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Bilan du Tour de France, à mi-parcours

Tour de France 2005
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Depuis le départ du Tour de France à la Voile le 30 juin dernier à Dunkerque, les trente équipages ont enchaîné les régates et les étapes de ralliement à un rythme soutenu, preuve du niveau de compétition dont jouit cette course. Après sept étapes, deux bateaux se détachent du reste de la flotte : Il s’agit de BOUYGUES TELECOM et de TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHyères. Au Classement Général, les varois ont dominé les deux premières semaines de régate, mais depuis hier, après l’arrivée de l’étape de ralliement entre Douarnenez et Vannes, les Nantais ont pris l’avantage. La place de leader est donc très disputée entre les Champions du Monde en titre et leur Dauphin, et rien n’est encore joué. « Comme d’habitude sur le Tour de France à la Voile, le suspense devrait durer jusqu’au bout, confie Sylvie Viant, Directrice de Course. Le niveau sportif de ces deux équipes est vraiment équivalent ». Cinquante points plus loin, en troisième position, DIEPPE SEINE MARITIME a pris un léger avantage sur ses deux poursuivants, ALPES MARITIMES MANDELIEU THEOULE et VILLE DE GENEVE CARREFOUR PREVENTION visant eux aussi le podium. Notons à ce propos la jolie performance de l’équipage de Sylvain Chtounder qui depuis deux semaines, grimpe progressivement au classement. Huitième au début du mois, ALPES MARITIMES MANDELIEU THEOULE est passé 6ème, puis 5ème et depuis hier, 4ème à 11,5 points du troisième.

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Rolex IMS Offshore World Championship

Rolex IMS World 2005
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À 12h30, les équipages amateurs et professionnels se sont retrouvés sur une unique ligne de départ. Pressés d’en découdre, de nombreux voiliers ont anticipé le départ, obligeant le comité de course à un rappel général.
Au deuxième départ, seuls quatre concurrents ont fait l’objet d’un rappel, Jaime Mascao le Roman 42 espagnol, l’italien Sei Una Diva, Zurich le nouveau Grand Soleil 42R0 et l´un des favoris, l’espagnol Pedro Campos sur Telefonica Movistar.
Tau Ceramica et Cam dont la plus grande longueur à la flottaison leur permettent de naviguer plus vite que les autres voiliers, ont très vite viré en tête devant l’armada des 40 pieds.
Mais le vent oscillant nécessite une grande maîtrise de la part des tacticiens afin de placer idéalement le bateau sur le plan d’eau.
Troisième à la première marque de parcours, Azur de Puig avec à son bord un vétéran de la Coupe de l’America, Dee Smith dont la tactique semble avoir payé vient perturber la suprématie des grandes unités.
Le premier bord de spi et le retour d’un vent stable ont permis à Azur de Puig de combler son retard sur Tau Ceramica et Cam et ainsi prendre le commandement de la flotte.
C’est avec 13 secondes d’avance sur Tau Ceramica qu’Azur de Puig s’est présenté à la bouée sous le vent, avant de s’engager dans son dernier tour.

Avec une minute d’avance sur Cam, Tau Ceramica s’impose après une belle remontée sur Azur de Puig qui termine troisième de cette première et ultime manche du jour. Malheureusement pour les deux premiers en temps réel, le calcul du handicap ne leur permet pas de figurer au classement général en temps compensé.
Huitième sur la ligne d’arrivée en temps réel, l’italien Movistar, un Grand Soleil 42 R0, s’impose au classement en temps compensé, devant Azur de Puig, auteur d’une très belle course.

« La course a été difficile, surtout au départ et dans la première remontée au près » confiait le propriétaire de Movistar, Lorenzo Bressani à son arrivée au port. « Naviguer sur des 40 pieds avec si peu de vent est très difficile, notamment quand vous devez échapper aux perturbations des autres concurrents. Nous avons pris un bon départ en milieu de ligne, mais malheureusement Cam, situé plus haut que nous, nous a obligé à virer.
Notre tactique nous a permis de nous présenter à la première marque en bonne position et presque seul. Une situation idéale pour pouvoir anticiper les bascules du vent très présentes lors des derniers milles.
Nous sommes lucides sur nos chances et si nous pouvons accrocher la victoire face aux 40 pieds, ce sera un bon championnat. »

Chez les amateurs, le voilier espagnol Puerto Calero-Hesperia s’impose en temps réel avec 30 secondes d’avance sur La Maison de l’Elephant skippé par David Tur Alvarez.
Mais le grand vainqueur du jour est le voilier uruguayen Andalucia qui troisième en temps réel et grâce à son temps de course, s’impose au classement en temps compensé devant les Italiens de Sagola et les espagnols de Puerto Calero Hesperia

« Notre début de course a été parfait, rapide et propre. Nous avons choisi le côté gauche du plan d’eau, beaucoup plus favorable mais malheureusement quelques erreurs tactiques lors de la seconde remontée nous ont coûté deux places au classement. Grâce à une bonne vitesse, retrouvée dans le dernier bord, nous avons terminé au sprint en troisième position. » analysait le barreur d’Andalucia sur sa performance du jour.

À 16h30 et après une longue attente, le comité de course a décidé d’annuler la deuxième manche du jour. C’est au moteur et sur un plan d’eau très calme que les 42 concurrents ont regagné le port.

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Qui peut battre Cammas ?

Grand Prix de Vigo
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Il y a des jours où il vaut mieux rester chez soi, ou en terrasse devant un plateau de tapas et un bock de cervesa… C’était le cas en ce jour anniversaire de la prise de la Bastille mais à Vigo, il n’y a plus de forteresse depuis la fin du 19ème siècle, seulement un très grand port de pêche et un immense quai où s’amarrent les transatlantiques… Pas de chance depuis deux jours : la brume donne un air terre-neuvas au collines verdoyantes qui enserrent la ria et le brouillard peine à se lever avec un soleil pourtant généreux derrière ce voile nuageux.

Bref, personne n’aura réellement pu mesurer la dimension particulière de ce nouveau terrain de jeu qui mixte effets de côtes, brises thermiques, courants de marée, dévents des îles et goulet de rivière. Cela laisse entendre que les plus imaginatifs des stratèges vont pouvoir s’exprimer dès qu’un flux s’installera sur ce plan d’eau inconnu de tous ! Le vent risque encore de faire un poil défaut vendredi mais la brume pourrait enfin laisser place à un soleil radieux, ce qui peut générer une belle brise thermique en milieu d’après-midi. Le week-end s’annonce plus propulsif avec le retour à une situation habituelle en été sur la péninsule ibérique : un anticyclone sur le golfe de Gascogne et une dépression peu active sur l’Espagne.

De fait, le combat de coques débuté lors du Grand Prix de Corse, continué avec le Grand Prix de Marseille, va perdurer ici à Vigo pour le Grand Prix de Galice… Mais si on prend uniquement en compte les résultats sur toutes les manches courues, soit seize depuis le mois de juin, le bilan est sans pitié : Franck Cammas domine de la tête et des épaules avec une seule manche « ratée » de quatrième, tandis que la bagarre est assez tendue entre les quatre suivants : Frédéric Le Peutrec semble le plus régulier aux avant-postes mais devient de plus en plus « prenable » au fil des manches, Michel Desjoyeaux est en nette phase ascensionnelle alors que Pascal Bidegorry devient moins percutant au fil des régates et Armel Le Cléac’h est en position favorable pour revenir dans le match après avoir encaissé cinq manches sans courir pour cause de pied de mât affaibli en Corse. Quant à Thierry Duprey du Vorsent, ses résultats bruts marquent sa difficulté à tenir le rythme de manches à deux ou trois tours dans le petit temps…

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Franck Cammas à l’entrainement…

Groupama 2
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Nouveau plan d´eau à découvrir
“Nous nous entraînons à Vigo depuis lundi. Et ce n´est pas un luxe car le plan d´eau se révèle difficile. Il n´y a pas beaucoup de vent et ses variations en force et en direction sont très aléatoires. A 10 mètres près, deux bateaux ne naviguent pas dans les mêmes conditions. Ca va être très difficile pour les tacticiens de choisir les bons bords. Il va falloir avoir des nerfs et surtout tenter d´être régulier”” précise le champion ORMA en titre.
Epaulé à la tactique par Pierre Pennec et par Franck Proffit à la navigation, Franck Cammas est déjà très concentré : “”D´après les marins du coin, il fait un peu trop chaud pour que le vent thermique qui souffle généralement à une vingtaine de noeuds puisse s´établir. Nous cherchons donc à savoir ce qu´il en sera à partir de vendredi, premier jour de course””.
Autant dire que les ordinateurs et les connexions internet sont en mode actif pour une équipe qui n´a que peu de temps pour profiter d´un super paysage. “”C´est vraiment très beau”” conclut Cammas qui s´apprête à embarquer pour une nouvelle journée d´entraînement à bord de Groupama 2.”

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J-2 du Grand Prix d’Espagne à Vigo

Thierry Duprey Du Vorsent - Gitana X
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A la recherche du vent perduTout le monde cherche… le vent ! C’est le leitmotiv de ces deux derniers jours pour les six trimarans amarrés dans le port de Vigo (Espagne) en vue du Grand Prix de Galice qui débute vendredi pour neuf manches au programme. Un programme qui pourrait être légèrement modifié en raison de la situation géographique du site et d’une brise thermique qui tarde à s’installer. En effet, la ria est caractérisée par un étranglement du relief entre l’entrée barrée par l’archipel des Cies qui casse la houle du large, mais provoque aussi de sérieux dévents derrière les trois îles, et le port lui-même qui n’offre plus que deux milles de large entouré par des collines. Si le paysage est superbe, le climat était ce mercredi matin plus proche de la rade de Brest au printemps que de la baie de Calvi en été ! En effet, une brume assez épaisse plombait le ciel mais ce phénomène devrait disparaître dès vendredi avec la désagrégation d’un front peu actif qui provoque ces entrées maritimes et ces nuages bas.
Logiquement, la baie de Vigo est baignée en été par une brise modérée de secteur Nord Ouest, tournant à l’Ouest par effet de goulet dans la ria. De plus, la différence de température normalement importante entre une terre qui chauffe avec des chaleurs de plus de 27° à midi et une mer relativement froide (environ 18°) génère un vent rentrant de secteur Ouest (230°) vers midi solaire pour tourner lentement au Nord Ouest en milieu d’après-midi en se renforçant 15 voir 20 nœuds.

Il faut donc s’attendre à ce que les régates ne débutent qu’en fin de matinée pour bénéficier d’un vent plus stable. Car aux dires des équipages qui sont à poste depuis lundi, ces derniers jours étaient particulièrement techniques et les tacticiens se sont « arrachés » les cheveux avec des vents erratiques qui passaient à quelques centaines de mètres, du force 3 à la pétole totale. Résultat : les résultats des régates d’entraînement confinaient à l’aléatoire… Mais tout devrait rentrer dans l’ordre pour le Grand Prix de Galice et il est même envisagé que certains départs de la journée et les arrivées des dernières manches soient effectués juste devant le quai des Transatlantiques, là où sont amarrés en plein centre ville, les six multicoques en lice.
De fait, ce rendez-vous nouveau puisque c’est la première fois que le Championnat des Multicoques fait escale en Espagne, s’annonce très ouvert avec ce problème stratégique à résoudre : trouver le bon vent ! Déjà à Marseille, Groupama 2 avait frisé la correction lors d’une manche pour un départ peu percutant et Banque Populaire, pourtant en tête avait vu défiler toute la flotte pour être aller s’enterrer… à terre dans une bulle sans vent.

Si le plan d’eau de Vigo est aussi piégeux, il pourrait donc bien y avoir un sacré bouleversement des valeurs hiérarchiques. Or, les écarts en points ne sont pas assez significatives pour que qui que se soit, se sente hors de portée : Pascal Bidegorry doit se méfier du retour de Michel Desjoyeaux, de plus en plus à l’aise sur ce type de parcours, et de Frédéric Le Peutrec extrêmement régulier aux avant-postes. Franck Cammas concède du retard en raison de son abandon lors de la course d’ouverture entre Lorient et Nice mais cumule déjà quinze victoires de manches sur seize en Grand Prix. Et Armel Le Cléac’h commence à prendre la mesure d’un Foncia relooké qui n’a pas encore exprimé tout son potentiel. Quant à Thierry Duprey du Vorsent, en Corse comme à Marseille, il a démontré qu’il peut parfois perturber le déroulement bien rodé des manches… Attraper le bon vent, c’est déjà prendre une option sur la victoire !

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Le Global Challenge a quité La Rochelle

Global Challenge - Départ de La Rochelle
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Evoluant sous grand-voile et voiles d’avant (foc et trinquette) dans les minutes précédant le départ, les douze bateaux ont ensuite envoyé les spis et c’est Saic La Jolla et Vaio qui ont été les premiers à couper la ligne mouillée par la Société des Régates Rochelaises au large du port des Minimes. Un départ à petites vitesses mais où la finesse des réglages et l’observation du plan d’eau étaient primordiales. Il fallait à ce petit jeu de subtilités éviter de se faire déventer par les poursuivants et surtout ne pas aller s’encalminer au milieu du Pertuis d’Antioche mais privilégier le côté Ile de Ré. Inutile de dire que cette phase de départ était importante et c’est bien dans les petits airs que l’on peut créer d’importants écarts souvent difficiles à rattraper. A noter la présence de Dominique Wavre sur son Temenos (60 pieds Imoca) qui était venu saluer cette flotte tourdumondiste hors du commun !

Destination finale : Portsmouth

Après dix jours d’escale à La Rochelle, la flotte du Global Challenge a donc pris le large une dernière fois pour la plus courte étape de cette édition 2004/2005. Une dernière étape en
forme de sprint vers l’Angleterre puisqu’elle ne devrait durer que deux jours en fonction des
conditions météorologiques rencontrées. 420 milles de régate le long des côtes Atlantique
françaises avant d’attaquer la Manche jusqu’à Portsmouth, fief et mecque de la voile
mondiale situé dans le Solent. Un dernier sprint qui devrait voir arriver les douze bateaux
groupés et les faire naviguer à vue pendant ces moins de 800 kilomètres de course et
permettre d’organiser sur place une arrivée finale de toute beauté. Au classement ce matin,
c’est BG Spirit qui est en tête de 5 petits points devant BP Explorer. Tout est donc encore
possible au classement général !
L’étape rochelaise appréciée de tous…
Organisée par le département événementiel du Grand Pavois, GPO, cette étape restera
gravée dans les mémoires. Le soleil a été omniprésent pendant les dix jours d’escale et le
bassin des Chalutiers a vécu au rythme du village installé à quelques encablures de
l’aquarium de La Rochelle. Parmi les temps forts de cette escale du Global Challenge à La
Rochelle, rappelons l’arrivée de douze bateaux en moins d’une journée, la soirée de remise
des prix avec 400 personnes invitées, la journée « public open day » permettant au grand
public de visiter les bateaux encadrés par les membres d’équipage, la cérémonie à l’hôtel de
ville de La Rochelle et bien sûr le départ donné aujourd’hui, mercredi 13 juillet à 12 heures.
Ville étape pour la deuxième fois consécutivement dans l’histoire du Global Challenge
organisé par Sir Chay Blyth, La Rochelle et GPO sont bien partis pour devenir une étape
incontournable de cette course autour du monde hors norme !
Photo libres de droit départ étape La Rochelle/Portsmouth: Pierrick Garenne / Grand
Pavois. Photos en haute définition sur demande.

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Bouygues Telecom prend la tête du Tour de France

Tour de France 2005
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Hier à Douarnenez, l’équipage international issu de l’école d’architecture navale de Southampton souhaitait confirmer sa place de leader au classement Etudiant. Son vœu a été exaucé et même plus… Depuis le départ de ce 28ème Tour de France à la Voile le 30 juin dernier, le duo BOUYGUES TELECOM et TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHyères semblait indétrônable. En dehors de VILLE DU PORT BRED LA REUNION, qui l’avait emporté à Honfleur avant de se voir déclassé à la suite d’une pénalité, aucun autre bateau n’avait pu semer le trouble au classement final d’une étape. Pour sa troisième participation à l’épreuve, l’équipage étudiant composé de français, d’italiens et d’anglais, réalise ici une performance remarquable, en coupant en vainqueur la ligne d’arrivée cet après-midi en Baie de Quiberon : « c’était un rêve de remporter une manche, surtout une longue course offshore de coefficient 2, confie le skipper, Yoann Richomme. L’équipage est ravi. Nous sentions venir un bon résultat en ralliement. Il ne manquait pas grand-chose, il nous restait juste à négocier de bons coups tactiques. Mais là, c’est vraiment au-delà de nos espérances ».

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34 bateaux au départ de la Jacques Vabre

Grand Prix de la Trinité sur Mer 2004
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Liste des Inscrits au 1er juillet 2005

Monocoques IMOCA
1. Artech – Jean-Baptiste Dejeanty & Alexandre Toulorge (Fr)
2. Bonduelle – Jean Le Cam & Kito de Pavant (Fr)
3. Cheminées Poujoulat – Bernard Stamm & Yann Eliès (Ch & Fr)
4. Ecover – Mike Golding (Uk)
5. GalileoVela – Walter Antunes (Br)
6. Mare Verticale – Joe Seeten & Cecilia Carreri (Fr & It)
7. Pro-Form – Marc Thiercelin (Fr)
8. Roxy – Anne Liardet & Karen Leibovici (Fr)
9. Sill – Véolia – Roland Jourdain & Ellen MacArthur (Fr & Uk)
10. Skandia –
11. UUDS – Hervé Laurent (Fr)
12. Virbac – Jean-Pierre Dick & Loïck Peyron (Fr)

Multicoques ORMA
1. Banque Populaire – Pascal Bidégorry & Lionel Lemonchois (Fr)
2. Brossard – Yvan Bourgnon (Ch)
3. Foncia – Armel Le Cleac’h & Damian Foxall (Fr & Irl)
4. Géant – Michel Desjoyeaux & Hugues Destremeau (Fr)
5. Gitana XI – Fred Le Peutrec & Yann Guichard (Fr)
6. Gitana X – Thierry Duprey & Erwan Le Roux (Fr)
7. Groupama – Franck Cammas & Franck Proffit (Fr)
8. Sodebo – Thomas Coville & Jacques Vincent (Fr)
9. TIM Progetto Italia – Giovanni Soldini & Vittorio Malingri (It)
10. N.C – Steve Ravussin & Yvan Ravussin (Ch)

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Fred Duthil prêt pour la Solitaire Afflelou Le Figaro

Generali Solo - Jour 1
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Quel bilan fais tu de ta participation à la Generali Solo ?« Je suis heureux d’avoir pu y participer. Le bateau a été refait presque entièrement 3 semaines avant le départ alors que normalement les réglages se font en hiver. Le début de la course a donc été difficile car j’ai eu des petits soucis techniques juste avant le départ. Tout cela m’a un peu déconcentré.Le point négatif est surtout que l’objectif de départ – finir dans les 10 premiers – n’a pas été atteint. Mais il faut relativiser, s’il n’y avait pas eu les deux disqualifications et une avarie pendant une manche, j’aurai fini parmi les 10.Tout le reste est plus que positif. Le bateau est quasiment prêt pour la Solitaire Afflelou le Figaro. De plus, mon binôme avec David, mon préparateur, est une satisfaction. On ne se connaissait pas, on s’est rencontrés un mois et demi avant la Generali Solo. Or il est nécessaire de bien s’entendre, le préparateur c’est la dernière personne qu’on voit au départ et la première à l’arrivée. Entre nous il y a une bonne entente et une bonne ambiance de travail. Je suis assez confiant concernant les courses à venir. »Que penses-tu du parcours de la Solitaire Afflelou – Le Figaro 2005 ?« C’est un parcours difficile. La 1ère étape entre Perros-Guirec et Bilbao est assez compliquée avec le passage de la Pointe de Bretagne et le Golfe de Gascogne. C’est une étape longue puisqu’elle est d’environ 400 miles. La 2ème étape entre Bilbao et la Rochelle c’est encore une traversée du Golfe de Gascogne puis un contournement des îles de Bretagne Sud, ce qui n’est pas évident. Pour la 3ème étape entre La Rochelle et Cork, il va falloir être attentif aux courants et pour la dernière étape entre Cork et Port Bourgenay, tout va se faire en fonction de la météo.Les gros concurrents pour cette édition sont évidemment les 10 premiers de la Generali Solo plus Charles Caudrelier Benac. Celui que je vois favori cette saison c’est Jérémie Beyou.Mon objectif sur cette course est de finir parmi les 10 premiers. Les 4 étapes sont compliquées, il faudra sans doute attendre la dernière pour connaître le nom du vainqueur. »

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Loick Peyron embarque avec Jean-Pierre Dick

Arrivée de Jean-Pierre Dick
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Et cela va commencer sur les chapeaux de roue ce week-end avec le Record SNSM. Jean-Pierre et Loïck prendront le départ de leur première course samedi prochain de Saint-Nazaire en direction de Saint-Malo. Objectif : rejoindre la cité corsaire le plus vite possible ! Entretien :

Loïck, qu’est ce qui vous a incité à rejoindre l’équipe de Jean-Pierre Dick ?
Loïck Peyron : « C’est vrai que pour la Transat Jacques Vabre, j’avais le choix entre multicoque et monocoque. Et si j’ai choisi le bateau à une seule jambe, c’est qu’avec Jean-Pierre et toute l’équipe Virbac-Paprec, ça va beaucoup plus loin qu’une participation à une transat. C’est un projet plus vaste, qui s’inscrit dans la durée : c’est à la fois complet et très intéressant. Qui plus est, je trouve que Jean-Pierre a une démarche à la fois différente et intelligente. On l’a vu et mesuré lors du Vendée Globe: s’il partait avec un gros bagage voile, il n’avait pas la connaissance de l’offshore. Et il s’est étonnement bien adapté à toutes les situations auxquelles il s’est trouvé confronté ! À dire vrai, il a un peu bluffé son monde ! Pour toutes ces raisons, j’ai eu envie de m’inscrire dans son nouveau programme pour y apporter mon éclairage de marin. »

Racontez-nous Loïck Peyron et le monocoque de 60 pieds…
L.P. : « J’ai vécu mes aventures en 60 pieds Open avec un petit tour de la planète en solitaire, enroulé lors de la première édition du Vendée Globe, suivi d’une deuxième tentative moins fructueuse. La dernière course que j’ai disputée à la barre d’un mono, c’était justement la Transat Jacques Vabre, en 1993… elle se courait alors en solitaire. Depuis, et cela m’a frappé lors du Vendée Globe, ces bateaux sont en constante évolution technique et offrent en quelque sorte un terrain d’investigation privilégié en matière de conception… »

Justement, concrètement, quel sera votre rôle aux côtés de Jean-Pierre ?
L.P. : « Ce sera un rôle de marin au sens large. On va beaucoup naviguer ensemble, en entraînement comme en course. Je serai alors un observateur attentif et, je l’espère, un conseiller avisé en matière de problématiques en solitaire. Jean-Pierre a très envie de continuer à progresser dans pas mal de compartiments. Dans la tête, je vais intégrer à 100% ce projet. Au-delà, je vais aussi me creuser le citron – si on peut dire – pour aider à la conception du nouveau monocoque. J’ai toujours aimé l’aspect mécanique des choses : bidouiller et imaginer des petites innovations, sur tous les bateaux prototypes que j’ai pu avoir – multicoques et monocoques – pour qu’ils se révèlent les plus performants et les plus adaptés au skipper. Je vais donc avoir deux fonctions bien distinctes et complémentaires : une en mer en navigation, une à terre pour la conception. Mon rôle sera large et sincèrement, je suis ravi : c’est toujours très motivant de se voir ainsi offrir l’opportunité d’apporter un regard neuf dans un jeu d’échecs. L’objectif est clair : il s’agit de contribuer à ce que Jean-Pierre gagne le prochain Vendée Globe… »

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