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Au 60e jour de mer, Desjoyeaux caracole toujours

Desjoyeaux Foncia Cap Horn 2009
DR

Le visage de Jean Le Cam bouffi de sommeil est apparu sur les écrans de la visioconférence, aux côtés de son sauveur Vincent Riou. Les deux hommes, relayés par Armel Le Cléac’h, sont revenus avec leurs mots sur l’incident qui a tenu en haleine toute de la communauté de la course au large, suspendue aux nouvelles du skipper de VM Matériaux, bloqué pendant plus de 10 heures à l’intérieur de son monocoque chaviré. Après de longs moments d’inquiétude, l’histoire se termine bien et presque de manière cocasse.

” Une seule balle dans le barillet “

Jean a expliqué qu’étonnamment, il était au téléphone avec Vincent juste avant que son bateau ne se couche et qu’il pensait avoir heurté quelque chose, peut-être un container entre deux eaux, cause de la perte du bulbe. Il a eu le réflexe de récupérer habits chauds et combinaison de survie avant de se retrancher dans la soute avant, seul endroit encore sec, l’arrière de son bateau étant immergé, rendant une sortie par la trappe de secours très compliquée. Jean, dans son cocon exigu et froid, s’est inquiété pour ses réserves d’air, conscient qu’il ne fallait pas quitter le bateau en l’absence des secours. Vincent, arrivé sur zone mardi à 15h21 n’avait quant à lui qu’une crainte : que Jean n’ai pas réussi à enfiler sa combinaison de survie et qu’il entre en hypothermie, dans une eau à 5 degrés. C’est pourquoi les deux hommes n’ont pas hésité à saisir l’opportunité qui s’est présentée vers 19h00. Une opportunité provoquée par Jean, dès qu’il a compris que son ami se trouvait près de lui. Après avoir viré des caisses qui lui barraient la route dans le compartiment arrière inondé, puis la porte de la trappe, il a attendu qu’une vague lève l’arrière du bateau pour s’extirper, puis s’amarrer à l’un de ses safrans. ” Et là tu sais que tu n’as qu’une balle dans le barillet ” commentait-il avec le recul. La suite a déjà été racontée : c’est dans sa quatrième tentative (réussie) pour récupérer Jean Le Cam que l’outrigger de PRB s’est cassé en partie, exposant le bateau orange à un démâtage. Mais les deux marins ont vite retrouvé leurs réflexes en empannant aussitôt et en assurant le gréement. ” L’empannage de notre vie ” assurait Jean.

Isabelle Autissier pourrait récupérer Jean

Ce mercredi à 16h00, PRB était à 30 milles du cap Horn et faisait route à 10 nœuds de moyenne vers l’entrée du canal de Beagle (sud de la Terre de Feu) où devrait l’attendre Isabelle Autissier. Jean pourrait alors être débarqué jeudi matin à bord du bateau de la navigatrice. Quant à Vincent, il souhaite plus que tout finir sa course, arriver aux Sables et être classé. ” Pour faire partie des 13 encore en course, il a fallu se battre et je peux vous dire que je me suis battu pendant toutes ces semaines ! “. Pour cela, Vincent sait qu’il devra consolider son gréement. Il attend également des précisions du jury international concernant sa situation et les compensations qui pourraient lui être accordées.

Premier cap Horn pour Armel

Le skipper de Brit Air a quant à lui repris sa route et ses esprits après une journée chargée d’émotions contradictoires. Le voici, lui le bizuth du Vendée, propulsé sur la troisième marche d’un podium provisoire, à 659 milles de Michel Desjoyeaux. Armel peut déboucher le champagne, pour une triple occasion : le sauvetage réussi de Jean, sa position au sein de la flotte et son premier passage du cap Horn, commenté en direct par ses soins à la vacation du jour. Le visage barbu, le navigateur de la baie de Morlaix ne cachait pas sa joie de croiser le fameux rocher.

13 en course et deux devant

Armel fait partie de la nouvelle bande des 13, en espérant que ce chiffre porte bonheur pendant les 6300 milles de course restants. Au sein de cette bande, un homme se distingue depuis 22 jours déjà, soit le record de durée en tête de course depuis le début de ce Vendée Globe. Le skipper de Foncia qui met de l’est dans sa trajectoire pour négocier une paire d’anticyclones sud-américains, est devenu le ” Monsieur Plus ” de cette giration planétaire mouvementée. Dans ses choix stratégiques, dans sa façon de mener le bateau, dans l’apparente absence de soucis techniques, dans sa vitesse, Mich’ est toujours plus. Ce qui faisait dire à son fidèle poursuivant Roland Jourdain : ” mon Mich, il m’énerve, mais il m’énerve ! Il va falloir que je me gratte la tête, que je brûle des cierges pour le dépasser “. Au classement de 16h00, le skipper de Veolia Environnement était pointé à 108,9 milles d’un Foncia plus rapide de 5 nœuds ! Mais l’espoir est toujours permis pour Roland : selon Sylvain Mondon de Météo France, il y aura des coups à jouer pour négocier les anticyclones argentins et uruguayens devant leurs étraves.

A chacun sa porte

Derrière, toute la flotte étalée sur 6000 milles profite aujourd’hui d’une relative accalmie. De belles tranches de pétole attendent même Steve White, en plein anticyclone. Ce dernier a franchi aujourd’hui la première porte Pacifique. Derrière lui, l’Américain Rich Wilson a respecté le tronçon de sécurité néo-zélandais, tandis que Samantha Davies, 5e et Marc Guillemot, 6e, se dirigent librement vers le cap Horn.

Voix du large…

Jean le Cam (VM Matériaux) « J’ai toujours eu en tête de ne pas quitter le navire. Ça, c’était la chose la plus importante. Mais je ne savais pas combien de temps je pouvais rester à l’intérieur. Dans un volume d’air de 10 m3, j’ignore combien de temps un être humain peut vivre. A un moment, j’ai entendu la voix de Vincent. Vrai ou pas ? Je l’ai entendue une deuxième fois. Là, j’étais sûr… Si tu sors et qu’il n’y a personne, ça devient dangereux. Et là, je savais qu’il n’y avait qu’un coup dans le barillet… Je me trouvais dans mon igloo à l’avant du bateau. Je suis retourné derrière prendre un cordage. Avec Tabarly, j’avais déjà chaviré, donc je savais qu’il fallait pouvoir s’amarrer. Si tu n’as pas de bout, une fois dehors, t’es comme un con. C’est comme quand tu vas acheter du pain et que tu as oublié tes sous… Plein de trucs sortaient du bateau et Vincent, qui les voyait sortir a dû se dire: ” C’est l’heure de l’accouchement ! “. J’ai mis les pieds devant, et dans un mouvement de vague, je suis sorti. Là je l’ai vu…Un grand moment… Je monte sur mon bateau. Je m’amarre au safran. Il y avait de la mer. Vincent a fait plusieurs passages et, à un moment, j’ai attrapé son bout. Comme les deux bateaux sont passés assez près, l’outrigger s’est cassé. Le mât de PRB s’est incliné de 30°. On a fait l’empannage de notre vie ! »

Vincent Riou (PRB), 4e à 742,5 milles « Je sentais la détresse dans les cris de Jean. L’arrière de VM Matériaux était enfoncé de bien 40 centimètres. Jean était guetté par le froid. Quand je suis passé à côté, j’ai crié. Une réponse m’est parvenue. Jean a agité un pavillon par le passe coque. Ne sachant pas dans quel état il se trouvait à l’intérieur, je me suis organisé avec Armel pour faire des rondes. Il se trouve que Jean a réussi à sortir, attraper son safran et à monter sur son bateau. La manœuvre n’était pas évidente. Il fallait se tenir tout près pour le réceptionner. Là, je me suis approché une première fois, tout près, une deuxième fois. Ce n’est qu’à la quatrième tentative que j’ai réussi à passer le cordage. Je prenais plus de risques en m’approchant. Même s’il était accroché au safran, il suffisait d’une vague un peu grosse pour que Jean soit éjecté. Pas facile de résister à la pression de l’eau. Les coques se sont frôlées. L’outrigger a été cassé, mais à ce moment précis, c’était le cadet de mes soucis. J’ai entendu le crac du mât. Heureusement, Jean était déjà à bord. Maintenant, nous faisons route vers le cap Horn, vers l’entrée du canal Beagle. On a rendez-vous là-bas avec Isabelle Autissier. C’est notre contact sur place. A priori, le débarquement se fera par elle. »

Armel Le Cléac’h (Brit Air), 3e à 659,7 milles « Je suis à 5 milles du cap Horn. C’est mon premier et je suis ravi de le passer aujourd’hui. D’autant que depuis 24 heures, il y a beaucoup d’émotions. La bouteille de champagne est prête !… Quand j’ai appris le souci de Jean Le Cam, je me suis tout de suite dérouté. On a vu le bateau chaviré. La manœuvre s’est avérée assez difficile. On a dû attendre. Avec la direction de course, on s’est organisé au mieux pour faire le maximum sur place. C’est la solidarité des marins. Je suis très heureux que ce soit fini et que Jean se trouve en pleine forme. C’était une sacrée expérience. Je garderai de ce sauvetage un souvenir exceptionnel. Pour moi, la course a repris depuis quelques heures seulement. J’essaie de ne pas forcer sur le bateau, de me reposer émotionnellement. »

Les premiers au pointage de 16 heures le 07/01/09 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 6312,5 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 108,9 milles du leader
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 659,7milles
4- Vincent Riou (PRB) à 742,5 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 1860,4 milles

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PRB fait route vers le canal de Beagle

Le Cam sauve par Riou
DR

Les émotions du sauvetage de Jean Le Cam (VM Matériaux) ont été tellement intenses que la description des avaries subies par le monocoque de Vincent Riou (PRB) n´a pas été très claire : on sait que l´outrigger bâbord qui permet de tenir le mât aile latéralement, a été cassé et que le tube a bien failli tomber pendant l´opération délicate d´embarquement de Jean. Mais les deux skippers ont réussi à empanner rapidement et à sauver le mât qui penchait pourtant de 30° ! Magnifique manœuvre qui a permis aux deux hommes de brêler des cordages de sécurité afin de repartir bâbord amure (donc sur le mauvais côté du gréement affaibli), vers les îles chiliennes.

La route suivie par le monocoque orange indique un cap vers le canal de Beagle, une zone abritée de la houle du Pacifique et un ensemble d´îlots où croisent de nombreux bateaux de croisière et de charter extrême. La décision finale des deux hommes n´est pas encore connue, mais le point presse qui sera organisé avec eux à 10h00 en visio-conférence au PC Course parisien du Vendée Globe, devrait permettre d´éclaircir leurs intentions. Seule certitude : Vincent Riou a bien la volonté de repartir au plus vite en course…

Des Malouines à la Nouvelle-Zélande !
Armel Le Cléac´h (Brit Air) qui était resté sur zone pendant toute l´opération de sauvetage, a repris sa route vers le cap Horn après s´être assuré que le gréement de PRB tiendrait le coup. Il n´était plus qu´à 80 milles du cap ce mercredi matin, naviguant à plus de quatorze nœuds dans un bon flux portant d´Ouest 25 nœuds. Et devant, les deux compères de Port la Forêt sont déjà au Nord de l´archipel des Malouines : Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) ont ostensiblement obliqué vers le large pour éviter des micro-bulles sans vent qui vont glisser le long des côtes argentines ces prochains jours. La prévision météorologique n´est pas très claire sur le moyen terme (cinq jours) mais les deux marins ont préféré prendre la poudre d´escampette en contournant ces zones incertaines pour aller chercher des alizés de Sainte Hélène, peut-être contraires mais au moins bien établis…

Dans le Pacifique où navigue donc le reste de la flotte, les vitesses de progression ont sensiblement ralenti car le plus grand océan de la Terre s´est nettement calmé : Samantha Davies (Roxy) pointe son étrave vers les côtes chiliennes à douze nœuds, et Marc Guillemot (Safran) toujours sous voilure réduite, a passé mardi soir la dernière porte des glaces du Pacifique Est. De son côté, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) a fait le break face au duo Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) relégués à plus de 300 milles de son tableau arrière. Le Britannique Steve White (Toe in the Water) est quant à lui sur la porte Pacifique Ouest, en plein milieu de cet océan en bordure d´un anticyclone qui a sérieusement assagi la mer.

Mais ce n´est pas le cas pour les trois derniers : l´Américain Rich Wilson (Great American III) subit des vents de plus de trente nœuds de Nord-Ouest en avant d´une belle dépression tandis que Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se sont fait brasser la nuit dernière au passage de plusieurs fronts mais ils devraient bénéficier d´une accalmie pour leur passage sous la Nouvelle-Zélande ce mercredi. Ils pourraient même avoir à tirer des bords dans une dizaine de nœuds de brise de secteur Nord à Nord-Est !

Classement du mercredi 7 janvier à 5h00
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 6 475,7 milles de l´arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 90,9 milles du leader
3- Armel Le Cléac´h (Brit Air) à 641 milles
4- Vincent Riou (PRB) à 688,2 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 1 855,5 milles

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Le Forum « Mer en Sécurité » pour innover et débattre.

SNSM
SNSM

Le monde de la sécurité maritime est invité par la SNSM à débattre et innover pour améliorer la sauvegarde de la vie humaine en mer.

C’est une première en France, Le Forum « Mer en Sécurité » associera pour une journée exceptionnelle de travail et d’échanges autour des sauveteurs en mer, tous les acteurs publics et privés concernés par la sécurité maritime.

La Villette ouvrira sa Cité des Sciences et offrira ses bassins aux nombreux participants attendus le Mardi 3 mars 2009, qu’ils soient acteurs opérationnels du sauvetage en mer, industriels du nautisme, chercheurs, usagers professionnels de la mer ou pratiquants de loisirs nautiques, Institutions, fédérations, associations, Ports de plaisance, professionnels du tourisme, médecins, juristes …

Au programme : Rencontres, ateliers-débats, exposition de matériel et d’équipements liés à la sécurité maritime, démonstrations de sauvetage …

La finalité de cette journée : Informer les usagers de la mer sur tout ce qui contribue à leur sécurité ; évaluer les risques et l’efficacité des moyens mis en oeuvre pour les prévenir ; et surtout dégager des axes de recherche, des pistes d’amélioration et des propositions d’actions qui pourront être étudiés tout au long de l’année par tous les acteurs concernés pour améliorer les conditions de sécurité des personnes en mer. Le bilan et la poursuite de ses travaux seront présentés au prochain Forum mer en Sécurité qui sera pérennisé chaque année.

Inscriptions : Forum Mer en sécurité, 31 cité d’Antin – 75009 Paris
Ou www.merensecurite.org à partir du 15 janvier – participation au frais 30 € – déjeuner 30 €

Source SNSM”

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Jean Le Cam recueilli à bord de PRB !

PRB - Vincent Riou / VG
DR

Revêtu de sa combinaison de survie, Jean est sorti tout seul de son bateau. Vincent a fait quatre passages pour tenter de le récupérer. Au quatrième passage, le bout de l’outrigger bâbord de PRB s’est pris dans la quille de VM Matériaux et s’est cassé. Dans la foulée, Jean Le Cam a pu grimper à bord, mais les deux hommes ont dû bricoler pour assurer le gréement et virer de bord rapidement pour éviter que le mât ne tombe. Ils font actuellement cap 110° tribord amures, avec trois ris dans la grand-voile et rien à l’avant, en attendant de réaliser une réparation de fortune du gréement. Armel Le Cléac’h qui était également sur place, s’est mis en route dans leur sillage. ” C’est une histoire incroyable qui se termine bien ” selon les mots d’Alain Gautier, le consultant sécurité du Vendée Globe.

Les opérations de sauvetage de la marine chilienne sont en cours d’annulation. Le pétrolier sur zone depuis ce matin va pouvoir reprendre sa route. L’hélicoptère a rebroussé chemin, de même que le remorqueur de la marine chilienne qui devait arriver sur VM Matériaux mercredi matin.

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Jean Le Cam attend les secours chiliens

VM retourne 02
DR

VM Matériaux, rappel des faits

A 2h40, après une brève communication avec son équipe où Jean Le Cam signalait qu’il était en grande difficulté, sur le point de chavirer, sa balise de détresse se déclenchait. VM Matériaux était alors situé par 56° 17′ Sud et 73° 46′ Ouest, soit à environ 200 milles dans l’Ouest du cap Horn. Immédiatement, le MRCC (service international de sécurité en mer) était prévenu et Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) déroutés vers la position de Jean Le Cam. A 9h50, une deuxième balise de détresse était activée sur VM Matériaux, avant qu’un avion de la Marine chilienne ne survole le monocoque, confirmant que le bateau était bien chaviré. Vers 11 heures, un pétrolier de 270 mètres, le Sonagol Kassanje dérouté par le MRCC, arrivait sur zone, se postait à quelques centaines de mètres du bateau rose, émettait plusieurs coups de corne de brume. Mais l’état de la mer (4 à 5 mètres de creux) ne permet pas à l’équipage du navire de mettre à l’eau un canot de sauvetage. A ce moment-là, Jean Le Cam n’a toujours pas donné signe de vie, même si tous les acteurs de la course sont persuadés qu’il est en sécurité à l’intérieur de son bateau.

Riou, le Cléac’h et un pétrolier en guise d’escorte

Sous l’impulsion de Philippe de Villiers, Président de la SEM Vendée, l’organisateur de la course, les pouvoirs français sont en contact avec les autorités chiliennes pour activer le processus. Un bateau de pêche se déroute et un remorqueur de la Marine quitte Puerto Williams à 13h30. Il faudra attendre 15h21 et l’arrivée de Vincent Riou pour avoir des nouvelles de Jean. Ce dernier, qui a réussi à glisser un petit pavillon dans un des passe-coques de son bateau retourné, répond par un cri aux appels de Vincent ! Soulagement général au sein de la famille du Vendée Globe. Jean Le Cam est sain et sauf à l’intérieur de son monocoque. Le bateau n’a plus de bulbe, ce qui explique le chavirage. Le plan Lombard a l’arrière enfoncé dans l’eau ; la trappe de sortie est immergée. A 16h30, Brit Air arrivait à son tour sur zone. Les deux marins ainsi que le pétrolier vont rester aux côtés de VM Matériaux jusqu’à l’arrivée du remorqueur chilien attendu demain mercredi vers 6h00 du matin. Le remorqueur est équipé d’un semi-rigide et d’une équipe de plongeurs qui seront vraisemblablement sollicités pour aider Jean à sortir de son bateau.

Treize en course et deux échappées

Si Vincent Riou et Armel Le Cléac’h ont mis la compétition entre parenthèses, elle se poursuit pour les hommes de tête, et plus loin pour Samantha Davies, Marc Guillemot et consorts.

Aux abords des Malouines, avec deux tiers du parcours dans leur tableau arrière, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain se préparent à un combat singulier qui pourrait durer jusqu’au Sables d’Olonne. En tandem aux avant-postes depuis 3 semaines, les deux hommes séparés de 135 milles, sont en train de s’échapper au gré d’un joli flux de sud-ouest qui les propulse à bonne vitesse vers le nord. C’est le début d’une partie de ” poker menteur ” comme l’évoquait hier Michel Desjoyeaux, conscient d’aborder une semaine de navigation aléatoire le long des côtes sud-américaines, ” l’endroit le plus risqué, le plus casse-gueule, poursuivait-il, où ” Bilou le farceur ” pourrait lui réserver quelques entourloupes.

Roxy cinquième

Et voilà la régulière et enjouée Sam Davies propulsée malgré elle en 5e position. Navigant à l’avant d’un front froid dans des vents de nord-ouest, Sam, qui a respecté la dernière porte Pacifique, était la plus rapide ce jour, alignant des moyennes de 16 à 17 nœuds. Elle devance de 418 milles un Marc Guillemot (Safran) handicapé par son rail de mât arraché.

Derrière, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) évoluaient dans des conditions plus instables, tandis que Steve White, rattrapé par un anticyclone, était le plus lent de toute la flotte. L’Américain Rich Wilson (Great American III), en approche de la porte néo-zélandaise, devrait commencer à entrevoir ce soir les prémices de la belle dépression qui a frappé toute la journée Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). Entre la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande, les deux compères viennent de vivre leur troisième passage de front avec des vents moyens de 45 nœuds ! Comme d’habitude, malheureusement, c’est en queue de peloton que les conditions sont les plus rudes.

Enfin, à noter l’arrivée de Sébastien Josse à Auckland (Nouvelle-Zélande) peu avant 1 heure ce mardi matin. BT est actuellement amarré dans le Viaduct Basin, berceau légendaire de l’America’s Cup en 2000 et 2003.

Les premiers au pointage de 16 heures le 06/01/09 : 
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 6619,8 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 135,4 milles du leader
3- Vincent Riou (PRB) à 612,8 milles
4- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 618 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 1900 milles

(source C.El/Vendée Globe)

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Jean Le Cam a donné signe de vie !

Jean Le Cam 2009
DR

Le skipper de PRB s’est approché du monocoque retourné et a d’abord constaté qu’il y avait un petit pavillon qui sortait par un des passe-coques à l’avant du bateau. Vincent a alors crié pour s’enquérir de la présence de son ami et Jean lui a répondu par un cri !

L’arrière de VM Matériaux, là où se trouve le sas de sortie en cas de chavirage, est immergé dans l’eau et Vincent a signalé que le bateau n’avait plus de bulbe.
Par ailleurs, un remorqueur de la marine chilienne est parti à 13h30 heure française de Puerto Williams et sera sur zone à 7h30 mercredi matin. Ce remorqueur est équipé d’un semi-rigide et de plongeurs qui pourraient être sollicités pour libérer Jean de son habitacle.

(source Vendée Globe)

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Jean Le Cam a chaviré, un pétrolier est sur zone

VM Materiaux chavire 2009
DR

Voici les interventions qui ont eu lieu lors d´une communication spéciale à 11 heures en direct sur le site Internet du Vendée Globe. Des informations qui laissent à penser que Jean Le Cam serait à bord de son bateau chaviré. Le pétrolier Snalgol-Kassanje est sur zone et son commandant étudie les possibilités de porter assistance à Jean.

Philippe de Villiers :

Nous avons des informations toutes récentes. Nous sommes inquiets mais il y a des petits signes depuis quelques minutes qui nous laissent de l´espoir pour Jean.

Premier signe : le bateau a été repéré par un avion des secours chiliens. Le bateau est retourné, à l´envers. Le bateau n´a pas coulé.

Deuxième info : le pétrolier qui a été dérouté pour porter secours à Jean est arrivé sur place, à un mille, il voit le bateau retourné. Le pétrolier a donné un grand coup de corne pour indiquer à Jean sa présence. Le commandant du pétrolier a eu une communication avec Denis Horeau.

Troisième élément : on vient d´apprendre que la deuxième balise avait été déclenchée C´est l´information la plus importante car on pense que comme la première balise, celle-ci a été déclenchée manuellement. L´équipe est mobilisée à 100% évidemment et la réactivité des secours a été remarquable depuis la première minute où nous avons appris la difficulté dans laquelle se trouve Jean. Jean est un marin hors pair et je suis convaincu que nous allons maintenant vers de bonnes nouvelles.

Denis Horeau, directeur de course

Le pétrolier est à un mille, il voit très bien VM Matériaux à l´envers. Il va estimer quelles sont les meilleures procédures pour porter secours à Jean . Le fait que Jean ait déclenché sa deuxième balise au moment où le pétrolier arrivait est un élément extrêmement positif. Je doute que ce soit un hasard, je pense que c´est bien une manœuvre volontaire de la part de Jean, de déclencher sa 2e balise au moment le plus opportun. Nous laissons évidemment le commandant du pétrolier prendre les décisions qui s´imposent. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans une mer difficile, avec un pétrolier qui fait plus de 200 mètres de long, et que l´approche peut être difficile. On croit que Jean est à l´intérieur du bateau. La manœuvre ne se fera pas en deux minutes, il faudra être patient, attendre les nouvelles du MRCC Punta Arenas, dans les heures à venir.

Alain Gautier, consultant sécurité du Vendée Globe

« Il faisait nuit quand VM Matériaux a chaviré, le bateau étant à l´envers il faut imaginer le capharnaum que ce doit être à l´intérieur. On peut imaginer que Jean a eu du mal à trouver le matériel, les lampes torches, le caisson de survie, etc. Dans un bateau à l´envers dans le noir, il est dificile de se repérer. Le fait que la 2e balise ait été déclenchée, on espère manuellement, 7 heures après la première est un élément positif. Le cargo est tout près, à 300 ou 400 mètres du bateau. Les gens du cargo ne peuvent pas pour le moment mettre de canot de sauvetage à l´eau, car il roule énormément. D´où l´importance qu´Armel Le Cléac´h et Vincent Riou aillent sur zone car c´est plus facile avec un autre voilier qui peut aller à vitesse très réduite. On espère que Jean av pouvoir récupérer une VHF portable pour entrer en communication avec le pétrolier, ce qui n´est pas le cas pour le moment.»

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Jean Le Cam en détresse au Cap Horn

Jean Le Cam / VM Materiaux
DR

Jean Le Cam (VM Matériaux) a pu téléphoner à son équipe technique en France pour signaler qu’il avait de gros problèmes à bord de son monocoque : il est possible qu’il était en train de chavirer car la communication a ensuite été coupée. Le voilier se situait alors par 56° 17’ Sud et 73° 46’ Ouest, soit à environ 200 milles dans l’Ouest du cap Horn. Les conditions météorologiques sur zone étaient alors du vent d’Ouest à Sud-Ouest vingt-cinq nœuds avec rafales.
Immédiatement, le MRCC (service international de sécurité en mer) a été prévenu et Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ont été déroutés vers la position de Jean Le Cam : ils devraient être sur zone vers 14h (heure française).

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Desjoyeaux et Jourdain de retour en Atlantique

Roland Jourdain - Veolia Environnement
DR

Michel Desjoyeaux a franchi ce lundi matin à 4h10 (heure française), la longitude du troisième et dernier des grands caps de ce Vendée Globe suivi de Roland Jourdain qui lui emboîtait le pas, à 13h00 très exactement. Le skipper de Foncia a eu beau s’approcher du rocher autant qu’il le pouvait, c’est dans l’obscurité totale qu’il a doublé le cap Dur, sans pouvoir l’immortaliser. Bilou en revanche, croisait ses cailloux chéris en plein jour, et se réjouissait en chantant, malgré la grisaille, de mettre le clignotant à gauche.

Les deux hommes de tête sont apparus alertes et très détendus lors de la vacation et de la visioconférence du jour, célébrant leur arrivée en Atlantique comme une fête et un soulagement. Les deux tiers du parcours sont dans leur sillage. Ils ont échappé à la casse et il leur reste maintenant 7 000 milles au fil d’un océan certes parsemé de pièges, mais qui reste synonyme de retour à la maison et à la civilisation. ” Ce n’est pas que j’ai mal vécu les mers du Sud, mais il n’y a jamais eu de répit, confiait Michel Desjoyeaux. Ce qui est plaisant, c’est de quitter cette oppression du vent fort, permanent “. En franchissant cette pointe rocheuse symbolique, Mich’ Desj’ a deux raisons de se réjouir, il célèbre aussi son 20e jour de course en tête !

Stratégie compliquée

Passablement ralenti alors qu’il embouquait de détroit de Le Maire – un étroit corridor de 16 milles situé entre la pointe Sud-Est de la Terre de Feu et l’île des États -, il profitait du soleil et des vents calmes pour ranger, matosser et vérifier Foncia, sans trop se soucier du retour de Bilou, presque deux fois plus rapide que lui. Entre le pointage du petit matin et celui de 16h00, ce dernier avait réussi à grappiller plus de 53 milles sur son prédécesseur. Mais ce lundi soir, dans les mêmes parages, le skipper de Veolia Environnement devrait être ralenti à son tour… Les parties de yo-yo et de cache-cache ne font que commencer au sein du tandem de tête qui s’apprête à entamer une remontée de l’Atlantique compliquée stratégiquement.

Jean Le Cam sera le troisième sur la liste du Horn, une délivrance qu’il appelait de ses vœux et qui devrait intervenir dans la journée de mardi. A bord de son bateau rose fuchsia, le skipper de VM Matériaux avouait avoir connu une nuit mouvementée aux abords des côtes chiliennes et ce matin, il décrivait à sa manière très imagée ” des grains colossaux ” et les contrastes violents de son environnement, que ce soit dans les lumières ou la force du vent.

Vincent Riou (PRB), quelques milles devant son éternel compagnon de route Armel Le Cléac’h (Brit Air) relatait lui aussi des conditions instables et musclées. Les deux hommes devront encore patienter 48 heures pour retrouver l’Atlantique

82 heures pour Marco, 32 pour Sam

En 6e et 7e position à plus de 2 000 milles de la tête de course Samantha Davies et Marc Guillemot se sont réjouis des bonifications en temps accordées par le jury international du Vendée Globe (32 heures pour la première, 82 pour le deuxième) suite à leur détournement pour porter assistance à Yann Eliès. La navigatrice anglaise, toujours de bonne humeur, semblait à peine contrariée par les allures de près qui freinaient aujourd’hui sa progression vers la dernière porte du Pacifique. Quant au navigateur de Safran, il confirmait son intention de s’arrêter juste après le passage du cap Horn ou bien aux Malouines pour réparer son rail de mât arraché au niveau du 3e ris… avec ses deux mouillages laissés à Auckland Island, ‘Marco’ n’est pas au bout de ses peines.

A l’Ouest de la carte, les Anglais Dee Caffari (Aviva) et plus loin Steve White (Toe in the Water) profitaient d’une journée de navigation idyllique dans la Pacifique. Ce 57e jour de course était en effet celui d’une relative et bienvenue accalmie sur une bonne partie de la flotte. Seuls malchanceux de l’histoire, Norbert Sedlacek et Raphaël Dinelli : en queue de peloton, à 6 000 milles des hommes de tête, les deux marins ont fait ce matin leur entrée dans l’océan Pacifique. Ils vont subir deux forts coups de vent successifs, avec 35 à 45 nœuds d’Ouest et de fortes rafales, accompagnés d’une mer très forte.

Voix du large…

Michel Desjoyeaux (Foncia), 1er à 6904 milles de l’arrivée « Je me prépare à passer par le détroit de Le Maire. Le temps est mou et le ciel est grand bleu… ce qui ne fait pas de mal pour bricoler et sécher. Sortir des mers du Sud n’est jamais désagréable, car si on n’est pas vraiment mal là-bas, on est tout de même content que ça s’arrête. Je me souviens la dernière fois avoir eu des conditions difficiles mais avec des moments de calme. Tandis que cette fois-ci, le manque de répit m’a tapé sur le système. Mais bon : il reste encore un mois de course avant de rentrer. »

Roland Jourdain (Veolia Environnement), 2ème à 76,8 milles du leader « Je vois le Cap Horn. Il y a un grain, mais je suis content de voir les cailloux et la pointe. En même temps depuis hier, je me dis que je ne reviendrai pas là-bas de si tôt. Mais ça fait plaisir pour le bateau. Et puis la vie est belle, je suis deuxième à 100 milles du premier. J’ai hâte de me dégourdir et de faire manœuvres dehors. »

Marc Guillemot (Safran), 7ème à 2348,9 milles « Mes problèmes de rail se sont aggravés en début de week-end. Le rail au niveau du 3ème ris s’est arraché, ce qui montre qu’il y a un souci de structure. Ça m’handicape fortement. Dans Safran, tout est fixé au même endroit, vissé avec le même échantillonnage, donc lorsque la têtière se détache, la grand-voile n’est plus retenue. J’envisage vraiment de m’arrêter. Si je veux continuer à naviguer dans des conditions à peu près correctes, je n’ai plus vraiment le choix. Soit je fais escale après le cap Horn, mais il faut pour cela des conditions météo correctes, soit je le fais aux Falkland, à côté de Port Williams… »

Vincent Riou (PRB), 4ème à 653,2 milles « La mer est agitée et croisée, mais il y a surtout un ciel instable, avec des grains et un vent qui oscille de 35 à 40 nœuds. Quand l’air arrive, ça pousse fort sur le bateau. Je suis presque en route directe. Moi, j’ai vécu deux Pacifique différents. La dernière fois, je n’avais pas eu de tempêtes. Là, j’ai eu un Pacifique agité, avec d’énormes dépressions et de belles tempêtes. Il a fallu adapter les trajectoires. Celui qu’on a vécu cette année est plus conforme aux standards. Je suis content de passer dans l’Atlantique, même si la semaine qui suit le passage du cap Horn est assez sportive, en général. Il faut du temps pour remonter en latitude. Le cap est un passage psychologique. Il va y avoir du boulot et des conditions fraîches. Ce n’est pas le moment de se relâcher. »

Samantha Davies (Roxy), 6ème à 2084,5 milles « Je suis toujours au top moralement. Je sais qu’un coup de spleen peut toujours arriver. Les causes ne manquent pas : en cas de souci sur le bateau, ou si je tape quelque chose, ou encore si j’ai des ennuis avec mon safran. Pour l’instant, tout va très bien. La chance suit Roxy. Je me repose au maximum car, si jamais j’ai un coup dur et que je suis obligée de travailler sans dormir, je serai prête. »

Jean le Cam (VM Matériaux), 3ème à 461,2 milles « Purée ! Il n’y a ni trop de mer, ni trop de vent, mais alors des grains… Des grains de partout, avec du mou. Et ceux-là, il vaut mieux se retourner pour les voir arriver, même s’ils font peur. C’est du colossal. Tout ici est couvert de grains, des caricatures de grains, des monstres ! Par rapport au dernier Vendée, il fait moins froid et, grâce à la Direction de Course, on a été moins obligé de slalomer entre les icebergs. Mais alors niveau météo, on a été servi. Et pour le coup, ça a été très musclé. »

Les premiers au pointage de 16 h :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 6 904,7 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 76,8 milles du leader
3- Jean Le Cam (VM Matériaux) à 461,2 milles 
4- Vincent Riou (PRB) à 653,2 milles
5- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 665,9 milles

Sélection internationale :
6- Samantha Davies (Roxy) à 2084,5 milles
8- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2 728,2 milles
9- Dee Caffari (Aviva) à 2 957,5 milles

(source : Vendée Globe)

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De nouveau deux jours de retard pour Thomas Coville

Thomas Coville - Sodebo
DR

Au large de l’Amérique du sud, le skipper d´IDEC avait lui aussi mangé son pain noir, progressant difficilement face au vent et dans une mer « casse bateau ». Trois jours avant de couper l´équateur, Joyon racontait : « J’ai eu toute la nuit des grains très violents sous de sombres nuages, et l’allure du bateau était très inconfortable, avec de très gros chocs dans les vagues.» (source IDEC) Une situation qui fait parfaitement écho à celle que vit actuellement Thomas Coville, pénalisé par des conditions « très changeantes avec des alizés capricieux, perturbés par des grains et ça cogne de partout dans les sessions au près. »

950 milles de déficit

Sodeb´O et IDEC suivent désormais des routes parallèles mais le déficit du « challenger », qu’il avait réussi à réduire autour des 300 milles, vient de tripler en 48 heures. L´écart s´élève désormais, ce lundi 5 janvier, à un peu plus de 950 milles après avoir perdu une dizaine d´heures depuis hier dans une succession de nuages orageux. La tendance pourrait s´inverser dans les jours qui viennent, car dans la zone « roulette russe » du Pot au Noir, le détenteur avait ralenti suite à la rupture de sa drisse de grand voile et surtout du problème de fixation d’un hauban, qui menaçait de faire démâtêr IDEC. Mais pour l´instant, le skipper de Sodeb´O navigue toujours dans le Sud de l´équateur et traverse une nouvelle transition météo complexe, en attendant que l´alizé se stabilise. Rappelons que Francis Joyon avait coupé l´équateur avec 12 jours d´avance sur le tableau de marche d´Ellen MacArthur… Un an plus tard, Thomas Coville flirte, lui aussi, avec l´exceptionnel, même si « les records et notamment celui de Francis sont devenus si difficiles à battre. » A 4 400 milles de l´arrivée alors qu’il entame son 49e jour de mer, Thomas Coville continue de se démener, même si rien est simple et que l´enchaînement météo se fait une fois encore aux forceps. « Je vais me battre jusqu´au bout. J´ai voulu faire ce trip et vais continuer à me donner à fond pour exploiter les conditions au mieux et garder le rythme. »

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