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Mise en jambe musclée et première surprise

Trophee Jean Stalaven
DR

Seulement 8 multicoques ont pris le départ ce matin, puisque Avocet de Jean François Lilty a dématé hier lors de son convoyage le menant à Saint Quay Portrieux. C’est dans des condtions de vent et de mer toniques (20-25 noeuds) que la première manche a été lancée, sous forme de parcours côtier. Les bateaux se sont élancés en face du Port d’Armor, pour un parcours d’un dizaine de milles effectué en environ une heure.
C’est Crèpes Wahou! De Franck Yves Escoffier qui s’est emparé de la tête de la course dès le franchissement de la ligne. Derrière, la lutte a fait rage pour les places d’honneurs et c’est Victorien Erussard qui tira le mieux son épingle du Jeu.
Tout semblait donc joué et Crèpes Wahou! se dirigeait vers une victoire facile, quand, coup de théatre, Franck Yves Escoffier et son équipage sont passés à côté de la ligne d’arrivée, ce qui les a contraint à faire demi tour afin de la franchir. Pendant ce temps Victorien Erussard, à bord de son trimaran, a fait une belle remontée et franchi la ligne le premier.

Commentaires :

*Hervé Cléris* « Prince de Bretagne »:
« Du soleil et du vent!C’est parfait pour faire du bateau… Les conditions étaient relativement musclées pour une mise en jambe. Surtout que l’on navigue avec un équipage hétéroclite et quelques invités. Le plan d’eau est magnifique à Saint Quay même. Il est un peu étriquer donc on doit pas mal manoeuvrer et donc faire bosser l’équipage »

*Franck Yves Escoffier* « Crèpes Wahou! »
« Il y avait plus de vent que prévu et l’on manquait un peu de concentration. C’est pour cela que l’on rate la ligne d’arrivée. On s’est rattrapé dans les runs où l’on a navigué jusqu’à 26 noeuds. Le plan d’eau est tactique et c’est toujours un plaisir de naviguer à Saint Quay!

Manche 1 (Parcours Côtier)_
1 *Laiterie de Saint Malo* Victorien Erussard
2 *Crêpes Whaou!* Franck Yves Escoffier
3 *Port Medoc* Franck Yves Escoffier
4 *Forget Formation* Pascal Quintin
5 *Prince de Bretagne* Hervé Cléris
6 *Coach Academie* Philippe Bousquet
7 *Délirium* Hervé de Carlan

Manche 2 (Runs de vitesse)_
1 *Crêpes Whaou!* Franck Yves Escoffier
2 *Laiterie de Saint Malo* Victorien Erussard
3 *Port Medoc* Franck Yves Escoffier
4 *Forget Formation* Pascal Quintin
5 *Prince de Bretagne* Hervé Cléris
6 *Coach Academie* Philippe Bousquet
7 *Délirium* Hervé de Carlan

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Victoires en série !

Francisoc Lobato
DR

Intouchable ! Le Portugais Francisco Lobato (Looking for…) qui avait déjà impressionné en 2006 alors qu’il débutait dans le circuit Mini et qu’il effectuait sa première grande course océanique après avoir pratiqué le Laser à haut niveau, a frappé fort cet été entre Les Sables et les Açores… Fort de deux saisons de mise en jambe, il s’est imposé magistralement en reléguant le premier prototype (mais futur voilier de série…) classé à plus de treize heures ! Pourtant les conditions étaient plus que favorables aux Mini plus légers, plus puissants, plus toilés, mais la première étape a décapité la flotte : manque de préparation, avaries de gréement, d’appendices, d’énergie ou de pilote, abordage… ont eu raison de trois des derniers-nés des prototypes tandis que ceux qui restaient encore en course étaient soit des Mini d’ancienne (voir de très ancienne génération :1991-92), soit ont connu moult déboires sur cette première étape particulièrement sollicitante pour les machines.
 
Plus de huit noeuds de moyenne !
 
Il ne restait donc pas vraiment d’opposition pour Francisco Lobato parmi les prototypes puisque seul Cultisol-Institut Curie (Stéphane Le Diraison) et Kickers (Sébastien Picault) semblaient en mesure de tenir tête à la cadence infernale imposée par le Portugais. Mais le premier se voyait contraint à l’abandon suite à des soucis de barre de flèche et ralliait La Corogne, tandis que le second devait faire face à de multiples petites avaries qui l’obligeaient à s’arrêter plusieurs fois pour réparer… Francisco Lobato devait donc surveiller sur ce parcours retour entre Horta et Les Sables d’Olonne, essentiellement Pierre Rolland (D2- Marée Haute) arrivé une heure derrière lui aux Açores, et Jérôme Lecuna (I feel good) qui concédait un peu moins de deux heures, les autres solitaires étant à plus de huit heures.  
 
Mais rapidement le vainqueur de la première étape donnait le rythme et lâchait Pierre Rolland tandis que Jérôme Lecuna devait parer des problèmes d’énergie et de pilote… L’affaire était entendue car le Portugais avait particulièrement bien préparé son bateau et sa course en ne faisant aucune erreur d’appréciation, de trajectoire, de manoeuvre ou de barre : Looking for… arrivait aux Sables d’Olonne avant même le lever du jour jeudi, avec douze minutes d’avance sur le prototype de Sébastien Picault qui réalisait un beau retour malgré tous ses ennuis à répétition. Un peu plus de six jours et demi pour avaler les 1 270 milles entre Horta et la Vendée à une moyenne de 8,12 noeuds ! Et un score sans appel :victoire pour la première étape et pour la seconde en temps réel, victoire avec treize heures de marge sur le second voilier de série et le premier prototype…
 
A suivre à quelques minutes…
 
Les places pour le podium parmi les voiliers de série étaient a contrario âprement disputées car quatre solitaires en finissaient avec le golfe de Gascogne à quelques milles les uns des autres ! Et si on attendait le Britannique Oliver Bond (Base Camp) pour s’adjuger la seconde place au classement général, une mésaventure de dernière minute changeait la donne : voulant récupérer un peu de la fatigue accumulée avant d’atterrir, le Britannique s’endormait… pour se réveiller brutalement sur les roches du phare des Barges ! Heureusement, le skipper se sortait rapidement de ce mauvais pas même si le bateau avait un peu souffert structurellement, mais la perte de temps d’une demie-heure suffisait à lui faire perdre aussi sa deuxième place au général… C’est donc Charlie Dalin (Antalis) qui réalise ce joli hold-up après une course prudente mais parfaitement gérée en ne concédant que sept minutes à l’arrivée aux Sables d’Olonne. A suivre, l’Italien Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) marquait l’entrée en force des étrangers au tableau d’honneur avec une trajectoire remarquablement maîtrisée.  
 
Au milieu de la matinée, Damien Guillou (Demi-Clé) et Mathis Prochasson (Manu Poki) apportaient sur les pontons une grande bouffée d’écume : tout sourire malgré de nombreux bricolages à effectuer pratiquement tous les jours (safran, drisse, bout dehors…), ils racontaient avec enthousiasme et chaleur leurs surfs à près de vingt noeuds sur une mer creusée et déferlante… Que du bonheur ! Le tempss’écoulait mais le vent qui devait tomber dans l’après-midi restait finalement au rendez-vous et dans une brise d’une quinzaine de noeuds de secteur Ouest, les arrivées se succédaient par vagues successives. Avec des écarts parfois ridicules… Ainsi entre Pierre Rolland et Jérôme Lecuna, seules quatre minutes les séparent alors que Pierre-Yves Lautrou ne leur concède que vingt minutes !  
 
Le reste de la flotte va donc bénéficier de ce vent installé à l’Ouest qui va progressivement tourner vers le Nord, ce qui ne devrait pas trop ralentir les poursuivants, sauf ceux qui sont vraiment en queue car une zone orageuse va les prendre dans sa nasse la nuit prochaine : une nuit qui s’annonce extrêmement dureà vivre et très lente, surtout lorsque les skippers sont en panne d’électricité à l’image de Maxence Desfaux (Matmut), Marine Feuerstein (C20), Luc Le Pape (Lop Lop)…
 
 
Arrivées aux Sables d’Olonne
1-Francisco Lobato (Looking for…) jeudi à 3h 15’ 00’’ en 6j 12h 15’ 00’’
2-Sébastien Picault (Kickers) jeudi à 3h 27’ 02’’ en 6j 12h 27’ 02’’
3-Oliver Bond (Base Camp) jeudi à 7h 30’ 08’’ en 6j 16h 30’ 08’’
4-Charlie Dalin (Antalis) jeudi à 7h 37’ 58’’ en 6j 16h 37’ 58’’
5-Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) jeudi à 8h 03’ 42’’ en 6j 17h 03’ 42’’
6-Damien Guillou (Demi-Clé) jeudi à 10h 32’ 50’’ en 6j 19h 32’ 50’’  
7-Mathis Prochasson (Manu Poki) jeudi à 13h 31’ 20’’ en 6j 22h 31’ 20’’
8-Pierre Rolland (D2-Marée Haute) jeudi à 15h 31’ 15’’ en 7j 00h 31’ 15’’
9-Jérôme Lecuna (I feel good) jeudi à 15h 34’ 05’’ en 7j 00h 34’ 05’’
10-Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) jeudi à 15h 53’ 40’’ en 7j 00h 53’ 40’’
 
Temps de course cumulé sur deux étapes (voiliers de série)
1- Francisco Lobato (Looking for…) en 18j 20h 50’ 49’’
2- Charlie Dalin (Antalis) en 19j 09h 07’ 03’’
3- Oliver Bond (Base Camp) en 19j 09h 41’ 38’’
4- Jérôme Lecuna (I feel good) en 19j 10h 56’ 34’’
5- Damien Guillou (Demi-Clé) en 19j 14h 21’ 19’’  
6- Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) en 19j 20h 26’ 20’’
7- Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement) en 19j 22h 47’ 38’’
8- Mathis Prochasson (Manu Poki) en 20j 11h 11’ 10’’
 
Temps de course cumulé sur deux étapes (voiliers de série)
1- Pierre Rolland (D2-Marée Haute) en 19j 09h 57’ 00’’
2- Sébastien Picault (Kickers) en 21j 02h 48’ 23’’

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Gitana 13 dans le train de l´Océan Indien

Gitana 13 pacfique Nord
DR

Le détroit de la Sonde, qui sépare les îles indonésiennes de Sumatra et de Java, est désormais dans le sillage de Gitana 13. La nuit dernière, peu après 3 heures du matin (heure française), le maxi-catamaran de 33 mètres a glissé ses étraves dans cette passe étroite de 12 milles de large : « Cette première partie de parcours était la plus délicate à gérer et nous nous en sortons plutôt bien. Avant notre départ de Hong-Kong, les prévisions les plus optimistes nous donnaient un temps de 8 jours pour atteindre le détroit de la Sonde. Au final, nous parcourons les quelques 2 000 milles de cette première partie en 6 jours 16 heures. C’est une belle satisfaction, d’autant que la météo ne nous a pas été très favorable ; des journées de près interminables et un passage de l’équateur assez complexe» résumait Lionel Lemonchois ce matin.

Cette entrée dans l’Océan Indien marque un changement de régime pour les marins du Gitana Team. Après une semaine passée sur des mers fermées – Mer de Chine et Mer de Java -, à tirer des bords de près, Gitana 13 glisse désormais au portant sur un Océan Indien plus vallonné. Profitant des alizés de Sud-Est bien établis, les dix marins vont enfin pouvoir exprimer tout le potentiel du maxi-catamaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild : « L’alizé de Sud-Est est bel et bien au rendez-vous ! Il souffle entre 22 et 25 nœuds, ce qui nous permet de mener Gitana 13 à des vitesses proches des 25-30 nœuds. La mer se forme progressivement et l’ambiance se fait plus humide sur le pont du navire. Les marins de quart ont troqué leur tee-shirt contre un ciré plus adapté à ces nouvelles conditions de navigation. Tout semble être réuni pour que notre traversée jusqu’à l’île de la Réunion se fasse à un rythme soutenu… les grands surfs nous attendent !» se réjouissait le skipper de Gitana 13.

Analyse météo de la deuxième partie du parcours : L’Océan Indien

Sylvain Mondon, fidèle routeur à terre du Gitana Team, nous pose le « décor »  des 4 500 milles à venir : « Les alizés de Sud-Est sont bien établis dans l’Océan Indien. Ces vents très favorables permettront à Lionel Lemonchois et à son équipage de maintenir une vitesse moyenne autour de 25 nœuds pour toute la première moitié de la traversée de cet océan. Ce flux d’alizés réguliers est produit actuellement par deux vastes anticyclones : le premier proche de l’Australie et le second proche de l’Afrique. Ces deux systèmes se décalant lentement vers l’est en se renforçant, le deuxième anticyclone va s’installer entre les iles Kerguelen et la Réunion et s’étendre sur toute la largeur de l’Océan Indien samedi 23 août. Une petite houle de sud-sud-est légèrement favorable accompagne le maxi-catamaran. La progression de Gitana 13 va donc être assez rapide pour les quatre jours à venir. Ensuite, il faudra bien se positionner pour négocier plusieurs passages de fronts au sud de Madagascar, avant d’atteindre le cap de Bonne-Espérance. La deuxième moitié de traversée sera moins directe et la navigation au près redeviendra dominante dans une mer de plus en plus formée à l’approche du continent africain ».

Un peu d’histoire sur la Route du Thé

Au-delà de son attrait commercial, la Route du Thé s’imposa au cours du XIXème siècle comme l’une des grandes courses navales. En 1868, Bernard Weymouth construisit le Thermopylae à Aberdeen en Ecosse. Dès son voyage inaugural, le Thermopylae joignit Melbourne en 63 jours, une performance incroyable pour l’époque. C’est pour le défier que fut construit en 1869, à Dumbarton en Ecosse, le Cutty Sark ; le clipper le plus célèbre de tous les temps.

Les chiffres du jour
Départ de Hong-Kong : jeudi 14 août à 9h55’32’’ (heure française)
Jeudi 21 août à 9h46’ (heure française)
Latitude : 07°11.75 S – Longitude : 103°28.65 E
Vitesse sur 4 h : 26,3 nœuds – vitesse moyenne depuis le départ : 13,29 nœuds
Distance restant à parcourir : 11 000 milles

L’équipage de Gitana 13
Quart n°1 : Lionel Lemonchois (Skipper / chef de quart / barreur) / Olivier Wroczynski (régleur /responsable informatique et énergie)  / David Boileau (N°1 responsable accastillage)
Quart n°2 : Ludovic Aglaor (chef de quart / barreur) / Laurent Mermod (régleur) / Ronan Le Goff (N°1)
Quart n°3 : Pascal Blouin (Chef de quart / barreur) / Ronan Guérin (régleur) / Léopold Lucet (N°1, responsable intendance et médical)
Hors quart : Dominic Vittet (navigateur)
Les records de Gitana 13
Route de l’Or (New York – San Francisco, via le Cap Horn) : en 43 jours 3 minutes 18 secondes (février 2008)
Traversée du Pacifique Nord (San Francisco – Yokohama) : en 11 jours 12 minutes 55 secondes (avril 2008)
Yokohama – Dalian : 3 jours 20 heures 19 minutes et 11 secondes
Dalian – Qingdao : 23 heures 50 minutes et 20 secondes
Qingdao – Taiwan : 3 jours 52 minutes et 15 secondes
Taipei – Hong-Kong : 1 jour 58 minutes 27 secondes

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Bond, Dalin et Apolloni aux Sables

Les Sables-Les Açores :   Bond
DR

Oliver Bond (Base Camp), troisième à l’approche des Sables d’Olonne, n’était pas assuré de la deuxième marche sur le podium des voiliers de série au classement général : à Horta, le Britannique avait fini cinquième en 12j 17h 11’, à neuf heures du leader Francisco Lobato (Looking for…), mais comme Jérôme Lecuna (I feel good) second aux Açores en 12j 08h 35’ connaît depuis plusieurs jours des problèmes de pilote, il ne pouvait plus l’inquiéter au cumul des temps, tout comme Fabien Sellier (Yemaya) quatrième à Horta en 12j 16h 50’ 11’’… Il ne restait donc plus que Charlie Dalin (Antalis) troisième lors de la première étape avec à peine une heure de marge sur Oliver Bond, qui pouvait ainsi espérer s’octroyer la place de dauphin… Mais comme la brise était encore présente ce jeudi matin au large de la Vendée avec une douzaine de nœuds de secteur Sud-Ouest, il a fallu compter jusqu’aux minutes pour connaître le second de cette deuxième édition des Sables-Les Açores-Les Sables ! Surtout que le Britannique s’est fait une grosse frayeur : « J’avais décidé de me reposer un peu avant de finir et je ne me suis pas réveillé à temps : mon bateau s’est mis sur les roches des Barges ! J’ai réussi à m’en sortir tout seul mais j’ai bien perdu une demie-heure dans l’histoire et mon bateau est un peu abîmé. Mais quelle étape ! Du portant tout le temps, de la brise, des surfs… »
 
Arrivées en cascade
 
Et Charlie Dalin pouvait ainsi se profiler à seulement un petit mille du tableau arrière du Britannique, suffisamment proche pour se voir attribuer la seconde marche du podium au classement général des voiliers de série, avec un peu plus d’une demie heure de marge sur Oliver Bond. Derrière, un autre étranger, l’Italien Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei), progressait à plus de dix nœuds vers l’arrivée et finissait très fort avec moins d’une demie heure d’écart… A suivre, Damien Guillou (Demi-Clé) est attendu vers 10h00, puis il faudra patienter jusqu’au début de l’après-midi pour voir s’approcher Mathis Prochasson (Manu Poki) et au moins trois heures de plus pour que le deuxième prototype, celui de Pierre Rolland (D2-Marée Haute), termine cette deuxième étape : il serait assuré alors de s’imposer dans cette catégorie car l’architecte skipper accumulait plus de deux jours d’avance aux Açores sur Sébastien Picault (Kickers). Le peloton avec Arnaud Vasseur (Nat’Che), Jérôme Lecuna, Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement), Sébastien Stéphant (Déphémèrides)… devrait atterrir sur les côtes vendéennes à la tombée de la nuit mais la brise va progressivement mollir ce jeudi après-midi…
 
Arrivées aux Sables d’Olonne
1-Francisco Lobato (Looking for…) jeudi à 3h 15’ 00’’ en 6j 12h 15’ 00’’
2-Sébastien Picault (Kickers) jeudi à 3h 27’ 02’’ en 6j 12h 27’ 02’’
3-Oliver Bond (Base Camp) jeudi à 7h 30’ 08’’ en 6j 16h 30’ 08’’
4-Charlie Dalin (Antalis) jeudi à 7h 37’ 58’’ en 6j 16h 37’ 58’’
5-Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) jeudi à 8h 03’ 42’’ en 6j 17h 03’ 42’’

Temps de course cumulé sur deux étapes
1- Francisco Lobato (Looking for…) en 18j 20h 50’ 49’’
2- Charlie Dalin (Antalis) en 19j 09h 07’ 03’’
3- Oliver Bond (Base Camp) en 19j 09h 41’ 38’’
4- Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) en 19j 20h 26’ 20’’
5-Sébastien Picault (Kickers) en 21j 02h 48’ 23’’

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Grand Chelem pour Francisco Lobato

Francisoc Lobato
DR

Il restait encore une jolie brise de secteur Sud-Ouest d’une bonne quinzaine de noeuds et une belle mer ondulée par la houle du grand large lorsque les deux premiers de cette étape retour entre Horta et Les Sables d’Olonne se sont présentés à quelques encablures l’un de l’autre ! Un finish éblouissant puisque Francisco Lobato (Looking for…) et Sébastien Picault (Kickers) ont navigué quasiment à vue depuis plus de 24 heures… Et ce n’est que sur les derniers milles que le Portugais a fait la différence pour s’imposer une nouvelle fois puisqu’il avait déjà remporté en temps réel, la première étape ! Déjà vainqueur de la précédente édition en 2006, Francisco Lobato a réalisé une première dans le circuit Mini en amenant un voilier de série en haut du podium, face à une armada de prototypes qui ont connu de nombreuses avaries depuis le départ des Sables d’Olonne le 26 juillet dernier.

Une belle moyenne !
En franchissant la ligne d’arrivée à 3h15’ (heure française) ce jeudi matin, Francisco Lobato effectue le parcours en six jours douze heures et quinze minutes à une moyenne supérieure à huit noeuds ! Mais le Portugais a été sous pression depuis plusieurs jours lorsque Sébastien Picault a effectué une belle remontée pour passer devant, se faire dépasser, repasser encore devant pour finalement concéder douze minutes à l’arrivée. Derrière, Oliver Bond (Base Camp) a fait le break face aux trois autres voiliers de série qui jouaient une place sur le podium : Charlie Dalin (Antalis), Riccardo Apolloni (MaVie pour Mapei) et Damien Guillou (Demi-Clé). Le Britannique devrait donc se présenter sur la ligne d’arrivée vers 7h00 alors que ses poursuivants directs ne devraient être en vue des Sables d’Olonne qu’en fin de matinée. Pour le peloton, la journée de jeudi s’annonce difficile car le vent s’écroule très nettement au fond du golfe de Gascogne et une zone orageuse sur le cap Finisterre s’étend vers Gijon : les derniers Mini tels Benoît Sineau (Cachaca) et Maxence Desfeux (Matmut) vont donc avoir beaucoup de mal à finir
avant la remise des prix de dimanche soir !

Arrivées aux Sables d’Olonne
1-Francisco Lobato (Looking for…) jeudi à 3h 15’ 00’’ en 6j 12h 15’ 00’’
2-Sébastien Picault (Kickers) jeudi à 3h 27’ 02’’ en 6j 12h 27’ 02’’
Temps de course cumulé sur deux étapes
1-Francisco Lobato (Looking for…) en 18j 20h 50’ 49’’
2-Sébastien Picault (Kickers) en 21j 02h 48’ 23’’

ITV de Francisco Lobato
« Il y a eu vraiment beaucoup de mer ! Jusqu’à huit mètres de creux et de grosses déferlantes… J’admets avoir eu peur parce que l’an passé, j’ai chaviré avec des vagues comme celles-là et deux d’entre elles m’ont renversé sur le côté : les bateaux sont tout de même petits et on a réussi à passer. Je suis content d’être arrivé parce que cette course a été très difficile par rapport à l’édition précédente de 2006.
C’était super de sortir des Açores, d’envoyer le spinnaker et de faire presque tout le parcours au portant ! Et à l’aller, même si nous avons eu du mauvais temps, il y a eu des nuits tellement belles… Pas de lune, au près avec dix noeuds, un ciel avec plein d’étoiles, pas un bruit, juste le chuchotement du bateau qui glisse dans la mer, plein d’animaux, des dauphins, des oiseaux, une baleine ! C’était magique…
Par rapport à 2006, la course était différente : il y avait peut-être moins de niveau pour cette édition et beaucoup d’abandons, en particulier chez les prototypes. Mais la course commence avant le départ, quand on se prépare et quand on prépare le bateau. Et le gros temps fait le tri après… Quand je suis arrivé premier au scratch aux Açores, j’étais surpris même si depuis deux ans, j’ai toujours fini premier ou deuxième sauf sur la Mini Transat où j’ai eu plein de galères, mais parmi les voiliers de série… Habituellement, il y a déjà plein de prototypes qui sont arrivés, mais là ! C’était un rêve de finir en tête avec un voilier de série… Alors sur les deux étapes et au classement général ! Ce n’est pas logique parce que les prototypes sont quand même plus rapides…
Il y a deux ans, on a tiré un peu plus sur les bateaux, mais là, vu les conditions de mer et les avaries, il a fallu être prudent par moment. On avait été massacré lors de la première étape et il a fallu gérer ce retour parfois proche de la survie… Il fallait savoir lever le pied. Mais j’ai fait des journées superbes avec des pointes à vingt noeuds, des surfs à seize noeuds.
Cette saison a été difficile pour moi parce que je n’avais plus de sponsor et je me suis autofinancé. J’utilisais les voiles de l’année dernière et je n’ai pu faire que le minimum d’optimisation au chantier d’hiver. J’espère trouver un partenaire pour la prochaine Mini Transat… et pour le futur, pouvoir m’essayer sur le Solitaire du Figaro. Le parcours est très intéressant et plus dur que la Mini Transat. Il y a plus de paramètres stratégiques à appréhender avec l’anticyclone des Açores, les dépressions, les fronts, les dorsales… Il y a plus de portes qui s’ouvrent et qui se ferment, plus de champ d’expression tactique. C’est stimulant et météorologiquement très enrichissant.
Le bateau est en bon état à l’arrivée : je n’ai cassé que le bout dehors parce que le vent est monté brusquement à trente noeuds sous spinnaker et le bateau est parti en surf puis en vrac alors que je me reposais à l’intérieur… Heureusement, j’avais un tube de rechange mais à part ça, je n’ai eu aucun souci technique. J’ai beaucoup appris ces deux dernières années : il y a deux ans, je n’avais presque aucune expérience du grand large et cette fois, j’étais l’un de ceux qui avait le plus de milles en Mini. »

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Le 4ème Trophée des Multicoques Jean Stalaven-Côtes d’Armor

Le Trophee des Multicoques Jean Stalaven-Cotes d Armor
DR

Un Joli plateau
Les 22, 23 et 24 août prochain se déroulera, à Saint Quay Portrieux, la 4ème édition, du Trophée Jean Stalaven-Côtes d’Armor, réservé aux multicoques de 50 pieds (15,24m) . Pour cette édition l’on attend au moins 9 bateaux, dont celui de la star de la classe , Franck Yves Escoffier sur son Crêpes Wahou!, récent vainqueur la Transat Quabec Saint Malo et tenant du titre du Trophée.
Son plus direct challenger sera sans aucun doute le jeune Victorien Erussard sur le Trimaran Laiterie de Saint Malo, qui l’année dernière avait posé quelques difficultés au leader incontesté de la classe.
D’autres concurrents assureront le spectacle et joueront aussi leur chance.
Parmi eux, l’on peut citer Hervé Cléris qui fait cette année son retour sur le circuit 50 pieds, et a fait une très belle prestation sur la Transat à bord de son voilier Prince de Bretagne et Lalou Roucayrol récemment  arrivé sur le circuit 50 pieds Open, après une très belle carrière en Trimaran 60 pieds.

Un événement tourné vers le spectacle et le public

Le Trophée Jean Stalaven-Côtes d’Armor est depuis son origine tourné vers le spectacle et le public. En effet, l’organisation de course met un point d’honneur a garantir un spectacle nautique digne des magnifiques machines que sont les Multicoques 50 pieds facilité par le plan d’eau de Saint Quay Portrieux qui forme un véritable stade nautique.

Le programme de course est établi pour que le public à terre puisse bénéficier au maximum du spectacle. Ainsi chaque journée compétition alterne entre parcours côtiers le matin et runs de vitesse le long de la digue du port de Saint Quay Portrieux.

Une attention toute particulière a été donnée à l’animation sur le port puisqu’un village sera monté avec de nombreux stand et l’accès aux pontons des multicoques sera libre d’accès pour le public.
Un concert sera organisé le samedi soir avec la présence du groupe Calico. Celui ci sera suivi d’un feu d’artifice tiré de l’ancien port.

Programme
Port d’Armor – Saint-Quay-Portrieux

Vendredi 22 août «Trophée Mer et Montagne» avec Châtel
11h – 13h 1er signal du prologue (parcours côtier).
14h – 17h Runs de vitesse
17h – 20h Sur le village, dégustation gratuite de produits du terroir avec Châtel, Prince de Bretagne, Laiterie Malo, Brasserie des remparts. Classement de la journée et remise du Trophée Mer et Montagne au gagnant de la journée

Samedi 23 août
11h 1er signal du prologue (parcours côtier).
14h – 17h Runs de vitesse
17h – 19h Village animé sur le port, classement de la journée, interview des skippers

21 h 30 Concert gratuit avec Calico
22h45 Feu d’artifice sur le port

Dimanche 24 août
11h 1er signal du prologue (parcours côtier).
14h – 16h Runs de vitesse
17h Classement général et remise des prix

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Médaille d’argent pour Julien Bontemps

Julien Bontemps mediallle d argent
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Et le spectacle a été à la hauteur ! Julien s’est battu comme un beau diable pendant toute la manche avec le Néo-Zed, le britannique restant légèrement en retrait. Après un bon début de course sur la gauche du plan d’eau, il voit le Néo-Zélandais profiter d’un vent plus soutenu sur la droite et passer en seconde position la bouée au vent dans la foulée du Hong Kongais. Julien lui est 5ème et tombe à l’eau au passage de la bouée. Il ne perd que quelques secondes et repart, on le voit, avec une rage incroyable. Egalement ennuyeux, l’Israëlien pourtant contraint de repasser la ligne pour faux départ, pointe à la 3ème place. La fin de course se termine à l’énergie dans un vent faiblissant obligeant tous les coureurs à un exercice de pumping usant. Il en faudra de peu, d’une seule place sur la ligne d’arrivée et de 8 secondes, celles qui séparent le Néo Zélandais, 4ème de Julien Bontemps, 5ème pour que le premier devienne champion olympique.
Fort heureusement, les places gagnées par l’Israëlien, qui termine 2ème de la Medal Race, ne parviendront pas à empêcher Julien Bontemps de décrocher une superbe médaille d’argent.  Il offre ainsi sa 30ème médaille à la France sur ces JO de Pékin, sa 3ème médaille à la France en planche après celles de Franck david et Faustine Merret et la 3ème à la voile sur ces JO après celles de bronze de Guillaume Florent en Finn et Nicolas Charbonnier / Olivier Bausset en 470. Comme pour les deux précédentes, la joie est totale dans le clan français. Sur l’eau, son entraineur Pascal Chaullet (qui a assuré l’entrainement du planchiste avec Françoise Le Courtois, restée en France), est le premier à féliciter Julien. Entre les deux hommes, l’histoire est très forte et les embrassades sont longues et émouvantes. Pour Pascal aussi, le bonheur est total. Après avoir partagé la médaille d’or de Faustine Merret il y a quatre ans, il savoure ici l’argent avec Julien. A son arrivée à terre, le nouveau médaillé est salué par toute l’équipe dont Faustine Merret. Une nouvelle page de « La France, nation forte de la planche à voile » vient d’être écrite par un Julien Bontemps magistral.
Avec cette nouvelle médaille, et avant même les Medal Races prévues demain en Star et Tornado, la voile française a atteint l’objectif de trois médailles fixé par Philippe Gouard, Directeur Technique National et l’ensemble de la FFVoile. 

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Ralentissement en vue

Les Sables-Les Açores :   Ralentissement en vue
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Incontestablement, cette deuxième édition des Sables-Les Açores-Les Sables aura été marquée par des conditions météorologiques extrêmement variées et particulièrement difficiles pour les organismes comme pour les machines. Le bilan, alors qu’il reste moins de 300 milles à parcourir pour les premiers et plus de 400 milles pour le dernier, est sévère : vingt-trois abandons lors de l’aller vers les Açores pour cause de dépressions à répétition, un démâtage (Rémy Andréan sur Soleto) et beaucoup d’avaries pour le retour vers les Sables d’Olonne. Problèmes d’énergie pour Marine Feuerstein (C20) qui a perdu son groupe électrogène, ou de pilote pour Maxence Desfeux (Matmut), Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie), Benoît Sineau (Cachaca), Jérôme Lecuna (I feel good) qui obligent les solitaires à ralentir quelques heures par jour pour récupérer de la fatigue accumulée, soucis de gréement pour Stéphane Le Diraison encore avec une barre de flèche défaillante ou Sandrine Bertho (Hamtaro) avec un bas hauban rompu et bricolé avec des cordages, d’appendices comme Fabien Sellier (Yemaya) avec un safran cassé ou Sébastien Stéphant (Déphémèrides) avec des vis récalcitrantes… Sans compter les skippers qui n’ont pu donner d’informations sur l’état de leur bateau !
 
Déjà cinq jours de mer
 
Parti depuis jeudi 14 août à 15h00 dans une brise modérée, les Mini ont dû naviguer pendant quatre jours avec plus de vingt-cinq nœuds de vent et une mer de plus en plus grosse avant de sentir les prémices d’un essoufflement : désormais poussés par une quinzaine de nœuds de secteur Ouest, les solitaires qui n’ont pas subi d’avaries peuvent enfin profiter de ce mollissement pour renvoyer la toile et aligner des moyennes supérieures à dix nœuds à l’image des deux leaders, Sébastien Picault (Kickers) parmi les prototypes et Francisco Lobato (Looking for…) chez les voiliers de série.  
 
Mais il va falloir garder du jus pour les derniers cent milles qui se présentent complexes et délicats à appréhender pour un Ministe qui ne dispose pas d’informations précises sur les conditions météo, en dehors du bulletin quotidien fourni par l’organisation de la course à 13h00… Or entre un vent qui va basculer au secteur Sud-Ouest et une brise annoncée de Nord sous l’influence d’une dépression orageuse sur le Vendée, il va y avoir une alternance de calmes et de bascules pas évidentes à négocier… Et comme ce changement radical de situation est prévu de débuter dans la nuit de mercredi à jeudi, même avec une lune encore bien pleine, ce n’est pas facile de se repérer dans ce magma météorologique ! Et si les avances des deux leaders se sont encore creusées ce mardi, il se pourrait que cet arrêt buffet remette dans le match le peloton des poursuivants tels que Charlie Dalin (Antalis), Oliver Bond (Base Camp), Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei), Mathis Prochasson (Manu Poki) ou Damien Guillou (Demi- Clé)…
 
Classement des voiliers de série du mardi 19 août à 14h30
1-Francisco Lobato (Looking for…) à 322 milles de l’arrivée
2-Charlie Dalin (Antalis) à 38 milles du leader
3-Oliver Bond (Base Camp) à 41,1 M
4-Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) à 42,2 M
5-Damien Guillou (Demi-Clé) à 44,7 M
 
Classement des prototypes du mardi 19 août à 14h30
1-Sébastien Picault (Kickers) à 294 milles de l’arrivée
2-Arnaud Vasseur (Nat’Che) à 83,1 milles du leader
3-Pierre Rolland (D2-Marée Haute) à 90,4 M
4-Sébastien Stéphant (Déphémèrides) à 120,6 M
5-Fabrice Germond (Stratus) à 146,2 M

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Deux médailles de bronze pour le camp tricolore

Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset
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A commencer par les Laser hommes et radial (femmes) pour leurs dernière régates en flotte avant leurs Medal races prévues demain. Chez les hommes, Jean-Baptiste Bernaz aura, du haut de ses 21 ans, tenu la dragée haute aux ténors du circuit jusqu’à ce lundi. Surprenant 4ème – pas pour lui – il espérait bien courir demain pour la médaille. Les trois résultats du jour l’en empêchent. 8ème, il se retrouve trop loin du podium pour espérer y monter. Terriblement déçu, il compte malgré tout partir en beauté de ces JO où un talent s’est incontestablement révélé au grand jour. Un autre talent, tout aussi jeune, a étincelé la série féminine des Laser Radial : notre championne du monde Sarah Steyaert. Ce ne sont pas les manches du jour qui handicapent la championne du monde 2008 mais sa disqualification pour départ volé survenue samedi. Mathématiquement, tout n’est pas encore perdu pour demain mais, 5ème du général, il lui faut rattraper la bagatelle de 17 points (9 places) sur la 3ème, Lijia Xu sans oublier d’intercaler dans le même temps deux adversaires entre la britannique Sarah Blanck, 4ème, et elle. Plus que difficile.  Sarah elle aussi très déçue ce soir compte bien de toute manière franchir la ligne d’arrivée en tête. Il sera alors temps de regarder ce qui se passe derrière elle…

Demain, Julien Bontemps, 3ème à 4 points du premier, régatera une dernière fois en flotte avant la Medal race des planches prévue mercredi 20 août. Une régate importante dans une série où tout reste extrêmement serré même si les trois premiers, Ashley, Dempsey et Bontemps, ont pris ce soir un peu d’avance. Malgré du mieux dans la 2ème manche du jour disputé dans un vent faiblissant (7ème), Faustine Merret, 15ème au général, aura de grosses difficultés à rentrer dans la Medal race des planches féminines.

Les Tornado et Star disputeront, eux, leur finale jeudi 21 août, clôturant ainsi les épreuves de voile olympique. Après l’avarie de gréement subi hier, la journée n’aura pas été faste à Xavier Revil et Christophe Espagnon qui expliquent avoir du mal à bien négocier le vent de terre qui souffle depuis quelques jours. Il leur reste cinq manches (trois manches en flotte plus la Medal race qui compte double) pour espérer recoller le podium distant ce soir de 16 points. « Dur » admet Cristophe Espagnon : « Cela implique aussi que les autres fassent des fautes. Mais on ne baisse pas les bras, on ne fera le bilan que la ligne coupée le 21 août ». Cette ligne se profile également à l’horizon pour Xavier Rohart et Pascal Rambeau, 3ème ce soir en Star à 9 points des premiers.  Malgré une journée jugée moyenne et l’impression d’être un peu les « hommes à abattre de la flott

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Le leader a-t-il demâté ?

Les Sables-Les Açores : Le leader a-t-il demate ?
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Les vitesses des derniers relevés Argos laissent entendre que le premier prototype et leader de la flotte aurait démâté ce lundi vers midi (heure française). En effet, Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) progressait auparavant à près de dix nœuds de moyenne sur une route assez Nord (80 milles au dessus de l’orthodromie) dans une forte brise et une mer très formée.
D’un coup, sa vitesse a chuté autour de deux nœuds et la Direction de Course a reçu un signal de « présence à bord » grâce à la balise Argos, indiquant que le skipper signalait un gros problème technique. En général dans ces situations, les probabilités se résument à une avarie d’appendice ou à un démâtage, mais dans le premier cas, le voilier peut rapidement retrouver une vitesse certes faible, mais supérieure à cinq nœuds dans une brise de plus de vingt nœuds… Le voilier accompagnateur Solo est en route vers le solitaire qui devrait pouvoir donner plus d’explications la nuit prochaine, lorsque les deux bateaux seront en contact VHF…
 
Une bulle avant un front…
 
Du côté de la course, il reste un peu plus de cinq cents milles à parcourir pour atteindre les Sables d’Olonne mais si les deux journées à venir semblent plus faciles à négocier dans une brise mollissante d’Ouest, les derniers deux cents milles s’annoncent extrêmement délicats à appréhender… Car le golfe de Gascogne change de visage après le passage de la dépression qui intéressait la flotte ce lundi : une bulle anticyclonique s’installe temporairement mercredi sur Bordeaux et les calmes risquent fort de redistribuer les cartes à quelques dizaines de milles de l’arrivée ! Est-ce que les solitaires à bord de leur voilier de 6,50 mètres, ballottés par une mer forte de plus de six mètres et poussés par une brise qui a dépassé les trente nœuds la nuit dernière, dans leur habitacle de moins de trois mètres cubes, avec un simple poste de radio pour réceptionner une fois par jour les bulletins météo, peuvent anticiper la réelle situation sur l’eau ? Pas évident de se projeter à trois jours mais les skippers expérimentés savent tout de même établir une stratégie pour aborder le final.  
 
Habituellement, il est préférable d’aborder les derniers deux cents milles en arrivant par le Nord-Ouest au niveau de la latitude de Saint-Nazaire en entrant dans le golfe de Gascogne afin de profiter des brises thermiques lorsqu’une dorsale anticyclonique se positionne au Nord de la péninsule ibérique. C’est ce qui semble se présenter aux étraves des Mini mais cela va dépendre du timing car un front froid est aussi attendu jeudi midi par l’Ouest… L’Atlantique étant depuis le début de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables, particulièrement perturbé, il peut encore se passer bien des retournements de situation avant la ligne d’arrivée ! Mais de fait, les concurrents se placent déjà pour le sprint final alors qu’ils vont aborder dès demain mardi, le cap Finisterre.
 
Divergence d’approche
 
A plus de soixante milles au Nord de la route directe, Stéphane Le Diraison emmenait avant ses problèmes techniques, un trio de voiliers de série dans son sillage : le Britannique Oliver Bond (Base Camp), le jeune Mathis Prochasson (Manu Poki) et Damien Guillou (Demi-Clé) qui progressaient plutôt vite… Au centre, le premier Pogo-2 du Portugais Francisco Lobato (Looking for…) entraîne le peloton où se groupent l’Italien Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei), Charlie Dalin (Antalis) puis un peu en retrait, Jérôme Lecuna (I feel good) et Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement). Un peu plus proche de la route directe, Sébastien Picault (Kickers) devrait prendre cette nuit les commandes de la flotte, suite aux ennuis de Stéphane Le Diraison, avec 35 milles d’avance sur Arnaud Vasseur (Nat’Che) et Sébastien Stéphant (Déphémérides) qui naviguent à vue avec sur leurs traces, Pierre Rolland (D2-Marée Haute). Enfin quasiment sur l’orthodromie, le Suisse Fabrice Germond (Stratus) et le Norvégien Staale Jordan (Stormy) visent un passage assez proche du cap Finisterre.
 
Il y a moins de vent et moins de mer ce lundi après-midi pour le groupe le plus au Sud, ce qui favorise les vitesses moyennes, mais normalement le temps va devenir nettement plus clément sur toute la zone de course dès la fin de la nuit prochaine. C’est lorsque les solitaires vont renvoyer la toile et en particulier le spinnaker, que les différences vont se marquer et les vitesses accélérer car de la situation de dos rond, il faudra passer au stade de l’attaque ! Si Sébastien Picault doit désormais gérer son avance pour contrôler ses concurrents qui restent sur la même route, Francisco Lobato est nettement plus sous pression avec un peloton de poursuivants à ses basques et des solitaires qui se sont décalés plus au Nord : difficile de surveiller deux groupes à la fois…
 
Classement des prototypes du lundi 18 août à 16h00
1-Stéphane Le Diraison (Cultisol-Institut Curie) à 510 milles de l’arrivée
2-Sébastien Picault (Kickers) à 1,6 milles du leader
3-Arnaud Vasseur (Nat’Che) à 37 M
4-Sébastien Stéphant (Déphémèrides) à 41,8 M
5-Pierre Rolland (D2-Marée Haute) à 51,1 M
 
Classement des voiliers de série du lundi 18 août à 16h00
1-Francisco Lobato (Looking for…) à 527 milles de l’arrivée
2-Riccardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) à 11 milles du leader
3-Oliver Bond (Base Camp) à 13 M
4-Charlie Dalin (Antalis) à 18 M
5-Mathis Prochasson (Manu Poki) à 21M

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