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Affluence record au Trophée SNSM

Sodebo record SNSM 2006
DR

Vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre et 2e de la Route du Rhum cet automne, le grand trimaran Banque Populaire IV de Pascal Bidégorry veille déjà une bonne vingtaine de bateaux, face à la base sous-marine de Saint-Nazaire. Il y a là entre autres le monocoque IMOCA Akena Verandas d’Arnaud Boissières qui courra le prochain Vendée Globe, le Figaro Gedimat d’Armel Tripon, grand animateur du dernier Trophée BPE vers Marie-Galante, le 40 pieds Chocolats Monbana de Damien Grimont, lui aussi en vue sur le Rhum, un premier multicoque 50 pieds… et une bonne quinzaine de plaisanciers sur des voiliers de série de toutes tailles. Tous prendront le même départ, dimanche à 13h, pour ces 284 milles nautiques vers Saint-Malo au profit des sauveteurs en mer de la SNSM.
 
Une participation record
Et ce n’est qu’un échantillon. Dès ce soir d’autres plaisanciers sont annoncés dans le sas d’entrée dans le port… et deux vedettes de la course au large : le grand trimaran Sopra Group d’Antoine Koch et le tout nouveau Delta Dore du talentueux Jérémie Beyou. Demain, ce sera le tour du PRB de Vincent Riou, recordman du Vendée Globe, du monocoque Generali de Yann Elies et du trimaran Gitana 11 de son collègue du Trophée Jules Verne Lionel Lemonchois, lui même vainqueur et recordman de la dernière Route du Rhum. Ce sera encore l’arrivée du très performant Groupama de Franck Cammas, du tout nouveau monocoque Foncia de Michel Desjoyeaux, parrain du Record SNSM depuis l’origine, du Figaro Banque Populaire de Jeanne Grégoire… Des monuments de la course au large et des anonymes. Sur la même ligne, pour la même cause.
 
Si quelques défections sont toujours à craindre en raison de la mer mauvaise et du vent soutenu encore sur les côtes atlantiques (qui a valu par exemple l’annulation du Mini Fastnet aujourd’hui), pas moins de 44 bateaux ont confirmé leur inscription, dont vingt skippers professionnels. Après les 17 pionniers de 2005 et les 33 équipages de l’an dernier, « on s’achemine vers une participation record », se félicite Patrice Brault, secrétaire de l’association du Record SNSM. Une bonne nouvelle pour tendre vers le triple objectif : « diffuser le message de prévention sur la sécurité en mer, faire connaître la SNSM en améliorant son image et développer les adhésions encore insuffisantes » , autour de 40 000 adhérents.

Dernière minute :
Franck-Yves Escoffier et Crêpes Whaou ! ont été contraints de déclarer forfait suite à la détection d’un délaminage sur un des bras de liaison à l’avant du célèbre trimaran 50’. Pour des raisons de sécurité évidentes et en accord avec l’architecte, ils ont « choisi de ne pas prendre de risques ». Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve), heureux papa depuis peu (félicitations !), est lui aussi forfait. Le vieux gréement Astrolabe de Pierre Jaffé et le Mumm 30 Voile Monotype Finistère de Loïc Le Garrec sont également forfaits.
 
Programme des festivités
Vendredi 22 juin :
9h00 : Ouverture du village
12h00 : Heure limite d’arrivée des bateaux
13h30 : Accueil des groupes scolaires, quai Demange, pour le circuit de découverte des Sauveteurs en Mer
18h00 – 19h00 : Direct France Bleu sous chapiteau
19h00 : Dîner des équipages sous le grand chapiteau, offert par la Mairie de Saint-Nazaire, animé par le Millstone Orkestar
 
Samedi 23 juin :
9h00 : Ouverture du village
10h00 : Ouverture de l’animation « bassin ludique pour les enfants »
12h00 : Début des interviews skippers sur le car podium de la marine nationale. Intermèdes musicaux par le Millstone Orkestar
14h00 : Démonstrations de sauvetage dans le port (incendie à bord, gonflage de radeau de survie, sauvetage par les chiens Terre-Neuve, etc…), en alternance avec des régates de Hobie Cat
16h00 – 18h00 : Séances de dédicaces de posters par les skippers
19h00 : Briefing skippers et équipages sous le grand chapiteau
A partir de 19h00 : Dîner proposé sur le quai (tous publics)
20h00 : Régates de Hobie Cat dans le port
21h00 : Présentation officielle des skippers
22h00 : Concert Heat Waves sur le quai
23h30 : Video Jamming en musique – soirée dansante sur le quai

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Gill etend sa gamme de vetements techniques.

Gill
Gill

En 2006, Gill lançait une gamme de vêtements techniques pour apporter sur le marché de la voile des produits techniques pouvant être portés à la fois sur l’eau, mais aussi à terre. Cette année, Gill étend sa gamme avec de nouveaux modèles et de nouvelles couleurs.

Cette nouvelle gamme de vêtements techniques offre notamment un tissu respirant, un séchage rapide et une protection UV UPF 50+.

Parmi les nouveaux modèles pour cette saison : le Polo à manches longues Sonar, qui répond à un grand nombre de demandes pour une protection solaire renforcée, ainsi que des t-shirts et des shorts pour hommes et femmes se déclinant dans de nouvelles couleurs.

Source Gill
www.interdist.fr
www.gillmarine.com

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Le Tour de France à la Voile 2007 s’élance le 28 juin de Dunkerque

Ile de France
DR

Evènement phare du Championnat de France des Équipages, le Tour de France à la Voile, est devenu au fil des années un révélateur de jeunes talents (Nicolas Troussel, Jean-Pierre Nicol). Depuis sa création en 1978, le concept de l’épreuve est unique : faire naviguer sur un même support – le Mumm 30 – régatiers professionnels, amateurs et étudiants.

Le Plateau.
Concurrents chevronnés et jeunes régatiers tenteront d’en découdre tout au long du parcours. Ils seront 30 équipages à prendre le départ de Dunkerque. Une flotte qui sera composée cette année de 10 bateaux au classement Général, 11 en Amateur et 9 en Etudiant.
Au Général, la lutte pour la victoire finale s’annonce serrée entre Elcimaï – Ville de Marseille, Toulon Provence Mediterranée COYCHyères et Île de France, le tenant du titre. En amateur, Bred et Ville du Port – Région Réunion ont les faveurs des pronostics, mais la compétition reste très ouverte. Les Saisies Insa et Caisse d’Epargne – Hec – Ecole Navale, favoris en étudiants, auront également fort à faire dans leur catégorie.

Le Parcours.
Au programme, quatre étapes de ralliement supérieures à 120 milles, une escale en Espagne et une arrivée en apothéose à Marseille. Tout est réuni pour faire de cette année un millésime d’exception :
Dunkerque (28-30 juin), Dieppe (1-3 juillet), Pays Granvillais (4-5 juillet), Paimpol-Côtes d’Armor (6-8 juillet), Ecole Navale – Port Poulmic (9-11 juillet), Talmont Saint-Hilaire – Port Bourgenay en Vendée (12-14 juillet), Royan (15-17 juillet), Saint-Cyprien (19-21 juillet), Roses-Costa Brava (Esp) (22-23 juillet), Port-Barcarès (24-25 juillet), Marseille (26-28 juillet).

Classement Général
Côtes d’Armor
Courrier Dunkerque
Elcimaï-Ville de Marseille
Île de France
Manche Basse-Normandie
Nouvelle-Calédonie
Perpignan Méditerranée
Tahiti et ses Îles
Toulon Provence Méditerranée COYCHyères
Ville de Genève-Carrefour Prévention (Sui)

Classement Amateur
Bienne Voile (Sui)
Bred
Dieppe Seine-Maritime
Espoirs Aquitains
ING Espoir ESCP-EAP
Nantes Saint-Nazaire
Navtech.ca (Canada)
Saint-Malo Purflo Team SNBSM
Val Thorens
Ville du Port-Région Réunion.
T.Service Interim Région de Bruxelles-Capitale (Bel)
                    
Classement Étudiant
Brest Grandes Écoles Ensieta Esc
Caisse d’Épargne-HEC-École Navale
Défi Sclérose en Plaques-Toshiba
EIGSI Charente-Maritime
Etamine Centrale Paris
Les Saisies-INSA
Echos Mer / Sup de co La Rochelle
Team Centrale Nantes-EPA-SOPRA
VanUden I TUDelft I VanOord (PB)

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Artemis Ocean Racing débute la construction d´un nouveau 60 Pieds

Artemis
DR

Jonny Malbon, le skipper d’Artemis Ocean Racing a été impliqué dans ce nouveau projet depuis ses prémices. Il continuera à intervenir dans les différentes phases de la construction afin de s’assurer que le bateau soit adapté à ses besoins et à son souhait d’être un sérieux prétendant à la victoire lors du prochain Vendée Globe. Artemis et l’ensemble de l’équipe d’Artemis Ocean Racing espèrent que ce nouveau projet à la pointe de la technologie leur permette d’atteindre les objectifs à l’origine de ce beau partenariat.
 
L’histoire de ce nouveau bateau a commencé dès novembre 2006 par de nombreux tests en bassin de carène. Plusieurs coques (à échelle réduite) ayant des variantes géométriques distinctes ont été testées à Southampton (Wolfson Unit). Ces essais permettent de mieux comprendre le comportement dynamique du bateau en mer et de prendre les décisions finales concernant les formes de carènes. L’équipe d’Artemis a ainsi validé le design du bateau en optimisant notamment l’hydrodynamique, la stabilité et les prédictions de performances. La dernière version du modèle testée faisait six mètres de long, soit un tiers de la taille réelle et finale d’Artemis Ocean Racing. Comme la plupart des derniers nés de la classe Imoca, le nouveau Artemis est fabriqué à partir d’une combinaison de carbon nomex et epoxy. Il est en construction dans le chantier Neville Hutton Boat Builders à Lymington, qui vient juste de voir sortir de ses locaux le tout nouveau 60 Pieds Hugo Boss.
 
Le calendrier actuel prévoit une mise à l’eau d’Artemis Ocean Racing en décembre cette année. Le début 2008 sera consacré à la navigation, permettant de tester le gréement et l’ensemble du matériel afin d’optimiser la configuration solo du bateau. Après ces entraînements et une intense préparation du tandem homme/bateau, Artemis devrait s’aligner sur la ligne de départ de la mythique Transat Anglaise en mai 2008, The Transat. La transatlantique en solitaire est une parfaite occasion pour Jonny de peaufiner ses réglages en course, ne faire plus qu’un avec Artemis et être fin prêt pour l’événement phare de 2008. Le Vendée Globe, dont le départ aura lieu en novembre, sera la toute première course en solitaire et sans escale à laquelle Jonny, comme sa monture, prendront part.

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Gitana 100 ans de passion Rothschild

Livre Gitana
DR

Vint ensuite dans les années 60, l’époque du Baron Edmond de Rothschild avec les monocoques. De Gitana III à Gitana VIII, il marquera l’histoire de cette classe en remportant de prestigieuses courses en méditerranée comme la Giraglia ou , plus au nord de l’Europe, le Fastnet dont il sera détenteur pendant dix neuf  avec Gitana IV. Aujourd’hui, le Baron Benjamin de Rothschild a jeté son dévolu sur les multicoques de 60 pieds qu’il appelle les Formule 1 écologiques des mers. Depuis 2000, Gitana IX, X, 11 puis 12 ont couru les plus grandes transatlantiques jusqu’à remporter la plus mythique d’entre elles : la Route du Rhum, en 2006, avec Lionel Lemonchois à bord de Gitana 11 qui pulvérisera le précédent record en 7 jours 17 h 19mn et 6 sec.

Publié aux éditions Le Chêne, vous trouverez ce beau livre dans toutes les bonnes librairies…

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GEANT ! le nouveau trimaran IDEC de Francis Joyon est à l’eau

FRANCIS JOYON IDEC
DR

Le vent annoncé dans un régime soutenu a eu la délicatesse d’attendre pour se lever la fin de l’instant fatidique où l’énorme grue a soulevé les longues et fines étraves pour les reposer en souplesse sur les eaux calmes de Keroman. Ouvriers du chantier Marsaudon Composites, salariés du Groupe Idec et leur Pdg Patrice Lafargue, Nigel Irens et Benoit Cabaret, les architectes du bateau, proches de Francis et journalistes étaient réunis pour la circonstance pour partager l’émotion d’un accomplissement et les espoirs qu’il suscite. Francis Joyon, force tranquille personnifiée, a mesuré aujourd’hui le chemin parcouru depuis son record de l’Atlantique historique de l’été 2005. Idec deuxième du nom combine formes futuristes et une rusticité que seul Francis sait, l’heure venue, muer en carburant de l’exploit.

Une délivrance et une satisfaction
Mêmes sourires de satisfaction sur les visages de Francis Joyon, Nigel Irens, Benoit Cabaret ou Patrice Lafargue au moment de contempler le grand trimaran Idec sagement arrimé au ponton de la base des sous-marins. Satisfaction d’une opération de mise à l’eau parfaitement maîtrisée et par-dessus tout, satisfaction de constater combien, et jusque dans ses moindres détails, le voilier dégage d’impressions de puissance et d’équilibre. « Je suis heureux de le voir ainsi bien dans ses lignes » confirme un Joyon rayonnant. « Je suis aussi touché et ému de voir réunis tous ceux qui ont participé à la construction d’Idec. Notre projet reposait sur l’alchimie à réaliser entre différents pôles de compétence, du duo Irens-Cabaret aux équipes de Samuel Marsaudon pour la plateforme, et des chantiers Gépéto pour les appendices et Lorima pour le mât et la bôme. Tout ce petit monde a travaillé en bonne intelligence sous la direction de Christophe Houdet pour livrer dans les temps un ensemble parfaitement cohérent et réussi. » Soutien indéflectible de Francis Joyon, Patrice Lafargue, Pdg du Groupe Idec fait aujourd’hui son deuil du premier trimaran Idec en découvrant avec un certain ébahissement le nouveau plan Irens ; « Ce bateau, nous l’avons vu naître sur plans et ce que nous découvrons aujourd’hui dépasse notre imagination. Le bateau est à l’image de Francis, tout en force et en simplicité. Les barres placées lors de nos précédentes aventures sont  particulièrement élevées. L’aventure consiste à aller les reconquérir et à revivre ces moments magiques quelles qu’en soient les issues. »

Un timing parfaitement respecté….
Les événements s’accélèrent pour Francis Joyon après une construction de près de 15 mois. La mise à l’eau du voilier va dès cette fin de semaine être suivie du mâtage. L’espar brut de carbone est en finition à deux pas du trimaran chez Lorima. Les voiles signées Incidence sont prêtes et Francis trépigne à l’idée de larguer dès la semaine prochaine les amarres pour une première sortie « de remerciements » à destination des ouvriers constructeurs du multicoque. Dans la foulée, Idec rejoindra son port d’attache de la Trinité sur Mer d’où se multiplieront les sorties de mises au point et d’entraînement, sur des distances de plus en plus longues ; « J’ai hâte à me retrouver seul au large » avoue Francis. « Cela fait plus de deux mois que je n’ai pas navigué et j’ai l’impression de rouiller ». Le programme des courses est ambitieux et éclectique puisqu’il inclut au delà du « Graal », le record autour du Monde détenu par Ellen Macarthur, des objectifs en solitaire sur le Pacifique et en Atlantique entre Cadix et San Salvador, ainsi que des velléités en équipage contre le record de la plus grande distance parcourue en 24 heures. « Le bateau est exigu et spartiate » admet Joyon, mais il peut très bien se mener avec une équipe réduite à quatre hommes. » Et Patrice Lafargue de renchérir : « Nous sommes engagés aux côtés de Francis pour les trois ou quatre prochaines années… » de quoi écrire page après page le tome deux d’une épopée qui a déjà narré deux records historiques, autour du monde et sur l’Atlantique Nord…

Ils ont dit :

Nigel Irens, architecte d’Idec avec Benoit Cabaret
« Travailler avec Francis a été à la fois un plaisir et un challenge ; le plaisir lié à sa gentillesse naturelle, et le challenge de la simplicité adaptée à un marin hors du commun. Souvent Francis nous a surpris et soulagé en éliminant purement et simplement les dispositifs les plus difficiles à mettre en place au profit de solutions simples et peu sophistiquées. Le résultat donne ce trimaran simple, puissant et totalement dédié à un marin solitaire. »

Samuel Marsaudon, constructeur d’Idec
« Notre challenge à nous consistait ni plus ni moins que de construire le plus grand multicoque jamais réalisé selon la technique de l’infusion. Nous avons connu quelques nuits blanches. La longue panne d’électricité de septembre dernier nous a coûté un demi flotteur. La collaboration avec Nigel Irens et Benoit Cabaret a été enrichissante techniquement et sur le plan humain. Le bateau est à l’eau, le hangar est vide ; ne nous reste que les moules alors, pourquoi pas un second bateau ? »

Patrice Lafargue, Pdg du Groupe Idec
« J’aimais l’ancien trimaran Idec mais la mise à l’eau aujourd’hui d’un bateau que j’ai vu naître depuis son premier coup de crayon nous rempli déjà de tendresse pour ce nouveau voilier. Francis est un personnage hors du commun qui nous inspire et que nous avons choisi d’accompagner. De nombreux défis tous plus ambitieux les uns que les autres nous attendent et toute l’entreprise « Groupe Idec » s’apprête à revivre les grandes émotions de 2004 et 2005. »

Francis Joyon, skipper du trimaran Idec
« Ce trimaran est la résultante d’un mariage réussi entre des compétences très diverses, des concepteurs-architectes aux ouvriers de chez Marsaudon Composite, sans oublier le soutien indéflectible du Groupe Idec. Je remercie tous ceux qui ont permis la réalisation de ce prototype. Le bateau me plait déjà beaucoup de par son esthétisme. A moi de démontrer en navigation que la simplicité de son plan de  pont et de son fonctionnement sont aussi synonyme de performances… »

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55 skippers à l’assaut de la Solitaire…

Solitaire 2006 départ St Gilles
DR

Avec 55 concurrents, l’édition 2007 frôle les records mais ce n’est pas moins les chiffres qui impressionnent mais le nombre incroyable de prétendants à la victoire. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux plateaux de son histoire que s’offre la 38e édition de La Solitaire Afflelou Le Figaro.
 
A course exceptionnelle, plateau exceptionnel

Qu’ils soient navigateurs professionnels, qu’ils aient traversé mers et océans ou qu’ils soient de simples amateurs, tous souhaitent réaliser le rêve d’une vie. Tous sont avant tout passionnés.
 
Jacques Caraës, directeur de course revient sur ce plateau d’exception « Cet engouement pour La Solitaire est incroyable. Ils sont tous là ! Tout d’abord, nous ne nous attendions pas à avoir autant de bizuths (15), et puis quelques « vieux » briscards nous font l’honneur de revenir ou d’être toujours là ».
En effet, Nicolas Troussel remet son titre en jeu et face à lui une horde de marins affamés de victoires. Tout d’abord Michel Desjoyeaux (vainqueur des éditions 92 et 98) qui tentera d’égaler les légendaires Philippe Poupon et Jean Le Cam, détenteurs de 3 victoires sur la course : un record ! Parmi les grands solitaires, on retrouve également, Bertrand de Broc, Gildas Morvan, Thierry Chabagny, Marc Thiercelin, Eric Drouglazet ou encore Gérald Veniard qui a remporté brillamment deux des quatre étapes de l’édition 2006.
 
15 bizuths
« Parmi les 15 bizuths, on peut distinguer trois catégories : les « jeunes loups » tels que Nicolas Lunven et Vincent Biarnes, les « amateurs » : Erik Nigon, Jean-Philippe Le Meitour, et les « marins confirmés » que sont Thierry Duprey du Vorsent et Servane Escoffier qui s’essayent cette année au circuit Figaro Bénéteau. Le classement bizuth promet donc d’être largement disputé» se réjouit le directeur de course.
La solitaire, c’est également 3 femmes : Jeanne Grégoire, Liz Wardley et Servane Escoffier, qui ont bien l’intention de faire leur place parmi ces 52 hommes !
 
6 nationalités…
Nous noterons enfin l’intérêt grandissant des étrangers pour la course : « La Solitaire Afflelou Le Figaro est la plus belle des courses en Figaro. Y participer n’est pas seulement une ambition de toute une vie mais une extraordinaire opportunité de se mesurer aux meilleurs  » se réjouit James Bird (GB). Nous retrouverons aussi, Paul O’Riain (IRL), Nigel King (GB), Pietro D’Ali (ITL), et beaucoup d’autres, soit 6 nationalités : française, italienne, anglaise, irlandaise, papoue et cap verdienne.
 
Talents confirmés ou jeunes prometteurs, toute la fine fleur de la

voile nationale et internationale se retrouvera au départ de la 38e

édition de La Solitaire Afflelou Le Figaro. Avec des étapes au sprint

(344 milles) et d’autres plus longues (762 milles), le parcours 2007

est très ouvert. Qui ajoutera son nom au célèbre palmarès de La

Solitaire Afflelou Le Figaro ? Le suspense demeure…

Les grandes dates
 
CAEN
Prologue Afflelou :      29 juillet
Départ 1ère étape :       31 juillet
 
CROSSHAVEN        
Arrivée prévue :           3 août
Départ 2e étape :        6 août
 
BREST
Arrivée prévue :           8 août
Départ 3e étape :        11 août
 
LA COROGNE
Arrivée prévue :           16 août
Départ 4e étape :        19 août
 
LES SABLES D’OLONNE
Arrivée Prévue :           22 août
Remise des Prix :      24 août

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Les prochains tours du monde de Jean-Pierre Dick…

Jean-Pierre Dick qualifié
DR

Quel bilan tires-tu de ce demi-tour du Monde ?
Jean-Pierre Dick. "Le bilan est évidemment positif pour le Paprec-Virbac Sailing Team car nous remplissons  3 objectifs importants. Le premier est ce parcours initiatique avec mon nouveau bateau. C’est primordial pour moi car, désormais, je le connais beaucoup mieux. J’ai essayé toutes les configurations possibles et imaginables. Je connais ses réactions, son potentiel. C’est aussi mettre le doigt sur un certain nombre de sensations importantes pour le futur afin d’être en phase avec son bateau. Le second est la qualification pour la Barcelona World  Race. Le troisième, celle pour le Vendée Globe. Cela permet d’être plus serein, car en 2004, je m’étais qualifié la veille de la date limite, soit un mois et demi avant le départ du Vendée Globe !"
 
Quelle est la suite du programme ?
Jean-Pierre  Dick. "Il est très chargé ! Le bateau va être sorti de l’eau pour un mois de chantier. Nous allons démonter un maximum de choses pour vérifier que tout est ok. C’est le chantier clé pour la Barcelona World  Race. La liste de boulot est très longue sur Paprec-Virbac. Luc  Bartissol et son équipe commencent dès maintenant à le faire évoluer car il faut le faire en permanence. La compétition est de plus en plus dense et difficile. Le mot d’ordre : ne pas nous reposer sur nos lauriers ! En août, je cours la Rolex Fastnet Race avec Damian Foxall. En septembre, on s’entraîne et ensuite on part à Nice pour finaliser la préparation de Paprec-Virbac dans son port d’attache.
 
 
* Réalisée en double avec Damian Foxall entre Panama et Halifax (Canada)
** Réalisée en solo entre Halifax et Lorient.

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Interview de Grant Simmer, coordinateur du design team d’Alinghi

Act 10 à Valence : Alinghi
DR

Qu’a fait l’équipe cette semaine ?
“Nous avons navigué tous les jours. Il y a toujours des choses que vous voulez tester ou des manoeuvres que vous voulez peaufiner. Nous travaillons beaucoup sur l’entraînement à la course et aux pré-départs".
 
Alinghi s’est entraîné avec Luna Rossa Challenge et le Desafío Español. Êtes-vous satisfaits de la performance d’Alinghi ?
 "Lorsqu’on est Defender, c’est toujours un avantage de pouvoir naviguer contre de solides challengers. Nous sommes contents de nos résultats face à ces équipes. Contre le Desafío Español, nous n’avons fait que des pré-départs, mais contre Luna Rossa nous avons couru quatre matches. C’était très sérieux et nos performances sont particulièrement encourageantes".
 
Quelle différence y a-t-il entre être Defender face à Emirates Team New Zealand, plutôt que Challenger ?
 “Nous avons beaucoup parlé de cela. En tant que Defender, nous ne courrons pas avec la même intensité. Nous essayons évidemment de reproduire un très haut niveau de régate dans nos entraînements en interne. Nous y travaillons depuis des années. Lors de la dernière Coupe, nous avions eu des matches très serrés contre Oracle BMW Racing. Après cela, nous avions totalement confiance en notre équipe, en nos capacités et en notre bateau. Cette fois, même si nous avons récemment couru face à Luna Rossa, nous n’avons pas vraiment régaté de la même façon et c’est un risque que nous assumons. L’autre différence par rapport à la dernière édition à Auckland, c’est que nous avons eu les LV Acts. Cela nous a aidé à évaluer le niveau des challengers".
 
Quels sont les points forts et les faiblesses d’Emirates Team New Zealand ?
“Je crois que je ne peux parler que de leurs points forts. C’est une équipe très expérimentée. Ils ont beaucoup régaté, ils ont un équipage très stable. Du point de vue des performances, leur bateau a beaucoup progressé et ils ont utilisé le même pendant toute la Louis Vuitton Cup. Ils ont une bonne vitesse et nous ne nous attendons pas à avoir un avantage sur eux. Je pense que les performances de nos bateaux seront assez identiques. Ce sera un adversaire très difficile".
 
Dans quel état d’esprit est Alinghi en ce moment ?
 “La pression commence un peu à monter mais tout va bien. Nous ne pourrions pas aborder un tel événement avec un total détachement. Nous nous y sommes préparés depuis trois ans, donc nous pouvons nous permettre d’être un peu nerveux et impatients. Nous sommes prêts à en découdre".
 
Vous avez déjà remporté l’America’s Cup. Qu’est ce que cela représente pour vous ?
 “C’est un sentiment de satisfaction incroyable. Je suis beaucoup plus vieux aujourd’hui que la première fois. A l’époque j’étais très impressionné par l’ensemble de l’événement. Aujourd’hui, j’aide à former une équipe qui soit suffisamment forte pour gagner la Coupe. Si nous remportons la victoire, ce sera une grande satisfaction car je me suis beaucoup impliqué ces dernières années. Je serai très fier de l’équipe et je saurai que c’est grâce à tous nos efforts que nous avons finalement réussi à atteindre notre but".
 
Est-ce difficile de préserver la motivation et la détermination de l’équipage ?
“C’est bien sûr un problème auquel nous sommes confrontés. Participer au LV Act 13 et nous entraîner contre Luna Rossa et le Desafío Español après leur élimination, nous a beaucoup aidé. Ces deux équipes ont vraiment donné le meilleur d’elles-mêmes pendant ces entraînements et cela nous a motivé. Mais honnêtement, nos régates en interne ont également beaucoup contribué à préserver la motivation de l’équipe".
 
Pourquoi attendez-vous la dernière minute avant d’annoncer le nom du barreur ?
 “C’est inutile de l’annoncer plus tôt. Peter Holmberg et Ed Baird travaillent ensemble et régate l’un contre l’autre depuis plusieurs années. Nous leur avons demandé quelque chose de particulièrement difficile : se battre pour le poste de barreur, tout en continuant de travailler ensemble et de s’entraider".

Source : Alinghi

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“Dis Caffari, pourquoi le mini ?”

Dee Caffari
DR

Ellen MacArthur – Dee Caffari. Difficile de ne pas les comparer, surtout lorsque les similitudes sautent aux yeux. Elles sont anglaises, naviguent autour du monde, se mesurent en solo à des hommes et surtout ont, toutes deux, reçu le titre de "Membre de l’Ordre de l’Empire Britannique" pour leur contribution à la voile.
 
Ah, Buckingham Palace !
"J’ai appris la bonne nouvelle samedi dernier : c’est un grand honneur pour moi de voir mon parcours reconnu. Et puis recevoir cette récompense des mains de la Reine à Buckingham Palace…".
Dee Caffari a hâte de vivre ce moment mais elle devra attendre la fin de l’été. Après Mike Golding, son mentor qui s’est vu attribué le titre "d’Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique", et Ellen MacArthur qui avait reçu la même disctinction pour l’ensemble de son œuvre maritime, c’est maintenant au tour de Dee Caffari d’être récompensée.
 
Un 60 pieds neuf en construction
Un MBE qu’elle doit, bien sûr, à son tour du monde à l’envers en solitaire contre les vents et les courants dominants. C’était en 2006. Depuis, Dee Caffari a parcouru du chemin : après avoir récupéré l’ancien monocoque Hellomoto de Conrad Humphreys, elle a réussi à convraincre son sponsor Aviva de lancer  en Nouvelle-Zélande la construction d’un plan Owen – Clarke en vue du Vendée Globe 2008. "Je suis très exitée à l’idée de disputer cette course : il y aura 17 bateaux neufs sur la ligne de départ, de nouvelles têtes et des skippers très talentueux. Lors du récent Tour des îles britanniques, j’ai pu voir les nouveaux 60 pieds en configuration course : c’était très intéressant…"
 
"Le mini, c’est un petit 60 pieds
Consciente qu’elle n’a pas le niveau d’un Desjoyeaux, Riou ou Golding, l’ancienne prof d’éducation physique s’est concoctée un solide programme de préparation. Le passage par la case "mini" en fait partie : "J’ai un ami (ndlr : Oliver Bond) qui possède un mini : il m’a invité à disputer le Mini-Fastnet : cela entre dans mon programme d’entraînement pour le Vendée Globe car je considère le mini comme un 60 pieds en format réduit. Mini et Figaro sont deux classes reconnues car d’un excellent niveau : il est donc logique d’y passer".
Dee Caffari n’oublie pas, qu’avant elle, une certaine Ellen MacArthur y a répété ses gammes avant de briller autour du globe. La navigatrice, dont on dit qu’elle a un mental d’acier, sait aussi qu’elle a peu de temps pour tout apprendre. Et le Vendée Globe arrive à vitesse grand V.
Et, contrairement à ses deux compatriotes britanniques, Ellen MacArthur (2e en 2001) et Mike Golding (3e en 2005) qui l’avaient reçu après leur circumnavigation, Dee Caffari prendra le départ le 9 novembre 2008 avec son MBE dans la poche du ciré.
 
Philippe Eliès

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