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Hugo Boss devrait être réparé pour le départ

hugo boss
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Même si deux compartiments structurels sont endommagés ce qui rend la réparation délicate, Hugo Boss devrait pouvoir être aligné au départ du Vendée Globe. Le gréement et la coque ont été inspectés dimanche et lundi et puis pendant la nuit de lundi à mardi, la coque a été hissée sur le quai du port de commerce des Sables d’Olonne et transportée à un hangar. Des équipes du constructeur Southern Spars sont arrivées lundi et mardi matin pour expertise. La coque sera réparée en utilisant le moule de Generali, qui a été construit par Multiplast à Vannes : “cela ne va pas être joli à voir, mais ça n’aura pas de conséquence sur la résistance ou la performance du bateau, pour le moment mon souci est d’être présent sur la ligne de départ,” explique Alex Thomson. “Tous ceux qui ont inspecté le bateau et le gréement estiment que c’est réalisable. Le grand souci est le temps qui passe : on constate qu’il a fallu quatre jours et demi pour arriver à cette décision. Nous avons reçu beaucoup d’offres d’assistance, ce qui est fabuleux, mais il fallait savoir comment faire pour réunir les meilleures solutions.” 

Concernant le mât, le travail a déjà commencé sur l’espar dans un hangar non loin du port. Thomson précise qu’un manchon est en train d’être réalisé et que les techniciens estiment que la réparation est relativement facile. Toutes les voiles récupérées en mer ont été renvoyées chez North Sails afin d’être contrôlées et aucun problème n’a été détecté. L’équipe technique de Hugo Boss reçoit de l’aide et des conseils des représentants de TeamOrigin, le Défi britannique en vue de la Coupe de l’America, qui a été fondé et soutenu par Sir Keith Mills, ami de longue date d’Alex Thomson qui devrait donc s’en tirer avec une frayeur rétrospective : l’équipe technique d’Hugo Boss estime que si le bateau avait été percuté deux mètres plus loin vers l’avant ou l’arrière, Hugo Boss aurait été coupé en deux…

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Grand jeu Poujoulat Bernard Stamm sur Internet !

Jeu Poujoulat
Jeu Poujoulat

A l’occasion du Vendée Globe, Cheminées Poujoulat, partenaire de Bernard Stamm, lance un jeu sur Internet. Plusieurs séries de questions, plus ou moins faciles et dotées en fonction de leur difficulté, y sont posées. Elles concernent naturellement Bernard Stamm, ses partenaires et plus généralement, l’univers de la course au large, les 60 pieds Imoca et bien entendu, le Vendée Globe. Ce jeu débute le 20 octobre et s’achève à l’arrivée de la course. Les principaux lots sont offerts par Cheminées Poujoulat, Parmigiani et Henry Lloyd.
 
Le jeu est accessible depuis le site internet : www.bernardstamm.com
Son principe est basé sur des échanges de questions et de propositions de réponses entre les organisateurs du jeu et les joueurs inscrits. L’unique et bonne réponse se trouvant dans le choix des réponses proposées. En complément, il sera demandé aux participants d’émettre des pronostics sur la course. Le gagnant sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de points en répondant aux questions tout au long du grand jeu.

En plus du jeu principal qui s’étend sur toute la durée de la course, quatre jeux intermédiaires permettront de gagner des lots Henry Lloyd.
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L’Admiral´s Cup Black Hull 48 de Corum.

Corum - Admiral’s Cup Black Hull 48
Corum - Admiral’s Cup Black Hull 48

La collection Admiral’s Cup incarne le visage sportif de CORUM. Immédiatement indentifiables par leurs boîtiers à 12 pans, ses modèles convainquent les connaisseurs de haute horlogerie depuis 1960, date de lancement de la collection. Portant le nom d’une mythique régate d’envergure internationale, elle constitue l’un des quatre piliers fondant la marque avec les lignes Romvlvs, Golden Bridge et Artisans. Elle s’enrichit aujourd’hui d’une version noire sans concession: l’Admiral’s Cup Black Hull 48. Réalisée en quantité limitée, elle confirme CORUM en tant que Maison horlogère de référence.

Moteur de précision
L’Admiral’s Cup Black Hull 48 est prête à assumer sans faille la mesure des temps courts. Elle abrite un mouvement chronographe mécanique à remontage automatique certifié chronomètre COSC, une référence en termes de fiabilité et de précision. Offrant la fonction chronographe en plus des heures, des minutes, des secondes et de la date, ce calibre CO-753 bat à la fréquence de 28’800 alternances/heure pour une réserve de marche de 42 heures.

Noir absolu
Racée et définitivement masculine, cette nouvelle création de CORUM affiche des lignes tendues et se drape de la couleur la plus intense qui soit : le noir. Une esthétique monochrome pour un modèle icône de la marque. Réalisé en titane pour sa légèreté et sa dureté, le boîtier dodécagonal est ainsi recouvert de PVD noir. D’un diamètre imposant de 48 mm révélant sa puissance, il présente des boutons poussoirs verrouillables grâce à un système exclusif de blocage. Egalement réalisés en titane traité PVD, ils enserrent une couronne produite dans le même matériau et gravée de la clé de CORUM. Toujours en titane noirci, le fond est vissé et décoré du trophée de l’Admiral’s Cup. Entourant la glace saphir bombée et traitée antireflet, une lunette en caoutchouc noir protège la partie supérieure de la montre.

Emblématique de la collection, le cadran de l’Admiral’s Cup Black Hull 48 présente des chiffres des minutes ainsi que des chevrons recouverts de matière luminescente noire, un choix d’avant-garde. Les aiguilles des heures et des minutes sont facettées et brillent dans l’obscurité grâce à un traitement identique. Seule exception, l’aiguille des secondes du chronographe.
S’imposant au milieu du cadran et arborant la clé de CORUM comme contrepoids, elle est laquée d’un noir profond. Situés à 3h, 6h et 9h, les microcompteurs indiquant les minutes et les heures du chronographe ainsi que la petite seconde présentent une aiguille ciselée en fuseau. La date apparaît dans un guichet à 4h30. Le rehaut, autre symbole caractéristique de la collection, arbore 12 flammes nautiques illustrant les heures. La masse oscillante est gravée du nom de la marque, rappelant que CORUM veille autant à la qualité technique de ses garde-temps qu’à leur esthétique. Le bracelet, réalisé en caoutchouc vulcanisé noir, se referme grâce à une boucle à ardillon en titane traité PVD noir et gravée du nom de la marque. L’Admiral’s Cup Black Hull 48 est garantie étanche jusqu’à 300 mètres.

Source : Corum
www.corum.ch

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A la fortune du Pot en attendant les alizés

Telefonica black VOR 2008
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A l’est les bateaux font ce qu’ils peuvent pour faire face à un vent faible de sud. Delta Lloyd, avec une barre de flèche de fortune (lire par ailleurs) progresse péniblement au près dans six nœuds de vent à l’arrière de la flotte – à 126 milles du leader ce mardi midi – tandis que les trois leaders bénéficient de neuf nœuds de vent de sud-est leur permettant de progresser au largue.

Toujours étendue sur 250 milles d’est en ouest, la flotte n’a pas rencontré beaucoup de grains, mais de lourds nuages noirs semblent sortir d’une mer à 30°C. Bouwe Bekking insiste ce matin sur les connaissances météorologiques requises pour négocier ce passage à niveau. “Plus les nuages sont énormes, plus le risque d’être encalminé est grand, car ces nuages avalent toute l’énergie. Nous avons vu des éclairs sur l’horizon et avons mis le radar pour détecter les pluies. En général, la pluie est un mauvais signe…” Il faut certes des compétences, mais également de la chance pour pouvoir se frayer un passage à travers ce “pot de colle” et la chance semble bien sourire à Telefonica Black, qui profite des talents et de l’expérience de Roger Nilson. Pour les douze heures à venir, pas de sortie miracle en perspective, mais la nuit prochaine, un petit avant goût des alizés pour certains n’est pas à exclure….

Positions mardi midi:

1 Green Dragon à 3882 milles du but

2 PUMA Ocean Racing à 22 milles du leader

3 Ericsson 4 à 23m

4 Telefonica Black à 31m

5 Telefonica Blue à 60m

6 Ericsson 3 à 71m

7 Team Russia à 86m

8 Delta Lloyd à 126m

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Alegre et Moneypenny s’échappent dans la pétole

Middle Sea race Stromboli
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Pendant ce temps, leur grand adversaire, Rosebud reste presque immobilisé. Les deux leaders creusent leur avance à plus de trente milles sur ses principaux poursuivants, tels que RAN, Lee Overlay Partners et le 100 pieds, Rapture.

Les premiers mercredi matin?

Reste que pour l’essentiel des équipages, le spectacle ne change guère depuis douze heures : une belle vue sur le Stromboli ou Palerme… mais une situation très frustrante pour ces concurrents en panne de vent. Les prévisionnistes n’annoncent pas d’évolution importante pour les heures à venir. Le vent restera faible ce matin, mais pourrait dépasser les dix nœuds cet après-midi. Il reste encore 250 milles à parcourir pour les leaders, mais à leur vitesse actuelle, les organisateurs n’attendent pas leur arrivée avant demain matin mercredi.

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Village ouvert, compte à rebours enclenché

skippers vendee globe 2008-2009
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Du monde, une ambiance, du soleil, un espace plein de diversité et d´enseignement, de la musique irlandaise, des monocoques immaculés alignés sur le ponton de Port Olona : le sixième Vendée Globe a déjà commencé ! Car s´il y avait un petit air de bousculade amicale ce samedi matin autour des personnalités venues découvrir les trente voiliers du tour du monde et accueillir leurs skippers, sillonner les travées de l´immense village monté autour du port de plaisance, il y avait aussi du monde sans pour autant que la circulation entre ponton et animation ne soit embouteillée. Car de ce samedi 18 octobre au départ du 9 novembre, des centaines de milliers de visiteurs sont attendus sur le village de la course à Port Olona. Sur la place du Vendée Globe, à proximité immédiate du ponton de la course entièrement ouvert au public, le village doit refléter le caractère exceptionnel de cette édition du Vendée Globe. Le village s´étend sur plus de 15 000 m2 dont 9 000 m2 de surfaces couvertes. Une nouvelle fois, la SEM Vendée, organisatrice de l´événement souhaite conforter le fait que le Vendée Globe est un « bien public ». Comme à chaque édition, le ponton du Vendée Globe est ouvert librement à tous les visiteurs. La proximité du public avec les bateaux et les skippers est totale : c´est ce qui donne cette tonalité particulière, conviviale et ouverte du Vendée Globe, que l´on ne retrouve sur aucun autre événement.

Premier briefing

Après la photo officielle des trente solitaires au pied du ponton du Vendée Globe ce samedi à 11h00, tous les skippers se sont retrouvés pour le premier briefing officiel. Un rassemblement convivial pour accueillir les trente marins par Philippe de Villiers qui a tenu à rappeler que « le Vendée Globe est un bien public, tourné vers les navigateurs et leurs spectateurs. » L´occasion aussi pour toute l´organisation du Vendée Globe de caler le programme des animations et des rendez-vous des trois semaines précédents le départ du 9 novembre. En présence du Préfet et du Préfet Maritime, le Président du Conseil Général de la Vendée a passé la parole au Maire des Sables d´Olonne, Louis Guédon qui a précisé que « tout serait fait pour faciliter la préparation des skippers ». Puis la Présidente de Sodeb´O, Patrica Brochart s´est félicité de l´engouement de cette sixième édition du Vendée Globe.

Directeur de Course, Denis Horeau a confirmé les briefings importants des équipes techniques :

*Lundi 20 octobre (9h15) : explication des contrôles de jauge des bateaux

*Lundi 20 octobre (10h00) : explication des contrôles de sécurité des bateaux

*Lundi 3 novembre (10h00) : explication du dispositif mis en place pour le départ

*Samedi 8 novembre (10h00) : briefing du départ, météo…

Puis Sylvie Viant, Présidente du Comité de Course, Bernard Bonnot, Président du Comité de Protestation, Jean-Luc Gautier, Président du Comité de Jauge sont intervenus pour expliquer les modalités sportives avant que Sophie Vercelletto, directrice générale du Vendée Globe, ne conclue par une présentation de la cartographie du village et des zones techniques mises en place pour le Vendée Globe. Philippe de Villiers annonçait encore que Patrick Poivre d´Arvor serait en charge de donner le coup d´envoi du départ le 9 novembre !

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Green Dragon en tête dans le Pot au noir

Green Dragon 2008
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Le plus à l´est, Delta Lloyd persiste dans son option de route directe vers la marque de parcours, les Îles Fernando de Noronha, situées à 545 milles de la ville brésilienne de Recife et accuse un déficit, sur le papier, de 82 milles sur le leader sino-irlandais.

Avec l´entrée dans la zone de convergence intertropicale, les moyennes ont fortement baissé, puisque la flotte progresse actuellement à des vitesses entre 11 et 6 nœuds. Les concurrents font actuellement face à de violents d´orages tropicaux, à la fournaise d´un soleil de plomb,  à la versatilité de brises soumises aux caprices de gros nuages instables… et aux poissons volants qui viennent parfois s´échouer sur le pont, améliorant au sacrifice de leur vie, l´ordinaire peu gastronomique des rations lyophilisées quotidiennes.

Mutter débarqué pour raisons médicales

A l´issue du week-end, dans leur 9ème jour de course et à plus d´un tiers de la route, les cartes ont été fortement redistribuées par la météo et quelques fortunes de mer. En effet, Ericsson 4 a été obligé de se dérouter vendredi soir vers les Iles du Cap Vert pour débarquer l´un de ses barreurs, Tony Mutter, dont le genou infecté commençait à fortement inquiéter l´équipe médicale de l´organisation.  La mort dans l´âme, le skipper Torben Grael débarquait sur un bateau de pêche l´un de ses meilleurs éléments,  espérant le retrouver en pleine forme à Cap Town dans une quinzaine de jours. L´équipage suédois n´a cependant pas perdu trop de terrain dans la manip et  pointait ce matin à 67 milles du leader. De son côté, samedi, Telefónica Blue renvoyait enfin son spi, après plusieurs jours de chirurgie réparatrice et pouvait à nouveau en découdre avec la concurrence. Le concurrent espagnol sur lequel navigue le Français Laurent Pagès comme chef de quart pointait ce matin en 4ème position à 42 milles du leader. Une vraie consolation pour ce bateau qui a essuyé plusieurs aléas techniques depuis le départ d´Alicante, avec un arrêt au stand à Gibraltar et une voile maîtresse explosée.

Guerre des nerfs

L´apparent tassement de la flotte sur les rapports de position est à prendre avec circonspection car c´est une large ligne de front qui avance à des vitesses fluctuantes vers la première marque de parcours au large des côtes du Brésil ; dans les deux jours qui viennent, chacun affinera son angle d´attaque et essaiera de se faufiler entre les pièges de la zone très instable du Pot au Noir. Situé en ce moment, entre le 8ème et le 6ème parallèles, cet obstacle météo est un purgatoire obligé avant de toucher le paradis des alizées sud-est qui attendent les navigateurs dans l´Atlantique Sud. A bord, tout le monde le sait, fait le dos rond, et prend son mal en patience en essayant de jouer au plus fin. En première ligne de cette guerre des nerfs, les navigateurs-tacticiens, particulièrement sollicités sur ce tronçon de parcours. Ils devront résister à la tentation de marquer tel ou tel autre concurrents sensibles et pouvoir encaisser les prochaines longues heures de veille nécessaires pour extraire la substantifique moelle du moindre petit fichier météo.

Pour l´heure, les 8 concurrents sont s´apprête à passer sous le 7ème parallèle, environ à la latitude du Libéria sur la côte africaine de l´Atlantique et de celle de Cayenne sur sa côte sud américaine. L´équateur n´est plus très loin. De quoi angoisser les quelques 38 rookies embarqués sur les différents bords à la perspective du bizutage de rigueur en l´honneur du dieu Neptune au passage de la célèbre ligne. Parmi eux, Ian Walker, le skipper de Green Dragon, actuellement en tête de la flotte.

 

 

 

Interview de Sidney Gavignet – Chef de quart sur Puma :

 

A bord de Puma, plusieurs d´entre vous ont l´expérience de cette zone délicate de navigation. Comment se prennent les décisions stratégiques à bord ?

Sur Puma, c´est notre navigateur Andrew Cape * qui donne la tendance générale sur la direction où l´on devrait aller, ensuite avec Ken Read, le skipper, et ceux qui sont sur le pont, on en parle. On a nos informations météo, on observe également beaucoup les nuages pour ne pas trop en souffrir et en profiter. Ce sont en fait des décisions assez collégiales.

 

Il semble y avoir une très bonne ambiance à bord de Il Mostro (Puma), est-ce différent de vos précédentes expériences au large ?

Je ne sais pas. J´ai toujours eu d´assez bonnes expériences, mais c´est vrai que cela se passe bien sur Il Mostro. C´est studieux. Cela travaille bien. On fait attention à  faire marcher le bateau le mieux possible. D´ailleurs, nous sommes assez contents car on se rend compte que nous avons un  bateau qui va vite. On est aussi assez détendus. Le fait de ne plus être en tête, ce n´est pas un drame car la route est longue. Et puis, on l´a su à l´avance. Cela n´a pas été une surprise.

 

Chaque fois, il faut s´habituer à une dynamique différente, dans une nouvelle équipe. C´est facile ?

C´est vrai que quand on change d´équipe, il faut s´habituer à un nouveau fonctionnement, à un nouveau skipper. Ce n´est pas toujours facile. Avec Puma, j´apprécie beaucoup chaque individualité du bord, mais je trouvais qu´avant de partir, on n´avait pas encore une très bonne cohésion. Maintenant, après 9 jours de mer, cela se passe de mieux en mieux. On navigue bien ensemble. Quand on arrivera à Cap Town, on sera vraiment une bonne équipe, ce qui n´était pas tout à fait le cas au départ d´Alicante.

 

La présence d´autre français à bord ne te manque pas ?

Non, cela ne me manque pas. Ce qui est bien sur Il Mostro, c´est que l´équipage est composé de plusieurs nationalités (6). Donc, je ne me sens pas exclu d´une bande. Et en plus je suis habitué à cela. Cela ne me manque pas mais cela ne me dérangerait pas non plus.  En fait, c´est très bien comme cela… Je suis content de voir Delta Lloyd ** qui fait une bonne course. C´est sympa de voir un vieux bateau qui se débrouille bien. Mais plus généralement, c´est une belle course. Les bateaux se bagarrent bien.

 

 

Journal de bord de Sidney Gavignet ce week-end :

La cadence est intense, autour des 20 nœuds constants, quelques  enfournements (l’étrave sous la vague) mais Il Mostro est sain. Pourtant les efforts sont impressionnants et le matériel est mis à rude  épreuve. Sur le pont, on n’est jamais totalement serein, on pense en  permanence à ce qui pourrait casser… Pour nous aussi, cette cadence  commence à peser, Salty et moi partageons le quart, depuis trois jours nous changeons de bord environ toutes les 6 heures soient précisément durant notre quart de repos. Changer de bord implique de déplacer les une tonne et demie de voiles sur le pont et l’autre tonne et demie de sacs à l’intérieur du bateau. Le quart sur le pont s’occupe des voiles tandis que nous devons nous extraire des bannettes (couchette) et nous “attaquer” à la rude tache du transbordement des sacs. Evidement tout cela se fait dans un espace restreint (à quatre pattes), par sacs de 30 à près de 50 kilos, et en un temps record puisque nous sommes ensuite attendu sur le pont pour tourner les manivelles! Le réveil est donc brutal et douloureux et le sauna garantie. Pendant cette phase de transbordement, notre ami Ricky Deppe (le media man) nous regarde après avoir déplacé les quelques gobelets et autres cuillères de la cuisine. Il y est pour rien, mais la situation est tout de même un peu grotesque. Il ne peut aider ses partenaires qui et suent s’échinent car le règlement le lui interdit. Sachant cela, je ne cache pas que j’ai pourtant parfois envie  de lui “voler dans les plumes” pour qu’il décroise ses bras et participe à notre peine! … c’est la course.


 

Lundi 20 octobre – Positions à 9h    

1  Green Dragon  SCBD010

 

2  Ericsson 3 à 39 milles

3  Team Russia à 39 milles

4  Telefónica  Blue à 37 milles

5  Telefónica Black à 43 milles

6  Puma 48 milles

7  Ericsson 67  milles

8  Delta Lloyd à 82 milles

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Pléiade de stars au championnat du Monde

Quantum
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Torbjorn Tornqvist est de retour pour défendre son titre sur Artemis avec Russell Coutts au poste de tacticien. Cependant, après sa fabuleuse saison dans la Med Cup, Terry Hutchinson sur Quantum va espérer lui rafler les honneurs. Le triple médaillé olympique Jochen Schuemann espère, lui, que son Platoon va être réparé à temps après une collision dans le port de plaisance. L’Espagne sera représentée par trois bateaux. Dean Barker sera à la barre de Bribon, où l’on retrouve parfois le Roi d’Espagne. Après sa victoire en GP42 ce week-end, l’équipe de Desafio reste confiante d’un bon résultat également en TP52. C’est l’équipage de la Coupe de l’America, qui sera à bord, mais avec Paul Cayard à la barre.

Parmi les autres stars à la barre, Magnus Holmberg, qui rejoint Audi Sailing Team, Vasco Vascotto sur Mutua Madrileña et le Roi de Norvège participe pour la première fois cette année avec Fram XVI. Aujourd’hui lundi et demain mardi, ce sont des courses sur un parcours banane que seront organisées. Mercredi et jeudi, place à des courses côtières avant de nouvelles courses autour des bouées pour terminer le Championnat vendredi et samedi.

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Bon départ pour les 77 engagés dans la Rolex Middle Sea Race

Middle sea race
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Si le départ demeure toujours une phase délicate à gérer pour les skippers et les tacticiens, l’ordre de passage à la première marque de parcours reste anecdotique. Entre 11h et midi, les 77 concurrents se sont élancés dans la première partie de la course, direction nord ouest vers la pointe sud est de la Sicile.
A 19h30 après 8 heures de course, les premiers concurrents entamaient la longue remontée de la côte est de la Sicile. Moneypenny de Jim Swartz et Rosebud de Roger Sturgeon menaient alors la flotte, suivis de près par Alegre. Derrière ce trio de tête, Ran tentait une option plus au large afin de toucher des vents plus réguliers. Les premiers concurrents évoluent à l’heure actuelle à une vitesse de 6.4 nœuds tandis qu’à l’arrière, au sud est de la Sicile, un groupe de poursuivants emmené par Whisper et Rapture avancent à 10 nœuds. De son côté, Charles Caudrelier sur Bostik semble gérer sa course et remonte la flotte à plus de 9 nœuds. Partis à 12 heures, Bostik a rattrapé de nombreux participants et devrait rapidement se retrouver parmi les leaders.

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Philippe Presti vainqueur en rade de Genève pour la seconde année consécutive

Bentley geneve Match Race
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Eté indien et soleil radieux pour la dernière journée du BENTLEY GENEVE MATCH RACE. La brume matinale n’a malheureusement pas permis à la brise de s’établir sur le Lac Léman, privant ainsi les concurrents de courir l’intégralité des matchs du 2ème Round Robin et les demi-finales. Les deux meilleurs au classement sont donc passés directement à la finale en début d’après-midi.
 
Sur le coup des 14 heures 30, un léger Séchard (5 noeuds) providentiel permet aux concurrents de rejoindre le plan d’eau. Les deux finalistes qualifiés, à savoir Team ALINGHI avec Ed Baird aux commandes, affronte l’équipage français de Philippe Presti pour une finale au meilleur de cinq matchs. Alors qu’Ed Baird marque le premier point avec une confortable avance, Philippe Presti se ressaisit pour enchaîner trois victoires d’affilée. Le français s’adjuge ainsi un second titre dans cette compétition de grade 2, après sa victoire en 2007.
 
Heureux de son résultat, Philippe Presti confie :
 « Ed Baird est un grand Monsieur de la voile avec un palmarès d’exception. Je suis évidemment ravi d’avoir pu m’imposer contre un tel équipage. Pour nous, le Match Race s’envisage comme une progression constante. En 2007, nous étions un team nouvellement formé. L’expérience de cette 1ère victoire de l’an passé nous a énormément servis pour nous motiver à s’entraîner et progresser toujours plus. Pour la petite histoire, j’admire énormément Ed. Plus jeune, j’avais même accroché son poster dans ma chambre !».
 
En finale vous avez battu un équipage engagé sur l’America’s Cup tout comme vous. Cela joue-t-il un rôle pour d’éventuels matchs à venir?
 « Non, car ce n’est pas le genre d’Ed Baird d’avoir des états d’âme et de baisser pavillon. Il est sûr de son jeu. Cela fait un moment qu’il n’était plus présent sur le circuit de Match Race puisqu’il s’entraîne sur des multicoques en vue de la prochaine America’s Cup. Quand il reviendra en monocoque il sera redoutable ».
 
Naviguer à Genève, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
«  On sera obligés de revenir en 2009… On est très bien accueilli ici et ce rendez-vous marque pour nous une belle fin de saison. Ce rendez-vous scelle le pacte que nous avions passé au sein de l’équipe l’an passé ».
 
Lors de la « petite finale » pour départager le 3ème et le 4ème au classement, l’équipage du suisse Eric Monnin est opposé à celui du monégasque Gian-Luca Perris. Avec deux victoires sèches, Monnin termine en 3ème place au général démontrant une fois de plus son excellent niveau face à des équipages composés de marins professionnels.
 
Malgré des conditions météo difficiles en raison du manque de vent samedi et dimanche, le Cercle de la Voile de la Société Nautique de Genève a démontré que la manifestation a désormais atteint sa maturité après six éditions. Le plateau de skippers internationaux a ainsi pu régater sur des bateaux extrêmement bien préparés et performants, offrant ainsi des conditions équitables à chaque équipe. Le BENTLEY GENEVE MATCH RACE est désormais une date à retenir dans le calendrier international de Match Race.
 
Loïc Fuhrer, président du Comité d’organisation relève: « nous sommes heureux et fiers de voir que les meilleurs marins au monde répondent présents à notre invitation pour venir disputer un Match Race de grade 2 à Genève. C’est une belle récompense de voir des barreurs tels que Ed Baird et Philippe Presti s’affronter devant la Société Nautique de Genève, avec un public venu nombreux pour l’occasion à terre et sur le plan d’eau. Nous donnons donc rendez-vous à tous les amoureux de voile l’année prochaine pour le BENTLEY GENEVE MATCH RACE 2009 ».

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