Accueil Blog Page 1944

Court sprint vers New York

Parade of Sail to Anapoli
DR

Si le soleil était de la partie, les petits airs versatiles qui ont soufflé sur la longue et étroite baie de Chesapeake ont donné du fil à retordre aux sept concurrents qui ont dû enchaîner les empannages pendant plus de 12 heures pour sortir de ce long estuaire de 85 milles.
Très peu ventée, cette première partie de course a mis les plans Kouyoumdjian du Team ABN AMRO à la peine ; Sébastien Josse, à la barre d’ABN AMRO TWO, se sortant cependant mieux que son aîné des pièges de ce départ à vitesse réduite.
Toujours très groupés au moment de la sortie de la Baie de Chesapeake, les concurrents ont été cueillis, comme prévu, par les effets d’une dépression annoncée depuis plusieurs jours. Des vents de nord-est de 20 nœuds, forcissant en rafale à 35-40 nœuds sont entrain de redistribuer les cartes alors qu’il reste encore un peu plus de la moitié du parcours à couvrir avant d’arriver au pied de la statue de la Liberté de la « Big Apple ».
Retrouvant les conditions musclées pour lequel il a été taillé, ABN AMRO ONE a retrouvé tous ses moyens et a remonté peu à peu la flotte dont il a pris le commandement cette nuit.
Laissant ses adversaires naviguer à vue le long des côtes américaines et opérer un marquage en bonne et due forme, ABN AMRO TWO tente une option au large, ce qui explique sa position en queue de classement à 11h ce matin, les positions étant toujours calculée par rapport au but en ligne directe.
Assaillis depuis Rio, par trois « poids lourds » de cette édition 2005-2006, Movistar, Pirates des Caraïbes et Brasil 1, Josse et les Kids d’ABN AMRO TWO, doivent faire preuve de sang froid, mais aussi d’opportunisme et d’un zeste de témérité, pour reconquérir leur place sur le podium de cette édition. Un challenge que ce jeune équipage est prêt à relever avec la hargne et le courage qu’on lui sait depuis le départ de Vigo.
Les concurrents sont attendus à New York cette nuit ou demain matin, mardi, aux premières heures du jour.
Après 48h de repos, les 7 VO 70 reprendront la mer jeudi 11 mai, cap sur Portsmouth, en Angleterre

- Publicité -

Les multi ont quitté Londres

Départ Londres Alpes Maritimes
DR

Tradition anglaise oblige, c’est à l’heure du thé que les six équipages (36 marins) ont entamé pour de bon et pour de vrai la course qui doit les conduire à longer les côtes européennes, via la mer du Nord, la Manche, le golfe de Gascogne, le détroit de Gibraltar et la Méditerranée.
Tea time à terre et sea time pour la flotte des multicoques : à 17h09, ils ont coupé la ligne mouillée dans la Tamise, là où le fleuve s’élargit avant de rejoindre « la grande mer, la mer salée comme dit Michel Desjoyeaux, là où évidemment il y a plus de place pour manœuvrer… ».
Devant les étraves affûtées pour en découdre : 2 650 milles et sans doute une bonne dizaine de jours de mer sur fond de bataille navale pour le moins relevée. Les conditions météo s’annoncent et se confirment difficiles, non pas tant à cause de la force du vent mais bien plus parce que les brises capricieuses et aléatoires ont promis de souffler pile dans l’axe de la route de la Manche à la sortie du golfe de Gascogne. Au près de Trafalgar Square à Gibraltar !
Sur la zone de départ, comme prévu, le front froid s’en est allé laissant la place à des passages de grains plus isolés et des brises mollissantes, variables en force et direction. En Manche, tous les ingrédients sont déjà bien réunis pour un début de course que tous annoncent tendu, tactique et électrique.

Top départ !
La course est lancée. A 17h09, à l’heure d’aborder le chenal de sortie, la bataille fait déjà rage entre les trois trimarans les plus prompts à couper la ligne dans du Sud, Sud-Ouest de 8-10 nœuds, tribord amures au débridé. Top départ ! Derrière Groupama 2, Banque Poulaire IV, Géant semble déjà profiter de sa position au vent de la flotte. Suivent ensuite dans l’ordre Gitana 11 (Fred Le Sopra Group (Antoine Koch) et Gitana 12 (Thierry Duprey).

- Publicité -

Géronimo est arrivé à Hong-Kong

Géronimo à Hong Kong
DR

Lorsque la campagne dans le Pacifique et en Asie a été décidée, Olivier de Kersauson et son équipe ont souhaité répondre favorablement à l’invitation du Royal Hong Kong Yacht Club. Le record du Pacifique d’Est en Ouest finissant au Japon, le WSSRC a accepté d’ouvrir une nouvelle route pour l’établissement d’un temps de référence entre Yokohama et Hong Kong.

C’est désormais chose faite en 4 jours 17 heures, 47 minutes et 23 secondes, après 1650 miles parcourus. Si Olivier de Kersauson ne s’avoue qu’à moitié satisfait, il s’en explique : « Nous sortions de 14 jours éprouvants sur le record du Pacifique et quatre jours après l’arrivée, nous sommes partis sur ce parcours car une fenêtre satisfaisante s’ouvrait pour les premières heures. Mais une fois passée, les vents ont commencé à faiblir inexorablement jusqu’à disparaître parfois, comme lors des deux derniers jours. Geronimo faisait des sauts de puce avec des vents hérétiques passant de 2 à 12 nœuds d’une heure à l’autre. Le tout avec une chaleur accablante qui faisait du bateau un four… ça vous rend un peu pressés d’arriver. »

Il n’en resta pas moins que la route empruntée par Olivier de Kersauson et ses sept membres d’équipage relève d’un parcours complexe et intéressant. « Nous traversons différents systèmes météo et comme les données sont bien plus rares dans ces zones, nous avons recours à l’instinct. Aux vues des difficultés météo que nous avons rencontrées sur la fin de notre record sur le Pacifique ou de celles d’Ellen Mac Arthur dans sa campagne asiatique, nous n’avons pas hésité à prendre cette fenêtre de départ. Le temps final ne me satisfait pas pleinement au regard du potentiel de Geronimo. Mais comme dans toute nouvelle expérience, il faut un « premier » pour essayer. L’essence même de ces nouvelles routes, c’est aussi de relier les civilisations et les hommes entre eux. On découvre encore, on apprend toujours. C’est un grand luxe que de pouvoir encore s’émerveiller de nos jours. »

Prochaine tentative, le record du Pacifique nord entre Yokohama et San Francisco !

Après 3 semaines de chantier réalisé à San Diego, un record du Pacifique et ce dernier parcours en Asie, l’équipage va maintenant pouvoir souffler un peu et découvrir la foisonnante HongKong. Geronimo restera 10 jours à Hong Kong avant d’être convoyé vers Yokohama pour une tentative de record sur le Pacifique, d’Ouest en Est vers San Francisco.

- Publicité -

Loïck Peyron remporte le Grand Prix Chopard sur OKALYS

Grand Prix Chopard
DR

Samedi, des airs providentiels ont permis aux huit équipages de se livrer à deux manches fort intéressantes d’un point de vue tactique. OKALYS, le catamaran de Nicolas Grange barré par Loïc Peyron, dominait déjà la situation en choisissant les meilleures options.

Dimanche, l’édition 2006 du Challenge Julius Baer prenait véritablement son envol grâce à des conditions météo plus favorables : une légère Bise (6-10 nœuds) permettait de lancer trois manches supplémentaires. A égalité de points avec ALINGHI au classement final, OKALYS remporte le Grand Prix Chopard pour la deuxième année consécutive, grâce au nombre de régates remportées sur le week-end. A deux points des deux premiers, CADENCE complète le podium. L’intensité des régates et les écarts minimes au classement final laissent augurer d’un championnat très prometteur et confirment une hausse de niveau incontestable au sein de la flotte des D35.

Propos recueillis à l’issue du Grand Prix Chopard:

Nicolas Grange, propriétaire et co-skipper d’OKALYS
« Nous avons commencé avec deux belles victoires et les manches d’aujourd’hui étaient beaucoup plus serrées. Cette année, chaque bateau aura ses chances car plusieurs d’entre eux ont renforcé leurs équipages. Nous avons gardé une équipe homogène composée de passionnés. »

Christian Wahl, tacticien d’ALINGHI
« Ernesto Bertarelli a barré tout le week-end. C’est quelqu’un qui a beaucoup de talent et de concentration. Au sein du Team Alinghi, notre grande force, c’est d’avoir su travailler sur la polyvalence au sein de l’équipage et de pouvoir en tous temps changer de barreur. »

Jean-François Demole, propriétaire de CADENCE
« Nos départs d’hier nous ont fortement pénalisé. En nous concentrant sur la question, nous avons aujourd’hui remédié au problème et pu prendre de bons départs, nous dégager et c’est ce qui a fait la différence. Nous sommes très heureux de terminés sur le podium.

Karl-Friedrich Scheufele, co-président de Chopard
« En tant que partenaire du Challenge Julius Baer, je suis ravi que la nature ne nous ait pas complètement laissé tombé et le vent se soit levé finalement. Et en temps qu’aficionados, je suis fier d’accompagner CADENCE dans ce projet. »

Prochaines régates :
– HP Cup La Réserve – ProAm : 20 mai 2006
– HP Cup La Réserve – Open : 21 mai 2006

Résultats du Grand Prix Chopard

- Publicité -

J-1 avant le départ de la 11ème manche …

J-1 avant le départ de la 11ème étape
DR

A 24heures du départ,  Sidney Gavignet, régleur-barreur à bord d’ABN AMRO ONE, leader au classement général provisoire, prévoit une étape où les concurrents navigueront à vue, sans grosses options possible, au près mais dans des conditions météo encore incertaines. « Si les météorologues voient depuis plusieurs jours sur leurs écrans la formation d’une grosse dépression en approche de notre zone de navigation, il reste que sa vitesse de déplacement rend les choses encore un peu floues. De cette vitesse dépendra la configuration définitive de cette courte manche. Soit elle traîne un peu et nos VO 70 vont sortir à vitesse réduite de la longue et étroite baie d’Annapolis et se faire cueillir à la sortie par des vents de 30-35 nœuds qui devraient nous accompagner jusqu’à New York, soit la dépression se déplace plus vite que prévue et c’est dans la « brafougne » dès le coup de canon que nous allons entamer nos discussions. Cette étape qui devrait durer à peine 36 heures aura sûrement l’intensité d’un parcours in shore. Mais pour nous, cela sera comme pour le pit stop de Wellington. Psychologiquement et matériellement, nous partons pour une longue étape et non pour deux étapes à la suite. Nous avons chargé ABN AMRO ONE des voiles, du matériel de réparation, des vêtements et de la nourriture nécessaires à 4 000 milles de navigation. »
 
Le système de quart habituel sera modifié sur la plupart des bateaux. Sébastien Josse sur ABN AMRO TWO précisant qu’ils seront 6 en permanence sur le pont, afin de se caler sur les polaires de vitesse des in shore et non sur celles des off shore. Les équipages seront donc très sollicités sur cette courte étape de 400 milles et auront 48h pour récupérer à New York avant de repartir, cap sur la vieille Europe, quittée le 12 novembre dernier.

CLASSEMENT GENERAL provisoire après 10 manches :
 
1 – ABN AMRO ONE : 63.5 pts
2 – MOVISTAR : 44    pts
3 – PIRATES DES CARAIBES : 41.5 pts
4 – ABN AMRO TWO : 41    pts
5 – BRASIL 1  : 37    pts
6 – ERICSSON : 30.5 pts
7 – BRUNEL : 0.5   pts

- Publicité -

Sébastien Josse : “il va y avoir de plus en plus de bagarre”

Arrivée mellbourne
DR

Que représente cette nouvelle étape entre Annapolis-New York ?
Cela marque le début de la fin de cette longue course autour du monde. On sent que le terme de cette épreuve approche car il ne nous reste que des « petites » étapes, la plus longues étant celle de la traversée de l’Atlantique entre New-York et Portsmouth avec ses 3 200 milles. Avant, nous aurons 400 milles à couvrir entre Annapolis et New York, puis 1 500 milles entre Portsmouth et Rotterdam, et enfin 500 milles entre Rotterdam et Göteburg, le terme de 32 000 milles navigués autour de la planète.
 
Comment sentez-vous cette dernière partie de course ?
A part le trajet entre Annapolis et New York, que je ne connais pas, le reste est pour moi plus familier. La traversée de l’Atlantique (même dans ce sens là) et le tour des îles Britanniques, je l’ai déjà fait à plusieurs reprises. Je serai donc un peu plus sur mon terrain de jeu. On va bien voir ce qui va se passer. Mais ce qui est sûr, c’est que l’on voit qu’au classement général cela devient très très serré au niveau des points pour essayer d’accrocher le podium. Il va y avoir de plus en plus de bagarre.
 
Pouvez-vous expliquer cette ambiance entre les concurrents ?
A deux mois de la fin de la course et avec la fin des grosses casses, les teams ont repris la main et sont tous engagés dans une lutte sans merci pour une place sur le podium à Göteborg. Il va y avoir de plus en plus de guerre-guerres psychologiques. Les équipiers vont être beaucoup plus concentrés sur l’eau. Il y aura encore moins de place pour la rigolade. On sent bien cette ambiance sur les pontons depuis Baltimore. L’intimidation est beaucoup plus présente qu’au début de la course….
 
Quel sera votre équipage pour les deux prochaines étapes ?
Nous récupérons l’Australien Nick Bice, notre chef de quart et boat captain blessé sur l’étape du Horn et remplacé ponctuellement par Yves Le Blevec pour Rio-Baltimore. Par contre, j’ai pris la décision de garder le Brésilien Lucas Brun à bord. Il était venu remplacer  le Hollandais Gerd Jan Poortman, blessé sur l’étape Melbourne-Wellington. Au cours des deux dernières étapes, nous avons découvert le potentiel de Lucas, non pas à la plage avant, qui était le poste de Gerd Jan, mais plus dans le cockpit aux réglages. Même si nous connaissons de mieux en mieux notre VO 70, Lucas a apporté un  gros plus au niveau performances, notamment sur la dernière étape où nos polaires de vitesse n’ont jamais été aussi bonnes et où le potentiel de vitesse du bateau n’a jamais été exploité à ce point. Même si pour des raisons d’options, le résultat final n’a pas été là. Pour les deux prochaines étapes, je pense que cela va être très important que nous naviguions au maximum de notre potentiel, bateau et équipage et c’est pour cela que je garde Lucas à bord.
 
C’est un choix difficile ?
Cette décision n’est pas « contre » Gerd Jan, mais « pour » Lucas. Ce n’est pas que Johnny soit moins bon ou meilleur, mais pour les prochaines étapes, j’ai envie d’essayer encore avec cette formation d’équipage. Johnny n’est pas mis hors jeu. Cela n’a rien à voir avec d’autres histoires sur d’autres VO 70 sur cette course. Notre équipage est conçu depuis le départ comme un équipage à 11. Et donc, nous savons tous depuis Vigo qu’il y en aura toujours un qui restera à terre. Cela fait partie de l’histoire de ce team de jeunes talents qui est issu d’un mode de sélection tout a fait particulier. C’est mon rôle de faire des choix selon la configuration des étapes. Chacun a des spécialités différentes qui doivent être mises au service de la performance globale du projet. Mais c’est vrai que je n’ai pas eu beaucoup de temps, avant le départ, pour jauger les capacités de chacun et que je m’aperçois sur le tard des capacités de régleur de Lucas qui vont nous être essentielles sur les prochaines manches.
 
Votre équipage est très uni, comment réagit-il à ce type de décision ?
C’est sûr que ce n’est pas facile parce que nous avons une très bonne ambiance à bord du bateau. Une ambiance de copains très forte. Et dès qu’il y a une personne qui reste à terre, c’est un peu comme si on amputait notre équipage. Cela fait 1 an et demi que nous sommes un noyau très dur de 11 navigants. Nous sommes tous très solidaires, il n’y pas de guerre entre nous pour avoir tel ou tel poste. Tout le monde a sa place a bord et c’est sûr que quand je prends la décision de qui reste à terre, le reste de l’équipage en est triste, car on aimerait naviguer à 11 et pas à 10. J’ai cogité pendant une semaine avant ce départ et je viens juste de prendre ma décision car tout le monde à bord d’ABN AMRO TWO apporte quelque chose de positif. Mais cette notion de choix et de sa difficulté fait que cela a créée plus de team spirit et de motivation. En ce qui me concerne, j’apprends petit à petit à prendre ce genre de décisions difficiles, c’est bien.

- Publicité -

Sidney Gavignet : Movistar est notre principal adversaire

Sidney Gavignet
DR

On peut se demander un peu comment un bateau peut changer tant de chose tandis que le reste de la flotte est contrainte à ne rien changer, bloquée par le règlement. C’est en fait car le bateau est considéré comme un nouveau venu, repartant avec 0 point.

Le parcours « in-shore » fait déjà partie du passé, nous n’avons pas été particulièrement affecté par notre résultat peu reluisant car nous connaissons le point faible du bateau et nous attendions à souffrir face à la concurrence dans ces tout petit airs. Movistar et Brasil 1 ont fait une superbe course. Le bateau espagnol a le vent en poupe en ce moment depuis notre départ de Rio. C’est maintenant notre adversaire principal que nous ne manquerons pas de contrôler jusqu’à la fin de la course.

L’escale de New York est un « pit stop » comme celle de Wellington. Les équipes techniques ne sont pas autorisées à monter à bord sous peine d’être pénalisé en temps. Nous devons réparer les éventuels dommages avec le matériel embarqué. 400 milles, il s’agit d’une étape sprint, une casse même bénine ou une petite erreur peut coûter cher étant donné le peu de temps pour se rattraper.
La traversée de l’Atlantique devrait ensuite être un vrai plaisir avec ces bateaux « avaleurs de milles ».
 
 A bientôt.
 Sidney  Gavignet

- Publicité -

Dee Caffari à 15 jours de l’arrivée

Aviva Challenge
DR

Dee Caffari, qui tente de devenir la première femme à terminer un tour du monde en solitaire d’est en ouest contre vents et courants dominants, a déjà parcouru 26,700 milles après 165 jours de mer, et elle a maintenant franchi tous les méridiens de la planète. Sur ce type d’aventure, les passages à proximité des terres sont rares et chaque marque de parcours psychologique, comme le simple fait de croiser la route empruntée à l’aller, a une importance capitale pour la navigatrice.
 
"Au moment du départ, mon mentor, Sir Chay Blyth, m’a donné une bouteille de champagne pour célébrer cette journée, mais ce n’est qu’aujourd’hui que je comprends vraiment à quel point cette étape est importante, confie Dee Caffari. Naviguer au portant, c’est comme une descente à ski : c’est rapide, grisant et exaltant. Mais naviguer contre les vents dominants, c’est un peu comme gravir une montagne. C’est une lutte difficile, épuisante et continue contre les éléments".
 
Sir Chay Blyth (Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique et Médaillé de l’Empire Britannique) fût le premier à effectuer un tour du monde en solitaire et sans escale d’est en ouest en 1971, une aventure surnommée à cette époque le "voyage impossible". C’est d’ailleurs son équipe qui a fourni le bateau et apporté le soutien technique à l’Aviva Challenge.
 
"Il s’agit pour moi de l’aventure la plus incroyable jamais réalisée par une femme en solitaire, a déclaré Sir Chay Blyth. Ce tour du monde en solitaire et sans escale est si difficile que c’est seulement 21 ans après ma première circumnavigation que Mike Golding a relevé le défi. À ce jour, seuls quatre hommes** ont réussi à boucler le parcours dans ce sens et Dee est sur le point de devenir la première femme à réaliser cet exploit. Pour surmonter des conditions souvent abominables et une solitude extrême, elle est parvenue à associer d’excellentes qualités de marin à une détermination sans faille".
 
Après avoir franchi la ligne d’arrivée, Dee Caffari mettra le cap sur Ocean Village à Southampton où de nombreuses personnes sont attendues pour célébrer cette première mondiale et assister au retour à terre de la navigatrice qui aura passé six mois en mer.

Source Aviva Challenge

- Publicité -

Georges Leblanc de retour sur les océans

Georges Leblanc 65'
DR

Malgré le naufrage de 2 bateaux, rien n’arrête  Georges Leblanc. Pour le navigateur originaire de Lévis en banlieue de Québec, il est hors de question de regarder en arrière. C’est donc fortement encouragé par les performances préliminaires qu’a affichées son bateau lors d’essai tenus à l’été 2005 que le navigateur québécois s’est remis à la tâche cet hiver. Et même si il avoue ne pas disposer de moyens comparables à ceux des grandes écuries de course au large, il entend tout de même ne pas être en reste.

Travailleur acharné et doté d’une détermination hors norme, c’est ainsi qu’il a entrepris de modifier de manière substantielle son nouveau bébé, un plan McGregor/Smith de 65 pieds construit en 1990 et qui s’est fait la dent dans la Transpac. L’espadon en question a un tirant d’eau de 3,2 mètres et un déplacement de 11,5 tonnes. Son mât fait 25 mètres de hauteur. Quant à sa voilure, elle couvre 420 mètres carrés au portant. Après des modifications qui y furent apportés en 1995 et 1999, Georges Leblanc a maintenant entrepris de tirer le maximum de la bête.

La bôme a été abaissée et le safran sera bientôt allongé. Un bulbe de quille et une dérive seront également ajoutés. Côté gréement, on compte un nouveau bout dehors avec emmagasineur ainsi qu’un haubanage composite en renfort. Il faut ajouter à cela des enrouleurs sur l’étai principal et le bas étai. Pour ce qui est de la voilure, il y aura un nouveau génois sur emmagasineur, un solent pour l’étai principal ainsi qu’un deuxième ris sur la grande voile. Malgré tout ces changements, le poids du bateau sera amoindri et surtout mieux réparti en regard de son centre de gravité.

Le bateau s’appellera Océan. Sa mise à l’eau est prévue pour le 12 mai 2006. Georges Leblanc établira d’abord, en début juin, le temps de référence dans un parcours de 650 milles nautiques dans le Golfe Saint-Laurent, en l’occurrence, le record du tour de l’Île d’Anticosti qu’il a lui-même initié. Suivra ensuite le convoyage du bateau (en équipe) vers l’Europe en début juillet. Au calendrier du coursier se trouve la Dinartica à laquelle il prendra le départ le 23 juillet. Puis, sur le retour de la seconde étape, il effectuera sa qualification pour la Route du Rhum 2006. Pour cette dernière, il espère pouvoir compter sur une dérogation des organisateurs afin de lui permettre d’aligner son 65 pieds dans la « classe 1 monocoque » et par la même occasion se comparer à la classe Imoca dont il faisait parti avant l’avarie de quille qui mettait son Open 60 « Ciment St-Laurent Océan » hors d’usage lors de la transat Jacques Vabre 2003. 

Daniel Lévesque

- Publicité -

Profurl is back !!

Profurl
Profurl

Profurl, le spécialise des enrouleurs de voile, vient de se doter d’une nouvelle équipe Custom au sein de son antenne de Saint Nazaire.

Composée de trois personnes, cette équipe Custom a été créée afin de répondre à la demande croissante de produits techniques et custom de la part des professionnels de la voile (coureurs professionnels, chantiers spécialisés dans la construction d’unités de course, architectes…).

Grâce à cette équipe, Profurl est enfin de retour dans le milieu de la course au large. Cette activité Custom avait fait la renommée du fabricant dès les années 80 pour se poursuivre dans les années 90 et jusqu’en 2002 et l’avait conduit à occuper la place de leader dans ce domaine. A titre d’exemple : Profurl équipait en 2002 la totalité des bateaux engagés lors d’Around Alone.

Profurl est désormais de nouveau en mesure de répondre aux projets spécifiques en développant des produits custom (…) mais en offrant aussi des produits standards Profurl de type emmagasineurs (gamme NEC) et des stockeurs (gamme NEC ST).

Les produits Profurl sont aujourd’hui notamment utilisés sur des bateaux au palmarès prestigieux comme Sill et Véolia de Roland Jourdain, Géronimo d’Olivier de Kersauson et bien d’autres.

Plus d’infos : www.profurl.com

- Publicité -
- Publicité -