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Vendée Globe. Le nouvel Imoca Corum de Nicolas Troussel

Corum L'épargne

L’équipe Corum a décidé de tout changer sur son Imoca et de faire une V2 en espérant renouer avec la performance et, en premier lieu, reprendre confiance. Après 6 mois de chantier, c’est un nouvel Imoca qui est mis à l’eau. Nicolas Troussel espère que le bateau pourra jouer désormais au premier plan.

Quelles sont les modifications apportées au bateau ?

Nicolas Troussel : Dès son retour de la Route du Rhum, on a attaqué le chantier. On a coupé 6 mètres. On a greffé une nouvelle étrave. On a également de nouveaux puits de foils. C’est comme construire un bateau neuf. On a reconstruit toute la structure pour que cela ne casse pas. C’est un gros chantier. Comme la moindre pièce est prototype, ce sont des ajustements au millimètre.

Quel bilan fais-tu de ton projet depuis ces trois ans ?

On a eu beaucoup de problèmes de structures qui se sont enchaînés et, au lieu de faire évoluer le bateau, on n’a fait que le réparer, en essayant de l’améliorer par petites touches. Le bateau a été mis à l’eau tardivement. On n’a pas pu le développer comme on le voulait. On essaie de rattraper notre retard en faisant un gros chantier, même si cela nous fait rater le début de saison cette année.

On connaît les faiblesses du bateau depuis longtemps. C’est un bateau puissant, large, assez lourd. Au près et au reaching il va bien, mais au portant VMG il n’est pas rapide et a tendance à planter dans les vagues. Si tous les bateaux ont ce problème au portant et tentent de le corriger, comme on le voit sur les nouveaux Imoca, pour nous, c’était plus problématique pour la vie à bord, avec des accélérations et des plantages en conséquence. On le faisait plus que les autres. C’est à cause de ce problème que certains ont coupé leur brion, comme sur Arkéa. Nos foils ne fonctionnaient pas comme les autres et ne sont pas de la même famille que les sept premiers de la dernière Route du Rhum. Les enfournements génèrent beaucoup de contraintes, qui font que les problèmes s’enchaînent.

Avec ce chantier, on pense avoir fait les bons choix mais c’est sur l’eau que cela se verra. On sait que c’est compliqué de rattraper les bateaux de nouvelle génération mais on devrait être au moins meilleurs qu’en 2020. On va faire des ajustements au niveau des voiles. L’important, c’est d’avoir des bons foils et une carène qui passe bien dans la mer.
Mentalement ? Ce sont des moments pas faciles à vivre. Ne pas avoir un bateau compétitif, c’est frustrant. Cela instille des doutes, à toi, à ton équipe, au sponsor. Ce n’est pas simple. Après ce chantier, l’idée est d’avoir un bateau le plus fiable et le plus performant possible et de faire des courses sans penser que cela va casser, sans la main sur le frein. Cet hiver j’ai navigué avec Sodebo, cela redonne la pêche. J’ai fait aussi un peu de Class40. Je suis d’attaque, je suis prêt. Si je suis seul sur le bateau, en fait je ne suis pas tout seul, j’ai l’équipe. On met tout en œuvre pour que je puisse naviguer librement. On a deux transats cette année, et deux l’année prochaine. On fera les comptes le moment voulu.

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Test Event. Bon bilan pour les Français

Déjà détenteur de trois médailles d’Or (Lauriane Nolot, Axel Mazella, et le duo Camille Lecointre et Jérémie Mion), l’Equipe de France de Voile a ajouté, à Marseille, ce dimanche 16 juillet, à l’occasion de la dernière journée du Paris 2024 Sailing Test Event deux autres médailles à son compteur avec la médaille d’Argent de Erwan Fisher et Clément Péquin, en dériveur double homme, et la médaille d’Or de Nicolas Goyard en windsurf homme. Avec 5 médailles dont 4 en Or, la France termine première nation de ce Paris 2024 Sailing Test Event.

Après 8 jours de compétitions dans la rade sud de Marseille, le bilan est exceptionnel pour l’Equipe de France de Voile lors de cette unique édition du Paris 2024 Sailing Test Event. Philippe Mourniac, Directeur de l’Equipe de France avait fait de cette épreuve l’objectif principal de la saison, avec une volonté affichée de « marquer le terrain ». En terminant première nation avec 5 médailles dont 4 en Or et 1 en Argent, devant les Néerlandais (3 médailles d’Or) et les Italiens (3 médailles : 1 or et 2 bronze), la délégation française a rempli son contrat.

Windfoil Homme – IQFoil : Un podium par élimination

Prévue en 3 courses, la finale Windfoil Homme, IQFoil, a connu un scénario étonnant. Si les quarts de finales et les demi-finales ont bien pu avoir lieu, permettant ainsi à l’Italien et l’Allemand de rejoindre Nicolas Goyard, directement qualifié en finale grâce à sa première place au classement général, la finale a pris une tournure étonnante. En effet, c’est dans un vent d’une dizaine de nœuds de Sud Sud Est que le comité a lancé un premier départ mordu par l’italien qui par conséquent était éliminé. Lors du second départ, à deux, Français contre Allemand, ce sont les deux compétiteurs qui sont partis avant le timing. C’est finalement par élimination, que le podium a été composé. Nicolas Goyard, remporte l’épreuve, qu’il a dominée toute la semaine, suivi de l’Allemand et de l’Italien.

Nicolas Goyard – Windfoil: Vainqueur du Paris 2024 Test Event.

«Nonce n’est pas frustrant le scénario de cette finale. Au contraire, c’est intéressant. C’est la première fois que l’on se retrouve dans cette situation, autant la rencontrer maintenant sur le Test Event. Il faudra réfléchir à une règle, car ce n’est pas très compréhensible pour les médias. En tant que sportif, il n’y a pas de frustration, car il y avait une semaine de travail avant. Cela confirme que c’est important de gagner le classement général avant la finale. Cela pourrait arriver aussi avec une journée sans vent. Personnellement, je n’avais pas de doute concernant le classement.

C’est une belle victoire qui fait plaisir. Gagner à la maison, c’est important, gagner pour la France, l’Armée des Champions, c’est super. C’était une bonne semaine, elle a été très variée en termes de conditions météo, cela fait très plaisir. Il a fallu être polyvalent. La météo nous a gâtés. J’espère que l’on aura cela l’année prochaine. Mon point fort, cette semaine, c’est ma vitesse et je suis très constant. J’ai bien progressé sur mes départs, notamment en slalom. J’ai beaucoup appris cette semaine, c’est super intéressant, cela donne une belle ligne de travail. Je me suis noté quelques axes de travail pour les prochaines semaines. Je suis confiant, j’ai encore une grosse marche de progression.»

Dériveur Double Homme – 49er : Une finale maitrisée.

En terminant, 3ème de leur finale, une position qu’ils ont occupé du départ jusqu’à l’arrivée, Erwan Fisher et Clément Péquin n’ont pas tremblé et ils ont maîtrisé leur sujet. En effet, avant le départ de la course, le scénario était assez simple. La première place n’était plus atteignable, les Néerlandais ayant trop de points d’avance, le duo devait donc naviguer aux avant-postes, sans commettre d’erreur pour conserver leur deuxième place. Plus facile à dire qu’à faire. Face à un groupe de cinq bateaux se disputant la médaille de bronze et pourquoi pas l’argent, les Français ont maitrisé leur sujet en privilégiant le côté gauche du plan d’eau.

Erwan Fischer et Clément Péquin, dériveur double homme, médaille d’argent.

Erwan: «C’est un résultat qui fait super plaisir. Après l’hiver un peu compliqué avec la blessure de Clément, le Test Event était la première régate où nous nous retrouvions. Nous sommes très contents du travail réalisé ce dernier mois.»

Clément: « Nous nous étions beaucoup entraînés, depuis le mois de mai, à Marseille. Donc nous avions déjà navigué avec des conditions météos différentes. Cette semaine, nous avons été constants, quelles que soient les conditions météos. Nous avons pris beaucoup de plaisir ensemble et tous les jours, c’était que du très positif. Pour la finale, nous avions établi une stratégie que nous avons réussi à dérouler comme prévu. C’est super de terminer sur cette bonne note.»

Erwan: « Ce résultat, c’est aussi une vraie fierté. Pour moi, c’était la première fois que j’étais seul représentant de ma catégorie français sur une compétition. Clément l’avait déjà vécu sur le Championnat du Monde Jeunes. Et c’est un vrai bonheur de ramener cette médaille. Ce sont des belles émotions, et moi je fais de la voile en équipage pour partager ces moments-là avec un équipier. Notre force, c’est d’être un équipage polyvalent. Nous avons bien progressé, notamment dans le petit temps. »

Clément: « Nous avons encore différents points d’amélioration, notamment notre régularité, réussir à rester en forme et à être bien prêt mentalement. Les compétitions sont longues et il faut que l’on arrive à faire comme cette semaine, bien se sentir ensemble. »

Erwan: «La route est encore longue avant les Jeux Olympiques. La saison est loin d’être finie, il nous reste le Championnat du Monde, puis notre Championnat d’Europe et très rapidement début 2024 un nouveau Championnat du Monde. Mais c’est une bonne chose ce résultat ici à Marseille.»

Clément: «Il y a une bonne émulation au sein de l’Equipe de France. Il y a un super état d’esprit avec de belles personnalités. On se sent soutenu et dans les moments plus difficiles, c’est vraiment super. On espère faire partie du groupe d’ici un an pour les Jeux Olympiques.»

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TourVoile. Le Pôle Espoirs Inshore Bretagne remporte la première édition en Classe Figaro Beneteau 3

Tour Voile 2023, Côtier - La Rochelle, le 15 juillet 2023, Photo © F Van Malleghem / LIOT Images

Après 15 jours de parcours côtiers et de courses de ralliement, Équipe Bretagne Jeunes Habitable, menée par Paul Morvan, s’est imposé devant les 13 autres équipages. Dunkerque Voile et ID Voile Passion Santé complètent le podium final.

Alors que ce samedi 15 juillet marquait la fin du Tour Voile 2023, les navigateurs ne comptent plus les milles parcourus à travers ses 6 villes étapes. Les jeunes bretons remportent le Tour Voile, non sans un certain panache. L’équipage, dépassant tout juste la vingtaine d’années, et avec une expérience très limitée en Figaro Beneteau 3, devance les plus aguerris de la compétition.
« C’est quand même un pari fou, appuie Paul Morvan. Puis finir de cette manière, en gagnant les deux dernières courses, c’est vraiment génial. Nous rêvions d’un podium mais n’imaginions pas décrocher la première place. Nous avons tous appris énormément à bord. Aujourd’hui, l’équipage a assuré dans les manœuvres. Et techniquement tout s’est passé à merveille. Nous avons même pu faire tourner tout le monde à la barre sur le dernier bord grâce à notre petite avance. Nous pouvons enfin souffler après quelques légères frayeurs durant la compétition. Nous nous sommes fait un peu peur à Lorient, avec un petit passage à vide notamment pendant le tour de Groix, où nous sommes passés de la 3ème à la 9ème place en une heure. Mais au-delà de ça, nous avons réussi à être très réguliers en limitant la prise de risque. »

15 jours de compétitions donc, qui leur auront permis d’apprendre énormément sur le bateau, mis à l’eau en février dernier.
« J’ai l’impression d’avoir compris comment il fonctionnait, explique le skipper de l’équipe. Sur sa vitesse notamment, nous n’avons quasiment plus de problème à ce niveau-là. » Ces successions des courses et de départs, sont autant de clés pour évoluer et performer en Figaro Beneteau 3. L’occasion aussi pour certains de s’imaginer une carrière de coureur au large. « Le fait que nous arrivions à tenir quasiment sur toutes les allures était hyper positif, confie-t-il. Je me dis que toute cette expérience pour réussir à faire marcher le bateau pourra me servir un jour en solitaire. Mon plus beau souvenir sur ce Tour restera l’étape à Quiberon, où nous commençons par un parcours construit avant d’enchaîner sur une course de ralliement pour rejoindre Pornichet. C’est vraiment l’identité du Tour qui revient et ça fait plaisir de pouvoir switcher d’un côtier à une course au large en quelques heures seulement. »

Alix Schouller, à bord de Dunkerque Voile, a fait ses armes en J 80. La jeune femme de 26 ans, s’est essayée pour la première fois aux navigations de nuit lors de la première course de ralliement reliant Saint-Quay-Portrieux à Brest.

« Je ne savais pas comment ça allait se passer, raconte-t-elle. Mais j’étais confiante, je ne m’inquiétais pas du tout. Puis au fil des navigations « offshore » j’ai commencé à prendre de plus en plus de plaisir et à comprendre comment s’organisaient ces navigations. Maintenant que j’ai mis un premier pas là-dedans, j’aimerais prolonger dans cette voie. »
Malgré une expérience plus importante en match race, les Nordistes se sont imposés dès la première course de ralliement, promettant de belles batailles avec les autres leaders de la flotte. « Le bilan est très positif, s’enthousiasme Alix. Notre progression s’est faite petit à petit. Jusqu’à hier par exemple, notre point faible était le reaching sous gennak dans la brise. Nous ne savons pas vraiment ce que nous avons fait, mais ça a marché. Il était temps. Depuis le début du Tour, nous tâtons les réglages et lorsque nous tombons sur des choses qui marchent mieux que d’autres, nous les notons, recommençons comme ça et ainsi de suite. »

Parmi les trois équipages sur le podium, la majorité d’entre eux est issue de l’olympisme, à l’instar de Paul Morvan, Alix Schouller ou encore Gaultier Tallieu, skipper d’ID Voile Passion Santé.
« Nous avions déjà fait le Tour Voile en Diam 24, en 2021, mais il n’y avait pas vraiment de vrais « offshore », explique-t-il. Nous savions que nous rencontrerions des difficultés sur cet aspect-là. Cela s’est d’ailleurs un peu vu au démarrage. Mais, comme beaucoup, nous sommes montés en puissance progressivement. Dès le début, nous étions à l’aise tactiquement, mais il y avait toujours des petits cafouillages qui faisaient que nous n’arrivions pas à concrétiser. À Lorient, nous gagnons la course « inshore », et là nous avons vraiment eu un déclic. Cette confiance en nous, nous a aidé à nous stabiliser dans le classement. Nous sommes complémentaires. Chacun amène ses qualités au reste de l’équipage, et puis la mixité apporte aussi beaucoup car nous n’avons pas forcément le même point de vue en matière de stratégie. »

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470. Camille Lecointre et Jeremie Mion : vainqueurs du Test Event Paris 2024

Camille Lecointre et Jérémie Mion ont représenté la France en 470 durant une semaine, sur le plan d’eau des Jeux, Marseille. Ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, pour eux, et pour leur pays : l’OR. Ils sont désormais les favoris pour les Jeux de Paris 2024 qui se dérouleront à Marseille à partir du 28 juillet 2024.

Ils ont couru aux avant-postes durant toute la semaine et la Medal race s’annoncait passionnante alors qu’un seul point les séparait de leurs adversaires Espagnols, 2èmes au classement général provisoire, et que les huit premiers avaient la capacité de remporter une médaille.

L’équipage français arborait cette Medal race avec un immense enthousiasme, soudé comme jamais, pour affronter une concurrence internationale redoutable.

Et la veille de cette Medal race qui représente l’enjeu capital d’une Olympiade, Camille et Jérémie avaient décidé de ne pas se mettre de pression, de profiter de leur vie qui est désormais posée à Marseille. Pour Camille : “Avec les autres Portrait – ©Gilles Martin-Raget © ©Gilles Martin-Ragetparents, je regarde mon petit Gabriel qui navigue en stage de moussaillons (stage d’apprentissage du milieu maritime pour les jeunes enfants ndlr).” Pour Jérémie : “J’ai fait découvrir Marseille à notre entraineur, Gildas Philippe et j’ai mis un cierge à la Bonne Mère !”

La décontraction affichée, la sérenité, et la confiance l’un dans l’autre de Camille et Jérémie ont-elles fait la différence ? Et pourtant, dès la première manche, rien n’était gagné, bien au contraire, ils auraient pu perdre pied avec une disqualification…

Les réactions d’une Camille Lecointre, très, émue : “Nous étions dans un super état d’esprit, hyper soudés, avec une énergie géniale !Les épreuves, nous les franchissons ensemble, c’est vraiment cool. Camille Lecointre et Jérémie Mion sur le Test Event à Marseille_Juillet 2023_Jour 1 ©Sailing Energy : Camille Lecointre et Jérémie Mion sur le Test Event à Marseille_Juillet 2023_Jour 1 ©Sailing Energy © ©Sailing EnergyLe plus safe était de faire la meilleure manche possible. Ce matin il y avait pas mal de vent, la Medal race était tactique, il fallait faire de la vitesse, soigner les manoeuvres, faire simple. Nous n’avons pas pris de risque. Au début nous avions un caramel de retard et puis nous sommes restés solides, nous n’avons pas paniqué, nous savions ce qu’il fallait faire.”

Jérémie Mion : ” Nous avons toujours bien navigué avec de bons coups tactiques. Nous avons eu des moments psychologiques pas simples, un vrai ascenseur émotionnel ! Nous sommes restés soudés et solides pour aller jusqu’au bout. Même quand il y a des difficultés, nous avons une belle qualité d’écoute mutuelle.C’est une preuve de notre cohésion, c’est l’expérience ?!”

Gildas Philippe, entraineur : ” Ils ont été bien inspirés tactiquement et ont encore bien progressé techniquement. Le duo fonctionne très bien. Les choses commencent à être bien calées.”Camille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 4 ©Sailing Energy : Camille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 4 ©Sailing Energy © Sailing Energy

Retour sur le Test Event
Jour 1 : Un départ prématuré qui vaut une disqualification (départ prématuré sous pavillon noir) dans la première manche, donne un coup au moral à l’équipage. Mais ils se placent 5è à la deuxième manche, la route est longue ! Camille et Jérémie sont 13è sur 17 au classement général provisoire.

Jour 2 : Une pénalité infligée par le jury pour “pomping” alors qu’ils sont 3è… Les deux tours à effectuer sur eux-mêmes les relèguent à la 8è place. Avec une deuxième manche de 4è, Camille et Jérémie remontent à la 7è place au classement général provisoire.

Jour 3 : La remontada ! ACamille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 4 ©Sailing Energy : Camille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 4 ©Sailing Energy © Sailing Energy vec des manches de 1er et 2è, Camille et Jérémie occupent la 1ère place au général… ” Deux manches qui ont bien tapé dans les machines, du vent soutenu, on n’a rien lâché.”

Jour 4 : L’équipage Espagnol navigue parfaitement (le barreur est médaillé de bronze à Tokyo 2020), ils sont au contact, Camille et Jérémie se retrouvent à égalité de points et sont 2è ex aequo avec les premiers.

Jour 5 : Avec des manches de 2è et 10è, les français prennent le leadership avec un seul point d’avance sur les Espagnols… 40 vs 41. Après un mauvais départ sur la première manche, Camille et Jérémie parviennent à suivre le vent et à revenir dans le match. Pour le départ de la deuxième manche, les conditions sont très instables.Camille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 2 ©Sailing Energy : Camille Lecointre et Jérémie Mion au Test Event à Marseille_ juillet 2023_jour 2 ©Sailing Energy © Sailing Energy

Palmarès Camille Lecointre et Jérémie Mion
3è Championnat du Monde 470 en 2022
5è (et 1er français) Trofeo Princesa Sofia (Palma) 2023
7è (et 1er français) Semaine Olympique Française à Hyères 2023
4è Championnat d’Europe (San Remo) 2023

Palmarès Camille Lecointre
3 participations aux Jeux Olympiques (4è en 2012, 3è en 2016 et 3è en 2021)
5 médailles au Championnat du Monde (Or en 2016, argent en 2012, bronze en 2015, 2019 et 2022)
Triple championne d’Europe (2013, 2019, 2021)

Palmarès Jérémie Mion
2 participations aux Jeux Olympiques (7è en 2016, 11è en 2021)
3 médailles au Championnat du Monde (Or en 2018, bronze en 2016 et 2022).
Triple champion d’Europe (2013, 2016, 2021)

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Trophée des Multicoques Baie de Saint-Brieuc : Thibaut Vauchel-Camus s’impose avec son nouveau bateau !

Thibaut Vauchel-Camus peut être heureux. Il a remporté ce week-end son premier Grand prix avec son nouveau bateau, l’ex-Arkema.

Le nouveau Solidaires En Peloton et son équipage étaient presque imbattables aujourd’hui en face de Saint-Quay Portrieux ; ils remportent 4 des cinq courses du jour, disputées dans un vent medium. Sa cinquième participation au Trophée fut la bonne pour le Malouin qui porte depuis des années les couleurs de la lutte contre la sclérose en plaques. Il fait mentir brillamment les pronostics qui plaçaient Erwan Le Roux (Koesio) favori. Ce dernier sauve une deuxième place malgré quelques soucis techniques. L’autre Malouin Luke Berry (Le Rire Médecin – Lamotte) dont c’est la première saison en Ocean Fifty, complète le podium.

Particulièrement expérimenté en Ocean Fifty depuis plus de cinq ans, Thibaut Vauchel-Camus a capitalisé plus de 100.000 milles à bord de son ancien Solidaires En Peloton bleu, en formats grands prix, transats et convoyages, avant de changer de monture au début de ce mois de juillet. Visiblement galvanisé par l’acquisition récente de l’ex-Arkema de Quentin Vlamynck, il s’est présenté à Saint-Quay avec ce bateau tenant du titre (2022) et même avec son ancien skipper puisque Quentin fait partie de l’équipage et disputera la Transat Jacques Vabre avec Thibaut. Co-auteurs de cette victoire : le tacticien Pierre-Antoine Morvan qui a joué une belle partition ; Ronan Treussart figariste émérite et local de l’étape ; et Laurent Gourmelon, boat captain du bateau.

Thibaut Vauchel-Camus : « Mon mois de juillet ? Ouahouu !!! J’ai commencé avec un bateau, j’ai fini avec un autre bateau, j’ai fait 400 milles en convoyage et je gagne mon premier Grand prix à Saint-Quay ! Et ce n’est pas fini ! La semaine prochaine, Rolex Fastnet Race ! On sait pourquoi on a acheté ce bateau-là, on connait son potentiel. Et on le récupère avec Quentin, son skipper d’origine qui le connait par cœur. J’ajoute Pierre-Antoine Morvan, notre tacticien. On avait déjà un bon trio “bateau, skipper d’origine, tacticien”, un plan d’eau connu par Ronan (Treussart), et un nouveau barreur, moi, pas trop nigaud. Ce qui a fait la différence avec Koesio, c’est sans doute un peu de réussite car ils ont eu des soucis de voiles. 5ème participation à ce Trophée, 1ère victoire… Il faut être patient, persévérant, bien entouré pour avoir la capacité à se projeter sur un bateau qui est très adapté pour ce genre d’exercice ».

Les départs auront été disputés et les arrivées ne le furent pas moins sur les quatre parcours construits du début de journée dans un vent d’ouest de 15 nds ; des parcours exigeants et engagés qui sollicitent les équipages à 100% tant le niveau est élevé. Sur chaque course, moins de trois minutes séparaient le premier du dernier. Certaines arrivées furent jugées sur le fil, à quelques secondes. En guise de dernier round, un petit parcours côtier a ramené toute la flotte vers l’entrée du Port d’Armor dans un vent mollissant de moins de 10 nds.

Erwan Le Roux (Koesio) déjà six fois vainqueur à Saint-Quay n’a rien pu faire en début de journée pour fragiliser la confiance de Thibaut Vauchel-Camus. Quelques soucis de gennaker valent à l’équipage une douloureuse 5ème place dans la 2ème course du jour. Puis le solent se déchire à la fin de la 4ème course qu’il remporte néanmoins avec 5 minutes d’avance sur ses poursuivants.

Erwan Le Roux : « On a fait pas mal de bêtises, on a déchiré un gennaker sur une manche puis le solent sur une autre. Bref, que des galères… Une journée à oublier ! On a livré un combat contre nous-mêmes, ce ne sont pas les autres qui nous ont empêché de gagner. Bref des bêtises qui coûtent cher. »

Luke Berry (Le Rire Médecin – Lamotte) a fait preuve d’une belle régularité qui lui permet de compléter le podium et de prendre une revanche sur Pierre Quiroga (Viabilis) qui lui avait ravi la 3ème place sur le Pro Sailing Tour. Ce dernier écope de 8 points sur la 1ère course du jour, qu’il ne termine pas à cause d’une rupture de la drisse de gennaker. Armel Tripon (Les P’tits Doudous), Éric Péron (French Touch Oceans Club) et Matthieu Perraut (Petit cœur de beurre), dont c’était la première course à bord de son nouvel Ocean Fifty, terminent dans un mouchoir de poche. Matthieu Perraut s’est même offert une 3ème place sur le dernier parcours côtier.

Luke Berry : « C’était intense. Sur la première manche, on a loupé un virement de bord et le niveau dans cette classe montre que si tu rates un virement de bord et tu finis dernier. Aujourd’hui on y est allé beaucoup plus zen, on ne s’est pas mis la pression. On a fait un super boulot de tactique et de placement. Deux ou trois manœuvres pas top mais on a réussi à se mobiliser. On la voulait cette 3ème place ! On avait un équipage de champions qui se sont mis ensemble pour que ça marche. La dernière manche était dingue, on a bien bien levé la coque et sorti la dérive !”

Classement général à l’issue de 7 courses

Solidaires En Peloton – Thibaut Vauchel-Camus – 11 pts
Koesio – Erwan Le Roux – 20 pts
Le Rire Médecin – Lamotte – Luke Berry – 29 pts
Viabilis Océans – Pierre Quiroga – 30 pts
Les P’tits Doudous – Armel Tripon – 34 pts
French Touch Oceans Club – Éric Péron – 35 pts
Petit Cœur de Beurre – Matthieu Perraut – 38 pts

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Les Sables-Horta. Le duo Macaire-Lagravière s’offre la deuxième étape et le tandem Bona-Santurde le général !

La fin de parcours de la deuxième étape de la Les Sables – Horta – Les Sables s’annonçait potentiellement piégeuse et susceptible de rebattre les cartes. Elle a eu pour effet de resserrer nettement les écarts entre les neuf premiers, tous arrivés en rafale, la nuit dernière, mais aussi de donner quelques sueurs froides à Alberto Bona et Pablo Santurde del Arco. Le tandem d’IBSA, qui bénéficiait d’une avance de 1h37 sur ses plus proches poursuivants à l’issue de la manche aller, a en effet connu quelques doutes dans les derniers milles après avoir vu Achille Nebout et Gildas Mahé récolter les fruits de leur option nord puis Xavier Macaire et Morgan Lagravière faire preuve de beaucoup d’audace entre la pointe Bretonne et l’arrivée. Reste que s’il a bouclé les 1 280 milles du tracé entre Horta et Port Olona à la troisième place derrière les duos de Groupe SNEF et d’Amarris à 3 heures tapantes ce vendredi, le duo italo-espagnol s’offre une éclatante victoire au classement général, succédant ainsi à Antoine Carpentier et Mikaël Mergui au palmarès de l’épreuve.

Après un long bord bâbord amure de près de 1 000 milles, entamé dès la sortie des îles de l’archipel des Açores, puis un point d’empannage important au large du Dispositif de Séparation de Trafic d’Ouessant opéré hier matin, les duos de la Les Sables – Horta – Les Sables s’attendaient à des derniers milles relativement compliqués lors de la redescente vers la Vendée. C’est, de fait, sur cette section du parcours que le match s’est joué. Une section pour le moins tactique lors de laquelle les écarts se sont finalement largement resserrés entre les neufs premiers, et en particulier entre les trois leaders. Pour preuve, alors qu’ils étaient parvenus à faire le break et à compter jusqu’à 22 milles d’avance hier matin, peu après avoir déclenché leur grand virage à droite dans le nord-ouest du DTS d’Ouessant, récoltant ainsi les bénéfices d’une option nord parfaitement maîtrisée, Achille Nebout et Gildas Mahé ont rapidement vu leurs adversaires recoller au score au large de la pointe Bretagne. « On est arrivés dans des timings compliqués et on s’est retrouvés un peu piégés. Ce type de scénario fait partie de notre sport mais il met toujours un coup au moral quand il se produit », a relaté le co-skipper d’Amarris qui pensait alors avoir fait le plus gros du boulot, et filer tout droit vers la victoire d’étape. C’était sans compter sur un courant contraire entre Sein et la pointe de Penmarch, ni sur un vent faiblissant. « On pensait qu’ils s’étaient barrés loin devant et qu’on ne les reverrait pas or on a recroisé devant eux à hauteur de Belle-Ile après avoir été vraiment jouer au plus près de la côte, notamment aux abords de Groix », a expliqué Xavier Macaire qui s’est alors emparé des commandes de la flotte pour ne plus les lâcher ensuite. « Les routages étaient vraiment extrêmes à terre. Il a fallu faire des choix, non sans une certaine dose de stress », a ajouté le Sablais qui s’est ainsi imposé aux Sables d’Olonne à 2 heures tout pile, ce vendredi, au terme de 4 jours et 11 heures de course.

Des doutes et une bonne dose de stress

« C’est une étape qui a globalement été très engagée. Malgré tout, on a réussi à prendre du plaisir du début à la fin, à faire marcher le bateau et à bien raisonner stratégiquement », a résumé Morgan Lagravière dont le duo avec le skipper de Groupe SNEF avait déjà fait des étincelles dans le cadre de la Sardinha Cup en Figaro Bénéteau, il y a deux ans, en remportant l’épreuve au terme d’un sans-faute. Un sans-faute dont avaient rêvé Alberto Bona et Pablo Santurde del Arco lors de cette 9e édition de la Les Sables – Horta – Les Sables après une étape aller rondement menée et un début de manche retour sur les chapeaux de roues. « Les gars d’Amarris ont super bien navigué sur cette étape retour. Ils ont pris une option très franche dès le début. De notre côté, on n’a jamais envisagé la même trajectoire qu’eux. On n’avait pas la bonne voile pour ça. Du coup, on a déroulé notre jeu en restant un peu plus à l’intérieur et ça a très bien marché pendant un long moment. Jusqu’à ce qu’il y ait plus de vent au nord. Dès lors c’est devenu un peu compliqué et on est clairement passés par toutes les émotions possibles », a concédé Alberto Bona qui a terminé la course les yeux rivés sur sa montre, faisant des calculs d’apothicaire jusqu’à son passage de ligne, pas certain que son avance de 1h37 cumulée lors du premier round suffirait pour l’emporter au final. « On a clairement eu quelques doutes », a avoué de son côté Pablo Santurde del Arco qui, en bouclant le parcours 40 minutes derrière le binôme Xavier Macaire – Morgan Lagravière et 21 minutes derrière la paire Achille Nebout – Gildas Mahé, s’impose finalement au classement général avec une avance de 37 minutes et 20 secondes sur ses dauphins. Une avance relativement dérisoire au terme de près de dix jours de course cumulés, qui reflète totalement l’intensité des débats sur l’eau lors de cette 9e édition dont le point final est attendu dans la nuit de vendredi à samedi avec les arrivées des trois pointus, avant une remise des prix programmée ce dimanche à 11h30, à Port Olona.

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Vendée Globe. Un nouveau bateau pour Fabrice Amedeo tournée vers la préservation des océans et la transition énergétique

Moins de 8 mois après son naufrage sur la Route du Rhum, Fabrice Amedeo et son équipe ont mis à l’eau un nouvel IMOCA en vue de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain et du Vendée Globe en 2024. Ce nouveau bateau est résolument tourné vers les valeurs qui animent le marin et ses partenaires.

Un nouveau bateau pour un nouveau départ. Fabrice Amedeo et son équipe ont mis à l’eau ce mercredi à Lorient le nouvel IMOCA « Nexans – Art et Fenêtres » en vue du Vendée Globe 2024. Un bateau que le skipper, son équipe et ses partenaires ont voulu sobre, simple et fiable. Il s’agit de l’ancien bateau de Mike Golding, construit en vue du Vendée Globe en 2008. Ce bateau était récemment passé entre les mains d’Arnaud Boissières qui lui avait fait mettre des foils en vue de la dernière édition de la circumnavigation planétaire. Durant ces six mois de chantier, l’équipe a supprimé ses foils pour l’équiper de dérives, considérablement allégé le bateau et a changé toute son électronique ainsi que ses pilotes automatiques. Le bateau a également été paré du bleu nuit, la couleur du projet Ocean Calling. C’est donc finalement un bateau neuf avec une carène ancienne qui est sorti ce mercredi 12 juillet du hangar H2 de la Base des sous-marins de Lorient.
« Ce voilier est plus que jamais en cohérence avec notre projet et ses valeurs, se félicite Fabrice Amedeo. Issu d’un ancien Imoca que nous avons modernisé et remis au goût du jour, il nous permet d’être en phase avec le besoin de plus en plus pressant de sobriété dans notre société. Simple, léger et fiable, il est en phase avec l’humilité de rigueur face aux éléments et ce réchauffement climatique qui rend de plus en plus instables les masses d’air au large et de plus en plus difficile la navigation en solitaire dans les mers du sud ».

Le nouveau Nexans – Art et Fenêtres va surtout être un bateau laboratoire puisqu’il va retrouver l’ensemble des capteurs qui équipaient le précédent bateau. Un capteur de CO2, de salinité et de température pour mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur les océans, un capteur de microplastiques pour mieux connaitre la pollution plastique et enfin un capteur d’ADN environnemental pour mieux connaître la biodiversité de nos espaces bleus. Toutes ces campagnes de mesures sont construites en collaboration avec différents instituts scientifiques et océanographiques : l’Ifremer, l’Université de Bordeaux, l’IRD, Geomar, Max Plack Institut.
Autre mission : ce bateau va être un ambassadeur de la transition énergétique. Équipé de 15 m2 de panneaux solaires, il va avoir comme objectif de réaliser le prochain Vendée Globe sans recourir à l’énergie fossile. « Il faut avoir l’humilité d’admettre que c’est un symbole, explique Fabrice Amedeo, mais le sport de haut niveau est là aussi pour porter des causes nobles et des symboles. En faisant le tour du monde sans gasoil, nous allons porter un message fort autour de l’énergie décarbonée et de la transition énergétique ». Ce rebond après la Route du Rhum a été permis par la mobilisation des partenaires du projet autour de Fabrice Amedeo. Ils se sont associés à la naissance de ce nouveau bateau et à la renaissance d’un projet résolument tourné vers l’aventure et les valeurs : Nexans a équipé le bateau de câbles issus de l’industrie aéronautique, Gaz européen, filiale du groupe Butagaz qui réalise d’importants investissements dans le photovoltaïque, a soutenu l’achat de panneaux solaires, Hager Group s’est investi sur « l’énergie management » du projet pour trouver les bonnes batteries et calculer la bonne autonomie à atteindre afin de réaliser ce tour du monde sans énergie fossile. Onet et le groupe Guillin ont soutenu l’achat de nouveaux capteurs océanographiques tandis qu’Eolane a financé l’achat des nouveaux équipements électroniques du bateau et a suivi leur installation. « Je remercie mes partenaires pour ce beau rebond qui n’est pas celui d’un marin mais d’un collectif, se réjouit Fabrice Amedeo. Je remercie également mon équipe qui a fait un magnifique travail. Nous avons maintenant une belle aventure à écrire ensemble et à partager, et de belles valeurs à porter haut ». Place maintenant aux premiers entrainements et aux premières navigations test avant de retrouver le large et la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné au Havre le 29 octobre prochain.

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Romain et Titouan Pilliard, vainqueurs de « Cowes – Dinard Saint-Malo »

Après une seconde place sur la course « La Trinité-Cowes » , le duo père-fils Romain et Titouan Pilliard, s’adjuge la victoire sur la ligne d’arrivée de la course historique « Cowes – Dinard Saint-Malo », devant 189 bateaux concurrents. En tête dès le départ de l’Île de Wight, après 11 heures et 3 minutes d’une course exceptionnelle, Romain et Titouan ont franchi la ligne d’arrivée en vainqueurs avec seulement 3 minutes d’avance sur le deuxième bateau.

Romain : «Nous avons pris un bon départ, même si la situation n’était pas simple. Nous avons dû slalomer et empanner parmi les 190 bateaux concurrents, et les spectateurs, au milieu du Solent. Avec un trimaran comme celui-ci, et en double, c’est du sport, mais on a bien géré. Nous avions privilégié la côte de l’île de Wight et avons rapidement pris la tête de la course. Puis, nous avons maintenu la pression tout le long pour utiliser au maximum le potentiel du bateau. Nous avions de bons multicoques et deux Volvo 70 derrière nous, donc rien n’était joué. On a fait de belles manœuvres, et peu d’erreurs. À 2 milles nautiques de la ligne d’arrivée, nous sommes tombés une première fois dans une zone sans vent du tout. Nous avons même reculé pendant plusieurs minutes à cause du courant contraire. Cela a créé un moment surréaliste mais intense sous le clair de lune. Puis nous sommes repartis et nous avons été arrêtés une seconde fois, alors que nous regardions le bateau derrière nous, un Volvo 70, se rapprocher. Finalement, nous avons touché une petite brise qui nous a permis de passer la ligne d’arrivée, en vainqueur avec 3’ d’avance, la délivrance ! C’était vraiment une course passionnante du début à la fin, bien physique aussi en double, et dur pour les nerfs à l’arrivée. Mais on a à nouveau fait un super binôme avec Titouan, c’était encore une expérience géniale, et récompensée par le résultat ! »

Titouan : « Quelle course, c’était fou ! C’est ma 2nde course et déjà ma 1ère victoire, c’est génial ! On a réussi à être super concentrés sur notre navigation, nos manœuvres, et nos trajectoires, depuis la phase de départ jusqu’à l’arrivée. C’est-à-dire, pas de répit pendant 11h, à deux, sur ce bateau où tout est très physique, c’était du sport ! Mais tout s’est bien passé car on forme un super binôme avec mon père, je sens que j’ai progressé, et la communication entre nous est devenue encore plus fluide. Nous n’avions même plus besoin de nous parler pendant les manœuvres, ça roulait ! Il y avait une super ambiance à bord, avec un objectif de victoire dont nous rêvions, et ça c’est super cool aussi. Bilan, je termine mes 2 premières courses avec une victoire, et beaucoup de plaisir ! Ce bateau est incroyable, et tout le boulot accompli pour le rénover et l’entretenir avec l’objectif de ne rien jeter ou acheter neuf, nous offre une satisfaction supplémentaire. Nous n’avons eu aucun problème technique ! Aujourd’hui je ne rêve que d’une chose, réussir à accomplir le programme USE IT AGAIN for YOUTH avec un monocoque à rénover selon les principes de l’économie circulaire, pour inspirer les jeunes comme moi. Je veux leur montrer qu’on peut s’éclater et faire des résultats sans toujours aller chercher les bateaux neufs, et les dernières technologies. Ça, c’était le monde d’avant ! »

Nos marins du trimaran de l’économie circulaire ont été récompensés à la remise des prix à Saint-Malo pour leur victoire, et Titouan a eu l’honneur de recevoir un prix spécial du Yacht Club de France pour le féliciter de son résultat, à son âge (17 ans). Ils seront d’ailleurs de retour tous les deux à Saint-Malo en 2026, mais cette fois-ci, concurrents. Titouan participera avec le monocoque USE IT AGAIN for YOUTH, et Romain avec le trimaran USE IT AGAIN. Un duo père-fils, prêt à bousculer les codes de la course au large !

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Défi Azimut. 35 IMOCA attendus à Lorient du 19 au 24 septembre 2023!

Photo : Anne Beaugé

La prochaine édition du Défi Azimut – Lorient Agglomération s’annonce historique avec plus de 35 bateaux engagés. Au cœur de Lorient La Base, l’élite de la course au large se retrouve du 19 au 24 septembre avec au programme des runs, une grande course offshore et un Tour de l’île de Groix. A un an du Vendée Globe, le plateau IMOCA n’a jamais été aussi riche avec un tiers de bateaux neufs menés par les meilleurs marins au monde. Samantha Davies, Yannick Bestaven, Thomas Ruyant, Clarisse Crémer, Jérémie Beyou, Franck Cammas, ou encore Charlie Dalin – vainqueur de la dernière édition – sont quelques-uns des skippers attendus.

« Le succès grandissant rencontré depuis la toute première édition rassemblant 5 bateaux en 2011, repose sur le partenariat fondateur avec la classe IMOCA. Il se nourrit d’un goût partagé pour l’innovation et l’expérimentation, qui constituent notre cœur de métier dans la création de solutions numériques » explique Jean-Marie Corteville, Président d’Azimut, organisateur et fondateur de cet événement atypique. “ Il se fonde aussi sur l’engagement des collectivités. À leurs côtés, notre ambition reste de le consolider et l’amplifier, pour que l’expérience annuelle proposée autour d’un multi-format unique s’inscrive durablement comme un marqueur fort au niveau national et international. »
« Depuis le début, tous les ingrédients sont là pour faire un bel événement, à commencer par un excellent état d’esprit, » analyse de son côté Antoine Mermod, président de la classe IMOCA. « C’est l’une des clés du plaisir que prennent à chaque fois les teams et tous les gens autour, à venir passer la semaine à Lorient. Ce rendez-vous a su se construire au fil des ans pour aboutir à un format hyper intéressant, mêlant de la compétition au plus haut niveau à des programmes d’hospitalité très bien faits pour le sponsors et les invités. »
Parmi ces programmes, les Runs Azimut Bretagne occupent désormais une place à part en ouverture de chaque édition. Comme le veut la tradition, ce cru débute le mercredi 20 septembre par une série de courses de vitesse pure sur un petit parcours d’environ un mille mouillé au reaching. Dans les courreaux de Groix qui se transformeront en stade nautique, les skippers, co-skippers et équipiers, prendront à tour de rôle des départs comme s’ils s’élançaient pour un sprint face au chronomètre, l’occasion rêvée de montrer tout le potentiel de leurs machines. Pour la troisième année consécutive, l’application de tracking Surlo, développée à partir d’une technologie Azimut, permet de suivre en direct, sur les écrans de smartphones, ces joutes nautiques..

Des runs, du sport, du fun, et plus encore…
Le Défi Azimut – Lorient Agglomération se poursuit par une course offshore imaginée comme un vrai tour de chauffe en avant-première de la grande course de la saison. « À la rentrée, les forces en présence se donnent comme objectif d’être prêtes pour ce rendez-vous lorientais, dernière ligne droite avant le grand événement de l’automne » ajoute le patron de la Classe IMOCA. À quelques semaines du départ de la Transat Jacques Vabre 2023, c’est donc en double que se disputeront, cette année, les 48h Azimut (du jeudi 21 au samedi 23 septembre). Le classement de ce parcours, dont les 500-600 milles entrent en ligne de compte dans la course aux qualifications au prochain Vendée Globe, s’intègre aussi dans le calcul des points du championnat IMOCA Globe Series. Fidèle à son habitude, l’épreuve phare de l’événement proposera un tracé en boucle sur le proche Atlantique, pour laisser l’opportunité aux paires de marins, accompagnées d’un reporter embarqué, de s’étalonner sous toutes les allures.
Ce format plaît à Charlie Dalin, vainqueur des deux dernières éditions, engagé cette année sur un bateau neuf. « C’est l’épreuve idéale pour analyser et comparer les performances des bateaux et des binômes dans toutes les configurations ; notamment sur la grande course en stratégie et vitesses moyennes. » Le skipper de MACIF Santé Prévoyance, qui vient de toucher l’eau, ne cache pas son impatience : « le plateau sera très fourni. Je suis pressé de me jauger face à la concurrence à bord de mon tout nouveau bateau, ce sera très instructif ! »
Enfin, ce rendez-vous se termine par le Tour de Groix Azimut (dimanche 24 septembre) qui offre aux marins comme aux partenaires l’opportunité de mêler compétition et convivialité autour d’une des plus belles îles du littoral. Cet événement “trois en un” offre une occasion unique d’inviter le grand public à la découverte de ces coursiers océaniques, réunis sur les pontons, sous le regard attentif des équipes du port de Lorient La Base.
À terre aussi, ce Défi Azimut – Lorient Agglomération 2023, unique événement sportif de ce niveau initié par une entreprise du numérique, déroule un programme à la hauteur de son affiche. Des conférences ouvertes à tous sur inscription et gratuites à la Cité de la Voile-Éric Tabarly, dont le contenu s’établit en partenariat avec la classe IMOCA, Eurolarge BDI, Audélor et l’UBS, donnent lieu à des tables rondes de qualité. Ces échanges participent à valoriser tout l’écosystème nautique, sur un territoire qui a fait de la course au large le moteur de son développement et de son rayonnement.

LES MOTS DES PARTENAIRES

« Lorient La Base est aujourd’hui une place incontournable de la course au large mondiale. Tout un écosystème s’y est constitué regroupant l’ensemble des acteurs comprenant les différentes filières technologiques, notamment autour de la « Lorient Composite Valley », l’architecture, et la production de bateaux de course, leur accastillage et les équipements électroniques embarqués. Cette treizième édition du Défi Azimut – Lorient Agglomération s’annonce être l’édition de tous les records et permettra de mettre en lumière toute la dynamique de notre pôle course au large. »

Fabrice Loher,
Président de Lorient Agglomération et maire de Lorient

« Le Morbihan bénéficie d’atouts naturels incomparables pour la pratique des activités nautiques et de voile. A ce titre, le Département se réjouit de voir ainsi mis en valeur ce cadre privilégié avec ces plans d’eau exceptionnels, son industrie nautique et ses infrastructures portuaires grâce à de grands événements tels que le Défi Azimut – Lorient Agglomération.
Au cœur du mois de septembre, il offre depuis 2011 une ouverture bienvenue vers le large et l’aventure. Créé par des passionnés, il a su s’adapter au développement de la course au large pour devenir aujourd’hui l’un des rendez-vous incontournables de la voile professionnelle.
C’est un événement sportif de premier plan mais c’est aussi un rendez-vous économique qui sait tisser des liens et créer des synergies entre les acteurs d’une filière nautique toujours plus dynamique. »
David Lappartient
Président du Conseil Départemental du Morbihan

« Quel plaisir d’être à nouveau partenaire du Défi Azimut – Lorient Agglomération ! Si, au fil des ans, la Bretagne s’est hissée aux premiers rangs des régions les plus sportives de France, c’est notamment grâce à ses grands évènements nautiques et à leurs participants.
La course au large est à l’image de la Bretagne, avec ce goût de l’effort et de l’excellence qui la caractérise. Avec aussi une part d’engagement, d’audace et de solidarité qui sont autant de valeurs fortes que la Bretagne partage avec ces sportifs et sportives de haut niveau qui donnent à voir l’exceptionnelle vitalité de la Bretagne Sailing Valley®, filière économique particulièrement dynamique et innovante. »
Loïg Chesnais-Girard
Président de la Région Bretagne

LES ENGAGES

-Apicil (Damien Seguin / Laurent Bourgues)
-Biotherm (Paul Meilhat / NC)
-Charal (Jérémie Beyou / Franck Cammas)
-Corum L’Epargne (Nicolas Troussel / Benjamin Schwartz)
-D’ieteren Group (Denis Van Weybergh / Erwann Le Mene)
-DMG Mori (Kojiro Shiraishi / Benoit Mariette)
-Fives group – Lantana environnement (Louis Duc / Remi Aubrun)
-FOR PEOPLE (Thomas Ruyant / Morgan Lagravière)
-For the planet (Sam Goodchild / Antoine Koch)
-Fortinet – Best Western (Romain Attanasio / NC)
-Foussier – Mon courtier Energie (Sébastien Marsset / Sophie Faguet)
-Freelance.com (Guirec Soudée / Roland Jourdain)
-Gentoo Sailing Team (James Harayda / Stéphane Le Diraison)
-Coup de Pouce – Giffard Manutention (Manu Cousin / Clément Giraud)
-Hublot (Alan Roura / Simon Koster)
-Human (Antoine Cornic / Jean-Charles Luro)
-Imagine (Conrad Colman / NC)
-Initiatives Coeur (Sam Davies / Nicolas Lunven)
-La Mie Câline (Arnaud Boissières / Gérald Véniard)
-Lazare (Tanguy Le Turquais / Felix de Nacelle)
-L’Occitane en Provence (Clarisse Cremer / NC)
-MACIF (Charlie Dalin / Pascal Bidégorry)
-MACSF (Isabelle Joschke / Pierre Brasseur)
-Maître Coq V (Yannick Bestaven / Julien Pulvé)
-Monnoyeur – Duo for a job (Benjamin Ferré / Pierre Le Roy)
-Nexans – Arts & Fenêtres (Fabrice Amedeo / NC)
-Oliver Heer / Nils Palmieri
-Paprec Arkéa (Yoann Richomme / Yann Elies)
-Team Holcim – PRB (NC / NC)
-Prysmian Group (Giancarlo Pedote / NC)
-STAND AS ONE (Eric Bellion / Martin Le Pape)
-Szabi Ocean Racing (Weöres Szabolcs / NC)
-Teamwork (Justine Mettraux / Julien Villion)
-V AND B – MONBANA – MAYENNE (Maxime Sorel / Christopher Pratt)

LE PROGRAMME

-Lundi 18 septembre 2023
PRESENCE OBLIGATOIRE DES CONCURRENTS

-Mardi 19 septembre 2023
OUVERTURE ET SOIREE OFFICIELLE
14h00 – 17h00 : Ateliers “engagement sociétal”
19h00 : Cérémonie d’ouverture (sur invitation)
-Mercredi 20 septembre 2023
RUNS AZIMUT – BRETAGNE CHRONO EN EQUIPAGE
12h00 : Départ pontons pour les concurrents
13h00 : Lancement des runs
19h00 : Fermeture de la ligne
20h00 : Remise des prix des runs
-Jeudi 21 septembre 2023
48H AZIMUT EN DOUBLE
14h00 : Départ du port des IMOCA
15h30 : Départ des 48H Azimut
-Vendredi 22 septembre 2023
(sur invitation, sous réserve)
LES ATELIERS – AUDELOR – EUROLARGE
-Samedi 23 septembre 2023
RETOUR DES 48H & SOIREE DES EQUIPAGES
12h00 – 18h00 : Arrivées des bateaux
-Dimanche 24 septembre 2023
TOUR DE GROIX AZIMUT & REMISE DES PRIX

11h00 : Départ du port des IMOCA
12h00 : Départ du Tour de l’Ile de Groix
17h00 : Remise des prix du Défi Azimut – Lorient Agglomération

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Trinité Cowes. Lucky, vainqueur au scratch de La Trinité-Cowes by Actual 2023

Sans surprise, le Maxi Luky est le grand vainqueur de l’édition 2023 de La Trinité-Cowes by Actual. Après 22h41’45” de course, le Maxi 88 de Bryan Ehrhart a coupé la ligne d’arrivée de cette course hauturière longue de 350 milles. A plus de 15 nœuds de moyenne, il a mené les débats tout au long de la course et devance ses poursuivants de plusieurs heures.

Romain Pilliard devrait franchir la ligne sur son Ultim Use it Again dans la soirée, tandis que la bataille fait rage chez les IRC 1. Le double vainqueur de la course, Eric de Turckheim (Teasing Machine) tient la cadence avec une petite longueur d’avance sur Lady First III de Jean-Pierre Dréau, autre bateau emblématique de La Trinité-Cowes by Actual. Didier Gaudoux (Lann Ael 3) mène la flotte des IRC Double.

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