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Batistyl tout près du bonheur à Benodet !

Batistyl
Batistyl

5 petites secondes seulement, c’est ce qui a manqué à Batistyl pour être couronné une troisième fois consécutive à l’Obélix Trophy, au terme d’une épreuve très disputée.
Ce week-end, sur le plan d’eau de Bénodet, Batistyl a décroché une belle 4ème place après avoir réalisé une excellente dernière journée de course samedi : en effet, sur les deux régates disputées, Batistyl en gagne une et obtient une deuxième place !

Le skipper de Batistyl, Cyrille Legloahec, gardera un excellent souvenir de Bénodet malgré la 4ème place : « Un vrai régal cette régate : des conditions météos variées, des parcours passionnants, une organisation au top en mer comme à terre. Cette saison, le niveau est vraiment élevé et c’est une bataille de tous les instants qui se joue sur l’eau. C’est une régate très positive, malgré notre 4ème place à seulement 2 points du 1er ; nous savons que nos concurrents auront fort à faire pour nous battre au Grand Prix du Crouesty. »

Cyrille et ses coéquipiers ont effectivement déjà les yeux tournés vers le prochain objectif : remporter le Grand Prix du Crouesty, du 29 mai au 1er juin 2008, à Arzon.

Source Batistyl
www.batistyl.fr

Avantage Sud

Concarneau St Barth Eric Péron
DR

A l’heure de la jonction entre centristes et sudistes, l’heure des comptes a sonné avec aujourd’hui un avantage minime aux extrêmes. L’équipage de Concarneau-Saint-Barth continue d’affoler les compteurs et d’afficher une santé éclatante. « L’avion de chasse se porte bien. Hier soir, on en avait marre de barrer. On a mis Jean, notre pilote à la barre. C’est son nom. On va essayer de faire mieux demain en vitesse. J’avais bien senti qu’il n’y avait pas beaucoup de monde sur l’eau dernière nous dans cette option». Eric Péron était en très grande forme à la vacation de ce midi. Grosse motivation, confiance accrue, les deux outsiders vont-ils devenir l’épouvantail de cette édition de la Transat AG2R ? En tout état de cause, ils explosent à nouveau le Trophée AG2R de la performance solidaire. Même bonheur à bord de SNEF et Cliptol Sport où Laurent Pellecuer essayait de modérer son tempérament de feu : « Le bateau allait super vite toute la nuit. On a bien progressé vers Saint Barth. Le moral est au beau fixe. On était prudent ces derniers jours et on le reste. »

Moral à géométrie variable

Autre musique sur la route du nord où Nicolas Troussel, même s’il gardait bon moral, reconnaissait quand même que la fin de course risquait d’être difficile. « Pour l’instant ça ne se présente pas bien mais on espère que ça va changer un peu. Les routages nous donnent les flottes du centre et du sud arriver devant. On verra dans les prochains jours. Mon routage me fait arriver le 15. Mais ça dépend des fichiers météo. On va se battre jusqu’au bout. Il y a une belle bagarre avec le paquet nord. Le but est de rester premier de ce paquet. On est loin de lâcher le morceau. » Sur d’autres équipages, on tendait à se montrer fatalistes. Thierry Chabagny et Corentin Douguet qui étaient partis pour la gagne avaient du mal à masquer leur déception : « On est tous les deux, jeunes pères de familles. Du coup, c’est un peu différent des autres éditions. Cela donne plus envie d’arriver vite pour les retrouvailles. La bagarre pour être dans les cinq premiers n’est pas finie. Mais c’est rageant de voir que l’on n’a pas pris la meilleure solution. C’est plus de la boule de cristal que des fichiers météo. » Pour d’autres, le bonheur d’être en mer l’emportait sur toutes autres considérations technico-tactiques. Ainsi des frères Livory qui avouaient que le temps passé en mer ne leur pesait pas. Entre amateurs éclairés et professionnels venus gravir les sentiers de la gloire, la course n’est pas forcément la même. Même si d’autres trouvaient la sagesse nécessaire pour relativiser, telle Jeanne Grégoire qui faisait vivre en direct des surfs à plus de 15 nœuds à bord de Banque Populaire et ne boudait pas son plaisir.

Quoi qu’il en soit, il reste encore près d’une semaine de course dans le meilleur des cas…. Alors quand il s’agit d’entonner sa partition, il importe avant tout de jouer juste, de ne pas se laisser aller à quelques vilains canards, de continuer d’imprimer le rythme jusqu’à la fin de la course. N’a-t-on pas coutume de dire que c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens ?

Ils ont dit :

CONCARNEAU – SAINT BARTHELEMY – Eric Péron (7ème au classement de 17h)
« L’avion de chasse se porte bien. Hier soir, on en avait marre de barrer. On a mis Jean, notre pilote à la barre. C’est son nom. On va essayer de faire mieux demain en vitesse. J’avais bien senti qu’il n’y avait pas beaucoup de monde sur l’eau qui étaient dernière nous dans cette option. Après on avait tout de même plus de personnes derrière nous à terre. En plus, maintenant on voit que ça marche. Ce n’était pas sur un coup de tête. On avait confiance en nous. Il faut faire attention à Cercle Vert, et SNEF. Il faut que l’on pousse les vieux. En ce moment on fait un petit surf au-dessus de 15 nœuds. Je pense que c’est notre team à bord qui nous permet ces performances avec « Jean » le pilote, « Cochon grillé » notre mascotte, Miguel et moi. J’aime bien mon petit monde virtuel. Le projet commun est de finir cette course et de fêter ça comme il se doit. Je pense que maintenant nous serons amis pour la vie. On a décidé de ne plus se parler car on est tout le temps mort de rire. On a mal aux abdos. »

FINANCO – Nicolas Troussel (1er au classement de 17h)
« Beau temps, belle mer. C’est sympa. On profite. J’ai pris du plaisir à faire ma route. Ce n’est pas fini. Pour l’instant ça ne se présente pas bien mais on espère que ça va changer un peu. Les routages nous donnent le centre et du sud arriver devant. On verra dans les prochains jours. Mon routage me fait arriver le 15. Mais ça dépend des fichiers météo. On va se battre jusqu’au bout. Il y a une belle bagarre avec le paquet nord. Le but est de rester premier de ce paquet. On est loin de lâcher le morceau. On est tout le temps aux réglages. Nous essayons de faire les bons bords. Il n’y a pas trop de virements de bord. C’est surtout des changements de voile. C’est celui qui est de quart qui va faire la manœuvre. J’espère que l’on aura un peu d’alizé à la fin. Mais on est en tee-shirt et short. On fait sécher le bateau. On vérifie le gréement. Tout est reparti comme sur des roulettes. On se dit que depuis le départ ça bouge beaucoup. On essaye de faire notre route. Si des possibilités s’offrent à nous, on les prendra. »

ATLANTIK FT – Phil Sharp (4ème au classement de 17h)
«Nous ne sommes plus au près. D’ailleurs je pense que l’on va détester le près jusqu’à la fin de nos jours. Maintenant on est sous spi mais on ne va pas très vite. J’espère que l’on va pouvoir bouger. Je préfèrerais être au sud. Mais c’est la course. On était au nord. J’étais très content d’accrocher à ce groupe. Il n’y a pas beaucoup de nourriture pour finir la course jusque Saint Barth. Je suis moins inquiet sur les quantités d’eau. Alors que l’on doit faire des concessions sur l’alimentation. L’ambiance est géniale. C’est bon pour l’équipe. David conduit le bateau vite, moi je préfère faire la navigation. Heureusement, David mange moins que moi : il est très petit. »

En bref :

Trophée AG2R de la Performance solidaire du 6 mai
Concarneau Saint-Barth (Eric Péron & Miguel Danet) avec 254 milles en 24 heures.

(source Transat ag2r)

Trente inscrits pour le trentième Tour de France

Tour de France a la voile
DR

Trente ans et pas une ride

Que de chemin parcouru depuis la création de l´épreuve en 1978 par Bernard Decré et ses Ecume de Mer… Cinq générations de bateaux plus tard (First 30, Rush Royale, Sélection, Jod 35 et M 30), le Tour de France à la Voile s´est imposé comme la référence française en matière de courses en équipage. Un statut qui a permis à l´épreuve de voir défiler plusieurs milliers d´équipiers, dont certaines stars mondiales de la voile à l´image de Bertrand Pacé, Paul Cayard, Chris Dickson Jean-Pierre Dick, Dean Barker ou encore Russel Coutts…

Trente bateaux inscrits

Sportivement d´abord, avec trente bateaux inscrits, douze au classement général, huit en amateur, dix en étudiant, un parcours exigeant avec de longues étapes offshore et des régates en baie plus nombreuses, le cru 2008 devrait être plus ouvert que jamais. Pour preuve, la victoire de Daniel Souben (Courrier Dunkerque) au Spi Ouest France et celle de Dimitri Deruelle (Elcimaï Ville de Marseille) au Grand Prix Atlantique M 30.

Bien malin celui qui peut d´ores et déjà donner un favori tant les résultats des régates d´avant-saison brouillent les pistes. Fabien Henry (Toulon Provence Méditerranée COYCHyères), Alexis Littoz Baritel (Val Thorens) et Emmanuel Constant (INSA), respectivement vainqueurs en 2007 du classement général amateur et étudiant, vont devoir s´employer pour conserver leur titre.

Les Shades en concert

En marge de la compétition, le Tour de France à la Voile renoue cette année avec la traditionnelle tournée de concert dans les villes étapes. En partenariat avec le magazine Rock & Folk et son rédacteur en chef aux célèbres lunettes noires, Philippe Manœuvre, la scène et l´écran géant du Village Animation seront résolument « rock » avec en vedette Les Shades, des « bébés rockeurs » dont la notoriété ne cesse de grimper suite à leur dernier passage dans le Grand Journal de Michel Denisot ou encore après des « coups de pub » bien orchestrés dans Elle ou le Figaro.

La liste des trente équipages inscrits au Tour de France à la Voile 2008

CLASSEMENT GENERAL
BATISSEURS DU MORBIHAN (Nicolas Pauchet et Victor Lanier)
CAPSPORT – TAHITI ET SES ILES (Teva Plichart)
CDVH 22 MIXTE (Michaël Aveline)
CDVH 22 FEMININ (Claire Leroy)
CHABADABADA… (Jimmy Pahun)
COURRIER DUNKERQUE (Daniel Souben)
ELCIMAÏ – VILLE DE MARSEILLE (Dimitri Deruelle)
MANCHE BASSE NORMANDIE (Nicolas Jossier)
NOUVELLE-CALEDONIE (Vincent Portugal / Ronan Dréano / Bernard Mallaret)
PERPIGNAN MEDITERRANEE (Paul McKenzie)
TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHyères (Fabien Henry)
VILLE DE GENEVE CARREFOUR PREVENTION (Loïc Fuhrer)

CLASSEMENT AMATEUR
BATISSEURS DU MORBIHAN – ESPOIRS (Thomas Audren et Vincent Fresnais)
BIENNE VOILE (Tom Studer)
BRED (Sylvain Chtounder / Hervé Leduc)
NANTES SAINT-NAZAIRE (Erwan Auburtin)
PURFLO VILLE DE SAINT-MALO TEAM SNBSM (François Lebourdais)
T. BRUSSELS REGION DE BRUXELLES CAPITALE (Laurent Declercq et Cyril Michel)
VAL THORENS (Alexis Littoz et Lucas Millieret)
VILLE DU PORT – REGION REUNION (Gabriel Jean-Albert)

CLASSEMENT ETUDIANT
BATISSEURS DU MORBIHAN – ETUDIANTS (Tristan Nuiaouet / Joan Ahrweiller)
BREST GRANDES ECOLES ENSIETA ESC BRETAGNE BREST (Loïc Le Garrec)
CSC – HEC – ECOLE NAVALE (Hervé Gautier, Félix Pruvot)
DEFI ART ET METIERS (Julien Marcelet)
DEFI SCLEROSES EN PLAQUES (Stéphane Venel)
INSA (Emmanuel Constant)
MARSEILLE GRANDES ECOLES (Gaëtan Zulian / Elise Garçin)
SOLIDARITES NOUVELLES POUR LE LOGEMENT (Eric Brezellec)
TEAM VOILE CENTRALE NANTES (Morgan Le Garrec)
Van Uden TUDelft van Oord (Suzanne Leinders et Michiel van der Meulen)

Les points à retenir :

Date de départ : 28 juin 2008 ; date d´arrivée : 24 juillet 2008

10 villes étapes, 1000 milles à parcourir

30 équipages inscrits dont 12 au classement Général, 8 au classement Amateur et 10 au classement Étudiant.

Ville de départ : Dunkerque Ville d´arrivée : Hyères – Toulon Provence Méditerranée

Les villes étapes : Dieppe, Pays Granvillais, Perros-Guirec – Côtes d´Armor, Lorient, Royan, Saint-Cyprien, Port Barcarès, Marseille.

Vainqueurs en 2007 : Toulon Provence Méditerranée CoycHyères (classement Général), Val Thorens (classement Amateur), Les Saisies – Insa (classement Etudiant).

« Plus t’es Sud, plus tu vas vite »

SNEF CLIPTOL SPORT
DR

« La boussole, elle est con : elle indique le Nord alors que tout le monde préfère le Sud… » Cette phrase d’un humoriste ne fera certainement pas rire le petit groupe de bateaux qui mangent toujours leur pain noir dans les hauts du plan d’eau. Les classements de cette traversée de l’Atlantique, un peu comme la boussole, continuent pourtant de les mettre à l’honneur. Dans l’ordre et toujours pointés en tête par Argos, il faut jouer Financo, Athema et certainement Défi Mousquetaires. Coriaces et forts de leur petit matelas de milles d’avance, ils tiennent tête. Pour combien de temps encore ?

Sur l’eau, l’histoire qui se trame depuis plusieurs jours commence à s’écrire. Indéniablement, les adeptes de la Longue Route, tous ceux qui sont allés pêcher l’alizé à des latitudes limites raisonnables, récoltent les fruits de leur option. Et de leur audace. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes par 16° Nord… Là, l’alizé souffle à plein régime pour gonfler les voiles et le moral des troupes. Le pétillant Marseillais, Jean-Paul Mouren, a de quoi se réjouir. Aux côtés de Laurent Pellecuer à bord de SNEF-Cliptol Sport, il n’a pas fini de faire des étincelles. Ce matin, à l’aube, les deux compères sont revenus en force : ils n’affichent plus que 10 milles de retard sur Cercle Vert. Le speedomètre coincé à 11-12 nœuds, ils ont surtout repris la coquette somme de 100 milles en 24 heures sur la tête de flotte. La recette de ce succès et de cette progression à haut rendement ? Ils vont presque deux fois plus vite que Financo & Co.
Même topo du côté de Concarneau-Saint Barth qui avale les milles avec l’appétit d’un ogre et n’a pas son pareil pour rattraper un retard accumulé au prix de son option radicale.

« Plus t’es Sud, plus tu vas vite », résume de son côté Thierry Chabagny à bord de Suzuki Automobiles. Il a tout dit. Dans les quartiers des 18° Nord, il progresse non loin de Cercle Vert à 9 nœuds environ. Si le marin-pilote du bord ne cache pas sa satisfaction d’avoir redémarré et repris du terrain sur les premiers au classement officiel, il ne fait pas mystère non plus de ses craintes au regard de son positionnement. Difficile en effet de contenir le retour des bateaux qui glissent et surfent à l’étage du dessous. Comme quoi tout est une histoire de latitude, une question d’attitude…

Ils ont dit…

KPMG – Bertrand Castelnérac – 7ème au classement de 5h
« On mange notre pain noir comme on dit ! On attend le vent, on espère que ce sera bientôt notre tour de filer avec ceux du Sud. Ça rentre, mais très doucement, on est donc un peu résigné. Cela fait plus de 24 heures que l’on est vraiment dans la pétole, et donc qu’on a du mal à avancer. C’est plus très drôle là ! On aimerait bien aller à St Barth quand même…. En plus les fichiers n’annoncent pas de bonnes nouvelles ce matin. Mais on y croit, on espère un décollage immédiat. Parce que si ça continue, on aura plus qu’à se mettre derrière le paquet du Sud et attendre d’arriver… Pour garder le moral, on essaie de relativiser et de se changer les idées. Ce qui nous fait tenir c’est que l’on espère encore décoller … »

SUZUKI AUTOMOBILES – Thierry Chabagny – 6ème au classement de 5h
« Depuis hier nous avons un peu redémarré. Actuellement on a du vent autour de 20 nœuds, ça glisse pas mal. On trouve ce qu’on attendait ici. Pour l’instant on est moins bien positionné que d’autres bateaux du Sud, mais c’est quand même rassurant de voir l’écart se resserrer avec le groupe du Nord. On ne joue plus le même jeu, on ne peut plus rien faire pour eux et réciproquement, nos systèmes météo sont complètement différents. Maintenant, nos adversaires directs sont les sept bateaux du Sud, c’est avec eux que l’on regarde les écarts de vitesse. Ce matin en l’occurrence, ce n’est pas terrible ! On souffre un peu car nous sommes les plus au Nord. Notre but reste de descendre encore plus Sud, mais le vent ne nous le permet pas, ou alors on risquerait de croiser derrière le groupe et de le payer cher. Donc pour le moment on profite des oscillations. Mais quoi qu’il en soit ça fait du bien, car avant-hier on surfait sur la dorsale et on avait peur qu’elle nous rattrape. Maintenant, on devrait avoir des alizés jusqu’à l’arrivée… »

Nouveau MarinePod de Marine Electronic Services.

MarinePod - MES
MarinePod - MES

Installer la dernière innovation électronique à la barre peut s’avérer difficile, et c’est pour cette raison que Marine Electronic Services vient de lancer une nouvelle gamme de boîtiers étanches pour le matériel électronique portant le nom de MarinePod. La gamme est conçue pour être installée à une barre de type Whitlock ou Edson, et convient donc au système de rail de 9,5 pouces et 12 pouces (24 et 30 cm).

La conception unique du MarinePod permet l’installation des boîtiers sur les deux systèmes grâce à un gabarit (fourni) qui indique les endroits à percer pour les points de fixation. Le MarinePod est fabriqué au Royaume-Uni à partir d’un plastique ABS breveté, qui est résistant aux UV et étanche grâce à un enduit spécial. Pour une somme modique, ils peuvent être pré-taillés à l’usine pour convenir à votre matériel à partir d’un gabarit ou d’un fichier CAD. L’entreprise a déjà des fichiers concernant le matériel le plus répandu comme la Série 4000/5000 de Garmin et les séries ST60, E et C de Raymarine. Les boîtiers s’attachent au rail du puits de compas avec une série de fixations solides en plastique, qui sont fournies de série. Ces fixations en plastique peuvent être remplacées par la gamme Edson en acier inoxydable selon le souhait du client, tandis que les boîtiers sont compatibles avec les bras et les accessoires Edson.

Grâce à une ingénieuse conception, la série de cinq boîtiers peut loger pratiquement toute l’électronique marine, tels que les écrans multifonction de Raymarine, Northstar, Lowrance, Simrad, Furuno et Garmin.

Source : Marine Electronic Services Ltd
www.mesltd.co.uk

Doutes partagés du nord au sud

Eric Peron - Miguel Danet / Concarneau - St Barth
DR

L’équipage de Concarneau Saint-Barth se prendrait-il pour l’animal à longues oreilles d’Alice au Pays des Merveilles ? « En retard, je suis en retard… » Concarneau Saint-Barth, l’œil rivé sur sa montre oignon affole les compteurs et se dirige d’un pas pressé vers la petite compagnie des supporters de Miguel Danet… Et pour l’heure, aucune Alice n’arrive à suivre son rythme. Au passage, l’équipage engrange jour après jour le « Trophée AG2R de la performance solidaire » qui récompense la meilleure performance du jour. Cela sera-t-il suffisant pour combler leur déficit ? Ce n’est pas sûr, mais nombre de marins commencent à lorgner dans la direction d’Eric et Miguel qui, s’ils ne gagnent pas, pourront toujours se dire, tel Cyrano, qu’ils emportent avec eux leur panache….

De panache, la flotte du nord n’en manque pas non plus : accepter de gravir l’Atlantique par la face nord, d’enquiller, comme des braves, des milles au près quand d’autres choisissent le chemin des écoliers pour débouler dans les alizés, témoigne pour le moins d’une sacré force de conviction. C’est ce qu’exprimait Erwan Israël à bord de Défi Mousquetaires : « On a eu la bonne nouvelle de voir Athéma ce matin. C’est assez sympa. Il y a eu deux jours difficiles mais le reste s’est bien passé. Nous n’étions pas avec les cirés. Nous avions 15 nœuds. Il y a deux ou trois fois où l’on s’est demandé ce que nous faisions là. Mais on est content de notre option. On fera les comptes dans quelques jours. » Même son de cloche à bord de Dégremont Suez source de talents : « On a une route mal pavée. Ca fait quasiment dix jours que nous sommes au près. On devrait enfin toucher du vent portant à partir du 6 ou du 7, mais ça reste une route compliquée. On joue plutôt une route nord directe », témoignait Alexandre Toulorge. Avant de reconnaître que « Dans les moments difficiles on se soutient. On apprend à se connaître… » Ce n’est pas la pluie qui tombe sans cesse sur Brest, oh ! Barbara, mais on a connu des jours plus confortables.

Espoir, intox ou résignation ?

Plus au sud, l’heure des comptes approche. Les rescapés de l’option nord, emmenés par Cercle Vert et Suzuki Automobiles tentent de rallier l’autoroute au plus vite. Visiblement, quelques menus travaux sur la bretelle d’accès ont rendu leur progression plus difficile que prévue. « Notre position n’est pas évidente. On fait encore un peu de sud pour toucher l’alizé mais on a du mal à y arriver. Nous faisons un peu moins de route avec un peu moins de vent. On est focalisé sur les gens du sud car le vent est établi jusqu’à l’arrivée. » De toute évidence, le péage du chemin de la délivrance semble devoir se payer au prix fort, cette année. Pendant ce temps, les inconditionnels de la route du sud persistent et signent comme l’équipage de Sojasun qui expliquait sa volonté de continuer à se décaler dans le sud pour rester constamment avec plus de pression que ses petits camarades de jeu.

A ce petit jeu de dupes, la langue de bois reste un sport favori. On veut bien avouer ses inquiétudes mais on les travestit, il s’agit de ne pas se trahir, de ne pas donner prise aux autres équipages qui doutent forcément tout autant… Seuls quelques vieux routiers jouent le jeu de la transparence tel un Dominic Vittet qui avouait avoir perdu ses illusions sur la route nord. Pour l’équipage de Gedimat , il s’agissait de plonger au sud pour tenter de coiffer sur le poteau les anciens collègues de misère. S’il s’avérait qu’Armel et Dominic avaient raison, cela voudrait dire que la route du sud l’aurait emporté et que les leaders de la course depuis le Cap Finisterre baisseraient pavillon. Et Dominic Vittet d’ajouter : « Il existe une certaine cruauté sur cette Transat… » Parole de sage.

(source Transat ag2r)

Adrien Hardy en Figaro avec un nouveau sponsor

Adrien Hardy sponsor Figaro 2008
DR

Après quatre saisons à bord d’un Mini 6.50 et un palmarès qui cumule les victoires et les places d’honneur, Adrien Hardy passe un cap et fait son entrée dans la cours des grands. Grâce à la présence à ses côtés de la société AGIR Recouvrement, ce Nantais de 23 ans s’apprête à s’aligner sur le plus exigeant des circuits, la Classe Figaro Bénéteau. Réputé pour sa pugnacité et sa soif de progression, le jeune navigateur s’annonce comme un sérieux candidat chez les bizuths.
Il avait marqué la dernière Transat 6.50 Charente Maritime-Bahia en la terminant à une incroyable sixième place au classement général après avoir remâté seul son prototype au milieu de l’Atlantique.
Comme une suite logique à cet apprentissage en Mini fait dans les règles de l’art, le nantais pointe aujourd’hui son étrave en Figaro Bénéteau : « M’aligner au départ de la saison 2008 était mon objectif dès l’année dernière. Depuis quelques jours, j’ai le grand plaisir de tirer mes premiers bords, sur mon bateau marqué aux couleurs d’un partenaire qui me soutient, AGIR Recouvrement. J’en suis très heureux. Entrer dans la famille des figaristes est dans la continuité de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent. Ce circuit est un mélange de tout ce que j’aime avec du large et de la régate au contact ; ce que j’ai pu vivre en Mini 6.50 et en dériveur ».

Stéphane Paye, Président d’AGIR Recouvrement, explique ainsi son soutien à Adrien : « La voile est un support qui permet aux gens de s’évader et de rêver. Les navigateurs connaissent parfois des moments difficiles et d’autres heureux. La plupart du temps, ils suscitent l’admiration. Pour une entreprise, l’image est belle et les valeurs très proches de celles que nous défendons chez AGIR Recouvrement. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’accompagner Adrien Hardy, même si nous ne réalisons pas encore que nous avons un bateau à nos couleurs ! Nous sommes partenaires d’un navigateur chaleureux et humain qui nous a tous séduits par sa personnalité. Les collaborateurs ont d’emblée adhéré au projet. C’est leur bateau et c’est ce qui est important».

Le coup d’envoi de la saison 2008 d’Adrien Hardy et AGIR Recouvrement sera donné cette semaine avec une participation à la Transmanche au départ de l’Aber Wrac’h. Cette épreuve, comme la suivante, la Solo Portsdefrance.com à Concarneau, lui permettront de décrocher son ticket d’entrée pour LE grand rendez-vous du calendrier sportif, La Solitaire du Figaro. En préambule à l’épreuve reine, Adrien s’alignera également sur la Course des Falaises et conclura son année par Cap Istanbul… Et il entend bien défendre ses chances sur sa première participation au Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Pour ce faire, il enchaîne les entraînements depuis plusieurs semaines : « J’ai tout fait pour pouvoir disposer de bonnes conditions pour m’entraîner. J’essaie de réunir tout ce que je sais un peu faire pour me donner les meilleurs moyens possibles. Mes objectifs sur la saison sont clairs. Je vise la victoire en classement bizuth sur la Solitaire du Figaro et je rêve d’une place dans le Top Ten sur le Championnat de France de Course au Large en Solitaire ».
De l’ambition et de la motivation à revendre, la confiance d’un partenaire, Adrien Hardy aborde sa première saison Figaro Bénéteau sous les meilleurs auspices : « J’ai un bateau, un excellent sponsor… maintenant c’est à moi de jouer. Il va falloir que je sois à la hauteur…"

Calendrier 2008 d’Adrien Hardy et AGIR Recouvrement :

9 au 11 mai : La Transmanche – Aber Wrac’h
23 au 25 mai : La Solo portsdefrance.com – Concarneau
5 au 8 juin : National Equipages – Locmiquélic
16 au 22 juin : La Course des Falaises – Baie de Quiberon
19 juillet au 17 août : La Solitaire du Figaro – La Rochelle, Vigo, Cherbourg et l’Aber Wrac’h
9 septembre au 11 octobre : Nice, Cagliari (Sardaigne), Syracuse (Sicile), Iraklion (Crète), Bozcaada (Turquie) et Istanbul (Turquie).

130 équipages au Grand Prix de l´Ecole navale

GP ecole navale 2007
DR

Les Mumm 30, voiliers du Tour de France à la voile, dessiné par Bruce Farr, seront en nombre au Grand Prix. Ils arriveront dès jeudi à Camaret sur Mer, plan d’eau et port d’accueil du rond C du Grand Prix de l’Ecole navale. Cette année, les Mumm 30 ont associé le Grand Prix de Pornichet et le Grand Prix de l’Ecole navale en une épreuve du championnat de France de course au large en équipages. Jeudi, les 22 Mumm 30 inscrits arriveront de Pornichet après un ralliement en course (150 milles). Sur le plan d’eau de Pornichet et avant la manche offshore, les Marseillais ont fait fort. Dimitri Déruelle et son équipage ont affiché une belle régularité dans les petits airs. Ils sont suivis de « Manche Basse-Normandie » mené par Cédric Château et « Courrier Dunkerque » de Daniel Souben. Le deuxième acte devrait donc être de haut vol avec Victor Lanier et Fabien Henry en embuscades.

35 J80

Les J80, le petit monotype du chantier J Europe ne sont pas en reste non plus. 35 unités sont attendues pour de franches empoignades. L’équipage de Patrick Bot (Ecole navale), vainqueur de la Coupe de France 2007 de la série, Luc Nadal, un habitué des avant-postes, le nantais Jean Queveau, l’allemand Ulrich Münker, l’Equipe de France Militaire, Pierre Follenfant, vainqueur ce week-end à Bénodet ou encore le talentueux skipper Charles Caudrelier font partie clairement des favoris.
Record de participation aussi chez les Open 5.70 qui seront 38 en anse du Poulmic. De quoi souligner à nouveau la dynamique créée autour de ce petit sportboat rapide et ludique. « Petit Moustic », le voilier basque des Iturbide viendra défendre son titre. Il faudra compter aussi sur les Espagnols de « Ionix », grands agitateurs de la série, la famille Lebrumant « Camenbert Electric » ou encore les demoiselles de l’Ecole navale emmenée par Anne-Claire Leberre.
Grande première cette année avec l’arrivée des Melges 24 au GPEN, ils seront au nombre de 6 et courront avec les Open 7.50 et Longtze Premier.Ces derniers seront l’une des attractions techniques de l’événement avec leur première navigation en Europe. Sébastien Audigane, navigateur Brestois de grande qualité, parrain du Grand Prix, sera à la barre de l’un d’entres eux. L’académicien Erik Orsenna, soutien inconditionnel de Sébastien l’épaulera. Luc Gellusseau, Xavier de Lesquen (China Team) et l’acteur Charles Berling testeront ce nouveau Sportboat made in Chine.

Trois ronds seront plantés en rade de Brest. Le rond C pour les Mumm 30 à Camaret-sur-Mer, le rond A en anse du Poulmic avec les Open 5,70, First 7.5 et 747 OD, le rond B non loin de la pointe d’Armorique avec les J80, les Melges 24, Open 750 et les Longtze premier.
Enfin, notons l’ouverture de l’Ecole navale au grand public le 10 mai. L’occasion de découvrir cette institution à travers de nombreuses expositions et animations. Un match de rugby sera d’ailleurs organisé à 15h30 ce jour entre l’équipe de France Marine Nationale Atlantique et une sélection de l’armée de terre, Région Terre Nord Ouest.

L’Atlantique résiste, le suspense aussi

Nicolas Troussel / Financo
DR

Aux abords de la route directe dans des vents contraires, au gré de l’alizé sur des chemins détournés : dans des conditions radicalement différentes, le même vent d’incertitude l’emporte. Partout sur l’échiquier, les chances de s’échapper et de l’emporter peinent à se manifester. C’est l’anarchie, « la chienlit » presque. A l’aube des 1365 milles qu’il reste à parcourir pour les premiers, le suspense s’intensifie toujours plus…

La barricade du Nord

Au Nord, six bateaux dominent encore et toujours le plan d’eau et le classement. Imperturbables, Financo & Co s’accrochent à leur position, aussi inconfortable soit-elle. Les uns comme les autres n’ont évidemment pas jeté leur espoir par-dessus bord. Bien mieux, ils persistent et signent. Au rythme des dépressions, ils tricotent laborieusement leur sillon. Ils tiennent bon et gardent leurs distances avec le reste de la flotte. Financo, Athema et Défi Mousquetaires, Atlantik FT ou encore Groupe Celeos progressent dans des vents contraires et sur des eaux mal pavées. Ils sont en quête d’« une porte de sortie » qui doit les conduire tout droit sur la route de Saint Barth. Pour eux, « la barricade ferme la rue, mais ouvre la voie. » Ils y croient. Leur obstination et leur pugnacité ne manquent certainement pas de panache.

Désirs et réalités

800 milles plus bas, à des latitudes beaucoup plus douces et confortables, les partisans de la route du Sud récupèrent, eux, les premiers fruits de leur audace. Ils ont encaissé les milles, ils ont dégringolé dans les classements, mais affichent désormais des vitesses de progression qui doivent commencer à éveiller les craintes des bateaux plus timorés dans la quête de l’alizé. Ils ont fait le grand tour, salué les Canaries, longé le Cap Vert. Ils prouvent aujourd’hui qu’ « exagérer, c’est commencer d’inventer ». Ils dévorent les milles avec appétit et se régalent comme l’illustre volontiers le bon moral des marins de SNEF-Cliptol Sport. Ou mieux encore les journées à 245 milles parcourus de Concarneau-Saint Barth. Le speedo bloqué à 10-11 nœuds, ce dernier file comme un avion. Gageons que le slogan de Mai 68 – « Je prends mes désirs pour des réalités car je crois à la réalité de mes désirs » – raisonne à bord de toute son actualité. L’espoir fait vivre. Il donne des ailes. Difficile pourtant de dire jusqu’à quand Concarneau-Saint Barth et ses complices du Sud vont pouvoir grappiller des milles et des places. 400-450 milles valent toujours grosso modo deux jours de retard sur les premiers. C’est bien là le revers de leur réalité…

Les pavés du sud

Au centre, les équipages qui ont misé sur une « route raisonnable » dans des eaux toujours aussi troubles ne lâchent rien non plus. Freinés hier dans le ventre mou de l’Atlantique, ils ont vu leur retard de nouveau se creuser sur la tête de flotte. Tous, de Cercle Vert à Sopra Group, en passant par Suzuki Automobiles ou Lenze, ont concédé une trentaine de milles sur les leaders du Nord. Ils progressent désormais entre 300 et 380 milles. Dans leurs tableaux arrières, les plus extrémistes reviennent en force. Mais l’alizé est bel et bien avec eux et nourrit leurs convictions. Un grand groupe du Sud se forme après deux semaines de course et met le cap sur Gustavia. En marche et en avant. Aura-t-il assez d’élan ? La route de Saint Barth reste semée de pièges et d’embûches. Mais, une certitude demeure. Du Nord au Sud, elle est le moteur de la flotte dans sa lente et laborieuse progression vers l’arrivée : « Sous les pavés, la plage… »


Ils ont dit…

SNEF Cliptol Sport – Laurent Pellecuer (15ème au classement de 5h)

« Ca accélère ! Le vent est encore un peu plus fort et a changé d’angle, donc on s’adapte. La météo est vraiment sympa pour nous, au Sud. Pour Lucky Poupon, Concarneau – St Barth et nous, c’est génial. Dire que l’on peut rattraper Cercle Vert serait s’avancer un peu, mais en revanche je pense que les Nordistes auront beaucoup de mal à rejoindre St Barth avant nous. Nous sommes comme trois avions de chasse à fond les ballons vers St Barth ! Mais bon, il y a encore le temps d’avoir des surprises avant l’atterrissage …
On commence à regarder dans le rétro oui, il est vrai que Concarneau St Barth continue de revenir sur nous, mais en même temps nous sommes dans la même zone météo donc il y a un moment où ils vont ralentir. Actuellement nous avons 22 nœuds de vent et sommes en route directe. Le moral est donc au beau fixe, d’autant plus que ces conditions devraient encore continuer quelques jours… »

SOPRA GROUP – Antoine Koch (12ème au classement de 5h)

« Tout se passe bien, on a franchi la dernière zone sans vent, enfin… On espère que c’était la dernière ! Le vent commence à entrer, et j’espère que c’est aujourd’hui que nous commencerons à toucher les vents plus forts.
Pour moi, le groupe du milieu, c’est-à-dire Cercle Vert, Suzuki Automobiles, Banque Populaire, Sopra Group, va croiser assez proche le groupe du Sud. Nous devrions ne faire qu’un paquet d’ici 24 ou 48 heures, et pour moi c’est ce groupe qui a le plus de chance d’arriver en premier. Le jour de notre arrivée est difficile à évaluer. Nous avons commencé à économiser la nourriture et l’énergie depuis le Cap Finisterre, car nous sentions que la course allait être longue ! L’organisation à bord se passe bien, d’autant plus qu’on a la chance d’avoir déjà navigué ensemble. On se connaît bien, on s’entend bien, on a confiance l’un en l’autre et donc on fait bien marcher le bateau. En revanche nous sommes toujours très concentrés pour mettre nos choix stratégiques en place. Et ce n’est pas fini, le chemin est encore long et nous attendons des nuits sans lune avec des alizés forts. Nous sommes content de notre positionnement, depuis Madère nous sentons que nous sommes dans le bon groupe. »

Derniers rebondissements à Porquerolles

Porquerolles 08
DR

Les différents vainqueurs dans les trois classes en lice, IRC 1, IRC 2 et IRC 3 ne doivent donc leur triomphe qu’à leur seul talent, et à leur capacité à maîtriser un plan d’eau aussi technique qu’enchanteur. Le niveau général des régates, particulièrement relevé cette année, a comblé régatiers amateurs comme professionnels qui inscrivent désormais le rendez vous Porquerollais en lettre d’or dans leurs agendas de course.

"Mistoufle" chez les IRC 1
Dans les Classes des plus "gros" voiliers de la régate, la course du jour revêtait un intérêt particulier puisque l’IMX "Follow Me" à Jérôme Stubler et Alexandre Korniloff était ce matin en mesure de ravir la première place au proto de Jean Marie Gennari, le Vismara "Bella Donna", et de contenir le retour tonitruant du magnifique "Brenta 55" "Imagine". Chose quasiment faite en milieu d’après midi quand "Follow Me " coupait en tête la ligne d’arrivée du parcours "banane" mouillé entre Mèdres et Esterel. Las! le Comité de course disqualifiait le grand IMX 45 pour avoir volé le départ, pour une petite seconde, et négliger de réparer. Reléguer en dernière position de la manche (OCS), les hommes de Stubler, plongeaient à la 3ème place du général.

Match Race gagnant.
La donne était fort simple en IRC 2 au départ de l’ultime "banane" de cette semaine de Porquerolles entre les deux prétendants à la victoire finale ; Les Marseillais de Frédéric Dupeyron sur Shambhala se devaient de contrôler le First 40,7 "Sayann 2" des Sociétaires du CN la Napoule emmenés par Cyril Baillie. Longtemps après que les IRC 1 se fussent élancés, la Direction de course, après moult modifications de parcours, envoyait les concurrents cap à l’ouest, vers Giens et l’Esterel. Mais au petit jeu très "Match race" du marquage, c’est Sayann 2 qui a su au mieux s’accommoder des conditions forcissantes de la journée. En remportant la manche et surtout, en intercalant 6 coureurs entre leur tableau arrière et le X 43 Shambhala, ils montent sur la plus haute marche du podium et prennent du même coup un bel ascendant dans la course au championnat IRC de Méditerrannée.

Magistral Tchin Tchin
Le superbe final du Bavaria "Kick" à Yvon Laout, vainqueur du jour en IRC 3 n’y aura pas suffi. Régulier aux avant postes et auteur de 2 victoires, le A 35 Tchin Tchin à Jean Claude Bertand remporte la Semaine de Porquerolles dans la catégorie la plus dense, quantitativement et qualitativement avec 31 inscrits. La 4ème place du redouté duo Ettore-Fédensieu (William B) sur un autre A 35, derrière les Toulonnais d’Alain Courgnoz eux aussi sur A 35, traduit bien l’âpreté des débats qui ont 4 jours durant animés le plan d’eau entre Giens et Porquerolles. Jusqu’au bout, Jean Claude Bertrand aura hissé haut les couleurs de La Napoule qui flottent ce soir sur la plus haute marche du podium des IRC 3, mais aussi des IRC 2 avec le succès de Cyril Baillie.

Genapi, un voilier "entrepreneurial"
Jean Luc Boixel est Pdg d’une entreprise d’ingénierie informatique nommé Génapi. Il est aussi passionné de voile et régatier émérite. Il a, voici quelques années, choisi de marier intelligemment ses deux passions, en faisant de son joli X 43 le support vivant et dynamique du management de son entreprise. Il constitue ainsi à l’occasion des grandes régates de Méditerranée un équipage en invitant non seulement les cadres de son entreprise mais aussi accessoirement ses clients. Une fois en mer, et dans l’exiguïté du cockpit, les comportements se modifient et les réflexes de solidarité, de prise de décisions éclatent au grand jour. Toute la semaine aux mains de son skipper François Ruby, Génapi se classe en milieu de tableau dans sa classe des IRC 2.

Anecdotique  :
87 femmes ont participé à cette dixième édition de la semaine de Porquerolles. La parité reste loin sur un total de près de 650 coureurs…
Trois pays étaient représentés, la France, l’Italie et la Belgique.
C’est la Société nautique de Saint Tropez qui a envoyé le plus important contingent de coureurs, avec 26 marins. La SN Bandol vient en second avec 24 représentants. On note la présence de marins Havrais, Rouennais et Dunkerquois.

Commentaires :

Jérôme Stubler (Follow Me) : "Nous avons la chance de disposer d’un voilier performant à toutes les allures, et qui aime particulièrement le petit temps. Nous avons pu réaliser d’excellentes manches, sans avoir un seul mauvais résultat à déplorer. Ceci est d’autant plus satisfaisant que nos deux principaux protagonistes, "Bella Donna" et Imagine" sont deux protos, alors que "Follow Me" est un IMX 45 de série. L’équipage est constitué d’une bande de copain autour d’Alexandre Korniloff et de moi-même. Cette semaine a, de nouveau, été une réussite, avec de magnifiques parcours, notamment le côtier, mouillés au coeur de la baie d’Hyères…"

Jean Claude Bertrand, Tchin-Tchin, vainqueur en IRC 3 : "Après plusieurs tentatives infructueuses, nous remportons la Semaine de Porquerolles. C’est un bonheur énorme, pour tout l’équipage et moi-même. il a fallu se bagarrer car notre Classe était non seulement nombreuse mais aussi très relevée. Cette victoire est de bon augure pour la suite de la saison sur le championnat IRC-UNCL que nous avons déjà remporté par le passé…"

Cyril Baillie, Sayann 2, Vainqueur en IRC 2 : " Cette dernière régate était particulièrement tactique pour nous puisque ayant totalement manqué notre parcours côtier avant hier, nous étions condamné à l’emporter aujourd’hui, avec de surcroît une belle marge. C’est ce que nous avons fait et j’en remercie l’équipage, constitué de jeunes qui disputent le tour de France à la voile. C’est un véritable dépaysement de venir régater à Porquerolles. On se croirait par instant aux Caraïbes. La jauge IRC a vraiment permis de resserrer le niveau et donc d’offrir des régates de très haut niveau."

Frédéric Dupeyron, Shambhala : " Ce fut une nouvelle fois une superbe semaine, avec le vent instable habituel. La bagarre avec Sayann2 a été superbe. Elle tourne à leur avantage et je ne peux que m’incliner devant leur talent et les féliciter. Le plateau était cette année superbe, avec de magnifiques unités. Notre équipage marseillais a fait un super boulot dans des conditions de vent très changeantes, sur un plan d’eau qui demande une vigilance et une anticipation de tous les instants."

Alain Fédensieu, William B. : "Nous terminons au pied du podium, ce qui constitue évidemment une déception. Nous n’avons pas très bien navigué et payons notre manque de préparation sur ce bateau. A notre décharge, nous n’avons pas navigué sur le bateau que nous attendions et nous n’avions pas tous nos réglages sur "William B." Ceci dit, nous avons pris un énorme plaisir à naviguer ici à Porquerolles qui nous a de nouveau offert toute sa magie."

Georges Keller, membre du Comité d’organisation : "Une très belle semaine de Porquerolles. Le Comité de course a fait l’unanimité des coureurs autour des compétences réunies par Nathalie Pébérel et Jean-Pierre Mannetstatter. Le niveau sportif progresse d’année en année, avec un plateau très relevé, et c’est notre souhait d’élever aussi le niveau de la qualité de notre accueil. Nous souffrons à cet égard d’un manque de moyens, car dans l’esprit, la convivialité et l’ambiance très bon enfant ont de nouveau régné en dehors des régates. Porquerolles clôt sur une belle note cette 10ème semaine mais notre actualité printanière se poursuit avec la Porquerolles’ Cup du 10 au 11 mai qui réunira plus de 100 bateaux. Viendra ensuite la très attendue "Twelve", réunion prestigieuse des 12 m JI (Supports de la Coupe de l’America de 1958 à 1987). 25 voiliers de tradition viendront régater entre Porquerolles et Port-Cros les 13, 14 et 15 juin à l’occasion de la Porquerolles Classic.

Classement général final de la 10ème Semaine de Porquerolles :

IRC 1
1 –  BELLA DONNA / VISMARA 46 QB / GENNARI Jean Marie
2 –  IMAGINE / BRENTA 55 / ARGELLIES Gilles
3 –  FOLLOW ME / IMX 45 / KORNILOFF Alexandre
4 –  GERANIUM KILLER / A 40 / METENIER Charles
5 –  FAUVE / DUFOUR 44 Q.B. GTE / NICOLAI Paul
6 –  LADY FIRST / GRAND SOLEIL 50 GTE / DREAU Jean Pierre
7 –  ADRENALINE / SYDNEY 46 / ENGEL Gilles
8 –  LATAKA- BE / A 40 / BOUTRY Philippe
9 –  DOLCE VITA  /FIRST 53F5  / ANDRE Gildas
10 –  JAVELOT / JAVELIN 44 QB / AVAZERI Marc
11 –  LOUP CERVIER / FUTURA 51 / LE FOURNIER Yannick

IRC 2
1 – SAYANN 2 / FIRST 40.7 / BAILLIE Cyril
2 – SHAMBHALA / X 43 / DUPEYRON Frederic
3 – KAYA  /J 122 / SAINT ANDRE Philippe
4 – MAGIC SIMCA /  IMX 40 / LAVAYSSE Laurent
5 – FAST WAVE 3 / IMX 40 / CHARMY Laurent
6 – EXO.7 / FIRST 40.7 Q.B.REG D / MATHIEU Denis
7 – CAP CODE IV / FIRST 45 / NITARD Patrick
8 – JACANDA 2 / IMX 40 / DUPONT Christian
9 – GENAPI / X 43 / BOIXEL Jean Luc
10 – ELECTRON / FIRST 40.7 Q.B. REG / GRE Gerard
11 – NO EXCAPE / X 412 / FLORY Bernard
12 – ORNEN / J 120 / ASPERTI Georges
13 – VITAMINE  / FIRST 40.7 / CAYOL Jean-Pierre
14 – LIBERTY / X 442 / DUPUY Michel
15 – YODA / GRAND SOLEIL 40 / BOUVET Franz
16 – NINOTCHKA / X 442 / MONNIER Alain
17 – EQUINOXE / X 442 / BARRE Philippe
18 – CORALION / SUN FAST 43 Q.B / VELLIEUX Fabrice
19 – SALUD / CLASSIC 38 / REARD David
20 – LEXINGTON / X 40 / BRUGIERE Jean Paul
21 – HIPPOCAMPE III / HANSE 430 / GIMENEZ Yves
22 – ANDANTE / GRAND SOLEIL 45 Q.B. / MARCHANT Bernard
23 – SAVANNAH / CENTURION 45 / RODER Stephane
– LOVIN ‘IT / FIRST 40.7 / PIOT Stephane

IRC 3
1 – TCHIN TCHIN / A 35 / BERTRAND Jean Claude
2 – KICK / BAVARIA 38 MATCH / LAOUT Yvon
3 – VILLE DE TOULON / A 35 / CHOURGNOZ Alain
4 – WILLIAM B / A 35 / ETTORE Philippe
5 – DESIRADE / GRAND SOLEIL 37 / BERTHELOT Christian
6 – ALHENA 3 / A 35 / DE MAURY Pierre
7 – FEELING GOOD / FIRST 36.7 / LEVY Daniel
8 – ALCIDIA / X 35 / NICOLAS Guy
9 – GLENN ELLEN / IMX 38 QB / TIAN Dominique
10 – ALTHINIMAX / J 109 / DE PASSEMAR Xavier
11 – SATISFAXION / X 34  / CANOVAS Antoine
12 – BULTHAUP / IMX 38 / DARMON Michel
13 – ARCHITEUTHIS / DUFOUR 34 / FESTINO Jean Marc
14 – SEMAPHORE / BAVARIA 35 MATCH / SAUTIEUX Richard
15 – CALAGAN / IMX 38 QB / FRANDJIAN Patrick
16 – MISS JUJU / J 109 Q.B.SG  / PICON Jean Marc
17 – SAMSARA / JOD 35 QB / CHANUT Eric
18 – R X TOY  / X 35 / VERNET Eric
19 – SCHERZO II / FIRST 34.7 Q.B  / MARTIN Jean Claude
20 – JEDI / J 109 / LEJARS Francois
21 – RAKAM / FIRST 36.7 PTE / BOUE Jean-Louis
22 – COCHISE / J 105 / MILLE Daniel
23 – X. PRESSO / X 362 / SPORT POLI Patrick
24 – NUSANTARA / A 35 / LACAZE Pierre
25 – ALBACOR IV / J 109 / PEZIN Jean Louis
26 – FLEUR BLEUE / FIRST 36.7 / Q.B.REG DESCORPS Philippe
27 – GALANGA / J 109 / DE SAIGNES Philippe
28 – TOM TOM ET NANA 3 / ELAN 340 Q.B  / FOGEL Claude
29 – JARO 7 / X 35 QB  /MUSSO Alberto
30 – HOMMAGE / DUFOUR 40 / FRANCOIS Philippe
31 – J25 / JOD 35 / MARAVAL Michel

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