Reprendre ses marques, retrouver des automatismes, de la cohésion et pour certains valider les modifications hivernales, tel était l’objet de cette première séance de travail en configuration équipage Grand Prix, à laquelle prenaient part Banque Populaire, Géant, Gitana 11, Sopra Group et Groupama 2. Zoom sur les hommes qui tout au long de l’année accompagnent Franck Cammas à bord de Groupama 2
« Je choisis mon équipage en fonction des compétences de chacun et de leur capacité à s’entendre » par ces quelques mots, Franck Cammas justifie ses choix. Côté compétences, pas de problèmes. Qu’ils s’appellent Proffit, Levaillant, Lemonchois, Caraës ou Bruno Laurent, nouveau boat captain de Groupama 2, ils font partie des meilleurs marins, aussi à l’aise autour du monde qu’entre trois bouées. Autant dire que sous la baguette de Franck, les fausses notes devraient être rares. Plus particulièrement en charge de la météo, les deux Franck partageront leurs avis avec celui que l’on surnomme Jean-Bapt, alias Levaillant. Excellent barreur, ce dernier est aussi un remarquable régleur de voiles. Logique vous direz-vous puisqu’il les a lui-même dessinées ! Lionel Lemonchois, vainqueur de la Québec-St Malo 2000 à bord de Groupama, premier du nom, fera son retour aux côtés de Franck et viendra compléter le groupe des barreurs du bord. Enfin, bien que l’accent ait été mis sur les barreurs dans la composition de cet équipage, qu’on se rassure, Jacques Caraës et Bruno Laurent seront là pour assurer manoeuvres et réglages tout au long des 2700 milles qui séparent Londres de Nice. Grands Prix : On ne change pas une équipe qui gagne …
A bord de Groupama 2, confiance, respect et pérennité sont les maîtres mots. Ainsi, c’est accompagné d’un équipage quasiment inchangé – celui de grand chelem 2005 – que Franck disputera les cinq épreuves côtières programmées cette saison. De Franck Proffit à la navigation, à Thierry Fouchier, Philippe Touet et Bruno Jeanjean aux réglages en passant par Eric Coulon et Stéphane Guilbaud aux winchs, sans oublier Nicolas Pichelin à l’avant … ils sont tous de retour. Des changements sont cependant à noter au piano, poste désormais assuré Bruno Laurent, ainsi qu’à la tactique ! Gildas Philippe et Tanguy Cariou, deux régatiers de renom issus de l’olympisme, se partageront cette responsabilité. Gildas embarquera sur le début de saison, à l’occasion du Trophée des Alpes-Maritimes et sur les Grands Prix de Trapani et de Marseille, tandis que Tanguy prendra le relais à Portimão et Fécamp.
L’engin, premier du nom (et ancien Shockwave), est le 90 pieds Reichel/Pugh lancé en 2002 (à ne pas confondre avec le 98′ Alfa Romeo II, qui lui fut mis à l’eau en 2005). Pour la Hublot PalmaVela, son propriétaire Neville Crichton officie à la barre.
Le voilier Alfa Romeo s’impose avec aisance dans la classe Maxi Regata, ayant franchi la ligne d’arrivée avec un avantage de plus de 6 minutes sur son poursuivant, Alexia de Alberto Roemmers. En temps compensé, le voilier de Neville Crichton a tout de même conservé la première place, malgré la remontée de Tiketitán, barré par Luca Bassani, qui passe second, tandis que Y3K, de Claus Peter Offen, s’offre la troisième place.
Le comité de course a donné le départ à une seconde régate pour la classe des Maxis qui a malheureusement dû être annulée, à cause d’une très forte pluie et de la disparition totale du vent dans la première portion de ce parcours de 20 milles.
Hublot PalmaVela, organisée par le Real Club Náutico de Palma et patronnée par la firme horlogère Hublot, le gouvernement des Illes Baleares, la Mairie de Palma et La Caixa, offrira le dix pour cent des montants d’inscription des bateaux à l’Association des parents d’enfants cancéreux des Baleares (Aspanob).
Aujourd’hui, les bateaux appartenant aux classes de Rating National (RN), Epoque et Classic, les monotypes et Transpac 52 sortiront dès 14h30, alors que les Maxis affronteront leur seconde journée durant laquelle se disputera une nouvelle course dont le départ dera donné à 12h00.
«Un peu surpris mais ravi », Kito de Pavant raconte surtout une nuit « rock’n’roll », comme il dit : « ça va vite ! Le vent est bien monté, 25 nœuds, parfois 28, des vagues dans le bon sens, des grands surfs… il faut être vigilant mais ça glisse bien !». Deuxième avec Jeanne Grégoire sur Banque Populaire, Gérald Véniard complète : « ça bombarde, c’est à fond sous spi dans la nuit noire ! Il n’y a pas de différence entre le ciel et la mer. On ne voit pas les vagues, il faut barrer seulement aux instruments et au feeling. On serre les fesses ! » De fait, les vitesses sont impressionnantes : 15 à 17 nœuds dans les surfs, des moyennes qui dépassent 10, voire 11 nœuds pour les deux tiers de la flotte… Un avantage confirmé pour les partisans de l’option sud. Le Brit Air des tenants du titre Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel, quasi le plus au sud de la flotte (si l’on excepte le Siemens de Marc Thiercelin), est revenu à fond sur le trio de tête. Brit Air a repris un mille à l’heure depuis le pointage de hier soir et n’est plus qu’à 8,5 milles du leader Groupe Bel. Derrière la voix d’Armel Le Cléac’h ce matin à la vacation, la quille du bateau chante, signe incontestable des grandes vitesses. « 30 à 35 nœuds de vent sous un grain, on est à 15 nœuds, là », raconte Armel Le Cléac’h. Pendant ce temps, le meneur d’hier Aquarelle.com mené par Yannick Bestaven et Ronan Guérin a concédé un peu de terrain. « C’était hier soir, dans une zone un peu bizarre où on n’a pas compris pourquoi on recevait 4 nœuds de vent de moins que tout le monde », explique Ronan Guérin avant d’ajouter : « mais on reste bien placé, ça va. L’idée c’est d’aller dans le sud, même si c’est très tentant de faire de l’ouest à 10 nœuds sur la route» Les routes des bateaux commencent à se resserrer. Vers le 20e nord, il y aura sans doute un carrefour important (voire embouteillé). La course est loin d’être jouée. « Ce qui reste à faire, c’est autant qu’entre Concarneau et Porto Santo », rappelle justement Armel le Cléac’h. On table sur une arrivée en fin de semaine prochaine, « avec des écarts sans doutes infimes », sourit le nouveau leader, Kito de Pavant.
Les premiers ont chuté de la 2e à la 9e place en 24 heures, tandis que les seconds ont dégringolé de la 4e à la 17e position en deux jours. « On a raté le coup à ne pas rater, analysait avec lucidité Bertrand de Broc à la vacation. Il va falloir arrêter l’hémorragie avant d’essayer de regrappiller des milles et de reprendre 4 ou 5 bateaux pour arriver à une place honorable. » A l’inverse, à l’extrême sud, Marc Thiercelin et Oliver Krauss (Siemens) ont retrouvé le sourire. En trois jours, ils sont remontés de la 22e à la 13e place, et ont réduit leur retard de 107 à 57 milles. « Le doute est toujours là, mais je suis content car j’avais vu du vent plus fort dans le sud » racontait Marc à midi. Idem pour les Lorientais Yannig Livory et Jean-François Fouche (Entreprendre au Pays de Lorient), les plus rapides sur les dernières 24 heures, et qui ont repris sept places en une journée. Ils pointent désormais en 15e position. Au portant sous spi, une toute petite différence d’angle de vent peut suffire pour faire accélérer le Figaro Bénéteau de façon conséquente. D’où l’importance des positions sur l’eau en fonction des adversaires. Trouver la bonne trajectoire suppose une bonne analyse de la météo à venir, et une grande concentration pour exploiter toutes les opportunités de se décaler vers le sud-ouest sans trop perdre au classement. A ce petit jeu, deux équipages se distinguent aujourd’hui. Yannick Bestaven et Ronan Guérin (Aquarelle.com) ont une nouvelle fois repris les commandes. Les deux compères naviguent actuellement dans une position médiane qui leur permettra de réagir rapidement, quelle que soit l’évolution de la météo. Dans leur sud, les tenants du titre, Armel Le Cleac’h et Nicolas Troussel (Brit Air) sont revenus à la 3e place et maintiennent une pression constante. Premier à Porto Santo, leader de la route nord après Madère, ce duo n’a pas hésité à recroiser devant toute la flotte pour se positionner les plus au sud. Une stratégie osée mais payante qui leur permet d’être aujourd’hui les plus dangereux concurrents des nouveaux leaders.
Ils ont dit Yannick Bestaven (Aquarelle.com, leader): “Ça va bien! On navigue dans un régime de vents de nord-est ressemblant à des alizés hier et un peu moins aujourd’hui. Le vent a un peu faibli, car on doit se rapprocher de l’anticyclone qui ne se déplace pas très vite. En revanche, une dorsale s’étend à travers notre route et le jeu actuellement est de se rapprocher de la route directe sans se faire piéger dans la molle. Derrière, il y a l’anticyclone des Bermudes qui se forme, il pourrait rejoindre ce système dans les trois jours et former une nouvelle zone aléatoire. Ronan (Guérin) et moi sommes en forme, on travaille studieusement notre météo, on fait un cocktail des informations, on analyse et on essaie de se mettre d’accord sur nos raisonnements. Pour le moment, on s’en sort bien mais pour la suite ce n’est pas gagné encore. Il reste beaucoup de milles à faire et on garde la tête sur les épaules. C’est motivant d’être en tête mais on étudie les classements surtout pour comparer les caps et les vitesses des autres. Je surveille sérieusement ceux qui sont partis dans le sud… Etre en tête n’est pas une pression, ce qu’on veut c’est être en tête à l’arrivée ! »
Kito de Pavant (Groupe Bel) : « C’est bon pour le moral d’être deuxième, mais on est très, très méfiants car il y a une dizaine de bateaux alignés sur une ligne nord-sud qui pour moi sont quasiment à égalité. A priori on a quasiment autant de vent que ceux qui sont très au sud. On est plein vent arrière donc il faut trouver les meilleurs angles. Ce week-end, un petit passage de front peut perturber l’alizé. Entre ceux du sud et du nord, c’est le jeu du chat et la souris, on certains cherchent l’angle au vent donc la pression… nous on cherche les deux ! » Charles Caudrelier ( Bostik) : « On a un peu de mal à comprendre ce qui nous arrive. On perd par le nord, on perd par le sud, visiblement on n’avance pas… On ne peut pas dire qu’on soit satisfaits de notre position, on s’est même demandés si on n’avait pas un poisson dans la quille ou quelque chose. On a simplement moins de vent, pas de chance… Ce matin, Nicolas a trouvé un animal qu’on ne nomme pas dans le bateau, il l’a découpé et jeté et tout de suite on a repris un nœud. C’est loin d’être fini. On se concentre sur la conduite du bateau et on repart à l’attaque ! Il est hors de question de déprimer sinon la course serait foutue, on s’accroche, et on y va. La route est encore longue, on peut encore gagner et ce n’est pas le moment de déprimer, si on déprime on va moins vite ! On n’est pas encore distancés contrairement à ceux du nord qui ne sont pas très bien, pour moi il y a un peu de stress mais c’est ma nature et c’est plutôt un remontant. La deuxième partie de course n’est pas si simple, on est à 10 jours de l’arrivée et la météo n’est fiable qu’à quatre jours. C’est le dernier bord qui compte, même jusqu’à 15,20, 30 milles de retard le dernier jour, tu peux toujours gagner. Et je ne crois pas que l’alizé restera établi comme ça dix jours durant…les classements vont encore bouger, c’est sûr… »
Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « C’est toujours bien d’être aux avant postes pour attaquer une nouvelle partie et on a reçu un fichier météo qui nous arrangerait encore mieux s’il se vérifie. Ca met du baume au cœur. Sur le fichier grib que tout le monde reçoit, la petite bulle qui nous attendait à St Barth’ ne serait plus là et du coup il y aurait moins besoin d’aller dans le sud pour contourne, mais bon ça a le temps de changer, faut pas s’affoler tant qu’on n’est pas à 3 ou 4 jours de l’arrivée. On n’avait pas envie de jeter trop de milles sur le tapis, tactiquement on n’a pas fait d’énormes choix, la chance nous a servi aussi. Mais j’arrive à me faire assez de nœuds à la tête à ce petit jeu là et tout le monde s’amuse un peu à part les grands nordistes, non ? On est tous à quelques milles les uns des autres, quand tu vois comment on est passés serrés à Madère, ce sera peut-être pareil à St Barth et je ne vois pas ce qu’il y a de plus palpitant sur une course que se retrouver tous en quelques minutes ! »
Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) : « Voilà deux jours qu’on a digéré… L’idée c’est de croiser, de se remettre sur la route en dessous, avec du retard. On a raté le coup à ne pas rater, il va falloir se bagarrer pour ne pas prendre trop de retard. On croise les doigts et on y va, il n’y a pas à tortiller, c’est au sud que ça passe au moins pendant 4 ou 5 jours. On a fait une grosse erreur qui nous coûte, je pense, la course. On va croiser, remettre les compteurs à zéro dans une latitude plus sud et puis on repartira de là. Hier je racontais à Benoît (Petit) qu’au Vendée Globe 92 au large du Brésil, j’ai pris 350 milles de retard dans une bulle et là je m’étais dit il te reste 25 jours pour rattraper et j’en ai mis 24. On sait qu’on va arriver à 130, 135 milles de retard sur le premier et qu’il va falloir arrêter l’hémorragie, avant d’essayer de regrappiller les milles et de reprendre 4 ou 5 bateaux pour arriver à une place honorable. Il reste dix jours… malgré tout on a de la chance d’être là, on va mettre du charbon, bien faire marcher le bateau et voilà. On s’est trompés, voilà, mais il faut être sereins. »
Dominic Vittet (ATAO Audio System) : « Ça commence à être du vrai alizé de tourdumondiste. On est dans le bon paquet on va dire, même si ce serait encore mieux si nous étions restés un peu plus sud encore. Tout le monde va assez vite dans le sud. Cette course est un poker menteur, depuis le début les fichiers nous disent de plonger au sud, ce qui n’a pas réussi au début et qui crève les yeux maintenant comme une évidence. Quelqu’un qui serait parti très au sud voilà quatre jours serait largement en tête, personne n’a osé le faire. Il fallait accepter de continuer à perdre des milles pour espérer le jackpot. Le jeu des claques ? (pour préserver le seul grand spi qui reste à bord, NDR) pour l’instant Lionel mène 11 à 10, le match est très serré ! Le vent oscille en permanence, fonctionne en alternances de rafales et oscille en direction aussi d’une vingtaine de degrés. »
Marc Thiercelin (Siemens, 13e, Top Chrono AG2R avec 212,9 milles) : « On a un problème, j’ai reçu un pli de notre agent double qui me disait qu’on avait repris vingt mille milles sur la tête de course ! Si c’est le cas, je pense qu’on a déjà largement dépassé la tête de la course et il fallait me dire que j’étais reparti pour un Vendée Globe en double sur un bateau de 10 m ! (rires) Plus sérieusement, on a eu du vent plus fort et j’ai l’impression que nous sommes rejoints par notre petit copain Brit Air, par Armel (le Cléac’h) qui plonge au sud comme il y’a deux ans. C’est dommage, on aurait aimé rester tous seuls dans le coin ! La donne va changer… comme on m’appelle « l’optionneur » je me suis dit qu’il fallait y aller à fond, J’ai convaincu « passe-partout », mon petit majordome (Oliver Krauss, NDR) d’y aller. Je suis toujours dans le doute et c’est ce que j’adore dans la voile, ce n’est pas une science exacte. Le doute est toujours là, mais je suis content car j’avais vu du vent plus fort dans le sud, il y est et tant mieux. On l’a bien cherché, on a passé notre temps à empanner, à jouer avec les nuages. Après, il reste 1800 milles à courir pour essayer de rattraper les 10 bateaux sui sont devant. Maintenant, il faut faire de la vitesse et repousser les attaquants qui viennent du nord. De toutes façons, aller plus sud on aura du mal, après c’est le Cap Horn ! »
Le trimaran a été mis à l’eau mardi 18 avril à la marée du soir et mâté dans la foulée. Après quelques journées à peaufiner les réglages (gréement, voiles, appendices, hydraulique), Gitana 12 effectuera ses premières sorties en fin de semaine. Thierry Duprey du Vorsent… « Il y avait des choses évidentes à changer dès la rentrée en chantier, le but du jeu étant d’avoir un bateau aussi performant que les autres trimarans en réfléchissant à des évolutions possibles pour les deux Gitana. Il fallait donc intégrer les modifications à apporter et les nouveautés à tester en se rapprochant de la configuration de Gitana 11, version 2006. L’idée est de pouvoir inter changer les voiles d’un bateau à l’autre, mais aussi les appendices après avoir testé sur l’eau les évolutions 2006. Nous pourrons ainsi procéder par étapes et en échangeant aussi les équipiers, avoir une analyse plus fine des gains ou des inconvénients de chaque modification. »
L’équipage… L’équipage du Gitana 12 a grandement participé aux travaux hivernaux et à la préparation du trimaran pour sa mise à l’eau et son mâtage. Confirmés à 90% après la très belle saison 2005 lors des Grand Prix, ces équipiers pour la plupart novices l’an passé en multicoque mais déjà auréolés d’un palmarès flatteur sur d’autres types de voiliers, ont accumulé une grosse expérience : Thierry Duprey du Vorsent les a donc logiquement sélectionnés pour la nouvelle Multi Cup 60’ et a trouvé en la personne de Fabrice Blondel, un wincheur supplémentaire venu du trimaran Foncia.
« La force de cet équipage, c’est non seulement qu’il est hyper motivé, en progression constante et très tonique, mais aussi qu’il est en grande partie proche géographiquement de la base du Gitana Team. Il est donc très disponible et peut facilement s’adapter aux changements de programme dus à la météo ou à des travaux à effectuer. Il participe aussi à la mise au point du bateau depuis des semaines, ce qui est un avantage non négligeable pour l’avenir, particulièrement pour la première course au large, Londres-Alpes Maritimes, où la connaissance du trimaran dans ses moindres recoins est un atout. La saison dernière, l’objectif était de naviguer propre, de progresser, d’apprendre et de jouer les trouble-fêtes… et nous l’avons fait ! Cette saison, le but est bien sûr de monter d’un cran et de viser le podium. En fidélisant l’équipage, je sais qu’il s’investit encore plus dans le projet et qu’il conserve l’esprit du Gitana Team qui fait notre force. » indique le skipper de Gitana 12.
La Multi Cup 2006 Le trimaran doit effectuer ses premières sorties à la journée en fin de semaine où les conditions météorologiques seront favorables pour valider les travaux hivernaux. Puis les derniers jours d’avril seront consacrés à une navigation de deux à trois jours au large avec l’équipage de la course d’ouverture de la Multi Cup 60’, Londres-Alpes Maritimes, avant de convoyer le bateau pour l’Angleterre le 3 mai. Le départ de la course Londres -Alpes Maritimes sera donné le 8 mai prochain. « Le parcours est très varié, encore plus que celui de l’an passé entre Lorient et Nice. Là, on rajoute la Tamise, la Mer du Nord et la Manche ! C’est un peu les mêmes caractéristiques que la Transat Québec-Saint Malo… Il est certain que nous serons fatigués en entrant dans l’océan Atlantique car tous les équipages vont d’entrée de jeu, mettre les chevaux pour tenter de se détacher. Mais même si nous sommes le dernier des trimarans mis à l’eau, les autres n’ont pas beaucoup navigué jusqu’à présent. Ces jours-ci, à Port la Forêt, ce sont les premières confrontations avec un entraînement commun et nous n’avons finalement qu’une dizaine de jours de retard sur le planning, ce qui est tout à fait compréhensible après un chantier de quatre mois et demi. »
Programme du Gitana Team – Multi Cup et Route du Rhum
▪ 3 avril : mise à l’eau de Gitana 11 ▪ 18 avril : mise à l’eau de Gitana 12 ▪ 18-21 avril : entraînements à Port La Forêt (Gitana 11) ▪ 2/3 mai : convoyage La Trinité/Mer-Londres ▪ 8 mai : départ de la course Londres-Alpes Maritimes ▪ 20-21 mai : Trophée Alpes Maritimes (Nice) ▪ 2-4 juin : Grand Prix d’Italie (Trapani-Sicile) ▪ 23-25 juin : Grand Prix de Marseille Métropole ▪ 14-16 juillet : Grand Prix du Portugal (Portimao-Algarve) ▪ 8-10 septembre : Grand Prix du port de Fécamp ▪ 29 octobre : départ de la Route du Rhum (Saint Malo-Pointe à Pitre)
Equipage Grand Prix Thierry Duprey du Vorsent (skipper-barreur), Erwan Le Roux (tacticien), Mayeul Riffet (navigateur), Mathieu Tatibouët (régleur GV), Yann Le Govic ou Richard Loncle (piano), Fabrice Blondel (régleur), Alexandre Marmorat (wincheur), Arnaud Derrendinger (wincheur), Antoine Carpentier (n°2), Léopold Lucet (n°1)
Equipage Londres-Alpes Maritimes Thierry Duprey du Vorsent, Erwan Le Roux, Mayeul Riffet, Alexandre Marmorat, Nicolas Raynaud, Léopold Lucet
Ça y est, les 25 duos encore engagés sur cette Transat Ag2r arrivent à mi-course. Depuis, le passage de Madère samedi, les équipages profitent des alizés. Au programme : soleil, vent (15-30 nœuds), des conditions idéales.
Récit de ces derniers jours avec Fred Duthil :
« A l’heure où je vous écris, le soleil tombe sur l’horizon de ce bel Océan Atlantique qui depuis quelques jours maintenant nous gâte de ses fabuleuses couleurs. Régulièrement, quelques dauphins nous accompagnent. Les conditions sont hyper agréables à bord, Brossard glisse parfaitement sous le soleil. Il fait chaud mais sans excès, on profite pleinement de cette belle traversée. Sinon à part de l’eau, du soleil, du vent, pas d’autres rencontres pour l’instant, même pas un petit camarade de jeu depuis au moins 24h !
Avec Sam la vie à bord se passe super bien. On discute bien évidemment de météo, de plans de bateaux, de tout et de rien. On alterne sieste et barre, et surtout on n’oublie jamais de bien manger. La dernière nuit s’est déroulée en seulement un quart chacun. Cela permet de bien récupérer. Sinon ce matin petite douche (la première), il était temps!
En ce qui concerne la course, il y a deux jours notre situation au nord de la flotte nous semblait assez défavorable, aujourd’hui les perspectives paraissent meilleures. Nous ne sommes pas encore sur une route gagnante à court et moyen terme, mais on s’aperçoit que cela évolue dans le bon sens pour nous. A long terme, on aura toujours quelque chose à tenter, car il reste beaucoup de chemin. On note de grosses variations de force et de direction de vent. A nous de les exploiter au mieux, pour se rapprocher du but tout en se décalant régulièrement vers le sud. »
Ce jeudi, au classement de 6h48 GMT, Brossard pointait en 12ème position à 54,9 milles du leader Aquarelle.com. Fred et Sam affichaient la meilleure vitesse de la flotte en glissant à plus de 12 nœuds vers Saint Barthélémy.
La voile… vous êtes née dedans ? Oui. Je crois même pouvoir affirmer que j’ai été conçue dans un bateau… Je suis nantaise, j’ai 26 ans et je fais de la régate depuis une bonne quinzaine d’années. J’ai démarré le bateau avec mon grand frère.
Ce n’est pas votre profession pour autant ? Non. Je suis chargée d’études et de communication chez Ideactor, une entreprise spécialisée dans la conduite du changement et dans la relation client. Je travaille chez eux depuis le mois d’octobre. Nous sommes en cours de finaliser une convention avec le ministère, au niveau régional, pour me libérer du temps à la pratique de la compétition de haut niveau.
Ideactor vous soutient sportivement également ? Tout à fait, c’est l’un de mes partenaires avec Sodifac-Roubaix, Helly Hansen, Cébé, IKKS,…
Pourquoi venez-vous au Spi Ouest-France ? C’est la seconde fois que j’y viens en tant que skipper. Cette participation s’inscrit dans notre projet match race en vue des prochains championnats du monde qui ont lieu fin mai à Copenhague. On a choisi le Grand Surprise car sa taille est voisine du DS 37, le monotype conçu spécialement pour le match race dans les pays nordiques.
Parlez-nous de la compétition à La Trinité Nous étions 8 à bord. Abaka (Coville) et Loïc Fournier-Foch, le directeur d’ATR qui connaît bien ces Grand Surprise (dont il fait location, ndlr) ainsi que son frère ont été nos rivaux les plus proches. Nous avons gagné grâce à notre régularité (46 engagés, ndlr). On remporte qu’une seule des manches, mais derrière on fait 2,3,4,5, 6 et 6 avec une place de 9 éliminée du décompte général.
Dites-nous votre équipage Elodie Bertrand, Morgane Gautier (la nièce d’Alain, ndlr), Ingrid Cerrato, Julia Touron sont mon équipe habituelle de match race à laquelle manquait Dorothée Martin d’Auray. Le reste de l’équipage au Spi était complété par Cécile Ponthieu et Pascale d’Entraygues, très bonnes elle aussi, et Alizée Gicquel. Moi je suis à la barre.
A quoi ça sert de naviguer en flotte quand on fait du match race ? Ca ne fait que valider notre capacité à manœuvrer et à régater. Je crois que si on n’est pas bon en flotte, on n’est pas bon en match race. C’est très complémentaire. Je dirais aussi que la régate en flotte, c’est du match race à long terme.
Vous faites partie de l’équipe de France ? Il n’y a pas encore d’équipe de France féminine de match race, mais nous bénéficions du soutien de la FFV (matériellement et techniquement) au même titre que les garçons de l’Equipe.
Qu’est ce qui vous passionne pour le match race ? C’est une discipline que j’affectionne particulièrement. Ca correspond bien à mon caractère déterminé et accrocheur. Ca nécessite également de la rapidité d’adaptation. Il faut savoir analyser en temps réel des paramètres en constante évolution de façon à saisir une opportunité dès que votre adversaire baisse sa garde. Une régate de match race, c’est 20 minutes intenses. En plus c’est un travail d’équipe et je ne conçois pas la navigation en bateau autrement qu’en équipage. En tout cas actuellement.
Votre objectif est donc de remporter ce mondial match race ? Complètement. C’est d’ailleurs assez amusant car depuis deux ans, c’est le même podium au Mondial avec dans l’ordre les Américaines Sally Barkow et Betty Allison puis nous. Cette fois on espère intervertir l’ordre du classement !
Est-ce une discipline en devenir pour les femmes ? Oui. Je crois que près de 190 équipages féminins sont actuellement recensés au classement mondial, soit environ un dixième des effectifs masculins : ce qui correspond à une proportion homme/femme de la voile en général. Et surtout, on a un circuit qui se professionnalise de plus en plus dans le sillage de celui des hommes.
Vous comptez vous battre encore longtemps au premier rang mondial ? Ca dépend si comme cela se dit et se répète le match race devient une discipline olympique à l’horizon 2012. Dans ce cas on s’investira à fond sur cet objectif. Par ailleurs, je garde toujours un pied dans le Tour de France à la Voile avec Côtes d’Armor (équipage mixte, ndlr) surtout cette année avec un projet qui se professionnalise. La priorité restant pour l’instant le match race et à court terme le Mondial.
La sécurité Made in Italie : Arimar perpétue la tradition italienne avec les nouveaux radeaux de sauvetage SOLAS :
Arimar, une des entreprises leader en Europe dans le secteur des produits gonflables pour la navigation de plaisance et professionnelle, lance sur le marché la nouvelle ligne de radeaux Deep Sea qui s’adresse à la clientèle professionnelle.
Plus de quinze ans d’experience dans le secteur de la securité en mer ont permis à Arimar de réaliser la ligne Deep Sea, des radeaux conformes aux normes internationales IMO/SOLAS et à la Directive Européenne 96/98EC et aux successifs amendements (marque MED).
Les radeaux Arimar Deep Sea ont obtenu l’homologation sous la supervision du RINA-Registro Navale Italiano et peuvent être employés à bord de toutes les unités navales engagées en navigations internationales pour des buts professionnels ou pour la navigation de plaisance avec des bateaux de longueur supérieure à 24 mètres (Maxi Yachts).
Conditionnés en conteneurs rigides en fibres de verre projetée pour résister aux sollicitations de l’habitat marin, les radeaux Arimar Deep Sea sont disponibles en deux versions : avec conteneur cylindrique “roll” par 6-8-10-12-16-20-25 personnes et, dans les modèles pour 6-8-10 personnes, avec conteneur rectangulaire “flat”, idéal pour satisfaire les exigences d’encombrement réduit et l’attention esthétique typique des Mega Yachts.
respirante, étanche; T-Core LX; renforts en nylon Oxford aux coudes; 2 poches chauffe-mains doublées polaire avec zips étanches; manchons néoprène aux poignets
Matière : Polyester/T-Core LX/membrane 3 couches
Coloris : gold/navy | chili/navy
Tailles : XS – 3XL
La Salopette Defender :
respirante; étanche; membrane 3 couches T-Core LX; 2 poches chauffe-mains doublées polaire avec zip étanche; renforts en nylon Oxford au fessier, genoux et côtés intérieurs des chevilles
La Semaine Olympique Française est de retour ! Pour sa trente huitième édition, la plus célèbre épreuve française de voile légère, s’offre une participation importante : plus de 700 équipages pré inscrits à ce jour soit un bon millier de compétiteurs, représentant plus de 50 nations. Mais plus que la quantité, c’est encore une fois la qualité du plateau qui vaut à la SOF son statut de « Roland Garros » de la voile. Un rapide tour d’horizon des forces en présence suffit à donner le tournis : quatre champions olympiques en titre, autant de champions d’Europe et six champions du monde 2005 sont inscrits cette année. Certains d’entre eux ont même remporté la SOF en 2005. A l’exception de l’Australien Tom Slingsby en Laser Standard, tous les vainqueurs 2005 seront d’ailleurs présents à Hyères. Les 1 000 athlètes se répartissent sur toutes les séries présentes aux Jeux, à l’exception des Stars occupés par leur championnat d’Europe de Printemps à Naples. A ces séries olympiques s’ajoute le 2.4, quillard paralympique. Les medal races, nouveau format de course établi afin d’augmenter la médiatisation de la voile olympique seront mises en place pour la première fois en France. La règle est simple : à l’issue des 5 premiers jours de course, les dix premiers du classement général se rencontrent sur une ultime régate, obligatoire, dont les points comptent double. C’est cette course de 30 minutes qui permettra de révéler le classement final de la SOF 2006. Au rayon des nouveautés, il faudra aussi compter sur la présence de la nouvelle planche olympique : la RS :X qui impressionne déjà par son affluence : 89 inscrits chez les garçons et 52 chez les filles, c’est déjà l’un des supports les plus représentés.
Ils régateront à la SOF :
Laser Champion d’Europe en titre : Paul Goodison (GBR)
Laser Radial Vainqueur de l’édition 2005 : Sophie DeTurckheim (FRA) Championne du monde en titre : Paige Railey (USA) Championne d’Europe en titre : Sarah Steyaert (FRA)
Finn Vainqueur de l’édition 2005 : Emilios Papathanasiou (GRE)
49er Vainqueur de l’édition 2005 : Jan Peter – Hannes Peckolt (GER) Champion d’Europe en titre : Chris Draper / Simon Hiscocks (GBR) Champion olympique en titre : Iker Martinez / Xavier Fernandez (ESP)
470 homme Vainqueur de l’édition 2005 : Gidéon Kliger / Ehud Gal (ISR)
470 Femme Vainqueur de l’édition 2005 : Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (FRA) Championnes du monde en titre : Marcelien De Koning / Lobke Berkhout (NED) Championnes d’Europe en titre : Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (FRA)
Tornado Vainqueur de l’édition 2005 : Xavier Revil / Christophe Espagnon (FRA) Champion du monde et d’Europe en titre : Fernando Echavarri / Anton Paz (ESP)
Yngling Vainqueur de l’édition 2005 : Sally Barkow / Carrie Howe / Debbie Capozzi (USA) Championne du monde en titre : Sally Barkow / Carrie Howe / Debbie Capozzi (USA) Championne olympique en titre : Sarah Ayton / Sarah Webb (GBR) A noter aussi la présence de Sofia Bakatourou (GRE), championne olympique de 470 à Athènes
Neil Pryde RS :X Homme Champion du monde en titre : Julien Bontemps (FRA) (en raceboard) Champion du monde mistral 2005 : Nicolas Huguet (FRA)
Neil Pryde RS :X Femme "Championne du monde" officieuse RS:X 2005 : Briony Shaw (GBR)(1ere dans la catégorie RS :X au championnat du monde raceboard) Championne olympique en titre : Faustine Merret (FRA) (en Mistral One Design)
2.4mR Vainqueur de l’édition 2005 : Helena Lucas (GBR)