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Golden Globe Race. Neuf mois avant le départ !

Credit: Rob Havill / GGR 2026

Il reste neuf mois avant le départ de la Golden Globe Race 2026. Les participants à la GGR2026 se sont réunis pour une conférence riche en briefings, en planification et en grands rêves pour cette course autour du monde en solitaire.

L’ambiance parmi les participants et les managers du McIntyre Golden Globe, qui se sont rencontrés pour la première fois pendant deux jours aux Sables d’Olonne, était un mélange d’excitation, d’émotion et de pure passion. Certains ressentaient un sentiment d’urgence et d’appréhension. Pour la première fois, tous les participants ont pris conscience que cette grande aventure allait vraiment avoir lieu, et bientôt ! Les marins de 13 pays en sont tous à des stades différents de préparation. Certains, occupés par des travaux de réaménagement ou par la navigation, n’ont pu participer qu’à distance via Zoom. Les questions fusaient entre les participants, avec les organisateurs et en leur for intérieur ! Neuf des participants initiaux se sont déjà retirés, vaincus par le temps et l’argent. Les 26 restants semblent solides, mais la bataille pour répondre aux exigences strictes de qualification et d’entraînement dans cette « course vers le départ » initiale est loin d’être gagnée.

«C’est très excitant de voir le calibre et la diversité de ce groupe de marins enthousiastes qui veulent se prouver quelque chose », a déclaré Don McIntyre, fondateur et directeur de course de la GGR. « Le lien entre eux se développe et, bien que les conversations aient été intenses, rapides et amusantes au cours des deux derniers jours, peu d’entre eux ont mentionné le mot « peur ». Chacun gère ce qui l’attend à sa manière. Ils abordent tous cette aventure avec les connaissances et l’expérience acquises lors des trois éditions précédentes de la GGR. Seuls 21 % de ces marins ont atteint la ligne d’arrivée. La GGR est un jeu mental épuisant et sans pareil, et elle a déjà commencé »

En 2014, Don McIntyre a inventé une expression désormais bien connue de la GGR, que l’on n’entend généralement pas dans le monde de la course à la voile. « Tout est question d’histoires, d’histoires humaines ». Aujourd’hui reprise par d’autres événements, elle a vu le jour lors du lancement de la 50e édition anniversaire du Sunday Times Golden Globe. Elle soulignait le fait que ce n’étaient pas l’argent, les satellites, la technologie ou les ordinateurs qui faisaient avancer les bateaux de la GGR autour du monde. C’était un ÊTRE HUMAIN, et des sextants, des cartes papier, des radios et des cassettes audio qui faisaient partie du jeu. Cette philosophie est toujours d’actualité 11 ans plus tard. Plus important encore, la GGR est la seule course en solitaire autour du monde qui n’autorise absolument aucune assistance extérieure.

Le Sunday Times Golden Globe de 1968 a été la toute première course à la voile autour du monde. À l’instar de cette première édition qui comptait neuf personnages plus grands que nature, cette quatrième édition de 2026 regorge de vrais marins et d’histoires hautes en couleur. Il ne s’agit plus simplement de vieillards aux cheveux blancs ou de rêveurs ! Pour la première fois, deux femmes relèvent le défi : Helga Marie (MARA), 34 ans, originaire de Norvège, et Olivia Wyatt, 44 ans, réalisatrice américaine.

Damien Guillou, marin professionnel français de 42 ans, a pour objectif de réitérer la victoire de Jean Luc Van Den Heed lors de la GGR 2018 et de ramener en France le GOLDEN GLOBE remporté en Afrique du Sud en 2022 par Kirsten Neuschäfer. Damien avait été contraint d’abandonner l’édition 2022 au Cap lorsque son Rustler 36 PRB avait subi une panne de girouette.

Louis Kerdelhué, navigateur français de 20 ans, s’entraîne dur sur son Biscay 36 Nuri. Récemment diplômé de l’université, il navigue désormais à plein temps et s’apprête à annoncer son sponsor principal dans les semaines à venir. Edward Walentynowicz, 73 ans, originaire du Canada, est le doyen de la flotte et a les cheveux blancs ! Il a parcouru 20 000 milles à bord de son Rustler 36 lors de cinq traversées transatlantiques en solitaire ces dernières années pour se préparer à la GGR. Il effectuera la 6etraversée pour se rendre au départ l’année prochaine.
Daniel Pinsky, 34 ans, originaire d’Israël, est le dernier à avoir rejoint la GGR. Il a navigué sur l’Atlantique et la Méditerranée pendant huit ans. Par hasard, il a rencontré Louis Kerdelhué dans une marina au Portugal. Louis s’entraînait et venait de terminer une autre traversée océanique en solitaire. Daniel a été tellement inspiré par le jeune marin qu’il a immédiatement vendu son bateau, acheté un Baba 35 en Amérique et s’est inscrit à la GGR !

Lors du Sunday Times Golden Globe de 1968, il n’y avait pas de coup de départ ! Les neuf participants pouvaient prendre le départ à tout moment entre le 1er juin et le 31 octobre. Le temps le plus rapide autour du monde serait récompensé par un prix de 5 000 £ (140 000 £ en 2025). Ils couraient contre eux-mêmes et contre la montre ! C’est ainsi que nous revenons à l’histoire. Il n’y aura pas de coup de canon pour le McIntyre Golden Globe 2026. Les participants partiront en ligne depuis la marina de Vendée à trois minutes d’intervalle. Ils descendront le célèbre chenal des Sables d’Olonne à trois nœuds, sous les acclamations des spectateurs qui leur souhaitent bon voyage et bon retour. Lorsqu’ils auront atteint le bout du phare tribord du brise-lames, ils franchiront la ligne de départ et mettront le cap sur Les Sables d’Olonne via le cap Horn ! Tout comme en 1968, le temps le plus rapide l’emportera.

Pas de village GGR 2026 pour l’instant ?
Contrairement à 2018 et 2022, le village GGR habituel n’est pas prévu pour cette édition 2026 (à moins qu’un budget de sponsor principal ne soit trouvé). Un pavillon GGR sera installé à l’entrée publique de la marina de Vendée. Il fournira toutes les informations habituelles et présentera l’histoire du Golden Globe de McIntyre. Des panneaux d’information détaillés présentant tous les participants et leurs yachts, ainsi que l’aventure qui les attend, seront installés autour du périmètre de la marina et en face de chaque yacht classique. Des séances quotidiennes de dédicaces d’affiches et de visite des bateaux, ainsi que des événements officiels de bienvenue et d’adieu sont prévus. Les fans internationaux pourront suivre les derniers préparatifs avant le départ aux Sables d’Olonne grâce à plusieurs reportages et interviews quotidiens en direct, simultanément en anglais et en français, sur la page Facebook et la chaîne YouTube de la GGR.

Un symposium GGR d’une journée entière intitulé « , sécurité en navigation en solitaire et tactiques par gros temps » suivi d’un dîner est ouvert à tous les marins et non-marins. Il est prévu le mercredi 2 septembre 2026, trois jours avant le départ de la GGR. Les détails seront annoncés en avril 2026. Il mettra notamment en vedette d’anciens et d’actuels participants à la GGR, ainsi que des navigateurs solitaires et des survivants de renom, qui interviendront lors de présentations, de tables rondes, de forums et de sessions de questions-réponses. Le rapport sur les conditions météorologiques difficiles rédigé par Sir Robin Knox-Johnston, parrain de la Golden Globe Race, après la perte de quatre bateaux et de nombreux démâtages lors de la GGR 2018, sera discuté, tout comme la perte de trois yachts lors de l’édition 2022. Les incidents liés à la sécurité lors de la McIntyre Ocean Globe Race 2023 et de la McIntyre Mini Globe Race 2025 seront également abordés. L’équipement de navigation en solitaire et les équipements de sécurité seront exposés et présentés.

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Rhum. Damien Séguin à bon port avec son trimaran ORMA

@Damien Seguin - Sail On Sea

Après avoir bouclé la Transat Café L’Or, Damien Séguin se lance dans un nouveau projet. Cap sur la Route du Rhum 2026, à bord d’un trimaran ORMA 60, l’ex-Fujicolor II. Après un convoyage d’une bonne semaine, depuis la Méditerranée, pour ramener le bateau dans l’Océan Atlantique, le voilà depuis hier en Vendée où le bateau sera refité pour les mois d’hiver au chantier Eole Performance de Benjamin et Marcel Dutreux.

Une bonne idée du potentiel : ” Ce convoyage nous a fait faire le grand tour : Méditerranée, détroit de Gibraltar, côte portugaise, puis Golfe de Gascogne. Et en une semaine, on a eu de tout : du petit temps, du gros temps, du près, du portant. Le genre de conditions parfaites pour prendre la mesure du bateau. Et j’en ressors avec un grand sourire : le bateau est sain, solide, agréable à barrer.
Je suis content de cette première vraie navigation. C’est déjà une excellente base pour la suite. C’est déjà une super nouvelle. Parce que cette nav, c’est pas juste un convoyage. C’est une vraie prise en main et une étape essentielle pour la suite.

Refit en vue : ” Maintenant, direction Port Bourgenay, où le chantier Éole Performance va prendre le relais. Le but : l’améliorer, le fiabiliser, tout en préservant l’esprit des années 90. C’est un trimaran de plus de 30 ans : il faut le ménager, et surtout ne pas lui enlever son âme. Par rapport à l’Ocean Fifty, sur lequel je viens de faire la Transat Café L’Or avec Thibaut Vauchel-Camus, les différences se font vite sentir : ce bateau est plus grand, plus lourd, beaucoup plus toilé…les différences se font vite sentir : ce bateau est plus grand, plus lourd, beaucoup plus toilé. Les efforts sont plus intenses. Et surtout : pas de protection. On navigue en mode décapotable, totalement exposé aux éléments.
Heureusement, la Transat Café L’Or m’a permis d’appréhender les bases du trimaran océanique : ses logiques de navigation, ses réactions.
Et cette navigation sur un ORMA 60 m’a offert une nouvelle dimension : plus brute, plus exigeante, mais tout aussi instructive.
C’est cette combinaison d’expériences qui me prépare, concrètement, à prendre le départ de la Route du Rhum 2026.

Une aventure fidèle à ses engagements : ” Ce projet, c’est aussi l’occasion de redire qu’on peut être différent et performant. Naviguer sur un trimaran exigeant, sans avoir deux mains, ça demande de s’adapter, comme je l’ai toujours fait. Mais c’est possible. Et je veux que cette aventure le montre à tous les jeunes, valides ou en situation de handicap. Et maintenant, place au chantier. Il y a du pain sur la planche, mais aussi beaucoup d’envie ! Je partagerai les coulisses de cette transformation sur mes réseaux sociaux au fil des semaines.
Et si ce projet vous parle, que vous croyez à la performance inclusive, je suis toujours à la recherche de partenaires engagés pour embarquer dans cette aventure. À très vite pour la suite ! Damien.”

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Classique. La Hoalen Brest Douarnenez Classic de retour les 20-25 juillet 2026

Hoalen Classic - credit _ Th.Martinez

Après deux éditions réussies en 2023 et 2024, la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC fait son grand retour sur les côtes finistériennes et accueillera les plus beaux voiliers classiques au mois de juillet prochain. Cette 3è édition innovera en proposant deux classements. L’un sera réservé aux voiliers Jauge JCH (Jauge Classique Handicap) du Yacht Club Classic, construits avant le 31 décembre 1968 et d’une longueur de coque égale ou supérieure à 11 mètres. Un deuxième classement permettra d’accueillir les voiliers Jauge Métrique, tels les Quillards de sport et Monotypes de tradition d’une longueur de coque égale ou supérieure à 7 mètres.

Ces coursiers exceptionnels se réuniront pour cinq jours de sport, de compétition et de convivialité entre la rade de Brest, la mer d’Iroise et la baie de Douarnenez. Pour son plus grand plaisir, le public pourra admirer ces régates à la navigation exigeante où cohésion, synchronisation et stratégie devront s’inviter à bord pour se démarquer.
Ce sera aussi l’opportunité pour le grand public, et pour les enfants, de rencontrer des membres d’équipage afin de découvrir leurs passions et échanger sur leurs métiers.

Les équipages seront accueillis dès le lundi 20 juillet pour une régate d’entrainement, une sorte de « mise en bouche », sur le plan d’eau de la rade de Brest. Les hostilités débuteront mardi 21 et mercredi 22 juillet par des régates techniques en rade de Brest.

Jeudi 23 juillet, un parcours côtier très disputé permettra aux concurrents de quitter Brest pour Douarnenez en négociant les effets de site et les cailloux qui jonchent le parcours.
L’arrivée sera jugée devant le port du Rosmeur, au cœur des fêtes maritimes de Douarnenez. La baie de Douarnenez constituera le terrain de jeu de la flotte de la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC durant deux jours, avant la remise des prix le samedi 25 juillet.


Le programme
Lundi 20 juillet
Accueil et confirmation d’inscriptions à Brest
Régate d’entrainement
Cocktail d’accueil à Brest
Mardi 21 juillet
Régates en rade de Brest
Soirée libre
Mercredi 22 juillet
Régates en rade de Brest
Remise des prix
Jeudi 23 juillet
Parcours côtier entre Brest et Douarnenez
Arrivée au port du Rosmeur, au coeur des Fêtes Maritimes
Cocktail d’accueil à Douarnenez
Vendredi 24 juillet
Régates en baie de Douarnenez
Soirée libre
Diner des propriétaires
Samedi 25 juillet
Régates en baie de Douarnenez
Remise des Prix

LES ORIGINES
L’organisation de la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC est portée par deux acteurs de la course au large depuis plus de 27 ans, très sensibles à l’aspect patrimonial de leurs métiers, KAORI, basée à l’Aber Wrac’h à proximité de Brest, et SEA TO SEE, basée à Douarnenez. Les deux entités, portées par Jacques et Laurence Caraës et Gwen Chapalain, s’associent pour organiser ensemble cette épreuve, une première sur la façade atlantique française, en Bretagne dans le Finistère, le département le plus maritime de France avec ses 2263 kilomètres de côtes

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America’s Cup. Peter Burling donne les raisons de son départ soudain de Team New Zealand

Photo LS

Le navigateur néo-zélandais Peter Burling dévoile dans le dernier épisode de Racing In The Edge de SailiGP que le contrôle que l’équipe néo-zélandaise voulait exercer sur lui l’a forcé à quitter l’équipe de la Coupe de l’America. Burling a quitté l’équipe de Nouvelle-Zélande en avril après 12 ans au sein du syndicat.

L’ancien médaillé d’or et d’argent olympique a mené l’équipe néo-zélandaise à la victoire lors de la Coupe de l’America aux Bermudes en 2017, à Auckland en 2021 et à Barcelone en 2024. En juin, il a annoncé qu’il rejoindrait l’équipe italienne Luna Rossa pour la 38e Coupe de l’America en 2027.

Le joueur de 34 ans n’a pas donné de détails sur les raisons de son départ soudain, mais à la veille de la grande finale SailGP à Abu Dhabi cette semaine, il a évoqué la rupture de leur relation. « L’incertitude et le contrôle que Team New Zealand voulait exercer sur moi étaient tout simplement insensés de mon point de vue », a déclaré Burling à SailGP.

Burling et son coéquipier olympique Blair Tuke ont été nommés co-PDG de l’équipe néo-zélandaise de SailGP en 2020 et participent à la compétition depuis. On a demandé à Burling si l’équipe néo-zélandaise souhaitait qu’il cesse de participer au SailGP. « Ce n’était pas formulé en termes d’interdiction de participer à SailGP, c’était plutôt une très longue période d’incertitude totale où ils avaient, en gros, un contrôle total sur mon temps. »

On a également demandé à Burling s’il trouvait cela juste. « Eh bien, c’est le sport. Le sport est un milieu assez impitoyable, et certaines personnes attendent certaines choses des autres. Si cela ne vous convient pas, vous devez choisir une autre voie », a déclaré Burling. « Je suis vraiment ravi de concourir au pays et à l’étranger avec les Black Foils et de continuer dans cette voie… avec une autre voie, je ne pense pas que cela aurait été possible. »

« J’ai trouvé le départ un peu étrange, la façon dont tout s’est déroulé, et la rapidité avec laquelle cela s’est produit alors que j’étais en vacances en famille, même pas en Nouvelle-Zélande. » Dans un communiqué, le directeur général de Team New Zealand, Grant Dalton, a déclaré : « Pete a été un élément incroyablement important d’Emirates Team New Zealand depuis notre campagne pour remporter la Coupe de l’America aux Bermudes en 2017, ainsi que dans la transformation continue de l’équipe pour entrer dans l’histoire et gagner pour la troisième fois consécutive à Barcelone. Cependant, enchaîner quatre victoires consécutives représente un défi inédit pour une équipe dont la culture, résolument axée sur la victoire, exige un engagement total de chacun de ses membres, quel que soit son rôle. »

Burling et son équipage occupent la deuxième place du classement derrière la Grande-Bretagne avant la finale du SailGP à Abu Dhabi.

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Rallye. 145 bateaux au départ de la 40e édition de l’ARC

Le port de Las Palmas s’est animé lorsque plus de 800 marins ont quitté l’île de Grande Canarie pour participer à la 40e édition du Rallye ARC. L’ARC est une course transatlantique qui rassemble chaque année des marins du monde entier pour accomplir un voyage épique de 2 700 milles nautiques à travers l’océan Atlantique jusqu’à Sainte-Lucie.

Cette année, 145 bateaux ont pris le départ de la course, avec des équipages provenant de plus de 40 pays, ce qui a donné lieu à un spectacle haut en couleur le jour du départ. Au moment de quitter le port, les marins ont été acclamés depuis la digue par une foule nombreuse composée d’habitants locaux, d’amis et de membres de leur famille. L’excitation était à son comble parmi les spectateurs qui dansaient au son de la musique du groupe local Banda Guiniguada et agitaient des drapeaux au passage des bateaux.

Avant le départ, Rodney Targa, qui navigue à bord du Cut and Run, a déclaré : « La préparation a été très agréable, avec des séminaires très instructifs qui répondaient parfaitement aux attentes des participants. Les apéritifs au coucher du soleil ont également été très propices aux échanges entre les équipages et nous avons rencontré beaucoup de personnes qui partagent les mêmes idées. Nous sommes tous prêts à partir. Nous sommes ici depuis trois semaines maintenant, nous sommes donc bien préparés. Le soutien du World Cruising Club nous a aidés à arriver jusqu’ici, nous n’avons donc aucune appréhension quant au départ. Nous avons vraiment hâte de découvrir Sainte-Lucie, car nous n’y sommes jamais allés. Je suis sûr que nous ferons un peu de tourisme et que nous discuterons avec les autres équipages. »

Le jour du départ, un vent léger de 5 à 8 nœuds soufflait du nord-est, ce qui a permis aux participants de commencer leur voyage en douceur avant d’affronter les vastes étendues de l’océan qui les attendaient. Si beaucoup auraient souhaité un vent plus fort dans la zone de départ immédiate, les îles Canaries sont bien connues pour leurs « zones d’accélération » où le vent est canalisé entre les terres, ce qui peut fournir 5 à 8 nœuds supplémentaires plus loin en mer.

Le navire de la marine espagnole Tornado a fait office de bateau comité de l’ARC et les trois divisions de la flotte ARC ont pris le départ à l’heure prévue.

Division multicoques

La division multicoques a été la première à prendre le départ, à 12h30. Dans les 30 dernières secondes avant le départ, les bateaux se sont rapprochés de l’extrémité au vent de la ligne, attendant le dernier moment pour déployer leurs voiles d’avant.

Le premier à franchir la ligne a été Sniky, un Nautitech 48 qui a franchi la ligne à toute vitesse pour trouver un vent favorable dans les vents légers, suivi de près par Mathilda, un Outremer 51, et Cut and Run, un Lagoon 46.

Division Course

La division Course a pris le départ peu après la division Multicoques, à 12h45. Une division plus petite, composée de 10 bateaux, s’est rassemblée sur une ligne de départ séparée, sous le vent et près de la côte, du côté du bateau comité.

Le premier à franchir la ligne a été La Loévie, un Swan 76, skippé par le célèbre coureur JP Dick. Il a été rapidement suivi par NEXTGEN by JAJO, un Volvo 65 qui espère remporter la ligne d’honneur à Sainte-Lucie.

Division croisière

Le dernier groupe à franchir la ligne était la division croisière, qui a pris le départ à 13h00. La plus grande des trois divisions, avec 103 bateaux participants, était très groupée avant le départ. À l’extrémité au vent de la ligne, les bateaux se sont bousculés pour obtenir la meilleure position et le premier à franchir la ligne a été Azahar, un Swan 56.

Juste derrière, un groupe de bateaux comprenant le Kompromiss et le Snow Goose s’est formé, mais c’est l’Adrenalina, un J/130 skippé par Gill Duncan, qui a réussi à hisser sa voile code zéro et à prendre la tête.

Comme il s’agissait de la 40e édition du rallye ARC, les organisateurs de l’événement, le World Cruising Club, ont redoublé d’efforts pour rendre cet événement spécial. L’une des initiatives mises en place était la diffusion quotidienne en direct sur YouTube d’événements intitulés « ARC Live ». Le jour du départ, les spectateurs du monde entier ont pu suivre la couverture en direct du rallye, qui peut être visionnée sur la chaîne YouTube du World Cruising Club.

Pour de nombreux participants, ce voyage est le fruit de plusieurs années de préparation, et c’est donc un sentiment fantastique que de pouvoir enfin prendre le large. Malgré les vents faibles au départ, on s’attend à ce que la vitesse du vent augmente après deux jours de navigation, permettant aux bateaux d’atteindre une zone de vents alizés réguliers.

La plupart des bateaux devraient mettre entre 18 et 21 jours pour atteindre Sainte-Lucie, où ils seront accueillis par la célèbre hospitalité caribéenne. Participer à l’ARC est l’aventure d’une vie et les souvenirs que les équipages en garderont resteront gravés à jamais dans leur mémoire.

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IRC. La Transquadra devient la Transquadra GCA Race

La course transatlantique réservée aux marins amateurs – éclairés – de plus de 40 ans s’associe à un partenaire titre, le groupe GCA dont elle partage les valeurs et les objectifs de développement. Dans le même temps, le siège de l’association organisatrice de la Transquadra déménage à La Turballe, ville de départ de la prochaine édition. Coup d’envoi le 4 juillet 2027 : les inscriptions ouvrent aujourd’hui !

C’est une première dans la longue histoire de la Transquadra, qui a toujours su s’adapter pour se développer : le Groupe GCA depuis cette semaine partenaire titre de la course qui devient la : « Transquadra GCA Race ». Jean-Noël Tourin, président de la Transquadra : « La Transquadra doit être la seule épreuve transatlantique (de France et de Navarre !) à avoir toujours été organisée par des bénévoles, au sein une association loi de 1901. Cette association compte une quinzaine de bénévoles et, comme une PME, elle doit s’adapter en permanence au contexte économique dans lequel elle évolue pour maintenir la qualité de la course. Comme en régate, il faut être à la fois stratège et tacticien ! Ainsi, pour assurer la réussite de cette épreuve triennale, nous avons le plaisir d’accueillir le Groupe GCA comme partenaire titre de la désormais « Transquadra GCA Race » et nous sommes fiers de les avoir à nos côtés. »

La Transquadra et le Groupe GCA partagent des valeurs fondatrices communes : ces deux « entreprises » sont nées la même année, en 1993, toutes deux d’une idée aussi audacieuse* que pertinente, puisque qu’elles se sont développées avec succès pendant trois décennies.
Leur fil rouge : le goût du défi, le partage, la performance, la convivialité.
David Gaist, Président-Fondateur du Groupe GCA, est aussi un marin, un compétiteur et il fait partie des heureux membres du Club Nautique Hoëdicais, à l’instar de l’ensemble des bénévoles de la Transquadra.
Enfin, le Groupe GCA est engagé dans la course au large depuis plusieurs saisons**.
Bref, la Transquadra et le Groupe GCA ne pouvaient pas ne pas se rencontrer, et s’associer !

L’autre bonne nouvelle, c’est que le siège social de la Transquadra est désormais basé à La Turballe, avec vue sur mer et directement sur le terrain pour préparer au mieux le départ de l’édition 2027 en collaboration avec l’équipe municipale.
Pour le reste, rien ne change, ou presque : un départ, en juillet 2027, cap sur Madère où les concurrents seront accueillis comme il se doit par le Clube Naval do Funchal dans la toute nouvelle marina madérienne.
Il n’y aura pas de départ de Méditerranée, faute de flottes suffisamment conséquentes ses dernières éditions. Les concurrents Méditerranéens sont en revanche bien sûr les bienvenus en Atlantique !
La deuxième étape partira en janvier 2028 vers les Antilles.
Les catégories « croiseur » et « performance » sont maintenues, et l’épreuve peut bien sûr toujours se disputer en solitaire comme en double.

Les inscriptions sont ouvertes !
Renseignements et inscriptions auprès de Martine : martine@transquadra.com

  • David Gaist, Président-Fondateur du Groupe GCA a acheté pour un franc symbolique la concession de Cholet. Le Groupe compte aujourd’hui 2000 collaborateurs et 121 concessions.

** Le Groupe GCA a été partenaire du skipper Gilles Lamiré et de la Classe Ocean Fifty.

Source CP

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Une belle édition du Yacht Racing Forum

La communauté internationale des courses de voile s’est réunie en force à Amsterdam les 20 et 21 novembre, alors que le Yacht Racing Forum accueillait 250 délégués venus de 26 pays pour deux jours de débats de haut niveau, de partage de connaissances et d’affaires.

En tant que principale plateforme B2B du sport, le Forum s’est une fois de plus révélé être le lieu de rencontre privilégié des marques, des organisateurs d’événements, des équipes et des fournisseurs à la recherche de nouvelles opportunités commerciales et de développement. Les leaders du secteur, les athlètes, les organisateurs et les innovateurs se sont réunis pour discuter du présent et de l’avenir du sport, en abordant à la fois ses défis et ses opportunités.

Sir Russell Coutts a ouvert la conférence vendredi par un discours inspirant, soulignant que l’amélioration de l’accès – pour les jeunes, les femmes et les nouveaux talents entrant dans les secteurs techniques et professionnels – est essentielle à la croissance de la voile de compétition. Le PDG de SailGP a également insisté sur l’importance de proposer des parcours d’accès simples et agréables aux enfants et aux jeunes navigateurs, grâce à des programmes d’entraînement ludiques et des activités attrayantes. « Nous devons faire en sorte que les jeunes navigateurs en herbe se sentent les bienvenus et développer des parcours efficaces vers les sommets de ce sport. Les classes olympiques doivent également évoluer et gagner en popularité. Par exemple, les classes olympiques devraient être tenues d’organiser des championnats régionaux. »

David Graham, PDG de World Sailing, a parlé sans détours des défis auxquels est confronté ce sport, en particulier dans le domaine olympique. Il a également réaffirmé que l’une des principales priorités de l’organisation était de réintégrer la voile aux Jeux paralympiques.

De nombreux autres acteurs, dont Andraz Michelin (Bénéteau) et Corinne Migraine, la nouvelle vice-présidente de World Sailing, ont souligné que si les ventes de bateaux neufs sont actuellement en baisse, le nombre de voiliers de course actifs continue d’augmenter. Cette tendance, combinée à un paysage commercial en rapide évolution, a fait du Forum un lieu incontournable pour les entreprises à la recherche d’informations, de données sur le marché et de nouveaux partenariats stratégiques.

Jeudi, Bruno Dubois, PDG de France SailGP Team, est monté sur scène aux côtés de la navigatrice néo-zélandaise et championne Liv Mackay, stratège pour Black Foils – New Zealand SailGP Team. Il a souligné l’importance de rendre ce sport plus accueillant pour les femmes et les groupes sous-représentés. Sa présentation faisait écho à l’un des thèmes centraux du Forum : la diversité, l’accessibilité et la durabilité doivent devenir les piliers de l’avenir de ce sport, un impératif qui offre également des opportunités majeures aux marques, sponsors et institutions cherchant à s’aligner sur des initiatives significatives et tournées vers l’avenir.

Mackay a partagé son propre parcours et les défis auxquels elle a été confrontée en tant que femme dans ce sport avant de rejoindre son équipe actuelle et d’être simplement reconnue pour ce qu’elle est : une navigatrice professionnelle expérimentée et hautement compétente.

Pendant deux jours complets, des spécialistes du monde entier ont exploré certaines des questions les plus pressantes du secteur :

  • Comment l’intelligence artificielle peut-elle améliorer les performances, l’entraînement et la gestion des courses ?
  • Comment ce sport peut-il élargir son audience et sa visibilité à l’échelle mondiale ?
  • Quel rôle les innovations technologiques et environnementales joueront-elles dans le paysage des courses de voile de demain ?

L’espace d’exposition et les sessions de réseautage du Yacht Racing Forum ont créé un terrain fertile pour les échanges commerciaux, permettant aux fournisseurs, aux organisateurs d’événements et aux équipes de rencontrer des clients potentiels et d’initier des relations commerciales.

La durabilité, l’égalité des sexes et l’innovation ont été au centre de nombreuses discussions, soulignant le rôle de premier plan du Forum dans la promotion non seulement du progrès sportif, mais aussi d’une croissance commercialement viable dans l’ensemble du secteur.

Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement, a bien résumé l’esprit de cette rencontre : « La force de notre sport réside dans sa capacité à évoluer. Lorsque la communauté se réunit dans un esprit d’ouverture et d’ambition, comme nous l’avons vu ici à Amsterdam, la course à la voile progresse de manière décisive. Et lorsque les leaders du secteur se rencontrent dans un environnement propice, de nouvelles idées et de nouvelles opportunités commerciales voient inévitablement le jour. »

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Cata. Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren vainqueurs de la Saint Barth Cata Cup 2025

Prix Super U & U Express Oasis

Après 4 jours de navigation sous le soleil de St Barth, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) se sont imposés devant les 47 autres équipages de F18. Tout s’est joué le dernier jour. Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) terminent 2e. Brett Burvill et Max Puttman complètent le podium.

La première manche du jour entraîne les 48 équipages de Saint-Jean jusqu’à la somptueuse plage des Salines, où l’arrivée est jugée. Un parcours tout en finesse, majoritairement au près, dans un vent instable qui exige lucidité, précision et sang-froid. Ici, la hiérarchie peut basculer en un souffle : lecture du plan d’eau, flair des risées, réglages millimétrés… un vrai casse-tête tactique.
Implacables depuis la veille, Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) confirment leur retour en forme en décrochant une nouvelle victoire. Derrière eux, les leaders du général, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) assurent une solide deuxième place. Jean-Christophe Mourniac et Benjamin Amiot (Gypsea) complètent le podium : “ On fait troisième sur cette manche, c’est top ! On se fait doubler au portant par Tim puis à Colombier par Henri : ils sont vraiment intouchables ces derniers jours”, souligne Benjamin Amiot. “On a bien bataillé, c’est génial. Tous les ans, le niveau est incroyable ici, on prend énormément de plaisir sur la St Barth Cata Cup”

Un podium inédit pour la deuxième manche du jour
Aussitôt arrivés, aussitôt repartis, le comité de course enchaîne avec la deuxième manche du jour. Un retour typé portant cette fois-ci, depuis les Salines pour rejoindre Gustavia et la plage de Public.
Sur cette ultime bataille, l’inévitable duo Demesmaeker / Rosengren (97 TP Services) s’offre une sixième victoire sur huit courses — un rythme de métronome.
Juste derrière, superbe performance des Argentins Cruz Gonzales Smith et Mariano Heuser (Bacchus Équipements), auteurs d’une option lointaine au large particulièrement inspirée. “La course était super courte et super rapide ! On était 6e à l’île Coco, et on a choisi de partir loin au large où il y avait plus de pression : c’était la bonne stratégie “, se réjouit Mariano Heuser.
La troisième place revient sur cette course aux américains Gavin Parker et Dan Brown (Sibarth Real Estate)
Henri Demesmaeker & Rasmus Rosengren sacrés sur le Prix Super U & U Express Oasis
Avec ses places de 2 et 1 lors des deux régates dominicales, Henri Demesmaeker et Rasmus Rosengren (97 TP Services) décrochent brillamment le Prix Super U & U Express Oasis, ajoutant une nouvelle ligne à leur palmarès de la semaine déjà impressionnant. Ils devancent Brett Burvill/Max Puttman (le Barthélemy Hôtel) et Cruz Gonzales Smith et Mariano Heuser (Bacchus Equipements).

HENRI DEMESMAEKER ET RASMUS ROSENGREN (97 TP SERVICES), SACRES VAINQUEURS DE LA SAINT BARTH CATA CUP 2025 !

« À mon avis, la course se jouera sur la régularité », confiait Henri en début de semaine.
Le jeune skipper belge de 24 ans ne s’était pas trompé : il a appliqué sa stratégie avec une précision chirurgicale. Avec six podiums en huit courses, une constance impressionnante et une cinquième place — la seule contre-performance, déductible — le duo Demesmaeker / Rosengren a dominé cette 17ᵉ édition avec une maîtrise remarquable. À ses côtés, Rasmus Rosengren, Champion du monde F18 2023 et skipper du bateau suédois sur la Youth America’s Cup, a brillé par son talent multiforme.
“On est super contents. Rasmus a fait un excellent job aujourd’hui encore. On n’est pas restés loin de Tim, on les a toujours gardés dans notre viseur. On a fait ce qu’on sait faire de mieux : faire avancer le bateau vite ! “, souligne Henri.
La paire belge-suédoise, qui courait ensemble pour la première fois, a immédiatement trouvé ses repères. “On manquait un peu de vitesse au près au tout début de la semaine, mais on a su monter en puissance, affiner les réglages et rester réguliers. Rasmus est super polyvalent, très attentif aux détails. C’est un navigateur complet, pas seulement fort en cata mais aussi dans la compréhension du plan d’eau et de la gestion de course “, poursuit-il.
Pour Rasmus, cette victoire a une saveur toute particulière : “C’est ma cinquième participation ici à St Barth, mais ma première victoire.. Je suis très heureux… et un peu soulagé aussi ! Il a fallu se battre pour gagner et on a vraiment pris du plaisir à affronter les meilleurs.”

Mourniac / Durand (Segeco) : un retour en grâce, mais insuffisant
Handicapés par la casse de leur drisse de spi sur la toute première manche de la Saint Barth Cata Cup, Tim Mourniac et Pierre-Yves Durand (Segeco) ont mis du temps à retrouver le mojo qui les caractérise. La dernière fois qu’il sont venus ici, ils avaient survolé la compétition en signant un grand chelem. Leur 15 années de compétition commune ont fini par parler : hier, les deux compères ont retrouvé tous leurs automatismes et ce petit truc en plus qui fait toute la différence. Leur trois victoires en fin de semaine leur permettent de se refaire la cerise. Pas suffisant cependant pour revenir sur les leaders : “On finit très logiquement à la deuxième place après une semaine chaotique, reconnaît Tim Mourniac. On a été beaucoup trop irréguliers face à Henri et Rasmus qui ont été très consistants. On n’a pas réellement navigué au meilleur de notre niveau mais on s’est fait plaisir sur quelques manches.”

Duel Australien pour la troisième place : un final au couteau
Le suspens a duré jusqu’au bout pour la troisième marche du podium, avec, à la bagarre, deux équipages Australiens à égalité de points avant la dernière manche. Ce sont finalement Brett Burvill et Max Puttman qui s’emparent du bronze.
“Le finish était incroyable, s’enthousiasme Brett Burvil. C’est génial de monter sur le podium après une telle bagarre. Hier sur le même parcours, on avait fait pas mal d’erreurs. Cela nous a servi de leçon. On a appris de ce qu’on a vu hier. Chaque jour est un jour d’apprentissage. On est ravis de ce résultat ! L’organisation est incroyable : faire venir tous ces bateaux, ces concurrents, gérer nos hébergements dans cet endroit magique, c’est dingue ! Je leur tire mon chapeau. On va parler de cet événement partout en Australie”.

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Globe40. Départ de la 3e étape La Réunion-Sydney

Photo Jean-Marie Liot

La flotte de la Globe40 a repris la mer ce samedi depuis la baie de Saint Paul sur l’île de la Réunion en direction de Sydney, soit 5 120 milles à parcourir dans l’océan Indien, qui s’annonce comme l’une des étapes les plus exigeantes de ce parcours autour du monde qui devrait durer 3 semaines. La bataille s’annonce intense, autant pour les Class40 à étrave ronde que pour les scows. L’équipage de Crédit Mutuel, troisième au classement général, voudra prendre sa revanche, et le record de distance parcourue en 24 h par un Class40 pourrait à nouveau être battu.

Après une pause méritée de 20 jours pour les premiers et de 10 jours pour les suivants, les huit équipages de la Globe40 avaient hâte de reprendre la mer ce samedi et de poursuivre leur grande aventure autour du monde. L’escale à La Réunion leur aura permis de souffler et de passer de bons moments avec leurs proches tout en découvrant l’île au meilleur moment de la saison. Une île qui ne manque pas d’attraits, entre montagne, volcan, cirques et littoral avec son lagon.

Pour l’équipage Free Dom de Thibaut Lefevère, local de l’étape, charpentier et chef d’entreprise à La Réunion, cette escale avait une saveur toute particulière. Son équipe Free Dom a reçu un formidable accueil et suscité un bel engouement. Elle a été un excellent support pour promouvoir la voile et la course au large à La Réunion, où, à travers le village installé au Port, de nombreux enfants et visiteurs sont venus découvrir les bateaux et encourager les marins.

Lors de cette étape, nous avons eu l’occasion de rencontrer l’ensemble des équipages et l’organisation de Sirius Events, qui capitalise sur les enseignements de sa première édition réussie. À l’arrivée à La Réunion, les bateaux présentaient peu de problèmes techniques : un filet de pêche avait cisaillé de quelques centimètres le voile d’équipe du bateau belge, une fuite était à colmater sur un ballast, et une perche d’aérien devait être refixée sur le bateau canadien. Le bateau brésilien a eu un léger travail de composite à effectuer sur la coque après un choc sans gravité avec un OFNI. Dans l’ensemble, les bateaux sont beaucoup mieux préparés. Tous disposent désormais de voiles bien plus adaptées, chacune pesant presque le double d’une voile utilisée sur une transat classique, avec davantage de matière. Chaque bateau embarque 12 voiles et dispose de 4 jokers. Il est interdit de changer de grand-voile sans pénalité. À noter que Crédit Mutuel est le seul à disposer d’un mât à ralingue, tandis que les autres scows ont opté pour un chariot de GV. Pour François Angoulvant, mesureur de la Class40 et directeur technique de la course, les bateaux sont clairement mieux préparés.

Côté sportif, il y a deux classements, dont celui des bateaux à étrave ronde. Le match s’annonce serré entre trois bateaux. L’équipe belge de Jonas Gerkens (Belgium Ocean Racing – Curium) est en tête après avoir remporté magnifiquement la 2e étape de quelques minutes. À son bord, Renaud Dehareng et Benoit Hantzperg ont signé un exploit remarquable. Le premier, amateur et chef d’entreprise, s’est montré à la hauteur du défi, et le second a confirmé tout son talent et sa détermination, malgré des problèmes d’énergie à bord. L’équipe a même battu le record de distance parcourue en 24 h en Class40. Avec son LiftV2 et le retour de Jonas Gerkens, l’équipe part favorite de cette 3e étape.

Deuxième au classement général, le jeune équipage allemand Next Generation Boating Around the World, composé de Melvin Fink et Lennart Burkke, avait impressionné par son retour lors de la 2e étape. Melvin Fink s’est fait connaître sur la Mini Transat 2021 en terminant seul en série lorsque tout le monde avait dû s’arrêter sur la première étape ; il terminera 3e en série. Avec son équipier, ils ont monté un chantier à Hambourg et se sont engagés dans la course un peu sur un coup de tête, mais avec toute la rigueur germanique dans leur préparation. Ils seront les arbitres du duel entre les Belges et l’équipage de Crédit Mutuel, 3e au général. L’équipe, que l’on pensait dominatrice sur ce tour du monde, va devoir défendre son rang sur cette 3e étape. Le nouveau plan Raison a de nombreux atouts, mais Ian Lipinski et Amélie Grassi vont devoir s’arracher pour contenir le LiftV2, très rapide aux allures portantes et au reaching dans la mer formée.

Ian Lipinski nous confiait progresser encore dans les réglages de ce bateau plus complexe que son précédent, n’ayant jamais fait de transat avec pour l’éprouver : « 8 300 milles parcourus en réel sur une étape, ce n’est pas rien pour un Class40. C’est la première unité d’un nouveau plan qui n’a pas fait de transatlantique — occasion rêvée pour tester la fiabilité d’un bateau. On s’est beaucoup entraîné, on a pas mal régaté… et le bateau est intègre. Mais, forcément, il y a de l’usure. » L’heure est à la reconquête. « On est bien énervés, Ian et moi, assène Amélie Grassi. Nous voyons bien les enjeux de cette étape : nous sommes chauds et motivés ! »

Quant aux quatre points de retard sur Belgium Ocean Racing – Curium et au demi-point concédé aux Allemands de Next Generation Boating Around the World, ils ne changent pas la philosophie du skipper : « Je préfère envisager l’étape comme une nouvelle course, avec la volonté de la gagner, comme à chaque fois. Je n’ai pas envie d’adopter la posture du joueur qui a perdu au casino et qui mise plus fort pour rattraper ses pertes. J’ai le sentiment que, sauf problèmes techniques, la hiérarchie fait qu’il y a devant l’équipage belge et nous, et les Allemands juste derrière. Ils pourraient jouer devant, mais j’ai l’impression que ce n’est pas si simple pour eux de tenir les vitesses moyennes que nous affichons. Le Class40 Belgium Ocean Racing – Curium est un très beau bateau, très bien mené. Nous avons le potentiel pour être devant. Il n’y a pas quarante bateaux à surveiller sur cette course, mais il suffit d’un bon adversaire pour nous pousser à élever le niveau. »

La flotte progressera par le contournement de l’Australie via les mers du Sud. « L’objectif premier sera sans doute de faire du sud pour aller chercher les vents du sud, résume Ian Lipinski. Nous sommes bien au nord des systèmes de dépressions du grand sud. On aura probablement d’abord des conditions anticycloniques qu’il faudra traverser pour récupérer ces dépressions qui circulent autour de l’Antarctique. » En théorie, Crédit Mutuel et ses rivaux ont 5 120 milles nautiques à parcourir, soit 9 482 kilomètres : environ trois semaines de mer. « Cela représente plus de temps en mer que les transats que l’on dispute chaque année, souligne Amélie Grassi. Il va falloir trouver un rythme et affronter le froid, puisque la limite de la zone des glaces descend très bas, jusqu’au 48°S. C’est excitant, car cela va nous mener à des endroits où je ne suis jamais allée : traverser l’océan Indien, passer le cap Leeuwin, glisser sous l’Australie… C’est stimulant ! »

Pour cette deuxième édition, l’organisation a imposé le chauffage à bord pour des raisons de sécurité. Miranda Meron, directrice de course, table sur trois semaines de course. Elle sera en veille permanente avant d’être rejointe par Pierre Hays pour la seconder. Après avoir fait le Vendée Globe, l’Anglaise, qui imaginait participer à la course, s’est finalement retrouvée directrice de l’épreuve, un rôle qui lui va bien. Elle sait parfaitement se mettre à la place des marins lorsque c’est nécessaire, et échanger avec eux en anglais.

Côté Class40 à étrave pointue, les Brésiliens de Barco Brasil, avec José Caldas et Luiz Bolina, seront difficiles à aller chercher. Le chirurgien José Caldas aura été impressionnant sur les deux premières étapes, devant l’étonnante Autrichienne Liza Berger qui embarque sur Wilson Around the World avec son compagnon Jade Edwards-Leaney. Ce dernier, qui possède son chantier en Écosse, a quasiment remis à neuf leur Class40 n°93. Ils devancent au classement général le bateau Freedom, qui embarque sur cette étape les Réunionnais Noé Delpech et Maxime Bourcier. Les Anglais Richard Palmer et Rupert Holmes, sur Jacanda, s’offrent le tour du monde d’une vie après avoir longtemps couru en IRC dans le Solent. Enfin, la Canadienne Melodie Schaffer, présente sur la 1re édition, est revenue avec encore plus de détermination. Elle repart sur cette 3e étape avec Colin Campbell à bord de Whiskey Jack.

La flotte devra dans les prochains jours faire route toujours vers le sud en évitant les pièges de l’anticyclone des Mascareignes si nombreux à l’aller , et ce afin de rallier les grands flux de vent d’ouest dans les latitudes les plus basses vers les quarantièmes. Le parcours impose une limite sud à 46° dans sa première partie puis 48° sous l’Australie. A ce jour les prévisions donnent au moins une dizaine de jours de course sous l’influence de dépressions très actives, annonçant une étape à la fois très rapide et à nouveau assez dure pour les machines et pour les marins. Aprés 3000 milles entre la Reunion et les abords du continent australien il faudra remonter dans la grande baie du même nom pour passer le détroit de Baas à la réputation difficile ( même si la possibilité théorique de passer au sud de la Tasmanie reste ouverte) pour remonter ensuite vers Sydney ; avec une arrivée qui promet là-aussi d’être mythique à l’intérieur même de la baie sur une ligne située entre Shark Island ( oups.. ) et la côte au sud, à vue du célèbre opéra de Sydney et l’Harbour Bridge, points de repère emblématique de la célèbre cité australienne; les deux prestigieux clubs le Royal Sydney Yacht Squadron ( RSYS) et le Cruising Yacht of Australia ( CYCA ) accueilleront successivement la GLOBE40, qui pourra être aux premières loges pour le départ de Sydney-Hobart le 26 décembre prochain, une des courses les plus célèbres au monde. A ce jour il faudra environ 18 à 19 jours pour atteindre Sydney après les premières arrivées imaginées vers le 11/12 décembre.

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Global Yacht Technology dévoile ANAHITA : premier trimaran de croisière de 100 pieds

Global Yacht Technology a dévoilé ANAHITA, son trimaran de croisière de 100 pieds, le tout premier de cette catégorie. L’événement s’est tenu au Metstrade en présence de Loïck Peyron, navigateur et conseiller stratégique de CDK Technologies, Yann Prummel, designer extérieur chez VPLP Design, ainsi que Lucien Boyer, CEO de CDK Group.

Premier trimaran de croisière de 100 pieds au monde, ANAHITA ouvre une nouvelle ère dans l’univers du yachting d’exception. Conçue au cœur de la Sailing Valley en Bretagne, elle cristallise l’excellence du savoir-faire français. Élaborée avec un mix de carbone pré-imprégné et infusé selon des procédés hérités de la course au large, elle incarne l’alliance subtile entre haute précision, fluidité et élégance.
Avec un déplacement exceptionnel de seulement 35 tonnes lège, près de 60 % plus léger qu’un yacht traditionnel de même longueur, elle repousse les limites de la performance tout en offrant une stabilité remarquable dans toutes les conditions. Une création audacieuse qui réinvente la croisière au long cours.

ANAHITA n’est pas seulement un yacht, mais une vision. Elle ouvre un horizon de navigation élargi, où vitesse, autonomie et sérénité cohabitent harmonieusement. Capable de naviguer à 25 nœuds en croisière et de traverser l’Atlantique en six jours, elle offre une liberté de mouvement inédite pour un yacht de 31 mètres. Son tirant d’eau réduit lui permet d’accéder à des mouillages rares et préservés, élargissant les possibilités de navigation vers des territoires habituellement inaccessibles à des yachts de cette dimension.

Les lignes d’ANAHITA, signées VPLP Design, redéfinissent l’esthétique des grands yachts de croisière. Sculptées, architecturales et aériennes, elles associent légèreté, équilibre et sophistication. À l’intérieur, les espaces offrent 123 m² de surfaces entièrement personnalisables. La suite propriétaire de 12 m², trait d’union privilégié avec la mer, propose des vues panoramiques et un accès direct au pont. Le cockpit de 25 m², les vastes zones extérieures baignées de lumière et les 160 m² de trampolines avant composent une expérience rare où chaque mouvement se fait avec fluidité.



« Le point de départ d’ANAHITA, c’était une feuille blanche et l’envie de créer un trimaran de 100 pieds capable de réunir l’exigence de la course et le confort de la croisière. Pour trouver son essence, nous nous sommes inspirés du water strider, un insecte dont le mouvement combine vitesse, stabilité et précision. Transposer cette idée à un yacht a été un véritable travail d’interprétation : comprendre, simplifier, intégrer, résoudre. Il s’agissait de transformer un rêve en un objet existant et fonctionnel. ANAHITA est pensée comme un bateau porté par le vent, taillé pour couper les vagues avec une tension et une fluidité proches d’un fuselage inspiré de la Formule 1 ou de l’aviation. L’un de nos grands défis a été de maîtriser la masse du flotteur central et d’en trouver les proportions idéales pour harmoniser les volumes intérieurs et extérieurs, sans jamais donner l’impression d’un bateau lourd. Au final, ANAHITA trouve le juste équilibre entre la pureté d’un yacht de course et le confort d’un yacht de croisière, avec une identité qui lui est totalement propre » précise Yann Prummel, Designer extérieur chez VPLP Design.

ANAHITA est l’expression d’un savoir-faire technique d’exception. Construite à partir de technologies d’avant-garde, elle s’inscrit dans la lignée directe des grandes unités de course au large. « Le trimaran s’est imposé comme une évidence : plus stable, plus puissant et plus sûr qu’un catamaran, mais aussi plus marin, plus rapide et plus équilibré. Cette architecture nous permet d’atteindre un niveau de performance et de confort jusqu’ici inaccessible dans la grande plaisance » décrit Ronan Guérin, co-fondateur de Global Yacht Technology.

La réalisation d’ANAHITA réunit les plus grandes signatures de la filière française. VPLP Design a assuré l’architecture navale, le design extérieur et les calculs structurels. CDK Technologies a pris en charge la construction de la plateforme composite, tandis que GSea Design a réalisé les calculs du mât. Mer Forte a développé les systèmes d’appendices, MerConcept a signé la construction du roof, Christophe Chedal Anglay a imaginé un intérieur d’une grande sensibilité et Lorima a conçu le mât carbone. Chaque détail du trimaran est le résultat de cette synergie unique entre ingénieurs, architectes et artisans d’exception.
« Être au Metstrade est essentiel : c’est ici que se retrouvent la plupart des prescripteurs et professionnels du secteur. Présenter ANAHITA dans ce cadre permet de positionner GYT à la hauteur du superyachting international. Ce projet est le fruit d’une équipe aux compétences complémentaires, réunies ici de manière très naturelle. Et ce lancement n’est qu’un début » déclare Lucien Boyer, CEO de CDK Group.

À l’origine de Global Yacht Technology, trois personnalités complémentaires : Ronan Guérin, athlète de haut niveau et expert en construction navale ; Ulysse Harin, spécialiste reconnu de projets complexes au sein de chantiers internationaux de premier plan ; et Gwenaël Bardou, ingénieur issu de l’aéronautique, expert des composites et de la qualité industrielle. Ensemble, ils partagent une ambition commune : réinventer le yachting par la liberté, l’innovation et la performance.

À bord d’ANAHITA, tout est conçu pour magnifier l’expérience du voyage. Les circulations sont naturelles, les volumes généreux, les mouvements fluides et le silence omniprésent grâce à une conception énergétique autonome.
Elle offre la sensation rare d’une maison au bord de la terre, un espace où la performance exalte le confort et où chaque mile parcouru devient un moment de pure liberté. Naviguer à son bord, c’est ressentir une nouvelle forme d’audace : aller plus vite, s’aventurer plus près et vivre la mer plus intensément, en totale sécurité.

Première mise à l’eau prévue en 2027
Le premier exemplaire d’ANAHITA, déjà vendu, est en construction en Bretagne. Sa mise à l’eau est prévue pour 2027.

Global Yacht Technology est une société d’ingénierie nautique bretonne dédiée à la création de yachts d’exception. À la croisée de la performance et du design, elle imagine une nouvelle ère dans la grande plaisance : plus audacieuse, plus libre, plus visionnaire.
Sa mission est d’offrir aux propriétaires et à leurs invités des expériences exclusives et inoubliables, où chaque navigation devient une aventure singulière. De la conception à la construction, de l’ingénierie structurelle à l’innovation composite, GYT réunit les savoir-faire qui font la force de la Sailing Valley. Avec ANAHITA, le premier trimaran de croisière de 100 pieds, elle entend poser un jalon historique et ouvrir la voie à une nouvelle génération de yachts d’exception, alliant ingénierie d’excellence, raffinement et liberté.

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