Accueil Blog Page 1899

Quid du futur Ecover ?

Ecover - Mike Golding et Dominique Wavre
DR

« C’est un projet vraiment fantastique pour moi. Avoir eu l’opportunité de développer un bateau aussi évolué qu’ECOVER I était déjà une grande chance. Maintenant, nous pouvons prendre toutes nos connaissances et développer ECOVER II, en utilisant l’expérience et les compétences respectives en 60 pieds Open de mon équipe et de celle d’OCD et de leurs associés. L’implication de Clay Oliver ajoute une nouvelle perspective sur un plan de 60 pieds Open de la classe IMOCA. »
 
« Le prochain Vendée Globe sera le plus compétitif de son histoire, avec les meilleurs noms de la voile qui se battront seuls à bord de bateaux venant des meilleurs cabinets d’architecture et des meilleurs chantiers du monde entier. Je ne peux même pas imaginer rater ça ! Alors maintenant avec l’annonce de la construction de ce nouveau bateau, nous prenons le chemin qui nous offrira la possibilité d’être très compétitifs et nous donnera les meilleures chances de succès.
 
« J’ai été ravi des performances et du look d’ECOVER I. Merfyn Owen et moi-même nous connaissons depuis plus de vingt ans, et j’ai toujours apprécié travailler avec l’équipe d’OCD. Ils savent créer un environnement propice à la réalisation de bateaux très performants.» A conclu Mike.
 
Bien que ce soit le deuxième bateau qu’OCD dessine pour Mike, l’idée est de partir d’une feuille blanche. « C’est ce que nous appelons un développement complet, une révision complète basée sur tout le travail que nous avons fait jusqu’à présent. Nous rechercherons de nouvelles techniques d’ingénierie, de nouvelles dynamiques, des quilles et des safrans alternatifs, le tout sera un bateau complètement nouveau qui partira des principes de base. » A commenté Merfyn Owen. « Cela faisait longtemps que nous voulions travailler avec Clay Oliver sur un nouveau projet et le projet de Mike et Ecover semblait parfait pour cette collaboration. Nous n’avons jamais été dans une position aussi forte en tant qu’architectes et je suis ravi. » S’est réjoui Merfyn Owen.
 
Sélectionner un  chantier a été un peu plus difficile. « Il y a beaucoup de très bons chantiers dans le monde mais peu avec une expérience des 60 pieds Open. Nous avons entendu parler de Paul Hakes et de son équipe chez Hakes Marine par le bouche à oreilles. Hakes apporte un œil neuf à l’ensemble du projet. Ils ont une grande expérience dans la construction de bateaux de compétition allant de la Coupe de l’America, à la Volvo Ocean Race en passant par les derniers bateaux à succès, les TP52. Mais notre choix n’était pas simplement basé sur ses réussites précédentes. Paul et son équipe, tout comme nous, sont très enthousiastes à l’idée de travailler sur ce projet et cela correspond bien à notre philosophie de créer une équipe unie et motivée marin/architecte/constructeur et nous pensons que c’est une équipe comme ça qui peut fournir la combinaison gagnante ! » A commenté Mike.
 
La construction commencera chez Hakes Marine en octobre et le bateau sera mis à l’eau en juillet 2007. Paul Hakes se réjouit à l’avance : « D’un point de vue technologique, les 60 pieds Open IMOCA sont sans doute les bateaux les plus avancés à ce jour. L’expérience d’Owen Clarke dans cette classe va faciliter la construction en bien des aspects et pour nous, c’est un nouveau défi excitant.
 
« Quant à nos infrastructures, nous allons agrandir notre four principal et aussi investir dans d’autres endroits. Mon équipe est déjà en effervescence à l’idée de ce projet et a hâte de commencer ! » A-t-il conclu.

Source Ecover – Mike Golding Yacht Racing

Le Triangle, bilan de la 7ème édition

Triangle 2006 Felix vainqueur
DR

Dès la première étape, longue de 30 milles, le granvillais Éric VARIN sur « Félix » donne le ton de cette solitaire en devançant « Loupiot » d’Olivier RAIMBEAUX et « Vim » de Frédéric WANIART.

Très à l’aise sur ce plan d’eau et dans ces conditions de vent léger, le normand prend une sérieuse option sur la victoire en enfonçant le clou lors de la seconde manche, longue de 55 miles entre St Quay et St Peter Port à Guernesey. Il emporte cette deuxième manche devant Yvon NÉDONCHELLE sur « Vert Galant » et encore Frédéric WANIART sur « Vim ».

La dernière manche, qui se jouera au près dans un vent toujours léger, rallie St Peter Port à Dinard, sur une distance d’environ 55 milles. Faute de vent le parcours sera raccourci à la SW Minquiers. Dans le petit temps VARIN devance Hervé BÉNIC et son « Iritis » – vainqueur de l’édition 2002 – et Olivier RAIMBEAUX sur « Loupiot ».

Au classement général, Éric VARIN 1er sans surprise, surclasse Frédéric WANIART 2ème et Olivier RAIMBEAUX 3ème.
A noter que Jean-Michel GAILLARD – vainqueur en 2005 – remporte le prix Senior sur « Millésime ». Le prix du Yacht-club de France est attribué à Thierry LANIER, vainqueur de la série la plus représentée sur « Loup Garou »(First 31.7).
Quant au prix de la convivialité (Trophée Jean AUZÉPY), il est attribué à Hervé BÉNIC.
Une remise des prix animée entrainera les concurrents tard dans la nuit au club de Dinard ré-ouvert à cette occasion.

Les organisateurs donnent rendez-vous aux solitaires du « Triangle » le 19 août 2007.

Classements :

1ère étape Dinard – St Quay :
1. Eric VARIN sur Félix (IMX 38)
2. Olivier RAIMBEAUX sur Loupiot (J 92s)
3. Frédéric WANIART sur Vim (Aphrodite 101)

2ème étape St Quay – St Peter
1. Eric VARIN sur Félix
2. Yvon NÉDONCHELLE sur Vert Galant (Aphrodite 101)
3. Frédéric WANIART sur Vim (Aphrodite 101)

3ème étape St Peter – Dinard
1. Éric VARIN sur Félix
2. Hervé BÉNIC sur Iritis (First 36.7)
3. Olivier RAIMBEAUX sur Loupiot (J 92s)

Classement Général
1. Éric VARIN
2. Frédéic WANIART
3. Olivier RAIMBEAUX
4. Thierry LANIER
5. Jean-Michel GAILLARD
6. Joseph HARDOUIN
7. Yvon NÉDONCHELE
8. François-René CARLUER
9. Hervé BÉNIC
10. Eric MORDRET
(47 inscrits)

Temenos II amarré à La Rochelle

Dominique Wavre Temenos II à bord Tauranga
DR

La présence des intervenants techniques à bord a permis de contrôler un grand nombre de points,  et plus particulièrement les fournitures françaises installées à bord en Nouvelle-Zélande, comme le gréement courant et les voiles. « Nous avons pu vérifier la tenue de tous les bouts, les longueurs, les brêlages, et valider tout le travail effectué à Tauranga. Nous avons légèrement modifié le réglage du mât. Nous avons pu confirmer les triangulations, les formes des voiles et finaliser la dernière commande spécifique route du rhum. Une partie de la garde-robe a été démontée et se trouve depuis la semaine dernière sur le plancher de la voilerie à La Rochelle afin d’y apporter les dernières petites corrections » a précisé  Dominique.

TEMENOS aura mis seulement 3 jours pour rallier La Rochelle au terme d’un convoyage d’environ 800 milles. Outre les milles parcourus, les changements de conditions  météo  auront permis de tester le monocoque dans différentes configurations. Après une première partie sous la pluie, et accompagné d’un brouillard digne d’un mois de novembre, l’équipage a vu le vent se lever au fur et à mesure des milles gagnés dans l’Ouest. Au large du Pas de Calais,  ce n’est pas la météo mais plutôt l’imposant trafic des cargos qui a demandé à l’équipage une attention particulièrement accrue. « C’est une vraie autoroute à cargos, c’est toujours impressionnant, on doit littéralement zigzaguer entre les bancs de sable et ces énormes  monstres d’acier. »
 
Arrivé en Manche, c’est une belle brise d’Ouest qui a accompagné TEMENOS avant de virer au Nord-Ouest au passage d’Ouessant. Sur l’ensemble de ces conditions TEMENOS a conforté les bonnes impressions déjà laissées à son skipper lors des premières sorties à Tauranga. « Je suis très satisfait du comportement du bateau ; On a pu tester sa puissance au près dans la vague  avec du vent jusqu’à Ouessant, puis au portant, avec quelques belles pointes à 30 noeuds, jusqu’à La Rochelle. Le bateau était extrêmement chargé, et malgré tout, il était dans les polaires de vitesse fournies par l’architecte, il planait aisément et très sainement ; Bien entendu, il  manquait la confrontation avec un des 60 pieds concurrents, le moment de vérité en quelque sorte mais cela ne saurait tarder ! » Dominique ne cachait pas son plaisir de regagner le port d’attache du monocoque, après ces nombreux mois passés dans l’enceinte du chantier Southern Ocean Marine, aux antipodes de la planète.
 
« Cela fait bien plaisir de retrouver La Rochelle. Le hasard a voulu que l’on arrive un samedi à 17h, et nous avons eu droit au comité d’accueil sur le ponton ! » Le parcours de 1000 milles nécessaire à la  qualification à la route du Rhum, est la prochaine étape d’importance dans le calendrier sportif du skipper et de toute l’équipe. Les  préparateurs sont déjà à pieds d’œuvre et les nombreux intervenants techniques rochelais prennent petit à petit contact avec le nouveau bateau.
 Pour ces prochains jours, c’est donc un programme studieux qui attend  toute l’équipe, car cette dernière navigation  a permis de compléter les listes de travail.
 
Dominique devrait ensuite reprendre très rapidement la direction du large, alternant les périodes d’entraînement et de mises au point, avant de rejoindre les eaux Malouines le 20 octobre prochain où pour la première fois TEMENOS devrait rencontrer ses nouveaux adversaires.

Source Temenos
 

Areva en finale

America's Cup 2007 Valencia Louis Vuitton Act 12 Areva Challenge France
DR

AREVA Challenge  est parvenu en finale après avoir vaincu China Team, Luna Rossa et Mascalzone  Latino Capitalia Team. Et quelle finale ! Même si la dernière manche a  été un peu frustrante pour le team emmené par Sébastien Col, Thierry  Peponnet, Tanguy Cariou, Gilles Favennec, Frédéric Lemaistre, Albert Jacobsoone, Olivier Douillard et Sean  « Doogie » Couvreux ont fait un superbe parcours tout au long de la semaine. L’équipe a bien progressé de match en match, et surtout s’est  constamment battue jusqu’au bout. Du travail l’attend maintenant  à Valence après ce « nouveau départ », afin d’atteindre  encore le niveau supérieur.
 
AREVA Challenge a  d’ailleurs gagné un autre trophée cette semaine grâce aux bons départs  que le team a pris, puisque les équipiers ont remporté le prix de  « l’équipe qui a passé le plus de premières bouées au vent en  tête » du Trieste Challenge.
 
Sébastien Col, barreur, revient sur le parcours de la  semaine : « notre  objectif sur cet événement était de s’améliorer chaque jour, étant  donné que nous n’avions jamais navigué ensemble sur le type de bateau  de l’épreuve, et que nous ne connaissions pas ou peu le plan  d’eau. Nous avons donc tout appris en même temps. C’est souvent  ainsi que l’on progresse en match racing : en observant et en  s’inspirant des autres. L’équipe s’est vraiment battue pour  passer de justesse en demi-finale et en finale. Chris Dickson n’avait  pas perdu un match depuis le début de l’épreuve, et nous lui avons pris  deux points en finale ! Le dernier match décisif était vraiment à notre  portée : nous étions « prêts à faire le hold-up ». Nous avons  pris un très bon départ, puis nous avons fait une course en tête jusqu’au  second bord de près où nous avions deux longueurs d’avance. C’est  là que nous avons choisi de protéger la droite du plan d’eau. BMW  Oracle Racing est passé par la gauche, et c’est cette option qui a  payé.
Le travail avec Thierry Peponnet, tacticien, et Fabrice Levet, notre  nouvel entraîneur, a été très positif tout au long de la semaine. Bien sûr il  y a encore des choses à caler, mais cette nouvelle configuration pour la cellule arrière est très encourageante et nous avons bien identifié les axes  de travail pour la suite ».
 
Fabrice Levet, Entraîneur, complète : « l’équipe a vraiment progressé au fur  et à mesure que les matchs se disputaient. Ils se sont fait battre sur le fil  du fait qu’ils n’ont pas encore assez d’expérience sur ce  type d’épreuve de match racing ensemble. Il y a aussi une phase  d’apprentissage à passer entre Thierry Peponnet et Sébastien Col qui  ont échangé leur rôle, notamment pour une prise de décision qui deviendra plus rapide avec l’expérience. Mais nous sommes positifs, car Sébastien  est très calme, et on est jamais n°1 de la ranking list de match racing comme  lui par hasard. Il voit le jeu sur l’eau, c’est un bon match  racer. Il va maintenant falloir travailler cela sur un Class America. Cette  équipe s’est hissée parmi les meilleurs, ce sont les seuls à avoir pris  deux points à Chris Dickson et BMW Oracle Racing. Ces derniers nous ont d’ailleurs proposé de nous entraîner ensemble sur des départs à Valence  ».
 
Toute  l’équipe AREVA Challenge sera de nouveau réunie la semaine prochaine à  Valence pour recommencer l’entraînement sur FRA 60, prévu le 21  septembre, en attendant l’arrivée de FRA 93 début novembre, le nouveau  bateau sur lequel le team s’entraînera tout l’hiver avant de  commencer les compétitions de la 32e America’s Cup en avril  2007.
 
Source Areva Challenge

Delta Dore, version 60 pieds : c´est lancé !

Mise à l'eau Delta Dore 60 Cherbourg
DR

Il est 7h30 lorsque les équipes de DELTA DORE et de JMV Industries commencent à s’affairer autour du tout nouveau monocoque, parfaitement bichonné pour sa première mise à l’eau. La discrétion est de mise, comme pour laisser ce bateau profiter de ses derniers moments à l’abri du hangar avant de rejoindre son élément et de faire ses preuves. Ils ont tous travaillé des dizaines d’heures à la limite du raisonnable pour que ce monocoque 60′ DELTA DORE soit prêt ce lundi matin 4 septembre 2006. Puis il est pris en charge par le travel lift du chantier et soulevé jusqu’à ce que la quille de 4,50 mètres sorte de sa fosse. Son acheminement commence alors vers le quai de mise à l’eau, sans qu’aucun membre de l’équipe ne le quitte des yeux. Fanch Guiffant et Yann Clavier préparent les parbattes, Bruno Béhuré pose les sangles autour du bulbe avec Jérémie Beyou et Gilles Chiorri. Alors que la grue approche, les nuages se déchirent pour laisser la part belle au soleil. Exit les parapluies, Cherbourg se montre sous son plus beau jour. La tension de l’équipe cache son émotion. Le bateau est alors soulevé puis lentement déplacé au-dessus de l’eau. A 11h03, le bulbe de quille effleure l’eau. Sans être cérémonieux, ce moment a quelque-chose de majestueux et ils sont tous là pour le saluer : Gilles Chiorri qui prépare ce bateau depuis un an aux côtés de Jérémie, Fanch Guiffant, fidèle préparateur, Yann Clavier, Bruno Béhuré et Eric Le Borgne qui composent le noyau dur du team voile, Jean-Marie Vaur, Stéphane Digard, chef d’atelier de JMV Industries accompagné des ouvriers qui ont construit DELTA DORE durant 9 mois. Entre les deux équipes, les plaisanteries vont bon train, le monocoque DELTA DORE est à l’eau, il flotte, il est beau, voici une première partie du chemin accomplie. Quelques minutes plus tard, Jérémie Beyou et son équipe sont à bord. La belle histoire ne fait que commencer.
 
Leurs premières impressions…
 
Jérémie Beyou, quelques minutes après la mise à l’eau : "On était un peu tendu ce matin pour la mise à l’eau … Maintenant qu’il est sur l’eau, cela fait un joli clapotis quand il avance. Ce planning pour construire ce bateau, il fallait le tenir. On est à l’eau dans les temps avec un bateau neuf, un nouveau plan, des innovations. Il n’était pas question de reprendre un bateau existant, DELTA DORE est une société qui innove dans le domaine de la domotique, leur bateau doit être à leur image. Le système de safran ainsi que les ballasts arrière qui ressortent un peu ressemblent à ceux de Virbac mais il y a plein de petites différences à découvrir. Nous avons maintenant pas mal de réglages à faire pour valider toutes nos options. J’ai attaché une attention particulière aux appendices qui sont très soignés. La carène est belle, cela se voit quand on lève le bateau, il ressemble à une luge. Il est léger et planant, large et puissant.
A partir de demain mardi, nous allons ranger le bateau,  revérifier pour la 4ème fois qu’il ne prend pas l’eau, à priori il est très sec puis le préparer pour les tests de redressement. J’ai hâte de naviguer avec mon équipe. Non seulement ce sont d’excellents techniciens mais ils sont aussi très bons marins. Leurs impressions et leurs sensations seront très importantes pour moi."
 
Retour sur une collaboration efficace : "La construction n’a duré que neuf mois. C’est peu pour travailler avec un cabinet d’architecte situé à Annapolis aux Etats-Unis, que l’on ne peut joindre que la nuit, avec une équipe Delta Dore qui fait régulièrement le trajet depuis la Bretagne, avec des fournisseurs qui viennent des 4 coins de France et une équipe normande de JMV Industries ! Tout le monde s’est mis en 4 pour que le bateau sorte du chantier dans les délais, de l’architecte au chantier en passant par tous les sous-traitants. Les moments conviviaux ont toujours été privilégiés pour que ça se passe bien. Le bateau est beau, propre, les gars ont fait un super boulot dans l’atelier comme dans notre équipe. Je suis heureux et plutôt confiant. Nous espérons que le bateau sera performant et fiable !"
 
GIlles Chiorri, chef de projet : "Ce chantier représente une phase importante qui est maintenant passée. Cela répond assez bien à nos attentes. Cette mise à l’eau est comme un passage à témoin puisque nous en sommes bientôt totalement responsables, hors du chantier JMV. Le terrien redevient marin, ce n’est pas mal du tout … A priori nous devrions être plus à l’aise à partir de maintenant ! Avant d’être sereins, nous devons passer le test de retournement à 180° qui n’est pas innocent. J’espère que l’on ne cassera pas de matériel pendant le redressement. Il faudra faire attention aussi à ne pas abîmer les hommes qui seront à l’intérieur (Jérémie Beyou et le jaugeur ndlr).  A partir de là ce sera une course effrénée puisque dans la même journée nous procèderons au matage. Puis ce seront les tests à 90° et à 20° qui nous situeront en terme de stabilité et de performance du bateau. Vendredi ce sera la première navigation, c’est donc une semaine très importante."
 
Jean-Marie Vaur, chantier JMV Industries : " Je tiens à dire à quel point nos équipes se sont parfaitement entendues, celle de Delta Dore et l’équipe de mon chantier, ce n’est pas si fréquent et il est important de le souligner. L’entente a été formidable."

Source Delta Dore

Rolex Swan Cup, forte participation attendue

Swan 45
DR

120 monocoques de tailles et de conceptions différentes, modernes ou anciens, croiseurs ou racers, représentant 15 nationalités vont donc s’affronter dans les eaux sardes pour remporter le prestigieux Swan Cup Trophy, propriété depuis 2004 de l’Italien Roberto Ferrero sur son Swan 48 Solenia II.
 
La  flotte Swan sera divisée en quatre catégories distinctes, en accord avec le système de handicap Nautor’s Swan. La première catégorie, “Grand Prix Class”, verra s’affronter les Swan de plus de 60 pieds tandis que la catégorie “Classics” sera réservée aux unités inférieures à 60 pieds. Tarantella, le premier Swan sorti des chantiers fera partie de cette catégorie. Les Swan 601 et Swan 45 auront, quant à eux, un classement distinct, du fait de leur monotypie et de leur nombre. Une cinquième catégorie a également été mise en place mais ne figurera pas au classement. La « non-racing division » qui donne l’opportunité aux propriétaires moins axés sur la compétition de profiter pleinement de cet événement et du cadre unique de l’archipel de la Maddalena.
 
La compétition dans la catégorie des Swan 601 promet de belles heures de régates. Avec 5 entrées à ce jour, Moneypenny, le Swan 601 américain de Jim Swartz, aura fort à faire pour s’imposer. Pour Swartz, le fait de naviguer à Porto Cervo est déjà une récompense en soi : « Notre équipe est vraiment excitée de naviguer ici en Sardaigne pour la Rolex Swan Cup. Pour la plupart d’entre nous, cette course représente le point d’orgue de l’année. Pour moi, ce sera une première et selon les échos que j’ai pu avoir, je pense que c’est tout simplement merveilleux et fantastique. Ma motivation est de pouvoir me mesurer dans une classe One Design à d’autres propriétaires tout aussi ambitieux. Notre équipage se compose en grande partie des équipiers qui naviguent avec nous depuis ces dernières années, à l’image de Dee Smith, Kimo Worthington et Mark Rudiger. »
 
Avec 30 concurrents, la classe des Swan 45 est la plus représentée dans cet événement. Parmi les têtes d’affiches de cette catégorie, Massimo Ferragamo sur Bellicosa, auteur d’une très belle première place lors des championnats du monde de Swan 45 à Key West, devra batailler ferme face à l’équipage de Mintaka qui, lors de la  Sardinia Rolex Cup en juin dernier, avait terminé premier avec l’équipe sarde. En embuscade et désireux de se mêler à l’accession aux premières places, Nemo, du Belge Bernard Lambillotte, pourra compter sur Andy Green qui assurera la tactique.
 
Parmi les autres participants se préparant pour cet événement, le marin hollandais Roy Heiner rejoindra Roel Pieper à bord de son Swan 80 Favonius. Le marin olympique et le marin océanique ont l’expérience de la compétition sur ce monocoque et attendent avec impatience le début des régates : « La concurrence sera rude mais nous avons discuté de la tactique et sommes bien décidés à gagner cet événement. Il est vital pour nous de se préparer à l’avance pour une régate comme celle-ci et nous travaillons dur pour nous assurer que l’équipe est bien dans l’esprit de la victoire. Nous avons beaucoup travaillé pour rendre Favonius aussi compétitif que possible pour l’emporter. La course est un moment exceptionnel mais j’ai également hâte de me retrouver à terre pour participer à l’ensemble des manifestations sociales qui contribuent à la renommée de la Rolex  Swan Cup. C’est une bonne occasion de revoir des amis ou de créer des liens. La  Rolex Swan Cup est la plus excitante des courses de mon calendrier de régate et cette année je me réjouis de pouvoir faire venir ma famille à Porto Cervo pour profiter de ce magnifique spectacle », ajoutait Roel Pieper.
 
Les 5 jours de régates seront un combiné entre parcours côtier et parcours au vent et sous le vent, le tout dans le sublime archipel de la Maddalena.  Quelques jours auparavant, de nombreux monocoques de plus de 60 pieds auront régaté lors de la Maxi Yacht  Rolex Cup. Les résultats obtenus lors de cet événement seront combinés à ceux obtenus à l’issue de la Rolex Swan Cup et donneront naissance à un tout nouveau trophée, le Combined Maxi Swan Trophy (Maxi Yacht Rolex Cup + Rolex Swan Cup). La cérémonie de clôture de remise des prix se déroulera le dimanche 17 septembre.

Source Rolex Swan Cup
 
 

🔒 Grand Pavois : dernières “actus” à J-20.

Grand Pavois
Grand Pavois

A une vingtaine de jours de l´ouverture de la grand messe rochelaise, l´organisation du Grand Pavois nous fait part des dernières actualités du Salon, avec beaucoup d´avant-premières mondiales.

Article réservé aux abonné(e)s

Abonnez-vous dès maintenant pour pour accéder à la suite de cet article et à tous nos contenus.

JE M’ABONNE

Déjà abonné ? Connectez-vous ici

J Europe : présentation officielle du J100 au Grand Pavois.

J 100
J 100

Le dernier JBoats sera présenté en France au Grand Pavois de La Rochelle. Déjà sorti aux Etats-Unis, le J100 a été adapté au marché européen par JEurope. Cette unité est un dayboat. Il a été conçu et dessiné pour la beauté de l´objet et pour des ballades en mer à la journée et afin de naviguer facilement.

Construit en sandwich balsa et avec les méthodes d´infusion JEurope, le J100 dispose de toutes les dernières technologies de fabrication (mât carbone…). Il est livré sans balcon ni filière pour ne pas nuire à l´authenticité du bateau. Son carré spacieux éclairé par deux hublots étonnera par son aspect très convivial.

Le magazine Sailing World l´a désigné bateau de l´année 2005 aux USA. Le J 100 est un bateau rapide pour la navigation à la journée. Il offre un maximum de plaisir lors des manoeuvres. Il est puissant grâce au bon rapport poids/surface de voile et offre une bonne visibilité au large. Tous les ingrédients du plaisir sont réunis. Facile à manoeuvrer grâce notamment son foc auto-vireur, le J 100 peut aisément se piloter en solitaire. Sa cabine accueille volontiers 4 personnes.

Longueur hors tout : 10.00m
Longueur flottaison : 8.84m
Largeur : 2.82m
Tirant d´eau : 1.75m
Ballast : 1,134 l
Déplacement : 2,948kg
Moteur : Diesel 15 cv
Mât : carbone deux étages de barre de flèche
Accastillage pont : Harken
Surface de voile : 51 m2
Construction coque et pont : infusion système Scrimp

Salons d´automne 2006 J Europe :
• AMSTERDAM HISWA : 5 au 10 septembre
• CANNES : 13 au 18 septembre
• SOUTHAMPTON : 15 au 24 septembre
• LA ROCHELLE : 20 au 25 septembre
• FRIEDRICHSHAFEN : 23 septembre au 1er octobre

Plus d´infos : www.jeurope.eu.com

Cammas a pris la tête du Trophée Clairefontaine

Cammas au Trophée des Champions
DR

Au près dans un vent de sud-ouest de 12 nœuds, Franck Cammas a imposé hier son rythme en prenant immédiatement l’avantage. Derrière lui, la bagarre tactique était âpre entre Vincent Riou et Pascal Bidégorry. A la bouée Quo Vadis, Franck Cammas était le premier à envoyer son spi rouge pour le retour vers le port de la Trinité-sur-Mer. Creusant sensiblement son avance, il s’imposait avec panache devant Vincent Riou, suivi par le Néo-zélandais Mike Sanderson. Le sympathique Kiwi a donc vite trouvé le mode d’emploi du catamaran monotype du Trophée Clairefontaine. Surprise : Loïck Peyron, septième et Michel Desjoyeaux, huitième, ont été les lanternes rouges de ce premier rendez-vous de la journée. Etonnant !

Le deuxième Raid, à destination de l’Ile de Houat, s’est joué dans un vent fraîchissant. Sous le coup d’une pénalité sur la ligne de départ, Mike Sanderson est sorti du chenal bon dernier. Grâce à une stratégie audacieuse, il a brillamment anticipé une modification de direction du vent en milieu de baie puis à proximité de l’arrivée, pour effectuer une superbe "cuillère" (un grand détour sous le vent de la route directe) et croiser devant les sept autres champions à quelques encablures des jetées du port de Houat. Un joli coup pour une première victoire éclatante du tenant du titre de la Volvo Ocean Race ! Jérémie Beyou, lui aussi bien inspiré, s’emparait de la deuxième place devant Franck Cammas. Les ténors habituels : Loïck Peyron et Michel Desjoyeaux, mis à mal par la jeune garde, terminaient une nouvelle fois à des places inhabituelles, respectivement en cinquième et septième position.

Dans le troisième et dernier Raid de la journée, Loick Peyron a réalisé un retour en force dans un vent irrégulier mais soutenu sous les nuages. Le Baulois a fait littéralement cavalier seul entre Houat et la Trinité-sur-Mer pour s’adjuger une victoire sans appel, histoire de rappeler qu’il espère bien redevenir le maître du jeu. Quant à Michel Desjoyeaux, il revenait aux affaires pour terminer deuxième, signant ainsi sa meilleure place dans les Raids du jour. Pour Jean-Pierre Dick, qui court ici sa première compétition sur deux coques, la journée a été un peu difficile entre la quatrième et la septième position. A l’issue de ces trois Raids, Franck Cammas a donc remporté le Challenge Quo Vadis, devant Mike Sanderson et Loïck Peyron.

Un premier Run a clôturé la journée de samedi. Les huit champions ont assuré le show dans le stade nautique de la Trinité-sur-Mer, devant de nombreux spectateurs massés sur le môle Loïc Caradec. Franck Cammas s’est imposé pour la deuxième fois de ce samedi devant Loïck Peyron et Mike Sanderson, s’assurant ce soir le leadership à la veille des cinq dernières manches qui seront courues dimanche, de 14h00 à 16h00.   

Classement provisoire après quatre manches :
1- Franck Cammas, 32 pts
2- Mike Sanderson (Nouvelle-Zélande) 26 pts
3- Loïck Peyron, 24 pts
4- Jérémie Beyou, 18 pts
5- Michel Desjoyeaux, 16 pts
6- Pascal Bidégorry, 15 pts
7- Jean-Pierre Dick, 14 pts
8- Vincent Riou,  11 pts.

Franck Cammas remporte le XVIIe Trophée Clairefontaine

franck cammas remporte le trophée clairefontaine des champions
DR

Franck Cammas a arraché la victoire après un long duel avec Jérémie Beyou, qui termine finalement deuxième alors qu’il menait les débats à l’entame de la neuvième et dernière régate. Loïck Peyron, vainqueur l’an dernier, a été lui aussi un grand animateur de cette dix-septième édition et il conclut l’après-midi en montant sur la troisième marche du podium.

Les mots du vainqueur, Franck Cammas : "Tout s’est joué sur la dernière manche, sur une option prise par Jérémie Beyou sous spi. Il avait pourtant bien marché toute la journée, mais cette option de quelques dizaines de mètres ne lui a pas été favorable. En 2000, j’avais gagné avec plus de points d’avance. Aujourd’hui, jusqu’à la dernière minute, rien n’était gagné. J’avoue que naviguer en multicoque 60’ est un avantage pour courir le Trophée Clairefontaine. Mais il faut une parfaite cohésion dans l’équipage pour gagner. Je suis donc très content de partager cette victoire avec Stève Ravussin et Pierre Pennec."

Classement général définitif (neuf manches) :

1- Franck Cammas, 60 pts (1, 3, 3, 1, 7, 3, 7, 2, 1)
2- Jérémie Beyou, 58 pts (6, 2, 6, 5, 1, 1, 4, 1, 2)
3- Loïck Peyron, 52 pts (7, 5, 1, 2, 2, 4, 1, 7, 6)
4- Mike Sanderson (Nouvelle-Zélande), 41 pts (3, 1, 5, 3, 4, 8, 5, 8, 5)
5- Jean-Pierre Dick, 39 pts (5, 4, 7, 6, 8, 2, 2, 3, 7)
6- Pascal Bidégorry, 37 pts (4, 6, 4, 7, 3, 7, 6, 6, 3)
7- Vincent Riou, 35 pts (2, 8, 8, 8, 5, 5, 3, 5, 4)
8- Michel Desjoyeaux, 29 pts (8, 7, 2, 4, 6, 6, 8, 4, 8)

- Publicité -