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Transat Jacques Vabre. Une longue journée à passer pour les ULTIM !

Cela va être une longue journée pour les Utim avant de pouvoir à nouveau accélérer. Deux salles deux ambiances comme le rappel Thomas Rouxel à bord de Sodebo Ultim 3 comparé à la journée d’hier dont le drapeau porte encore les stigmates.

François Gabart « Là, le vent vient vraiment de nous quitter, on est complètement arrêtés. C’était prévu depuis le départ mais c’est vrai qu’il y a une répartition très inégale du vent dans l’hémisphère Nord. Trop chez vous, pas assez pour nous, mais on ne va pas se plaindre ! Le lever de soleil est magnifique, et je viens d’apercevoir Madère. On est content d’être là où on est, c’est une décision que l’on a pris hier avec le routeurs, tant qu’on avait de la vitesse. Maintenant, il faut juste être patient …»


« Les dés sont jetés ! » confirmait Charles Caudrelier, aligné dans l’axe de SVR Lazartigue et à l’affût lui aussi de la moindre risée : « C’est paisible et tendu à la fois. Les routages voient toujours plus de vent qu’il y en a et on essaie juste d’aller droit, sous pilote, parce qu’autrement à la barre, tu deviens fou ! C’est sympa d’être revenu à hauteur de SVR mais on sait bien qu’à un mille près, parfois 200 mètres, celui de devant peut repartir et toi rester bloqué. Il est quand même dans la meilleure position ».

Un avis que partage Armel Le Cléac’h, pas fâché de son petit décalage à l’ouest et circonspect devant l’option de Sodebo Ultim 3, décalé du côté des côtes marocaines : « On sait que la dorsale descend en latitude avec nous. Donc rajouter de la route c’était prendre un risque de plus pour un bénéfice très aléatoire. On a préféré se positionner un peu à l’ouest de nos concurrents pour avoir du gain sur la route » expliquait le skipper de Banque Populaire XI.

Aux dires de tous, il va falloir patienter toute la journée, peut-être une partie de la nuit prochaine afin de profiter d’un vent de Nord-est établi, et retrouver des vitesses dignes de ces grands trimarans de 32 mètres. Une journée où il faudra rester aux aguets mais personne ne semble se plaindre de cette pause après la furie des premières 48 heures. « On peut se relayer c’est beaucoup plus agréable. Séb se réveille là et se fait un bol de Ricoré, je ne savais même plus que ça existait ce truc-là ! » plaisantait même Armel Le Cléac’h à propos des goûts culinaires de son compagnon Sébastien Josse. « On peut vraiment se balader sur le pont, jusqu’à l étrave et on a fait un check complet du bateau hier, on peut même voir les appendices. On a trouvé quelques vis de plaques aéro qui étaient parties et refait un lashing, mais rien de grave » pour François Gabart.

Pas de nouvelle de Sodebo Ultim 3, silencieux à la vacation, sans doute bien occupé à exploiter ce qu’il lui reste de vent d’ouest/nord-ouest. A 100 milles dans l’Est des leaders, les deux Thomas ont refait une partie de leur retard mais vont voir eux aussi le vent baisser graduellement. « La logique voudrait qu’il empannent assez tôt et conservent leur décalage » expliquait ce matin Christian Dumard mais rien ne dit pour le météorologue de la course que leur traversée de l’axe sera plus facile que pour les leaders : « Une dorsale, ce n’est pas une ligne claire et continue. C’est moins facile dans la vraie vie que derrière un écran ! » Et une fois l’alizé établi, l’ angle de descente de Sodebo Ultim 3 et Actual Ultim 3 vers le Pot au noir sera aussi moins favorable…

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Transat Jacques Vabre. Regroupement à Madère !

La bouée à Madère imposée par la direction de course contraint les Utim de tête à une trajectoire serrée pour passer une dorsale qui s’étend d’est en ouest. SVR-Lazartigue a perdu toute son avance ce matin et se retrouve au coude à coude avec Gitana et Banque Populaire. A 130 mn derrière, Sodebo espère trouver une autre voie pour faire son retard.

François Gabart et Tom Laperche restent encore leaders ce matin mais ils ont vu Charles Caudrelier et Erwann Israël revenir à moins de 3 mn dans leur sillage. Banque Populaire en a également profité pour revenir et tente de passer Madère sur une trajectoire directe le plus à l’est. Ils se trouvent ce matin à moins de 60 mn de l’île avant de pouvoir renouer avec de belles vitesses. Le premier sorti devrait pouoir s’échapper. SVR et Gitana semblent les mieux placés.

110 milles derrière, Sodebo Ultim 3 tente toujours de raccrocher les wagons. Le skipper de Sodebo Ultim 3 évoque « les difficultés à trouver les clefs du bateau » pour suivre la cadence des trois bateaux de tête en début de course et le mal de mer qui a handicapé son co-équipier. « Mais Thomas (Rouxel) a repris goût à barrer ces dernières heures, c’est ce qu’il aime faire et on va essayer de profiter de cette grande zone de transition pour recoller » concluait Thomas. Plus à l’ouest, le duo tente un passage dans la dorsale qui parait plus étroit et qui pourrait leur permettre de refaire une partie de leur retard s’ils parviennent à la franchir. Cela reste assez incertain ce matin.

Actual Ultim 3 ferme la marche et recolle à Sodebo. Ce qui ne devrait pas déplaire à Anthony Marchand et Thierry Chabagny.

Les grandes manoeuvres vont donc pouvoir commencer pour les cinq ULTIM en course. Sortie des code zéro puis des grands gennakers au fur et à mesure que le vent va faiblir et adonner avant de penser aux premiers empannages, autant de manoeuvres qui réclament beaucoup d’énergie sur ces bateaux, même lorsqu’elles s’effectue dans un vent faible. Autant dire que la nuit ne va pas être de tout repos pour conserver le rythme et récupérer le flux de nord-est salvateur derrière l’axe de dorsale. Bilan des courses demain matin…

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Transat Jacques Vabre. Abandon du class40 Acrobatica suite à une blessure d’Alberto Riva

Suite à un accident survenu le 30 octobre vers 5 heures du matin, Alberto Riva, skipper du Class40 italien Acrobatica, engagé dans la première étape de la Transat Jacques Vabre, s’est blessé. Le diagnostic médical est sans appel: tibia fracturé. Il ne pourra pas reprendre la course. 

Dès son arrivée à Lorient, la nuit dernière, Alberto Riva a été transporté directement à la clinique du Ter à Ploemeur  pour subir ce matin des examens médicaux qui ont mis en évidence une fracture multiple du plateau tibial. Le navigateur milanais âgé de trente et un ans, à sa toute première “Route du Café”, qu’il courait en double avec le Français Jean Marre, subira tous les traitements nécessaires pour reprendre au plus vite la compétition. 


Alberto Riva: “J’étais à l’avant, à genou en train de remettre en place la drisse du J1, quand une vague plus violente que les autres m’a littéralement fait décoller au dessus du pont. Je me suis fait mal en retombant de tout mon poids sur les genoux. Malheureusement, notre Transat Jacques Vabre se termine ainsi.” 

Acrobatica , qui faisait ses débuts en compétition, avait pris un bon départ et récupéré quelques positions dans les premières heures de course, allant jusqu’à occuper la cinquième position et restant dans le groupe de tête  

La première partie de course a été très intéressante et super intense“, raconte Jean Marre, co-skipper d’Acrobatica. “La nuit s’était bien passée, on avait fait les bons choix stratégiques et les conditions très difficiles qu’on affrontait représentaient un excellent test pour le bateau qui réagissait super bien. Quand j’ai réalisé qu’Albi s’était blessé, ma première réaction a été de le mettre en sécurité, à l’intérieur. On a ouvert la trousse à pharmacie et suivi la procédure. On a téléphoné au médecin de la course qui nous a conseillé.   eEnsuite l’objectif ça a été de ramener le bateau et Albi au port le plus vite possible. A part sur la fin, on a du lever le pied sur les derniers bords sous spinnaker pour arriver à Lorient où on a reçu un super accueil et toute l’assistance nécessaire.” 

Toute l’équipe est évidemment très déçu pour Alberto mais bien décidée è revenir encore plus fort après cette épreuve.” 

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Transat Jacques Vabre. Bon début de course pour SVR-Lazartigue en tête en Ultim

Transat Jacques Vabre, Ultim SVR-Lazartigue, skippers Francois Gabart and Tom Laperche, are portraited in action, on June 20th, 2023 - Photo Guillaume Gatefait

François Gabart et Tom Laperche ont parfaitement négocié ce début de course et sont en tête après 36h de course. Rien n’est joué cependant avec un regroupement qui devrait s’opérer à la faveur d’une dorsale à passer.

Les ULTIM continuent leur progression rapide vers le sud, à la latitude de Lisbonne. Un avenant de la Direction de course a d’ailleurs ajouté l’île de Porto Santo dans l’archipel de Madère à laisser à tribord pour canaliser la flotte en dehors de l’influence du mauvais temps qui gagne du terrain avec le passage d’un second front prévu cette fin de matinée sur les trimarans retardataires.
En tête, SVR Lazartigue contrôle bien la flotte avec plus de 60 milles d’avance sur ses poursuivants. Après son bon décalage ouest qui lui a permis de creuser un premier trou, le prochain coup stratégique dans lequel se projettent les pilotes est l’approche de la dorsale à Gibraltar. Un zone pleine d’incertitudes qui devrait compresser la flotte, brouiller les pistes et donner lieu à une belle bataille d’options…
Et du match il va y en avoir ! D’abord parce que les bateaux semblent à 100% de leur potentiel. Pas d’appendice endommagé, pas de souci structurel, les grands trimarans de 32 mètres tiennent leur rang avec une progression conforme aux routages d’avant départ.

Les skippers des quatre bateaux joints à la vacation ce matin se félicitent de « pouvoir bientôt sortir de la cabane dans les prochaines heures pour faire un check complet du bateau » comme le disait Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI). Ce sera aussi l’occasion d’effectuer quelques bricoles et la maintenance de l’accastillage très éprouvé depuis le départ. «Hier, on a cassé l’amure du J2 et la réparation de fortune dans la mer du golfe était assez sportive et humide ! » confiait François Gabart (SVR Lazartigue). « Ça tient, mais le passage dans la dorsale va permettre de refaire ça un peu mieux ! ».

Le co-équipier de Tom Laperche avait la voix claire ce matin et se félicitait de sa position de leader, conséquence de son option ouest qui lui a permis d’accélérer plus tôt que ses concurrents qui ont fini par se recaler dans son sillage avec deux virements de bord à la clef cette nuit « La descente du golfe a été rapide et très musclée. La mer formée nous gênait parfois pour accélérer mais c’est très sympa de se retrouver dans notre position ce matin ».

Les 60 milles d’avance de SVR Lazartigue sont certes une paille au regard des performances des ULTIM et des 6500 milles qu’il reste à courir, mais reste le résultat du premier bon coup de cette Route du café. Bref, on ne s’attendait pas forcément à un tel écart à ce stade de la course !

En position d’éclaireur, le tandem Gabart-Laperche est déjà concentré sur le deuxième chapitre météo de cette Route du café, le passage de la dorsale anticyclonique. Cette extension des hautes pressions qui forme une bande horizontale sans beaucoup de vent est la porte d’entrée dans les alizés au large du Maroc, autant dire un possible passage à niveau. « C’est une nouvelle course qui va commencer aujourd’hui confirmait Armel Le Cléac’h ce matin. On est très concentrés sur la zone de vents faibles que l’on va traverser cette nuit et demain. Ça va occasionner une compression de la flotte et il faudra sortir dans le bon paquet. Une zone « aléatoire , dans laquelle il n’ y a aucune évidence » selon Charles Caudrelier sur Maxi Edmond de Rothschild qui continue d’apercevoir par les hublots de sa casquette Banque Populaire XI, avec qui il fait route de conserve depuis le départ. « Les modèles sont souvent plus optimistes que la situation réelle confirmait quant à lui François Gabart. A quelques milles, ça peut changer et il faudra un peu de réussite …»

ZONE DE COMPRESSION
Inutile d’essayer d’en savoir plus sur le point d’entrée des leaders dans ce nouveau système et Christian Dumard, météorologue de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre confirmait que le jeu est ouvert : « Hier les routages faisaient passer clairement dans l’ouest de la dorsale. Ce matin, des routes plus est vers Gibraltar semblent s’ouvrir ». Les méninges vont donc s’échauffer toute la journée dans les cellules de routage et la lecture de l’approche de chaque concurrent va s’avérer passionnante tout au long de la journée.

En retrait des trois leaders, Sodebo Ultim 3 (à 140 milles) et surtout Actual Ultim 3 (à 200 milles) doivent encore passer le bas du front froid de la deuxième dépression qui va les toucher à la mi-journée avant d’obtenir leur sésame pour des conditions plus paisibles. « On a encore un peu de vigilance à avoir pendant quelques heures mais c’est bientôt la délivrance se félicitait » Anthony Marchand ce matin. Le skipper d’Actual Ultim 3 ne faisait d’ailleurs pas de mystère sur un début de course difficile, avec estomac brouillé et un passage du Raz Blanchard « très chaud, dans des conditions dans lesquelles tu n’as pas envie de trainer »

De Lorient à Gibraltar, c’est bien une journée de transition qui s’annonce sur la Transat Jacques Vabre. Corps et machines vont pouvoir souffler, mais la pause ne sera que de courte durée avec beaucoup de manoeuvres à venir et un ordre d’entrée dans les alizés dans 36 heures environ peut-être décisif pour la suite…

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Transat Jacques Vabre. Beccaria-Andrieu premiers en Class40 à Lorient

LORIENT, FRANCE - OCTOBER 31 : Class 40 Alla Grande Pirelli, skippers Ambrogio Beccaria and Nicolas Andrieu, are being interviewed after winning the security stage of the Transat Jacques Vabre in Lorient, France, on October 31, 2023. (photo by Vincent Curutchet / Alea) © Vincent Curutchet / Alea

Alla Grande Pirelli du duo Beccaria-Andrieu a bien tenu son rôle de favori en s’imposant sur ce début de Transat Jacques Vabre. Ils sont les premiers à Lorient en attendant de laisser passer la tempête.
Alors que la tempête Ciaran est attendue mercredi soir sur la façade atlantique, les premiers Class40 ont rejoint cette nuit le port de Lorient La Base pour se mettre à l’abri. Mais fidèle à sa réputation, la flotte des monocoques de 12,19 mètres a livré une bataille d’une intensité de tous les instants, dans des conditions qui ont pourtant bien malmené les marins et les bateaux. À ce petit jeu, Alla Grande Pirelli du duo Beccaria-Andrieu, en tête de bout en bout, de la baie de Seine aux courreaux de Groix, l’emporte sur les coups de minuit. Avec maestria, le tandem franco-italien est parvenu à creuser un bel écart avec le reste de la flotte le long de la pointe bretonne.
Dans son sillage, la seconde place revient au duo de Groupe SNEF (Macaire-Le Boucher) qui devance une meute d’équipages tous très proches les uns des autres. A l’issue de cette bataille, Inter Invest (Perraut-Bloch) termine 3e. Le bal des arrivées est ouvert. Dans la nuit bretonne, une douzaine de bateaux se sont succédé sur la ligne en l’espace d’une heure, avec parfois une poignée de secondes pour se séparer les uns des autres.

L’ORDRE DES ARRIVÉES À LORIENT
1 – Alla Grande Pirelli : 1 jour 10 heures et 5 minutes de course
2 – Groupe SNEF : +1h 15mn 29sec
3 – Inter Invest : +1h 20 mn 53 sec
4 – Legallais : + 1h 30 mn 01sec
5 – Amarris : +1h 33mn 05sec
6 – Project Rescue Ocean : +1h 34mn 50 sec
7 – Everial : +1h 52mn 22sec
8 – IBSA : +1h 52mn 46sec
9 – Vogue avec un crohn : +1h 53mn 30sec
10 – La Boulangère Bio : +1h 57mn 30sec

LES RÉACTIONS AU PONTON DE LORIENT LA BASE
1er Alla Grande Pirelli

Ambrogio Beccaria : « On n’était pas prêts. Heureusement, on avait fait une course très similaire, il n’y a pas très longtemps sur laquelle on avait très bien navigué On s’était dit que ce n’était pas la course idéale pour préparer la Transat Jacques Vabre, et finalement ce n’était pas si mal. On n’a pas eu de problème à bord du bateau, à part de minuscules bobos aux voiles… et un genou et deux jambes qui ont pris, à un moment, un peu cher. Quand tu allais à l’avant, c’était un peu sauvage.»

Nicolas Andrieu : « Le départ était incroyable dans 35 nœuds au reaching , avec tous les bateaux pleine balle, à 18 ou 20 nœuds. C’était assez émouvant d’être sur la ligne avec tout le monde comme ça. La première nuit, les conditions étaient assez rudes, j’ai eu du mal à m’acclimater. On s’est fait un peu violenter par le bateau, mais on est super contents d’avoir réussi l’exercice. Cet écart, c’est tout et rien, mais il vaut mieux avoir 1h dans ce sens là, que dans l’autre. Si jamais, cela doit changer quelque chose en Martinique, on sera contents ! C’est stupéfiant de voir Ambrogio manier son bateau. Il a participé à sa conception et il le connaît par cœur. »

2e, Groupe SNEF

Xavier Macaire : « C’était vraiment costaud. Le départ nous a tout de suite mis dans le bain, c’était vraiment musclé, on a eu jusqu’à 40 nœuds devant Le Havre ! J’ai vu qu’il y avait eu des dégâts sur certains bateaux, c’est vraiment dommage.
L’ambiance était vraiment tendue avec beaucoup de changements, du vent très instable et irrégulier, des imprévus, on s’est fait surprendre par des grains notamment. On a utilisé toutes les voiles… plusieurs fois !
On est fracassés, impossible de trouver le sommeil tellement le bateau remuait et quand on était à la barre on en prenait plein la figure, rien qu’au large de Groix il y avait 27 nœuds. On est vraiment allés au bout de nous-mêmes. » « On a tenté quelques options en effet, donc celle au Sud qui a bien marché. On a fait une belle opération en visitant la côte pour jouer le courant. On avait le doute car les routages n’étaient pas d’accord, ça n’a pas été simple de choisir. Au début on a perdu beaucoup de terrain car on n’allait pas vers le but, donc quand on recevait les pointages on se posait des questions. Finalement on a bien fait car ça a marché aussi bien, voire mieux qu’espéré. On est satisfait du travail bien fait. » « On va finir de ranger le bateau et on file se reposer dans les jours qui viennent. Le Class40 Groupe Snef est bien à l’abri des tempêtes à Lorient La Base jusqu’au départ de la deuxième étape. Maintenant on attend de savoir quand on va pouvoir rejoindre la Martinique. C’est vraiment étonnant de se dire que la Transat Jacques Vabre part de Lorient ! »

Pierre Le Boucher : « Cela a bien secoué. Après le raz Blanchard, c’était bien costaud, et malheureusement on a appris le démâtage de Ian (Lipinski sur Crédit Mutuel). Tout le set de jeu de voiles est passé. On a dû prendre 27 nœuds au large de Groix. Mais on finit bien, et c’est chouette parce qu’il y avait plein de pièges. On est prêts pour la vraie étape dans on ne sait pas quand. »

Inter Invest

Matthieu Perraut : « L’objectif de la course, c’était de ne pas perdre la course. On ne voulait surtout pas casser le bateau et prendre un wagon par les autres. On s’est encore éclaté tous les deux ; et encore une fois, quand on a passé la ligne, on s’est dit que c’est trop cool de naviguer ensemble. On s’est bien marré. Le départ reste un bon souvenir. »

Kevin Bloch : « Cela restera un grand départ. Je crois que tout le monde en avait peur. Il y avait beaucoup de vent, une manœuvre compliquée à la bouée avec une grosse densité de bateaux. Mais c’était chouette à faire. On ne s’est pas vraiment dit que c’était la Transat Jacques Vabre. On a pris a comme une course comme une autre, en ne s’économisant pas trop.»

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Ne manquez pas les journées de la régate et de la course au large les 15 et 16 décembre prochains !

Le tout nouveau musée national de la Marine accueillera les journées de la régate et de la course au large les 15 et 16 décembre prochains. Une initiative portée par le Yacht Club de France.

La première journée dite « professionnelle » est destinée à accueillir les coureurs, organisateurs, classes, clubs, chantiers ou autres. La seconde est largement ouverte au grand public. En collaboration avec North Sails, le Yacht Club de France installera la première exposition dans le tout nouvel Espace Actualité : intitulée « Coupe de France du Yacht Club de France, 130 ans de régate». Cette exposition retrace les 55 éditions du plus vieux trophée de voile européen, ainsi qu’un focus sur les 12 mJI actuellement en compétition.
Le samedi 16 décembre, la Nuit de la Course au Large, de même que les remises des prix modernes (IRC) et classiques, réuniront les régatiers de toutes les façades maritimes au musée de la Marine, en partenariat avec Sevenstar. Cette journée sera aussi l’occasion de conférences pour le grand public, sur notamment l’architecture navale des bateaux de course, la décarbonation et l’art dans la course à la voile.
Comme tous les amoureux de la mer, nous regrettons que le Nautic, point de rencontre incontournable passionnés de mer, n’ait pas lieu cette année. Au-delà de sa fonction commerciale, il donnait l’occasion de nous retrouver entre coureurs, clubs, organisateurs et médias pour partager nos expériences, organiser des remises des prix, les assemblées générales ou des conférences de presse, pour faire le bilan des actions passées, et pour annoncer les projets et programmes de courses à venir. La concomitance de l’absence de Nautic et de la réouverture du musée national de la Marine crée cette opportunité unique de donner une visibilité extraordinaire à notre sport.” selon Sébastien David responsable de la communication du YCF.

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Mini Transat. Pendant ce temps-là, les Ministes vous envoient du soleil !

Départ Etape 2 - La Palma (ESP)

Quarante-huit heures seulement après avoir quitté La Palma, la flotte de la 24e édition de La Boulangère Mini Transat a, en effet, littéralement explosé, avec des partisans d’une route nord, d’autres d’une route sud et d’autres encore d’une trajectoire au plus près de l’orthodromie. Difficile, dans ces conditions, d’y voir clair mais ce qui est certain c’est que tous les solitaires ne sont actuellement pas logés à la même enseigne. Pour preuve, si une grosse majorité d’entre eux évoluent au près dans une douzaine de nœuds de vent de secteur sud-ouest et cavalent entre 7 et 10 nœuds de moyenne, quelques-uns – les plus à l’est – sont littéralement scotchés et risquent de manger leur pain noir lors des prochaines 24 heures. De quoi, sans doute, générer des écarts importants même si ce n’est véritablement que dans quelques jours que l’on pourra faire de premiers comptes.

Au sud de El Hierro, hier à la mi-journée, la flotte de La Boulangère Mini Transat s’est donc complètement éparpillée. En l’état, pas facile de donner l’avantage à certains plutôt qu’à d’autres même si, au pointage, le privilège est logiquement donné aux marins positionnés au plus près de la route directe. « Ceux qui font de l’ouest ou du nord-ouest ont malgré tout pris l’ascendant sur ceux qui ont choisi de plonger au sud. Ces derniers progressent en ce moment dans le nord d’une zone de vents faibles. Ils vont donc continuer d’évoluer dans des conditions assez erratiques lors des prochaines 24 heures tandis que dans le même temps leurs rivaux profitent d’un couloir de vent », détaille Christian Dumard, le consultant météo de l’épreuve. De fait, si les premiers peinent à dépasser les deux nœuds ou sont presque à l’arrêt, comme Laure Galley (1048 – DMG MORI Sailing Academy 2), la concurrente la plus à l’est, les seconds affichent, eux, des vitesses moyennes comprises entre 7 et 10 nœuds. Reste que les heures qui viennent se s’annoncent pas si simples non plus pour eux, avec également une zone de vent faibles à négocier. « La situation est globalement assez complexe et pour les Ministes, ce n’est certainement pas facile de bien comprendre ce qu’il se passe. De bien cerner les endroits où il y a du vent et où il n’y en n’a pas », ajoute le spécialiste.

La fameuse balance bénéfices – risques
Cela explique sans aucun doute les divergences de trajectoires actuelles. Même à terre, avec des fichiers réactualisés régulièrement, difficile d’y voir bien clair. La cause ? Un petit front ondulant qui ne permet pas de définir précisément la manière dont les alizés vont se rétablir. Dans ce contexte, il faut donc comprendre que monter très nord comporte une part de risque, en l’occurrence celle d’avoir rallongé sa route pour ne finalement pas trouver grand-chose. Voilà pourquoi certains jouent clairement la carte de la prudence en restant ou en ne s’éloignant pas trop de la route orthodromique, à l’image de Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla), le vainqueur de la première étape en Proto, de Federico Waksman (1019 – Repremar – Shipping Agency Uruguay), de Gaby Bucau (865 – Maximum), Robinson Pozzoli (1026 – Uoum) et quelques autres. Idem chez les bateaux de Série avec notamment Jérôme Merker (857 – Ensemble contre le cancer de l’enfant), Damien Doyotte (985 – Blutopia) ou Alexandra Lucas (989 – Région Ile-de-France), pour ne citer qu’eux. Reste à voir si ceux qui ont fait le choix de monter les plus au nord, à commencer Jacques Delcroix (753 – Actual) et Thibault Chomard (624 – Grande Ocean 624), assurément les plus audacieux, récoleront les fruits qu’ils attendent. On en saura davantage mercredi, une fois l’ensemble des troupes aura récupéré ces fameux alizés de manière plus ou moins vigoureuse, et plus encore en fin de semaine, au moment du passage du way-point obligatoire.

A noter par ailleurs : Caroline Boule (1067 – Nicomatic), qui avait fait escale à Puerto de la Estaca, est repartie en course sur les coups de 0h30 la nuit dernière après avoir solutionné une panne de pilote automatique. Si c’est une excellente nouvelle, le redémarrage est toutefois compliqué pour la navigatrice qui subit nettement de touts petits airs au sud de El Hierro mais qui, sans aucun doute, ne manquera pas de revenir au score lorsque les ventilos auront repris du service avec son bateau volant.

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Transat Jacques Vabre. Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck premiers à Lorient

© Vincent Curutchet / Alea

Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck sont arrivés les premiers à Lorient après une course quasi parfaite jouant devant depuis le départ hier après-midi de la Normandie. Ils devancent Luke Berry et Antoine Joubert arrivés moins d’une heure après.

Il confirme ses très bonnes dispositions techniques, sportives et mentales depuis le début de saison puisque Thibaut et Quentin avaient déjà gagné la grande étape du Pro Sailing Tour entre Toulon et Brest et le trophée des multicoques de la baie de Saint-Brieuc. Les Ocean Fifty repartiront de Lorient pour Fort-de-France quand la situation dépressionnaire automnale sera passée et comme sur la Solitaire du Figaro le classement général de la Transat en double dans la catégorie des Ocean Fifty se jouera au cumul du temps des deux étapes.

Les Ocean Fifty accompagnés des Class 40 et des Ultimes, exit les Imoca, hier ont offert au grand public et à la télévision un spectacle fantastique sur le plan d’eau Havrais. La mer était forte, très forte, le vent soufflait à plus de 30 nœuds d’Ouest, le soleil était au rendez-vous. Solidaires En Peloton prenait un top départ et se retrouvait très vite aux avant-postes utilisant un combo de voiles propice à une belle stabilité sur l’eau et un bateau à trois pattes moins volage que certains de ses concurrents.

Au près, Thibaut, le malouin – guadeloupéen, et Quentin, l’homme du Sud-Ouest, tiraient leur épingle du jeu s’abritant rapidement du courant contraire à Barfleur optionnant à la côte. Toujours plus rapide cette nuit notamment au passage de la pointe bretonne et enfin au débridé, Solidaires En Peloton prenait la poudre d’escampette pour afficher à l’arrivée un écart en temps qui sera assez significatif sur son deuxième de quoi permettre au tandem – ambassadeur des 120 000 patients de la Sclérose En Plaques d’aborder la suite avec sérénité et confiance.

Thibaut Vauchel-Camus : « Les conditions ne nous permettaient pas de sortir du golfe de Gascogne et des côtes portugaises en avant d’une dépression féroce. Nous avons donc, comme demandé par la direction de course, débuté notre Transat Jacques Vabre en direction de Lorient mais je rassure tout le monde, on ira bien en Martinique, la petite sœur de ma Guadeloupe qui est si chère à mon cœur. Nous sommes, avec Quentin, contents parce que c’était de l’engagement. Les conditions étaient assez toniques hier au départ et ensuite avec des rafales à 40 nœuds sur le prés – débridé jusqu’au Cotentin. Il y avait de la mer et du courant aussi ! Cet acte 1 était super engagé mais avec de la finesse. Nous sommes ravis de démarrer cette transat atypique de cette façon. Côté préparation, nous nous appuyons sur l’expérience du team Solidaires En Peloton et de Quentin et ça marche bien. Nous avons eu quelques soucis de routine mais rien de bien méchant. »

« C’était engagé mais gérable, raconte Luke Berry. Notre bateau va très vite dans ces conditions, il est à l’aise dans le vent fort et la mer formée. Nous sommes très contents de la manière dont nous avons démarré la course dans le gros temps. » Antoine Joubert se réjouit également de cette aisance dans les conditions difficiles. « Je pense que la Fastnet Race a été une très bonne école, analyse-t-il. On s’était fait cueillir aussi au départ et on y allait un peu plus avec la boule au ventre. Cette fois, nous sommes partis beaucoup plus sereins et cela a grandement contribué à notre joli résultat. »  

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Transat Jacques Vabre. Match serré en Ultim, les Ocean Fifty à Lorient

LE HAVRE, FRANCE - OCTOBER 29 : Ultim Maxi Edmond de Rothschild, skippers Charles Caudrelier and Erwan Israel are taking the start of Transat Jacques Vabre in Le Havre, France, on October 29, 2023. (photo by Jean-Louis Carli / Alea)

Cette première nuit aura été agitée pour les 55 concurrents de cette Transat Jacques Vabre. Passé l’émotion du départ il a fallu se mettre très vite dans le bain. Les Ultim n’ont pas traîné et sont déjà 200 milles de la pointe Bretonne alors que les premiers Ocean Fifty approchent de Lorient.

En Ultim le jeu reste très ouvert et il y a eu déjà quelques options jouées comme celle de SVR passé au nord du DST. Sans surprise trois bateaux assurent le tempo de ce début de course. SVR-Lazartigue assez combatif et cherchant les options, Banque Populaire prudent et cherchant le meilleure route, Edmond de Rothschild au centre jouant de sa puissance et accélérant progressivement. L’écart entre ces 3 bateaux restent minimes. Sodebo Ultim’3 reste celui que l’on attendait de voir. Il est dans le jeu mais légèrement en retrait. Les énième évolutions apportées au bateau ne le propulsent pas encore devant les autres. Sans surprise Actual ferme la marche.

François Gabart expliquait : « On a choisi la simplicité avec moins de manoeuvres, pas faciles à caler dans un vent qui était très variable en direction. Et de toutes façons, les routages Nord ou Sud du DST étaient assez proches. Là, on a retouché du vent derrière le front et on est parti pour un long tribord vers le cap Finisterre » L’écart ne va faire que se resserrer avec les deux autres ULTIM de pointe qui n’ont pas encore virer et c’est une course de vitesse pure qui va reprendre ses droits jusqu’au passage du cap finisterre prévu aux alentours de minuit.

En Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlaminck n’ont jamais levé le pied depuis le départ. Ils approchent ce matin de Lorient avec 50 milles d’avance sur Luke Berry et Antoine Joubert qui n’ont pas mollit non plus. La classe va s’arrêter le temps de laisser passer la tempête. Thibault Vauchel Camus et Quentin Vlaminck sont attendus à 11 heures ce matin au terme d’une première étape express !

En Class40, les favoris sont là. Ambrogio Beccaria et Nicolas Andrieu sont en tête devant Achille Nebout et Gildas Mahé et le duo Mathieu Perraut et Kevin Bloch. Une chose est sûre, le sprint vers Lorient qui tient lieu de première étape pour les Class40 (comme pour les Ocean Fifty), voit les gros bras à la manoeuvre, tous regroupés dans le top ten où il ne manque presqu’aucun favori si e n’est rédit MUtuel qui a démâté. A ce propos, Café Joyeux (Nicolas D’Estais et Léo Debiesse) est reparti du Havre suite à son accrochage du départ  à 17 heures, laissant au port derrière lui Seafrigo-Sogestran (Cédric Chateau et Guillaume Pirouelle) et Movember (Bertrand Guillonneau-Kito de Pavant), ce dernier étant sérieusement endommagé suite à son violent accrochage avec Curium Life Forward…

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Transat Jacques Vabre. Démâtage du Class40 Crédit Mutuel

Alors que les concurrents entamaient leur première nuit, à 1h21 du matin ce lundi 30 octobre, le Class40 Crédit Mutuel a démâté au large de Guernesey. Ian Lipinski et Antoine Carpentier ont indiqué qu’ils allaient bien et qu’ils se dirigeaient vers Cherbourg.

Suite à un problème structurel sur leur bateau, probablement dû à une collision avec un OFNI (objet flottant non identifié), William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani se sont déroutés vers Cherbourg. Très déçus après leur bon début de course, les deux marins évoluent dans des conditions de navigation difficiles mais s’en sortent bien. Une fois à quai, ils évalueront l’état de leur Class40 Dékuple.

Hervé Jean-Marie et Jean-Yves Aglaé, à bord de Martinique Tchalian, ont signalé à la Direction de Course un problème de safran tribord. Ils se déroutent vers Guernesey afin de se mettre à l’abri pour réparer.

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