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Nicolas Troussel tient bon sa barre de champion

Financo transat AG2R
DR

Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier) s’est d’abord offert la première manche de la Course des Falaises, à l’heure du déjeuner, dans un vent de force 2 se renforçant progressivement. "Il fallait choisir le bon côté du plan d’eau en fonction de la rotation du vent qui s’installait sur la baie, ce n’était pas simple", expliquait-il juste après avoir coupé la ligne, devant Nicolas Troussel et Jeanne Grégoire (Banque Populaire), très à l’aise dans ce vent de force 2.

La deuxième régate, toujours sur un parcours banane (allers-retours face au vent), permettait aux 37 Solitaires d’accélérer la cadence avec le vent qui se renforçait. Fred Duthil (Distinxion Automobiles) prenait vite les commandes de la flotte, choisissant les bons bords, alors qu’il avait navigué du mauvais côté du plan d’eau dans le petit temps de la première manche. Ronan Treussart (Groupe Céléos), quatrième le matin, confirmait son aisance sur ces parcours techniques et signait une deuxième place conquise de haute lutte devant les étraves de Gérald Véniard (Macif), Gildas Mahé et Nicolas Troussel, classé cinquième de la manche.

Le vent continuait de fraîchir en milieu d’après-midi et le comité de course envoyait les 37 Solitaires sur un petit parcours côtier animé d’une brise de force 4, pour clore la journée en beauté. Cette fois-ci Gérald Véniard prenait le meilleur d’entrée de jeu pour virer la bouée de dégagement une courte étrave devant Erwan Tabarly (Athema) et Isabelle Joschke (Synergie). Un long bord de vent arrière mené à vive allure permettait à Fred Duthil, à Laurent Pellecuer (Plante.Sante.net) et à Eric Drouglazet (Luisina) de recoller dans le sillage de Gérald Véniard et Erwan Tabarly. Eric Drouglazet jouait le plus beau coup de la longue remontée face au vent pour virer la bouée Bugalet, située devant l’Ecole Nationale de Voile. Il virait en effet cette bouée une toute petite étrave devant celle de Macif qui accélérait et reprenait vite l’avantage sur la dernière ligne droite. Gérald Véniard ne cédait pas sous la pression du "Droug" et lui faisait même un joli pied de nez en coupant la ligne d’arrivée après une bataille navale très serrée sous le regard de Erwan Tabarly, seulement trois longueurs derrière les duellistes. Nicolas Bérenger (Kone Ascenseurs) emmenait le peloton en quatrième position. En terminant neuvième de cette troisième régate, Nicolas Troussel s’installait au poste de leader, avant les sept manches qui reste à courir d’ici vendredi soir.

Aujourd’hui, le même programme est prévu et le vent devrait être encore un petit peu plus soutenu, juste pour le bonheur des régatiers.

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Energies autour du Monde : ça innove !

EAM
EAM

Le projet, dirigé par Vincent Ducher sur le plateau nautique des grands voiliers au cœur de La Rochelle, rassemble les ambitions sportives de trois skippers de renom, Yannick Bestaven – Ronan Guérin -Yves Parlier, et les avancées technologiques d’ingénieurs recrutés spécialement pour concevoir et gérer des programmes centrés sur les énergies renouvelables au service de la performance en mer.. Vaste programme !

La nature n’est pas avare de sources inépuisables telles que le soleil, le vent, la mer. Les exploiter en course, dans un contexte parfois violent, est « un défi tout à fait possible », déclare Yannick Bestaven, « à condition de se donner les moyens de développer et de tester des systèmes alternatifs dans des conditions extrêmes et dans un souci de performance sportive. La course au large, et tout particulièrement le Vendée Globe, constituent le terrain d’investigation et de médiatisation de prédilection ».

1 – Cervin EnR
« Besta » comme on le surnomme dans le milieu, n’a pas tardé à lancer ses investigations sur son 60’ IMOCA « Cervin EnR » qui vient d’accomplir un triplé initiatique : trois transatlantiques en moins de six mois, deux courses en solitaire et une en double (la Transat Jacques Vabre, la B to B (Bahia – Bretagne) et la Transat Anglaise) . Trois lignes d’arrivée en bonnes places. Un classement de bonne augure à quelques mois de la grande boucle et une somme de données et de mesures qui sont analysées à chaque arrivée. Une nouvelle série de tests est programmée sur la course retour Canada – France – la Transat Québec – Saint Malo Départ le 20 juillet , arrivée à Saint Malo vers le 4 août.

Attention, le plus vieux bateau de la flotte pourrait bien être équipé des systèmes les plus novateurs pour assurer l’alimentation électrique du bord : hydrogénérateur, panneaux photovoltaïques et éoliennes.

2 – Solarinox
Le Figaro de Ronan Guérin vient de rafler la deuxième place de l’AG2R en empruntant la bretelle Sud de la route antillaise. Encouragé par ce premier mistral gagnant, le spécialiste du véhicule électrique, Solarinox, accompagne Ronan dans les trois prochaines courses en solitaire de la saison 2008 :
– La Course des Falaises à Quiberon du 16 au 20 juin
– La Solitaire du Figaro du 19 juillet au 17 Août – Départ de La Rochelle
– La Cap Istanbul du 9 septembre au 11 octobre – Départ de Nice

3 – Et, à cette heure précise, donc Suisse, Yves Parlier présente au Bol d’Or un prototype spectaculaire : le cata-kite « Solarinox » qui illustre la volonté d’Energies Autour du Monde d’encourager aussi les projets de recherche et développements en matière d’hydrodynamique et d’aérodynamique.
L’Extra-terrestre arcachonnais, réputé pour sa capacité à relever les défis, a conçu un hydroplaneur tracté par un cerf-volant. Ce catamaran de 25 pieds (7,60 m) et seulement 112 Kg exploite les énergies naturelles d’une façon innovante en associant trois techniques de pointe : le kite, les panneaux photovoltaïques et les coques à redan.
Yves en a fait la démonstration sur le lac Léman, avec son équipier Maxime Sokolinski : la voile de 24 mètres se lève et la traction soulève le bateau qui file tout allégé avec une excellente stabilité.

Notons que l’écurie Energies Autour du Monde s’est aussi enrichie d’un département au nom évocateur « Génération Electrique Innovante » en collaboration avec les acteurs régionaux impliqués dans le développement durable telles que la DRIRE, la Région Poitou Charente et le Centre de recherche pour l’architecture et l’industrie nautique.

Source : Energies Autour du Monde
www.energiesautourdumonde.com

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Club Croisière : hommage et navigations.

Cluc Croisiere Pen Duick
Cluc Croisiere Pen Duick

"Il y a dix ans, un grand marin qui nous est cher disparaissait, laissant derrière lui une histoire légendaire, que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Je n’ai pas eu le privilège de côtoyer Eric Tabarly, mais j’ai eu le bonheur depuis quelques années de naviguer sur les bateaux que ses rêves et ses idées visionnaires ont transformés en réalité, et qu’Arnaud Dhallenne a eu le mérite de continuer à faire naviguer depuis plus de 20 ans.

La presse spécialisée dans son ensemble rend en ce moment hommage à celui de nos marins qui a su conquérir le cœur des Français, de par son talent, sa force mais surtout sa simplicité. Nous ne pouvions rester sans voix en cette période de souvenir, et c’est pourquoi nous avons choisi cette date pour vous apporter des nouvelles fraîches de nos navigations en cours et à venir. Eric aurait sans doute aimé que l’on se plonge avec bonheur dans de nouveaux projets de navigation plutôt que de rester prostrés à regretter le passé, en tout cas, je me plais à y croire… L’homme aimait la mer et les bateaux, et l’hommage que nous lui rendons est, simplement, de continuer à les faire vivre, avec vous.
 
Pen Duick VI a donc rejoint le 7 mai dernier ses frères, grands par l’âge mais tous plus petits par la taille, devant la Cité de la Voile Eric Tabarly à Lorient. La « petite » mésange a encore fait sensation, menée par Arnaud Dhallenne et 20 anciens équipiers d’Eric, le 17 mai dernier, en accostant à la voile…leur clin d’œil commun à l’inauguration de la toute nouvelle Cité de la Voile, et à leur héros qui lui prête son nom…dont on connaît le goût pour les manœuvres traditionnelles !

Depuis, le beau ketch noir continue d’accumuler les milles tranquillement en Bretagne Sud, jusqu’en juillet prochain où il sera présent au beau rassemblement de Brest 2008, entouré des quatre autres Pen Duick. L’ex goélette, Pen Duick III, est revenue près de nos bureaux passer un mois de juin à St Malo, avant de rejoindre elle aussi ses congénères à Lorient avant les festivités de Brest.

Pour l’été, nous vous invitons à nous rejoindre à bord de Pen Duick III ou Pen Duick VI, pour de très belles croisières, vers l’Irlande, la Galice, ou encore les Iles Scilly. A partir de fin juillet donc, nous vous invitons à embarquer avec nous, pour des navigations sympathiques et abordables, autant du point de vue nautique que de celui du porte monnaie… Au programme donc des navigations hauturières riches (la Manche, le Golfe de Gascogne), mais aussi du cabotage et de belles découvertes en perspective sur place… L’occasion de profiter de l’atmosphère chaleureuse des pubs Irlandais, de déguster une pinte au célèbre « Mermaid », ou encore de découvrir le Nord Ouest de l’Espagne et ses splendides côtes, les plus sauvages du pays,  sans oublier ses petits ports de charmes, où l’on déniche à coup sur d’excellents poissons frais !

Nous sommes désormais heureux co-propriétaires, Arnaud et moi, d’un magnifique plan Frers en alu de 20m, très confortable tout en restant considérablement performant ! Ce dernier, le bien nommé Paradise, nous attend en Italie, et nous commencerons dès cet été à croiser avec sur la belle méditerranée… Il nous reste quelques places en Croatie début Juillet, puis ce sera en Août que vous pourrez nous rejoindre, pour deux sublimes croisières, des Iles Lipari à la Corse. Pour les amoureux de beaux bateaux…qui recherchent aussi une jolie cabine et une qualité de vie incomparable !

En septembre, nous proposons également de beaux week-ends au départ de Marseille, pour aller profiter de la beauté incomparable des calanques jouxtant Cassis. Nous serons également présents à St Tropez, pour l’incontournable Nioulargue et son spectacle exceptionnel.
 
Et pour les inconditionnels des voyages lointains, sachez que Southern Star continue son périple autour du continent Nord Américain, et que le Cap Horn et l’Antarctique n’attendent que vous l’hiver prochain, à bord de Tarka, Sauvage, Esprit d’Equipe, Boulard ou Baltazar ! Je vous invite également à découvrir notre programme « Ski-Voile » sur Paradise pour 2009, et la suite de son parcours étonnant, le tout étant en ligne sur notre site : www.club-croisiere.com !"

Texte : Juliette, Club Croisière Pen Duick

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50 équipages au Record SNSM

Record SNSM 2007
DR

Pour sa quatrième édition, le Record SNSM change de format en proposant deux parcours selon la taille des voiliers sur un trajet aller-retour au départ de Saint-Nazaire. Les bateaux de plus de cinquante pieds iront virer une bouée devant Saint-Malo, soit 568 milles, tandis que les plus petites unités iront jusqu’à Saint-Marine à l’embouchure de l’Odet, soit 250 milles. Les prévisions météorologiques s’annoncent très favorables pour améliorer les temps de référence entre Saint-Nazaire et Saint-Malo (13h 26’ 49’’ en multicoque Orma, 1j 3h 12’ 59’’ en monocoque Imoca, 1j 3h 13’ 11’’ en multicoque 50 pieds) et il faut s’attendre à ce que les records tombent lors de cette Semaine du Record SNSM. Une brise modérée de secteur Sud est en effet programmée pour dimanche 22 juin au soir, se renforçant en gagnant vers l’Ouest puis tournant lentement au secteur Sud-Ouest dans la nuit. Cette situation pourrait permettre au premier des trimarans Orma de descendre sous les douze heures entre Saint-Nazaire et Saint-Malo, tandis que les monocoques IMOCA et les multicoques 50 pieds devraient atteindre la cité corsaire en moins d’une journée ! Le retour vers Saint-Nazaire devrait être un peu moins rapide puisque les bateaux auront à affronter un vent de Sud-Ouest modéré entre Saint-Malo et le raz de Sein… Pour les plus petites unités, ces conditions météorologiques sont aussi très favorables pour boucler le parcours aller-retour entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine en un peu plus d’une journée. La majorité des concurrents pourraient ainsi être revenue dès mardi matin.

La mer en confiance

La Société Nationale des Sauveteurs en Mer tient à mettre l’accent cette année, sur l’information des plaisanciers et des marins sur la disponibilité des sauveteurs, disponibilité qui s’appuie sur la solidarité et la prévention. Ainsi, le principal instrument de sécurité en mer reste la VHF sur le canal 16 et le numéro de téléphone 1616 afin de se mettre en contact avec les CROSS chargés de diriger les opérations de sauvetage en mer. D’autre part, le port de la brassière, équipement de plus en plus aisé à porter en toutes circonstances, est plus que recommander pour se donner la garantie de flotter en surface au moins trois heures. Enfin, la formation à la sécurité est indispensable et il ne faut pas manquer de saisir toutes les occasions pour se perfectionner au sein des fédérations sportives, des écoles de voile, des stages de sécurité ISAF et des journées de prévention organisées par les sauveteurs en mer. C’est pourquoi la Semaine du Record SNSM propose un ensemble d’animations à partir du vendredi 20 juin pour les écoles mais aussi pour les plaisanciers et les pratiquants d’activités nautiques.

Programme de la Semaine du Record SNSM

Vendredi 20 juin
*09h00 : ouverture du village Record SNSM et chaîne d’inscription
*19h00 : soirée des équipages
Samedi 21 juin
*10h00 : régates de J-80 dans le bassin du port du pêche
*11h00 : interviews des skippers
*14h00 : dédicace des skippers
*15h00 : démonstration de sauvetage en mer
*19h00 : fête de la musique, concert sur le quai et sardinade au profit de la SNSM
Dimanche 22 juin
*10h00 : briefing des skippers
*11h00 : dédicace des skippers
*11h30 : baptême des voiliers SNSM Côtes d’Armor, SNSM Le Croisic et 600 vies sauvées par leur marraine Anne Liardet
*15h00 : premier éclusage des bateaux de moins de 50 pieds
*16h00 : deuxième éclusage des bateaux de plus de 50 pieds
*18h00 : départ donné par Jacqueline Tabarly
Lundi 23 juin
*12h00 : point sur la course avec vacations radio en direct sur le quai Demange
Mardi 24 juin
*Arrivées des premiers bateaux
*12h00 : point sur la course avec vacation radio
Mercredi 24 juin
*18h00 : remise des prix sur le quai Demange

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Groupama 3 repousse d’un an sa tentative autour du monde

Groupama 3 - Franck Cammas
DR

Le 18 février dernier, alors qu’il possède un jour d’avance sur le record d’Orange, Groupama 3 est victime d’une grave avarie sur le flotteur bâbord. En quelques secondes, le maxi trimaran skippé par Franck Cammas se retourne. Cinq jours plus tard, grâce à une formidable chaîne de solidarité, Groupama 3 est remis à l’endroit dans le port de Dunedin puis chargé à bord d’un cargo. Après cinq semaines de mer, le trimaran recordman de la traversée de l’Atlantique est déchargé à Lorient puis convoyé au chantier Multiplast qui l’a construit.
Alors que liste des travaux à entreprendre est longue comme un jour sans vent, les architectes et ingénieurs n’ont pas encore déterminé avec certitude la cause de l’avarie. Experts et membres du bureau d’études du team Groupama envisagent toutes les hypothèses : « Fatigue des matériaux ou choc avec un objet flottant peuvent être à l’origine de l’avarie. Ce dont nous sommes certains, c’est que la construction n’est pas en cause » précise le team manager, Stéphane Guilbaud.

Carbone monolithique
à la place du nid d’abeille

Dans ces conditions, l’armateur Groupama prend rapidement sa décision : « Groupama 3 doit être réparé dans les règles de l’art afin d’être en mesure de poursuivre sa campagne de records dans les meilleures conditions. Prendre des risques en travaillant vite n’aurait aucun sens car, au-delà de la performance, c’est de la sécurité de notre équipage qu’il s’agit. Reporter d’un an la tentative de conquête du Trophée Jules Verne est la meilleure décision à prendre aujourd’hui » déclare Frédérique Granado, directeur de la communication du groupe.
A ses côtés, le skipper Franck Cammas poursuit « les maxi trimarans comme Groupama 3 sont de plus en plus rapides. Dans les mers fortes et croisées comme celles que l’on affronte dans l’océan Indien, les chocs sont d’une rare violence. Vivre à bord devient parfois presque impossible. Forts de cette expérience, nous avons décidé de changer les deux flotteurs en remplaçant le sandwich nid d’abeille-carbone par du monolithique carbone. Groupama 3 va être un peu plus lourd tout en restant performant ».
Le team manager Stéphane Guilbaud précise : « Changer les deux flotteurs rallonge de près de deux mois la durée des travaux. Au lieu d’être remis à l’eau début novembre, Groupama 3 ne pourra quitter le chantier Multiplast avant le mois de janvier. Autant dire qu’il sera alors trop tard pour tenter de conquérir une nouvelle fois en 2009 le Trophée Jules Verne ».

Pour l’armateur Groupama : « Nous faisons, depuis plus de dix ans maintenant, confiance à Franck et à son équipe. C’est eux qui sont à bord, par beau comme par mauvais temps. La tentative de conquête du Trophée Jules Verne est reportée d’un an, mais nous allons nous attaquer à d’autres records comme celui de la traversée de la Méditerranée ou même tenter d’améliorer notre propre record sur la traversée de l’Atlantique en 2009 » conclut Frédérique Granado.
Et Franck Cammas de renchérir : « Avec Groupama 3, nous avons déjà battu quatre records. Le Trophée Jules Verne se fait désirer mais nous ne baissons pas les bras. Grâce à Groupama, nous allons non seulement réparer le trimaran mais aussi l’améliorer. Toute l’équipe y travaille et il le mérite bien car c’est un fabuleux bateau. Et nous attendons déjà l’hiver 2009-2010 avec impatience » ajoute le skipper qui s’entraîne à bord de Groupama 2 pour disputer le Trophée SNSM dont le départ sera donné à St Nazaire le 22 juin prochain.

Les quatre records de GROUPAMA 3 :
1. Record de la Route de la Découverte à 21,7 noeuds de moyenne
2. Record Miami – New York à 27 noeuds de moyenne
3. Record de distance parcourue en 24 heures à 33,08 noeuds de moyenne avec 794 milles
4. Record de la traversée de l’Atlantique à 29,26 noeuds de moyenne en moins de 100 heures

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C’est parti pour le « Mini Cordouan »

Mini Fastnet
DR

« Le choix du parcours s’est fait assez rapidement, ce matin », explique Philippe Coatmeur, directeur de course du Mini Fastnet. « La situation critique sur la mer d’Irlande se confirmait. Pas de Fastnet donc cette année, mais le parcours vers la Gironde est sympa, tactique, avec le passage du Raz de Sein, Yeu, l’approche de la BXA au large du phare de Cordouan à l’ouvert de la Gironde et le retour vers Douarnenez qui s’annonce ouvert d’un point de vue stratégique. Il y a une belle flotte, un bon niveau, il devrait y avoir du jeu ! »

Une décision qui s’imposait
Tourner le dos au Fastnet n’a pas été une décision facile à prendre, mais elle s’imposait : « je sais bien que certains skippers auraient préféré aller se frotter à la dépression en mer d’Irlande, nombre d’entre eux ont le bagage technique pour l’affronter, mais la prudence s’impose toujours… en tant qu’organisateur de course je ne peux me permettre d’envoyer sciemment une flotte de 70 voiliers dans des conditions risquées, c’est impossible », commente le directeur de course.

« Il faudra être à l’affût ! »
Ce lundi, finis les palabres, place à la course ! Tout le monde était prêt à partir et content d’y aller : « cette journée de délai nous a permis de tout bien préparer dans le détail, c’est un luxe rare ! » remarquait Laurent Bourguès (Adrénaline).
Et plus personne ne songeait à remettre en question le parcours Sud : « Nous sommes très contents car il va y avoir du jeu ! Il y a pas mal de coups à faire, avec des rotations de vent à bien négocier et des vents faibles au large de la Gironde. Ça va être une course compliquée, une course de marins. Il faudra être à l’affût ! C’est aussi une course d’endurance, il ne faudra pas se griller au début car la route est longue et le retour sera difficile. Il faudra être bien frais et dispo pour négocier le passage de la chaussée de Sein…», détaille Antoine Debled (Régions Job.com)

Une course en trois temps
Dans un premier temps, les coureurs devraient descendre assez rapidement vers le sud à la faveur d’une brise portante de secteur Nord d’une quinzaine de nœuds : une allure technique qui va solliciter les marins, tandis qu’ils devront négocier une rotation des vents vers l’Ouest. Le passage obligatoire de la flotte entre Yeu et la côte limite en revanche les options stratégiques.

A l’approche de la bouée BXA (située à 13 milles du phare du Cordouan, au large de l’embouchure de la Gironde), la brise devrait s’essouffler. Complètement ou pas ? Pour combien de temps ? Là, c’est un peu l’inconnu : cette transition entre deux systèmes météo va sans doute donner du fil à retordre aux marins. Beaucoup de choses peuvent se jouer là. Des brises thermiques* pouraient également pimenter l’affaire.

Enfin, le retour vers la Bretagne sera à nouveau venté, rapide car effectué vent de travers : un beau et long run de vitesse certes, mais pas seulement… il pourrait aussi y avoir du jeu car cette fois, les skippers seront libres de choisir leur route : large ou côte ? Telle sera la question.
Après 3 jours et 3 nuits de course la lucidité et la fraîcheur physique des marins s’inviteront en invités d’honneur pour le final de ce parcours Sud.

« Les bateaux risquent d’être groupés au début, ça va être à fond sous spi, sur la route directe. Il faudra faire de la vitesse puis bien gérer la zone de transition entre la descente et la remontée. Après, les premiers qui vont toucher du vent risquent de faire la différence », résume Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais – Ripolin).

Alors, qu’il soit Nord ou Sud, le terrain de jeu de ce Mini Fastnet ou « Mini Cordouan » devrait satisfaire la soif de compétition et l’appétit de large des concurents : « Nord ou Sud, ça ne change pas grand-chose en termes d’objectifs sportifs, ça reste une course ! », confirmait Benoît Amlaric (Tchao) avant de partir en mer.

Les premiers concurrents sont attendus à partir de jeudi, 19 juin, à Douarnenez.

* Parcours du Mini Fastnet 2008 : Douarnenez (en passant par l’intérieur de l’île d’Yeu) – Bouée BXA – Douarnenez : env. 500 milles.

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Victoire d’Alinghi à Hyères

Alinghi vainqueur à Hyères
DR

Lors du dernier jour de course à Hyères, ce sont les deux équipes engagées dans la prochaine l’America’s Cup, Alinghi et TEAMORIGIN, qui ont dominé la flotte. Chacun des équipages a remporté trois manches cet après-midi et seulement 3 points les séparaient au milieu de l’après-midi.

Les Anglais de TEAMORIGIN ont donné le ton de la journée en remportant les deux premières courses dans un vent de 20 nœuds, qui a entraîné des figures spectaculaires, à la limite du dessalage. TEAMORIGIN, skippé par le champion en titre de l’Ishares Cup Rod Greenhall, a démontré leur expérience sur Extreme 40 en dominant la flotte. Ed Baird et son équipage, sur Alinghi, a été constamment à l’attaque lors de la deuxième course, mais n’ont pas pu réussir à passer TEAMORIGIN.

En milieu d’après-midi tandis que le vent faiblissait, le vainqueur de l’America’s Cup, Ed Baird sur Alinghi reviens dans le match en remportant 3 manches consécutives. Lors de la quatrième course TEAMORIGIN termine en 7ème position, il semblerait que la chance les a quitté ?
La 18ème et dernière manche de cet événement a été exceptionnelle. La ligne d’arrivée, placée juste devant les centaines de spectateurs amassés sur la digue garantie le spectacle. Avec seulement 12 points séparant les 2 leaders et une dernière course comptant double, TEAMORIGIN attaque dès la ligne d’arrivée. Alinghi coincé au centre de la flotte voit sa chance de victoire s’envoler.

TEAMORIGIN vire la dernière bouée en tête et s’envole vers la ligne d’arrivée. Alinghi, revenu à la 6ème place n’est pas encore garanti d’accéder à la première marche du podium. Mais tandis que la flotte empanne, Alinghi se faufile entre la digue et ses concurrents de façon à remonter sur deux d’entre eux et finalement couper la ligne en 4ème position.

Ed Baird, skipper d’Alinghi : “C’est génial de clôturer le weekend de cette façon, l’équipe a fait du super boulot dans des conditions difficiles dont nous ne sommes absolument pas habitués.

Rob Greenhalgh, skipper de Team Origin, est également ravi de son résultat et surtout d’avoir fait pression sur Alinghi jusqu’au bout. “Nous avons été très lent sur l’une des manches, on l’a très mal vécu. Mais, lors de la dernière course on est revenu dans le match, on a retrouvé toute notre vitesse.”

Fred Le Peutrec, star française de la voile, a navigué avec l’équipage de iShares ce weekend. Il nous raconte ces impressions: “C’est ma première expérience en Extrème 40, j’ai trouvé ça excellent. J’adore le multicoque, particulièrement ici à Hyères où les conditions de vent sont exceptionnelles. Je crois que ces bateaux-là prennent toute leur dimension quand il y a du vent justement, on peut naviguer sur une coque, aller très vite et donner du spectacle de manière très très intense sur ces parcours très courts. On a eu énormément de plaisir, un peu frustré de ne pas avoir fini mieux car on est tout prêt des places dans les 5 premiers, mais bon c’est aussi ce qui fait le charme de ces épreuves, comme elles sont très courtes, le vainqueur est celui qui fait le moins d’erreurs. »

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Quiberon accueille un record de 37 Solitaires

arrivee Financo st barth
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Créée en 1998 au Havre et organisée depuis 2006 par SailingOne (Groupe Eurosport), la Course des Falaises est désormais une épreuve annuelle du Circuit Figaro Bénéteau et du Championnat de France de Course au Large en Solitaire : en juin les années paires et en septembre les années impaires. Quiberon est son port d’attache, au moins jusqu’en 2012 inclus.

La spécificité de la Course des Falaises est d´être la seule épreuve "technique" du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. C´est-à-dire qu´elle est composée exclusivement de parcours diurnes : bananes entre deux bouées, petits parcours côtiers et seulement une course côtière d´environ six heures : le Tour de Belle-Ile. Mettre ainsi 37 solitaires sur de tels parcours relèvera de l’exercice de style. Les lignes de départ, tout comme les passages de bouées, promettent d’être riches en émotions… Jean-Paul Vallégant, l’excellent Président du Comité Course, est fin prêt pour lancer le premier départ, demain, mardi 17 juin à 10h30.

Parmi les 37 solitaires en lice à la conquête du titre de Nicolas Troussel, outre le local de l’étape, Franck Le Gal (Lenze – Ville de Quiberon), on retrouve tous les ténors de la spécialité, dont Laurent Pellecuer (Plante-Sante.net), récent vainqueur de la Transat AG2R. Fred Duthil (Distinxion Automobiles), brillant deuxième de La Solitaire du Figaro 2007 est de la fête lui aussi, comme Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), troisième de cette même Solitaire du Figaro et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), deuxième du Figaro 2006. Notons aussi le retour de Gérald Véniard (Macif) avec son nouvel armateur, sans oublier Gildas Morvan (Cercle Vert) et Eric Drouglazet (Luisina), deux piliers de la Classe Figaro toujours à l’affût d’un joli coup.

Trois parcours quotidiens sont au programme mardi, mercredi et jeudi. Vendredi est réservé au Tour de Belle-Ile, le grand parcours (6h00 à 8h00) de la Course des Falaises 2008. Samedi sera consacré au Grand Prix de Quiberon, un show nautique en trois actes pour le plaisir des Solitaires, de leurs invités et du public.

La météo est optimiste, idéale pour les régatiers : 10 à 15 nœuds pour la mise en jambes de mardi, puis une brise soutenue de force 4 à 5 mercredi, qui se confirmera jeudi. La Baie de Quiberon se présentera donc aux 37 solitaires sous ses plus beaux atours à l’occasion de cette Course des Falaises 2008.

* Le Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2008 comprend : La Course des Falaises (15 au 21 juin), La Solitaire du Figaro (19 juillet au 17 août) et la Cap Istanbul (9 septembre au 11 octobre).

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Sébastien Col remporte la Coupe de Corée

Sébastien Col
DR

Lors de la

finale, il fallait gagner trois duels pour obtenir le titre, ce que

l’équipe française a réussi à faire au terme de quatre matches face à

Ian Williams et Team Pindar. Réaction de l’intéressé, "C’est une

épreuve fabuleuse, parce que c’est un endroit où on reste près du

littoral pour le plaisir des spectateurs, mais où on peut également

retrouver des vents favorables pour bien naviguer."

Pendant le premier

duel, Col a pris un bon départ et en creusant l’écart à la première

bascule du vent gardait une bonne avance sur Ian Williams. Le spectacle

devenait plus passionnant lors de la deuxième rencontre, car c’est

Williams, qui a pris le meilleur départ et menait jusqu’au dernier

bord, lorsque Col a réussi à obliger le Britannique à lofer afin de

passer devant la marque. Col a attaqué, mais a obtenu une pénalité

juste avant la ligne d’arrivée. La confrontation devenait très âpre

avec la colère qui montait des deux côtés, car Col ne pouvait pas

exécuter sa pénalité avant que Williams ne s’écarte. Le match a terminé

avec la victoire du Britannique, qui revenait donc à égalité avec Col.

Williams est devenu un peu trop agressif pendant la phase de pré-départ

de la troisième course et la pénalité l’a retardé, permettant au

Français de cavaler en tête. Le champion en titre a montré toute sa

détermination dans le quatrième duel et dominait jusqu’à 30 secondes

avant la fin du parcours. Il a forcé une pénalité sur Col, mais

celui-ci a pu l’effectuer et accélérer rapidement pour prendre une

petite avance, toujours sous la menace d’un retour de Williams. Pour le

français, il restait encore une pénalité à exécuter sur la ligne, mais

il l’a fait magistralement et a pu glisser en tête sur la ligne

d’arrivée.

Une grande réussite pour Col et son équipe, qui empoche 75 000 dollars,

et une succès populaire en Corée, car plus de 350 000 spectateurs

auront assisté à l’épreuve cette semaine, le double de ce

qu’attendaient les organisateurs.

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Team Origin victime du Mistral

Team Origine
DR

Nick Moloney, skipper de BT, était également très excit par cette journée: “Je suis remontée à bloc! Avant le départ, nous nous étions mis d’accord pour y aller tranquille et ne rien casser. Mais une fois dedans, l’adrénaline est montée, et nous n’arrêtions pas de nous encourager entre nous pour nous motiver. C’était génial!”

Après une matinée à quai à attendre que le mistral tombe, le comité de course a décidé de lancer 3 courses cet après midi dans un vingtaine de noeuds de vent.
Hyères/ Jour 1 – Team Oman
Hyères/ Jour 1 – Team Oman
Pierrick Contin/DPPI/OC Events

BT, skippé par Nick Moloney, et Oman Sail se disputent la tête du classement. BT a remporté les deux premières courses de la journée et Oman la troisième.

“Dans la seconde manche, nous menions à la bouée au vent, avec Team Origin juste derrière”, Nous raconte Nick Moloney après la course, “Ils sont revenus sur nous puis on les a repassés… À la dernière marque, je hurlais sur le bateau : Cette fois ils ne passeront pas, allez les mecs!!”
Très à l’aise sur le premier bord, Team Origin s’est glissé entre Oman et Alinghi à l’approche de la seconde marque du parcours, mais la situation s’est rapidement compliquée.

“Basiquement, nous aurions dû nous retrouver juste derrière Oman Sail, mais nous avons dû changer de route pour eviter de taper leur tableau arrière – on s’est déportés, on a planté l’avant du bateau et on s’est retourné.”
Avec un Mistral soufflant en rafale à 30 noeuds en baie d’Hyères, le comité de course a décidé de renvoyer la flotte au port après la 3ème course. Au moins 6 manches sont prévues demain.

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