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Nanni Diesel confirme son plan de développement.

Nanni Diesel - Desjoyeaux
Nanni Diesel - Desjoyeaux

Cette année 2009, Nanni Diesel devrait retrouver les niveaux de 2007 soit en chiffre d’affaires de 32 millions d’euros, grâce aux investissements réalisés et en cours de développement (3 millions d’euros sur les exercices 2008 et 2009),
 
En termes de produits et de recherche
A côté des dernières générations de moteurs de base Kubota et Toyota, Nanni Diesel a dès 2008 élargit son offre :
– en proposant trois gammes de groupes électrogènes de bord ;
– en commercialisant des accessoires moteurs sous l’appellation « Quality Marine Accessories » ;
– en montant en puissance dans les moteurs MAN que la société distribue en France et dans les pays francophones avec le tout nouveau 12 cylindres en V d’une puissance de 1800 ch. ;
– en développant de nouveaux systèmes de propulsion hybrides. Plusieurs prototypes sont à l’essai sur des bateaux depuis deux ans. Après avoir finalisé le développement Nanni Industries présentera ce nouveau produit écologique dès la prochaine saison 2009-2010.
 
En termes de marché
 Avec ses trois gammes de groupes électrogènes marins, Nanni Diesel investit aujourd’hui le marché des professionnels parallèlement au marché de la plaisance.          
 
En termes de production
 Dès 2008, Nanni Diesel a entrepris l’extension de son site industriel de la Teste de Buch (nouveau bâtiment de 1500m², nouveaux bureaux de 500  m²) pour augmenter à la fois ses capacités de production et de stockage et réorganiser l’ensemble R&D.
 
Après ces deux années (2008 & 2009) de consolidation des développements, Nanni Diesel prévoit de maintenir son objectif : doubler son activité, soit réaliser un chiffre d’affaires de 58 millions d’euros, mais à horizon 2013.

Une référence dans le monde de la course au large
 
Nanni Diesel a équipé la majorité des nouveaux bateaux du dernier Vendée Globe Challenge et notamment celui du vainqueur Michel Desjoyeaux.
 
« Un grand Bravo à l’équipe technique de chez Nanni» écrit d’ailleurs Michel Desjoyeaux.
Rappelons que Le 11 novembre 2008, Michel a constaté une fuite d’eau du ballast peu de temps après son départ. Cette avarie a endommagé le circuit électrique du moteur, le contraignant à revenir au port des Sables d’Olonne.
Cette fuite causée par le capot défectueux du ballast central a pénétré dans le compartiment moteur et détérioré le faisceau électrique, le régulateur et le tableau de bord du moteur. Continuer la course était impossible sans un système principal de production d’énergie électrique totalement opérationnel. Une équipe de chez Nanni Diesel de deux techniciens, spécialement détachée dans la soirée, a permis à Michel Desjoyeaux de repartir après moins de 5 heures d’escale… cette intervention est digne d’un arrêt en stand de formule 1 des équipes Foncia et Nanni !
   
Nanni s’annonce fière d’avoir participé à cet effort qui a permis à Michel de rentrer dans la course, dans des délais très courts !
Nanni s’investit au maximum pour garantir la Meilleure Qualité à ses utilisateurs/partenaires.  
Pour répondre aux exigences d’efficacité, de fiabilité et de légèreté souhaités, Nanni Diesel a développé le moteur Nanni N 4.38 (nouvelle génération) pour assurer à la fois la propulsion en secours et toutes les fonctions d’électricité nécessaires.
 
Parallèlement et depuis 2007, Nanni Diesel équipe les bateaux de la classe Figaro Bénéteau avec le Nanni 3.75 HE.
 
 
Type de moteur répondant à l’application du bateau Foncia/Desjoyeaux :
Base moteur : 4.150 HE (37,5CV@3000TR/MIN) Bipolaire
Tableau de bord : A3
Type de propulsion : Sail drive SD 10-2,16/1R
Alternateur moteur : ISKRA 100 A 12V
Génératrice intercalée : 24 volts 160 ampères.
 
 
Source :  Nanni Diesel
www.nannidiesel.com

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Arnaud Boissières attendu ce week-end aux Sables

Arnaud Boissieres - Akena Verandas
DR

Ça sent l’écurie pour Akena Vérandas ! D’autant que le monocoque d’Arnaud Boissières est le seul de la flotte avec celui de Raphaël Dinelli à être basé aux Sables d’Olonne toute l’année. L’arrivée du Vendée Globe marquera donc le retour à la maison pour ce duo skipper/bateau avec l’accueil que cela suppose. En arrivant un dimanche, Cali sait d’ores et déjà que les Vendéens seront nombreux pour l’accueillir et le féliciter pour sa belle performance. En attendant, il remonte doucement au près sur une mer clapoteuse et a fait son entrée dans le golfe de Gascogne aujourd’hui à la latitude de Nantes. Reste 225 milles à avaler avant l’instant tant attendu du passage de la ligne au niveau de la bouée Nouch Sud.

Arnaud Boissières devrait devancer d’environ deux jours le huitième, Steve White (Toe in the Water), qui a réalisé deux belles journées de navigation à près de 300 milles par jour. Profitant d’un bon flux de sud-est, le Britannique a dévoré les milles au large de la péninsule ibérique. Mais ce bonheur sera de courte durée avec la rotation du vent au nord-est, soit face à la route, et son renforcement avec des rafales possibles à 35 nœuds. Au large du Cap Vert, l’Américain Rich Wilson (Great American III) va tellement devoir arrondir sa route vers l’ouest pour contourner l’anticyclone des Açores qu’il se demande, non sans humour, s’il ne devrait pas rentrer directement chez lui à Boston dont il sera plus proche que des Sables d’Olonne… Les alizés ont pris du coffre pour le doyen de la course qui a dû réduire la toile la nuit dernière et progresser à moins de 10 nœuds sous tourmentin.

Au sud de l’équateur, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) attend les premiers grains du pot au noir comme une délivrance. Le roof recouvert de panneaux solaires de son monocoque transforme la cabine intérieure en véritable four. Une bonne pluie va rafraîchir tout ça. En contrepartie, Dinelli devra négocier les grains et zones sans vent du pot au noir pendant au moins 36 heures avant de franchir l’équateur et de retrouver les alizés de nord-est. Dans son sillage, non loin derrière, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite avec bonheur des alizés brésiliens pour filer plein nord au large de Salvador de Bahia. Etre dernier du Vendée Globe est déjà une performance en soi qu’il faut savoir apprécier lorsqu’on connaît le nombre de concurrents malheureux qui ont été obligés d’abandonner.

Le classement de 16 h

Arrivés
1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)

2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)

3 – Marc Guillemot (Safran)

4 – Sam Davies (Roxy)

5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)

6 – Dee Caffari (Aviva)

Encore en mer:

7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 225 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the Water), à 838 milles de l’arrivée
9 – Rich Wilson (Great American III), à 2512 milles de l’arrivée
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3406 milles de l’arrivée
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 3936 milles de l’arrivée
3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International

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Des nouvelles de Michel Desjoyeaux

Victoire de Michel Desjoyeaux
DR

Que s’est-il passé depuis ton retour à terre ?

“Depuis que je suis arrivé, j’ai passé peu de temps chez moi. À l’inverse, beaucoup de temps à Paris où j’ai attrapé une « crève »… Le comble, moi qui n’ai pas été malade pendant le Vendée Globe ! Et du coup quand j’étais chez moi, je suis resté au lit. J’ai même été obligé de me blinder de médicaments pour être présentable devant Armel (ndlr, Le Cléac’h). C’était très sympa d’ailleurs ! Autrement, il y a eu beaucoup d’émissions, de plateaux TV et une superbe réception chez FONCIA au cœur des collaborateurs qui avaient suivi la course, sans oublier l’équipe de rugby du Métro Racing 92 qui était là aussi. Une bonne transition vers la vie de terrien, très intense…”.

Des vacances maintenant ?

Oui et là je vais donner tort à Nicolas Canteloup (ndlr, chroniqueur sur Europe 1) qui annonçait que j’allais demander le divorce si ma femme me proposait de partir en vacances en croisière… Et, bien non ! Et cela me va tellement bien que je pars effectivement en vacances avec ma femme et mes enfants en croisière et on va bien en profiter. Eau et sable chaud avec des tas de petits poissons multicolores : voilà le programme qui nous attend. Je veux ne penser à rien : pas d’ordinateur, pas de téléphone “.

Es-tu un homme comblé et heureux après cette victoire ?

“Est-ce que je suis heureux ? Oui, je suis heureux car je suis un homme qui vit de sa passion depuis 43 ans et je ne vais pas m’arrêter là ! Maintenant est-ce que je suis comblé ? Oui et non… (rires). Je suis heureux de ce que j’ai fait… Mais encore une fois, je ne veux pas m’arrêter là et tant que je serai heureux sur l’eau et sur un bateau, je continuerai “.

Ton programme pour les mois à venir ?

“Je vais avoir une réception à la Forêt Fouesnant (ndlr, commune et port d’attache de Michel Desjoyeaux) avec les élus locaux, le préfet, des représentants de la région, les instances sportives et les membres du Pôle Finistère Course au Large car, mine de rien, nous sommes quand même plusieurs sur le podium. Ensuite, on continuera le marathon de terrien suite à ce Vendée Globe. Et puis, j’espère pouvoir me remettre à travailler en Figaro car je pense que certains confrères, et néanmoins concurrents, m’attendent de pied ferme. Ils sont déjà à l’entraînement depuis 15 jours. Il ne faut pas que je les laisse prendre trop d’avance… Il y aura pour moi également le Trophée Clairefontaine cette année “.

Ton programme en 60 pieds

“FONCIA est sorti de l’eau et est entré dans l’atelier pour attaquer les vérifications, les réparations et quelques petites modifications. Il sera fin prêt pour attaquer la saison soit le Grand Prix Petit Navire, le Record SNSM et la Transat Jacques Vabre en fin d’année. Avec qui ? Je ne sais pas. FONCIA fera partie de la fête de la Classe Imoca cette année”.

L’après 2009, tu y as songé ?

“Je réfléchis à apporter mon expérience pour répondre à des problématiques que je connais dans d’autres sports. Par exemple, je suis en contact avec une fédération sportive avec laquelle il serait envisageable de faire des transferts de technologies. Avec Mer Agitée, j’aimerais également travailler sur des développements technologiques nouveaux comme l’évolution de fauteuils roulants, pour les faire en carbone, plus légers. J’y pense depuis longtemps, notamment avec un ami qui est justement en fauteuil… Cela me plairait bien d’aider ces personnes et de chercher des réponses à ces problématiques. Ce sont des choses qui me tiennent à cœur et nous avons déjà commencé à réfléchir, à faire des croquis… Ensuite, je réfléchis avec mon partenaire FONCIA sur l’après 2009…”.

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Positionnements en vue du Pot au Noir

Ericsson 3
DR

En arrière de la flotte, Green Dragon et Telefonica Blue, obligés de prendre quelques risques pour tenter de faire bouger leur statut de voitures balais ont laissé hier matin leurs trois adversaires plonger au sud-est et sont positionnés ce matin à près de 200 milles au nord des trois leaders ; tout en progressant à leur tour sur un cap sud-est.

Ericsson 3, parfaitement remis de ses émotions de la dernière étape, a retrouvé toute son agressivité sur l´eau et talonne désormais le tandem, Ericsson 4/Puma qui se disputent les honneurs de la première place depuis le départ de Qingdao, samedi.

Les bateaux filent toujours vent de travers, à près de 20 nœuds dans des vents d´est-nord-est instables en puissance, oscillant entre  14-20 nœuds. Tous les équipages assurent que le froid intense est désormais derrière eux, mais que les manoeuvres sur le pont sont toujours aussi humides.

Progressant bâbord amure presque depuis le départ, la vie à bord s´installe dans une certaine routine, un changement radical après deux étapes d´enfer depuis Cochin, en Inde. Les marins en profitent pour faire sécher leur petites affaires, ranger les équipements de grand froid, sortir leur garde robe estivale et dormir tout leur soulte, avant d´affronter les Mers du Sud dans une semaine.

Le début des affres du Pot au Noir est sans doute pour cette nuit ou demain matin. La zone de calme est très étendue actuellement. Il peut donc se passer beaucoup de choses dans les prochains jours avant que les premiers n´arrivent sur la première cash machine de cette manche, la porte 1, sur le 36ème parallèle, une ligne fictive entre le Nord de la Nouvelle Zélande et les côtes Chiliennes.

 


Positions ce  vendredi 20 février à 8h30

 

1 – Ericsson 4 à 10 302 milles

2 –  Puma à 2 milles

3 – Ericsson 3 à 65 milles

4 – Telefonica Blue à 229 milles

5 – Green Dragon à 238 milles

 

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-      Ericsson 4 – 49 points

2-      Telefonica Blue – 42 points

3-      Puma – 41 points

4-      Green Dragon – 30 points

5-      Ericsson 3 – 28 points

6-       Telefonica Black – 21  points

7-       Delta Lloyd – 12 points

8-       Team Russia – 10,5 points

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Plus que 400 milles pour Akena Verandas

Arnaud Boissieres - Akena Verandas
DR

Un Anglais, un Américain, un Autrichien et deux Français vont clore dans les jours ou semaines prochaines leur Vendée Globe. Pour Arnaud Boissières, bien que “flashé” à seulement 2,4 nœuds cet après-midi, ce n’est plus qu’une question d’heures. Quelques dizaines d’heures si l’anticyclone ne le retient pas plus longtemps en mer. Le skipper d’Akena Vérandas dit se préparer psychologiquement à retrouver la terre après 105 jours de mer. Une idée judicieuse surtout s’il savait l’accueil tonitruant que lui prépare son équipe à terre ! 105 jours, c’est aussi le temps qu’avait mis Thomas Coville sur le même bateau en 2001 (93 jours pour Sébastien Josse en 2005). Pour faire mieux que Coville, Cali doit donc arriver avant 20h26 dimanche soir. Bien sûr, c’est totalement anecdotique. Rien n’est comparable. Les conditions météo sont différentes et le bateau a largement été optimisé depuis. Mais c’est le genre d’anecdotes qui motivent certains marins lorsque le classement est scellé. Histoire de rester en mode régate jusqu’au bout. Sans pour autant prendre de risques inutiles bien évidemment. Cali reste d’ailleurs très vigilant et se méfie comme de la peste d’une avarie de dernière minute. Heureusement pour lui, les conditions anticycloniques sont plus propices à la méditation qu’au rodéo nautique. Du coup, il a ressorti son Solent (voile d’avant) prématurément usé pour progresser tant bien que mal dans les petits airs qui l’accompagneront jusqu’à l’arrivée.

Derrière lui, Steve White (Toe in the Water), à une centaine de milles dans le nord des Açores, file 10 nœuds plus vite en bordure d’une grosse dépression. Le Britannique rêve déjà de son futur bateau et d’une casquette amovible comme celle de Foncia pour ” pouvoir sortir manœuvrer en pyjama sans être mouillé ” ! So british… L’Américain Rich Wilson (Great American III), de son côté, remonte péniblement l’alizé de nord-est dans une mer croisée. Il devrait atteindre demain la latitude du Cap Vert. Devant, l’Anticyclone des Açores lui barre pour l’instant la route des Sables d’Olonne. Au large de Recife, en Atlantique Sud, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) se trouve à moins de 48h du pot au noir. L’Olonnais a dans sa ligne de mire l’archipel Fernando de Noronha qui précède une zone de convergence intertropicale particulièrement active en ce moment. Plus au sud, l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) profite des meilleures conditions de cinq derniers concurrents en mer. Un bon alizé de sud-est qui le pousse à vive allure vers le nord. Les derniers moments de pur bonheur en mer à apprécier à sa juste valeur avant le retour à la réalité des terriens dans quelques semaines…

Le classement de 16 h :

Arrivés
1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)

2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)

3 – Marc Guillemot (Safran)

4 – Sam Davies (Roxy)

5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)

6 – Dee Caffari (Aviva)

Encore en mer :

7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 411 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the Water), à 1129 milles de l’arrivée
9 – Rich Wilson (Great American III), à 2649 milles de l’arrivée
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3633 milles de l’arrivée
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 4160 milles de l’arrivée
3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International

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Le duel se poursuit dans des conditions meilleures

Ericsson 4
DR

Pour Simon Fisher, barreur sur Telefonica Blue cette descente au reaching, qui dure depuis plus de 24 heures, signifie au moins que l’équipage n’a pas eu besoin de tout déplacer à l’intérieur : « Nous progressons sous grand foc, trinquette et GV haute et avalons les milles à une vitesse proche de 20 nœuds.  Le soleil a fini par apparaître et nous naviguons sous un ciel bleu sur une mer bleue claire.  Le thermomètre remonte et cela commence à ressembler à l’été, quelque chose qui nous manquait depuis notre arrivée à Qingdao. »   
Cette remontée des températures plaît bien aussi à Ryan Godfrey, le numéro un d’Ericsson 4, « C’est le moment de tout sécher à bord du bateau. La hausse des températures nous fait du bien, et cela nous offre l’occasion de ranger les sacs de couchage double épaisseur. Cela fait du bien de voir s’évaporer la condensation, qui coulait partout à l’intérieur du bateau. On progresse à une bonne vitesse et les vagues déferlent sur le pont, mais l’eau est chaude et à l’intérieur tout est sec, ce qui fait une grande différence. »  Quant à Rick Deppe sur Puma, il commence à se poser de questions sur le mois de travail qui sera à faire pour arriver au Brésil, mais explique ses propres motivations. « Pourquoi ne restons-nous pas à la maison ?  C’est cela la question que vous vous posez ? C’est cette course ! C’est comme une maladie! C’est un engagement de longue haleine pour soi-même et pour l’équipe. Il faut des années de travail pour pouvoir espérer un tel poste et puis on se dit que si on ne l’accepte pas, quelqu’un d’autre sera là pour vous remplacer.  C’est cela la réalité.  Enfin, personnellement, en plus de tout cela, c’est mon métier et il faut gagner sa vie! Les gosses, ça coûte cher! ».

Classement de 11h (heure française) :
Ericsson 4 à 10 593 milles de l’arrivée
PUMA  à 9 milles du leader
Ericsson 3 à 99 milles
Green Dragon à 238 milles
Telefonica Blue à 269 milles

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Arnaud Boissières attendu à partir de dimanche

Arnaud Boissieres - Akena Verandas
DR

Après les arrivées groupées de Marc Guillemot, Brian Thompson et Dee Caffari lundi, le calme est revenu sur le village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne. Le prochain concurrent à rejoindre Port Olona en septième position sera Arnaud Boissières (Akena Vérandas), attendu dimanche ou lundi prochain, soit une semaine après Dee Caffari. Depuis l’arrivée de la Britannique, ils ne sont plus que cinq en mer, tous à bord de monocoques de plus de dix ans d’âge. Par 46°23 Nord, Cali a déjà atteint la latitude des Sables d’Olonne. Il ne lui reste plus que 617 milles à parcourir plein est pour boucler son tour du monde. Mais si la Vendée est pile dans l’axe de son étrave, Cali s’attend à tirer des bords face à des vents faibles et contraire dans le golfe de Gascogne. 


A moins de 150 milles dans l’ouest de l’archipel des Açores, Steve White (Toe in the Water), huitième, a enfin retrouvé du vent en bordure de l’anticyclone des Açores et progressait à 10 nœuds vers le nord-est. Bonne vitesse également pour le doyen de la course, Rich Wilson (Great American III) à près de 10 nœuds dans les alizés de nord-est. Après le coup de blues d’hier en pensant au 93e anniversaire de sa mère auquel il ne pourra assister, l’Américain a retrouvé le moral à moins de deux semaines de son arrivée en France.


Au large du Brésil, les deux derniers concurrents dans l’hémisphère Sud progressent également à moins de 10 nœuds, au large de Recife pour Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et au large de Porto Seguro pour l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). Petit réconfort pour Dinelli, en traversant une zone de grain, il a pu récupérer de l’eau douce dans sa grand-voile, lui qui a du mal à fabriquer de l’eau avec son dessalinisateur. La route est encore longue pour ces deux marins à trois ou quatre semaines de leur retour sur terre.

Le classement de 16 h

Arrivés :

1 – Michel Desjoyeaux (Foncia)
2 – Armel Le Cléac’h (Brit Air)

3 – Marc Guillemot (Safran)

4 – Sam Davies (Roxy)

5 – Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)
6 – Dee Caffari (Aviva)

Encore en mer :

7 – Arnaud Boissières (Akéna Vérandas), à 617 milles de l’arrivée
8 – Steve White (Toe in the Water), à 1407 milles de l’arrivée
9 – Rich Wilson (Great American III), à 2833 milles de l’arrivée
10 – Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à 3852 milles de l’arrivée
11 – Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), à 4383 milles de l’arrivée
3 – Vincent Riou (PRB), réparation accordée par le Jury International

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Le maxi Banque Pop V en stand-by à Cadix

Banque Populaire V étrave
DR

Effectuée dans des conditions idéales, cette première navigation au large, sur plusieurs jours, aura permis à Pascal Bidégorry et ses hommes de prendre réellement la mesure de leur monture. Quelques heures après l’amarrage dans le port espagnol, le skipper basque revenait avec un enthousiasme non dissimulé sur ces quelques heures de grande découverte et de pur plaisir…

En larguant les amarres samedi 14 février au départ de Lorient, les sourires des treize hommes du Maxi Banque Populaire V témoignaient du soulagement. Après un bon mois d´attente depuis l´entrée officielle en stand-by pour la Route de la Découverte, les choses concrètes s´annonçaient enfin avec un départ vers le large. Pour Pascal Bidégorry et ses douze équipiers, l´heure de la première nuit en mer, sonnait.

Pascal Bidégorry : « Ce convoyage s´est révélé satisfaisant pour plein de raisons. Mais avant tout parce que j´ai pu observer un équipage qui a très rapidement pris ses marques et au sein duquel l´ambiance est vraiment excellente. Le plaisir de côtoyer ces garçons là est grand. Il faut maintenant que je m´habitue à cette organisation d´équipage et à déléguer. Mais le fait de les avoir observé dans leur manière de faire et leur professionnalisme me laisse à penser que cette démarche va se faire tout naturellement. Il est important pour moi qu´ils se sentent responsabilisés. Je ne conçois pas du tout l´équipage comme un groupe de douze manoeuvrants placé sous la houlette d´un chef ! Nous sommes tous ensemble tournés vers le même objectif ».

A plus de 40 nœuds “en sécurité”

Si l´équipage du Maxi Banque Populaire V semble confirmer qu´il mérite son qualificatif de Dream Team, le géant des mers n´a pas non plus déçu… « La première des satisfactions réside dans l´état de préparation de notre bateau. Il est certes encore jeune, mais il n´en est pas moins abouti et très au point. Ce qui doit aujourd´hui être amélioré relève réellement de l´ordre du détail. Nous savions que nous avions une très bonne base grâce au travail réalisé tant par les architectes du cabinet VPLP que par Hubert Desjoyeaux et le chantier CDK Technologies. Mais je suis également extrêmement heureux de voir que l´ensemble du Team Banque Populaire a fourni un travail d´une qualité telle que nous avons aujourd´hui un bateau d´une grande fiabilité. »

Ce premier convoyage et cette navigation au large auront donc permis de valider la préparation du bateau. « La première nuit passée en mer aura été pour tout l´équipage la meilleure manière de se rendre compte du potentiel du Maxi Banque Populaire V et de ses performances. Nous avons imposé certaines limites au bateau mais à aucun moment cela n´a été le contraire… Même en allant au-delà de 40 nœuds, nous ne nous sommes jamais sentis en danger. Notre monture à cette capacité à afficher des moyennes élevées régulièrement et sur de longues périodes. Il nous reste certainement encore à découvrir de nouvelles ficelles de son fonctionnement, mais après cette première expérience au large, le bilan est vraiment très satisfaisant! ».

Pas de fenêtre avant 8 jours

Avec cette arrivée à Cadix, démarre donc officiellement le stand-by espagnol de la Route de la Découverte. Les navigants vont passer quelques jours encore ensemble et passer en revue les informations nouvelles relatives la performance et la sécurité à bord. Jeudi, la majorité de l´équipage rentrera en France, aucune fenêtre météo n´étant manifestement décidée à se présenter avant huit jours. Le créneau attendu maintenant par Pascal Bidégorry et ses hommes devra leur permettre de quitter les côtes espagnoles avec un bon régime d´alizés portugais afin de pouvoir très rapidement se glisser sous l’ anticyclone des Açores. En fonction de l´ouverture ou non d´une fenêtre, le programme à Cadix sera adapté et configuré pour un départ prochain ou une nouvelle session d´entraînements… L´attente se poursuit donc, le Team Banque Populaire toujours en code rouge.

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Ericsson 4 et Puma creusent l’écart

Puma
DR

Ericsson 4 et Puma, presque bord à bord ce matin à 8 milles de distance l´un de l´autre, ont en effet tiré le parti maximum des conditions de reaching qui ont dominé depuis le départ de Qingdao, et dans lesquelles leurs VO 70 ont pu parfaitement s´exprimer. Pointé à 125 milles du tandem de tête, Ericsson 3 maintient sa troisième place mais voit son retard sur les leaders s´accroître lentement mais sûrement. Tout comme celui de Green Dragon, 4ème à 189 milles et Telefonica Blue à 250 milles.

Le froid, c’est presque fini

Les cartes météo ne laissent aucun doute. Les concurrents sont entrain de laisser derrière eux  les zones perturbées des hautes pressions du Pacifique Nord et leur cortège de brume, de froid et de vent glacé ; et vont commencer à toucher dans la journée les premiers effets du Pot au Noir. Les vents de nord passeront en effet progressivement la main aux alizés de secteur est, ce qui oblige les marins à réajuster leur angle d´attaque. En effet, l´Est a été peu à peu abandonné au profit de l´Est-Sud-Est, ce qui permet aux VO 70 de conserver une bonne vitesse de progression ; ce matin de 17-18 nœuds pour l´ensemble de la flotte. Ce changement de régime est synonyme de retour du soleil, de vents plus faibles mais plus réguliers et de quelques violents orages sporadiques.

 

Dans le viseur des équipages, la première marque du parcours, une longue ligne horizontale située sur le 36ème parallèle, tracée entre la pointe nord de la Nouvelle Zélande et la ville de Concepçión au Chili, dans le sud de Santiago. Il faudra sans doute près d´une semaine aux  leaders pour atteindre cette  ligne imaginaire. Entre les deux se profile une bonne vieille guerre des nerfs dans le Pot au Noir.


Positions ce  mercredi 18 février à 8h30 :

 

1 – Ericsson 4 à 10 997 milles de l’arrivée

2 –  Puma à 8 milles

3 – Ericsson 3 à 125 milles

4 – Green Dragon à 189 milles

5 – Telefonica Blue à 260 milles

Delta Lloyd – DNS

Telefonica Black – DNS

Team Russia – DNS

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1-      Ericsson 4 – 49 points

2-      Telefonica Blue – 42 points

3-      Puma – 41 points

4-      Green Dragon – 30 points

5-      Ericsson 3 – 28 points

6-       Telefonica Black – 21  points

7-       Delta Lloyd – 12 points

8-       Team Russia – 10,5 points

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Naviguez sur un bateau du Vendée Globe !

Ben Parnaudeau
Ben Parnaudeau

Embarquez, pour un programme individuel ou incentive, à bord de Max Havelaar, 60 pieds open qui a couru deux fois cette course autour du monde.

Programme individuel :
Quelque soit votre objectif ou votre niveau en voile, offrez-vous une navigation hors norme à bord d’un 60 pieds Open. Participez sur Max Havelaar — au départ de La Rochelle — encadré en toute sécurité par un skipper professionnel, à l’une des expériences nautiques suivantes :

– Virez Fort Boyard dans la journée :
Trajet : Aller-retour vers Fort Boyard, durée : 1 demi-journée
Équipage : Minimum 4 pers et demi
Tarif : 100 € par personne
– Deux jours et une nuit vers l’Ile d’Yeu :
Trajet : Aller-retour pour virer l’île d’Yeu, durée : deux jours
Équipage : Minimum 3 personnes
Tarif : 350 € par personne
– Parcourez 1000 Miles :
Trajet : 1000 miles inspirés des parcours de qualification des grandes courses au large. Sans escale, en fonction des vents et des courants annoncés. Durée : de quatre à six jours
Tarif : 1000 € par personne
– Suivez la Mini Transat 2009
Trajet : Suivi d’une ou deux étapes de la Mini Transat 2009, durée 1° étape : environ 10 jours

Programme incentive :
Proposez à tous vos collaborateurs, partenaires, associés, une sortie à la voile inoubliable. Soudez vos équipes au travers d’une aventure humaine et sportive, riche en sensations et en émotions !

Une journée "Incentive" :
Trajet : Pertuis Rochelais, durée : une journée
Tarif : 1500 € HT le bateau
Régatez avec d’autres 60 pieds :
Trajet : Parcours côtier en course avec un autre 60 pieds open, durée : une journée
Tarif : A partir de 3000 € HT
Participez aux départs de courses :
Trajet : Mini Transat, Solitaire du Figaro…, durée : une journée
Tarif : 2500 € HT le bateau
Suivez une étape de la Solitaire du Figaro :
Trajet : En fonction du programme annoncé, durée : de cinq à sept jours
Tarif : 7500 € HT le bateau, par étape

Règlement Affaires Maritimes : 10 personnes maximum embarquées en navigation côtière, et 6 maximum en navigation hauturière.
A noter : les tarifs indiqués n’incluent ni les convoyages ni les caisses de bord

Le voilier Max Havelaar :
2004-2005 Vendée-Globe : F Benoît Parnaudeau
2003 Jacques Vabre : FD. Munduteguy
2003 Défi Atlantique : F Benoît Parnaudeau
2002 Route du Rhum : FD. Munduteguy
2000-2001 Vendée-Globe : FD. Munduteguy

Contact commercial : vialleetvoiliers@gmail.com
www.vplg.com/60pieds.htm

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