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L’effet grenouille

Acts 6&7 - K Challenge - Suède
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Les « Froggies » ont frappé fort ce samedi midi en déroulant une course parfaite dans une brise modérée relativement stable de 8 nœuds sous un ciel éclatant. Est-ce la météo qui a parfaitement convenu au Class America vainqueur à San Diego en 1995 ? Plutôt typé pour les petits airs californiens, FRA-60 a été optimisé cet été par le team français et s’est toujours montré sinon le plus rapide, du moins proche des meilleures équipes lors des match-racings en vitesse pure lorsque la brise n’excédait pas dix noeuds. Un bon départ et une excellente tactique réalisés par Tanguy Cariou avec Cameron Appleton à la stratégie en se calant sur la droite du plan d’eau, et le voilier tricolore s’emparait de la tête de la flotte dès la bouée au vent avec 25 secondes d’avance sur BMW Oracle Racing. Il ne suffisait plus que de dérouler la course en surveillant ses arrières car seuls les Américains semblaient en mesure d’inquiéter K-Challenge. Mais non seulement les Français tenaient le choc de la pression, mais ils en profitaient pour augmenter les écarts au portant.

Le survol des coucous (suisses)

Alinghi
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Décidemment, les Suisses sont les meilleurs du monde, enfin disons plutôt les mercenaires helvétiques car à l’exception du manager Ernesto Bertarelli, du régleur Nils Frei et du « pianiste » Yves Detrey, l’équipage est formé de cinq kiwis, d’un Espagnol, de trois Français (Yann Gouniot, Nicolas Texier, Bernard Labro), d’un Canadien, de trois Américains, et d’un Allemand, le « second » barreur et directeur sportif, Jochen Schuemann… Mais c’est la Coupe de l’America’s et justement, les Suisses ont ouvert le « robinet » du mercenariat en supprimant la clause de résidence sur trois ans imposée auparavant pour avoir la « nationalité ». Mais hors de cette parenthèse, il faut bien souligner que le Defender s’est bétonné en modifiant aussi les règles de la Cup en s’inscrivant comme concurrent lors de tous les rendez-vous avant la Coupe de l’America proprement dite, les Actes. Rappelons qu’auparavant, le Defender n’avait pas le droit de se confronter (même amicalement) face à n’importe lequel des Challengers. Cette fois, non seulement il peut courir, mais en plus il peut être classé sans avoir à prendre des points comme les autres syndicats en vue de la Louis Vuitton Cup…

Les pirates de Cayard

Bouwe Bekking - Movistar
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Le tour du monde en équipage imaginé en 1973 (Whitbread, puis Volvo Ocean Race) a fait rêver de milliers d’équipiers et au fil des éditions, la compétition s’est encore plus affûtée avec des machines de plus en plus rapides. Après les voiliers IOR des années 80, les ketchs surtoilés des années 90, les VOR-60 de la fin du millénaire, voici en lice les nouveaux 70 pieds (VO-70) qui annoncent des vitesses incroyables avec déjà un record sur 24 heures : 530,2 milles soit 22,096 nœuds (Bouwe Bekking, Movistar) ! Et les bateaux ne sont à l’eau que depuis quelques mois, voir quelques jours… Bref, si le plateau est un peu restreint avec seulement sept équipages (ABN AMRO 1 et ABN AMRO 2, Ericsson, Pirates of the Caribbean, Brazil 1, Premier Challenge, Movistar), le niveau est de haut vol avec des skippers aguerris et des hommes d’expérience.


A preuve, la sélection réalisée par Paul Cayard, vainqueur de l’épreuve 1997-1998 sur EF-Language, mais aussi sélectionné aux JO d’Athènes en Star pour l’équipe américaine, sept titres de Champion du Monde et cinq campagnes de l’America’s Cup ! « Pour cette épreuve, il est important de partir avec un groupe expérimenté. Nous sommes le dernier des teams à toucher l’eau et nous n’avons donc pas beaucoup de temps pour nous entraîner. Nous devons compter sur notre expérience pour rattraper le niveau des autres équipes. » Indiquait le skipper de Black Pearl.


Le team cumule ainsi douze tours du monde dont quatre victoires et pas moins de vingt participations à l’America’s Cup… Les onze « Pirates of the Caribbean » ont aussi dans leur escarcelle six Jeux Olympiques dont une médaille de bronze à Sydney en Finn.

Quarante duos en Figaro

Scutum dans la tourmente
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Grandes marées au programme et certainement flux contraire de secteur Ouest pour ce Tour de Bretagne qui est pour la première fois, organisé en septembre, un mois connu pour ses transitions météorologiques parfois violentes à l’approche de l’équinoxe d’automne : 111 de coefficient de marée pour la seconde étape, la plus technique entre Saint Quay-Portrieux et Perros Guirec ! Car c’est bien là la difficulté de cette épreuve organisée toutes les années impaires depuis huit ans avec les victoires de Desjoyeux-Hutchinson (1997), de Le Cam-Nélias (1999), de Morvan-Caudrelier (2001) et de Morvan-Pacé (2003). Il faut savoir gérer flot et jusant tout en privilégiant les basucles de vent, le tout au milieu des roches qui parsèment la Bretagne, particulièrement entre Saint Quay et Penmarc’h !
Nombreux sont les Figaristes de cet été qui replongent pour un avant-dernier saut avant de boucler la saison (Route du Ponant du 3 au 8 octobre et Vendée Défi du 12 au 15 octobre) dont un panel de vainqueurs de la Solitaire ou de la Generali Solo (Beyou, Caudrelier, Cammas, Eliès, Morvan, De Pavant, Péan, Drouglazet, Vittet…). Et surtout de redoutables tandems à l’image de Jérémie Beyou et Vincent Riou, de Charles Caudrelier et Franck Cammas, de Bruno Jourdren et de Kito de Pavant, d’Armel Tripon et Eric Drouglazet !
Six étapes à enchaîner en commençant par Saint Malo-Saint Quay-Portrieux (18 septembre : 39 milles), puis Perros Guirec (19 septembre : 56 milles), Camaret (20 septembre : 83 milles), Port La Forêt (23 septembre : 70 milles) et Lorient (24 septembre : 44 milles)… avec en sus, un parcours banane à Camaret en milieu de parcours (22 septembre). Les crabes n’ont qu’à bien se tenir !

L’insoutenable légèreté de l’air…

Bmw Oracle Racing / Malmö
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En passant la ligne d’arrivée sur une mer d’huile, à quelques secondes du temps limite de course (40 minutes pour effectuer un bord), BMW ORACLE Racing remporte cette première manche de « pétole » très tactique, après être revenu de loin. Les leaders de cette première régate en flotte de l’Acte 7 n’ont cessé de changer au grè des bascules de vent et des différences de pression sur le plan d’eau : un vrai casse-tête… suédois pour les tacticiens. A ce jeu, qui s’apparentait parfois à de la loterie, le Français Bertrand Pacé, tacticien à bord du bateau américain, a effectué un travail remarquable, notamment dans le dernier bord de spi. Avec son stratège Eric Doyle agrippé en tête de mât pour localiser la moindre risée et la plupart de l’équipage groupée sous le vent pour conserver un peu de forme au gennaker, USA-76 s’est imperceptiblement rapproché du commandement. Et en partant à l’extrême gauche du plan d’eau, à l’opposé de ses adversaires, BMW ORACLE Racing s’est retrouvé en tête. Un scénario inespéré pour Dickson et ses hommes jusque là pointés entre la 6e et la 7e place à chaque passage de marque.

Lumière sur un plan Farr

Vincent Riou - PRB
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Depuis le mois de juillet, l’équipe technique de PRB s’est étoffée avec Grégoire Metz, qui a rejoint Vincent Riou depuis le mois de juin, Kévin Escoffier, Laurent Oudin et Jean-Philippe Guillemot. Le fils du navigateur Franck-Yves Escoffier, ingénieur spécialisé en mécanique des matériaux et des structures, effectue actuellement de la recherche fondamentale sur les équipements du bateau tel que la quille, le gréement ou l’accastillage. Quant à Laurent Oudin, il a déjà accompagné Vincent lors de la préparation au Vendée Globe 2004. Spécialiste de l’électronique et informatique embarqués, il s’intéressera particulièrement à l’équipement intérieur du bateau. Enfin, Jean-Philippe Guillemot, étudiant en 3ème cycle à l’école d’architecture de Nantes, dessine actuellement sur ordinateur tous les aménagements intérieurs à partir des éléments fournis par les autres membres de l’équipe. Durant le mois de septembre, il sera aussi un peu charpentier puisqu’il devrait réaliser une maquette à l’échelle 1 afin que Vincent puisse juger de visu l’aménagement de son futur bateau !

Où l´on se jauge…

K-Challenge et Desafio Espanol
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Ian Burns, BMW ORACLE Racing : « Les régates à Valencia cette année étaient assez instructives à propos des bateaux rapides. Certaines équipes avec des Class America plutôt lourds en Nouvelle-Zélande – Alinghi, Luna Rossa, nous-même – avons connu quelques difficultés dans les petits airs, tandis que d’autres équipes, moins puissantes à Auckland, comme les Suédois, se sont bien comportées. Je pense que la configuration optimale n’est pas la même qu’en Nouvelle-Zélande. Le temps que nous avons passé à Valencia était très instructif pour appréhender un plan d’eau complexe. »

Clay Oliver, Emirates Team New Zealand : « Lorsque vous avez l’opportunité de changer la règle, vous avez souvent plein de supers idées, comme changer pour des multicoques, ou de réduire le déplacement de moitié, afin que ce soit plus excitant. Je pense qu’ils (Alinghi et BMW ORACLE Racing, ndlr) ont pris leur responsabilité. Je pense qu’on peut voir le résultat du développement réfléchi de ces règles par la qualité des régates en ce moment. C’est plutôt bon. »

Dimitri Nicolopoulos, K-Challenge : « C’est très important de pouvoir observer ce que chacun de nous fait. D’un autre côté, lors de la dernière Coupe, vous pouviez vous prendre pour les meilleurs pendant trois ans. Si vous dessiniez un mauvais bateau, nous n’aviez que deux mois difficiles. Ici, ce sera beaucoup plus dur avec toutes ces régates.

Luca Devoti, +39 Challenge : « Nous avons travaillé un an et demi sur notre design. Ce qui est intéressant, c’est ensuite d’aller voir ce que les autres ont fait. Cela peut confirmer certaines de vos idées. Vous voyez tant de choses très similaires, et puis d’un coup quelque chose qui capte votre attention. Nous verrons rapidement si nous allons dans la bonne direction.

Jason Ker, Team Shosholoza : “Avoir l’opportunité de vérifier aussi tôt tout ce que nous avons fait est plutôt une bonne nouvelle. J’ai de la peine pour les équipes qui en 2003 mettaient à l’eau au dernier moment sans préparation. Nous attendons les deux prochaines années de développement et nous apprenons énormément à mesure que nous avançons. »

Journée d´exception pour les Half Tonners

Ecover Half Ton Classics Cup
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Le comité de course, sous la houlette de Jean-Louis Fabry, a lancé 3 manches dans un
vent oscillant. A chaque départ les halfs se montrent toujours très agressifs sur la
ligne, pour preuve les 4 rappels généraux…
Les pénalités de 30% n’ont pas réussi à tempérer les ardeurs des équipages présents.
Dans les petits airs, les petits ratings ont toujours la cote : pour preuve, CHANI, un vénérable Golden Shamrock aux voiles « golden » coiffait les protos aux mats carbone dernier cri… Mais après les 6 manches courues, les irlandais de Blue Berret Ð mènent toujours largement la danse.

Coville se remet au rouge

Sodebo - Thomas Coville
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Thomas Coville et son équipe ont pris la décision mercredi matin (heure américaine) de ne pas partir pour la tentative de record de l’Atlantique Nord. Si les conditions sur la première partie du parcours demeurent excellentes avec du vent de Sud-Ouest de 20 à 25 noeuds, il n’en est pas de même sur la deuxième partie du parcours. Thomas devrait franchir une zone de calme avec une mer hachée et terminer avec des vents qui peuvent être contraires.Le bateau est prêt à partir dès qu’une nouvelle fenêtre se présentera. Thomas Coville devrait rester aux Etats-Unis dans l’attente de conditions plus propices.Source Sodebo

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Salt 57
Salt 57

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