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Course Au Large spécial Vendée Globe en kiosques

Course Au Large N° 34
DR

Jusqu´au dernier moment après l´arrivée de Michel Desjoyeaux décidément roi du solo, la rédaction de Course Au Large s´est mobilisée pour proposer ce numéro 34 aux colonnes largement inspirées évidemment par ce Vendée Globe. Ce tour du monde sans escale en solitaire, dont on connaît aujourd´hui seulement le lauréat et son dauphin Armel Le Cléac´h, alors que 9 concurrents sont encore en mer… et qu´on souhaite à Marc Guillemot de conserver son bateau à l´endroit jusqu´aux Sables d´Olonne, lui qui vient de perdre sa quille. Deux bateaux arrivés et neuf qui peuvent encore boucler la boucle sur les trente prétendants du départ… décidément ce Vendée aura été – et reste – riche en émotions !

Le témoignage terrifiant de Yann Eliès

Pas moins de 38 pages spéciales sont consacrées à l´Everest des mers dans ce nouveau numéro de Course Au Large. A lire entre autres l´interview de Michel Desjoyeaux, le récit complet de la course, le décryptage météo et stratégique de cette 6e édition, les coulisses des sauvetages… et le récit – par Yann Eliès en personne – de son terrifiant accident dans l´Océan Indien, à 800 milles dans le sud de l´Australie. Décryptage encore avec un focus sur les pilotes automatiques, arme fatale des concurrents en général et du vainqueur en particulier. Enfin, notre rubrique historique est consacrée aux bateaux du premier Vendée Globe.

Volvo, Coville, Trimarans 70´, Sydney-Hobart…

Mais parce qu´il n´y a pas que « le Vendée » dans la vie, ce numéro de Course Au Large se penche également sur d´autres tours du monde qui font l´actualité : la domination d´Ericsson 4 dans la Volvo Ocean Race et l´exploit – sans record – de Thomas Coville en solitaire autour du monde. Côté projets, on y explique par le menu l´idée de Lionel Lemonchois pour la prochaine Route du Rhum : rallonger à 70 pieds un trimaran Orma. Enfin, outre notre désormais habituel cahier IRC, un autre navigateur nous éclaire de ses lumières : Dominic Vittet a accepté d´être notre envoyé spécial au cœur du mythe de Sydney-Hobart et en a ramené un fort joli papier. Encore un coup comme ça et « Mino » va demander sa carte de presse. Les professionnels de la profession n´ont qu´à bien se tenir.

Fortement teinté tour du monde, ce numéro 34 de Course Au Large n´en oublie donc pas moins tout ce qui fait l´actualité de la voile de compétition. Et toujours vos rubriques habituelles : Ils ont dit, Actualités, Equipements, Ecrits du Large… le tout agrémenté des plus belles images de la planète voile.

En kiosques ce mardi 10 février

Bonne lecture !

La rédaction

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Marc Guillemot : “je veux finir !”

Safran Marc Guillemot
DR

Crise d’appendicite… Après Dominique Wavre (Temenos II) avant les Kerguelen, Jean Le Cam (VM Matériaux) avant le cap Horn et Roland Jourdain (Veolia Environnement) en approchant des Açores, c’est au tour de Marc Guillemot de voir que son appendice n’est plus opérationnel. Et pour cause : tout le bas de la quille repose désormais par plus de trois milles mètres de fond, à 250 milles au Nord de Sao Miguel, à 800 milles de la pointe espagnole et à environ 1 000 milles des Sables d’Olonne ! Le skipper de Safran semblait en fait plutôt soulagé de ne plus avoir sa quille à moitié sortie de son logement : bien que Marc Guillemot ait pu la bloquer dans l’axe en la retenant par des cordages traversant le rouf pour se fixer sur le mât, les trois tonnes de plomb plongé à 4,50 mètres de profondeur avaient toujours de quoi déplacer le voile de quille. Le bras de levier est tel que l’appendice aurait pu détruire le puits, voire les fonds du bateau, provoquant une voie d’eau impossible à colmater !

Pour la troisième marche…
Comme Roland Jourdain avant les Açores, Marc Guillemot a donc réduit la toile et remplit tous ses ballasts au vent pour alourdir le bateau et lui donner plus de stabilité. En fait, la dépression qui va balayer la Vendée la nuit prochaine et mardi matin, est loin devant Safran qui n’avait plus qu’une quinzaine de nœuds de vent de Nord-Ouest sur une mer qui s’assagissait. Pour l’instant, le navigateur essaye toujours de faire route vers Les Sables d’Olonne pour finir le parcours et être classé : les simulations laissent entendre que le solitaire pourrait atteindre le but en fin de week-end ou en début de semaine, selon les pièges météorologiques de l’Atlantique…

Et pendant ce temps, Samantha Davies (Roxy) s’est aussi fait sérieusement brasser au large des Açores lors du passage d’un front très actif avec une mer déferlante et de grosses rafales à plus de cinquante nœuds. La Britannique était ce lundi après-midi à moins de 1 000 milles de l’arrivée et devait repasser devant Marc Guillemot avant la nuit. Reste à savoir si la navigatrice pourra finir avec plus de 50 heures de marge pour l’acquisition de la troisième marche du podium… puisque les deux solitaires ont été redressés, Marc avec 82 heures de bonus, Samantha avec 32 heures. Mais l’Atlantique réserve encore des rebondissements car après cette tempête dans le golfe de Gascogne, l’anticyclone des Açores s’installe pile sur la position des deux skippers… De quoi faire une pause sur Safran après ces journées harassantes pour Marc Guillemot et de quoi tenter une échappée pour Sam Davies !

Un laborieux final
Pour les deux autres Britanniques qui poursuivent les deux prétendants au podium, la situation ne va pas être des plus simples : justement avec ces hautes pressions qui vont bloquer le passage entre les Açores et le golfe de Gascogne… Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et Dee Caffari (Aviva) vont probablement devoir incurver leur route vers le Nord-Nord Est pour éviter les calmes anticycloniques. Leurs estimations d’arrivée oscillent entre lundi matin et mercredi soir, alors que Samantha Davies est plutôt attendue entre jeudi après-midi et vendredi soir ! Alors que pour Arnaud Boissières, ce déplacement des hautes pressions est plutôt une bonne nouvelle : dès mardi, le skipper de Akéna Vérandas va enfin quitter des alizés d’Est pour un bon flux de Sud-Ouest. Il devrait pouvoir grignoter des milles sur Brian et Dee. 

Et avec un peu de chance (enfin !), Steve White ne va pas naviguer trop longtemps au près : lui aussi va voir les alizés de Nord-Est s’incurver vers le Sud, puis le Sud-Ouest à la latitude des Canaries, mais il lui faudra auparavant, traverser une zone de transition avec des vents faibles. Rich Wilson (Great American III) progresse lui aussi dans des alizés d’Est, mais dans l’hémisphère Sud : l’Américain a encore 1 300 milles avant de franchir l’équateur… Quant à Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), la dépression qui l’a cueillie après les Malouines a été dure à vivre : plus de cinquante nœuds contraire, ce n’est pas très agréable mais le vent est ce lundi après-midi devenu portant et nettement moins musclé. Les conditions de navigation sont à peu près les mêmes pour Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) car l’Autrichien sort enfin des mers du Sud.

Voix du large…

Marc Guillemot (Safran) lors d’une vacation spéciale à 16h30 : « Ce qui s’est passé est la conséquence, je pense, d’une vieille histoire. Sous les Kerguelen, j’avais cartonné un gros mammifère marin. J’étais passé d’un coup de 20 à 0 nœud. Et depuis quelque temps, j’avais l’impression que la quille donnait des coups de raquette. Ça s’est amplifié après les Açores. Et hier, la quille a commencé à se balader d’avant en arrière. Sous les conseils de Guillaume Verdier (architecte du bateau avec VPLP), j’ai sécurisé tout ça pendant une bonne partie de la nuit avec un système de brélage qui passait par le pont et qui était repris sur le winch au pied de mât. Je suis arrivé à bloquer la quille et j’étais content de mes finitions. Quand j’ai tout terminé il y a quelques heures, je suis allé à l’extérieur pour retendre le brélage et là, j’ai été étonné de voir que ça montait très haut. Quand je suis revenu à l’intérieur, j’ai constaté que tout était parti. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, j’ai dit ‘ouf’. Parce qu’avoir un pendule de trois tonnes qui se ballade 4,5 mètres sous l’eau, c’est terrible. On sait qu’on risque de tout casser. Une fois que la quille est tombée, j’étais soulagé. J’avais déjà rempli mes ballasts et préparé ma sécu. Sans la quille, c’est moins tressant, vous ne pouvez pas vous imaginer ! En ce moment, j’ai tous les ballasts au vent remplis. Je dois avoir 5 à 6 tonnes d’eau qui me permettent de tenir en équilibre. Je suis sous trois ris et foc de route, je marche à 10/11 nœuds. La mer est encore relativement agitée, mais le vent est bien descendu, je dois avoir 12 à 15 nœuds. Pour l’instant, je continue ma course. J’ai vraiment, vraiment envie d’arriver aux Sables d’Olonne. Pour la troisième place, ça risque d’être bâché mais je veux finir, quelle que soit ma position à l’arrivée… Je suis un peu rincé. Tout cela a demandé beaucoup de travail toute la nuit et ce matin… et vous imaginez le ‘bronx’ dans le bateau : j’ai déjà passé 2h30 à nettoyer et ce n’est pas fini… »

Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) : « Le jour s’est levé il y a une heure et tout va bien. Je suis sur la fin là, car depuis trois jours, j’ai rencontré une très grosse dépression, avec cinquante nœuds au près pendant une journée et ça a tapé très fort. C’était assez bestial, car quand le bateau tape à ce point, on se demande s’il va tenir le coup, les chocs sont énormes. Tout vole à bord et dès qu’on bouge, il faut être très vigilant, c’est rapidement dangereux… Ensuite, j’ai passé une journée dans le centre de la dépression, sans vent avec une mer croisée. Là, je repart enfin au portant, dans des creux de 5 à 6 mètres, toilé trois ris/trinquette, mais le soleil arrive et je suis sur le bon bord. Ça commence à être sympa. C’était la dernière dépression des mers du Sud : la température remonte et je vais retrouver des conditions classiques de l’Atlantique, avec la remontée au large du Brésil. Les prochains jours, c’est du Sud-Ouest, ça va être bien plus calme. J’aurai même un petit anticyclone avant le Nord du Brésil. »

Samantha Davies (Roxy) : « Après une nuit difficile, ça va mieux. J’ai eu des vagues énormes, quelques heures après avoir dit que la mer était super belle ! Ce n’était pas confortable, mais ça avançait bien et c’était rigolo, pas si dangereux que ça en fait. J’ai dû fermer la porte car il y avait des vagues qui remplissaient le cockpit plus vite qu’il ne se vidait, ça montait ! À un moment, la mer est même entrée dans le bateau ! Il faisait nuit, j’étais en train de m’occuper des ballasts, et mes chaussettes rouges sont mouillées… À l’instant, j’ai entre 20 et 30 nœuds, un vent de travers et je suis au ” reaching ” avec toujours une mer énorme. Un peu difficile de faire une super vitesse, mais il fait beau, je n’ai plus de grains et ça commence à se calmer. Je suis en train de me demander si j’arrive vendredi après-midi ou… dimanche soir ! La Saint Valentin risque d’attendre, car si je me retrouve encore une fois dans l’anticyclone, ce qui est probable, je vais de nouveau avoir du petit temps… J’ai encore un jour pour voir l’évolution de la situation et choisir ma trajectoire, mais je ne pense pas que je vais y échapper. Je vais chercher le meilleur rythme pour avancer. »

Fermeture du village
Compte tenu des prévisions de tempête entraînant des vents de plus de 100 km/h, le village Arrivée du Vendée Globe fermera ses portes en milieu d’après midi ce lundi 9 février jusqu’à au moins mardi 10 février midi. En conséquence les vacations radio avec les skippers ne seront pas ouvertes au public demain matin.

Le classement de 16 heures le 09/02/09
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09’
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivé aux Sables d’Olonne après 89 jours 9 heures 39 minutes et 35 secondes de course (après déduction de ses 11 heures de bonification)
3- Marc Guillemot (Safran) à 975,7 milles de l’arrivée
4- Samantha Davies (Roxy) à 982,2 milles de l’arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 1579,9 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 1626 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2239,2 milles
8- Steve White (Toe in the water) à 2977 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 4527,3 milles 
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 5622,6 milles 
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6038,3 milles 
RDG Vincent Riou (PRB), réparation accordée, classé 3e

Dernières ETA
- Safran en fonction des vitesses qu’il pourra conserver.
- Roxy : entre le jeudi à 12h00 TU et le vendredi 13 à 18h00 TU

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Safran a perdu sa quille mais Marc Guillemot continue !

Marc Guillemot - Safran
DR

D’après le communiqué du site safransixty.com, en fin de matinée Marc Guillemot a téléphoné à son équipe technique pour signaler qu´il avait perdu sa quille. Une grave avarie qui fait suite à la première avarie, annoncée ce matin, quand “Marco” expliquait avoir remarqué que la quille avait du jeu dans sa boîte et était descendue de quelques centimètres. Le brêlage tenté pour consolider ce qui pouvait l’être (lire nos articles précédents) n’a donc pas tenu.

975 milles à couvrir sans quille…

Le site safransixty.com précise : “Marc Guillemot a rempli les ballasts de son monocoque pour descendre le centre de gravité au maximum et navigue sous 3 ris et foc de route. Le bateau est maintenant configuré pour naviguer sans quille et continue vers les Sables d´Olonne à vitesse réduite. D´ici la fin de la semaine, la météo devrait s´avérer clémente avec des vents principalement au portant.”

A 15h30, Safran se trouvait par 23° 49.36 W 42° 16.56 N – soit à 975 milles des Sables d’Olonne – et avançait à 9 nœuds.

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Avarie de quille pour le Safran de Marc Guillemot

Safran leader Vende Globe
DR

Pour rappel, le 11 décembre, alors que Marc Guillemot naviguait à plus de 20 nœuds en direction des Iles Kerguelen, Safran percutait violemment un mammifère marin. Ce choc pourrait être à l´origine du problème rencontré aujourd´hui. En effet, la quille du monocoque a du jeu dans sa boîte et elle est aussi descendue de quelques centimètres.

Depuis ce constat, Marc Guillemot a réussi à sécuriser la quille par plusieurs brêlages en textile, reliant la tête de quille au mât et au winch de mât. L’étanchéité et la stabilité du bateau sont donc préservées mais la réparation demeure précaire.

Marc Guillemot ne demande pas d´assistance pour l´instant. Il est en bonne santé et continue sa route.

De plus amples informations dans le courant de la journée.

Safran se trouvait à 9h20 par 24° 54.28 W 42° 4.00 N et avançait à 10 nœuds dans une mer forte et avec 30 à 35 nœuds de vents.

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In Port de Qingdao : Ericsson 4 enfonce le clou

In port Qingdao
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Même dans les petits airs changeants et la légère brume qui ont prédominé sur le plan d´eau de Qingdao, la régate In Port a offert un jolispectacle avec de nombreux changements de leaders aux différentes bouées sur les deux parcours du programme. A l´issue de ces deux âpres batailles, c´est Ericsson 4 qui l´emporte « over all » après avoir remporté la première régate avec 37 secondes d´avance sur Green Dragon, talonné par Puma puis Telefonica Blue.

 

Si la seconde régate a été enlevée avec une certaine marge au final par l´espagnol Telefonica Blue, la discussion a été beaucoup plus animée à l´arrière pour départager les trois autres concurrents. C´est finalement Ericsson 4 qui a tiré le meilleur parti des derniers bords s´adjugeant la seconde place, suivi par Puma puis Green Dragon. L´équipage suédois empoche ainsi les 4 points de la victoire finale en cumul des meilleures places sur les deux courses, confortant encore davantage son avance au classement général provisoire de l´épreuve, et laissant ses adversaires se partager les points restants de cette 7ème manche.

 

Un tiebreak entre Green Dragon et Puma a joué en faveur de Puma qui prend la 3ème place de l´In Port, car les règles de course  concernant ces régates côtières demandent à ce que les résultats de la seconde course arbitrent dans une telle situation. Un désappointement pour le concurrent sino-irlandais qui jouait presque à domicile et qui s´était illustré dans la première manche de la matinée.

Prochaine étape vers le Brésil samedi

 

La prochaine régate In Port se tiendra à Rio, le 4 avril prochain. En attendant les concurrents de la Volvo Ocean Race devront disputer la plus longue étape de l´histoire de cette course, 12 300 milles entre la Chine et le Brésil, soit une quarantaine de jours de mer et le passage du Horn.

Le départ de cette 8ème manche sera donné samedi prochain, le 14 février et devrait être disputée par 4 ou 5 VO 70, puisqu´on attendant toujours des nouvelles de la participation ou non d´Ericsson 3, toujours en réparation.

 

Les deux autres concurrents, Delta Lloyd et Telefonica Black rejoindront la course par cargo à Rio, les travaux de réparation des bateaux n´ayant pas pu être finalisés à temps pour être au départ de cette longue étape.  On attend de bonnes nouvelles de Team Russia, qui pourrait rejoindre la flotte à Rio si leur budget complémentaire est bouclé, comme ils l´espèrent.

 

 

Régate 1 In Port Qingdao

1. Ericsson 4
2. Green Dragon
3. PUMA
4. Telefónica Blue
Ericsson 3 DNS
Telefónica Black DNS
Team Russia DNS
Delta Lloyd DNS

 

Régate 2 In Port Qingdao
1. Telefónica Blue
2. Ericsson 4
3. PUMA
4. Green Dragon
Ericsson 3 DNS
Telefónica Black DNS
Delta Lloyd DNS
Team Russia DNS

 

Final IN PORT DE QINGDAO (avant jury) 
1. Ericsson 4: 4 points
2. Telefónica Blue: 3.5 points
3. PUMA: 3 points
4. Green Dragon: 2.5 points
Ericsson 3 DNS : 0 pt
Telefónica Black DNS : 0 pt
Delta Lloyd DNS : 0 pt
Team Russia DNS : 0 pt

 

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1. Ericsson 4 – 49 points

2. Telefonica Blue – 45 points

3. Puma – 41 points

4. Green Dragon – 30 points

5. Ericsson 3 – 24 points

6. Telefonica Black – 21  points

7. Delta Lloyd – 12 points

8. Team Russia – 10,5 points

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Piano et sano, Marc Guillemot…

Marc Guillemot - Safran
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Chi va piano va sano e chi va sano va lontano…Qui va lentement, va sûrement. Et qui va sûrement, va loin. Marc Guillemot a repris à son compte cet adage de sagesse. A 700 milles dans l´ouest du cap Finisterre, soit à 1000 milles de la ligne d´arrivée, Safran progresse prudemment à 12 nœuds vers les côtes françaises. Météo France prévoyait un renforcement du vent dimanche soir avec 40 nœuds de sud-ouest : les conditions endurées cette nuit n´ont pas dû être de tout repos pour le Trinitain, qui apparaissait déjà fatigué à la vacation d´hier. Marco n´avait pas du tout l´intention de se mettre en mode attaque pour terminer son périple. Le voici donc en phase avec sa logique qui est celle de la préservation du matériel après trois mois de course très sollicitants.

Du coup, Samantha Davies qui a traversé l´archipel des Açores – Roxy est passé 10 milles dans le sud de l´île Terceira- en a profité pour revenir à 90 milles de son adversaire. Les arrivées des deux bateaux pourraient s´enchaîner à 6 ou 12 heures d´intervalle en Vendée, à partir de mercredi prochain.

Brian Thompson et Dee Caffari seront-ils eux aussi en mesure de gagner du terrain ? Pas si sûr. Car si les deux britanniques sont en train de raccourcir leur chemin vers les côtes françaises, une nouvelle zone de hautes pressions se forme sur leur route et pourrait d´ici peu perturber leur trajectoire.

Cette problématique, Arnaud Boissières y sera bientôt confronté. Le skipper d´Akena Vérandas est en approche de l´anticyclone actuel, dans un alizé mollissant, lui permettant d´avancer dans des conditions moins pénibles qu´il y a 48 heures.

C.El

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Victoire russe pour les 80 ans des Dragon

Primo Cup 2009
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Ce premier week-end était placé sous le signe de la célébration des 80 ans des Dragon, venus des quatre coins de l´Europe (13 nationalités dans cette série, dont une quinzaine d´équipages de l´Est) et l’arrivée de nouvelles séries à l´instar des Esse 850 qui naviguaient pour la première fois en mer ainsi que les Melges 20, pour qui la Primo Cup constituait la toute première régate officielle.

« Un grand merci au Yacht Club de Monaco pour cette initiative de célébrer les 80 ans des Dragon, une série qui me tient tant à cœur, en mettant en place tout un dispositif spécialement pour l´occasion ! (NDLR : un comité de course présidé par Tony O´Gorman ainsi qu´un parcours spécifique leur était dédié) », a commenté lors de la remise des prix, S.A.R. le Prince du Danemark, dont le bateau White Lady remporte la dernière manche du jour.

En cette année de commémoration des 25 ans de Présidence de SAS le Prince Albert II, à l´initiative de la Primo Cup, ce premier volet réunissait de nombreuses têtes couronnées, à l´instar de S.A.R. le Prince Henrik du Danemark, S.A.R. le Prince Serge de Yougoslavie, S.A. le Prince di Strongoli et SA le Prince Charles de Bourbon-Siciles, victorieux en Smeralda 888.

Au total cinq manches (sauf pour les Dragon) ont pu être disputées tout au long du week-end, dans des conditions hivernales parfois délicates (houle de plus 1.50 m, grains, rafales d´orage…).

 

Dragon (43 inscrits) : déferlante slave 
 Lors de la Primo Cup, cette classe a été marquée par la présence en nombre de onze équipages  russes. Des équipages très organisés, encadrés par des coaches et une logistique imposante, pour encadrer ces anciens champions de la voile olympique, à l´instar du Russe Alexander Muzychenko (champion olympique en 1980) et Ekaterina Skudina (championne du monde en 1998 et sélectionnée à Qingdao). C´est le Russe Anatoly Loginov (Annapurna) qui le plus régulier (une manche de 2 et de 3) remporte l´épreuve devant le danois Jens Christensen (Men at work) et se voit offrir des mains de la Princesse Camilla de Bourbon-Siciles un chronographe Hublot. A noter la belle prestation de Chris Dicker (Kuling), Président de la classe internationale et représentant le Royal Yacht Squadron, qui termine à la troisième place du podium. Le très haut niveau sur l´eau et l´âpreté des combats entre les régatiers ont occasionné quelques collisions lors des départs et même aujourd´hui le démâtage d´Electra lors d´un refus de priorité. Côté résultats, la présence de Thomas Müller à la 7ème place ou celle de Markus Wieser, victorieux en 2008, à la 22ème place cette année (NDLR : disqualifié aujourd´hui pour départ prématuré) démontre l´intensité des régates et la qualité des équipages. 

Melges 20 : Fast is fun !

Pour leur première régate officielle, ils étaient neuf équipages transalpins, démontrant l´attrait de ce bateau. « Fast is fun ! », telle pourrait être la devise des Melges 20 impressionnants de facilité et de vitesse. Très réactifs dans les petits airs et planant dès la moindre brise, ce monotype très ludique occasionne de belles acrobaties de l´équipage.

Ils ont impressionné les autres régatiers au portant, avec la position des équipiers à l´arrière, rééquilibrant sans cesse l´assiette du bateau, tels des copilotes de side-cars.

Benedetto Gialongo (Value Team) s´impose au général grâce à sa victoire dans l´ultime  course, devant Filippo Pacinotti (Brontolo). Seulement deux points les séparent.

Claudio Recchi, l´instigateur de la venue des Melges 20 à Monaco termine logiquement 3e, collectionnant la troisième place sur toutes les manches.

 

Melges 24 : victoire française

Ce n´est pas si souvent que l´on voit un équipage français victorieux dans une compétition international de Melges 24 de diffusion planétaire. Il faut donc saluer la victoire de Maxime Paul à bord de Marsail 1, qui récidive sa performance de l´an dernier à la Primo Cup. Une victoire avec brio, puisqu´il remporte toutes les manches.

Un plateau également relevé dans cette série qui prépare à Hyères son Championnat d´Europe, avec notamment la présence de l´ancien figariste Kito de Pavant (Mù), heureux de revenir en course après sa mésaventure au départ du dernier Vendée Globe.

 

– Esse 850 : sensation suisse…

« Une série qui définitivement à la classe sur l´eau comme à terre ! », commente Alexia Barrier, skipper de course au large, venue en repérage avant sa participation au 2ème volet de la Primo Cup.

Un bateau qui naviguait pour la première fois en mer nous a démontré toutes ses capacités à évoluer sur les eaux salées aussi bien que sur un lac. Et même si les concurrents ont eu besoin d´un petit temps d´adaptation avec la houle de Méditerranée, ces régatiers de talent ont su très vite trouver leurs marques.

C´est le Suisse Charles Fabre (Chantier Naval de Vichy) qui remporte l´épreuve devant le leader de la série Daniel Schroff (4 Venti) et Alain Marchand (Otto Cinque), grand habitué de la Primo Cup et multiple vainqueur en Surprise.

 

Surprise : les plus fidèles depuis 25 ans

Pas de surprise, la course a été survolée par les Suisses du CER 1 Implenia, emmené par Etienne David. « C´est notre préparation assidue qui nous a permis de faire la différence. On a su se démarquer grâce à l´efficacité de l´équipage du CER de Genève, fruit de notre entrainement à deux bateaux entrepris en amont de la Primo Cup. Monaco constitue notre premier rendez-vous de la saison, une bonne mise en jambe sur un plan d´eau toujours aussi complexe au niveau tactique », a commenté le Suisse Etienne David de la Société Nautique de Genève, dont l´objectif principal est le Tour de France à la Voile 2009.

Olympic, skippé par Roberto Spata, toujours aux avant-postes aux départs et passages de bouées termine à la seconde marche du podium, avec une belle victoire de manche.

 

Smeralda 888 : victoire sans partage

Dans cette série phare du Yacht Club de Monaco, avec la participation de dix équipages monégasques sur onze inscrits, domination écrasante du Prince Charles de Bourbon-Siciles (Vamos mi amor), Président de la classe, qui remporte trois manches (sur cinq), avec à la tactique François Brenac. « Je suis très fier de cette victoire, car cela faisait quatre ans que nous tentions de décrocher ce titre avec cet équipage », a déclaré le Prince Charles de Bourbon-Siciles.

Saluons la seconde place d´Adalberto Miani (Botta Dritta), Commissaire Voile du Yacht Club de Monaco, qui était pour l´occasion, assisté du Champion du Monde en titre de Melges 24 Lorenzo Bressani.

  

Après le week-end des Princes, place maintenant aux Stars de la Voile. Dès mardi, six nouvelles séries, de nouveaux équipages devraient envahir les quais du Port Hercule ainsi que la baie monégasque afin de préparer cet ultime week-end.

 

 

Classement final après deux manches

Dragon – (43 classés)  
1 : Annapurna Anatoly Loginov (5 pts) Russie
2 : Men at Work  Jens Christensen (12 pts) Danemark
3 : Kuling Christopher Dicker (13 pts) Angleterre

 

Classement final après cinq manches

Melges 20 – (9 classés) 
1 :  Value Team  Benedetto Gialongo (10 pts) Italie
2 :  Brontolo  Filippo Pacinotti (13 pts) Italie
3 :  Team 93  Claudio Recchi (17 pts) Italie

Melges 24 – (8 classés)

1 :  Marsail  1 Paul Maxime (7 pts) France
2 :  . Chekhaltyy Ivan (16 pts) Ukraine

3 : Zero Eight Michael Good (19 pts) Suisse

Surprise (27 classés) 
1 :  Cer 1 Implenia  (9 pts) Suisse. 
2 : Eri Olympic Roberto Spata (17 pts) Suisse. 
3:  Cer III Aeroport international de Geneve Jerome Clerc (18 pts) Suisse. 

Smeralda 888 (11 classés) 
1 : Vamos Mi Amor  Bourbon Charles (11 pts) Monaco. 
2 : Botta Dritta Miani Adalberto (12 pts) Monaco. 
3 : Ads Glen Alderico Paganini (16 pts) Monaco. 

Esse 850 (14 classés)
1 : Chantier Naval de Clichy Charles Fabre (9 pts) Suisse. 
2 : 4 Venti Schroff Daniel (12 pts) Suisse. 
3 : Otto Cinque Marchand Alain (15 pts) Allemagne. 


Au programme du second week-end, du 13 au 15 février, entrée en lice des Laser SB3, X-35, Melges 32, Mumm 30, J/24, Platu 25 et Longtze Premier, avec une exhibition des GP42.

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Le stress de Guillemot avant l’arrivée

Marc Guillemot - Safran
DR

" Mollo jusqu’à l’arrivée "
Le Vendée Globe semble réclamer un ultime droit de passage à ses prétendants. Après Armel Le Cléac’h, fortement secoué à 4 jours de l’arrivée, Marc Guillemot navigue sur le fil du rasoir avec 35 nœuds de vent portant et 6 à 8 mètres de creux. En temps normal, ces conditions sportives seraient propices à des moyennes journalières fulgurantes. Mais c’est sans compter sur la fatigue accumulée après 3 mois de mer. A la vacation du jour, Marc Guillemot, s’avouait stressé et angoissé. La faute à un probable déficit de sommeil mais aussi à la peur de casser du matériel, en plus d’un rail de mât désormais endommagé au dessus du deuxième ris. Il sait aussi que lundi, à l’arrière d’une forte dépression qui s’abattra sur l’ouest de la France, les conditions vont encore se corser. Avec trois ris dans le grand-voile, sa décision est prise : " y aller mollo ", soit tout de même une moyenne de 16 nœuds entre les deux derniers classements de la journée.

Richard Silvani de Météo France prévoit son arrivée aux Sables d’Olonne à partir du mercredi 11 février à 07h00. Mais comme pour Armel, les heures estimées d’arrivée conçues pour des vitesses et des routages optimums doivent aussi prendre en compte le rythme qu’a choisi de s’imposer le marin dans ses dernières journées de mer.

Surf session pour Samantha
Plus au sud, à 107 milles du plan VPLP/Verdier, Samantha Davies expérimente le même vent, mais avec beaucoup moins de mer, d’où de belles sessions de glisse pour Roxy, dont la configuration ressemble à nouveau à celle du grand sud. Après avoir réduit la toile toute la journée d’hier, la navigatrice anglaise à déplacé ses 500 kilos de matériel à l’arrière du bateau : en route pour des surfs à 20 nœuds aux abords de l’archipel des Açores qu’elle devra traverser cette nuit.

A moyen terme, l’avenir de Brian Thompson et surtout de Dee Caffari semble plus compliqué. Le navigateur de Bahrain Team Pindar subissait ce matin le passage d’un front, synonyme de manœuvres pour s’adapter au nouveau flux de nord-ouest. Il s’inquiétait également de la formation de deux anticyclones sur sa route…Bref, le chemin vers les côtes françaises s’annonce plus tortueux pour les deux anglais attendus aux Sables d’Olonne à partir du week-end prochain, dans le sillage de Marco et Sam. Pour Arnaud Boissières qui a vécu deux jours pénibles sous les grains dans une mer de face, rendez-vous est pris autour du 20 février…

Une rasade de vin pour Neptune
A plus de 3000 milles de l’arrivée, Steve White (Toe in the Water) a fêté son passage de l’équateur ce matin à 04h25. Il tenait à être éveillé pour la circonstance : une mignonnette de vin a fait l’affaire pour remercier Neptune. Le marin britannique qui navigue en compétition depuis moins de 10 ans est une des révélations de ce Vendée Globe. Avec un projet bouclé à la dernière minute, que ce soit au plan technique (il finissait de préparer son bateau quelques jours avant le départ) ou financier, Steve White réalise une course à sa mesure, mais toujours avec plaisir et bonne humeur.

Pour les trois derniers solitaires de l’hémisphère sud, la situation n’est pas très réjouissante, pour des raisons diamétralement opposées. Rich Wilson, dans un anticyclone au sud du Brésil, évolue au près serré. De leurs côtés, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek, en pleine dépression argentine, sont au portant dans des conditions musclées, les rafales de sud-est atteignant les 50 nœuds, et les creux 6 à 7 mètres.

Le classement de 16 heures le 08/02/09
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d’Olonne après 84j 03h 09′
2- Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivé aux Sables d’Olonne après 89 jours 9 heures 39 minutes et 35 secondes de course (après déduction de ses 11 heures de bonification)
3- Marc Guillemot (Safran) à 1206,9 milles de l’arrivée
4- Samantha Davies (Roxy) à 1314,5 milles de l’arrivée
5- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 1747,2 milles
6- Dee Caffari (Aviva) à 1828,6 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2413,9 milles
8- Steve White (Toe in the water) à 3169,9 milles
9- Rich Wilson (Great American III) à 4694,9 milles
10- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 5880,7 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6268,5 milles
RDG Vincent Riou (PRB), réparation accordée, classé 3e

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XXVe primo Cup : Opération de charme des Melges 20 et Esse 850

XXV Primo Cup
DR

– Melges 20 : Première mondiale à Monaco
Première mondiale à Monaco, avec le lancement officiel des régates de Melges 20, avec la participation d’une flotte de six bateaux.
Opération de charme et de séduction réussie pour ces petits monotypes qui se permettaient même le luxe de rattraper leurs aînés, les Melges 24. Au portant, on sentait la légèreté de ces monotypes qui donnaient l’impression de voler sur l’eau, faisant même des pointes à 8 noeuds, malgré les petits airs. L’Italien Benedetto Gialongo (Value Team) s’impose aujourd’hui avec deux victoires de manches devant Filippo Pacinotti (Brontolo) et le champion du Monde IRC Francesco Martino

– Melges 24 : la série des Pros
Maxime Paul, victorieux l’an dernier de la Primo Cup, défend âprement son titre avec deux victoires de manche devant un plateau très relevé. Pour preuve, l’ancien figariste et skipper IMOCA Kito de Pavant, n’a pu accéder aujourd’hui qu’à la 6e place, malgré une manche de deux.

– Esse 850 : la Classe !
La houle pourtant imposante de plus de un mètre n’a semble-t-il pas dérangé cette star des lacs suisses, qui régatait pour la toute première fois en mer.
Baptême réussi aux dires des skippers, satisfaits et fiers de montrer les lignes élégantes de ce quillard, nouveau venu à la Primo Cup. Une vélocité impressionnante : partant 5 min après les Smeralda 888, bateaux de référence sur le plan d’eau monégasque, les Esse 850 parviennent à les rattraper sur le parcours. Ambiance des plus chaudes à la marque sous le vent entre les protagonistes des séries et touchette inévitable….

– Les Surprise en nombre
C’est chaud en Surprise, la série la plus représentée et la plus combattive au départ. Après un rappel général au premier départ, nous avons assisté à un embouteillage à la bouée sous le vent. La série fut dominée par les Suisses qui sont incontestablement les ténors de cette classe. Etienne David, un habitué du Tour de France à la voile prend aujourd’hui la tête du classement général provisoire sans victoire de manche, devant le bateau Olympic emmené par Roberto Spata.

– Smeralda 888 : Vamos… mais toujours devant !
Cavalier seul du Prince Charles de Bourbon-Siciles (Vamos mi Amor), assisté à la tactique double Champion du Monde ISAF, François Brenac, arrivant avec un bord d’avance lors de ses deux
victoires de manches. Les Dragon, en revanche, qui naviguaient sur un second parcours, n’ont pu bénéficier des mêmes conditions.

Aujourd’hui, début des régates à 10h00.

Classement provisoire après une manche

Dragon – (43 classés)
1 : My Way Frank Berg (1 pt) Danemark
2 : Annapurna Anatoly Loginov (2 pts) Russie
3 : Bunker Boys Evgeniy Braslavets (3 pts) Ukraine

Classement provisoire après trois manches

Melges 20 – (9 classés)
1 : Value Team Benedetto Gialongo (4 pts) France
2 : Brontolo Filippo Pacinotti (9 pts) Suisse
3 : Pilot Italia Francesco Martino (11 pts) Italie

Melges 24 – (8 classés)
1 : Marsail 1 Paul Maxim (5 pts) France
2 : . Chekhaltyy Ivan (9 pts) Ukraine
3 : M24 Cortina d’Ampezzo Simone Ferrarese (10 pts) Italie

Surprise (27 classés)
1 : Cer 1 Implenia (9 pts) Suisse.
2 : Eri Olympic Roberto Spata (17 pts) Suisse.
3: Cer III Aeroport international de Geneve Jerome Clerc (18 pts) Suisse.

Smeralda 888 (11 classés)
1 : Vamos Mi Amor Bourbon Charles (6 pts) Monaco.
2 : K Zi Mo D’eau Miani Guido (8 pts) Monaco.
3 : Botta Dritta Adalberto Miani (9 pts) Monaco.

Esse 850 (14 classés)
1 : Chantier Naval de Clichy Charles Fabre (5 pts) Suisse.
2 : 4 Venti Schroff Daniel (6 pts) Suisse.
3 : Unicorno Manuel Sauter (12 pts) Allemagne

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Armel Le Cléac’h second du Vendée Globe

Arrivee de Armel Le Cleac h (Brit Air)
DR

 A 31 ans, ce bizuth du Vendée Globe est arrivé en 2e position aux Sables d’Olonne 5 jours 6 heures et 30 minutes derrière le vainqueur Michel Desjoyeaux. Sa vitesse théorique sur le parcours est de 11,57 nœuds. Sa vitesse réelle de 12,69 nœuds sur une distance réellement parcourue de 27 233 milles. Cette deuxième place ne lui sera complètement acquise que passé le délai de 71 heures correspondant à la différence de bonification entre ses 11 heures et les 82 heures de Marc Guillemot pour leurs sauvetages respectifs de Yann Eliès et Jean Le Cam.

Brio et simplicité
Cette deuxième place, Armel Le Cléac’h l’incarne avec brio et simplicité. Lui qui disputait son premier tour du monde, lui qui n’avait jamais passé plus de 20 jours d’affilée en mer a réussi un double exploit : terminer sa course et se hisser sur la deuxième marche du podium. A 31 ans, ses nouveaux galons de cap-hornier sur l’épaule, le régatier de Morlaix, vainqueur de la Solitaire du Figaro 2003 et la Transat AG2R 2004 a effectué une course exemplaire.

Dès le coup d’envoi de ce 6e Vendée Globe le 9 novembre dernier, Armel fait partie du bon wagon : celui des 10 furieux qui vont se disputer la vedette pendant toute la descente de l’Atlantique, dans un rayon de moins de 100 milles. Dans cette plongée vers le Sud (et plus tard dans le Pacifique), Brit Air va faire route commune avec PRB et s’illustrer régulièrement en 4e ou 5e position. Au large du Brésil, au moment de contourner l’anticyclone de Sainte Hélène, celui que tout le monde surnomme ‘le chacal’ fait une incursion de plusieurs jours dans le tiercé de tête d’une course alors successivement menée par Loïck Peyron, Sébastien Josse et Yann Eliès.

Dans le Grand Sud, " Mémel " va intentionnellement mettre la pédale douce et se caler sur un rythme qui lui est propre, tout en restant au contact des hommes de tête. Préserver le matériel, s’accoutumer à la nouvelle donne des basses latitudes, tel sera son leitmotiv. Mais son âme de compétiteur lui intimera de ne jamais perdre le fil avec les leaders. De fait, il ne descendra jamais en deçà de la 10e place. Peu à peu, au moment même où Michel Desjoyeaux s’empare des commandes de la course, Armel va même reprendre des couleurs.

Cinquième à Noël
Comme tiré par la locomotive Foncia qui imprime son rythme dans le Pacifique, il passe Noël en 5e position puis le jour de l’an dans le fauteuil de 4e, toujours en la bonne compagnie de Vincent Riou. Au sein du top 5, ces deux-là ne vont plus se quitter jusqu’à ce que de malheureux événements les séparent : le chavirage de VM Matériaux à 200 milles du cap Horn, le 6 janvier 2009 au petit matin. Vincent Riou et Armel Le Cléac’h sont les deux hommes dépêchés sur place pour porter secours au skipper enfermé dans son bateau retourné. Armel Le Cléach arrive sur la zone de l’incident à 16h30, une heure environ après Vincent. Dès lors, les deux hommes vont se relayer pendant trois bonnes heures pour parler et soutenir Jean Le Cam qui sera récupéré vers 19h15 à bord de PRB…. Avec perte et fracas. Pour son rôle de Saint-Bernard, le skipper de Brit Air sera crédité d’un bonus de 11 heures par le jury international.

Troisième au cap Horn
Armel Le Cléac’h reprendra doucement sa route vers le Horn, le cœur et l’esprit envahis d’émotions contradictoires. Il franchit le cap le 7 janvier à 11h45, un des grands moments de son voyage. Il se trouve alors en 3e position, derrière Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain. Il conservera cette place jusqu’à ce que Veolia Environnement perde sa quille puis décide de renoncer le 2 février dernier aux Açores. Dès lors, l’objectif du plus jeune marin de la flotte sera de conserver son fauteuil sur la deuxième marche du podium, en temps réel et en temps compensé. Ses quatre derniers jours de course seront particulièrement éprouvants. Pris au piège par une forte dépression qui stagne sur sa route, Brit Air va se retrouver au près dans des vents de 40 nœuds émaillés de grains violents et d’une mer grosse (jusqu’à 9 mètres de creux) par le travers. Jusque-là, à part des chandeliers tribord cassés et une girouette hors service, son plan Finot-Conq avait échappé à la casse. Mais le fort coup de vent aura raison de la casquette de cockpit et du chariot de têtière de grand-voile.

Les temps de passage d’Armel Le Cléac’h

Passage équateur
Le 22/11 à 01h56 après 12 jours 12 heures 54 min de course
En 5e position

Passage Bonne Espérance
Le 06/12 à 13h14 après 27 jours 00 h 12 min de course
En 10e position

Passage cap Leeuwin
Le 17/12 à 17h40 après 38 jours 4 h 38 min de course
En 5e position

Passage cap Horn
Le 07/01 à 11h45 après 58 jours 22 h 43 min de course
En 3e position

Passage Equateur 2
Le 24/01 à 19h45 après 76 jours 06 h 43 min de course
En 3e position

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