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Un Horn Rugissant

Passage du Cap Horn pour Ericsson 3
DR

Tous les autres concurrents ont désormais fait leur entrée en Atlantique et entament une remontée de près de 2 000 milles vers Rio, le long des côtes argentines. La ville brésilienne marque en effet le terme de cette étape d’anthologie, la plus longue de l’histoire de cette épreuve née en 1973, avec  ses 12 300 milles entre la Chine et le Brésil.
 
Même si les écarts s’étaient un peu réduits depuis quelques jours, c’est Ericsson 3 qui s’est offert hier à 13h22 (heure Paris), sans discussion possible, les honneurs d’un passage « wagnérien » du Horn, empochant par la même occasion 4 points supplémentaires.  Ericsson 4 suivait 2h20 plus tard (pour 3,5 points), puis Puma 6 heures après (pour 3 points) s’arrogeant  la seconde place au classement général provisoire au détriment de Telefonica Blue. Et c’est à 3h15 ce matin, que Green Dragon doublait à son tour le célèbre cap, soit 14 heures après Ericsson 3, s’adjugeant 2,5 points.
 
Tous les marins du monde le disent, passer le Horn est un événement chargé d’émotion et de fierté. Et même si des hommes comme le skipper d’Ericsson 3, Magnus Olsson, 60 ans d’eau salée dans les veines, l’on doublé 6 fois (dont 3 fois en tête d’une Volvo Ocean Race, … excusez du peu !), l’intensité reste la même à chaque passage. Mais ce moment a été très nettement chargé d’une saveur particulière pour l’équipage sino-irlandais de Green Dragon qui a doublé le cap mythique  le jour de la Saint Patrick,  fête nationale de l’Irlande, pays où est né le projet de ce Volvo Open 70.
 
C’est rincés de fatigue que les hommes de la Volvo Ocean Race se sont affranchis d’un Pacifique Sud hors norme ; déroutant pour les vieux briscards comme Damian Foxall, Andrew Cape, Neil MacDonald ou bien encore le Français Sidney Gavignet, chef de quart sur Puma, frustrant pour les jeunes recrues à qui ont avaient pré-vendus des surfs inoubliables en ces latitudes extrêmes. Si les 3 derniers jours ont rempli leur contrat en offrant des vents d’ouest déchainés, la majeur partie de l’étendue maritime qui séparait la première marque au nord de la Nouvelle-Zélande du Horn, s’est principalement disputée au près ou au reaching serré, parfois sous des pluies diluviennes et à des vitesses décevantes.
 
La prestation des « rookies » d’Ericsson 3 n’en est donc que plus spectaculaire. En effet, après le passage de la Nouvelle-Zélande, motivés par les déductions météo de leur navigateur  inspiré Aksel Magdahl, et faisant fi de la tradition, ils ont été les seuls à tenter une option encore jamais osé sur cette épreuve, en remontant au nord alors que le reste de la flotte plongeait au sud. Quelques jours plus tard, l’option devait forcer l’admiration et peut-être un peu l’envie, de la concurrence pour tant de bravoure et d’esprit frondeur. En effet, depuis le passage de la première marque, le 4 mars dernier, l’équipage de Magnus Olsson n’a jamais cédé son leadership jusqu’à ce passage du Horn.
 
Reste que les écarts sont désormais très faibles. 44 milles de retard pour Ericsson 4, 134 pour Puma et 199 pour Green Dragon, qu’il y a encore près d’une semaine de course avant d’arriver à Rio et que derrière certains concurrents sont particulièrement motivés pour « craquer » cette manche… Ericsson 4 par exemple, dont l’équipage se compose de quelques brésiliens, dont le skipper Torben Grael, un héro national, bardé de 2 médailles d’or, 2 médailles de bronze et d’1 médaille d’argent aux Jeux Olympiques.
 
Mais avant de rêver de ligne d’arrivée, il reste encore quelques jours de navigation en mode « survie » avant de glisser doucement vers une bonne vraie chaleur tropicale, et sûrement beaucoup de suspens alors que la tête de flotte vient de passer sous la barre des 2 000 milles qui les séparent de Rio.
 
Ordre de passage au Horn
Mardi 17 mars 2009 :
Ericsson 3 à 13h22 (Paris) – 4 points
Ericsson 4 à 15h48 – 3,5 points
Puma à 21h46 – 3 points

Mercredi 18 mars 2009 :
Green Dragon à 03h15 – 2,5 points
 
Positions ce mercredi 18 mars à 8h30
1 – Ericsson 3 à 1 990 milles de Rio
2 – Ericsson 4 à 44 milles
3 – Puma à 134 milles
4 – Green Dragon à 199 milles
5 – Telefonica Blue à 754 milles
Delta Lloyd – DNS
Telefonica Black – DNS
Team Russia – DNS
 
VOLVO OCEAN RACE 2008-2009
 
Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)
 
1-      Ericsson 4 –56,5 points (après le passage du Horn)
2-      Puma –47 points (après le passage du Horn)
3-      Telefonica Blue – 44,5 points (dans l’attente de 2 points au passage du Horn)
4-      Ericsson 3 –36,5 points (après le passage du Horn)
5-      Green Dragon –34,5 points (après le passage du Horn)
6-       Telefonica Black –21points
7-       Delta Lloyd – 12 points
8-       Team Russia –10,5 points

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Nouveau catalogue Accastillage Diffusion.

Catalogue AD
Catalogue AD

Il est sorti et disponible depuis le 7 mars dans les magasins Accastillage Diffusion, premier réseau européen de shipchandlers, avec 77 points de ventre en France, Espagne et Belgique.

Le guide AD c’est 550 pages, 10 000 références, et plus de 500 nouveautés. Chaque magasin AD à célébré le lancement du guide 2009 avec ses clients, qui à cette occasion ont découvert un guide entièrement nouveau avec une présentation beaucoup plus claire, animée de 80 pages de conseils illustrés pour leur apporter des réponses simples et les guider dans le choix de leurs équipements.

A retrouver sur : www.accastillage-diffusion.com

Source : Accastillage Diffusion


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Armel Le Cléac’h Champion du Monde Imoca

Armel Le Cléac h - Brit Air
DR

A bientôt 32 ans, Armel Le Cléac’h, vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2003, construit avec brio et méthode sa carrière sur le circuit Imoca. Il compte bien étoffer ce titre en décrochant une première victoire à l’occasion de la Transat Jacques Vabre 2009.

Interview Armel Le Cléac’h

« Nous sommes super contents ! Ce titre, c’est le titre de toute une équipe qui travaille ensemble depuis le début du projet. Cela récompense notre régularité. Et une méthode qui a consisté à ne jamais se mettre dans le rouge pour arriver à remplir un objectif : faire un beau Vendée Globe, le finir avec le meilleur classement possible. Nous avons ainsi terminé 2ème des deux plus belles courses en solitaire du circuit. Cela prouve que nous étions dans le bon tempo, la bonne philosophie même s’il ne faut pas dénier un brin de réussite. Côté bateau, nous étions aussi dans le vrai car il n’a pas eu à subir de grosses modifications après chacune de ses courses. Je suis aussi content pour mon partenaire Brit Air qui devient champion du Monde trois ans après son arrivée dans la voile. Enfin, je constate que c’est un beau podium, je devance Marc qui a une sacrée expérience et possède un des meilleurs bateaux et puis évidemment le vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux en personne. Inutile de dire que cela fait plaisir. Je poursuis la saison avec Brit Air et j’espère bien décrocher une première victoire dans la Transat Jacques Vabre. »

Les dix premiers du Championnat du Monde 2008

1 LE CLEAC’H Armel (FRA)      371 points
2 GUILLEMOT Marc (FRA)        368 points
3 DESJOYEAUX Michel (FRA)  351 points
4 DAVIES Samantha (GBR)      338 points
5 RIOU Vincent (FRA)               316 points
6 BOISSIERES Arnaud (FRA)   290 points
7 CAFFARI Dee (GBR)              288 points
8 THOMPSON Brian (GBR)      260 points
9 WHITE Steve (GBR)              256 points
10 WILSON Richard (USA)       226 points

Focus : le réglement du championnat
L’annexe au règlement pour le championnat du monde Imoca précise que le titre pour 2008 intégrait le Vendée Globe. Les coefficients sont les suivants :
The Transat coef 4.
Vendée Globe coef 10.

Les Champions IMOCA
2008  Armel Le Cléac’h (France)
2007 Bernard Stamm (Suisse)
2006 Jean Le Cam (France)
2005 Mike Golding (UK)
2004 Mike Golding (UK)
2003 Bernard Stamm (Suisse)
2002 Roland Jourdain (France)
2001 Roland Jourdain (France)
 

ARMEL LE CLEAC’H : extraits de son palmarès

Né le 11 mai 1977, marié, 1 enfant.
Vit à Gouesnach (Finistère).

Champion du Monde Imoca
2009 : 2e du Vendée Globe
2008 : 2e de The Artemis Transat
2007 : 7e de la transat Jacques Vabre avec Nicolas Troussel
2006  : Devient le skipper du monocoque 60’ BRIT AIR
4e de la Route du Rhum – La Banque Postale
4e de La Solitaire Afflelou Le Figaro
2005  : Skipper du Trimaran FONCIA
2004 : Vainqueur de la Transat AG2R avec Nicolas Troussel / Figaro
2003  : Vainqueur de La Solitaire Afflelou Le Figaro
2000 : 2e de La Solitaire du Figaro et 1er bizuth
1999 : Vainqueur du Challenge Espoir Crédit Agricole

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Trois projets pour le nouveau bateau du Tour de France à la Voile

3 projets Tour de France
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Autant dire que la sélection n’a pas été simple pour départager les avants-projets qui devaient répondre à un cahier des charges officiel, à la fois précis et ouvert, et connu de tous…
A l’issue de nombreux entretiens avec des coureurs, organisateurs de course, responsables sportifs et personnalités du monde de la voile, citons par ordre alphabétique, Marc Bouvet, Jean-Pierre Champion, Dimitri Deruelle, Fabien Henry, Thierry Leret, Bernard Mallaret, Nanda Nengerman, Bertrand Pacé, Cino Ricci, Daniel Souben et Bruno Troublé, le Tour de France à la Voile est en mesure d’annoncer officiellement la «short list» des trois projets toujours en lice.

Les trois bateaux retenus sont : le JPK 998 présenté par JPK Composites et dessiné par Jacques Valer, le One Design T2011 présenté par K Challenge et dessiné par le duo Russell Coutts/Andrej Justin, et le M34 présenté par le chantier Archambault et dessiné par le cabinet Joubert Nivelt Design.

Au-delà de critères subjectifs, rappelons que les 23 avants-projets ont aussi été évalués sur des points précis comme, l’esthétique et l’innovation, la fiabilité du constructeur ou du maître d’œuvre, le tirant d’eau et la transportabilité sur remorque, l’internationalisation et la distribution, la création d’une flotte en location et le potentiel marin.

A ce titre, le Tour de France à la Voile tient à souligner la haute qualité de la plupart des projets envoyés, et remercie tout particulièrement les architectes qui se sont totalement investis dans ces projets et qui ont demandé un investissement considérable. Il est clair que cette compétition s’est révélée de haut niveau… mais que la règle connue de tous, imposait à ce stade de ne choisir que trois bateaux.

Pour les trois projets de la «short list», une nouvelle compétition s’engage… dans laquelle le vainqueur final sera annoncé au plus tard le 31 juillet 2009.

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Melbourne II, la nouvelle veste Marinepool.

Marinepool
Marinepool

Melbourne II , tel est le nom de la nouvelle série de vestes de quart Marinepool, qui vous accompagnera lors de vos navigations mais également à terre.
 
La coupe en 3D avec les bras préformés permet une coupe près du corps sans être engoncé. La doublure technique est souple et s’adapte au corps. Elle favorise l’évacuation de l’humidité vers l’extérieur. Un insert en Nylon MPU dans le bas du dos assure une protection supplémentaire.

Veste inshore avec enduction PU, bras préformés, double manchons, poche pour téléphone portable, à combiner avec salopette Melbourne II (genoux préformés), ext.: 100% nylon enduction MPU, doublure: 100% nylon avec filet polyester.

Tailles :      XS –XXL
Matériau :  extérieur 100% Nylon avec enduction MPU
                   doublure filet 100% Nylon
étanchéité : 10.000 mm
respirabilité : 6.000g/m²/24h
coloris :         anthracite, blanc ou rouge

Source : Marinepool
www.marinepool.fr

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Rétrospective du Vendée Globe 2008 – 2009

Arrivee de Norbert Sedlacek - Nauticsport Kapsch
DR

9 novembre : C’est parti pour « la course du siècle » : 30 skippers, dont 19 bateaux neufs et autant de favoris s’élancent pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. La brise modérée de sud-ouest laisse très vite place au gros temps dans le golfe de Gascogne. Quatre skippers reviennent déjà aux Sables d’Olonne après quelques heures de course pour réparer diverses avaries : Dominique Wavre, Bernard Stamm, Alex Thomson  et… Michel Desjoyeaux.

11 novembre : La baston dans le golfe est impitoyable : Groupe Bel, Aquarelle.com et DCNS démâtent ! Immense déception pour Kito de Pavant, Yannick Bestaven et Marc Thiercelin. Deux jours plus tard, c’est au tour du britannique Alex Thomson d’annoncer son abandon définitif… alors que Michel Desjoyeaux repart après une réparation express. Puis, Jean-Baptiste Dejeanty et Derek Hatfield rentrent à leur tour réparer. La flotte est emmenée alors par Loïck Peyron, Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick…

21 novembre : En tête depuis 8 jours, Loïck Peyron coupe l’Equateur le premier. Dans le Pot au noir, les écarts sont encore infimes : les cinq premiers se tiennent en 30 milles, les 12 en 200 milles… et la régate au contact sera la règle jusque dans l’Indien ! Outre Loïck Peyron (Gitana Eighty), les grands animateurs de tête s’appellent alors Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Jean Le Cam (VM Matériaux), Vincent Riou (PRB), Yann Eliès (Generali), Jérémie Beyou (Delta Dore), Roland Jourdain (Veolia Environnement)… L’anticyclone de Ste Hélène prend ses aises et rallonge la route. Desjoyeaux a déjà réduit de moitié son handicap, qui tombe à 330 milles.

26 novembre : Jérémie Beyou abandonne au Brésil, barres de flèche cassées sur Delta Dore. Jean-Baptiste Dejeanty repart des Sables d’Olonne. Sébastien Josse prend la tête. Armel Le Cléac’h est 3e.

4 décembre : Michel Desjoyeaux est déjà de retour dans le Top Ten. On fonce dans les Quarantièmes rugissants, à des moyennes quotidiennes parfois supérieures à 18 nœuds !

6 décembre : Sébastien Josse entre en tête dans l’Océan Indien, alors que la première porte des glaces est déplacée en raison de la présence de nombreux icebergs. Course terminée le 7 décembre pour le Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia) qui jette l’éponge, safran tribord cassé. C’est déjà le 6e abandon. Desjoyeaux revient à 100 milles de la tête.

10 décembre : Démâtage du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui abandonnera officiellement 5 jours plus tard. Encore un favori au tapis. Plus que 23 bateaux en course. Jean-Pierre Dick s’empare de la tête du Vendée Globe.

12 décembre : Tête de quille cassée sur Temenos II. Dominique Wavre fait route sur les Kerguelen où il est rejoint par Bernard Stamm (bout dehors et safrans endommagés sur Cheminées Poujoulat). L’escale est terrible pour Bernard Stamm : dans la tempête, son bateau est drossé à la côte et s’éventre sur les rochers. Les deux Suisses abandonnent. Mike Golding prend la tête… mais pour quelques heures seulement puisqu’Ecover démâte à son tour !

16 décembre : Mike Golding démâte, donc. A l’arrière, le benjamin Jean-Baptiste Dejanty aussi (avaries diverses) et il n’y a plus que 19 bateaux sur 30 en lice après un mois et demi de course. Michel Desjoyeaux prend la tête… et ne la quittera plus jusqu’à la victoire. Entre temps, le safran de Paprec-Virbac 2 subit une avarie et Jean-Pierre Dick met le cap au nord pour effectuer une première réparation complexe, mais réussie.

18 au 20 décembre : La course prend une tournure dramatique : Yann Eliès s’est gravement blessé dans une manœuvre à l’avant et souffre atrocement, seul à bord de son Generali, 800 milles au sud de l’Australie. Marc Guillemot se déroute, Samantha Davies aussi, mais seul « Marco » arrivera avant les sauveteurs australiens. Après 48 heures de calvaire la frégate Arunta évacue Yann vers Perth où on opère son fémur brisé. On se rend compte alors qu’il a aussi des fractures au bassin et aux côtes. Emotion planétaire quand Marc Guillemot raconte et filme le sauvetage de son ami. Restent 18 bateaux en course.

23 décembre : 44e jour de course. Mi-parcours. Michel Desjoyeaux passe l’antiméridien en tête, au sud-est de la Nouvelle Zélande. En abordant le Pacifique, Jourdain, Josse et Le Cam tentent de suivre le rythme élevé imposé par Desjoyeaux, suivis de deux tandems : Riou/Le Cléac’h et Davies/Guillemot. Ce dernier s’arrête le jour de Noël dans les îles Auckland pour tenter de réparer son rail de grand voile arraché.

27 décembre : Un autre grand leader au tapis ! Le bateau de Sébastien Josse est couché par une déferlante. Système de safrans brisé. « Jojo » ne pourra réparer. Il signifie son abandon définitif le 29 décembre… Il est imité une heure et demie plus tard par le Canadien Derek Hatfield, barres de flèche cassées. Il n’y a plus que 16 skippers en lice. Michel Desjoyeaux, toujours en tête, creuse l’écart à chaque pointage. Seuls Roland Jourdain et Jean Le Cam parviennent à rester à portée de fusil. Les « claques » à plus de 45 nœuds ne sont pas rares.

1er janvier : Encore une fortune de mer. Jean-Pierre Dick abandonne à son tour : la veille il a de nouveau percuté un growler et cette fois c’est terminé pour lui ! Au 53e jour de course, seule la moitié de la flotte de départ – 15 bateaux, donc – est encore dans le match. Les sept de devant s’appellent alors Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, Marc Guillemot et Samantha Davies – la jeune Anglaise qui étonne tout le monde depuis le départ par sa fraîcheur et son humour. Le futur vainqueur est forcément parmi eux… et plus probablement dans le trio de tête.

5 janvier : A 3h10, Foncia passe le cap Horn en 56 jours et 15 heures, soit deux heures de moins que Jean Le Cam en 2005. Superbe performance, puisque les portes des glaces rallongent pourtant le parcours de plus de 1150 milles cette année. Roland Jourdain imite Desjoyeaux 8 heures et 50 minutes plus tard. La veille, l’Anglais Jonny Malbon (Artemis) a abandonné à son tour, grand’voile en charpie. 14 marins restent en course.

6 janvier : Jean Le Cam ne répond plus. A 200 milles du Horn, VM Matériaux a perdu son bulbe de quille et chaviré ! Un pétrolier est dérouté et marque la position. Armel Le Cléac’h et Vincent Riou se déroutent. Vincent Riou, parvient à récupérer Jean une vingtaine d’heures plus tard… mais un outrigger a cédé pendant la manoeuvre… et PRB démâte alors que les deux skippers font route vers le Chili ! Encore deux grands favoris qui ne termineront pas. L’épisode donne lieu à une décision inédite en course au large : Vincent Riou est classé 3e au titre de la « réparation accordée », sans que cela impacte le reste du classement. Ce Vendée Globe aura donc deux troisièmes. Il n’y a plus que 12 bateaux en course.

9 janvier : Veolia Environnement entre en collision avec une baleine ! Fissures en pied de mât et au niveau du puits de quille. Deuxième à 178 milles, Roland Jourdain est pourtant le dernier à pouvoir disputer la victoire à Michel Desjoyeaux. Le duel aura lieu tout de même dans la remontée de l’Atlantique Sud, mais à distance, malgré des réparations qui semblent tenir dans un premier temps.

11 janvier : Samantha Davies passe le Horn en 4e position après Desjoyeaux, Jourdain et Le Cléac’h. On sait qu’il faudra sortir les calculettes à l’arrivée, car avec le jeu des compensations en temps pour les sauvetages de Yann Eliès et Jean Le Cam, ils sont trois parmi les cinq de l’avant à être crédités de bonus : 11 heures pour Armel Le Cléac’h, 82 heures pour Marc Guillemot, 32 heures pour Sam Davies. Marc Guillemot s’arrête de nouveau aux Malouines pour une énième ascension dans le mât de Safran… en vain : son bateau fera au final un demi tour du monde sous voilure réduite.

15 janvier : Tempête monstrueuse annoncée aux abords du Cap Horn pour le trio des « chasseurs » : Brian Thompson, Dee Caffari et Arnaud Boissières. Vents moyens à 65 nœuds, rafales à 85, mer énorme. Brian Thompson est contraint de faire demi-tour pour s’abriter derrière l’île des Etats. Au final, cet énième coup de tabac sera bien négocié par ces trois-là, sans avarie majeure. A l’arrière, toujours dans le Pacifique, Steve White, Rich Wilson, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek encaissent eux aussi de gros coups de vent.

20 janvier : Michel Desjoyeaux passe l’Equateur en 71 jours et 17 heures, avec 20 heures d’avance sur Roland Jourdain. Derrière le 3e Armel Le Cléac’h, le match est serré et intense entre Samantha Davies et Marc Guillemot. Celui-ci a joué avec panache l’option au plus près des côtes brésiliennes au prix de quelques nouvelles aventures, dont une prise en chasse par des pêcheurs furieux que Safran ait accroché leur ligne…

26 janvier : Dans l’Atlantique Nord, Desjoyeaux ne commet toujours pas la moindre erreur et s’adjuge 500 milles d’avance sur Roland Jourdain. Cette fois, la victoire est proche pour « le professeur » qui s’estime pourtant « miraculé », car le safran bâbord de Foncia s’était dégondé… un mois plus tôt, au sud de la Nouvelle-Zélande !

29 janvier : Veolia Environnement perd sa quille ! Roland Jourdain parviendra à ramener le bateau aux Açores, 600 milles plus loin, mais il devra y abandonner, d’autant qu’un coup de vent à 50 nœuds est annoncé. Impossible de prendre le risque. Cruelle injustice de plus pour « Bilou » à qui la 2e place semblait promise. Il abandonnera définitivement le 2 février. Seuls 11 bateaux finiront ce Vendée Globe.

1er Février : A 16h11 heure française, triomphe absolu aux Sables d’Olonne pour Michel Desjoyeaux, qui devient le premier marin à remporter deux fois le Vendée Globe après sa précédente victoire huit ans plus tôt. Record de l’épreuve battu avec un temps de course de 84 jours, 3 heures, 9 minutes et 8 secondes, à la moyenne de 12,3 nœuds sur le parcours théorique et … 14 nœuds sur les 28 303 milles effectivement parcourus par Foncia ! Incroyable exploit pour le solitaire le plus titré de la planète, qui était pourtant reparti avec 40 heures de retard sur toute la flotte et accusait 670 milles de retard au leader le 15 novembre. Chapeau, l’artiste !

4 février : Norbert Sedlacek passe le Cap Horn en 11e et dernière position. Toute la flotte est en Atlantique.

7 février : Armel Le Cléac’h coupe la ligne à son tour. Le skipper de Brit Air prend la 2e place en 89 jours, 9 heures 39 minutes et 35 secondes. Moyennes de Brit’Air : 11,57 nœuds sur l’orthodromie et 12,7 nœuds sur les 27 232 milles réellement couverts. Hyper régulier aux avant-postes, le jeune marin de la baie de Morlaix signe lui aussi un magnifique exploit.

9 février : Alors qu’il lutte pour la 3e place avec le Roxy de Samantha Davies, le Safran de Marc Guillemot perd sa quille ! Mais le skipper trinitain décide de continuer, alors qu’il lui reste pourtant un millier de milles à couvrir…

14 février : Arrivée aux Sables d’Olonne de Samantha Davies, première femme de ce Vendée Globe. Mais elle doit attendre le final de Marc Guillemot qui – avec le jeu des bonus pour le sauvetage de Yann Eliès – doit intervenir plus de 50 heures plus tard pour que la jeune anglaise conserve effectivement sa troisième place. Marc Guillemot se bat avec son bateau transformé en dériveur pour entretenir un suspense intense en vue de la dernière marche du podium.

16 février : A 2h21 heure française, Marc Guillemot signe le troisième exploit de ce Vendée Globe : il coupe la ligne d’arrivée et peut embrasser le pont de son Safran qu’il a réussi à ramener à l’endroit sans lest… et en chipant la 3e place à Sam Davies… pour 2 heures et 20 minutes. Image inédite : « Marco » embarque à son bord pour la remontée du chenal des déçus de ce Vendée : Roland Jourdain, Jean Le Cam, Kito de Pavant. Les retrouvailles avec Yann Eliès sont émouvantes, celles avec Sam Davies aussi. Brian Thompson et Dee Caffari arrivent ce même jour eux aussi, prenant les 5e et 6e place. Dee Caffari devient la première femme a avoir réussi le tour du monde dans les deux sens. Coté bilan, on relève trois Français sur le podium et trois Anglais juste derrière. « En 2012 ce sera peut-être l’inverse », plaisante à peine Sam Davies.

22 février : Arrivée d’Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la 7e place, en 105 jours et 2 heures. Sur son vieux bateau, Arnaud avait tenu tête aux monocoques neufs de Brian Thompson et Dee Caffari pendant les deux tiers de l’épreuve. Respect aussi !

26 février : Malgré de nombreuses avaries, le très courageux britannique Steve White boucle le tour du monde et prend la 8e place sur son « Toe in the Water » en 109 jours… Steve ne rêve que d’une chose : repartir dans quatre ans.

10 mars : Arrivée de l’Américain Rich Wilson, en 9e position, à bord de Great American III, en 121 jours. Le tout au terme d’un tour du monde très solitaire, notamment une traversée du Pacifique très isolé par rapport au reste de la flotte.

14 mars : Raphaël Dinelli boucle son deuxième Vendée Globe sans escale sur 4 participations et gagne deux places : 10e au lieu de 12e lors de la précédente édition. Il en termine quasiment dans le même temps qu’en 2005, à deux heures près, en 125 jours et 2 heures. A bord de son Fondation Ocean Vital, Raphaël prouve qu’on peut faire le tour du monde en course en produisant de l’énergie seulement avec une (grosse) éolienne et des panneaux solaires. Belle fête aux Sables pour le seul Vendéen de l’épreuve.

15 mars : L’Autrichien Norbert Sedlacek boucle la boucle en 11e et dernière position et met un point final à ce sixième Vendée Globe en 126 jours, 5 heures, 31 minutes et  56 secondes, à la moyenne de 8,2 nœuds sur l’orthodromie. L’ancien conducteur de tramways aura passé quatre mois et une semaine en mer, soit 42 jours de plus que Michel Desjoyeaux. Il est lui aussi accueilli en héros aux Sables d’Olonne.

Prochain rendez-vous : le 23 mai prochain sur la plage des Sables d’Olonne pour la remise des prix de ce 6e Vendée Globe.

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Minoprio vainqueur du Marseille International Match Race

MIMR 2009
DR

Deux français, Iehl et Richard, étaient engagés sur les demi finales, mais ces dernières ont été fatales pour Damien Iehl, qui ne remporte aucune manche aujourd’hui. Une contre performance puisque depuis le début de l’épreuve il semblait que rien ne pourrait l’arrêter.
Mathieu Richard quant à lui sauve la mise face au jeune Mirsky : il représente l’Equipe de France de Match Racing dans cette finale.
 
Retour sur les demi finales
 
Matches Minoprio / Iehl
C’est haut la main que le néo-zélandais a écarté Damien Iehl de la finale.
Sur le premier flight, il mène la course de bout en bout.
Sur le second, le revanchard Damien Iehl prend un bon départ, mais à mi-parcours, sur une erreur tactique, il reste scotché dans sa lancée. Il cède sa place en finale à Minoprio.
 
Matches Mirsky / Richard
Fidèle à lui-même, Mirsky donne le ton dès le départ. Il prend tout de suite le dessus sur le français et mène sur le premier flight.
Sur la seconde manche même scénario de départ, mais la pénalité qui sanctionne l’australien permet à Mathieu Richard de prendre quelques longueurs d’avance et d’égaliser.
La dernière course sera décisive. Le français, malgré un départ un peu en retrait, remonte sur son adversaire et gagne son ticket d’entrée pour la finale.

 
LA FINALE
 
Il aura fallu lancer 3 flights pour départager les équipages de Adam Minoprio (10ème) et de Mathieu Richard (3ème mondial) sur cette finale.
Ils ont successivement remporté la première et la seconde course, mais c’est sur la « belle » que Minoprio obtient le sésame malgré de belles actions de Mathieu Richard (vainqueur du MIMR 2008)
 
Entretien avec Adam Minoprio, Vainqueur du Marseille International Match Race,
Première des 10 étapes du World Match Racing Tour 2009
« C’est un victoire inattendue ! C’est la première fois que nous sommes invités au Marseille International Match Race, et que naviguons dans la rade.
Les meilleurs mondiaux étaient présents, nos victoires lors du Round Robin sur le Champion du Monde en titre Ian Williams et sur Ed Baird (Barreur d’Alinghi) en quart de finale nous ont donné de l’assurance. C’est sans pression que nous avons abordé cette dernière journée de courses, car pour nous l’objectif était déjà atteint.
Nous sommes ravis et fiers ! »
 
Entretien avec Mathieu Richard, 2nd  du Marseille international Match Race,
« Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Les meilleurs barreurs mondiaux étaient engagés. Le bilan sportif sur cette première épreuve de la saison reste très positif.
Nous sommes satisfait par notre position sur cette première étape du WMRT en France ! »
 
 
Résultats au terme du Round Robin sur www.MIMR.fr
 
CLASSEMENT

1- Adam Minoprio – NZL
2- Mathieu Richard – FRA
3- Torvar Mirsky – AUS
4- Damien Iehl – FRA
5 – Ed Baird – USA
6- Sébastien Col – FRA
7- Paolo Cian – ITA
8- Ian Williams – GRB
9- Philippe Presti – FRA
10- Ian Ainslie – RSA
11- Pierre-Antoine Morvan – FRA
12- Bjorn Hansen – SWE

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Le Horn, c’est pour demain

Ericsson 3 a bord
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Aujourd’hui, alors que les concurrents continuent leur descente pour se positionner sur la latitude du Horn (55°58 Sud), encore distant de quelques 700 milles,  Ericsson 4 n’est plus qu’à 49 milles de son alter ego et Puma 115 milles plus loin.

Pour pimenter un peu les choses, un 4ème Volvo Open 70 s’est invité à la table de jeu, Green Dragon, qui n’est plus qu’à 271 milles du leader.

Telefonica Blue reste le seul concurrent un peu à la traine, même s’il a pu lui aussi monter dans le Sud Express. Soulagés d’en avoir fini avec des airs bizarres et des pluies diluviennes, les hommes de Bouwe Bekking progressent au reaching comme tout le monde et savourent le plaisir d’avoir enfin renoué avec la vitesse et de ne plus avoir à trembler pour leur étai de fortune.

Pour les leaders, le passage de cette prochaine porte à points qui consiste à doubler le Horn avant d’entamer une remontée de l’Atlantique jusqu’à Rio,  devrait être une affaire réglée demain soir au plus tard. Soit avec quelques jours de retard sur le planning initialement prévu.

En effet, ce n’est qu’au dernier moment que le fameux « Sud Express » est enfin entré en gare des Quarantièmes et des Cinquantièmes Sud, faisant monter à bord des concurrents de la Volvo Ocean Race au bord de la crise de nerfs. Les bonnes grosses dépressions sont enfin là et ont pris le relais d’un système météo confus, chaotique et parfaitement inattendu à ces latitudes extrêmes. Changement d’ambiance radical.

La puissance moyenne du vent filtre désormais avec un 30-35 nœuds bien établi, régulièrement accompagnées de rafales à 50 noeuds, comme le décrit Puma. Et les cartes météo sont formelles, jusqu’au Horn, c’en est bien fini de jouer au chat et à la souris avec les bulles de hautes pressions qui ont miné le terrain de jeu depuis le nord de la Nouvelle-Zélande.

Vendredi soir, Ericsson 3 avait encore bien du mal à franchir la barre des 200 milles/Jour. Ce matin, tout le monde avale sans complexe ses 450 milles, voir 485 milles pour Green Dragon.

Les speedomètres s’affolent donc, les coques dansent avec des vagues monstrueuses et une eau chargée d’écume balaye le pont en permanence.  C’est donc un passage d’anthologie qui attend demain les concurrents de la Volvo Ocean Race au Horn, …. pour quelques points de plus.

Positions ce  lundi 16 mars à 8h30
1 – Ericsson 3 à 2 722 milles de Rio
2 – Ericsson 4 à 49 milles
3 – Puma à 165 milles
4 – Green Dragon à 271 milles
5 – Telefonica Blue à 796 milles
Delta Lloyd – DNS
Telefonica Black – DNS
Team Russia – DNS
 
VOLVO OCEAN RACE 2008-2009
Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)
1-      Ericsson 4 –53 points
2-      Telefonica Blue – 44,5 points
3-      Puma –44 points
4-      Ericsson 3 –32,5 points
5-      Green Dragon –32 points
6-       Telefonica Black –21points
7-       Delta Lloyd – 12 points
8-       Team Russia –10,5 points
 

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Norbert Sedlacek boucle la boucle

Norbert Sedlacek - Nauticsport Kapsch
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100% amateur ! Cette estampille, Norbert Sedlacek la partage avec l’américain Rich Wilson (9ème). Deux sur trente, ce n’est pas beaucoup et on retiendra que tous deux ont réussi à revenir à bon port, ce qui représente, tout le monde l’a bien compris, une performance qui suffit à leurs bonheurs. Le public Sablais ne s’y est pas trompé et a accueilli l’autrichien merveilleusement. Soleil, grand bleu et petits airs ont favorisé la sortie dominicale sur la grande bleue, si bien qu’il n’y a jamais eu autant de monde sur l’eau, même pour le roi Desjoyeaux. Cette arrivée de toute beauté restera sans aucun doute à jamais ancrée dans la mémoire de Norbert

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Compression de la flotte

Ericsson 3
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Les quatre s’alignent désormais sur une ligne du nord au sud avec un vent un peu plus fort au nord.  Cependant à l’approche du Horn, Ericsson 3 pourrait encore garder sa première place lors du passage du cap mythique, même si l’équipage nordique n’a plus la longue avance qu’il possédait il y a quelques jours.  Pour Ken Read, le skipper de Puma, la situation s’améliore avec des vitesses de plus de vingt nœuds.  "Grâce à un coup de main de la dépression, nous allons progresser rapidement vers le Horn. De bonnes nouvelles pour nous tous, car on commençait à se poser des questions sur notre passage du Horn et le retour à un peu plus de chaleur.  On voit la lumière au bout du tunnel et grâce à cela, ce passage dans des conditions musclées devraient bien se passer.
Par conditions musclées, il parle d’un vent de trente nœuds et des conditions bien humides à bord, mais comme pour les autres équipages, c’est la course qui occupe les esprits en ce moment avec des points à gagner sans doute ce mardi au Horn. 
A l’arrière de la flotte, Bouwe Bekking sur Telefonica Blue parle d’une bonne progression ce matin, mais reste bien conscient que son équipage ne menace pas les quatre autres.  "Les prochaines journées seront intéressantes, car nous pourrons surveiller les leaders et observer ce qu’ils font dans ces conditions difficiles.  Pour nous, la situation est plus facile, car nous naviguons dans un autre système et n’avons pas de choix à faire.  Hier soir, nous avons enfin passé la dernière porte des glaces et progressons désormais vers le sud".

Classement de 8h (heure française)
Ericsson 3 à 3245 milles de l’arrivée
Ericsson 4 à 31 milles
PUMA à 90 milles
Green Dragon à 202 milles
Telefonica Blue à 682 milles

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