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Transat Jacques Vabre. Le départ des IMOCA en direct

Après neuf jours d’attente au port du Havre, les IMOCA prendront le départ ce mardi 7 novembre à 9h30. Ils ont largués les amarres tôt ce matin à 5h30.

Pour la première fois dans l’histoire de la Classe, 40 monocoques s’aligneront sur une même ligne de départ. La sortie de Manche s’annonce tonique, avec le passage d’un premier front mercredi, avant de mettre cap sur la Martinique, via l’île Santa Maria aux Açores à laisser à tribord. Cette semaine d’attente fut longue pour les marins et toutes les parties prenantes mais chacun est maintenant prêt à profiter du spectacle et d’une course qui s’annonce intense. A noter que Charlie Dalin passera la ligne avec son Imoca Macif mais reviendra au port. Pour des raisons médicales liées à son choc à la tête, il ne peut pas participer à cette course.

Antoine Mermod Président de la Classe note que cette Transat Jacques Vabre marque la conclusion d’une fascinante saison en double pour les IMOCA en 2023. Nous avons vu cette année trois différents binômes skipper/co-skipper remporter chacune des trois courses depuis le début de saison*. « Cela signifie que le classement de cette transat est très ouvert »,affirme-t-il.

Il s’attend à un départ spectaculaire, mais mesuré de la part des 40 équipages qui s’engagent dans une course qui devrait durer une douzaine de jours pour les plus rapides. L’essentiel sera, en effet, de garder le bateau en un seul morceau.

« Il s’agira de trouver l’équilibre entre partir rapidement et être prudent et conservateur. C’est-à-dire de choisir entre le placement dans la flotte dès le départ, et une éventuelle prise de risque »,conclut Antoine Mermod.

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Transat Jacques Vabre. Les premiers Class40 en approche du Cap Finisterre

Les conditions sont musclées en Class40 mais les équipages situées en tête de la flotte sont aguerris et ont déjà connus ces conditions sur les courses de la saison. Restent à suivre le rythme soutenu. Un groupe de 6 bateaux se détachent ce matin après cette première nuit.

Achille Nebout et Gildas Mahé (Amarris) pointent en tête ce matin, devant Intervest, Alla Grande Pirelli, IBSA, Legallais et Project Rescue. Tous des équipages expérimentés qui connaissent la route et qui font partie des candidats à la victoire. La météo dans les prochaines heures s’annoncent piégeuses. Elles pourraient scinder la flotte en deux.

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Transat Jacques Vabre. Démâtage de l’ocean Fifty Le Rire Médecin – Lamotte, Flotteur endommagé pour Primonial au large de la Corogne

Mauvaise nouvelle en Ocean Fifty. A 4h30 HF, Luke Berry et Antoine Joubert, skippers de l’Ocean Fifty Le Rire Médecin- Lamotte, 2e de la première étape ont contacté la direction de course pour l’informer du démâtage de leur bateau. Primonial victime d’une avarie fait demi-tour.

Les navigateurs sont sains et saufs et en bonne santé. Ils sont situés à 90 milles au nord-nord-est de La Corogne dans un vent de nord-ouest de 20 à 25 nœuds. Après un tour de leur bateau, ils ont constaté qu’un flotteur était abimé. La direction de course a rapidement pris contact avec Adrien Hardy, navigateur, pour qu’il puisse aller à la rencontre du duo avec son bateau Merida, qui sera sur place vers 7h HF.

Les conditions sur zone au large du Cap Finisterre étaient et sont encore difficiles ce matin avec 4,5m de vagues, 24 nds de vent, 35-40 nds en rafales. Le reste de la flotte est encore dans les parages. Primonial et Solidaires en Peloton étaient en tête et naviguaient presqu’à vue. Le Rire Medecin 20 mn derrière.

Alors qu’ils menaient la flotte des Ocean Fifty a une cinquantaine de milles au large de la Corogne, Sébastien Rogues et Jean-Baptiste Gellée, à bord de Primonial, ont contacté la direction de course à 5h25 HF pour l’informer d’une avarie sur le flotteur bâbord. Il n’y a pas de blessé à bord. L’équipage va bien, il navigue actuellement sous voilure réduite sur le bord qui ne sollicite pas le flotteur endommagé.
L’équipe évalue actuellement le port de destination et les deux skippers ne demandent pas d’assistance.

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Transat Jacques Vabre. Démâtage du Class40 The Sea Cleaners – Univerre – ENSM

A 17h45, Renaud Courbon et François Champion, ont annoncé que leur bateau avait démâté. L’équipage va bien. Le bateau se trouve à 65 milles dans le sud-ouest de Lorient et revient au moteur.

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Transat Jacques vabre. Départ en direct des IMOCA à 9h30

L’attente aura été longue mais la flotte des IMOCA va enfin s’élancer sur cette Transat Jacques Vabre. Le départ aura lieu ce mardi à 9h30 du Havre. Avec 25 noeuds de vent prévu, les conditions seront toniques mais maniables et devraient livrer de superbes images retransmises en direct entre la ligne de départ et une bouée spectacle à laisser à tribord, distante de 4 milles sur la route du Cotentin.

Les marins ont hâte d’en découdre et il va leur falloir se mettre dans le bain très vite. Moins de 24 heures après le départ, un premier front, bref mais actif, les attend en sortie de Manche… Les IMOCA partent pour 3765 milles vers Fort de France, un trajet que les premiers pourraient boucler en une petite douzaine de jours. Qu’importe le nombre de milles revu à la baisse, « le soufflet n’est pas retombé et notre envie de régater intacte » répondait Thomas Ruyant, tenant du titre qui s’aligne pour la deuxième fois avec Morgan Lagravière sur leur nouveau For People. Demain, les conditions seront réunies pour que le départ soit “magnifique”. « Nous nous apprêtons à vivre une expérience inédite », déclare le tenant du titre. « Quarante IMOCA au départ d’une course, c’est une grande première. Morgan (Lagravière) et moi sommes heureux d’en faire partie. Nous avons hâte d’être sur l’eau et de régater. Nous allons avoir deux jours de conditions dépressionnaires, un départ hivernal classique de transatlantique depuis Le Havre. La route n’est pas forcément simple avec différentes options qui se dessinent. Même si nous laissons les Açores à tribord, nous pourrions avoir un choix important à faire entre une trajectoire nord ou sud… Cela s’annonce comme une course intense. Tout le monde s’accorde à dire que les deux premiers jours seront éprouvants. Les duos navigueront au près en arrière d’un front, avant de descendre rapidement vers le cap Finisterre, voire plus à l’ouest, en fonction de l’évolution des prévisions », ajoute-t-il.

Le président de l’IMOCA, Antoine Mermod, ajoute. « Pour être honnête, il ne s’agit pas seulement d’un plateau historique, mais de l’entrée en compétition de 80 marins de haut niveau – dont pas moins de neuf équipages mixtes – et aussi de projets très forts. »

A l’image de ce binôme de favoris, tous les IMOCA ont des fourmis dans les foils, ou les dérives c’est selon. « Cette semaine d’attente a été interminable ! (…) Une période particulière où tu restes à la maison à surveiller la météo sans vraiment profiter du quotidien. L’échéance approche, donc il ne faut pas se blesser, pas faire la fête,… » confiait ce matin Martin Le Pape qui a visiblement hâte de découvrir ce que le nouveau STAND AS ONE a dans le ventre. Le plan David Raison qu’il mène aux côtés d’Eric Bellion essaiera de suivre le tempo imprimé par les meilleurs IMOCA à foils, lui qui a fait le choix de s’en passer en misant sur la légèreté et sa carène de scow.

Le premier verdict tombera assez vite aux allures de puissance car dès la sortie de la baie de Seine et le contournement du Cotentin, une brise d’Ouest de 20-25 noeuds attend les IMOCA qui vont devoir louvoyer en Manche « Le départ sera tonique dans un flux d’ouest perturbé avec pas mal de petits grains et des rafales à 30 noeuds assure Julien Villion, co-équipier de Justine Mettraux sur Teamwork, réputé fin stratège. « Dans la journée de mardi déjà, on a deux rotations de vent à jouer, un coup à droite, un coup à gauche pour se placer vers Ouessant à l’arrivée d’un premier front assez costaud ». L’épisode sera bref mais promet 35 noeuds sur les champs de vent avec des claques à plus de 40… De quoi faire un premier tri dans les ambitions de chacun alors que la bascule sur son arrière sonne comme un premier sésame pour gagner au Sud. « On est chauds mais concentrés car le début ne va pas être très funky ! » confirme Clarisse Crémer qui étudie les routages en compagnie d’Alan Roberts dans la salle de presse ouverte ce matin au Carré des Docks du Havre. « Ces premières 48 heures, ce n’est pas ce que tu viens chercher sur une transat mais il faut en passer par ces moments pour avoir le droit de jouer dans des conditions plus sympas ensuite ! » ajoutait la navigatrice qui fait partie des outsiders pour le podium sur son Occitane en Provence, l’ex-Apvia de Charlie Dalin.

Si la route vers Fort de France est longue, le rythme imprimé dans les premiers milles à la rencontre du front sera encore une fois décisif pour la suite. Les leaders devraient attaquer le front au petit matin de mercredi, en plein contournement de la Bretagne avec le DST d’Ouessant à laisser à bâbord ou tribord pour pimenter encore un peu le jeu… Ce n’est qu’ensuite que la flotte pourrait se séparer en deux groupes. Les plus hardis ou ceux qui veulent minimiser la route à parcourir -c e qui pourrait être le cas de plusieurs bateaux à dérive -, opteront sans doute pour une trajectoire assez directe en laissant néanmoins Santa Maria à tribord comme l’exigent les Instructions de course. Ceux qui veulent préserver leur monture ou pensent tout simplement que la route le long du Portugal passant sous les hautes pressions est la bonne, ouvriront plus tôt les écoutes.

Tonique et tactique cette Route du Café, c’est bien le menu que sont venus chercher les 40 IMOCA. Pour avoir les idées claires demain matin, il ne faudra pas trainer en ville ce soir. Car dès 4 heures, le bal des départs dans le bassin Paul Vatine sera ouvert. Certains skippers ont déjà prévu de ne rejoindre leur bord qu’une fois le bateau sorti des écluses, avec deux heures de sommeil en plus à la clef. Ce qui est pris n’est plus à prendre…

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Transat Jacques Vabre. Guirec Soudée : « Cela va faire du bien de reprendre la mer !»

Guirec Soudée s’élancera avec Roland Jourdain ce mardi en Imoca. Guirec Soudée est un homme pressé. Il aime se lancer des challenges et surtout les relever, fait partie de ceux qui ont des idées à foison et le débit de paroles qui va avec. Alors, forcément, la semaine passée a été « étrange ». « J’étais un peu déboussolé, admet Guirec. On devait être en mer, mes proches s’étaient aussi organisés afin de gérer en mon absence. Et puis tu rentres à la maison, tu ne sais pas quand tu vas repartir… ». Il n’y a pas d’amertume ni d’appréhension derrière les mots, seulement l’impression d’une période de flottement si rare à vivre quand tout est minuté afin d’être dans les temps.

Guirec s’est donc adapté. Les considérations du quotidien ont également vite repris le dessus et le skipper a apprécié être chez lui, afin de protéger sa maison de la tempête Ciaran qui a balayé l’Ouest de la France. « Il y a eu quelques petits dégâts, rien de bien grave », dit-il alors qu’il s’affairait encore sur le toit de sa maison dimanche soir. ‘Bilou’ Jourdain s’est également activé, chez lui, afin de dégager les arbres qui étaient tombés à proximité de la maison familiale. « D’une certaine manière, c’est la meilleure préparation physique avant la Transat Jacques Vabre », sourit Roland.

Les deux hommes ont également gardé un œil sur les conditions météos, sur ces fichiers scrutés afin de trouver la bonne fenêtre. « On finissait par se dire qu’on n’allait jamais pouvoir prendre le large », confie Guirec. Finalement, après le passage de ces deux tempêtes, l’accalmie de ce début de semaine s’annonce propice à s’élancer, enfin. Direction Le Havre donc avec un enthousiasme retrouvé. « c Je n’ai qu’une envie, c’est d’être en mer ! »

« Une course qui va ressembler à la Route du Rhum »

La nuit entre lundi et mardi sera courte puisque tout le monde devra être sur le pont vers 4 heures du matin afin de larguer les amarres, passer l’écluse et se rendre sur la zone du départ. « J’aime bien l’idée de partir tôt, d’être en forme au maximum tout au long de la journée », sourit Guirec. Les conditions devront être très malléables. « Le vent ne sera pas spécialement fort mais on l’aura de face, précise-t-il. Il va falloir tirer des bords ». Ensuite, un premier passage de front est attendu lors de la première nuit. « Ça va remettre à tout le monde les idées en place », assure Roland.

Guirec espère passer à proximité de chez lui – « ça peut être sympa de dire bonjour aux dauphins et aux rochers de chez moi » – avant un premier front à traverser. « C’est une course qui va ressembler à la Route du Rhum avec du près et du vent un peu fort jusqu’aux Açores ». La Transat Jacques Vabre s’annonce donc moins longue que ce qui était initialement prévu par les organisateurs mais tout aussi disputé. « Il y a deux routes possibles, une au Nord afin de jouer avec les dépressions le plus longtemps possible, l’autre plus Sud, avec les alizés qui ne sont pas encore très établis », décrypte ‘Bilou’.

Seul regret pour Guirec : cela réduit forcément le temps à bord aux côtés de Roland Jourdain. « Je vais avoir un peu moins de temps avec lui pour ma formation intensive », abonde le trentenaire. « Guirec ne doit pas s’en faire : on va tout donner, ça va être dense pendant la course et puis on continuera de se voir à l’issue de la course », rassure ‘Bilou’ Jourdain, tout aussi enthousiaste à l’idée de débuter enfin cette grande aventure.

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Transat Jacques Vabre. Les italiens devant en Class40, Solidaires en peloton en tête en Ocean Fifty !

C’est une course de vitesse que les flottes de Class40 et Ocean Fifty ont engagés pour gagner le sud le plus ite possible et se mettre à l’abri de conditions météos qui risquent à nouveau de secouer. Dans ces premiers milles de course, les plus affutés sont devant. En Class40, Alberto Bona et Pablo Santurde sur IBSA sont en tête suivis d’Ambrogio Becaria et Nicolas Andrieu. Mais non lojn d’autres favoris sont là.
En Ocean Fifty, Thibaut Vauchel-Camus et Quentin Vlaminck sont partis pied au plancher suivis par Primonial qui résiste.
La nuit s’annonce compliquée jusqu’au Cap Finisterre dans une mer qui reste agitée. La course est repartie sur les chapeaux de roue.
On notera un problème de GV sur Crosscall pour Aurélien Ducroz et Vincent Riou contraints de revenir à Lorient. Ils ont cassé le mousqueton T-Bone de la drisse de mât, entraînant l’affalage de la grand-voile. Ils sont repartis ce soir.

Ian Lipinsky et Antoine Carpentier sur Crédit Mutuel ont bien pris le départ après leur démâtage. Ils sont 19e ce soir.

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Transat Jacques Vabre. Les écarts se réduisent en Ultim !

Les écarts se réduisent et la hiérarchie Banque Populaire, SVR-Lazartigue, Gitana, Sodebo et Actual pourrait évoluer d’ici le contournement de l’île de l’Ascension.

Armel Le Cleac’h à la vacation paraissait un peu anxieux sur le retour de ses 2 adversaires Gitana et SVR qui grappillent depuis ce matin de précieux milles. Ils sont passés de 85 mn de retard à 25 mn. Cela revient malheureusement par derrière pour le maxi Banque Populaire. “On a eu des conditions un peu moins ventées que nos camarades derrière, depuis hier. Ils ont tendance à revenir, mais c’est le jeu. On sait que ça peut faire l’accordéon dans un sens comme dans l’autre.” Un oeil rivé dans le rétro, Armel et Sébastien, ne relâchent pas les efforts, “on va espérer que ça s’arrête un peu et qu’on puisse reprendre quelques milles d’avance, ce serait cool, on y travaille

Les maxi trimarans devraient virer avant ce soir direction l’île de l’Ascension. Un brin monotone comme l’expliquait Erwan Israël, joint ce matin à bord de Maxi Edmond de Rotschild alors nque Charles Caudrelier se plaignait de cette allure. “on est au près, un vent pas très fort malheureusement. On avait une ligne de convergence et ça y est, on a le refus, un refus à 30°, et là, on va s’aligner sur les routes de Banque Populaire et SVR Lazartigue.” Pour la grande stratégie, on repassera. Les skippers misent sur des petits réglages, pour grappiller ce qu’ils peuvent, dans un vent oscillant entre 11 et 12 nœuds. “On est super proche de Edmond de Rothschild, commentait Tom Laperche(SVR Lazartigue) à la vacation du matin. On regarde les classements, on règle le bateau, on progresse, le rythme est intense. On s’accroche. Il y aura des petits décalages, des trajectoires presque identiques, mais avec des différences. Il peut y avoir des petits écarts de cap avec l’anticyclone de Sainte-Hélène avec lequel on va jouer.

UN POT-AU-NOIR PLUS CORIACE POUR LES DERNIERS
A l’arrière de la flotte, Sodebo Ultim 3 et Actual Ultim 3 ont enroulé Sao Pedro et Sao Paulo pendant la nuit. Petite déception, pour Anthony Marchand, “on n’est pas passé proche de l’île. C’est toujours sympa de voir un petit caillou, proche dans l’Atlantique.” Frustration aussi d’accumuler du retard, après un Pot-au-noir moins clément que pour les leaders. “C’est surtout Banque Populaire qui était bien placé par rapport à tout le monde et nous, il ne faisait que grossir. C’est dur de s’échapper du Pot quand il ne fait que grossir, il ne te laisse pas partir.” La tête, et l’étrave, sont désormais fixées vers l’île de l’Ascension. “Il y a encore de la route du chemin, des obstacles, des coups météo à faire”, raconte le skipper d’Actual Ultim 3. “Il ne faut pas se déconcentrer, il faut essayer de se reposer dans cette partie-là pour repartir à l’attaque dès qu’il y a quelque chose qui se présente et être prêt à réagir.”


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Imoca. Le départ de la transat Retour à la base décalé de 4 jours au 30 novembre

L’organisation de la Transat Retour à La Base a fixé une nouvelle date de départ de la course au 30 novembre suite au décalage du départ de la Transat Jacques Vabre et ce dans un souci de respect d’une période raisonnable de récupération pour les marins et de réparations pour les bateaux une fois arrivés en Martinique.

38 skippers sont inscrits à la nouvelle course du calendrier IMOCA, le Retour à La Base qui part de Fort-de-France en Martinique en direction de Lorient. Une course importante pour beaucoup de skippers car qualificative pour le Vendée Globe. Le départ est donc décalé de quatre jours par rapport à la date initiale du 26 novembre, qui fait suite au report du départ de la Transat Jacques Vabre – Normandie Le Havre pour les IMOCA, qui sera donné ce mardi 7 novembre à 9h30.

Hubert Lemonnier, Directeur de course du Retour à La Base : « Nous avons dû nous adapter à la décision de la Direction de course de la Transat Jacques Vabre d’attendre la bonne fenêtre météo pour envoyer la flotte des 40 IMOCA traverser le golfe de Gascogne en toute sécurité. Le parcours a également été modifié afin de compenser quelque peu le retard accumulé, et de permettre aux bateaux d’arriver au plus vite à Fort-de-France, tandis que nous avons obtenu confirmation de la part des organisateurs de l’« étape » en Martinique que nous disposerions bien de toutes les structures portuaires nécessaires à l’accueil des bateaux. Il a également fallu observer un temps de repos et de préparation minimum d’entre deux courses et ce, pour tous les teams. En concertation avec l’organisateur Lorient Grand Large et la commission sportive de la Classe IMOCA, nous avons donc pris cette décision de repousser notre date de départ au 30 novembre 2023. »

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Transat Jacques Vabre. C’est reparti pour les Ocean Fifty et les Class40

Pas de son, pas d’images en direct, c’est sur la carto de la course que l’on a pu suivre le nouveau départ des Ocean Fifty et des Class40 partis sous la pluie dans une mer encore agitée par les soubresauts de la tempête.

Pas simple de repartir après une semaine compliquée comme celle-là avec des conditions météos qui se sont calmées mais loin de s’être assagies avec 18-20 nds d’ouest et encore 3-4m de creux. La flotte des 6 Ocean Fifty est repartie ainsi que 41 Class40, trois équipages ayant abandonnés.

Il fallait se lever tôt, et ne pas oublier d’enfiler son ciré pour saluer les 46 équipages au saut de leur reprise de course sur cette Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. À Lorient, les aurevoirs intimes et chaleureux pour la grande chevauchée océanique qui les attend avaient une couleur familiale et une saveur amicale particulières. Parmi ceux qui ont répondu à l’appel du ponton les co-skippers de Dékuple, William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani, qui ont annoncé officiellement leur forfait faute d’avoir pu réparer à temps leur avarie survenue sur le premier tronçon, cachaient difficilement leur légitime pincement au cœur. Mais pour leurs camarades, pour lesquels le jeu continue, il est temps d’y aller. À 8h40, les 6 Ocean Fifty et les 40 Class ont enfin quitté les pontons de Lorient La Base où ils s’étaient mis à l’abri dès lundi 30 octobre.
Sur le plan d’eau, les conditions sont soutenues, ou plutôt «engagées », comme le veut le vocabulaire des marins qui s’élancent dans un régime météorologique dépressionnaire. À 10h30, les Ocean Fifty entrent dans la danse. Et c’est à Viabilis Océan (Quiroga-Treussart) que revient le droit de couper la ligne de départ lorientaise en premier. Un quart d’heure plus tard, c’est au tour des Class40 de se jeter à nouveau dans le grand bain du parcours qui les attend via Port Santo à Madère. Le vent a molli à 15 nœuds, mais un gros grain à l’horizon annonce que cette accalmie sera de très courte durée. Au top IBSA (Bona-Santurde Del Arco), Café Joyeux (D’Estais-Debiesse), Project Rescue Ocean (Trehin-Riou) ou encore Edenred (Le Roch-Bourgnon), à gauche de la ligne, côté île de Groix, sont dans le coup. À la bouée de dégagement, Seafrigo Sogestran (Chateau-Pirouelle), de retour en course après une mission commando pour réparer un bateau bien abîmé en baie de Seine, annonce la couleur. Il faut bel et bien compter avec lui. À la marque, il ouvre la marche de la flotte devant Interinvest (Perraut-Bloch), Legallais (Delahaye-Douguet), ou encore La Manche #Evidence Nautique (Jossier-Loison)… Devant les étraves de cette flotte compacte : la promesse de 48 heures aussi toniques que stratégiques, au cours desquelles il faudra à la fois préserver le bateau et ne pas traîner en si bon chemin pour « dégolfer » et rejoindre le cap Finisterre. Tout un art en somme, plus facile à dire qu’à faire au louvoyage, avant d’entamer la grande descente vers des vents portants…

À noter que l’équipage d’Engie DFDS Britanny Ferries (Lee-Ragueneau) a dû rentrer au port de Lorient La Base. Plus d’informations à suivre…

Les impressions au ponton de Lorient La Base

Erwan Le Roux (Koesio), Ocean Fifty : « Le départ a été donné dimanche dernier au Havre, c’était magnifique dans la brise. Maintenant, c’est l’étape deux qui commence. On a le même état d’esprit que la semaine dernière, avec l’envie de bien faire, en essayant de faire une belle trajectoire sur le parcours un peu technique qui nous attend sur les deux premiers jours, avec pas mal de molles, de risées, et un vent très instable. Il va falloir se frayer un chemin dans tout ça. C’est assez piégeux : il faudra être vigilants et concentrés. Mais il ne faudra pas traîner non plus en route pour échapper à une deuxième dépression qui passe au cap Finisterre demain soir. »

Ambrogio Beccaria & Nicolas Andrieu (Alla Grande Pirelli), Class40 : « On est très heureux de partir, même si cela reste une course de brise, au près pendant les deux premiers jours et demi. Il ne faut pas trop baisser la garde. Mais on a bien navigué sur la première étape. On va essayer de rester bien dans le coup, parce qu’il ya des portes qu’il ne faut pas rater. On aborde cette étape deux, comme on abordait la course il y a une semaine, même si on a maintenant derrière nous les écueils des courants et des cailloux de la Bretagne Nord. Mais à part ça, il reste tout à faire. A nous de jouer pour nous battre comme des chiens et ne rien lâcher pendant 15-16 jours de course. »

Erwan le Draoulec (Everial), Class40 : « Départ pluvieux, mais départ heureux, parce qu’on est bien contents d’y aller. On va passer les 24-48 premières heures face au vent, dans des conditions solides, mais moins fortes, je pense, que celles qu’on a eues en Manche. Mais il y a beaucoup d’irrégularités dans le ciel, beaucoup de grains. Ce ne sera pas si simple que ça, même si on part sur un grand tribord amure, cap sur le cap Finisterre. On aura des premières difficultés d’entrée de jeu. On devrait passer un front mercredi. Il sera très actif, mais on sera très près du centre, et on a du mal à savoir ce qu’il va se passer et comment il va falloir s’en dépatouiller. »

Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton), Ocean Fifty : « On est toujours au mois de novembre en Atlantique Nord, mais on a vraiment hâte d’y aller. Cette deuxième étape, on l’aborde comme la Medal Race, parce que normalement c’est celle qui va compter pour de vrai. On a 24 heures pour dégonfler et se rappeler qu’on est sur le départ de la Transat Jacques Vabre, même si on part un peu en décalé. Ce sera moins rude que le premier morceau, mais on aura peut-être plus de régate, dont a déjà eu un premier échantillon sur le premier leg. L’avance dont on bénéficie, c’est juste un petit grade qui peut nous faire du bien si les choses se compliquent à l’arrivée. Mais ce n’est pas cette petite avance au regard des douze jours de mer qui nous attendent qui nous donne une forme de confort. »

Achille Nebout & Gildas Mahé (Amarris), Class40 : « Sur les premières 48 heures, on attend des grains assez forts. La première nuit, on attend le passage d’une petite dépression, pas trop violente mais très incertaine, mais il y aura des coups à faire. Et surtout , on aura un bon front à passer la deuxième nuit au large du cap Finisterre, qui va être plus costaud. Une fois qu’on aura passé ces deux difficultés, on pourra faire du sud pour enfin accrocher des vents opus portants, et trouver un peu de chaleur. On sait tous quel point on vise, mais on va peut-être prendre des routes différentes pour y arriver. »

Amelie Grassi (La Boulangère Bio), Class40 : « Sur les premières 48 heures, il faudra à la fois faire un peu le dos, tout en mettant de l’intensité, dans la mesure où ce qui nous attend devant sur le parcours sera crucial pour la suite du parcours. C’est vraiment un nouveau départ qui part directement sur un parcours large. On repart vraiment de zéro. »

Pierre Le Boucher (Groupe SNEF) : « C’est un peu comme au Havre, il va ne pas falloir casser de bateau, mais ce serait bien aussi d’arriver tôt aux avant-postes de la flotte au cap Finisterre, où cela devrait s’échapper par devant. On va affiner la météo et la stratégie par rapport aux derniers fichiers météo qu’on pourra récupérer après une heure de course. Notre objectif reste de bien naviguer, et si on pouvait faire un peu mieux que la première étape, ce serait très bien ! »

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