Partis dimanche à 14h de Cherbourg-en-Cotentin, les premiers concurrents arrivent à la Trinité-sur-mer. Rayon Vert a été le premier au scratch suivi du trimaran SVR-Lazartigue et de Kuka3.
Sidney Gavignet, qui épaule le marin amateur Oren Nataf sur Rayon Vert, un Pulsar 50, dessiné par Erik Lerouge et construit en 2004, a franchi la ligne d’arrivée devant La Trinité-sur-Mer ce mardi 19 juillet à 17 heures et 7 minutes, remportant non seulement la victoire dans la catégorie Multi 2000, mais s’imposant au scratch devant les 111 concurrents encore en course.
« C’était champagne sailing, avec toujours du vent et pas trop de mer ! C’était absolument magique » explique avec modestie Oren Nataf le skipper et propriétaire de Rayon Vert, le visage encore maculé de sel. « On a eu une dernière nuit assez sportive avec des orages violents, et notamment un grain à 35 nœuds en plein empannage. Mais tout s’est parfaitement déroulé. Cette Drheam Cup a été un très bel entraînement. Le parcours est vraiment génial, et on a pu pousser le bateau afin de voir ses limites. A Cherbourg-en-Cotentin, on avait fait des routages à 85 % de la polaire, mais on était souvent à 120. C’est certain que seul, je ne le pousserai pas ainsi, n’ayant pas le niveau. » « Ce bateau est très marin » ajoute Sidney Gavignet le co-skipper. « Il marche facilement à 20 nœuds, ne lève jamais la coque centrale, et est vraiment adapté pour une Route du Rhum, n’ayant pas de spi et une plateforme très saine. Et Oren est un bon marin, très appliqué et concentré. Naviguer avec lui a été un régal, et ce d’autant qu’il y a longtemps que je n’avais pas régaté. »
Le plan Farr Cookson 50 Kuka 3 a coupé la ligne d’arrivée de la 4ème Drheam Cup mercredi 20 juillet à 0 heure 09 bouclant les 600 milles du parcours, premier en temps réel dans la catégorie IRC équipage. Quelques jours après avoir remporté le tour de l’Irlande, le Suisse Franco Niggeler et son équipage commando, dont l’Australien-Néerlandais Mitch Booth, double médaillé olympique en Tornado, dix fois champion du monde, et skipper du 100 pieds Comanche, remportent cette Drheam Cup. Le Trinitain Nicolas Groleau sur le Mach 45 BT Blue devrait terminer second en temps réel deux heures plus tard, après avoir mené la majeure partie du parcours.
« C’était une course très intéressante » explique Franco Niggeler, le propriétaire et skipper. « Il ne faisait pas froid, ce qui n’est pas normal dans ces coins… On a eu à la fois peu et beaucoup de vent, notamment la nuit dernière où sous les orages, nous avons eu 35 nœuds. Nous nous sommes bien battus avec le second (Nicolas Groleau sur BT Blue) qui était très fort. C’est la première fois que nous disputons la Drheam Cup. C’était un vrai climat méditerranéen très agréable, mais avec toujours du vent et beaucoup de portant. C’est une régate merveilleuse. Ce temps de rêve, une belle course, une super organisation. Que demandez de plus ! On a vraiment envie de revenir. »
Le trimaran Ultime SVR Lazartigue skippé par Tom Laperche en l’absence de François Gabart souffrant de la Covid, a coupé la ligne d’arrivée mardi 20 juillet à 1 heure 19 sous la bruine, bouclant les 1000 milles du parcours en 2 jours 11 heures et 21 minutes, à près de 17 nœuds de moyenne. Peu après avoir terminé, le géant bleu a repris immédiatement la mer direction Concarneau, son port d’attache. « Quand on rentre de nav avec ce magnifique bateau, l’on a toujours le sourire » a expliqué le jeune skipper trinitain âgé de seulement 25 ans. « Il y avait un peu d’appréhension au départ car il n’y avait pas beaucoup de place sur la ligne et beaucoup de monde. » Elodie Bonafous faisait partie de l’équipage de SVR Lazartigue : « Pour moi c’était une découverte. La traversée de la Manche était impressionnante. C’était assez fou la vitesse, incroyable même ! C’est juste dommage de ne pas avoir eu de concurrents afin de mettre un peu plus de piment. Mais je ne retiens que du positif de cette première expérience. »
C’est mardi 19 juillet à 16h40 alors qu’il naviguait à bord de son tout récent catamaran LODIGROUP, – un ORC 50 mis à l’eau au printemps, dans une trentaine de nœuds de vent à 60 milles dans le Sud du Fastnet pour la Drheam Cup que Loïc Escoffier a prévenu son frère Kevin qu’il venait de chavirer. En sécurité à l’intérieur du bateau, peu avant minuit près de 7 heures après son chavirage il a été secouru par les garde-côtes irlandais. Le skipper va bien et n’est pas blessé. Brieuc Maisonneuve, concurrent en Rhum Multi était resté près de Loïc jusqu’à son évacuation. Un coup dur à moins de quatre mois de la Route du Rhum à laquelle il doit participer le 6 novembre prochain dans la catégorie Rhum Multi.
18/07/22 - Lorient (FRA) - New boat build Malizia III Photo: Antoine Auriol Team Malizia
Le skipper allemand Boris Hermann a mis à l’eau son nouvel IMOCA à Lorient ce mardi 19 juillet avec lequel il compte participer à The Ocean Race puis au Vendée Globe.
Conçue par VPLP, la construction de Malizia – Seaexplorer a été réalisée chez Multiplast à Vannes. « Tirant les leçons de notre expérience des 4 dernières années et en particulier du Vendée Globe 2020-21, nous voulions un bateau capable de maintenir des vitesses moyennes élevées même dans des conditions de mer difficiles. C’est pourquoi, avec les architectes de VPLP, nous avons choisi des lignes de coque plus douces et plus rondes et une proue incurvée. Nous avons également rendu le bateau encore plus solide que le précédent et avons complètement repensé l’ergonomie et l’espace de vie », explique le skipper Boris Herrmann. Le bateau se caractérise par des francs-bords assez haut et un cockpit à l’arrière avec une forme assez étroite permettant de mettre une bannette. Boris Hermann s’est inspiré pour cela de l’Imoca Hublot sans pour autant tout recouvrir à l’arrière. Le Vendée Globe reste l’objectif principal pour le skipper mais des compromis ont été faits notamment sur la structure pour qu’il soit fiable et résistant pour son programme qui s’annonce dense.
Boris Herrmann participera à la Route du Rhum en novembre prochain. Il s’agira du premier véritable test du nouveau bateau. Pendant The Ocean Race 2022-23, il naviguera sur Malizia – Seaexplorer avec les co-skippers Will Harris, Rosalin Kuiper, et le reporter embarqué Antoine Auriol. Ce défi en équipage autour du monde, d’une durée de 6 mois, démarrera mi-janvier d’Alicante (Espagne) et sera un nouveau test pour le nouveau bateau, cette fois dans les conditions difficiles des mers du Sud – avec en ligne de mire l’objectif ultime du Vendée Globe 2024-25.
Le bateau de course, qui navigue sous le pavillon monégasque, porte le nouveau numéro de voile 1297, en hommage à l’année où Francesco Grimaldi a conquis le rocher de Monaco.
19/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia – SeaexplorerMise à l’eau Malizia19/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia – Seaexplorer19/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia – SeaexplorerMise à l’eau Malizia18/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia – Seaexplorer18/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia III Photo: Antoine Auriol Team Malizia18/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia III Photo: Antoine Auriol Team Malizia18/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia III Photo: Antoine Auriol Team Malizia18/07/22 – Lorient (FRA) – New boat build Malizia III Photo: Antoine Auriol Team Malizia
Qualifié pour la 40ème édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le navigateur normand Halvard Mabire se rôde tout l’été en Méditerranée. Le skipper du catamaran GDD s’est déjà largement acquitté des 1 200 milles requis par la direction de course de l’événement. Il met en ce mois de juillet cap sur Venise depuis Lorient : un aller-retour express qui peaufine dans les conditions variées et capricieuses de la Grande Bleue sa préparation au grand rendez-vous Malouin.
Lorient-Venise, itinéraire d’une préparation technique, physique et mentale. Nouvel épisode dans la marche du Normand vers sa cinquième participation à la Reine des transats en solitaire entre Saint Malo et la Guadeloupe, ce long périple entre Lorient et Venise de 2500 milles doit lui permettre d’affiner sa préparation. Depuis sa qualification, le navigateur n’a eu de cesse, avec son sponsor GDD, marque normande de soins naturels imaginés par des pharmaciens, de préparer son bateau, le Kraken GDD. Nommé d’après la créature marine mythique qui hante les mers du Nord, le Kraken GDD est un catamaran ORC50 Marsaudon Composites sur plan Barreau de 15 mètres, typé course, léger et racé. Du haut de ses 66 ans, Halvard Mabire concentre son immense expérience sur sa nouvelle monture. « Ce convoyage aller-retour à Venise constitue une nouvelle étape dans notre préparation. J’ai cumulé plus de 10 000 milles de navigation en Atlantique sur ce beau catamaran, et chaque jour en mer me permet d’affiner ma préparation. Samuel Marsaudon, son constructeur, a fait un travail remarquable sur notre système de barre et nous avons optimisé le plan de voilure. » Passer Gibraltar le week end dernier, avec 35 nœuds de vent et une mer démontée, se tester dans des conditions toujours différentes, tels sont les devoirs d’été du marin. Et l’été s‘annonce studieux : « Nous serons de retour à Lorient en août. Le compte à rebours jusqu’au dimanche 6 novembre, départ officiel de la Route du Rhum, pourra alors débuter. »
Objectif Rhum, l’appel du large et de la compétition à moins de 4 mois du départ. Jamais rassasié de longues et belles aventures maritimes, Halvard Mabire porte un regard amusé sur cette Route du Rhum : « Quand j’étais plus jeune, je partais seul en mer pour apprendre à me connaître, tester mes limites. Avec l’âge… c’est toujours la même chose ! » explique-t-il, sourire en coin. « On veut encore savoir si on est capable de le faire, de traverser seul l’océan à la force du vent et de ses bras. » La rencontre avec Philippe Lailler, propriétaire passionné du catamaran GDD, a eu sur l’homme aux innombrables expériences maritimes un effet régénérateur. « On s’amuse avec sérieux ! Une Route du Rhum en Classe Multi, c’est un retour vers le futur, dans un esprit qui rappelle furieusement celui des premières éditions, quand des multicoques aux qualités différentes s’affrontaient sur ce parcours génial entre hiver breton et été antillais. » Plus motivé que jamais, le vétéran Mabire piaffe de retrouver l’ambiance si particulière des pontons de départ à Saint-Malo. « Nous y avons nos marques et c’est très excitant de partager cette aventure avec un partenaire nouveau venu dans la course au large, qui a un ancrage local fort et propose des produits sains et naturels. Nous ressentons la même impatience de la course, la curiosité de l’inconnu, et l’envie de performer. La mer, le vent, les circonstances de course, les positions des adversaires se mêleront ensuite, c’est la partie sportive de l’épreuve. En l’occurrence, je ne me fixe ni limite, ni interdit. »
Le catamaran GDD : Le voilier ORC 50 « GDD », ex TS5 est un catamaran habitable optimisé pour la course, construit par le chantier Marsaudon Composites sur plan Barreau. Ce voilier très allégé avec des aménagements minimalistes, à dérives sabres, gréé en Sloop fractionné avec mât rotatif, mesure 15,24 m de long, bau de 8,20 m, avec un tirant d’eau maximum de 2,80 m.
Les équipages de la GLOBE40 ont entamé la deuxième étape dimanche 17 juillet en quittant Mindelo au Cap – Vert dans des conditions parfaites de vent et de soleil. L’équipage marocain en proie à des soucis de barre s’est arrêté à Praia sur l’ile de Santagio pour une vérification rapide avant de reprendre la mer.
C’est la plus longue étape du tracé avec 6245 milles en route directe et probablement de l’ordre de 7000 milles à parcourir pour atteindre l’Ile Maurice, soit près de 13.000 km. Un périple mondial qui aura commencé progressivement avec le prologue Lorient – Tanger de 1000 milles puis la première étape de Tanger à Mindelo de 2000 milles.De l’archipel du Cap-Vert à un autre archipel celui de l’ile Maurice avec ses iles sœurs comme les Rodrigues, de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien, de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud , de l’été à l’hiver puis au printemps, d’un tropique à l’autre, les qualificatifs ne manquent pas pour caractériser cette étape : plus longue étape au large en Class40 depuis les parcours de la Global Ocean Race en 2011, l’équivalent de 2 Route du Rhum mises bout à bout, 35 jours de mer en prévision pour le premier, une entrée dans les quarantièmes, et de multiples passages à négocier comme nous le décrit Christian Dumard, le prévisionniste de l’épreuve :
« Les concurrents de la Globe 40 devraient passer le Pot au Noir avec un flux d’Ouest, beaucoup plus à l’Est que ce à quoi nous sommes habitués avec les courses qui passent dans cette région en hiver. Cette situation est fréquente en été. Les journées de mardi et mercredi seront orageuses.
Le vent tournera ensuite progressivement de l’Ouest au Sud puis au Sud-Est. Les skippers iront chercher cette rotation du vent en naviguant vers les côtes africaines. Après avoir viré de bord jeudi ou vendredi, les bateaux de la flotte devraient naviguer dans un alizé bien établi de Sud Est à partir de vendredi.
Se posera alors la question du contournement de l’anticyclone de Sainte Hélène. Chacun devra choisir son décalage Est ou Ouest. La route Ouest permet d’aller plus vite, mais elle est plus longue. A l’inverse, la route Est est plus lente mais plus courte.
Une fois au Sud du fameux anticyclone, les skippers seront focalisés sur le contournement du Cap de Bonne Espérance. Ils scruteront les passages des dépressions et des fronts pour choisir le bon timing de passage tout en évitant de naviguer à contre courant dans le fameux courant des aiguilles qui peut atteindre plus de 4 nœuds »
Une aventure sportive et humaine exceptionnelle que permet la GLOBE40, en ouvrant une porte sur un parcours réservé aux épreuves et équipes professionnelles ; un parcours adapté au support, la direction de course également ayant informé les skippers au briefing départ qu’elle se gardait toute possibilité de fixer des limites sud ou des portes à l’occasion du délicat passage de la pointe sud-africaine si la situation météo le rendait nécessaire.
C’est ce dimanche 17 juillet que les 118 concurrents de la 4ème édition de la Drheam Cup / Grand Prix de France de Course au Large s’élanceront devant Cherbourg pour rejoindre La Trinité-Sur-Mer via trois parcours distinctifs, légèrement raccourcis.
Durant 5 jours la ville de Cherbourg et son Maire Benoît Arrivé ont mis les moyens humains et techniques pour faire rayonner l’évènement dans la ville. Il y avait du monde sur le village pour venir admirer les bateaux même si la culture locale n’est pas encore tournée résolument vers la mer mais plutôt vers la terre comme nous le rappelait le Maire. Une image qu’il veut changer avec le temps et qui l’a conduit à aller convaincre le RORC de faire venir également la Fastnet à Cherbourg. Cette 4e édition de Drhream Cup initiée par Jacques Civilize et portée également par sa compagne Rosalba sera encore un bel évènement en mer mais également sur terre. Le Prologue couru vendredi s’est déroulé dans de belles conditions avec la mise en avant de Rêves de large, une belle initiative pour les jeunes qui ont pu embarquer sur les Class40.
Dimanche, ce sera enfin le grand départ. Une course très attendue en Class40 comme en Rhum Mono, Multi et Ocean Fifty qui permet de se qualifier pour le Rhum. Elle sera l’occasion de tirer quelques enseignements sur les performances des bateaux notamment les plus récents Class40, comme ceux de Luke Berry, Corentin Douguet, Yoann Richomme, Xavier Macaire ou Martin Le Pape. Les conditions météos attendues seront idéales une fois le Fastnet passé.
Par un avenant aux instructions de course ce samedi en milieu de journée. Le parcours de 1500 milles pour le seul Ultime engagé est supprimé et remplacé par celui de 1000 milles (a) pour les Ocean Fifty et l’Ultime. Le parcours initial également de 1000 milles pour les Imoca, Class40, Open grands monocoques, Rhum Mono et Rhum Multi est réduit. Enfin, celui de 600 milles pour les Figaro 3, Multi 2000 et IRC, reste le même. « Nous avons décidé de raccourcir le parcours de 110 milles pour l’Imoca, les Class40, les Open grands monocoques, et les Rhum Mono et Rhum Multi en supprimant le passage à la bouée BXA près de Royan afin d’aller directement à Rochebonne au large de l’île de Ré » explique Hervé Gautier le directeur de course. « Selon les derniers modèles météo, il se pourrait que le vent faiblisse dans le golfe de Gascogne pour les Rhum Mono et Rhum Multi avec du vent mollissant pour remonter au près en Bretagne. »
Trois départs successifs à 14 heures, 14 heures 20 et 14 heures 40 sont prévus à un mille (1,8 km) environ dans le Nord de la pointe du Heu, à l’Est de la digue de la grande rade de Cherbourg-en-Cotentin, et seront donnés par le comité de course mouillé au milieu de la ligne sur le Patrouilleur de Service Public Flamant de la force navale. (ndlr : Ce bâtiment de 54 mètres basé à Cherbourg-en-Cotentin, est en charge de la surveillance des pêches et des côtes).
Les bateaux quitteront Port Chantereyne à partir de 11 heures 30. Les conditions météo seront absolument idylliques pour le départ et la traversée de la Manche vers la première marque de parcours (West Shamble) au Sud de l’Angleterre, propices aux allures portantes et donc rapides. « La météo au moment du départ s’annonce optimale » confirme Hervé Gautier. « On devrait avoir 15 nœuds de vent de secteur Est sous une température caniculaire. Cela va aller très très vite lors de la traversée de la Manche vers Shamble West au Sud de l’Angleterre. Les Ultimes et Ocean Fifty devraient virer la marque vers 18 ou 19 heures dimanche soir, les Class40 et les grands IRC vers 22 heures. »
Pour un régatier amateur ou professionnel, savoir que l’on va partir poussé par le vent sur une mer peu agitée et en tee-shirt dans le « channel » à une moyenne élevée, reste un vrai luxe. D’ailleurs, sur les pontons, où les marins achèvent l’avitaillement, « travaillent » la météo et font tourner les routages ce samedi avant le traditionnel briefing skipper en fin de journée concernant la sécurité, les zones interdites (DST), les procédures en cas de problèmes, la communication… le sentiment est le même : « beau temps belle mer dans la première partie ! Nous sommes vernis et on va se régaler. Il va juste falloir veiller à bien s’hydrater et faire provision de crème solaire… »
Ce samedi après-midi, devant un public nombreux et captivé, une table ronde ayant pour thème la voile féminine, a réuni sur le village de la course notamment Marie Tabarly, (Pen Duick VI), Christine Courtois (Commission féminine à la FFVoile), Tiphaine Ragueneau (Figaro 3 Tiphaine Ragueneau – Objectif solitaire 2023), Charlotte Yven (Figaro 3 Team Vendée Formation – Botte fondations) et Claire Montecot (Figaro 2 Clair- Ocean Sailing). La plupart, navigatrices depuis leur plus jeune âge, elles disputent cette Drheam Cup / Grand Prix de France de Course au Large, ont évoqué leurs parcours, parlé avec émotion et sincérité de leurs bateaux, de leurs métiers, de leurs projets et rêve respectifs dans une discipline qui bien que loin de la parité, se féminise de plus en plus.
La Sun Fast Cup a débuté à Cowes ce jeudi pour 3 jours de régates entre propriétaires de Sun Fast. Après 2 ans d’absence, et une 1re édition sous le signe du partage et de la convivialité, 13 équipages de 3600, 3300 et 3200 se sont affrontés dans une compétition 100% Sun Fast avec des équipages anglais, américains et français. Après 3 courses, l’équipe anglaise Bellinoo Roo sur un 3600 devançait le seul équipage français Hakuna Matata sur le Sun Fast 3200.
Le Trimaran SVR-Lazartigue sera dimanche 17 juillet au départ de la Drheam Cup – Grand Prix de France de course au large, épreuve de 1500 milles entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer. Il sera skippé par Tom Laperche en l’absence de François Gabart contraint de s’isoler ce jour suite à un test positif au Covid-19.
Informé ce jour par l’organisateur que ses concurrents se retiraient de la course, le team SVR Lazartigue regrette de ne pouvoir courir leurs côtés et offrir un beau spectacle aux passionnés de voile. Néanmoins l’équipe sera présente sur la Drheam Cup par respect pour l’organisation et parce que cela reste une belle occasion pour le jeune skipper et son équipage de travailler sur la performance du trimaran et de préparer l’avenir.
Pratiquement un an après sa mise à l’eau (22 juillet 2021), le Trimaran SVR-Lazartigue participera à partir de dimanche (14 heures), à la Drheam Cup – Grand Prix de France de course au large, épreuve en équipage née en 2016 et organisée toutes années paires. Cette quatrième édition reliera Cherbourg-en-Cotentin (manche) à La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Deuxième de la Transat Jacques Vabre en novembre dernier pour sa première course, auteur du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage (Tunisie) en mai dernier (13h55’37’’), le Trimaran SVR-Lazartigue a démontré ces derniers mois un très gros potentiel. La Drheam Cup – Grand Prix de France de course au large offre l’occasion de poursuivre le travail en vue des prochains objectifs en équipage. À l’issue de la course, le bateau entrera en chantier d’été avant d’aborder les échéances de l’automne prochain.
Un équipage mixte et intergénérationnel Pour cette épreuve, ils seront cinq à bord. Dans cet équipage mixte composé de marins aux profils divers et aux compétences multiples, Tom Laperche, co-skipper du Trimaran SVR Lazartigue, et skipper en l’absence de François Gabart, sera épaulé par Pascal Bidégorry, Antoine Gautier et Émilien Lavigne, directeur et ingénieur de son bureau d’études (tous les trois déjà à bord lors du record de la Méditerranée) et par Élodie Bonafous, 26 ans, déjà créditée de bons résultats en classe Figaro.
Le parcours : 1500 milles entre Manche et Atlantique Le parcours sera logiquement le plus long des trois itinéraires proposés aux 10 classes présentes au départ. Au départ de Cherbourg-en-Cotentin, l’équipage aura devant lui une route d’environ 1500 milles avec d’abord un cap sur l’Angleterre et une première bouée à Shamble West, puis direction la pointe sud-ouest Angleterre pour se diriger plein nord vers l’Ile de Man. Il faudra ensuite redescendre vers le rocher du Fastnet, contourner le Waypoint « DRHEAM/Ouessant », puis une bouée au large de Bilbao avant d’entamer la remontée vers l’arrivée, à La Trinité-sur-Mer.
GITANA, Maxi Edmond de Rothschild. 20 Mai, 2022. Navigation. Onboard. Navigation, hauturier, large, entrainement
Le Maxi Edmond de Rothschild ne participera pas à la Drheam Cup finalement. L’équipe a annoncé vouloir se focaliser sur la préparation en solitaire de Charles Caudrelier pour la Route du Rhum. Le trimaran SVR-Lazartigue sera donc le seul Ultim présent sur la course et sera skippé par Tom Laperche alors que François Gabart a été testé positif au Covid.
Pressentis sur la ligne de départ de Drheam Cup, course qu’ils avaient remportée en 2020, les hommes de Charles de Caudrelier ne seront finalement pas de la fête dimanche prochain à Cherbourg-Octeville.Charles Caudrelier détaillait les raisons de ce choix : « En 2020, nous avions eu la chance de participer à la Drheam Cup, qui avait été une très belle course d’apprentissage pour notre jeune équipage avant nos tentatives de Jules Verne. Cette année, nous souhaitions y retourner mais il faut se rendre à l’évidence du calendrier. À trois mois du Rhum il faut faire des choix et malgré la qualité de l’épreuve et du tracé proposé l’équipage n’est plus notre priorité. Nous rentrons de 48 heures de navigation avec Morgan. Nous sommes allés chercher du vent fort au large du cap Finisterre. Cela nous a permis de mettre un peu d’intensité dans cette sortie, avec du portant et du près, mais l’objectif était clairement une prise en main pour Morgan en double afin qu’il puisse se sentir plus à l’aise quand il sera en solitaire pour sa qualification. Au-delà de cette qualification que nous souhaitions valider au plus vite pour nous consacrer pleinement à la technique et la fiabilisation d’avant Rhum, j’ai clairement besoin d’aller faire des milles en « config » solo ou équipage réduit. Sur nos bateaux, entre les contraintes techniques et les mises au point permanentes, les heures de navigation dans un mode performance sont comptées. Ça fait 3 ans que l’on navigue en équipage, aujourd’hui l’heure est au solitaire et à la Route du Rhum qui occupe toutes mes pensées et pour laquelle je souhaite investir toute mon énergie.»
Depuis la remise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild en mai dernier, les membres du Gitana Team comme son skipper ont exploité la moindre opportunité du calendrier pour développer, valider et fiabiliser encore le plan Verdier avant la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Ces dernières semaines, Charles Caudrelier a ainsi pu valider son parcours de qualification pour la mythique transatlantique. Le géant aux cinq flèches et son équipage se sont surtout imposés, il y a pile une semaine, sur la Finistère Atlantique – Action Enfance à l’issue d’une course épique de six jours entre Concarneau, les Canaries et les Açores et d’un duel engagé avec Banque Populaire XI. Mais le temps passe très – trop – vite et à un peu plus de trois mois du rendez-vous malouin, le planning s’ajuste désormais à la virgule près. C’est pourquoi, de retour d’une navigation en double de 48h, il a finalement été décidé de ne pas rejoindre Cherbourg et la ligne de départ de la Drheam Cup pour poursuivre les entraînements en configuration solitaire et des tests, notamment sur les questions de pilote automatique.
Des changements techniques avant le Rhum
Dans les prochains jours… semaines, le Maxi Edmond de Rothschild sera équipé de nouveaux appendices pour basculer dans sa configuration définitive Route du Rhum. Mais ces nouveautés impliquent naturellement des phases de tests et de validations in situ.
Pour le grand rendez-vous automnal, le maxi-trimaran volant disposera en effet d’une nouvelle version de foils ; une V2 sur laquelle le Gitana Team travaille depuis plus de deux ans : « Ces nouveaux foils sont plus grands que les précédents et surtout optimisés dans la forme pour gommer les problématiques de cavitation que nous rencontrons à hautes vitesses. Nous les avions déjà testés l’an dernier mais ils n’apportaient pas les résultats attendus. Nous avons dû revoir notre copie pour arriver à cette nouvelle version. Les essais des prochaines semaines – début août pour le premier et plutôt fin du mois début septembre pour le deuxième – seront très importants et détermineront quelle version traversera l’Atlantique » confiait Sébastien Sainson, le directeur du bureau d’études Gitana.
Mais ce n’est pas tout, puisque la rentrée de septembre marquera aussi la mise en place d’un nouveau « shaft » de dérive à bord comme l’expliquait Pierre Tissier, directeur technique du team : « Parallèlement aux foils, nous travaillons aussi sur une nouvelle dérive pour laquelle nous avons optimisé le profil et la jonction entre l’élévateur et le « shaft ». Le Maxi va de plus en plus vite et nous faisons logiquement évoluer les appendices au fur et à mesure pour homogénéiser les problématiques de cavitation. »
Enfin, l’équipe composites est également à pied d’œuvre pour finaliser l’ergonomie solitaire du Maxi et notamment apporter les modifications souhaitées par Charles Caudrelier au poste de veille sur mesure qui prendra place au centre du cockpit. Un dossier stratégique tant le confort du solitaire est associé directement à la performance du navire.
Objectif qualification pour Morgan Lagravière
Équipier du Maxi Edmond de Rothschild depuis 2019, Morgan Lagravière a été choisi pour être le skipper remplaçant de Charles Caudrelier sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Plus qu’un titre, cette fonction comporte des responsabilités mais aussi des obligations, comme celle de réaliser un parcours de qualification similaire à celui de Charles. Et compte tenu du planning technique évoqué plus en amont, l’objectif du Gitana Team est de s’acquitter au plus tôt – avant la fin de l’été – des 1 200 milles nautiques requis en configuration solitaire. Ainsi, pas de temps mort et cinq jours après leur arrivée victorieuse à Concarneau, les deux hommes reprenaient mercredi le chemin du large en entraînement pour un premier galop d’essai de 48 heures : « Malgré l’expérience accumulée à bord et les milles parcourus en équipage sur le Maxi Edmond de Rothschild, j’ai vraiment senti le changement de dimension en naviguant en double avec Charles. Ces bateaux sont engagés et partir me qualifier en solitaire demande de la préparation. Nous nous y attelons actuellement et c’est passionnant. »
72 ministes prendront le départ de la course Les Sables – Les Açores – Les Sables alors que 152 demandes ont été reçues par l’organisation. L’épreuve reste un moment clé pour la prochaine Mini Transat dont l’engouement ne faiblit pas.
Si la dernière édition de l’épreuve, en 2020, avait été contrariée en raison du contexte sanitaire, obligeant les organisateurs à renoncer à l’escale à Horta puis à revisiter le parcours, la 9e Les Sables – Les Açores – Les Sables – dont le coup d’envoi sera donné ce mardi 19 juillet, à 13 heures -, va permettre aux 72 Ministes en lice de renouer avec le tracé initial et ainsi de faire le voyage jusqu’à l’île de Faial, avec un total de 2 540 milles à parcourir, sous forme de deux étapes. Deux manches exigeantes qui promettent d’ores et déjà d’ouvrir le jeu en grand, avec une multitude de choix stratégiques et autant des routes possibles !
Organisée par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large en partenariat avec la Classe Mini avec le soutien des Sables d’Olonne Agglomération, de la ville de Horta, du Conseil Régional des Pays de la Loire et du Conseil Départemental de la Vendée, la 9e édition de la Les Sables – Les Açores – Les Sables s’élancera le 19 juillet prochain. « Pas moins de 152 coureurs ont manifesté leur intention de participer à l’épreuve. Le nombre d’inscrits est toutefois limité au nombre de 72. L’épreuve se joue donc une nouvelle fois cette année à guichets fermés », note Marc Chopin, représentant de l’association Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large qui chapeaute l’épreuve pour la quatrième fois consécutive et qui se réjouit d’accueillir à la fois des novices et des vieux routards du circuit Mini. « La Les Sables-Les Açores-Les Sables propose un véritable parcours hauturier, exigeant et particulièrement formateur pour tout marin qui souhaite s’élancer dans l’aventure d’une traversée de l’Atlantique ». De fait, le format de la course est un parfait galop d’essai pour la Mini-Transat dont il est également qualificatif. « Le parcours est très complet dans la mesure où il peut offrir tous les types de temps, et notamment des phases de transitions parfois très complexes à gérer en cette période estivale », relate Denis Hugues, le Directeur de la Course qui scrute avec attention l’évolution des fichiers météo depuis plusieurs jours déjà, et voit une première tendance se dessiner. « Le passage d’un front semble se confirmer pour la première nuit. Ensuite, les solitaires devraient profiter d’un flux de nord-ouest quasiment jusqu’à l’arrivée ce qui promet une étape rapide, les premiers étant susceptibles de rallier l’archipel portugais en moins de six jours selon les derniers routages ».
Un parcours complet
Les principales difficultés ? « Assurément la traversée du Golfe de Gascogne et le passage du cap Finisterre, toujours un peu chaud pour des petits bateaux de 6.50 mètres avec l’accélération du vent, même si, à cet endroit, en fonction de la météo, les coureurs ont le choix de raser la côte ou de partir plus au large en passant à l’extérieur du DST (dispositif de séparation de trafic). Dans les points durs, il y a aussi l’incertitude d’un atterrissage sur les Açores, avec de nombreuses zones sans vent que les solitaires vont devoir anticiper au mieux en passant soit par le nord, soit par le sud », détaille Denis Hugues concernant la première étape, avant de détailler la seconde. « Au retour, tout dépendra de s’ils remontent avec une dépression ou pas. Si oui, il leur faudra faire attention pour garder l’intégrité de leur bateau. Dans le cas où l’anticyclone décide de bloquer le passage, il leur faudra faire le tour de la paroisse et remonter quasiment jusqu’à Brest ».
Des têtes de séries à la pelle
Bref, on l’aura compris, ce qui attend les 72 marins de cette 9e Les Sables – Les Açores – Les Sables s’annonce à la fois complexe et intéressant et s’il semble bien difficile de faire des pronostics, on peut néanmoins d’ores et déjà annoncer quelques favoris. Chez les Proto, on peut ainsi citer Pierre Le Roy. Ce dernier, tenant du titre de la Mini Transat et déjà vainqueur cette année de la Mini en Mai à bord de TeamWork, compte bien frapper un nouveau grand coup pour sa toute dernière compétition en solitaire à bord de son plan raison. Face à lui, des clients comme Jacques Delcroix (753 – Actual), vainqueur de la Pornichet Select et 2e de la Mini en Mai, Marie Gendron (1050 – Léa Nature), récente vainqueur de la Calvados Cup, ou encore Nicolas Coudrais (900 – Lalou Multi) qui pourrait tirer son épingle du jeu dans des conditions portantes un peu toniques, propices à son « foiler » – le seul de la flotte. Du côté des Série, on peut compter sur des solitaires expérimentés comme Jean Marre (991 – Sport dans ma ville – Time for the plantet), auteur de trois podiums sur ses trois dernières courses (Trophée Marie-Agnès Péron, Mini en Mai et Pornichet Select), ou Julie Simon (963 – Dynamips) pour faire l’animation aux avant-postes, mais aussi sur des marins comme Hugues de Premare (1033 – Pequod), vainqueur de la Mini en Mai. Bref, le match promet d’être ouvert dans les deux catégories et certains coureurs pourraient se révéler au large, mais il faudra patienter jusqu’à la mi-août pour connaitre les successeurs de Tanguy Bouroullec et de Léo Debiesse.
ILS ONT DIT
Jean Marre (991 – Sport dans la ville – Time for the planet) : « Sur une grande course comme celle-ci, tout comme sur la Mini Transat, il peut se passer tellement de choses ! On va quand même traverser une grosse partie de l’Atlantique. C’est le voyage en premier qui est important, mais il faut aussi être capable de répondre à tout ce qui va arriver pendant la course. Pour ma part, c’est sûr que j’ai envie de bien faire et de continuer sur la lignée de mon début de saison et lors duquel j’ai pris énormément de plaisir à naviguer. Cette Les Sables – Les Açores – Les Sables est le gros objectif de la saison. J’ai hâte de repartir au milieu de l’océan. Je suis très excité et si le sportif vient derrière, tant mieux. Le fait d’avoir déjà fait une Mini est un atout. Ça se voit, même dans la préparation. Je suis tellement serein. J’ai presque l’impression que ce n’est pas un gros morceau qui arrive, alors que c’en est un énorme ! Ça va être vraiment une super course et le fait d’avoir déjà fait une transat me permet de savoir comment préparer la météo, comment vivre la solitude, comment réfléchir avec le peu d’infos qu’on va avoir… On verra bien ce que j’arrive à faire. »
Hugo Cardon (889 – Hugo Sarth’Atlantique) : « Cette Les Sables – Les Açores – Les Sables, on l’aborde tous différemment des courses d’avant-saison. On n’a pas les mêmes objectifs non plus. Pour la plupart, on a pour but principal de terminer pour se qualifier pour la Mini Transat 2023. Pour ma part, j’ai aussi et surtout l’objectif de prendre du plaisir sur l’eau, d’aller aux Açores et de profiter avec les copains là-bas. Ça va être une belle aventure et c’est précisément ce qu’on vient chercher dans ce type de projet. Gérer la météo avec la BLU et soigner ses trajectoires pour ne pas faire de hors-cadre et arriver une semaine après les autres font partie des choses que j’espère bien faire. Dans tous les cas, ça va être cool. »
Thomas André (929 – Frankiz) : « Chacun aborde la course à sa façon. On fait tous un peu comme on peut. Moi, je viens du dériveur et j’arrive ici avec ce que je sais faire. On a tous eu écho des éditions précédentes. On fait un mix des quelques infos dont on dispose mais on va être vite fixé pendant la course et notamment après la première étape. On a déjà été un peu fixé pendant la qualif – 1000 milles en solitaire. Je pense qu’au départ de la deuxième, on aura déjà des astuces. Je ne crois pas que le sommeil soit un sujet difficile pour moi. Ce que j’appréhende le plus, c’est la gestion de la météo sur le long terme. Quand on part deux-trois jours, on a vraiment une idée de comment ça va se passer et évoluer. Là, on va avoir peu d’infos et les recevoir par BLU. Il y a donc une grosse part d’inconnu. C’est ce qui me fait peur d’un point de vue stratégie / performance, mais aussi d’un point de vue sécurité. C’est important pour moi de naviguer propre. Je sais que lorsque c’est le cas, souvent le résultat suit. »