La bonne fenêtre météo
Depuis trois jours, un régime d’Est/Sud-Est transforme Cadix en une véritable fournaise avec des températures supérieures à 45 degrés. Le vent tourne aujourd’hui au Ouest/Sud Ouest pour s’installer Nord Ouest samedi. Un vent idéal qui devrait accompagner le skipper jusqu’aux Canaries où les alizés prendront alors le relais pour la traversée océanique.
« Le régime de Nord Ouest semble s’installer de mieux en mieux ce week-end, avec un bon angle pour descendre aux Canaries. Cette fenêtre météo est même meilleure que lors du premier départ fin mai. La particularité de cette traversée de 11 jours est de ne pas pouvoir visualiser l’ensemble du scénario dès le départ. Les modèles informatiques n’ont pas encore le recul suffisant, la fin du parcours reste donc un peu incertaine. »
Thomas Coville devrait quitter Cadix Samedi
Sept Multi au Grand Prix de Marseille
Ca va chauffer ! Non seulement parce que la rade de Marseille devrait maintenir des températures supérieures à 32°C, mais aussi sur le plan d’eau, si on en juge par la dernière régate d’entraînement courue ce jeudi à 15h30 dans une brise de Sud-Sud Est (200°) de 12-14 nœuds. Départ près de la corniche, sous l’œil bienveillant de Notre Dame de la Garde, pour un bord de près vers la Pointe Rouge. Géant prenait le meilleur au coup de canon libérateur en partant à la bouée avec Groupama-2 et Foncia à son vent tandis que Gitana 11 et Gitana X choisissaient de s’élancer bâbord amure vers les îles du Frioul : ce choix était le bon puisque Frédéric Le Peutrec arrivait tribord amure (prioritaire) à la bouée au vent sur Franck Cammas, mais ce dernier arrivait tout de même à glisser ses étraves en contournant la marque. Groupama-2 maintenait une légère avance sur le premier tour du parcours qu’il augmentait au fil des deux tours suivants.
Mais l’enseignement de cette dernière confrontation avant le Grand Prix de Marseille Métropole est bien que le plan d’eau est piégeux et qu’il ne faudra pas se rater au départ car les écarts sont beaucoup plus faibles entre les quatre trimarans (Groupama-2, Gitana 11, Géant, Foncia) qu’à Calvi il y a quinze jours. Sur Banque Populaire, après une petite sortie ce jeudi pour valider la réparation du bras arrière tribord fissuré la veille, Pascal Bidegorry a préféré rentrer prématurément pour renforcer encore cette zone sensible. Quant à TIM-Progetto Italia, la réparation de son rail de grand voile arraché mercredi s’est avérée un peu plus longue que prévu mais Giovanni Soldini et son équipage italien seront bien sur la ligne de départ vendredi. Départ qui sera donc donné devant la corniche puisque les prévisions météorologiques annoncent le même type de temps pour les trois jours à venir : Sud-Est 12-15 noeuds. Les spectateurs pourront donc voir défiler les sept trimarans en lice lorsqu’ils enrouleront la bouée sous le vent. La brise thermique pourra même forcir en fin de week-end ce qui laisse augurer de manches très techniques. Vendredi et dimanche, trois parcours banane (aller-retour dans l’axe du vent) sont programmés tandis que samedi, un parcours côtier sera lancé en début d’après-midi après (ou avant) deux bananes.
Armel Le Cléac’h, skipper de Foncia :
« Je connais un peu la rade de Marseille. J’étais là l’an passé comme équipier d’Alain Gautier sur ce même bateau et à l’occasion de la Generali Solo en Figaro (monotype de 9,40 mètres), j’ai aussi pas mal navigué ici : c’est un superbe plan d’eau car il s’y passe beaucoup de choses. En ce moment et pour les jours à venir, les conditions sont idéales pour régater avec une brise thermique qui se lève tous les jours vers midi et tombe vers 18h00. Le vent monte ainsi jusqu’à 15 noeuds voir plus ! Il y a aussi beaucoup d’effets de site dans la rade : c’est très intéressant tactiquement et sportivement. Les bords ne sont pas obligatoires et il y a des coups à tenter, plus qu’en Corse par exemple. Les virements ne sont ainsi pas forcément pénalisants comme on l’a vu aujourd’hui. La vitesse compte mais pas seulement… Foncia progresse de course en course même si nous avons eu des soucis techniques en Corse (affaissement du pied de mât). L’équipage se met en place et nous travaillons beaucoup pour rattraper le niveau de nos concurrents. Le match est ouvert à Marseille ! »
Départ du Valencia Louis Vuitton Act 5
Bataille rangée aux bouéesCar il faut s’attendre à de vrais pugilats aux passages de marques. Ces arrivées groupées, les étraves collées contre les jupes arrière, ont le mérite d’être très spectaculaires, mais attention au matériel ! C’est ainsi que les directeurs des syndicats qui se sont exprimés jeudi dans la conférence de presse d’ouverture de l’Acte 5 ont passé quelques minutes à plaisanter sur le sujet. Hugo Stenbeck, Président de Victory Challenge : « Demandez aux petits syndicats qui ont une équipe technique réduite, lorsqu’ils vont devoir remplacer des étraves ou des jupes toute la nuit ! Nous, nous sommes déjà prêts à passer en mode « quart de nuit ». Je pense qu’avec toutes les personnalités réunies sur la ligne de départ, cela risque d’être chaud. ».Et Grant Dalton d’en rajouter : « De toute façon, notre bateau est habitué à avoir des trous ! J’ai vu l’année dernière que les régates en flotte étaient fantastiques. Mais c’est rassurant de voir que tout le monde est conscient des risques. »
Geronimo, c´est parti pour un Tour… d´Australie !
La distance, 6500 milles, équivaut à deux traversées de l’Atlantique, mais qu’on ne s’y trompe pas, ici, le menu est autrement plus varié. «C’est un parcours côtier de près de 7000 milles. L’aspect météorologique de ce record est unique au monde » confiait Olivier de Kersauson quelques heures avant le départ de Sydney. «C’est complet et complexe. Nous allons être confrontés aussi bien aux quarantièmes qu’aux zones équatoriales, le tout agrémenté de courants musclés».
Entraînements et avaries au Grand Prix de Marseille
La rade de Marseille était balayée mercredi après-midi par une belle brise thermique qui alternait des molles à dix nœuds et des rafales à plus de 18 nœuds : de quoi mettre en condition les sept équipages qui devraient bénéficier d’une météo identique pour les trois jours de course de cette troisième édition du Grand Prix de Marseille Métropole. Aux dires des skippers, ces régates d’entraînement étaient particulièrement ouvertes avec une flotte homogène qui a mis en difficulté Groupama-2, vainqueur l’an passé et victorieux du Grand Prix de Corse il y a deux semaines. Mais si les conditions de navigation semblaient plutôt favorables, il y a eu tout de même deux avaries dont l’importance ne devrait pas avoir de conséquence sur la participation des deux bateaux en cause. D’abord le trimaran italien TIM-Progetto Italia arrachait son rail de grand voile ce qui l’obligeait à rentrer prématurément au Vieux Port de Marseille, mais l’équipe technique de Giovanni Soldini devrait avoir réparé pour demain jeudi. Pour Banque Populaire, la situation est moins évidente puisqu’il s’agit du bras de liaison arrière : un grand « crac » a été entendu à bord alors que le trimaran naviguait sous gennaker à 25 nœuds sans forcer. Pascal Bidegorry restait réservé quand à l’importance de cette avarie car il fallait que les stratificateurs atteignent la structure interne du bras pour faire un diagnostic plus précis. Il semble toutefois que la participation de Banque Populaire aux derniers entraînements de jeudi soit remise en cause mais pas sa présence vendredi pour les premières manches du Grand Prix.
Faibles écarts sur le Mini Fastnet
Depuis le départ de Douarnenez dimanche, les minis ont donc navigué pendant de longues heures avec un vent dans le nez. Pas vraiment l´allure de prédilection pour ces petits bateaux qui deviennent vite inconfortables lorsque ça tape.
Six abandons
Dans un vent de nord-ouest 15-20 nœuds et sur une mer clapoteuse, certains ont souffert, comme en témoignent les six abandons. Le proto "Bon Pied – Bon Œil" de Ducrot – Cusin a démâté après la rupture d´un bas-hauban au niveau de la Pointe Saint-Mathieu. Un plaisancier anglais les a remorqué jusqu´au port. C´est encore un hauban cassé qui a contrait le duo Gourdol – De Pommery ("Pennek") à renoncer.
Le proto "Mad Dog" de Jefferis – Eggleton a, lui, vu ses deux safrans se briser. Après avoir bricolé un gouvernail de secours avec un aviron, les deux Britanniques ont réussi à rentrer par leurs propres moyens.
Enfin, pour les Belges Van Damme – Boyen, c´est la grand-voile de leur "Gin Tonic" qui s´est déchirée, tandis que Dijs et Beauvais ("Dijs.net 2") ont également signalé un problème de grand-voile. Sur leur Pogo 2 "Koati", Le Borgne et Raude ont été les sixièmes concurrents à déclarer forfait en cours de route.
En approche de Wolf Rock
A la sortie du chenal du Four, le vent a même atteint les 25 nœuds et c´est toujours au près que la flotte a entamé la traversée de la Manche. Fort heureusement, dans la journée, le vent a tourné au nord-ouest, puis à l´ouest, mollissant 10-15 nœuds, permettant aux ministes de choquer les écoutes. Lundi soir, les premiers étaient en approche de Wolf Rock, entre les Scilly et Land´s End.
Au pointage de 20 h, Isabelle Joschke et Yann Riou ("Parole") pointaient en tête avec une légère avance sur Gladu – Colin ("Birvidik") et Maslard – Mérigeaux ("Crédit Agricole"). Mais ce pointage était à prendre avec précaution, puisque plusieurs concurrents, dont les favoris Douguet – Manuard ("E. Leclerc – Bouygues Telecom"), n´avaient pas été repérés par balise. Or, d´après les bateaux-accompagnateurs, les vainqueurs du prologue évoluaient dans le groupe de tête…
Alinghi remporte le Louis Vuitton Act 4 un jour avant la fin des matchs races
Déjà vainqueur des régates en flotte de l´Acte 3 à Valencia en octobre dernier, Alinghi connaît donc deux succès consécutifs – dans deux disciplines différentes – et démontre une nouvelle fois son statut d´équipe de référence dans le monde de l´America´s Cup. Lundi soir, les hommes de Peter Holmberg et Jochen Schuemann sont les seuls des douze équipages à rester invaincus après dix matchs courus sur les onze au programme.
Cette rencontre au sommet entre les deux leaders provisoires s´est révélée moins équilibrée qu´escomptée. En choisissant la gauche sur la ligne de départ, les Kiwis ont semble-t-il commis une petite erreur que l´équipage suisse a immédiatement exploitée. Profitant de bascules favorables sur la droite, Alinghi possédait déjà 31 secondes d´avance à la première marque. Cet écart est resté stable pendant les deux tours de la course pour finir avec une différence de 36 secondes entre les deux Class America à l´arrivée. La deuxième place se jouera mardi après-midi entre les Américains et les Néo-Zélandais dans un duel très attendu par les deux équipes.
Vent, casses et duels serrés.
Lundi, les conditions sont une nouvelle fois montées d´un cran. Le vent soufflait entre 14 et 20 nouds avec une mer courte qui a fait des dégâts. China Team a brisé sa bôme entre les deux matchs, tandis que les Italiens de +39 Challenge ont cassé leur barre dans la phase de pré-départ face à leurs compatriotes de Mascalzone Latino – Capitalia Team. Ses deux équipes se sont donc résignées à déclarer forfait pour leur second match du jour.
Les matchs les plus serrés étaient les deux rencontres de l´équipage allemand d´United Internet Team Germany. Face à China Team, Jesper Bank a dû attendre le passage de la dernière bouée pour enfin reprendre son souffle. L´équipage de Pierre Mas a maintenu la pression pendant un tour et demi, jusqu´à ce qu´un mauvais envoi de spi mette un terme aux espoirs chinois. Contre Victory Challenge, Team Germany est resté en tête une grande partie du premier bord, suite à un mauvais départ des Suédois. Magnus Holmberg et Jesper Bank, les deux barreurs, se connaissent parfaitement puisqu´ils ont alterné à la barre de Victory Challenge lors de la dernière Louis Vuitton Cup. Les écarts aux bouées témoignent de l´intensité de leur duel. Les Suédois ne devancent les Allemands que de 9, 11 puis 13 secondes au passage des trois marques pour finalement s´imposer de 35 secondes à l´arrivée. Mardi, la 5e place du Louis Vuitton Act 4 – juste derrière les quatre grandes équipes – va se jouer entre deux nouveaux inscrits, Victory Challenge et le Desafío Español 2007.
Pour K-Challenge, la journée de lundi ressemblait au parcours du combattant. Enchaîner deux matchs contre BMW ORACLE Racing et Alinghi permet néanmoins de mesurer l´écart qui les sépare des meilleures équipes du moment. Mardi, l´équipage de Thierry Peponnet rencontre le dernier du classement, Team Shosholoza. Un match à la portée des Français qui doivent absolument s´imposer s´ils ne veulent pas chuter de la 7e à la 10e place au général.
Les quatre bateaux attendus dans la nuit
A 15 h, Crêpes Whaou ! et Cityjet.com passaient au nord de Ouessant. « C’est très beau. C’est magnifique ! La mer est plate », commentait Marc Guillemot à bord de Cityjet.com, tandis que Franck-Yves Escoffier envisageait une petite baignade si le vent ne rentrait pas davantage. « La nuit dernière c’était vraiment bien. On marchait à 20-22 nds sur Crêpes Whaou ! que je découvre un peu plus. La mer était plate. Dans ces moments là, on sait pourquoi on fait de la voile ! » Franck-Yves a eu l’occasion de tester une bonne partie de la garde robe de Crêpes Whaou ! et de se familiariser avec son joli bateau. « Mais il me faudra au moins 8000 milles pour le connaître parfaitement ». A 16 h, les quatre bateaux se sont rapprochés de la côte pour attraper une brise thermique salvatrice. Pascal Quintin, à bord de Stalaven était plutôt confiant. En redoutable connaisseur du plan d’eau breton, il lisait dans la forme des nuages l’espoir d’un noroît qui lui permettrait d’être poussé jusqu’à Saint-Malo. Météo-France prévoit un vent de 2 à 4 beaufort établi au nord-ouest. Franck-Yves Escoffier et son Crêpes Whaou ! pourraient couper la ligne à Saint-Malo entre 23 h et minuit, suivi de Cityjet.com Solune puis de Stalaven et Adrien en fin de nuit.On connaîtra donc demain matin les temps de référence en trimaran 50 pieds et en maxi-monocoque. Le prochain rendez-vous sera la Semaine du Record SNSM, du 14 au 18 juillet. Les monocoques du Vendée Globe sont attendus ainsi qu’une flottille de bateaux de plaisance.
Christopher Pratt s´impose à Beaulieu
5h30, les premiers monotypes sont en vue au large de Nice, alors que le soleil point à peine sur une mer d’huile. La tête de la flotte semble scindée entre les tenants de l’option au large et les partisans d’une route plus médiane, mais on ne tarde pas à distinguer un petit paquet de quatre bateaux franchement à terre… A première vue, Yann Eliès (Groupe Generali Assurances) est bien placé au milieu du plan d’eau, mais la partie n’est pas facile : le skipper est très concentré, les voiles peinent à se gonfler, on hésite à s’approcher de peur de troubler ce moment de tension… Un peu plus à terre, Gildas Morvan (Cercle Vert) subit les mêmes conditions, tandis que le groupe du large ne parvient pas à faire beaucoup mieux que « le nœud et demi » de vitesse de rigueur ! Kito de Pavant (Groupe Bel) Erwan Tabarly (Thales), Eric Nigon (Axa Atout Cœur pour Aides) et Jérémie Beyou (Delta Dore) seraient même un peu plus à l’arrêt que leurs camarades, et leur décalage n’annonce rien de bon quant à l’issue des débats ! Mais la pression n’est visiblement pas répartie de manière égale sur le plan d’eau, car au ras de la côte, un quatuor de petits malins affiche – sans aller jusqu’à parler de vitesse – un meilleur rythme de progression. Marc Emig (Total) pointe en tête, à une longueur d’Eric Drouglazet (Malongo), lui-même suivi comme son ombre par Christopher Pratt (Passeport FFV). « Nous sommes restés ensemble tout le temps, explique ce dernier, toujours à la côte ». Oliver Krauss (Espoir Crédit Agricole), le quatrième larron, nous apprend pour sa part que le vent a déserté la flotte au passage des îles de Lérins (ouest du cap d’Antibes). Au pied du cap Ferrat, sous un soleil désormais franc, les leaders parviennent à un arrêt complet – les quatre bateaux se regroupant tout à fait – avant de reprendre un soupçon d’air, juste de quoi se déhaler vers la pointe Saint Hospice, ultime promontoire avant d’attaquer le « sprint » final vers la ligne d’arrivée mouillée devant l’entrée du port de Beaulieu. La situation ne tarde pas à tourner à l’avantage de Christopher Pratt, qui se présente en tête sur la ligne, alors qu’Oliver Krauss et Marc Emig (second et troisième) sont pointés à environ 2 secondes d’intervalle ! Une belle victoire pour Christopher, qui avait mené les débats lors du parcours préliminaire dimanche en rade d’Hyères… « C’était très stressant, a avoué le navigateur, mais c’est vraiment l’option à terre qui a fait toute la différence à partir de 4 heures du matin environ. Le petit temps, c’est vraiment difficile… je suis content d’avoir tenu jusqu’au bout. »
NB : La flotte était composée de 21 bateaux, Eric Defert (Suzuki Automobiles – Amiral de Bretagne) ayant renoncé à poursuivre la course après le départ, afin de régler définitivement ses soucis d’électronique.
Faustine Merret : “Partante pour les JO 2008″””
– Que s´est-il passé depuis votre titre olympique l´été dernier à Athènes ?
“J´ai passé mon temps à faire des allers-retours entre Brest et Paris où je préparais le concours au professorat de sport. Là, j´ai intégré une formation me permettant d´incorporer une classe de haut niveau à l´INSEP””.
– Vous avez également dû être très sollicitée ?
“”Effectivement, j´ai participé à bon nombre de remises de prix, à l´Elysée, à l´Académie des Sports et à des inaugurations comme le salon nautique de Paris. J´ai aussi baptisé plusieurs bateaux comme le monocoque de 60 pieds de Patrice Carpentier avant le départ du Vendée Globe ainsi que le trimaran “”Banque Populaire”” de Pascal Bidégorry. Dernièrement, je suis allée sur les Champs Elysées pour soutenir la candidature de Paris aux J.O 2012. En revanche, j´ai refusé les émissions télé dites “”people”” mais j´ai participé avec plaisir à Thalassa””.
– Physiquement, où en êtes-vous après une année “”blanche”” ?
“”Depuis Athènes, je me suis consacrée exclusivement à mes études et j´avoue que, pour avoir l´habitude de fonctionner sur un double rythme, ça m´a manqué de ne plus faire autant de sport. Ceci dit, physiquement, j´ai accumulé les pépins, notamment au niveau des tendons. Là, je suis en traitement par ondes de choc. Je n´ai pas le droit de courir, mais je peux naviguer doucement. A la fin de l´été, je serai fixée””.
– Vous verra-t-on encore sur une planche à voile en compétition dans les mois à venir ?
“”Oui, début juillet, je commence par un stage à Quiberon avec l´équipe de France : nous serons trois avec Lise Vidal et Marine Behaguel. Ensuite, je pars une semaine en Californie pour y faire du VTT. J´enchaîne avec le Tour du Finistère en planche (13-18 août), puis ce sera la Chine, du 20 au 31 août, pour un nouveau stage avec l´équipe de France à Qingdao, plan d´eau des JO 2008. Enfin, en septembre, je vais disputer le Trophée Clairefontaine à La Trinité-sur-Mer avec Franck David et Yves Loday””.
– L´échéance des J.O 2008 vous parait-elle lointaine ou, au contraire, vous projetez-vous déjà dans une 3e préparation olympique ?
“”2008, c´est loin. Il y a encore pas mal d´interrogations, mais il est clair que j´ai envie de repartir. Ça, c´est sûr. Néanmoins, je veux découvrir le nouveau support, la RS-X : je souhaite voir ce que cette planche vaut en régate. J´en saurai plus après le Mondial Raceboard qui se déroulera en octobre à Cadix, et où les RS-X sont acceptées. Il est primordial que je prenne du plaisir sur cette nouvelle planche comme j´en prenais sur la Mistral, car l´objectif, ce sont les JO et le titre mondial. Je n´ai pas peur de prendre des raclées en régate, je redoute surtout que mon corps ne suive pas. Actuellement, ma tête dit “”oui”” et mon corps crie : “”attention, vas-y doucement””.
Philippe Eliès”


















