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The Ocean Race. Le cavalier seul d’Holcim-PRB

The Ocean Race 2022-23 - 2 March 2023, Leg 3, Day 4 onboard Team Malizia. Will Harris on top of the mast working on the repair.

L’équipage de l’IMOCA Holcim PRB de Kevin Escoffier compte désormais plus de 600 milles d’avance sur ses concurrents. Si l’étape est encore longue, leur avance devrait encore augmenter. Derrière, Biotherm a pris la 2e place devant Team Malizia et 11th Hour Racing.

Conseillé par Jean-Yves Bernot et Corentin Douguet, le Team Holcim-PRB a parfaitement maitrisé les premiers jours de course pour être dans le train de la dépression qui devrait l’accompagner jusqu’en Australie. “L’ambiance à bord est plutôt bonne“, a expliqué Tom Laperche qui a le rôle de navigateur en duo avec Kevin Escoffier. “Mais l’état de la mer nous rend la vie très difficile depuis deux jours et cela va durer deux jours encore. Nous sommes dans le nord de la dépression et nous avons des rafales et des grosses vagues, donc c’est très difficile d’avoir une vitesse moyenne stable et de préserver le bateau. Nous sommes un peu fatigués mais le chemin est encore long donc j’espère que nous serons rapidement en meilleure forme.” L’état de la mer devrait s’arranger en début de semaine avec des creux passant de 4-5m à 2-3m. “Nous allons naviguer dans ce système de basse pression en ligne droite pendant encore quatre ou cinq jours, puis nous aurons à nouveau des empannages à faire. Derrière nous, ils sont tombés dans l’anticyclone et ils devront encore faire face à des vents légers sur les deux prochains jours, mais notre routage n’est pas très clair pour la semaine prochaine, donc je ne sais pas s’ils peuvent revenir ou non.

L’écart devrait encore augmenter avec Biotherm, Team Malizia et 11th Hour qui ont eu un début de course compliqué avec plusieurs avaries et qui ont manqué le train. Ils paient cher leur mauvais départ et doivent évoluer dans un autre système dépressionnaire en formation les obligeant à piquer vers le sud pour trouver du vent. “C’est sûr que Holcim-PRB est dans une bonne position“, a confié Jack Bouttell sur 11th Hour. “Ils vont pouvoir rester au nord de la dépression et étendre leur avance de manière considérable. Avec les problèmes et les ralentissements que nous avons eus, nous sommes tombés à l’arrière de cette dépression. Aussi, nous allons devoir faire une route plus sud et attendre que le prochain système arrive pour tenter de le rattraper. Pour ce qui est de l’avenir, il est impossible de dire comment cela va se passer. Holcim-PRB se situe dans un système météorologique en avance sur nous, ce qui est très confortable pour eux. Mais, nous savons qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’un regroupement de flotte se fasse. Donc nous verrons bien !

Les “problèmes” auxquels Jack Bouttell fait référence à bord de Mãlama, comprenaient notamment des réparations sur la descente de foil. Mais l’équipage de Charlie Enright s’en sort bien par rapport à Guyot environnement-Team Europe qui doit lui rentrer à Cape Town après avoir constaté des problèmes structurels sur le fond de coque, et à Team Malizia, dont l’équipage a dû effectuer d’importantes réparations en haut de son mât.

Alors que l’équipage de Benjamin Dutreux, amèrement déçu, prépare son retour en course à Itajaì – soit en traversant l’Atlantique, soit en regagnant les mers du Sud après avoir réalisé les réparations nécessaires – Team Malizia a pu réparer la fissure dans son mât. Will Harris a passé des heures à 29 mètres de haut pour poncer et strater. L’équipe est à nouveau en course mais il n’est pas évident pour eux de tirer dessus dans ces conditions. Dommage, le bateau était fait pour cette étape.

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Imoca. Alan Roura en double avec Simon Koster sur Hublot

LORIENT, FRANCE - February 14, 2023 : Hublot Sailing Team Swiss skipper Alan Roura and co-skipper Simon Koster are portraited in the shipyard before the Transat Jacques Vabre race in Lorient, France, on February 14, 2023. (photo by Jean-Louis Carli / Alea)

Alan Roura fera équipe avec le Zurichois Simon Koster à bord de l’Imoca Hublot. Un équipage en double 100% suisse ave la Transat Jacques Vabre en ligne de mire.

« Cela faisait plusieurs années que je cherchais à monter un équipage ‘Swiss made’ pour les courses en double, mais les marins auxquels je pensais avaient toujours un autre projet en parallèle » raconte Alan Roura, heureux de pouvoir enfin concrétiser son projet à l’occasion de sa quatrième Transat Jacques Vabre. Mais son association avec Simon Koster ne se limitera pas à participer à la célèbre transatlantique en double, puisque le Suisse allemand a intégré le Hublot Sailing Team dès le début du mois de février, pour toute l’année. « Pour moi, un co-skipper représente bien plus qu’un simple co-pilote à l’occasion d’une ou deux courses, explique le skipper de tout juste 30 ans. C’est une collaboration sur le long terme, afin qu’il connaisse le bateau aussi bien que moi et que notre fonctionnement en duo soit le plus fluide possible. » Diplômé en électronique et passé par l’école du dériveur, Simon Koster, 34 ans, trois participations à la Mini Transat – dont deux podiums – et récent 4e de la Route du Rhum en Class40, est un marin plus que complet et un technicien hors pair, qui viendra donc épauler Alan dans sa quête de performance.

Un duo complémentaire
« Avec Alan, nous nous connaissons depuis nos premiers bords en Mini, en 2012, alors que nous préparions tous les deux la Mini Transat 2013, se souvient de son côté le Zurichois. Je connais bien les membres de l’équipe aussi, pour avoir effectué quelques piges à leurs côtés lors des différents chantiers des bateaux d’Alan. » Si Alan et Simon n’avaient jusque là que peu navigué ensemble, ni même l’un contre l’autre, les deux Suisses côtoient cependant les mêmes pontons depuis plus de 10 ans et sont même devenus amis au passage. « On s’est beaucoup croisés avec Alan, nous avons rapidement évolué sur des circuits différents, poursuit-il. On a brièvement navigué ensemble à l’occasion de la Rolex Fastnet Race 2021, alors que j’y participais sur le Class40 qui portait les couleurs du Roesti Sailing Team, l’écurie que j’avais montée avec Valentin Gautier en 2019. Ça avait plutôt bien fonctionné puisque nous avions terminé deuxièmes, à seulement quelques minutes du vainqueur ! Je suis donc très heureux d’avoir l’opportunité de découvrir l’IMOCA, au sein d’un projet suisse, et de pouvoir participer à la montée en puissance d’Alan. Mon passé de régatier m’a appris une certaine façon de faire et de penser qui m’ont permis de conserver un aspect compétitif lors de chacun des projets que j’ai menés. J’ai un côté sans compromis qui a souvent fait la différence et que je pourrai apporter à bord de Hublot. Chercher les petits détails qui font que tu vas plus vite à la fin, c’est ce qui me plaît. Avec toute l’année devant nous, nous aurons donc un vrai temps de préparation, pour nous entraîner, avancer et trouver des solutions, pour optimiser nos chances d’atteindre notre objectif de performance sur la Transat Jacques Vabre. » Après la reprise des entraînements mi-mars à Lorient, pour la remise en route du bateau et une première prise de marques pour Simon, puis une phase intensive de navigation à Cascais au Portugal, Alan et Simon participeront à la Guyader Bermudes 1000 Race en mai, à la Fastnet Race en juillet et au Défi Azimut – Lorient Agglomération en septembre. L’automne laissera ensuite place aux grands rendez-vous de la saison, avec la transat en double, entre Le Havre et Fort-de-France fin octobre, et sa course retour, en solitaire cette fois pour Alan, le Retour à La Base, quelques semaines plus tard.

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Caribbean 600. Victoire du Class40 IBSA

Copyright : IBSA / Matteo Garrone

Alberto Bona à bord du Class40 IBSA a remporté avec son équipe composée du Français Luke Berry (propriétaire du bateau sistership), de l’Espagnol Pablo Santurde del Arco et de son compatriote Luca Bertacchi la RORC Caribbean 600 dans sa catégorie.

Le Class40 IBSA a bouclé les 600 milles à 00h17 le 23 février, en 2 jours, 13 heures, 7 minutes et 18 secondes. La course s’est terminée par la victoire d’Alberto Bona et de son équipe, avec 14 minutes d’avance sur Alla Grande d’Ambrogio Beccaria et 27 minutes sur Project Rescue Ocean d’Axel Trehin. Dès les premiers milles et tout au long du parcours slalomant entre les îles des Caraïbes, ces trois équipages se sont rapidement démarqués et ont pris la tête de la course.

Alberto Bona déclare : « Cette course fut difficile, belle, passionnante. Après plus de trois mois d’arrêt, c’est la course qu’il nous fallait pour ouvrir la deuxième saison du Class40IBSA. On a couru comme des lions, toujours au contact des autres, on a beaucoup appris, on ne s’est jamais épargné, et ça a payé. Un essai impeccable, qui a montré le potentiel du bateau sur un parcours très varié. J’ai tout aimé : l’ambiance sur le bateau, les choix que nous avons faits, la réaction dans le moment de plus grande difficulté, quand hier nous avons quitté la Guadeloupe à la troisième place et nous avons réagi immédiatement en reprenant la tête de la course.

Bon choix de voiles, bon choix d’équipe, nous avons essayé beaucoup de choses sur le bateau. J’ai échangé beaucoup de sensations avec Luke qui naviguait sur le bateau sistership. Toute l’équipe a fait un super boulot. Pablo est une machine de guerre : on ne l’arrête jamais, il m’a vraiment impressionné et je suis très content de faire d’autres régates avec lui. Luca Bertacchi a vécu cette aventure avec nous, il nous a donné un coup de main, c’était important de l’avoir à bord. En bref, nous avons bien commencé et nous avons – avec Ambrogio – montré ce que devient la navigation océanique italienne”.

Giorgio Pisani, vice-président IBSA Europe du Sud et leader du projet « Sailing into the Future. Together »déclare : « Cette victoire d’équipe souligne notre ADN et vos valeurs : en effet, c’est un équipage international qui a franchi la ligne d’arrivée en premier, mettant en lumière certains des meilleurs talents de la voile européenne. » Il ajoute : « Commencer la deuxième année de ce projet par une victoire est ce que nous pouvions souhaiter de mieux à notre Class40 IBSA, appelé cette année à relever de grands défis et à parcourir plus de 13 000 milles des deux côtés de l’Atlantique. Ce projet durable est une inspiration non seulement tous les passionnés de voile, mais aussi pour nos collaborateurs et ceux qui partagent notre passion et notre engagement pour le sport. ».

Fabrice Jover, DG d’IBSA Pharma en France déclare : « Ce challenge de 6 courses dont une majorité partent de France, raisonne en nous par la force de l’humain et du collectif, la recherche de performance, mais aussi l’engagement durable. Je rajouterais même un volet social. En effet, car à ces courses va s’en ajouter une autre solidaire en novembre 2023 : La 1ère régate handi-voile « IBSA Regatta ». Réservée aux enfants de 12 à 17 ans avec handicap, elle aura lieu les 29 et 30 septembre 2023, à Antibes. Une vingtaine de bateaux Hansa 303 pouvant accueillir des équipages « en double » sont attendus, avec des enfants venus de France, mais aussi d’Italie et de Suisse. »

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The Ocean Race. Grosse fissure sur le mât de Team Malizia

Après avoir perdu son Code 0 suite à une rupture de drisse, l’équipage de team Malizia a remarqué une fissure dans la partie supérieure de son mât. L’équipage a immédiatement informé l’équipe à terre du problème lorsque Rosalin Kuiper est montée sur le mât pour prendre des photos des dommages afin d’évaluer la situation. La fissure mesure 30 cm de long et a déchiré une ligne verticale dans le haut du mât juste au-dessus du premier ris et là où la voile d’avant fractionnée est attachée. 

L’équipe technique a discuté du problème avec ses concepteurs et ingénieurs externes et a élaboré un plan de réparation du mât. La réparation consiste à préparer la zone, puis à stratifier de grandes pièces en haut du mât pour couvrir la zone déchirée. La réparation doit donner au mât la même résistance qu’auparavant et permettre à l’équipe de continuer à naviguer en utilisant pleinement toutes les voiles. Si l’équipage n’est pas entièrement satisfait de la réparation, il peut continuer mais avec des voiles réduites. Comme l’équipe a besoin de plusieurs heures pour effectuer la réparation, elle attendra les premières lueurs du jour pour s’élancer et poursuivra sous voilure réduite jusque-là.

Ce n’est pas une réparation facile à exécuter en mer, accroché au sommet d’un mât de 28 mètres qui se balancera à des degrés énormes dans la grande houle de l’océan Austral. La réparation prendra des heures et impliquera de poncer la zone, de préparer la stratification puis de la stratifier. L’équipe sera entièrement briefée par l’équipe technique, mais la force et l’endurance nécessaires pour effectuer la réparation dans ces conditions ne doivent pas être sous-estimées. Il devrait être clair demain midi si cela a été possible. 

Boris Herrmann a envoyé une vidéo à l’équipe disant “nous avons discuté de la façon de gérer cela. Nous essayons donc de le réparer demain alors l’eau devrait être un peu plus calme. C’est bien sûr un coup dur pour nous mais il faut quand même continuer. Les rayons du soleil brillent à travers les nuages ​​comme s’ils voulaient nous montrer qu’il y a peut-être plus que gagner ou ne pas gagner !

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Class40. De concurrents à coéquipiers, Ian Lipinski embarque Antoine Carpentier sur Crédit Mutuel

Copyright : Romain Marie

Avec la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre en ligne de mire en octobre prochain, Ian Lipinski a décidé de confier à Antoine Carpentier la casquette de co-skipper du Class40 Crédit Mutuel pour cette nouvelle saison. Ian et Antoine, qui ont pris l’habitude de s’affronter – le plus généralement en tête de course -, feront maintenant équipe.

« J’ai rencontré Antoine sur un Trophée Mer-Montagne il y a quelques années et, depuis, il est devenu un concurrent coriace raconte Ian Lipinski. C’est un excellent marin, qui a remporté trois Transat Jacques Vabre d’affilée, et qui régate depuis qu’il est tout petit ! » Le skipper Crédit Mutuel a choisi cette fois la stabilité pour cette saison 2023 : « J’ai envie de créer des automatismes, des habitudes communes de navigation. Avec Antoine, nous n’avons jamais navigué ensemble, mais je pense que notre envie de performance va très vite nous rapprocher. »

Antoine Carpentier, triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre, revient sur ces dernières semaines : « On a évoqué ce duo au départ de la Route du Rhum 2022. J’avais envie de co-construire un duo compétitif pour aller chercher des résultats cette saison. Le fait que nous passions de concurrents à coéquipiers n’est pas pour me déplaire : je préfère être avec Ian que contre lui ! »

Antoine Carpentier se souvient de la CIC Normandy Channel Race 2021. Une édition folle, remportée par Axel Tréhin et Frédéric Denis avec une heure d’avance, mais où quatre bateaux avaient terminé en 6 minutes pour le podium. « Avec Ian, on était au coude-à-coude, sous spi, pour la troisième place, lancés dans une bataille de manœuvres tellement intense ! » Les deux hommes vont maintenant former un tandem marqué par la complémentarité.

Ian Lipinski explique qu’ « Antoine va m’apporter sur différents aspects : il maitrise la finesse des réglages de voile et il met beaucoup d’engagement dans ses courses ». Antoine Carpentier prolonge : « Nous naviguons très différemment et c’est très intéressant. De ce que j’ai compris, Ian ne barre que très peu. Il va peut-être m’apprendre à régler un pilote automatique ! »

Les entraînements reprendront aux Antilles dès le mois de mars, le Class40 Crédit Mutuel étant resté sur place ces dernières semaines. Une équipe emmenée par Sébastien Picault et Rémi Fermin aura alors achevé les travaux sur la quille endommagée lors de la Route du Rhum.

Ian et Antoine se retrouveront en course pour la première fois à l’occasion de cette transat retour de Guadeloupe, appelée Défi Atlantique. Ils prendront le départ de Pointe-à-Pitre le 1er avril, direction Horta, puis La Rochelle.

La saison de courses enchainera ensuite les rendez-vous : la CIC Normandy Channel Race (départ le 4 juin), puis Les Sables – Horta (départ le 27 juin), la 40 Malouine Lamotte (21 septembre) et la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre, qui fêtera, le 29 octobre, ses trente ans.

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The Ocean race. Problème de coque sur GUYOT environnement qui suspend la course et rentre à Cap Town

Le Team Guyot Environnement – Team Europe a mis la course en suspens ce mercredi après avoir constaté une rupture du sandwich de sa coque. L’équipe a décidé de rentrer à Cap Town.

Ce mercredi 1er mars, au troisième jour de course de la troisième étape de The Ocean Race (12 750 milles entre l’Afrique du Sud et le Brésil), alors qu’il pointait en deuxième position de la flotte des IMOCA et évoluait entre 20 et 25 nœuds, l’équipage de GUYOT environnement – Team Europe a entendu deux bruits inhabituels, sur les coups de 7h30. Suite à la discussion entre les architectes et l’équipe technique, l’équipage est arrivé à la conclusion qu’il s’agissait d’une rupture du sandwich de la coque.

Compte tenu de la position actuelle du bateau et de la distance jusqu’à l’arrivée à Itajai, il est préférable pour l’équipage et l’intégrité du bateau de faire demi-tour vers Cape Town“, a déclaré Thomas Cardrin, le directeur technique de GUYOT environnement – Team Europe.
L’équipe technique attendra l’arrivée du bateau pour effectuer une inspection plus détaillée, et mettre en place un plan d’action de réparation. L’équipage à bord se porte bien et prévoit de ramener le bateau en toute sécurité.

Les conditions avec une mer très formée ont sans doute précipité un problème de structure sur le bateau qui naviguait très sud et tentait de suivre le rythme d’Holcim-PRB.

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The Ocean Race. Holcim-PRB en tête, perte d’une voile pour Malizia

La flotte IMOCA est rentrée dans le sud depuis mardi avec du vent et une mer très formée et cherche a évoluer à une latitude de 39 degrés où elle enchaine les empannages. Des conditions éprouvantesoù l’enjeu est d’avancer mais sans casser. Holcim PRB creuse l’écart avec la flotte en évoluant avec une dépression. Team malizia a perdu une voile cette nuit mais est reparti. Guyot deuxième tient le rythme mais semble également rencontré des problèmes ce matin. Biotherm ferme la marche.

L’idée est de trouver une route optimale, avec une bonne vitesse et pas trop de vent ou de vagues“, a déclaré le skipper de Biotherm, Paul Meilhat. “Ces quelques jours vont être longs dans des conditions assez brutales. Nous entrons rapidement dans le sud“. “Le vent s’est bien renforcé”, c’est ainsi que Robert Stanjek, à bord de GUYOT environnement – Team Europe, a décrit les conditions mardi. “Nous avons vu jusqu’à 32 nœuds de vent. Nous naviguons au portant avec le FRO (fractional code zero) et un ris dans la grand-voile dans un peu moins de vent mais de plus grosses vagues. Ce n’est pas simple à piloter”. En regardant les fichiers météo, la flotte est coincée entre la dorsale qu’elle vient de traverser et une grosse dépression, caractérisée par des vents forts et de grosses vagues, qui pousse par le sud et se déplace avec elle vers l’est. “Nous avons une grosse dépression à traverser. Ce système ne se déplace pas très vite, il a presque la même vitesse que nous, donc nous pourrions être avec lui presque jusqu’en Australie”, a déclaré Tom Laperche, à bord du Team Holcim-PRB. “Les conditions de vent et l’état de la mer seront difficiles. Nous avons une option pour rester au nord. Si nous allons au sud, nous aurons de nombreuses heures avec un vent de plus de 40 nœuds – ce qui est un peu trop.” Trouver le bon équilibre entre vitesse et sécurité sera la clé de la troisième étape. Il est très peu probable qu’une équipe fasse une manœuvre gagnante au cours de ces premiers jours, mais une décision agressive entraînant des dégâts pourrait être impossible à récupérer.

A 19h00 UTC le 28 février 2023, l’équipe Malizia naviguait dans de grosses vagues avec de bonnes conditions de vent lorsque son Code 0 s’est décroché et est tombé dans l’eau. Avec l’obscurité qui approchait et une grosse houle, l’équipe devait agir rapidement. Le skipper Boris Herrmann a remarqué que la drisse de la voile tirait contre la grand-voile, ne voulant pas causer de dégâts supplémentaires, il a agi rapidement et a coupé la drisse à 2 mètres du crochet. Cela permet de réparer facilement la drisse lorsqu’ils ont plus de temps. L’équipe a ensuite travaillé avec le co-skipper Will Harris sautant sur le foil pour libérer le reste de la voile . L’équipe craignait d’abîmer quoi que ce soit d’autre sachant que la voile était enroulée autour de la quille et du foil. Les IMOCA doivent tous embarquer un total de 8 voiles dont un tourmentin et la grand-voile, laissant ainsi 6 autres voiles d’avant au choix. L’équipe devra désormais surmonter cet inconvénient et prendre les bonnes décisions pour pouvoir naviguer au mieux sans son Code 0 . 

Le skipper Boris Herrmann a commenté après l’incident : “Notre voile de portant s’est décrochée et est tombée à l’eau… Maintenant, nous sommes sur une voile de portant différente mais ce problème nous a donné une bonne heure de travail et nous a laissé dériver en arrière et perdre peut-être 20 milles nautiques au moins et une voile ! Cependant, tout le monde est en sécurité et a fait un excellent travail pour régler cela et aucun autre dommage pour autant que nous le sachions ».

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Vendée Globe. Denis Van Weynbergh avec D’Ieteren Group sur le prochain Vendée Globe

Portrait de Denis Van Weynbergh, skipper Imoca, réalisé par Jean-Louis Carli, représenté par ALEA, pour le compte de la classe IMOCA lors de la course Bermudes 1000 à Brest en 2022.

Denis Van Weynbergh a trouvé son partenaire pour participer au prochain Vendée Globe où il représentera la Belgique. Navigateur belge passionné et expérimenté, il s’est lancé dans l’aventure de la course au large il y a plus de vingt ans, et a déjà à son actif plusieurs courses prestigieuses dont la célèbre Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre ou encore la Rolex Fastnet Race. Avec déjà 5364 milles au compteur de la course aux milles, il a de bonnes chances d’être désormais au départ, aucun navigateur belge à ce jour n’est parvenu à la terminer.

Ayant trouvé un partenaire solide en D’Ieteren Group, il lui faudra à présent participer à l’ensemble des courses IMOCA pour assurer sa qualification et être au départ du Vendée Globe 2024. Un programme riche avec quatre transats et une multitude de courses annexes tout au long des deux prochaines saisons. Denis Van Weynbergh : « Mon équipe et moi-même sommes particulièrement heureux et honorés, qu’un groupe familial belge et d’envergure internationale devienne notre partenaire principal. Un projet Vendée Globe c’est d’abord un projet d’entreprise. Pour réussir à figurer sur la ligne de départ, il faut construire un modèle qui soit pérenne à terre. D’Ieteren Group nous apporte une viabilité financière qui nous procure la sérénité et la confiance requises pour réaliser cette ambition. »

Conquis à la fois par le projet et par la personne qui le porte, le Groupe D’Ieteren trouve dans ce partenariat une opportunité de faire rayonner les valeurs qui lui sont chères.
Nicolas D’Ieteren, Président de D’Ieteren Group : « Nous avons été impressionnés et convaincus par les qualités humaines et professionnelles de Denis. Son courage, sa persévérance et son esprit entrepreneurial font écho aux valeurs de notre Groupe. Nous sommes fiers de pouvoir l’accompagner tout au long de cette aventure et nous nous réjouissons de partager ce projet enthousiasmant avec l’ensemble de nos collaborateurs. »

Le Groupe est par ailleurs sensible à l’engagement sociétal et environnemental de Denis Van Weynbergh. Le navigateur privilégie les circuits courts et réutilise tant que possible le matériel plutôt que de recourir à l’achat de nouvelles pièces. Une philosophie qui reflète l’un des axes majeurs de l’approche environnementale du Groupe et de ses sociétés, notamment PHE et TVH, toutes deux actives dans le secteur de la distribution et du reconditionnement de pièces détachées, ou encore Belron, maison mère de la société Carglass, qui privilégie la réparation des vitres à leur remplacement lorsque les conditions le permettent.

Ce principe d’économie circulaire, Denis Van Weynbergh l’applique dans chacun de ses choix, à commencer par celui de son bateau, un IMOCA 60 de 2013 ayant déjà concouru pour le Vendée Globe. Le bateau fait actuellement l’objet d’un upgrade pour en améliorer la fiabilité et la performance. Son nom de course deviendra « D’Ieteren Group » pour les deux ans à venir.

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Solitaire du Figaro. 3 étapes du 27 août au 13 septembre

Départ Kinsale en 2019 ©Alexis Courcoux

Le parcours de la 54e édition de La Solitaire du Figaro a été dévoilé ce mardi à Nantes. Au menu de la course reine du Championnat de France Elite de Course au Large : 1.850 milles nautiques en trois étapes monuments entre Caen (Calvados) et Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique) en passant par Kinsale (Irlande) et la Baie de Morlaix (Finistère). Des étapes engagées avec une escale à l’étranger, qui offriront des conditions et des terrains de jeux variés à la trentaine de concurrents attendus.

La Solitaire du Figaro 2023 s’annonce palpitante cette année, avec trois grosses étapes qui permettront aux marins d’exprimer toute l’étendue de leur talent. Et qui leur feront chacune passer quatre nuits en mer. « Nous avons conservé l’ADN de la course avec des terrains de jeux variés. Après un début en Manche au départ de la Ville de Caen, les Figaristes sillonneront quasi l’ensemble des mers avoisinantes avec des étapes alliant navigation côtière et hauturière, à l’instar de la première, indique Yann Château, directeur de course de La Solitaire du Figaro. La course retournera pour la première fois post-Covid à l’étranger ». A noter que les sprints intermédiaires, lancés en 2022, seront reconduits cette année. Le premier marin à franchir la porte définie pour chacune des trois étapes bénéficiera d’une bonification de 5 minutes. Le second et le troisième se verront quant à eux gratifier respectivement de 3 minutes et 1 minute.

Après avoir quitté la Ville de Caen, qui accueillera pour la troisième fois le Grand Départ de la course après l’avoir fait avec succès en 2004 et 2007, les concurrents entreront rapidement dans le vif du sujet avec un début de parcours côtier très technique. Au menu : une première marque de parcours aux îles Saint-Marcouf à laisser à tribord suivie par une traversée de la Manche vers l’île de Wight et deux waypoints : la Nab Tower située à l’est de Wight et les Needles Fairway, à l’ouest de l’île, où se jouera le premier sprint intermédiaire. « Le contournement de l’île de Wight, soit par le Solent anglais soit par l’extérieur en fonction du courant et de la stratégie de chacun, pourra ouvrir le jeu », indique Yann Château. La flotte traversera une seconde fois la Manche en direction de Bréhat avec un nouveau choix tactique à faire au niveau de Guernesey en fonction des renverses de courant et des prévisions météo, avant de faire un long bord pour aller chercher le Fastnet puis de se diriger vers Kinsale, une grande classique qui accueillera pour la 21e fois La Solitaire du Figaro ». La concentration sera de mise jusqu’à l’arrivée, le relief des côtes irlandaises et les différentes pointes pouvant créer des effets de sites.

Une seconde étape inédite entre Kinsale et la Baie de Morlaix via l’île de Man
La Solitaire mettra ensuite le cap sur la Région Bretagne et plus particulièrement sur la Baie de Morlaix , qui accueillera les Figaristes pour la 5e fois de son histoire, avec un unique waypoint à l’île de Man et un sprint intermédiaire jugé à Chicken Rock. « Cette étape inédite a été souvent programmée mais jamais réalisée. L’expérience de la 3e étape de l’édition 2022 a montré que les bateaux sont très marins et peuvent supporter des conditions météo fortes. Ce parcours est donc réalisable en septembre, avance Yann Château. C’est une étape que l’on pourrait considérer comme côtière sachant que la Mer d’Irlande n’est pas très large. Il y a des bancs de sable, beaucoup de bateaux de pêche et des pointes à passer ». L’autre difficulté du parcours : la gestion du courant au passage de Land’s End, la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Et la fatigue accumulée par les marins avant d’arriver aux abords des côtes bretonnes, après une étape qui va demander une vigilance de tous les instants.

Partenaire Majeur de l’épreuve, le Département de Loire-Atlantique accueillera cette année l’arrivée de La Solitaire du Figaro dans une ville-hôte inédite : Piriac-sur-Mer. La dernière étape, qui arrivera une nouvelle fois dans la Région des Pays de la Loire, sera plutôt inscrite sous le signe de l’hauturier. La première marque de parcours à la Chaussée de Sein permettra d’ouvrir le jeu dès le début en Mer d’Iroise avec des choix à faire entre autres entre le chenal du Four et le passage de Fromveur, avant un double Golfe de Gascogne via une bouée au large de Gijón, qui fera également office de porte pour le troisième sprint intermédiaire. « Cette étape peut-être assez piégeuse sachant qu’à cette époque-là, il peut y avoir des dorsales anticycloniques dans le golfe de Gascogne avec des trous de souris pour passer à travers », indique Yann Château. Une étape sur laquelle la flotte devrait être plus étalée que sur la deuxième étape et les écarts potentiels plus grands. L’arrivée sur Piriac-sur-Mer, où les marins seront célébrés comme il se doit, sera quant à elle un peu technique avec le plateau du Four, les zones interdites et les dévents potentiels d’îles.

Avec ce parcours adapté aux Figaro Bénéteau 3 ainsi qu’aux attentes des marins et des villes-escales qui contribueront largement à faire de la course une belle fête populaire à terre, cette 54e édition de La Solitaire du Figaro s’annonce comme un excellent millésime !

LE PARCOURS EN BREF

– Étape #1 Caen – Kinsale : 610 milles nautiques
Départ le 27 août (arrivée prévue le 30 août)

– Étape #2 Kinsale – Baie de Morlaix : 630 milles nautiques
Départ le 3 septembre (arrivée prévue le 6 septembre)

– Étape #3 Baie de Morlaix – Piriac-sur-Mer : 620 milles nautiques
Départ le 10 septembre (arrivée prévue le 13 septembre)

ILS ONT DIT :
Partenaire Majeure de la Solitaire du Figaro, la Loire-Atlantique réserve aux concurrentes et concurrents de cette 54e édition et à tous les amoureux de la voile de vivre un final inédit jusqu’à Piriac-sur-Mer, magnifique cité portuaire de caractère. Ce grand rendez-vous des courses au large, dont l’exigence sportive a fait la renommée, est aussi l’occasion de partager notre attachement à la mer : l’océan n’est pas un terrain de jeu, c’est d’abord une ressource vitale pour notre planète ! Notre avenir dépend de notre détermination à le protéger. Avec tous les participants de cette magnifique compétition, ce choix d’un sport solidaire et responsable est notre première boussole.
Louise PAHUN, Vice-présidente du Département de Loire-Atlantique, sports solidaires et responsables, activités de pleine nature.

Le Groupe Figaro est particulièrement fier de faire partie de la grande famille de La Solitaire du Figaro. Nous voulons remercier tout particulièrement le Groupe Paprec qui est extrêmement investi dans le monde de la voile et qui est notre Partenaire Principal. Nous remercions également le département de Lorie Atlantique et toutes les villes qui accueilleront les coureurs et les organisateurs. Un grand merci également à nos amis d’OC Sport Pen Duick, à la direction de course, à la classe Figaro et aux grands héros de l’événement : les skippers qui vivront de grandes aventures et nous serons là en tant que média pour les mettre en valeur sur tous nos supports
Éric SAVANT-ROS, Vice Président de Figaro Nautisme

C’est un parcours magnifique et original qui attend les coureurs. Le départ à Caen, ville chargée d’histoire puis le passage en Irlande qui redonne à la course sa dimension internationale et son ancrage dans la culture celtique. Et enfin les deux dernières étapes dans les territoires traditionnels de la Solitaire du Figaro. L’édition 2023 sera passionnante !
Thibault PETITHUGUENIN – Responsable communication internationale et Responsable sponsoring sportif mécénat

La 54e édition de La Solitaire du Figaro, fidèle à l’ADN de la course avec trois étapes longues, rudes et adaptées au Figaro Bénéteau 3, s’annonce très bien. Nous nous réjouissons que la course reine du Championnat de France Elite de Course au Large renoue cette année avec la tradition qui a fait une partie de son succès avec une escale à l’étranger, à Kinsale. Sur le plan sportif, le jeu s’annonce très ouvert avec des parcours variés, en adéquation avec les attentes d’une trentaine de solitaires attendus cette année. Nous avons hâte de nous rendre dans chacune des villes-escales, retenues pour leur engagement à faire rayonner la course sur leurs territoires respectifs et à proposer des animations à tous les publics
Joseph BIZARD : Directeur Général d’OC SPORT PEN DUICK

Accueillir la Solitaire du Figaro représente une magnifique opportunité. C’est l’occasion pour nous de réaffirmer l’identité maritime de Caen avec son port en centre-ville et le littoral à seulement 15 minutes. Un atout dont très peu d’agglomérations de près de 300 000 habitants disposent. Chaque année, nous accueillons une grande compétition sportive nationale ou internationale. Avec la Solitaire du Figaro à Caen en 2023, nous ne dérogerons pas à cette règle.
Joël BRUNEAU, Maire de Caen

Partenaire fidèle d’OC Sport-Pen Duick, la Bretagne accueillera cette année encore la Solitaire du Figaro sur son littoral ; et c’est dans le port du Bloscon à Roscoff que les compétiteurs jetteront l’ancre à leur retour d’Irlande.
Propriétaire de cet équipement, la Région a à cœur de tout mettre en œuvre, aux côtés des collectivités partenaires, pour que l’escale bretonne se déroule au mieux, tant pour les skippers que pour les visiteurs.
À tous les concurrents, je souhaite la plus belle des courses mais je veux saluer et encourager plus particulièrement les plus jeunes pour qui la Solitaire du Figaro constitue un exceptionnel défi à la fois sportif et humain. Je leur souhaite de s’inscrire dans le sillage de Tom Laperche, vainqueur en septembre 2022 sur Région Bretagne-CMB Performance.
Loïg CHESNAIS-GIRARD, Président de la Région Bretagne

La CCI métropolitaine Bretagne ouest est fière d’accueillir dans sa Baie de Morlaix et pour la 5e fois, une étape de La Solitaire du Figaro. C’est précisément au port de plaisance de Roscoff Bloscon – un équipement qu’elle a conçu en 2012 et dont elle assure la gestion pour le compte de la Région Bretagne – que cette étape aura lieu du 6 au 10 septembre prochains. La CCI et ses partenaires, collectivités territoriales et acteurs du nautisme, en profiteront pour valoriser la Baie de Morlaix sur les plans sportif, économique et touristique.
Jean-Paul CHAPALAIN, Président de la CCI métropolitaine Bretagne ouest, délégation de Morlaix

Les Pays de la Loire, terre d’accueil des grands événements sportifs
Pour la 6e édition consécutive, les Pays de la Loire accueilleront avec fierté la Solitaire du Figaro. La Région des Pays de la Loire a choisi d’être partenaire officiel de cette ambitieuse course au large et porteuse de valeurs fortes.
La mer et le sport font partie de l’ADN des Pays de la Loire, 1re région de France en termes de grands évènements nautiques, et qui compte plus de 300 000 pratiquants de sports nautiques, en amateur ou en haut niveau.
D’ores et déjà, nous nous réjouissons de cette 54e édition qui offrira un spectacle époustouflant aux amateurs d’aventure du monde entier !
Christelle MORANÇAIS, Présidente de la Région des Pays de la Loire

« Les Piriacais sont fiers d’accueillir la finale de la Solitaire du Figaro
Piriac-sur-Mer, est une Petite Cité de Caractère reconnue pour ses attraits touristiques mais surtout pour son potentiel nautique, grâce notamment à sa situation géographique, son port et à son école de voile, de renommés nationales. Lorsqu’il nous a été proposé d’accueillir cette prestigieuse course, répondant à nos convictions environnementales, nous n’avons pu qu’accepter. Occasion unique de mettre en valeur notre belle Presqu’île guérandaise. »
Jean-Claude RIBAULT, Maire de Piriac-sur-Mer

Depuis plus de 50 ans, la Solitaire du Figaro a su évoluer pour rester une référence et une rampe de lancement pour les marins, hommes et femmes. Épreuve phare du championnat de France Elite de Course Au Large de la Fédération Française de voile, elle permet aux compétiteurs d’exprimer tout leur talent au travers d’une expérience remarquable qu’illustre bien le slogan « Ici naissent les légendes ». Je félicite OC Sport Pen Duick qui a su garder intact l’intérêt sportif et médiatique de l’évènement. Je remercie les partenaires qui s’y associent et qui participent ainsi au rayonnement de notre sport.
Jean-Luc DENECHAU, Président de la FFV

Cette 54ème Solitaire du Figaro promet du spectacle avec trois longues étapes et une escale à l’étranger. C’est un parcours engageant que révèle OC Sport Pen Duick, il y aura encore cette année du très haut-niveau sur le circuit avec des Figaro BENETEAU 3 particulièrement adaptés à ce format d’étapes longues.
Pour la première fois depuis plusieurs années, les marins auront le plaisir de retourner à Kinsale en Irlande. La Classe Figaro Beneteau espère accueillir encore plus de marins étrangers avec cette escale à l’international. Nous avons hâte d’être au départ le 27 août prochain dans la belle ville de Caen. Nous sommes mobilisés pour faire de cette course emblématique et majeure pour le titre de Champion de France Elite de Course au Large un succès sportif.
Jean-Bernard LE BOUCHER, Président de la Classe Figaro Beneteau

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The Ocean Race. Tous les bateaux en course, nouveau départ !

The Ocean Race 2022-23 - 26 February 2023, Start of Leg 3 in Cape Town. Biotherm

Après un départ mouvementé sous le relief de Table Mountain qui a laissé quelques séquelles à Biotherm et 11th Hour Racing Team quelques minutes après le début de cette étape monstre du Cap à Itajaí au Brésil, la flotte se retrouve ce lundi matin au complet. Un nouveau départ pour cette grosse étape.

Les rafales soudaines qui ont jailli de nulle part lors du parcours côtier avant de prendre le large ont causé quelques dégâts sur Biotherm et 11th Hour contraints de s’arrêter pour réparer. La latte supérieure de la grand-voile du 11th Hour Racing Team en a fait les rais mais l’équipe a pu réparer et repartir deux heures plus tard. Le PDG de l’équipe, Mark Towill : “La latte elle-même ne s’est pas cassée, mais ce sont les bouts d’aile qui maintiennent la latte en place qui se sont cassés.” L’équipe a officiellement suspendu la course, ce qui, selon les règles de course, signifiait qu’elle devait attendre au moins deux heures avant de pouvoir repartir, même si la réparation prenait considérablement moins de temps. Enright : « Nous ne sommes pas sortis indemnes de Table Bay. Dans la dernière manœuvre à haut risque, nous n’avons pas fait tourner la voile d’avant assez vite et avons peut-être un peu précipité la manœuvre. Nous avons très vite remarqué que les bouts d’ailes des lattes 1 et 2 avaient explosé. Il n’était pas immédiatement clair si les lattes étaient cassées ou non – et il s’avère qu’elles ne le sont pas. Nous avons en fait ce dont nous avons besoin pour effectuer la réparation à bord, mais cela nous enverrait dans le sud sans pièces de rechange. Il est moins cher de suspendre la course maintenant, car vous pouvez le faire pendant au moins deux heures, alors qu’après les 12 premières heures de course, il y aurait une suspension obligatoire de 12 heures. Nous allons réparer cela correctement, tout inspecter et nous avons un plan avec l’équipe à terre qui apportera des pièces de rechange supplémentaires afin que nous puissions naviguer sur cette étape comme nous l’avions prévu et ne pas être compromis. Un [retard] de deux heures sur 35 jours avec tous les différents systèmes et transitions qui se produiront d’ici là ne fera probablement pas la différence. Je ne dis pas que les bateaux ne finiront pas à moins de deux heures d’intervalle, mais c’est probablement après que les cartes auront été rebattues plusieurs fois », a déclaré Enright. L’équipe américaine est repartie à 1507 UTC. 

Biotherm est revenu à terre après avoir eu des avaries en cascade. Sam Davies expliquait : “Nous avons cassé une double estrope sur l’écoute de grand-voile, et l’un des padeyes, la corde elle-même a explosé. L’écoute de grand-voile est alors sortie plus loin que la normale dans l’empannage et nous avons fait sauter le stoppeur sur le rail de hale-bas et avons perdu tous les chariots hors du rail de hale-bas, et nous avons perdu toutes les billes [roulements à billes] pour les réparer. Réparer le padeye d’écoute de grand-voile c’est aussi un peu le boulot, car il faut l’imperméabiliser. Et puis nous avons fait tomber le support du poteau jockey du pont. Ce n’est pas trop grave, donc nous devrions avoir réparés dans les deux heures que nous devons rester ici de toute façon.” Mais c’était avant que l’équipe ne découvre que les pièces de rechange nécessaires prendraient un peu plus de temps pour s’approvisionner à terre au Cap un dimanche. 

Davies était convaincu que le retour à terre était la bonne décision, même si elle était très douloureuse après avoir mené la flotte hors de la ligne de départ. “Cela aurait été très pénible de réparer en mer parce que nous n’avons pas assez de roulements à billes pour toutes les remplacer donc c’était une évidence de faire demi-tour ici et de le faire correctement. Une partie du problème est d’essayer de faire des courses sur un parcours sur un bateau qui a été conçu à l’origine uniquement pour les courses au large de longue distance. Nous avons toujours nos foils fixés sur un winch”, a déclaré Davies, “ce qui signifie que nous n’avons pas assez de winchs disponibles pour gérer tout le reste lors d’une manœuvre serrée.

Paul Meilhat : « Nous sommes toujours de bonne humeur et motivés pour reprendre la course. C’est une longue étape et il vaut mieux que cela se passe maintenant plutôt qu’au milieu de l’océan. Heureusement, nous avons décidé de boucler la partie côtière du parcours de départ, nous pourrons donc repartir tout de suite sans avoir à refaire toutes les marques.” Finalement Biotherm a effectué ses réparations et a repris la course à 22h21 UTC.
Ce lundi matin, Biotherm accusait un petit retard de 30 mn sur la tête de la flotte qui se retrouvait bloquer dans une dorsale. C’est un nouveau départ qui va être donné et bonne nouvelle pour le spectacle, ce sera avec 5 bateaux.

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