Si Rêves de Large n’a pu avoir lieu en 2020, à cause de la crise sanitaire, l’opération sera bien évidemment reconduite lors de LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE 2022. « Accompagnés par le service jeunesse et les maisons de quartiers de la Ville de Cherbourg-en-Cotentin, 25 jeunes de 10 à 15 ans qui n’ont jamais été sur un voilier, auront l’occasion de participer au prologue, le vendredi 15 juillet de 11h à 15h. Les CLASS40, bien adaptés à cette « mission » et venus en nombre cette année pour cette épreuve inscrite à leur Championnat du Monde, ont été retenus pour cette opération. Afin que les jeunes fassent connaissance avec leur skipper un briefing suivi d’un goûter est prévu la veille. Les petits mousses et leurs familles seront également conviés en fin d’après-midi le vendredi 15 juillet à la remise des prix DRHEAM-TROPHY au cours de laquelle ils se verront offrir une médaille. » explique Jacques Civilise. Fête :
Pour la 4ème édition de la DHREAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, la Ville de Cherbourg-en-Cotentin met en place un village de départ sur la plage verte du 13 au 17 juillet. Durant cinq jours, des animations gratuites, spectacles, concerts et sorties en mer seront proposées, dans une ambiance festive et balnéaire.« Afin de faire profiter pleinement le public de l’ambiance si particulière des départs de course, la Ville a mis les bouchées doubles au niveau des animations sur terre et en mer ! », déclare Muriel Jozeau-Marigné, adjointe en charge du tourisme, des ports de plaisance, des sports nautiques et du nautisme. Au programme : initiation à la salsa, atelier cuisine, chants de marins, car podium de la Marine nationale, stand des marins pompiers, initiation à la plongée, accrobranche, home ball, démonstration de parkour, bateaux radio-télécommandés, atelier matelotage, initiation à l’aviron, baptême en J80, rencontres avec la SNSM… Toutes les animations proposées sur le village sont gratuites.
Ils ont dit : Maxime Mesnil ( Axesail-Issartel-Sarbacane /IRC en double) : « C’est ma première participation et c’est d’autant plus symbolique que je suis originaire de Cherbourg et travaille au Yacht-Club, notamment comme entraîneur pour les IRC et les Class 40. Si depuis quelques années, je fais surtout du match racing (il est multiple champion de France et actuel numéro 4 au classement mondial), j’ai disputé une dizaine de Tour de France à la voile en Farr 30 M34 et Diam. Axe-Sail, revendeur de J Composite à Cherbourg et la voilerie Incidences m’ont prêté un J99. Avec mon tacticien Hugo Feydit (ancien de l’équipe France espoir en 470), nous avons disputé le Fastnet en 2021 en double, et je suis super content de courir cette DRHEAM-CUP. Le large me manquait, et c’est une super occasion de disputer cette belle course toujours avec Hugo. On traverse souvent la Manche pour participer aux courses du RORC, et le fait d’avoir un parcours partant de Cherbourg et de la même longueur (600 milles) que le Fastnet, c’est juste génial ! J’ai hâte».
Catherine Chabaud ( Formatives Network / Rhum mono) : « Je suis ravie de disputer ma première DRHEAM-CUP sur un bateau (il est surnommé le cigare rouge et a six tours du monde au loch) que je connais bien pour avoir disputé le Vendée Globe 1996-1997 à son bord, et qui a été racheté quelques années plus tard par mon conjoint Jean-Marie Patier. J’ai arrêté la course au large il y a vingt ans, suis très engagée sur la préservation des océans et du littoral, et j’aime toujours autant la navigation en solitaire, même si c’est un exercice que je n‘ai plus fait depuis vingt ans. Je parle de la mer tous les jours ou presque mais je ne la pratique plus et elle me manque. Je vais avoir 60 ans et c’est un petit défi que je me lance. J’ai donc décidé de refaire quelques courses cette année dont la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, qui doit aussi me permettre de me qualifier pour la Route du Rhum. C’est une super course, et le bateau a couru toutes les éditions. Quand Jean-Marie Patier l’a disputée aussi pour se qualifier pour la Route du Rhum il y a quatre ans, il était en solitaire, mais avait embarqué un média man qui s’appelait Lionel Lemonchois !»
Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild / Ultimes) : « Nous avons gagné la dernière édition sur Maxi Edmond de Rothschild, et je suis content de défendre notre titre, car c’est un superbe évènement avec plein de bateaux, et une belle organisation. Et comme on n’a pas tant de courses que ça en Ultime, la DRHEAM-CUP nous permet de régater en équipage (nous sommes six plus un media man), sur un parcours vraiment très sympa. En revanche, il faut être super vigilant dans les zones de pêche à proximité de l’île de Man, car avec nos foils, si on accroche un filet à 35 nœuds, ça peut faire des dégâts… »
Premier IMOCA de nouvelle génération, Charal 2 dessiné par Sam Manuard et le bureau d’études de Charal a été mis à l’eau ce lundi à Lorient et il y avait du monde pour observer la bête aux côtés de Jérémie Beyou. Notamment Franck Cammas qui a participé aux réflexions sur le design et qui va naviguer avec Jérémie Beyou pour aider à mieux comprendre le bateau. AUtour d’eux, Gauthier Sergent, Martin Fisher et al nouvelle équipe de CDK.
Il s’agit de l’aboutissement de plus de deux ans de travail. Objectif ? Concevoir, designer et bâtir un monocoque innovant, plus typé et plus agile quelles que soient les conditions du large. « Nous avons souhaité améliorer notre vitesse moyenne et nos performances, surtout lorsque les conditions sont musclées afin de mieux passer les vagues et optimiser la stabilité », souligne Jérémie Beyou. Tout droit sorti du chantier CDK Technologies, Charal 2 a été mis à l’eau ce lundi à Lorient. « C’est un moment fort et riche en émotions pour tous ceux qui contribué à la réalisation de Charal 2 » dixit le skipper. Désormais, il a hâte de pouvoir retrouver les embruns et enchaîner les navigations. Jérémie poursuit : « on va s’atteler à la prise en main, à effectuer l’ensemble des vérifications techniques et à trouver les bons réglages. Progressivement, nous allons augmenter l’intensité et aller crescendo pour tirer le meilleur de son potentiel. » Les entraînements en mer vont ainsi s’enchaîner pendant un été qui s’annonce studieux et sportif. Fin août, Jérémie devrait s’élancer pour sa qualification à la Route du Rhum, la course la plus importante de la saison dont le départ aura lieu début novembre. « La nouvelle phase qui débute ce lundi sera particulièrement exaltante, souligne-t-il. À nous de trouver le bon feeling et d’assurer la montée en puissance de Charal 2 ! »
Mathieu Bigard, armateur de Charal 2 : « Il y a forcément beaucoup de fierté à l’idée de débuter cette nouvelle aventure. Charal 1 a déjà réalisé 9 podiums et nous croyons fort en la réussite future de ce nouvel IMOCA et sa capacité à viser les plus belles victoires. Toute l’équipe, du bureau d’étude aux sous-traitants, a réalisé un travail extraordinaire ces derniers mois afin que ce projet puisse aboutir. Nous avions pour challenge de concevoir un bateau plus performant, plus innovant tout en étant plus racé. Charal 2 est également un bateau magnifique : en terme de design, le challenge est déjà réussi. Et on espère qu’il sera aussi rapide qu’il est splendide ! »
Charal 2, un IMOCA à la pointe de l’innovation Les équipes du Charal Sailing Team et le cabinet Sam Manuard assument des partis pris novateurs. Tour d’horizon de ces choix destinés à être performant en toutes circonstances afin de : Gagner en performance et en stabilité -Une carène étroite, la plus étroite des IMOCA existants -Un avant en forme de ‘scow’, une forme arrondie -Un centre de gravité et une répartition des masses reculés au maximum -Des foils en forme de V, plus profonds que ceux de Charal 1 Favoriser l’aérodynamisme -Une surface de pont plane, un roof minimaliste -Un redan plus marqué
Vainqueur de la Mini en Mai cette année, vainqueur de la dernière Mini Transat dans la catégorie des prototypes l’année dernière, Pierre Le Roy, à bord de TeamWork, prendra le départ de des Sables – Les Açores – Les Sables le 19 juillet, au large des Sables d’Olonne, dans la naturel peau du favori. Le navigateur nordiste participera à sa dernière compétition en solitaire à bord de son magique plan Raison et compte surtout prendre du plaisir pour sa deuxième participation à cette classique du circuit.
« Mon ambition première est de finir ce cycle sur le circuit des Mini 6.50 de la meilleure des manières possibles en naviguant au mieux selon mes routines et en appréciant cette navigation au large. Si ça marche comme ça, je ne serai pas loin d’une belle place au classement général » déclare Pierre. « J’ai à nouveau progressé depuis le début de saison et lors de ma victoire sur la Mini en Mai. Je me sens plus rapide à certaines allures. Le passage à bord du Figaro TeamWork lors de la Sardinha Cup avec Nils Palmieri a été aussi un moyen de découvrir un autre support et de m’enrichir. Cette épreuve n’est pas une mince affaire. Lors de la première étape soit 8 à 10 jours de mer, nous pouvons avoir deux scénarios pour la traversée du golfe de Gascogne : soit une nav de rêve dans un flux anticyclonique soit une nav plus difficile dans une dépression. Le cap Finisterre sera un passage important avec de possibles conditions musclées. Ensuite, cela sera le grand large, des trajectoires ouvertes que j’affectionne. La deuxième étape peut être plus rapide avec du vent d’Ouest puis une dépression ou cela peut aussi être pénible dans la pétole. Je vais avoir de sérieux concurrents qui ont progressé depuis le début d’année et lors de mon absence sur le circuit. Il y aura possiblement une bataille entre plan Raison. »
Les marins sont attendus aux alentours du 27 juillet à Horta. Ils reprendront la mer le 4 août de l’île de Faïal.
Le programme 2022 de Pierre à bord de TeamWork : Plastimo Lorient : départ le 7 avril (2ème) Mini en Mai – La Trinité-sur-Mer : départ le 17 mai (vainqueur) Les Sables – Les Açores – Les Sables : départ le 19 juillet
Après avoir cassé sa dérive centrale lors de la Finistère Atlantique, le Team Actual a du renoncer à participer à la Drheam Cup ce week-end. a course contre la montre commence pour réparer à temps pour la départ de al Route du Rhum.
48 heures après avoir conclu la Finistère Atlantique challenge ACTION ENFANCE et être rentré à la Trinité sur mer, Actual Ultim 3 vient de reprendre la mer, cap sur Saint-Malo, lundi 11 juillet. Si l’analyse de l’état de la dérive abimée en course va contraindre le Team Actual à des réparations avant de prendre le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, il maintient toutefois son programme de préparation qui passe par… Saint-Malo ce mardi.
15 semaines, c’est le temps qu’il reste à Yves Le Blevec et son équipe pour réparer une dérive endommagée, se qualifier, qualifier son skipper remplaçant, Anthony Marchand, s’entraîner en solitaire et se présenter le 25 octobre, date limite imposée par l’organisateur, à Saint-Malo, avant le départ le 6 novembre.
Yves Le Blevec va donc devoir gérer le planning au mieux. Tout d’abord, il a dû faire le choix de ne pas maintenir sa participation à la prochaine course, la Dhream Cup, au départ de Cherbourg le 17 juillet prochain, avec un bateau qui ne serait pas à 100% de son potentiel : « un vrai regret de ne pas être au rendez-vous de ce grand Prix de France de course au large, qui annonce un très joli plateau.
Toutefois, dans l’optique de sa préparation au départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Le Team Actual s’est entièrement mobilisé durant tout le week-end pour confectionner une dérive de fortune afin de mettre le cap sur Saint-Malo lundi 11 juillet au soir. Prévu de longue date, Yves le Blevec tenait à maintenir impérativement le repérage du passage de l’écluse de Saint-Malo. La largeur de l’écluse du port de Saint-Malo est à peine plus large que celle d’un Ultim. Avoir déjà effectué la manœuvre délicate, 4 mois avant le départ de la course évitera un stress inutile 12 jours avant le départ de la course. Actual Ultim 3 sera donc ce mardi en fin d’après-midi à 17h50, à Saint-Malo pour un test déterminant. Puis, Yves Le Blevec effectuera un parcours de qualification de 1200 milles en solitaire, nécessaire à la validation de son inscription à la course. Les mots d’Yves Le Blevec : ” Malgré l’avarie, cette course a boosté ma confiance en moi et dans le bateau. Je me sens beaucoup plus en confiance et c’est un objectif que je voulais atteindre personnellement. Le transfert de foils automatisé a bien fonctionné, les réglages du pilote automatique ont été trouvés et optimisés. Nous devons maintenant nous préparer à une longue immobilisation de la dérive. Actuellement les délais de fourniture des matériaux, par les prestataires sont très tendus. La course contre la montre est lancée… »
L’Européen J80 organisé à Saint-Cast a souri aux Français. Ce n’était plus arrivé puis 2014 : au terme d’une dernière journée de course à suspens, l’équipage français d’Elite Ecole navale skippé par Pierre Laouénan a remporté samedi le titre de champion d’Europe de la classe J80 en soufflant de trois petits points le titre à son compatriote Simon Moriceau sur Armen Habitat. L’Espagnol Enbata 80 monte sur la troisième marche du podium Tout s’est joué sur le dernier bord de la 15e et dernière manche. Cette victoire de Pierre Laouénan, qui avait raflé le titre de champion de France quelques semaines auparavant au Grand prix de l’Ecole navale, à Brest, récompense un formidable travail d’équipe. Ca fait plusieurs années que nous naviguons ensemble. Aujourd’hui, il fallait vraiment être solide et chacun a fait un super boulot à bord. C’est vraiment un travail collectif », a commenté le vainqueur.
Arkema au départ du Final Rush
Copyright : Vincent Olivaud / Arkema Sport
Quentin Vlamynck et ses équipiers sont dans une bonne spirale de victoire sur le circuit Pro Sailing Tour. Second durant toute la première saison, ils se sont montrés incisifs, performants et ultra réguliers sur chacun des épisodes du Pro Sailing Tour 2022. Vainqueur des épisodes 1 (Bonifacio) et 3 (baie de Saint-Brieuc), Arkema a remporté ce samedi matin le Final Rush entre Cowes et Roscoff, au terme d’un match très serré avec Leyton et Koesio, qui ont franchi la ligne d’arrivée avec 18 secondes d’écart ! A noter le démâtage de Groupe GCA-1001 sourires de Gilles Lamiré.
Sam Goodchild sur Leyton remettait cette année son titre en jeu, lui qui avait dominé largement les débats sur le Pro Sailing Tour 2021 en remportant 4 épisodes sur 4. Pour cette deuxième saison, il fallait compter sur des bateaux parfaitement aboutis et des équipages encore plus aguerris, le couteau entre les dents, bien décidés à prendre leur revanche : Erwan Le Roux et son Koesio (le plus récent Ocean Fifty de la flotte), Thibaut Vauchel-Camus sur Solidaires En Peloton-ARSEP, Eric Péron avec Komilfo (nouveau venu dans la classe), Quentin Vlamynck à bord d’Arkema et Gilles Lamiré et son Groupe GCA-1001 Sourires. À leur bord, la crème des navigateurs et navigatrices venus apporter leur expérience et batailler ferme sur tous les types de parcours : Vincent Riou (vainqueur du Vendée Globe 2008), Morgan Lagravière (vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2021), Pierre Quiroga (vainqueur de la Solitaire du Figaro 2021), Yann Eliès (triple vainqueur de La Solitaire), Mathilde Géron (médaillée d’argent au JO en 470) pour n’en citer que quelques-uns…
De Bonifacio à Roscoff, de belles bagarres sur les inshore et les Défi 24h Les 7 équipages s’étaient donnés rendez-vous à Bonifacio le 12 mai dernier pour débuter la saison 2 du Pro Sailing Tour. Accueil chaleureux sur le quai d’honneur de la cité médiévale, régates dans un décor de rêve devant les falaises de calcaire, Défi 24h le long de la Corse du Sud… l’épisode 1 du circuit 2022 voyait d’emblée l’équipage d’Arkema remporter la victoire finale devant Leyton et Koesio. Une belle mise en jambes sous le soleil avant d’enchaîner le 22 juin, vingt jours de régates non-stop entre Brest, la Baie de Saint-Brieuc, Cowes et l’arrivée à Roscoff. Leyton, barré par Morgan Lagravière durant l’épisode Brestois dominait haut la main les débats en remportant 4 des 6 inshore et le Défi 24h en Finistère. De quoi mettre la pression à la concurrence au moment d’enchaîner à Saint-Quay-Portrieux l’épisode 3 du Pro Sailing Tour. La baie de Saint-Brieuc réussissait à l’équipage médocain avec 4 victoires sur 6, Arkema empochant l’épisode 3 malgré une deuxième place sur le Défi Offshore vers Cowes remporté par Leyton. Au moment du Final Rush vers Roscoff, la victoire finale n’était pas jouée : 1 point séparait Arkema de Leyton. Le long parcours via le Fastnet, les îlots Skellig et la Bretagne Sud voyait Arkema prendre les commandes de la course poursuivi par Leyton et Koesio, menaçants et déterminés à prendre leur part du gâteau. Quentin Vlamynck avec Mayeul Riffet et Etienne Carra s’octroyaient la victoire en baie de Morlaix ce samedi matin tandis que le podium se jouait sur la ligne d’arrivée pour 18 secondes…
ILS ONT DIT Quentin Vlamynck (Arkema) : « C’était hyper intense, il y a eu du match dès le début. Après, c’était de la vitesse pure, Sam (Goodchild) nous a guidé dans le Solent, c’était magnifique ! Le long des côtes anglaises, il a fallu batailler fort, Leyton est tombé dans une zone de molle, on en a profité pour prendre la tête. Ensuite, nous avons essayé de contrôler, et de creuser l’écart mais à chaque fois, Leyton et Koesio revenaient. Nous avions 14 milles d’avance mais en arrivant à Penmarc’h, on ne faisait pas les malins ! En arrivant, aux Glénan, encore moins… Nous sommes passés entre les cailloux, nous avons fait un bon coup. Et puis, Leyton nous a doublé après les Birvideaux. C’était chaud ! Nous avons beaucoup douté sur la stratégie, il a fallu rester solides dans nos têtes. Il y a eu du jeu tout le temps, il ne fallait vraiment rien lâcher ! C’était super au sein de l’équipe, nous avons bien progressé, le bateau est top, tout le monde a bien travaillé… Nous sommes vraiment contents car le niveau de jeu en Ocean Fifty est très élevé ».
Sam Goodchild (Leyton) : « Cela a été très intense sur toute la course avec un départ incroyable dans le Solent. Le long des côtes anglaises, nous sommes tombés dans une zone sans vent et tout le monde nous a doublé. Cela ne s’est pas joué là mais ça fait quand même un peu mal. Après nous avons tout donné pour essayer de rattraper Arkema mais tenir leur cadence n’a pas été facile. Nous avons réussi à les rattraper un peu mais à chaque fois ils réussissaient à repartir. Honnêtement, ils ont navigué très propre, ils ont fait très peu d’erreurs et ils allaient toujours très vite. Nous avons tout donné et sommes fatigués, car nous n’avons pas beaucoup dormi. On était là pour gagner au classement général, mais au moins, nous avons pu sauver la deuxième place, et nous ne sommes pas déçus car le niveau de jeu a encore augmenté cette saison. »
Erwan Le Roux (Koesio) : « Pour réussir, il faut une équipe à bord et une équipe technique, donc un grand bravo à eux ! La bagarre sur la fin était dingue. Nous avons réussi à nous accrocher à Leyton en mer celtique, mais ils allaient vite, il nous a fallu sortir de notre zone de confort. C’était super intéressant ! Il y a eu un rapprochement à la pointe Bretagne, nous sommes bien revenus, on espérait une mistoufle pour revenir vraiment. Nous avons quand même dormi suffisamment car si tu ne dors pas, tu n’es pas lucide pour prendre la bonne décision. Au passage dans les cailloux de l’île de Batz, nous avons manqué de lucidité justement, il aurait fallu changer de voile pour passer Leyton. Au mieux, nous sommes revenus à 3 milles d’Arkema. Il a été bon, le bateau va vite. Le niveau à vraiment augmenté par rapport à l’année dernière. Et puis, avoir de bons équipiers à bord, comme Yann Eliès, cela fait aussi beaucoup progresser. »
Julien Mauriat, directeur général du Pro Sailing Tour : « Trois points forts définissent le circuit Pro Sailing Tour : la performance, la diversité et les rencontres. La haute performance a pu s’exprimer avec les meilleurs marins de toute l’Europe qui sont venus cette saison. C’est la démonstration de l’attractivité du circuit conçu pour les Ocean Fifty. Tous vont puiser dans leurs ressources pour le dépassement de soi et aussi de la machine. Montrer la diversité des endroits et la vie de ces marins à travers le docu-série est à l’origine du Pro Sailing Tour. L’idée est de partager avec le plus grand nombre de personnes la vie à bord de ces machines de course. L’impact des territoires a également toute son importance sur ce circuit itinérant. A chaque fois, c’est une découverte pour le public et les marins ! Nous remercions sincèrement toutes les collectivités publiques qui nous ont soutenus et nos partenaires privés Petzl, Bollé et Helly Hansen. Ces partenaires sont avant tout au service du développement du circuit et de la classe Ocean Fifty et s’inscrivent dans la durée. »
Edouard Mauriat, réalisateur du docu-série « Ocean Fifty » : « Embarquer des mediawomen et mediamen à bord des multicoques permet une immersion complète et le suivi du point de vue des skippers. Ce qui est incroyable avec le Pro Sailing Tour, c’est que ces skippers sont des personnages très différents les uns des autres. Il y a des profils, des générations, des caractères…. Pour cette saison, ce sont sept hommes qui ont tous une raison un peu différente d’être là, mais avec un même objectif : gagner le Pro Sailing Tour. Leur motivation profonde est très différente, ce qui donne de la richesse au point de vue narratif. Les décors font aussi partie de l’histoire : de Bonifacio à Cowes, tout est très différent. »
Ils en redemandent ! Yann Eliès (Koesio) : « Les Ocean Fifty sont d’incroyables machines idéales pour ce type de format de course. J’ai pris beaucoup de plaisir tout au long du Pro Sailing Tour ! » Morgan Lagravière (Leyton) : « J’ai adoré les Ocean Fifty, le circuit, le format, il y a tout ce que j’aime. Il y a de l’humain, de la sensation, de la vitesse, du large, de la régate au contact. » Thierry Chabagny (Komilfo) : « C’est super sympa cette classe Ocean Fifty et ce circuit très intense, je suis bizuth et je me régale ! » Alex Pella (Arkema) : « Je n’ai jamais vécu une régate aussi intense que sur ce Défi 24h en Corse, pourtant j’ai régaté partout dans le monde. Ce circuit est incroyable ! Les bateaux sont affûtés, le niveau est très homogène. Il y a de belles bagarres. » Pablo Santurde (Koesio) : « Il y a beaucoup de jeu à chaque course. Dès que tu fais la moindre erreur tu la paies cash. Les courses côtières sont toujours magnifiques et c’est à chaque fois un vrai bonheur. » Laurane Mettraux (Leyton) : « Je suis très heureuse de revenir cette année sur le Pro Sailing Tour. C’est à chaque fois d’incroyables bagarres sur des multicoques vraiment chouettes à naviguer. »
Arrivés avec 26 minutes d’écart après une course qui aura duré 6 jours et plus de 3100 milles parcourus, les skippers Charles Caudrelier et Armel Le Cleac’h se montraient satisfaits de leur course.
Charles Caudrelier, skipper du Maxi Edmond de Rothschild : Premières impressions… « C’est une belle victoire, on a eu un combat épique avec Armel et le team Banque Populaire, c’était vraiment sympa, il nous a bien bousculé. On ne s’est pas beaucoup quitté pendant la course. On est bien parti, on avait une petite marge et il est vite revenu. Après c’était la guerre pendant une semaine, mais c’était passionnant. On a vraiment poussé le bateau assez fort. On a atteint des vitesses importantes, pas tellement en pointe, mais plus sur des angles nouveaux, notamment la montée au près, bord à bord avec l’Ultim Banque Populaire qui va vite avec un équipage qui s’en sert très bien. Il nous a poussé à trouver de nouveaux réglages. On est dans une position favorable, mais Armel est assez agressif, il ne lâche rien. Ils ont tenté un dernier coup en se décalant en acceptant de prendre du retard, mais en espérant un meilleur vent. Il n’a pas été très loin de réussir. L’arrivée a été indécise aussi parce qu’il devait y avoir moins de vent. Heureusement, on connaît très bien la zone, on savait l’aborder et on ne s’est pas trompé en ne lui laissant pas d’opportunités. »
Les secrets de la victoire « La victoire s’est beaucoup jouée sur la vitesse et la capacité à faire marcher le bateau dans des conditions variables, de la mer et sous toutes les allures. On fait des bons coups, et des erreurs, mais Erwan (Israël) et Franck (Cammas) ont bien bossé sur la nav’. C’est un beau travail d’équipe. Le bateau a encore bien progressé, il était en parfaites conditions. Et heureusement, puisque les bateaux neufs arrivent à maturité. Conçus quatre ans après le notre, ils ont un potentiel énorme. On s’attendait à ça, mais Banque Populaire a été très impressionnant, puisque finalement ce n’est pas un bateau qu’ils connaissent encore très bien. Ils sont déjà très rapides, cela promet de belles bagarres à venir. »
La course « Le parcours était parfait et on a profité d’une météo idéale puisqu’on a eu toutes les allures. J’espère qu’il y aura d’autres éditions de cette course. On s’est régalés. Une semaine, c’est le format qu’on adore avec des contournements d’îles et des passages à travers des endroits dans lesquels on aime bien naviguer. C’est pour moi, presque le plus beau terrain de jeu au monde. On rencontre plein de systèmes différents, où il se passe toujours plein de choses. »
Les performances « On a vécu des beaux moments de mer quand on arrivait à trouver les bons réglages pour aller plus vite que Banque Populaire. Là, c’est toujours assez magique. Notamment la remontée face au vent, à 27-30 nœuds. Il y a cinq ans, personne n’aurait imaginé qu’on puisse aller aussi vite au large. J’ai eu la chance de connaître les premiers grands multicoques, et on trouvait déjà fabuleux d’aller à 21 nœuds au près. Et là, si on n’atteint pas les 28 nœuds, on est frustré. Nos repères ont complètement changé. Dès qu’on ouvrait les écoutes, on faisait des bords à 40 nœuds, et ça non plus, on ne pouvait pas l’envisager il y a quelques années. »
Franck Cammas, équipier à bord du Maxi :
« C’est l’une des plus grandes courses en équipage qu’on a eu l’occasion de disputer. Et passer une semaine à tirer ensemble sur le bateau avec un concurrent souvent à vue, c’était presque une première. Cela nous a permis de découvrir d’autres choses sur le bateau, parce qu’on a été obligé de plus le pousser que d’habitude. On a régaté comme si on était en Figaro, à jouer des petits coups tactiques, à multiplier les virements. Faire une régate aussi serrée à ces vitesses, c’est vraiment bien ! Le passage à Lanzarote, bord à bord à 45 nœuds en pleine nuit, avec l’ombre d’un rocher à notre vent, c’était chaud ! Il fallait être sur le pont. Les vitesses, c’est toujours assez stressant au début, mais on s’y habitue, même si à la fin, on devient de plus en plus sourd ! À l’arrivée, on se sentait vraiment bien à bord du bateau, à l’aise pour faire ce qu’on avait envie, sans stress. C’est l’avantage de ces courses qui nous permettent de voler des jours et des jours sous toutes les allures. »
L’équipage : Charles Caudrelier, skipper, Morgan Lagravière, David Boileau, Franck Cammas, Erwan Israël, Yann Riou Temps de course : 6 j 05 h 28 min 38 sec Il a parcouru les 3 163 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 21.09. Distance réellement parcourue sur l’eau : 4 132.48 milles à 27.65 nœuds de moyenne.
Un bilan positif pour Armel Le Cleac’h sur Banque Populaire
« On est super contents de ce beau parcours du Finistère Atlantique – Challenge ACTION ENFANCE. On a trouvé ce qu’on était venu chercher. Cette confrontation avec Gitana (Maxi Edmond de Rothschild) a été géniale. Pendant toute la course, on s’est tiré la bourre, jusqu’à l’arrivée. On y croyait dur comme fer ! Ils ont été meilleurs que nous. Il y a un peu de déception parce qu’on était venu pour gagner, mais on est super heureux parce qu’on a vu qu’on avait bien progressé, on a un beau potentiel sur la vitesse. Le bateau est fabuleux. Le bilan est hyper positif, l’équipage était top. En équipage on mène le bateau à 100% et l’équipage a joué le jeu à fond. On est ravis et puis cette arrivée ici à Concarneau sous le soleil, avec plein de monde, c’est génial. À bord, c’est un travail d’équipe et on y a tous cru jusqu’au bout. La dernière journée on était tous sur le pont, à essayer de grappiller le moindre mètre. On est revenu mais pas suffisamment. L’équipage a fonctionné à merveille. On savait qu’on avait bien progressé cet hiver quand on a fait notre aller-retour en Guadeloupe, en préparation de la saison. Le team a œuvré pour faire progresser ce bateau. C’est un bateau tout récent, il a à peine un an et demi. Le Maxi Edmond de Rothschild, c’est une machine qui est rodé et que son équipage connaît par cœur. Nous, c’était la première fois qu’on faisait une course ensemble. On sait qu’on a encore une grosse marge de progression. C’est super positif pour la suite. On a eu des journées de glisse et de vol incroyables. On a l’impression d’être parti hier ! Ça a été intense tout le temps, on n’a pas eu de pause. Le passage de Lanzarote était épique. C’était de nuit, à 40 nœuds… Le Maxi Edmond de Rothschild était quelques secondes derrière nous ! Chaque fois qu’il y avait de belles vitesses tout le monde avait le sourire, ce n’était pas stressant. Il fallait être concentré mais c’était fun. Quand on a navigué sur ces bateaux-là, on a du mal à naviguer sur d’autres bateaux ! On est super fiers. Je voudrais remercier tout le team. Chaque détail compte, c’est important. Ça se joue dans les détails ! La preuve, les écarts sont très faibles à l’arrivée d’une course de 6 jours. Et on sait que ce sera de plus en plus comme ça dans le futur. On a maintenant les yeux rivés sur la Route du Rhum qui est le grand objectif de l’année.»
Equipage : Armel Le Cléac’h, skipper Sébastien Josse, Thierry Chabagny, Pierre-Emmanuel Hérissé, Ronan Lucas, Quentin Ponroy Temps de course : 6 j 05 h 54 min 40 sec Écart au premier : 26 min 02 sec Il a parcouru les 3 163 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 21.02 nœuds. Distance réellement parcourue sur l’eau : 4 156.38 milles à 27.73 nœuds de moyenne