Pour éviter à Castorama d’être ralenti sous le vent de Sao Miguel dans l’est de cette l’île (le vent venant dans cette direction), Ellen a préféré passer entre les îles, avec Terceira dans l’ouest et Sao Miguel dans l’est, mais suffisamment au large de Terceira (15-20 milles) pour éviter de tomber sous son vent. Malheureusement, “l’effet entonnoir”” entre ces deux îles, bien que 80 milles l’une de l’autre, a fait basculer le vent vers le nord et contraint Ellen à se rapprocher de l’île de Terceira sur tribord amures. “”Je n’arrive pas à y croire. Nous avons été à l’arrêt pendant deux heures avec deux nœuds de vent dans la mauvaise direction. Nous étions si proche de l’île. Le vent est passé NW et nous avons du faire cap vers elle, à seulement 14 milles. On a avancé un peu. Et puis on s’est encore arrêté. On a pensé virer. Le vent est tombé à 4 nœuds, puis remonté à 19 nœuds. J’ai du renvoyer un ris, puis le reprendre. Quel bazar !”” Les données envoyées par le bateau ce matin à 7h10 GMT affichent une vitesse du bateau à 0,72 nœuds et un vent à 4,2 nœuds au 290 (WNW), soit à 180 degrés de la direction prévue. Deux heures plus tard, Ellen rappelle son équipe à terre : “”depuis que je vous ai appelé il y a deux heures, j’ai empanné 7 fois. Le vent n’arrêtait pas de tourner. Maintenant il est revenu à la normale mais je suis épuisée. J’espère que ça ne va pas fraîchir plus. Je n’ai pas envie de changer le génois (pour une voile plus petite). Il faut que je me repose. Je vais appeler Commanders et puis je vais essayer de dormir un peu””. D’après les dernières données envoyées par le bateau il semble qu’Ellen ait maintenant retrouvé des conditions plus stables, mais le vent devrait faiblir à nouveau ce soir lorsque Castorama va venir buter dans l’anticyclone qui lui barre la route.”
L’America’s Cup naviguera en Europe du Nord
« Nous sommes très heureux de pouvoir organiser ces deux Louis Vuitton Acts à Malmö-Skåne », a déclaré Michel Bonnefous, PDG de l’organisation de l’America’s Cup. « C’est un endroit parfait pour nous. Comme l’America’s Cup, Malmö est un mélange harmonieux alliant tradition, modernité et technologie de pointe. Et, plus important encore, les habitants de Scandinavie et des régions d’Europe du Nord sont passionnés par la mer et le monde de la voile. Il y a 60 clubs de voile dans le secteur et plus de 50 000 voiliers dans la région ».
Orange II, 22 noeuds cap au sud
La journée d’aujourd’hui devrait être assez bonne et permettre de grignoter encore quelques milles sur le record. Le régime d’alizé et la mer assez plate offrent au bateau la possibilité de voler au-dessus de l’eau. À partir de demain le vent devrait tourner à nouveau et s’orienter au nord-est, permettant à l’équipage d’Orange II de renvoyer de la toile et d’accélérer encore sous une allure plus portante. Philippe Péché a laissé son quart à Yann Eliès ce matin à 5h. Tout va bien à bord.
Vincent Riou va gagner le Vendée Globe
Le virement de bord tant attendu hier par Vincent Riou (PRB) de Jean Le Cam (Bonduelle) a bien eu lieu cette nuit, peu avant le pointage de 5 heures. Cap au 13 pour le monocoque jaune, là où Vincent glisse en route directe cap au 97. Du coup, la vitesse de rapprochement au but (VMG) de Jean s’effondre et pour 9,9 nœuds de vitesse moyenne sur une demi-heure, Jean n’affiche qu’un petit 3 nœuds de vitesse sur la route. A l’inverse, le gain sur la route est de 100% pour Vincent qui, pour 10,1 nœuds de vitesse moyenne sur une demi-heure, arbore 10,1 nœuds de VMG. Vincent est calmement en train de tirer la substantielle moelle de son option et de son décalage vers le nord des jours précédents. Et là, où Jean et Mike Golding (Ecover) doivent virer pour rejoindre les Sables d’Olonne, Vincent glisse imperturbable et serein vers la ligne d’arrivée qu’il pourrait couper en milieu de nuit en préservant cette vitesse. Et à moins d’un retournement de situation exceptionnel, plus rien ne peut entraver ce matin la fabuleuse victoire de Vincent dans ce Vendée Globe 2004.
Nouvel obstacle devant les étraves de Castorama
L´évolution de l´anticyclone change le record en un véritable jeu de hasard… Castorama fait actuellement cap au nord pour traverser l´archipel des Açores en fin de soirée aujourd´hui. Sur les 3 jours et 10 heures d´avance cumulés ce matin, chaque minute compte car dès demain Ellen devrait fortement ralentir face à l´anticyclone. Au même moment, Francis Joyon n´avait pas atteint des vitesses extraordinaires, mais les quatre derniers jours avant son arrivée il avait réalisé de très bonnes moyennes. Le vent va rester orienté au sud-est aujourd´hui, mais les routeurs de Commanders Weather s´attendent à des rafales jusque 28 nœuds et à des molles autour de 15 nœuds. Après minuit, le vent va alors commencer à faiblir à mesure que Castorama se rapproche de la dorsale anticyclonique. Le trimaran devrait ensuite progresser au ralenti jusque vendredi. Cet anticyclone est impossible à éviter ou à contourner car il est beaucoup trop large. La dorsale anticyclonique qui barre la route d´Ellen s´étend de NE à SW et la grande question est de savoir si Castorama peut traverser cette dorsale et atteindre les vents plus forts de l´autre côté. Dans l´Atlantique Sud, Ellen avait passé quatre jours à essayer de franchir le même phénomène. Elle ne l´avait malheureusement jamais rattrapé et son avance était passée de 4 jours à 6 heures… Une fois cette dorsale franchie, MacArthur devra affronter des vents de face et remonter au près jusque l´arrivée.
Orange II file à 25 noeuds dans les alizés brésiliens
À 22 noeuds de vitesse moyenne, le maxi catamaran profite pour le moment des alizés de sud-est. « On navigue contre la mer et contre le vent » explique Bruno Peyron mercredi après-midi, lors de la vacation en direct et en vidéo avec le bateau. « On est au près bon plein à 25 noeuds. On essaye de forcer le passage. On navigue dans une mer d’alizé classique. On a du très beau temps, mais Orange II est un bateau à deux coques assez lourd, il a du mal à passer contre les vagues même s’il passe mieux que l’ancienne génération. On se pose donc la question de savoir si on va abattre au 180° pour accélérer en sollicitant moins le bateau. »
Vincent Riou de l’ombre à la lumière
La rencontre avec DesjoyeauxSes copains de bacs à sable devenus ses préparateurs, ses complices d’escapade aux Glénans savaient depuis longtemps que “Vince “” avait la taille patron pour les histoires à grande dimension. Mais par quels chemins détournés est-il arrivé à la barre de ce PRB que Michel Desjoyeaux avait mené à la victoire en 2001 ? Tout simplement parce que ces deux Finistériens s’étaient découverts dans la Solitaire du Figaro 1998 où ils étaient voisins de pontons. Le “”professeur””, qui l’avait vité jaugé, en avait fait son second précieux dans le projet PRB. Et le Bigouden y avait exprimé tout son savoir faire technique. Juste retour des choses, le vainqueur du Vendée, passé sur trois coques, n’avait pas hésité une seconde quand les frères Laurent ( les patrons de PRB ) lui avaient demandé le nom de son successeur. Conscient de ses qualités de stratège, Mich’ Desj’ l’avait aussi choisi pour assurer son routage dans la Route du Rhum 2002. Avec le succès que l’on sait. La confiance du prof était on ne peut mieux placée et l’élève vient d’égaler le maître. Cette rencontre a été déterminante dans son plan de carrière. Il y en a eu d’autres. “
TP52 : ça bouge chez nous aussi !
“L’association V.I.S.T.A. (Var International Sailing Team Association) vous annonce officiellement le lancement d’un projet de Transpac 52 français pour la Méditerranée et à Toulon plus précisément. Nous y travaillons discrètement depuis le mois d’août 2004 avec nos partenaires. L’ampleur et la tournure que prend la Classe Européenne et Mondiale des TP 52, 18 bateaux en commandes fermes entre 2005 et 2006, et la participation de tous les plus grands noms de la voile internationale, nous confortent dans notre décision de nous lancer dans ce projet ambitieux. Pour notre région, nos sponsors et nos partenaires, ce challenge représente une opportunité formidable en terme d’image et de communication.
Le budget total de notre opération est de 2,20 Millions d’euros pour un programme de trois ans, reparti en deux catégories, le bateau et le fonctionnement. Nous sommes loin des budgets du Roi d’Espagne et d’autres, mais nous avons une approche réaliste de l’opération. Ce budget, bateau compris, pour dix courses par an minimum, offre la possibilité d’embarquer en situation « réelle » de course, nos sponsors et partenaires. Ils ne seront plus spectateurs, mais acteurs, une révolution en matière de partenariat.
Nous avons réalisé avec nos partenaires financiers, le Groupe Immobilier JOMEL et le Réseau TECHNICMARINE, les 2 tiers du budget, ce qui nous permet d’ores et déjà de faire fabriquer le seul bateau Français pour le moment. Nous sommes à la recherche d’un partenaire majeur pour pouvoir boucler notre budget de fonctionnement, qui s’élève à 900 000 euros sur 3 ans, (300 000 euro an) qui est la condition pour déclencher la construction du bateau.
Nos choix d’architectes se sont portés sur Reichel-Pugh et Farr. Lors des voiles de Saint-Tropez 2004, nous avons rencontré Jim Pugh, avec qui nous avons discuté très longuement sur les différentes possibilités et options de construction de son nouveau design (le même qu’un certain récent triple vainqueur de l’América’s Cup) sans négliger le contact étroit qui nous lie avec le cabinet Farr et à son Naval Senior Architecte, Jim Schmicker, pour le sister ship d’un bateau grec de très bonne facture, fabriqué au USA chez E. Goetz. Notre équipage est composé d’anciens de la Coupe et des 60 pieds Tri, Pierre Trémouille, Thierry Barrot et de jeunes du Tour Voile et des séries Olympiques comme Fabien Henry et sans doute de Sébastien Col du Partner & Partners Sailing Team, Champion du Monde de Melges 24 en titre. Nous avons aussi une réelle chance d’accueillir une épreuve du Circuit des TP 52 pour juin 2006 à Toulon (VAR). Nous sommes en contact étroit avec Arturo Delgado, président de l’association des TP 52 Méditerranée qui voit d’un bon œil notre proposition de course, qu’il présentera en assemblée générale des propriétaires de la classe très prochainement. Nous sommes prêt à rencontrer et à discuter avec toutes les personnes et les sociétés qui seraient intéressées par notre projet de Transpac 52 et de Course de TP 52 sur Toulon (VAR)””.
Contact : ALAIN RUSCICA (Président de V.I.S.T.A. Sailing Team) — dtmtoulon.mo@wanadoo.fr
(source : association VISTA)
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Ellen MacArthur à moins de 2000 milles de l’arrivée
Les bonnes moyennes réalisées par Castorama cette nuit lui offrent sa plus grande avance depuis le passage du Cap Horn. Le trimaran a atteint les 19 nœuds de moyenne et Ellen MacArthur accumule un avantage décisif. Mais un nuage vient noircir l’horizon avec un énorme anticyclone centré dans le sud-ouest de l’Irlande : “nous devrions progresser encore assez rapidement pour les deux jours à venir, puis nous allons buter sur l’anticyclone. Le soleil sera de retour mais le vent va faiblir et il va sans doute falloir empanner au dessus de ce système, passer par toutes les configurations de voiles, puis remonter au près jusque l’arrivée. Pour être honnête, je n’ai pas vraiment hâte de devoir une fois encore passer par tous ces changements de voiles. Je ne vois pas trop comment arriver avec avance confortable sur le record. Il nous reste encore au moins une semaine en mer…”” Une arrivée avant lundi 7 février semble fort peu probable, mais quoiqu’il arrive, Ellen devra franchir la ligne entre Ouessant et Cap Lizard avant 7h04 GMT mercredi 9 février pour battre le record de 72 jours, 22 heures et 54 minutes.”
Une arrivée demain dans la nuit
En route directe sur les Sables d’Olonne, il possède, au classement de 16 heures, 33,8 milles d’avance sur Jean Le Cam (Bonduelle) et 90,8 sur Mike Golding (Ecover). Une avance goutte d’eau à l’échelle d’un tour du monde, qui plus est disputé en solitaire, mais une avance néanmoins suffisante pour entrevoir maintenant le feu d’artifice de la victoire.
Vincent le Terrible, le roi Jean, Goldinger ! Ces trois surnoms vont entrer, d’ici 36 heures, dans le Panthéon des grands exploits maritimes. La régate promise au départ de cette cinquième édition aura été bien au-delà des espérances les plus folles. Et elle n’est pas encore finie ! Grâce à eux trois, tous les amoureux du grand large, néophytes ou non, auront appris de la plus vivante des façons à jongler avec les situations météo et sont dorénavant certains que la ligne droite est une douce illusion au royaume des marins… Le plus bel exemple est bien celui de ces derniers jours où Vincent est allé chercher, loin de la route directe, un vent plus favorable. Pour tenter pareil coup, il faut non seulement avoir les nerfs solides, mais également maîtriser parfaitement son sujet, surtout avec un Roi Jean aux fesses, habitué, quoi qu’il en dise, à ne jamais s’estimer battu. « Tout le monde est braqué avec ses jumelles parce que c’est l’arrivée. Mais moi, cela fait un mois que je nourris un fond d’espoir ».


















