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Encore 500 milles compliqués…

Bostik Findley - Charles Caudrelier
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Caudrelier en embuscade« Si Eric ne fait pas d’erreur, il mérite de gagner, mais s’il fait une erreur j’essaierais d’en profiter, je serais là, je suis en forme ! » Charles Caudrelier (Bostik), en embuscade 10 milles derrière, entre l’île de Great Inagua et l’île de la Tortue l’attend au tournant. Et si Droug toujours privé de téléphone satellite n’est pas directement prévenu de la menace, il y a fort à parier qu’il fait plus que s’en douter. Ces deux là se connaissent, s’apprécient et se craignent sur les plans d’eau les plus variés depuis des années. Et ils sont partis pour se livrer une véritable guerre des nerfs dans des airs incertains où la fraîcheur physique et mentale fera sûrement la différence. La capacité à résister à la chaleur des journées aussi. « De temps en temps, je me jette un grand seau d’eau sur la tête, ça fait du bien » explique Charles.

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Coup de frein général

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Terre ? Pas encore. A l’entrée dans l’arc Antillais, Mouchoir Passage n’a jamais aussi bien porté son nom. A 580 milles de l’arrivée à Cienfuegos de Cuba, il n’y a guère plus de 70 milles d’écart entre le premier et le neuvième… La bagarre au couteau aura bien lieu. La lutte finale est déjà terrible, dans de tous petits airs. Tôt ce matin – eux étaient donc en pleine nuit – Gildas Morvan (Cercle Vert) faisait état d’un vent de l’ordre de 10 nœuds de sud-est alors que le flux général était plutôt orienté nord-est. « Le vent faible tourne un peu dans tous les sens », explique Lionel Péan. Et c’est compliqué à gérer. Armel Tripon (Gedimat, 7e) pestait par exemple : « je suis scotché dans une bulle sans vent, les autres sont en train de me prendre du terrain…»Les moyennes ont considérablement chuté, aux environs de 5,5 à 6,5 nœuds. Révélateur : il y a de fortes chances pour qu’à l’arrière, Antonio Pedro da Cruz (Little Black Shark, 12e) remporte le Top Chrono AG2R prévoyance du plus rapide sur 24 heures pour la deuxième fois consécutive : à 5 heures ce matin, il est le seul à conserver cet indicateur au-dessus de 190 milles, alors que, par exemple, Eric Drouglazet en est à 132… A cet instant T, le dernier a parcouru 30% de distance en plus que le premier sur une journée.

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Orages et grands espoirs

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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” Quand j’étais petite, dans ma chambre il y avait une toile de Magritte qui ressemblait à ce que j’ai vécu cette nuit. Un ciel noir, tourmenté, effrayant. Des éclairs dans tous les sens, des trombes d’eau comme je n’en avais jamais vues. Dans ces conditions-là, tu te sens petit, petit, petit.”” Ce midi, Jeanne Grégoire n’est plus petite. Le skipper de Banque Populaire (5e) est un grand marin qui trouve des images sublimes pour raconter l’océan et “” ce paysage que je n’oublierai jamais “”. Pardon pour les clichés lagons et cocotiers, le stock de cartes postales bleu caraïbe est épuisé, on sera peut-être livré mardi ou mercredi à Cienfuegos..”” Ce midi, Jeanne Grégoire n’est plus petite. Le skipper de Banque Populaire (5) est un grand marin qui trouve des images sublimes pour raconter l’océan et Pardon pour les clichés lagons et cocotiers, le stock de cartes postales bleu caraïbe est épuisé, on sera peut-être livré mardi ou mercredi à Cienfuegos.L’Oceano Nox de nos douze marins partis joyeux pour une course lointaine fut de celles dont on fait les livres. “” C’était comme les pires orages des pires montagnes “”, illustre Yannick Bestaven, “”même dans les films américains c’est moins bien : l’obscurité déchirée d’éclairs en permanence, une pluie si diluvienne que je ne pouvais même pas ouvrir les yeux “”. Armel Tripon (Gedimat), a vu lui aussi “” ce ciel si bas et si noir au matin, alors qu’il aurait dû faire jour “”. Dans un faux mouvement, Gildas Morvan (Cercle Vert) s’est fait de nouveau mal au genou. Cela ne l’empêche pas de s’étonner de l’électricité dans l’air “” qui déclenche les alarmes dans le bateau “”. Certains ont vu leurs anémomètres s’affoler – jusqu’à 38 nœuds reçus par le Coutot Roehrig de David Raison – avant de retomber subitement sur des indicateurs plus raisonnables… puis de s’emballer à nouveau sous un noir nuage.”

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Record du monde féminin en Kite Surf

Charlotte Consorti - Mondial du Vent
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La nouvelle de ce début de matinée est incontestable l’annonce du nouveau record de vitesse féminin en kitesurf réalisé par Charlotte Consorti la veille. Les bandes vidéos de la vitesse ont, en effet, été analysées mercredi soir et c’est donc officiellement ce matin que l’info a été divulguée, Charlotte Consorti améliore son propre record, et le record du monde par la même occasion, avec 33,47 nœuds soit près de 62 km/h !!!

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Eric Drouglazet en tête à Turk ?

Eric Drouglazet - Crédit Maritime/Zerotwo
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“On avance péniblement, le vent s’est cassé la gueule dans la nuit””. Habituellement rieur et taquin aux vacations de sécurité, Yannick Bestaven (Aquarelle.com) est beaucoup moins bavard ce matin. “”On a 10-12 nœuds d’est, on a l’impression d’être arrêté””, soupire le Rochelais, relégué à la 9ème position. Les douze Figaro Bénéteau ont affiché des vitesses tellement élevées depuis le départ de Saint-Nazaire, que les skippers ont du mal à retrouver des allures plus mesurées. Si le leader Eric Drouglazet (Crédit Maritime – Zerotwo) parvient à conserver une quinzaine de milles d’avance sur Charles Caudrelier (Bostik), les écarts  avec le reste de la flotte ont sérieusement fondu depuis hier. Gildas Morvan (Cercle Vert) a réduit son retard de moitié (70 milles hier après-midi, contre 41 ce matin). Même aubaine pour l’Atao Audio System de Dominic Vittet : 140 milles à rattraper hier, moins d’une centaine ce matin. Revenu comme une flèche par le sud, il se recale dans le paquet, et risque de croquer tout cru le sixième, Armel Tripon (Gedimat).”

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Daedalus à bout de souffle

Tony Bullimore sur Daedalus
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Lorsque “Daedalus”” est arrivé au Qatar en début d´année pour prendre le départ de cette course autour du monde, plus d´une personne avait esquissé un léger sourire devant l´audace d´un skipper qui se préparait à défier une flotte de multicoques parmi les plus rapides au monde avec un catamaran d´ancienne génération. C´est vrai, “”Daedalus”” était une vieille monture avec plus d´un tour du monde sous ses dérives. Quant au skipper, il faisait lui aussi figure de vieux loup de mer avec un grand nombre de milles au compteur.

Tous deux formaient un duo assez incongru aux côtés de “”Doha 2006″” ou de “”Geronimo””. Malgré une récente remise à neuf, “”Daedalus”” portait toujours les cicatrices des nombreuses courses au large auxquelles il avait participé.
Lors de la conférence de presse d´avant départ, Tony Bullimore avait souri lorsqu´on lui avait demandé comment il dépenserait la récompense promise en cas de victoire. Son sourire avait quelque chose d´ironique. Mais Bullimore savait que pour gagner une course, il faut d´abord la terminer. Chaque épreuve autour du monde apporte son lot de difficultés et même en naviguant prudemment, en s´accrochant et en évitant les embûches, le skipper anglais savait qu´il avait une chance d´obtenir un bon résultat.

Au final, il a fait mieux, réalisant une superbe course : lui et ses équipiers ont même établi un nouveau temps de référence du cap de Bonne Espérance à l´île Maurice. Sa seconde place sur cette première édition de l´Oryx Quest est largement méritée.

– Classement général : “”Doha 2006″” (Brian Thomspon) en 62 jours 21 h 1´ 22´´ (les 25.602 milles à 16,96 nœuds de moyenne); 2. “”Daedalus”” (Tony Bullimore) en 75 jours, 0 h 20´ 48´´.
Abandons : “”Geronimo”” (Olivier de Kersauson) et “”Cheyenne”” (David Scully).”

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Vittet Express

Dominic Vittet
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En douze heures, Dominic a repris 40 milles aux leaders ! Il en profite pour passer devant Marc Emig (Total) et vient chatouiller la 8e place de Yannick Bestaven (Aquarelle.com). Sa trajectoire très sud paye, mais sans doute un peu trop tard : à 833 milles de l’arrivée (pour le leader) Atao Audio System accuse tout de même encore un retard de 174 milles. Et le classement est désormais de plus en plus proche de la réalité du terrain, puisque la flotte se resserre sur la route directe pour l’entonnoir des Bahamas.Et tous vont encore vite, sous spi, poussés par un vent de nord est de 15-20 nœuds. En tête, Eric Drouglazet (Crédit Maritime-Zerotwo) et Charles Caudrelier (Bostik) se livrent un duel acharné à 20 milles l’un de l’autre. Ce matin, Charles évoquait « une vraie nuit de figaristes à chasser les nuages » et regrettait d’être « un peu empétolé ». Ce qui faisait écrouler de rire Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « Charles se plaint toujours de ne pas avoir de vent, mais on n’arrive jamais à lui reprendre un mille ! ». En embuscade, Samantha Davies sur son Skandia précède un Gildas Morvan (Cercle Vert) qui était 4e ce matin, à 97 milles d’Eric Drouglazet. Très jolie bagarre aussi pour la 5e place entre le Coutot Roehrig de David Raison, le Gedimat d’Armel Tripon et Banque Populaire… en attendant que Dominic Vittet s’y joigne ?Source Trophée BPE

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Seacart 30, un monotype signé Lombard

Seacart 30
Seacart 30

Dix unités sont en cours de finition et les règles de monotypie sont déjà établies.Long de 30 Pieds et construit en Nomex Carbone intégralement en autoclave, (jusqu’au rail d’écoute de grand voile !) ce trimaran accuse un poids en régate de 760 Kg et une surface de toile de 70 M2.Les premières sorties ont permis de confirmer les performances avantageuses du monotype : avec 15 N réels, la vitesse au près était de 11.5 Nœuds au meilleur VMG et de 20 nœuds au portant sous Génaker.Relativement étroit, doté d’appendices simples (une dérive centrale, 1 safran sur chaque flotteur) et d’un mat aile carbone, le bateau est particulièrement vivant et agréable à la barre. La raideur de plate-forme est réellement impressionnante pour ce type d’engin .Grâce à une puissance modérée, une construction extraordinairement intelligente (Marstrom a construit industriellement plus de 800 Tornados en 20 ans) , les coûts sont néanmoins maîtrisés et les régates au large ou en baies promettent d’être passionnantes, sans déraper dans une course à l’armement contrairement aux F28, F40 et plus récemment encore les Ormas 60’ .Particulièrement adapté aux pays nordique par son concept « Week-end Lover, offshore racer », le bateau offre en sus une habitabilité remarquable et une plate-forme réellement dégagée pour naviguer au large. Entièrement démontable en moins de 2 heures, il est également transportable sur remorque ou en conteneur 40’. A noter également un moteur hors bord (6 à 9 cv) escamotable par coulissement sur rails Harken dans la jupe arriere (sur chaise en carbone !!) qui rends le bateau autonome en toute circonstances.Développé et promus par Calle Hennix (un ancien de la Whitbread) le bateau compte déjà plusieurs acheteurs (Suède , Etats unis et grande Bretagne) et devrait être sujet a un avenir prometteur comme bateau d’entraînement pour de grandes écuries de course (pour l’instant principalement anglo-saxonnes) . Il devrait également rencontrer un vif succès auprès de particuliers avertis. Un circuit de course complet est en cours de mise en place.Affaire à suivre….Marc LombardCaractéristiques génerales :Longueur hors tout avec Bout dehors et safrans : 11.15MLongueur coque/Flotteurs :9.10 MLargeur : 6.65 MTirant d’eau : 0.37 M/ 2MDéplacement régate avec HB 6cv : 760 KgSurface de voilure au pres : 80 M2Surface de voilure au portant : 140 M2Contacts : Calle Hennixwww.oceanlakemarine.com

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Premier Record SNSM pour le trimaran Sodebo

Trimaran Sodebo - Thomas Coville
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Thomas Coville et son équipage – Jacques Vincent, Jean-Christophe Mourniac, Fabrice Levet, Martial Salvan et Jean-Marie Biette – sont depuis cet après-midi les tous premiers détenteurs du record SNSM Saint Nazaire-Saint Malo au bénéfice des Sauveteurs en mer. A 17h54’04, remontant au près dans un trop faible vent de nord-est, après une nuit musclée à tirer des bords de près dans une mer courte avec 25 à 30 nœuds de nord-ouest et rafales à 35, Sodebo a coupé la ligne d’arrivée au large de la cité Corsaire et établi ce premier temps de référence : 25 heures 37 minutes, 17 secondes pour avaler les 284 milles du parcours. « C’est bien, mais ce n’est pas nous qu’il faut mettre en avant, mais la SNSM » commente Thomas Coville, avant d’ajouter : «le match de nuit avec Géant était vraiment sympa, même si nous aurions aimé avoir de la concurrence un peu plus longtemps ». Sodebo a en effet été le seul des trois trimarans engagés à pouvoir boucler la totalité du parcours.

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A moins de 1000 milles de Cuba !

Charles Caudrelier - BOSTIK
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« J’ai mis le pilote, et j’ai passé douze heures couché dans la bannette ». Si Yannig Livory (Entreprendre au Pays de Lorient) a ressenti le besoin de se reposer, ce n’est pas en prévision de la guerre des nerfs qu’il faudra livrer en longeant les côtes cubaines. « J’ai entamé un nouveau bidon d’eau de 20 litres hier. Aussitôt, j’ai eu mal au ventre. Je l’avais pourtant bien lavé avant de partir, et je l’avais rempli avec de l’eau en bouteilles. Ca doit être le bouchon qui n’était pas très propre. Et comme on commence à être fatigué, la réaction a été immédiate. J’ai passé douze heures allongé, en me levant juste pour vider mon seau ». Ce midi, le régime gastrique du skipper de Ploemeur retrouvait son équilibre, l’autorisant à ingérer du solide. A bord de Gedimat, la fatigue touche plutôt le cerveau que l’estomac d’Armel Tripon. « J’ai des hallucinations auditives. J’entends des sonneries de téléphone, des gens qui parlent derrière moi, et je me suis même surpris en train d’écouter France Info alors que la radio était éteinte… c’était le point boursier de Jean-Pierre Gaillard », s’amuse Armel. Mais le Nantais n’est pas là pour rigoler, comme le montre sa belle remontée au classement. Ce matin, il a repris la 6ème place à David Raison (Coutot Roehrig), pour venir se placer dans le tableau arrière de Jeanne Grégoire (Banque Populaire). Il en faudrait plus pour inquiéter Eric Drouglazet (Crédit Maritime – Zerotwo), toujours cramponné à son fauteuil de leader. Pour la sixième fois depuis le départ de Saint-Nazaire, il a été le plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures, et empoche donc les 500€ du Top Chrono AG2R Prévoyance du jour. Malheureusement, le directeur de course n’a pas pu lui annoncer la bonne nouvelle à la vacation, puisque son téléphone satellite n’a plus de batteries. Et c’est aussi une panne de téléphone qui explique le silence de Dominic Vittet (Atao Audio System). Un silence rompu hier soir. Un cargo a croisé la route du Figaro jaune et blanc. L’officier de quart et le coureur ont pu échanger par la VHF (la radio marine – NDLR). La discussion aura permis de rassurer sa famille, ses amis et ses partenaires, sans nouvelles directes depuis samedi dernier.

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