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L’incroyable retour du professeur Desjoyeaux

Michel Desjoyeaux
DR

Pour dire vrai, personne n’aurait imaginé il y a un mois que le vainqueur de 2000 allait revenir dans le match aussi rapidement puisqu’il concédait une semaine après son retour express aux Sables d’Olonne, jusqu’à 670 milles de retard sur le premier du moment : Loïck Peyron… Depuis de l’eau a coulé sous la quille et Michel Desjoyeaux (Foncia) a réalisé un retour express exceptionnel grâce à des conditions météorologiques, certes devenues plus favorables pour les poursuivants, mais surtout grâce à une persévérance et une fougue pour cravacher son bateau qui laisse pantois ! Résultat : dites ” 33 ” et vous voyez un ” revenant ” vous fondre dessus en autant de jours…

Une longue ligne droite
Alors que le premier, Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a choisi une voie plus proche de l’île Heard, taolonné par Roland Jourdain (Veolia Environnement) et Mike Golding (Ecover 3), Michel Desjoyeaux emmène deux autres chasseurs dans ses traces sur une trajectoire qui rase le plateau continental des Kerguelen : Sébastien Josse (BT) et Jean Le Cam (VM Matériaux). A priori, les deux jours à venir vont n’être qu’une course de vitesse pure dans un flux soutenu de Nord-Ouest et le groupe de tête devrait aligner ses meilleures distances parcourues en 24 heures depuis le départ des Sables d’Olonne le 9 novembre dernier. Un flux puissant de plus de trente nœuds avec rafales, une mer qui va se régulariser après l’archipel, des températures plus douces en remontant vers le 47° Sud, une trajectoire rectiligne : paradoxalement, les solitaires vont pouvoir se reposer (en mettant des boules Quiès !) car il n’y aura pas de manœuvre à faire pendant un bon bout de temps…
Et si le match est toujours aussi intense en tête de flotte, il y a aussi de sacrés duels derrière ! A l’image de celui du trio Yann Eliès (Generali), Marc Guillemot (Safran) et Dominique Wavre (Temenos II) qui bataille sec dans un rayon de moins de vingt milles, en approche des Kerguelen. Trois solitaires au caractère bien trempé qui connaissent le Grand Sud et leurs montures, comme par hasard dessinées par trois architectes différents : là encore, il va être intéressant de voir les différences de vitesse pures sur cette droite des ” Hunaudières ” de 1 300 milles de long… De même, le duel entre Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), lui aussi revenu du diable vauvert, va être palpitant puisque les deux hommes convergent vers le même point (la porte australienne), mais par deux chemins bien différents. Le Britannique semble en effet le seul concurrent à l’heure actuelle, à tenter un passage par le Nord des Kerguelen…

Contre mauvaise fortune
Enfin, Loïck Peyron (Gitana Eighty) fait route rapidement au vu de son gréement de fortune, vers le Nord-Est à plus de dix nœuds : il est déjà à la latitude des îles Crozet sur le 46° Sud, ce qui devrait lui éviter les mauvaises surprises d’une dépression australe. Le Baulois se donne encore la possibilité d’obliquer vers l’Afrique dès que les conditions météorologiques lui permettront de naviguer plus près du vent, mais il conserve l’opportunité de prolonger sa route vers l’Australie-Occidentale (Perth), à 2700 milles…

Classement à 5h00 :
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac) à 15352,2 milles de l’arrivée
2- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 39,3 milles du leader
3- Roland Jourdain (Véolia) à 43,8 milles
4- Mike Golding (Ecover) à 46,4 milles
5- Sébastien Josse (BT) à 83,2 milles

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Sébastien Col : “une année riche!”

Sébastien Col équipage 2008
DR

Objectifs atteints en 2008

Sébastien Col : « Sur le circuit mondial de match racing, après une saison 2007 marquée par l’America´s Cup avec Areva Challenge et la Transat Jacques Vabre avec Groupe Bel et Kito de Pavant, nous avions deux objectifs : construire un groupe fort pour 2009, et enrichir une expérience commune avec des équipiers ayant un profil America´s Cup.Personnellement, et toujours avec l’America´s Cup en tête, je voulais également participer à des circuits de bateaux de “jauge” type GP42 (Roma) et TP52 (Mutua Madrilena), et également continuer à régater contre des top skippers comme Coutts, Spithill, Barker, etc, ce que j’ai pu faire en RC44 avec team Hiroshi.Ce qui est très satisfaisant, c’est d’avoir atteint ces objectifs. »

Vice-Champion du Monde de Match Race

Sébastien Col : « Lors des onze épreuves de match racing auxquelles nous avons participé, nous en avons remportées trois, 14 équipiers se sont succédés à bord, et nous avons réussi à être performants jusqu’à pouvoir atteindre un titre de Vice-Champion du Monde.Cela n’aurait pas été possible sans avoir deux personnes clefs avec moi : Christophe André et Gilles Favennec. Ils ont fait un travail incroyable à chaque épreuve en donnant le meilleur d’eux-mêmes, le temps que les nouvelles personnes qui nous rejoignaient s’adaptent à notre fonctionnement. J’aimerais d´ailleurs citer toutes les personnes qui sont passées à bord et qui ont pris part à notre résultat final du championnat du monde. Ils ont tous apporté beaucoup à l’équipe et j’ai appris énormément de choses différentes à leur contact :

Devan Le Bihan (Piano), Olivier Douillard (Régleur), Philippe Mourniac (Tacticien), François Verdier (N°1), Sébastien Destremau (Tacticien), Thierry Fouchier (Régleur), Erwan Israël (Tacticien), Fred Guilmin (Tacticien), Christian Scherrer (Régleur), Teva Plichart (Tacticien), Thierry Douillard (Régleur), Gilles Favennec (Piano/régleur), Christophe André (N°1), Pascal Rambeau (Tacticien). J’aurais aimé leur offrir le titre mondial, mais malheureusement l’épreuve finale en Malaisie ne s’est pas passée comme prévu.Nous finissons quand même Vice-Champion du Monde, et devrions revenir à la première place du classement mondial ISAF.

Mon équipe de match racing 2009 est définie et elle sera constituée de 6 personnes toutes issues du groupe 2008. »

Préparation intense avec K-Challenge

Sébastien Col : « Une autre satisfaction est celle d’avoir réuni un groupe performant pour les Louis Vuitton Pacific Series à Auckland avec K-Challenge (l´équipe sera d´ailleurs annoncée la semaine prochaine).

Dans cet équipage, nous retrouverons 7 personnes qui ont pris part au circuit de match racing 2008 avec moi, et qui plus est, ont remporté au moins une épreuve du circuit. Dans ce bilan 2008, il ne faut pas oublier le travail fait avec cette équipe de K-Challenge en vue de préparer la prochaine America´s Cup. Que ce soit dans le design avec Dimitri Nicolopoulos et son design team, ou dans la stratégie et la prospection avec Stéphane Kandler et dans la communication avec Stéphanie, j’aurais énormément appris et diversifié mes compétences.

Et maintenant?

La saison 2009 va repartir dès janvier au plus haut niveau avec les Louis Vuitton Pacific Series, donc pour le moment je suis sur la récupération et l’analyse en profondeur de cette saison. »

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Desjoyeaux talonne le leader Dick !

FONCIA MICHEL DESJOYEAUX
DR

Le démâtage de Loïck Peyron (Gitana Eighty) mercredi n´a pas franchement refroidi les ardeurs des leaders ! Le rythme est toujours aussi soutenu, même s´il faut constater que les « pulsions » à plus de vingt nœuds ne sont plus affichées au compteur. Mais tout de même, avec une belle brise portante de secteur Ouest et une mer encore maniable, Michel Desjoyeaux (Foncia) qui s´octroie la place de dauphin, Roland Jourdain (Veolia Environnement) Mike Golding (Ecover 3) et Sébastien Josse (BT) mènent un train d´enfer pour rester au contact avant le passage capital de l´archipel des Kerguelen. Un atterrissage prévu en pleine nuit, même si celle-ci reste brève par 52° Sud… La flotte va donc converger dans cet entonnoir, ce qui va permettre de valider une hiérarchie qui commence à se stabiliser, seulement après 32 jours de course ! Mais avec des écarts qui sont encore infimes au regard des 15 600 milles restant à faire, il est loin le temps des Vendée Globe où seuls trois ou quatre prétendants étaient encore en situation de pouvoir prétendre à une place sur le podium final…

Une recette épicée au menu

Le goulash est certes un plat hongrois, mais sa caractéristique tient dans son mélange d´épices et de saveurs contrastées ! C´est dans cette sauce que les solitaires vont être « mangés » aux abords de l´archipel des Kerguelen par une mixture particulièrement assaisonnée de mers, de vagues, de houles, de vents, de rafales, de pluies, de grêlons, de neige, d´écumes et d´embruns… Deux phénomènes se combinent : d´abord une bascule franche de la brise entre le secteur Ouest à Sud-Ouest de ce jeudi matin, et le ciel de traîne de cette soirée avec du Nord-Ouest dense et puissant : trente nœuds fichiers, c´est-à-dire jusqu´à 45 nœuds et plus sous les bourrasques de cumulonimbus ! Et une mer qui se désordonne, poussée par ce flux associé à une dépression australe qui va passer cette nuit sur les Kerguelen.

Les leaders vont donc arriver en approche du plateau continental juste après le moment où le front froid va passer sur eux, imposant une manœuvre particulièrement délicate à réaliser : un changement d´amure. Certains vont peut-être tenter l´empannage mais même sous voilure réduite (deux ou trois ris dans la grand voile, trinquette ou foc de brise à l´avant), le risque est grand de partir en vrac, de casser des lattes, d´emmêler une écoute… L´autre solution consiste à virer de bord, mais face à une mer aussi chaotique, le challenge est grand pour ne pas se retrouver en marche arrière, refoulé par une vague trop abrupte. Et une fois passer sur l´autre bord, il faut remettre en route en affinant la trajectoire pour composer avec des déferlantes qui bousculent l´étrave (et sollicitent le pilote), et avec le cap qui permet de tirer tout droit dans le Sud de l´archipel et ses dangers. La nuit à venir devrait être extrêmement stressante en solitaire par 51° Sud et 5°C…

Voix du large…

Roland Jourdain (Veolia Environnement) 3ème à 31,3 milles du leader : « Au sujet du classement : la folie continue. C´est exactement pour ça qu´on est là. C´est super ! C´est étonnant le mélange entre les classements. Je sors un empannage, tu te poses des questions… Mais tu te rends compte que les autres ont le même problème. Il n´y a pas de grosses options. »

Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) 22ème à 1972,2 milles : « Conditions horribles pendant les dernières 18h. Rafales à 40 nœuds. Je me suis fait surprendre avec trop de toile. Longue bataille pendant la nuit. J´ai besoin de dormir, c´est sûr. Je n´ai pas les idées claires. Vent passé à 25/26 nœuds mais la mer n´est pas mieux. Bateau à 25 nœuds à ce moment. »

Marc Guillemot (Safran) 10ème à 217,4 milles : « Je devrais réduire l´écart avec les autres concurrents, entre le Nord et les Kerguelen. J´ai certes perdu du temps, mais les deltas se réduisent. Il ne faut surtout pas baisser les bras pour saisir les opportunités et rester au taquet. On peut toujours rater des choses, comme des systèmes météo, et ne jamais rattraper les autres. »

Rich Wilson (Great American III) 20ème à 1447,5 milles : « J´ai fait un surf à 22 nœuds, plutôt rapide pour ce bateau et pour moi aussi. Le boat plonge dans les vagues, je dois faire attention. C´est gris et beaucoup de vent. Mer cassante. J´essaie de faire attention pendant les manœuvres. Assez malmené physiquement… »

Vincent Riou (PRB) 7ème à 125,4 milles : « Il y a encore les 2/3 du trajet à faire. Il faut rester vigilant sur matériel, les voiles et la coque afin de garder toutes ses chances pour la suite. Il faut finir la course. On savait qu´il y aurait de la casse, même au niveau des mâts. C´est statistique : 30-40% des bateaux n´arrivent pas. Il y aura des accidents comme ceux des dernières 24h. Et puis le niveau est élevé. Chacun fait comme il le sent. Certains avancent vite, d´autres non, c´est un pari sur l´avenir. »

Arnaud Boissières (Akena Vérandas) 17ème à 852,6 milles : « Les espaces sont impressionnants. Le spectacle est merveilleux ! La mer est en train de grossir. Il y a des oiseaux à côté du bateau. Un albatros m´a suivi pendant 4-5 jours, et on s´est parlé. C´est un échange magique avec ce genre d´oiseau, mais il est reparti. Plusieurs fois j´étais à 20 nœuds et il me suivait l´air de rien… »

Classement du 11 décembre à 16h00 : 
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 15 609,8 milles de l´arrivée
2- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 31 milles du leader
3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 31,3 milles
4- Mike Golding (Ecover 3) à 33,5 milles
5- Sébastien Josse (BT) à 48,7 milles

Séléction internationale : 
11- Dominique Wavre (Temenos II) à 245,8 milles
12- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) 558,3 milles
14- Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à 584,2 milles

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Jean-Pierre Dick reprend les commandes

Paprec-Virbac 2
DR

Toujours aussi incisif, Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), a repris les commandes à la faveur de la nuit. Pointé à plus de 17 nœuds de moyenne, le navigateur niçois montre qu´il ne faut pas compter sur lui pour changer de tempo et adopter un rythme moins endiablé. Dans son sillage, Roland Jourdain (Veolia Environnement) et Sébastien Josse (BT), sont à 35 milles, sont sous la menace directe d´un certain Michel Desjoyeaux… qui pourrait bien monter sur le podium provisoire à la faveur de la journée. Déjà tout près de Mike Golding (Ecover), le navigateur de Port-la-Forêt montre qu´il a encore suffisamment d´appétit pour s´attaquer à quelques autres gros morceaux. D´autant que d´ores et déjà, Michel n´a pas grand-chose à perdre : qu´il arrive à maintenir la cadence et il entrerait dans la légende du Vendée Globe. Qu´il soit contraint de rentrer dans le rang, il restera, de toutes les manières, l´auteur d´une des plus belles courses-poursuites jamais enregistrées dans un tour du monde. A près de 50 milles derrière, Jean Le Cam (VM Matériaux) mène un petit groupe qui reste sur une position d´attente entre besoin de rester dans la course et souci de préserver le matériel. Au regard du retour flamboyant de Foncia qui focalise toute l´attention, ce n´est certainement pas la position la plus confortable…

Le peloton de queue, lui, s´apprête à faire le gros dos : des vents de 45 à 50 nœuds avec rafales entre 55 et 60 attendent les navigateurs solitaires dès leurs premiers jours dans l´Océan Indien. Dans ce genre de cas, il ne s´agit plus de faire le malin : la meilleure façon de passer entre les gouttes est de se faire le plus humble possible, de faire face sans en remontrer… On ne vient pas tirer la queue du malin quand il a décidé de vous faire danser la sarabande.

PFB

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Incroyable duel entre Dick et Josse en tête

BT - Sébastien Josse / VG
DR

Troisième ce mercredi midi à une quinzaine de milles du leader, Loïck Peyron (Gitana Eighty) a donc signalé à la Direction de Course qu´il avait démâté vers 14h00 (heure française). Le solitaire naviguait alors sous un ris dans la grand voile et foc solent, poussé par une trentaine de nœuds de vent, et se trouvait à l´intérieur de son habitacle quand il a constaté que le mât s´était cassé. Le skipper n´a donc pas été touché et est donc en parfaite santé. La cause de cette avarie n´est pas encore connue, mais le Baulois indiquait qu´il avait conservé sa bôme et réfléchissait à une destination sous gréement de fortune. (lire nos deux articles précédents)

Direction Sud Kerguelen


Côté course, Sébastien Josse (BT) n´a pas repris très longtemps le commandement : après avoir mené quelques minutes vers la mi-journée, le Niçois a de nouveau laissé la tête de la flotte à Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2). Le rythme s´est en effet accéléré une nouvelle fois avec une belle brise d´une trentaine de nœuds de secteur Ouest à Sud-Ouest et certains solitaires atteignaient des vitesses moyennes sur une heure de plus de vingt nœuds ! L´annonce du démâtage de Loïck Peyron devrait toutefois calmer un peu les ardeurs des skippers… Mais en tout état de cause, la route par le Sud de Kerguelen est confirmée au vu des trajectoires des dix premiers, qui se tiennent dorénavant en moins de 200 milles.

Les voix du large…

Michel Desjoyeaux (Foncia) 5ème à 38,6 milles : « Je reste raisonnable sur la vitesse : tout se passe bien, mais il faudra gérer la transition qui vient. Il y a quelques manoeuvres à faire en fonction des allures de voile. Je suis peinard, il fait moins froid car je suis dans le tiers Nord de la flotte, l’eau est à 10 degrés. Ce matin, j’ai eu deux minutes trente de soleil et de ciel bleu : j’ai pu voir de l’eau bleue, ce qui est vraiment sympa. »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) 1er « J’ai fait un choix de voile malheureux, et en plus le vent est revenu par derrière : ça n’a pas donné un super résultat. Maintenant les choses sont reparties, il faut penser au futur, je suis encore dans le paquet de tête. J’étais impressionné l’autre jour par les conditions météo et dans ces contrées loin de tout, il faut y aller à la prudence. L’eau est à 4-6° C, c’est la zone de méfiance pour les growlers… »

Samantha Davies (Roxy) 14ème à 593,7 milles : « Ici la mer est impossible à décrire : il faut faire l’expérience, c’est un plaisir d’être là… Je suis super heureuse, j’ai surtout énormément de chance d’avoir pu venir à ce Vendée Globe : c’est un truc que je vais garder toute ma vie. J’ai vraiment envie de revenir dans quatre ans, j’espère que j’arriverai à transmettre un peu tout ça. »

Jonny Malbon (Artemis) 18ème à 1122 milles : « Je m’arrache les cheveux pour faire marcher le bateau. La nuit était bien longue. Et là je me sens frustré et épuisé. Le pilote n’arrive pas à contrôler le bateau sous grand voile haute. Je me dis que cela va durer encore deux mois… Je vois ceux qui étaient juste devant moi, s’en aller rapidement. Et moi, je ne vois pas ce que je peux faire. C’est un problème dans ma tête. »

Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) 23ème à 2282 milles : « Température extérieure : 14°, température de l’eau : 9,5°. Les conditions sont assez sportives en ce moment. Le point où j’ai dû abandonner la dernière fois est 400 milles dans mon Nord. Je parle une ou deux fois par jour avec ma copine et avec mon fils. S’il veut faire le Vendée Globe un jour, ce sera sa décision. Je ne l’empêcherais pas, mais je ne l’inciterais pas non plus. »

Les 5 premiers au pointage de 16h00
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 15 994,2 milles de l´arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 0,3 mille du leader
3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 21,4 milles
4- Mike Golding (Ecover 3) à 28,3 milles
5- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 38,6 milles

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Loïck Peyron : « j´ai entendu un grand bruit »…

Portrait Loick Peyron
DR

Il y avait 30 nœuds de vent et Gitana Eighty était sous un ris et solent quand l’incident s’est produit.« Je n´ai aucune idée de ce qui s´est passé. J´étais à l´intérieur et tout allait bien, ça commençait à glisser propre.. et puis un grand bruit… une sensation aussi violente.. je savais que c´était le mât. Je suis monté aussitôt et j´ai vu le mât en plusieurs morceaux, la bôme sur le pont, les voiles à l´eau… un grand classique du démâtage – ce n´est pas la première fois que je démâte malheureusement – et puis voilà c´est tout, c´est tout simple et rapide, ça fait un peu mal mais c´est comme ça. » Au beau milieu de l´Océan Indien, Loïck Peyron en a donc hélas terminé avec ses rêves de victoire dans ce Vendée Globe, alors qu´il avait animé et longtemps mené ce premier mois de course et qu´il était 3e au moment du démâtage. Heureusement sain et sauf, le skipper de Gitana Eighty a aussitôt entrepris de larguer ce qui pouvait l´être.

En effet, « le plus dangereux n´est pas le moment du démâtage, c´est après. J´ai mis une heure et demie pour larguer tout le gréement, le pont est couvert d´éclats de carbone dans tous les coins, tout est noir un peu partout avec des morceaux du mât qui pilonnaient sur la coque et le pont, le tout avec le bateau en travers de la lame. J´ai coupé les voiles, récupéré les drisses et puis voilà…il faut tout couper, les haubans, les drisses, dans l´ordre et sans oublier la moindre ficelle. J´ai essayé de garder le maximum c´est à dire pas grand chose » Loïck n´a pas pu récupérer beaucoup de voiles. Il détaille : « il me reste juste la bôme, la partie basse de la grand voile à un ris et un ORC car toutes les autres voiles étaient là haut ».

Trois destinations possibles

Et maintenant ? La situation n´est pas simple, même si « la coque est intacte, il n´y a pas de problèmes structurel ni de voie d´eau». Gitana 80 a en gros trois possibilités, toutes forcément lointaines : l´Afrique du Sud (Cape Town) à 1600 milles, la Réunion (ou Madagascar) à 1600 milles aussi ou bien l´Australie, à 3000 milles mais dans le bon sens par rapport aux vents dominants. « J´aimerais bien peut-être faire route nord, une dépression que je surveille pourrait m´y aider. C´est ou bien l´Australie ou bien un moyen de remorquage à moins de 1000 milles d´une côte » pour les deux autres possibilités. Le sentiment qui domine ? « je suis surtout désolé pour toute l´équipe du Gitana Team, pour le groupe LCF Rotschild, pour Benjamin de Rotschild… la déception est collégiale »

Loïck Peyron a conclu la vacation spéciale en expliquant qu´il allait tenter d´établir un moment de fortune avant la nuit, puis qu´il allait étudier plus en détail la météo pour décider de sa route. Le marin baulois a même voulu donner une preuve de son bon moral en lançant en guise de conclusion: « allez je vais vous laisser les enfants, au boulot… y´a plus malheureux… »

L´abandon de Gitana 80 est le 7e depuis le départ des Sables d´Olonne. Il reste 23 solitaires en course.

BM

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Gitana Eighty démâte, Loïck Peyron est sain et sauf

Gitana 80 Peyron start VG
DR

Actuellement par 49°36 Sud et 52°47 Est, le monocoque armé par le Baron Benjamin de Rothschild progresse à allure réduite. Loïck Peyron, en collaboration avec son équipe à terre, réfléchit à la démarche à suivre. Car si la bôme restante devrait lui permettre de réaliser un gréement de fortune, la direction à prendre pour rallier un port reste encore à déterminer. 

Dans des déclarations succinctes, Loïck Peyron est revenu rapidement sur les circonstances de son démâtage : « Il y avait 30 nœuds de vent et Gitana Eighty était sous un ris dans la grand voile et le Solent à l’avant. Il n’y avait pas de raison de se faire mal et tout allait très bien à bord quand le mât est tombé brutalement sans aucun signe avant-coureur. J’étais à l’intérieur quand j’ai entendu un énorme bruit. En sortant sur le pont, j’ai constaté qu’il n’y avait plus de mât. Il me reste la bôme et nous réfléchissons actuellement sur la suite des opérations.»

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Les Kerguelen en point de mire

Mike Golding - Ecover 3
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Tous ont maintenant le passage de l’archipel des Kerguelen en ligne de mire… Et bon an, mal an, tous semblent avoir choisi de laisser les îles et leur plateau dans le sud. Entre le petit coup de mou enregistré hier qui n’affectait pas seulement la vitesse des bateaux et le repositionnement stratégique, les écarts se sont à nouveau resserrés puisqu’ils sont à nouveau huit à se tenir en moins de cent milles. En tête, Jean-Pierre Dick continue d’imprimer la cadence quand Sébastien Josse revient à moins de 10 milles. Au tiers de la course, c’est un écart d’environ 40 minutes qui sépare les deux premiers de la flotte. La prédiction de Michel Desjoyeaux (Foncia) qui envisageait une arrivée à vue en rade des Sables d’Olonne serait-elle en passe d’être réalisée ?

Porte étroite
Devant la flotte se profile maintenant le passage de l’archipel des Kerguelen. Les îles de la Désolation sont un des derniers obstacles tangibles avant le Horn. Si leur relief n’est pas toujours de nature à provoquer des dévents aussi puissants que certains archipels comme les Canaries, les hauts-fonds qui les bordent incitent les navigateurs à prendre un large tour. En effet, pour éviter de rencontrer une mer cassante, il faut accepter de passer à plus de 150 milles au nord et de 60 milles au sud. On imagine facilement que la route du nord, sauf circonstances météorologiques exceptionnelles, est quasiment interdite aux solitaires du Vendée Globe. Le passage entre l’archipel et l’île Heard située environ 230 milles dans le sud sera un bon moyen de faire un premier bilan, d’autant que les écarts en latitude seront faibles. Plus que les distances, les temps de passage seront un premier révélateur d’une hiérarchie qui risque encore d’être bousculée avant la sortie du Pacifique. Il restera alors près de deux mois de mer pour dessiner le portrait du futur vainqueur de cette édition 2008. Si l’on considère la barre des 700 milles comme une limite absolue, ils sont encore quinze à pouvoir prêcher la bonne parole… En 2004, Mike Golding postulant au podium à moins de vingt-quatre heures du leader, avait encore plus de 700 milles de retard au passage de l’archipel. Bernard Stamm, pointé aujourd’hui à 534 milles de la tête de course, a mathématiquement le droit de rêver…

Classement à 5h :
1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16161,3 milles de l’arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 8,8 milles du premier 
3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 21,9 milles du premier
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 28,1 milles du premier
5- Mike Golding (Ecover) à 50,1 milles du premier

Sélection internationale 
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 231,1 milles du premier
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 501,5 milles du premier
14- Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à 534,7 milles du premier

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Francis Joyon et Lionel Lemonchois Champions des Records 2008

Gitana13routedelor
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 Records en solitaire :  Francis Joyon maître du monde
 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes pour faire le tour de la planète par les trois caps en solitaire… Francis Joyon a mis tout le monde d’accord cet hiver avec son exploit achevé le 20 janvier dernier à Brest. Il améliore de plus de deux semaines complètes le chrono d’Ellen MacArthur ! Un exploit immense, sans précédent, le maxi trimaran IDEC s’offrant même le luxe d’exploser tous les temps de passage intermédiaires absolus et d’aller quasiment aussi vite qu’un maxi en équipage, ne rendant par exemple que… 59 minutes à Orange II sur la traversée de l’Indien ! Francis Joyon a également marqué des points tout récemment, en novembre 2008, en ramenant sous les 10 jours le record de la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador (Bahamas), établi finalement à 9 jours, 20 heures et 35 minutes, malgré une originale route Nord, très coûteuse en milles parcourus sur l’eau et en manœuvres pour sauter d’un système météo à l’autre. Mais c’est bien son exploit planétaire qui lui offre logiquement le titre de Champion du Monde des Records 2008.

 Le challenger : Thomas Coville.
 Sur ce terrain des records en solitaire, Francis Joyon n’a pour l’instant (outre le chrono évidemment !) qu’un seul adversaire à sa mesure : Thomas Coville. Avec son maxi-trimaran Sodeb’O, un peu plus long mais très comparable à IDEC, Thomas a échoué sur casse de flotteur dans sa tentative autour du monde l’hiver dernier… mais il a tout de même amélioré deux fois le record des 24 heures (628,5 milles en attente d’homologation…) qu’il détient donc, ainsi que celui de l’Atlantique Nord, « descendu » à 5 jours 19 heures 30 minutes et 40 secondes. En outre, il n’a échappé à personne que Thomas Coville est précisément en train d’essayer d’améliorer le record du tour du monde en ce moment même… De son côté, Francis Joyon fourbit ses armes pour tenter de reprendre les Record sur l’Atlantique Nord et les 24 heures dès le printemps prochain. Le duel entre ces deux marins est titanesque !

 Records en équipage : la belle campagne de Lionel Lemonchois
Il ne s’est certes pas attaqué au Trophée Jules Verne – ce n’était pas le programme du bateau – n’empêche que Lionel Lemonchois, déjà recordman de la Route du Rhum, a signé une superbe campagne de records en équipage à bord du maxi catamaran Gitana 13. Une grande aventure faite de routes historiques à travers l’Atlantique et le Pacifique, qui l’a vu remettre au goût du jour des chronos mythiques comme la « Route de l’Or » et la « Route du Thé ». Avec des navigations parfois épiques, comme entre New York et San Francisco par le cap Horn quand il a fallu se mettre plusieurs jours à l’abri des énormes tempêtes du Sud, l’équipage de Gitana 13 a réussi une année comme dans les récits maritimes, chargée d’histoire et emprunte d’émotions en tous genres. A noter que Gitana 13 a battu la bagatelle de sept temps de référence en 2008, dont 4 comptant pour le Championnat du Monde des Records…. Chapeau, les artistes !

 Gare aux trimarans géants Groupama et Banque Populaire en 2009
Comme sur le tour du monde solitaire, il y eut cette année une tentative en équipage à l’assaut du Trophée Jules Verne. Le Groupama 3 de Franck Cammas a tenté l’aventure des célèbres 50 jours de l’Orange II de Bruno Peyron, avec le destin que l’on sait : abandon sur casse et chavirage au large de la Nouvelle-Zélande. Mais l’année 2009 va être extraordinaire, avec le duel annoncé entre le grand trimaran vert – heureusement récupéré et réparé – et l’énorme Banque Populaire V de Pascal Bidégorry, le plus grand multicoque océanique du monde (40 mètres), baptisé cet automne à Nantes et qui va commencer doucement sa campagne de records en 2009. Dans un an, l’hiver prochain, les deux monstres se livreront un duel sans pitié autour de la planète et ce sera forcément passionnant !
 Pourraient-ils être rejoints par d’autres équipages ? C’est tout sauf impossible : on ne sait pas par exemple quelle vocation exacte ont les deux « sisterships » (du moins annoncés comme tels) du Sodeb’O de Thomas Coville en construction chez Boatspeed et commandés par le Sultanat d’Oman. Solitaire ? Equipage ? Atlantique ? Monde ? Autre ? Le mystère demeure pour l’instant…

Une seule chose est sûre, l’année 2009 verra au minimum deux grands duels : celui – en solitaire – de Francis Joyon et Thomas Coville, qui jouent en permanence à se reprendre les temps de références les plus mythiques ; d’autre part celui, non moins épique, qui s’annonce en équipages entre les deux petits Mozart de la voile que sont Pascal Bidégorry et Franck Cammas.

 L’année 2009 s’annonce chaude sur le front des Grands Records, très chaude… même dans le Grand Sud !

Les  Records océaniques établis en 2008 :

Les Records  2008 en solitaire
 . Francis Joyon – trimaran IDEC
 – Tour du monde en solitaire : Janvier 2008 – 57 jours, 13 heures, 34 minutes, 6 secondes
 – Route de la Découverte Cadix/San Salvador – Novembre 2008 – 9 jours, 20 heures, 35 minutes

 . Thomas Coville – trimaran Sodeb’O
 – Record des 24 heures : 616,03 milles. (record amélioré à 628,5 milles en décembre 2008)
 – Record de l’Atlantique Nord : 5 jours 19 heures 30 minutes 40 secondes – juillet 2008

 . Michel Kleinjans (Bel)– Roaring Forty (40’)
 – Record de la Mediterranée : Marseille/Carthage : 1 jour 21 heures 24 minutes


Les Records  2008 en équipage
 . Lionel Lemonchois/ Gitana 13 :
 – Route de l’Or : New York – San Francisco (via le cap Horn) : Février 2008 – 43 jours, 00 heures, 38 minutes.
 – Pacifique Nord (Est-Ouest) San Francisco – Yokohama : Avril  2008 – 11 jours, 00 heures, 12 minutes, 55 secondes
 – Route du Thé / Hong Kong Londres : Septembre 2008 – 41 jours, 21 heures, 26 mn, 34 sec

 . Andreas Anderson/ HiQII 13
 – Tour de l’île de Gotland (Suède) – Juin 2008 : 39 heures, 25 minutes, 43 secondes

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Premier tiers de course et choix à faire

Jourdain Véolia
DR

C’est un peu tôt pour payer ses impôts, mais chaque solitaire a déjà mis son écot dans la tirelire de l’océan Indien : même le leader Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) a indiqué le week-end dernier, qu’il avait cumulé un gennaker à l’eau et un grand vrac… Tous ou presque sont passés par une figure libre qui coûte très cher en termes de temps, mais surtout au niveau physique et mental, et même certains comme Dee Caffari (Aviva) ou Vincent Riou (PRB) se sont légèrement blessés, la première au genou, le second au pied. La taxe de séjour dans les mers du Sud est plus ou moins lourde et il y en a encore pour trois semaines à ce rythme ! Mais à l’occasion d’un ralentissement passager consécutif au passage d’une dorsale anticyclonique, le tempo a légèrement changé car les tentatives successives d’appuyer sur l’accélérateur dès le départ des Sables d’Olonne (Peyron, Josse, Eliès, Dick, Desjoyeaux, Stamm…), n’ont pas toutes porté leurs fruits et ont surtout eu pour conséquence, un affaiblissement physique général et probablement passager.

Prendre l’ascendant dans la descente

En cherchant à prendre l’ascendant à différents stades de ce premier tiers du parcours, certains solitaires ont tiré sur la ficelle de la forme physique ! Or le moral est toujours plus sensible quand l’état de fatigue, le froid, le gris du ciel, l’humidité constante, la veille dans le cockpit et les difficiles déplacements sur le pont, deviennent une constante… Sans que le rythme ne soit fondamentalement ralenti, l’ambiance n’est plus à la prise de risque, à l’envie de faire le break, à la volonté de marquer son territoire. Priorité à la remise en forme tout en conservant des vitesses suffisantes pour ne pas se faire décrocher, ni trop inquiéter. Et surtout, il y a une donnée très importante à prendre en compte dès ce soir : le passage des Kerguelen ! Il faut rester très vigilant, donc très anticipateur pour affiner la trajectoire et ne pas se retrouver coincé dans le passage finalement assez étroit (230 milles) entre l’archipel austral et l’île Heard (marque de parcours à laisser à tribord).

Car dans ces contrées, ce ne sont pas les dévents des reliefs qui gênent (a contrario des Canaries ou du Cap Vert), mais le plateau continental qui déborde largement (150 milles au Nord des Kerguelen, 80 milles au Sud) et génère une mer très chaotique, anarchique, imprévisible. Or pour passer dans ce " couloir " peu recommandable, il va falloir descendre sous le 50° Sud… Ou alors, bifurquer la nuit prochaine pour contourner l’archipel par le Nord : un léger rallongement de la route (environ 50 milles), mais une solution plus " safe ", loin des risques de glace, moins pointue car plus ouverte en termes de choix stratégiques.

Dispersion ou regroupement ?

Or en ce mardi après-midi, à un peu plus de 800 milles de ces abords redoutables, le choix doit impérativement se faire avant demain mercredi matin… Au risque de se retrouver piégé, à enclencher des empannages dans la brise sur une mer démontée, à tirer un bord catastrophique dans une bascule trop prompte ou trop tardive, à descendre encore plus Sud que la latitude de l’île Heard (53°S) pour profiter d’une rotation de la brise. Toutes choses qui peuvent se transformer très rapidement en vrac par 5°C, en fatigue supplémentaire, en avarie ! Or en ce mardi après-midi, seul Yann Eliès (Generali) semble se maintenir sur une route Nord. Au sein du groupe de tête, Sébastien Josse (BT) replonge au Sud-Est pour aller contrôler le leader, Jean-Pierre Dick et Roland Jourdain (Veolia Environnement), le plus au Sud.

Les dix premiers sont modérément rapides dans un flux de secteur Nord-Ouest entre 15 et 20 nœuds, alors que leurs quatre poursuivants ont remis du charbon grâce à un front générant du Sud-Ouest 20-25 nœuds : Marc Guillemot (Safran), Dominique Wavre (Temenos II), Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) ont tout intérêt à pousser leur machine pour profiter de cette situation très éphémère. Le gain ne devrait pas dépasser une cinquantaine de milles d’ici le milieu de la semaine, mais c’est toujours bon à prendre quand les " chassés " ont un petit coup de mou, mou de vent, de forme, voire de mental… Ce premier tiers du parcours laisse donc prévoir une suite tout aussi exaltante !

Classement du mardi 9 décembre à 16h00 :
1- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 16 300,9 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 30,7 milles du leader
3- Sébastien Josse (BT) à 31,3 milles
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 50,4 milles
5- Mike Golding (Ecover 3) à 75,9 milles

Sélection internationale :
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 308,9 milles
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 548,7 milles
14- Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) à 588,3 milles
15- Samantha Davies (Roxy) à 597,8 milles
16- Dee Caffari (Aviva) à 758 milles

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