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Semaine de Porquerolles : Un final aux conditions de rêve

Semaine de Porquerolles 2009
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Neuf courses ont pu être lancées depuis jeudi, et si la première journée ne donnait lieu qu’à un seul et unique affrontement, la montée régulière de la force du vent a permis de valider une pleine semaine de compétition avec des parcours, bananes et côtiers, disputés dans un éventail de conditions parfaites pour sacrer ce soir de grands vainqueurs dans chacune des trois classes IRC en compétition.  Jean Claude Bertand (Tchin Tchin) récidive et réaffirme sa main mise sur le classement des IRC 3 Porquerollais. Charles Métenier (Geranium Killer) se réjouit de la récente acquisition de son A 40 RC qui lui permet de monter sur la plus haute marche du podium des IRC 2. Nouveaux venus à Porquerolles, les protos TP 52 "Paprec Recyclage" et GP 42 "Near Miss" s’imposent malgré un rating très "lourds". Ils devancent le Suisse Luigi Balestra et son Ker 39 "Maluba".

Les deux protos s’imposent en IRC 1
Stéphane Névé (Paprec Recyclage) n’aura en tout et pour tout baissé pavillon qu’à une seule et unique reprise, face à l’autre grand proto de la compétition, le GP 42 "Near Miss". Venus pour progresser toujours et encore dans l’apprentissage de son TP 52, Névé et ses bretons ont ajouter le plaisir à l’efficacité, s’appliquant à naviguer au plus juste et au plus près des polaires du voilier. Le TP 52 a fait merveille sur le plan d’eau Porquerollais, impressionnant de vitesse quelles que soient les conditions proposées, de la pétole de jeudi au vent frais des deux dernières journées. "Ce bateau est un vrai plaisir à mener" souligne Névé, "Nous n’avons pas eu besoin de la présence à bord du propriétaire Jean Luc Petithuguenin pour nous motiver. Ce bateau donne envie de s’appliquer toujours et enco re pour en tirer à chaque sortie la quintessence." Franck Noel avait réuni un équipage de haut niveau pour lui aussi tirer le meilleur de son GP 42 "Near Miss", mais les Albert Jacobsone, Fabrice Blondel et autre Benoit Briand, tous spécialistes de la Coupe de l’America, n’auront pas suffit pour priver "Paprec Recyclage" d’un succès annoncé. Ces deux grands voiliers auront créé dans leur sillage une franche émulation, et les Maluba" (Ker 39) à Luigi Balestra, Lady First (Grand Soleil 50) à Jean Pierre Dreau et barré par l’inusable Jean Paul Mouren ou le X 41 "Magician" à Jacques Bureau ont su terminer au plus près des protos en maintes occasions.

En pensant à la Commodore’s Cup…
Charles Méténier n’en fait pas mystère, il était venu à Porquerolles pour l’emporter en IRC 2, après sa quatrième place l’an passé en IRC 1. Sa nouvelle "monture"acquise dans la perspective de la prochaine Commodore’s Cup de Barcelone, un Archambault 40 RC, fait mieux que répondre à ses attentes puisqu’il lui offre pas moins de 5 victoires sur les 9 courses disputées. Naviguant avec application et grâce à la fraicheur d’un jeune équipage, il tient à distance Dominique Tian, habitué des podiums à bord de son Glenn Ellen V, autre A 40 RC. Yves Ginous termine en beauté sa semaine de Porquerolles ; il sauve l’honneur des First 40,7 présents en force à Porquerolles (pas moins de 6 unités), en prenant la troisième place du podium au détriment de l’infortuné Sayann 2 à Cyril Baillie qui a totalement raté sa dernière journée de régates en ne signant qu’une modeste 6ème puis 7ème place.

Récidiviste :
Jean Claude Bertrand aime Porquerolles et le fait savoir de la plus belle des manières en signant une nouvelle victoire, après son succès de 2008, dans la classe des IRC 3 ; Son A 35 "Tchin Tchin"  a cependant dû batailler ferme ainsi qu’en témoigne le classement général où Bertrand n’a en définitive qu’une victoire de manche à son actif. François Alicot et son Sun Fast 3200 Zulu paie son manque de régularité ; à sa victoire de manche, il doit opposer une 9 ème et même, une quatorzième place dans son groupe. Alicot ne devance sur la seconde marche du podium Pierre Lacaze sur un autre A 35 Nusantara que d’un petit point. Ce groupe IRC 3, avec ses 27 engagés, a lui aussi largement participé au spectacle de la Semaine ; les phases de départ, âprement disputées, ont souvent mis le comité de course à contribution.

Au bonheur des 12…
Les grands 12 MJI n’auront en définitive fait l’impasse que sur le parcours côtier lancé samedi au plus fort du coup de vent. Ils ont en revanche régalé les amateurs de belles voiles et de belles coques en disputant 6 courses de type "banane" ; autant de courses, autant de phases de départ magiques où l’application des équipages fait honneur à la mémoire de la Coupe de l’America dont les Twelve étaient jusqu’en 1987 le voilier "support". Le champion suisse Philippe Durr a mené South Australia à la victoire en régnant sans partage. Kookaburra III récemment remis à neuf s’est joliment accroché et a tenter de résister dans le vent fort à la pression d’Ikra à Yves marie Morault qui s’impose pourtant sur la seconde marche du podium.

Ils ont dit :
Georges Keller, Président du Comité d’organisation : "Nous venons de vivre un "cru" exceptionnel de la semaine de Porquerolles. La météo nous a favorisé, permettant le lancement de 9 manches en 4 jours de régate, dans des conditions variées de vent et de mer. la satisfaction, le bonheur avoué des régatiers est notre plus belle récompense. De l’avis unanime des régatiers, la Semaine de Porquerolles a franchi, à l’occasion de cette onzième édition, un palier sur le plan sportif. La flotte qui a régaté ici selon les règles de la jauge IRC était d’un niveau exceptionnel, et d’une grande homogènéité. Notre événement a pris sa place au sein du calendrier méditerranéen et devient un rendez-vous non seulement convivial mais aussi sportif incontournable pour les amateurs de compétition. Je tiens à remercier nos partenaires qui ont rendu possible cette organisation, la Ville de Hyères, le Conseil Général du var, le Conseil Régional de Provence Alpes Côte d’Azur, ainsi que nos amis de Total Gaz, Aigle et Malongo. Mes pensées amicales vont vers cette formidable équipe de bénévoles enthousiastes des clubs associés de Porquerolles et de l’International Yacht Club de Hyères à qui nous devons réellement ce succès. Nous allons d’ores et déjà nous attacher à travailler à faire de la prochaine édition un succès au moins équivalent à celui de 2009. Rendez-vous du 12 au 16 mai 2010."

Bruno Fauroux, "Non Ti fer mi Mai" (Equations 50) : "Nous progressons à chaque sortie mais le bateau peut encore beaucoup progresser. Le parcours côtier de samedi s’est avéré très exigeant pour l’équipage et nous étions peut-être un peu juste en effectif. Il va falloir trouver les petits réglages qui nous permettent de remonter notre handicap de jauge car en temps réel, nos classements, compte tenu de la jeunesse du bateau, sont acceptables. Ce fut une très belle semaine très instructive pour toute l’équipe. Nous allons poursuivre notre mise au point sur la Rolex et sur la Giraglia, puis le Tour de Corse et les Voiles de St Tropez…"

Charles Méténier, "Geranium Killer" (A 40 RC) : "Nous avons racheté ce bateau cet hiver dans l’optique de disputer, et de bien figurer à la Commodore’s Cup en septembre à Barcelone. L’objectif clairement affiché en venant ici était de gagner ; c’est chose faite, et de belle manière, dans des conditions de navigation exceptionnelles. J’ai renouvelé mon équipage récemment et je suis très satisfait du comportement de ces jeunes méditerranéens. Nous devons cependant encore travailler si nous voulons être compétitif à Barcelone."

Fabrice Blondel, "Near Miss" (GP 42) : "Nous sommes ravis de notre semaine. Le TP 52 Paprec Recyclage était vraiment hors de notre portée mais nous sommes heureux d’avoir pu l’accrocher au moins sur une manche. Les conditions étaient géniales pour le bateau qui pourrait même s’accommoder d’un peu plus de vent. Nous avons tenu les 17-18 noeuds hier au portant, lorsque le bateau s’est mis à planer littéralement dans 20 à 22 noeuds de vent. Ce bateau est vraiment très agréable, avec son large cockpit pour les manoeuvres. L’équipage se connait bien et les manoeuvres s’enchaînent à 100 à l’heure. Porquerolles ets décidément magique. on a pu entre deux régates profiter de l’île et même de ses plages…"

Luigi Balestra, "Maluba" (Ker 39). "Je n’ai pas pu tenir la barre à cause d’un  problème de santé. C’est un autre Suisse, Daniel Schroff qui m’a suppléé à la tête d’un équipage français. Tout à Portquerolles est magnifique, l’accueil, la gentillesse des organisateurs, et ce plan d’eau magique."

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Erwan Tabarly, Yves le Blevec parmi les 7 vainqueurs du Grand Prix de l’Ecole Navale

le Blevec
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Il arrive parfois que les héros soient fatigués. Quand on aligne des manches dans des séries monotypes toutes fortement relevées, il tiendrait du miracle qu’un équipage n’ait pas, à un moment quelconque, une défaillance. Un bord de près mal négocié, un départ volé et c’est une partie de la confiance qui disparaît, la gamberge qui s’installe et les résultats qui s’en ressentent. La mésaventure a touché plusieurs des équipages leaders, mais pour l’essentiel, les dernières manches ont permis de redresser la barre.

Open 5,70, Petit Moustic s’envole
Laurent Iturbide et son équipage sont des habitués des places d’honneur au sein de la série. Ils étaient désignés comme les favoris de ce Grand Prix et avaient pris d’entrée la tête de flotte tout en gardant un œil sur leurs proches poursuivants et notamment l’équipage d’Olivier Gentric sur Technichauffage. Nouveau venu dans la série, Olivier Gentric avait décidé de louer un bateau pour venir participer au Grand Prix de l’Ecole navale. Son équipage, peu au fait des roueries du bateau, créait d’emblée la surprise en s’accrochant aux basques de Laurent Itrurbide. D’autant que le favori s’emmêlait les safrans en fin de journée d’hier en volant un départ sous règle noire ; sans doute déstabilisé par cet incident, l’équipage enchaînait ensuite une manche de 11ème, sa plus mauvaise place depuis le début du Grand Prix. Une bagarre acharnée avec l’équipage d’Olivier Gentric, dans la première course de ce dimanche, remettait Petit Moustic sur de bons rails. Doté d’une vitesse impressionnante aux allures portantes, Laurent Iturbide se plaçait régulièrement aux avant-postes et pouvait ainsi reprendre une couronne, dont les ors avaient pâli, l’espace de deux manches…

J80, prime à la régularité
Dans la série la plus fournie du plateau, les prétendants à la victoire étaient nombreux. Et si Luc Nadal sur Gan’ja semblait avoir pris l’ascendant sur le reste de la flotte, la sixième manche allait lui être fatale. Dans un vent oscillant, le leader de la flotte signait une 21ème place qui lui faisait perdre la première place du classement général au profit de CDV 29 – Ecole Navale de Vincent Vilboux. Cet équipage, qui associe quelques uns des meilleurs éléments de la voile habitable finistérienne à des élèves de l’Ecole Navale, remporte le Grand Prix grâce à sa régularité. S’il n’a pourtant remporté aucune des sept manches courues, il a toujours été remarquablement placé au final : de quoi méditer l’actualité de Jean de la Fontaine et de la parabole du Lièvre et de la Tortue.

Longtze, la sagesse d’Athema
Erwan Tabarly était arrivé sur ce Grand Prix de l’Ecole Navale sans forfanterie aucune. Nouveau venu sur le circuit, il s’était adjoint les services d’un équipage de choc composé de Vincent Biarnes, un habitué du Tour de France à la Voile, de Gilles Favennec, reconnu comme un des meilleurs équipiers du circuit de match-racing et de son frère Yannick. Dans cette série incroyablement relevée, l’équipage d’Athema a privilégié une stratégie sage : pas de domination écrasante ni de coup d’éclats mais un parcours sans faux pas à l’image de son skipper, rompu aux joutes au couteau du circuit Figaro et à la pression psychologique inhérente.

Open 6,50, Actual Interim en bail permanent
Yves Le Blevec sur son Mach 6,50 s’est, quant à lui, taillé la part du lion en Open 650. Avec cinq victoires sur huit manches, le skipper d’Actual a marqué de son empreinte la nouvelle série en cours de constitution. Autre fait encourageant, le constat que ce sont les trois principaux artisans de ce rapprochement des différentes séries, Yves Le Blevec bien sûr, mais aussi Stéphane Menuet (Océane 1) et Manuel Guédon (Canal + l’équipage) qui forment le podium de cette édition.

Open 7,50, Melges 24, 5,50m JI, une concurrence à étoffer
Dans ces trois séries, les concurrents ont dû composer avec un plateau qui manquait de densité. Il reste que pour les équipages qui ont fait l’effort de venir, ce Grand Prix pourra servir d’étalon pour les éditions à venir. Le Grand Prix de l’Ecole Navale est amené à prendre encore de l’ampleur et l’expérience acquise sur un plan d’eau, même si elle n’est jamais totalement reproductible, devrait servir dans les années à venir. En Melges 24, Tristan Debry était sans rival. C’est finalement Florence Raillard sur Zig-Zag junior qui l’emporte en Open 7,50 quand en 5,5m JI Jean-Mick de Poulpiquet sur Penn K 3 arrache miraculeusement la première place qui semblait promise à Gurvan Jaouen (Korrigan) grâce à deux premières places dans des deux dernières manches dominicales. Les voies du Seigneur sont parfois impénétrables.

Ils ont dit :
Erwan Tabarly, Athema, vainqueur en Longtze :
"Je cours très peu de régates en équipage. Courir en Longtze avec Athema est un bon complément à la préparation de la Solitaire du Figaro. Enchaîner les parcours banane me permet d’optimiser les réglages et de retrouver de bonnes sensations à la barre. Je navigue avec de très bons équipiers comme Gilles Favennec. Ils m’apprennent plein de choses, ça complète bien ma préparation en Figaro. C’est la première fois que je courais le Grand Prix de l’Ecole Navale même si je connaissais déjà le site de l’école. Le plan d’eau est très intéressant, un peu compliqué. Nous sommes très bien accueillis, logés et c’est vraiment sympa de tous nous retrouver le soir pour les dîners !"

Isabelle Iturbide, Petit Moustic, vainqueur en Open 5,70 :
« Nous sommes plutôt contents malgré des manches courues dans très peu de vent. Au Pays Basque, nous sommes habitués au petit temps, « éduqués à la pétole ». Cette année, il y a eu beaucoup de bagarres. Le niveau augmente avec l’arrivée de coureurs issus de séries plus pointues. Cela relève le niveau et nous tire vers le haut. Il y a aussi des jeunes qui montent comme l’équipage d’Aquitaine HYDROPHOBIC ou VACHE E’THNIC. Ils marchent bien et nous les croisons souvent. Le Grand Prix a comme toujours été dans son ensemble très plaisant. C’était un peu moins sympathique hier, nous avons été disqualifiés à cause d’un départ prématuré. Aujourd’hui, nous nous sommes appliqués pour nos départs et nous avons pris de bonnes options tactiques. Nous étions venus avec l’attention de faire une bonne place. C’est gagné ! Maintenant notre souhait est de réussir à déplacer quelques équipages bretons dans le sud. Le circuit se développe par chez nous ! »

Laurent Vilboux, CDV29 – Ecole Navale, vainqueur en J80 :
« Il a fallu être régulier durant tout le week-end. On s’est appliqué à avoir une stratégie plutôt de gagne-petit. Dès qu’il y avait un petit coup à faire, on le faisait sans prendre d’options extrêmes. L’équipage est constitué de trois étudiants de l’Ecole Navale et nous sommes deux à avoir été sélectionné dans les espoirs du Finistère. Et puis, je suis vraiment content, car c’est notre première saison en J80. Le plan d’eau de l’Ecole Navale ? Je commence à le connaître car c’est la troisième fois que je viens. Et comme de plus, j’avais déjà gagné l’an dernier en First Class 7.5, cette victoire fait d’autant plus plaisir… Le partenariat entre l’Ecole Navale et le CDV 29 est une belle idée et qui fonctionne. »

Yves Le Blevec , Actual, vainqueur en Open 6,50 :
« Je naviguais avec tout le team ACTUAL, Sylvaire Bonnefoy, Tristan Bernhein et Charlie Dalin. C’était pour nous un très bon moyen de mieux nous connaître et de faire un break pendant la construction du Multi 50′ ACTUAL. Nous étions à l’aise et sereins avec une bonne vision du plan d’eau. Nous n’avions pas de souci de vitesse. Je n’avais jamais navigué sur ce plan d’eau de la rade de Brest. C’est assez tordu quand les vents sont de nord-nord-est et très instables. Il faut une bonne analyse des différents paramètres car cela peut vite être confus. Tu peux te retrouver arrêté et voir ton voisin te passer devant. C’est assez marrant de naviguer dans ces conditions. C’est très technique avec des bascules. C’était une régate bien vivante avec des navigations aux contacts. Le boulot du comité n’était pas facile. Ils ont dû mouiller des parcours en gérant au mieux les bascules de vent. Pour ma première participation au Grand Prix, je trouve que c’est une épreuve bien organisée avec énormément de moyens à disposition, au milieu d’un très beau site.»

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Thomas Normand et Davy Beaudart remportent la Chrono 650 à Lorient

Thomas Normand
DR

Il fallait partir tôt ce matin pour franchir la ligne de départ mouillée devant la bouée de chenal de Thoulard et revenir avant sa fermeture à 15 heures. Le premier à s’élancer est un habitué de la Chrono 650. Jean-Claude Guillonneau et son Pogo 2 s’élancent quelques secondes seulement après le top départ. Le jeune Trinitain Thomas Normand lui emboîte le sillage quelques minutes plus tard. Leader du classement général des prototypes avec plus de 20 minutes d’avance sur Thomas Ruyant, il peut contrôler Isabelle Joschke à qui le Dunkerquois a prêté le mini qu’elle a brillamment mené lors des précédentes saisons minis.
 
Après 4 heures et 23 minutes de navigation dans le petit temps orageux, ABC Arbitrage est le premier à revenir devant Larmor. Il devance de quelques minutes Isabelle qui boucle son tour de Groix en 4 heures et 27 minutes. Les deux premières places du classement final des prototypes est alors joué. Thomas Normand devance ainsi Thomas Ruyant et Isabelle Joschke qui se seront relayés à bord de Faber France. Pour la troisième place, le suspens se maintient alors que Sébastien Marsset boucle un excellent tour (au vu des conditions) en 4 heures et 20 minutes, soit le meilleur chrono de dimanche.
 
Chez les séries, Davy Beaudart qui est le seul concurrent à valider 4 tours lors des deux premiers jours de course a confié la barre de son Pogo 2 « Port à sec Guy Beaudart » à Stéphane Le Diraison, le skipper habituel du proto Cultisol. En 4 heures 21 minutes et 07 secondes, Stéphane devance Benoît Sineau de 24 secondes et offre la victoire finale au jeune régatier d’Hennebont.
 
Les Trophées Alain Pointet à Normand et François
Course dans la course, le Trophée Alain Pointet consacre les concurrents les plus rapide lors du week-end. Cette année, Thomas Normand avec un chrono de 3 heures 11 minutes et 06 secondes et Amaury François (Groupe Qualitel) avec 3 heures et 15 minutes, deux temps réalisés samedi, réalisent les meilleures performances. Ils succèdent ainsi à Yves Le Blévec et Francisco Lobato sans battre leurs records historiques sur l’épreuve.
 
Chroniques de ministes
– Thomas Normand : « C’était ma première Chrono 650 et je suis hyper content car c’est une super course bien organisée. Le format est original. Et cela s’est bien passé pour faire les tours dans les meilleurs temps. Aujourd’hui les série font un meilleur temps que les protos. Je me suis levé tôt ce matin. J’avais vu que le vent allait mollir toute la journée. Il valait mieux être devant. C’est ma première victoire en Mini 650… sous le soleil de Lorient. »
–       Caroline Vieille : « Pour moi c’était la première navigation de la saison en solo. Cela m’a permis de me remettre dans le circuit avant d’enchaîner sur le Trophée MAP et la Mini-Fastnet. Aujourd’hui, j’ai prêté mon bateau à Yann Riou, mais il est parti trop tard pour valider un temps… Mon objectif de la saison, c’est la Transat 650 et je prépare le bateau pour cette course. »

–       Amaury François (Groupe Qualitel): « Je venais voir ce que je valais en vitesse pure. Le résultat est plutôt bon car j’ai le record du tour en série cette année. Mais j’ai aussi le record du tour le plus long en 6h39. Avec 3h15 je suis à deux minutes du record absolu de Francisco Lobato. Après la Chrono, je participe au Trophée MAP et la Fastnet ainsi que la Transat 650 en septembre. Je me dis de plus en plus que c’est peut être jouable d’y terminer dans les 10 en série. »

–       Davy Beaudart (Port à sec Guy Beaudart): « On finit premier. C’est le mieux que je pouvais espérer. Cette dernière journée était sous tension car je n’avais qu’une minute d’avance au classement sur le deuxième hier soir. Il ne fallait pas rater cette journée. J’ai prêté le bateau à Stéphane Le Diraison qui a terminé deuxième de la Transat 650 il y a deux ans. Il a fait le meilleur temps en série aujourd’hui dont le 2e meilleur temps au scratch. Il a récupéré encore 17 minutes d’avance ce qui nous fait une avance de 19 minutes sur le deuxième. Le contrat est rempli. Après la Mini-Pavois, c’est un très bon début de saison qui continue. »

 
CLASSEMENT GENERAL CHRONO 650 EDITION 2009

PROTO
– 1 621ABC Arbitrage Thomas Normand 15:19:29
– 2 667Faber France Thomas Ruyant – Isabelle Joschke 15:44:26 + 0:24:57
– 3 260Association Veole Sébastien Marsset 15:49:16 + 0:29:47
– 4 630AT Children Project Vincent Barnaud 15:50:03 + 0:30:34
– 5 618Cap Monde Olivier Avram – Rémi Beauvais 15:53:36 + 0:34:07
– 6 739Adelaïde Aymeric Chappellier 18:46:56 + 3:27:27
– 7 7Dizikilepti Hugues Chollet 19:24:29 + 4:05:00
– 8 198Kickers Sébastien Picault – Adrien Hardy – Alex Pella 22:09:27 + 6:49:58
– 9 439Fondation J Lejeune Caroline Olagne Vieille – Yann Riou 22:27:13 + 7:07:44
– 10 454Gimmick Romain Bouchet – Vincent Busnel 22:51:07 + 7:31:38
– 11 176Reality Jesse Rowse 32:42:13 + 17:22:44

SERIE
– 1 674Port à Sec Guy Beaudart Davy Beaudart 16:16:27
– 2 552Eole Génération GDF SUEZ Sebastien Rogues 16:34:59 + 0:18:32
– 3 579Cachaça Benoit Sineau – Loîc Le Bras 16:48:56 + 0:32:29
– 4 576Isali-Les blouses roses Thibault Reinhart 17:19:49 + 1:03:22
– 5 473Zerline Jean-Claude Guillonneau – Mikael Moriconi 19:34:21 + 3:17:54
– 6 455Régions Job Antoine Debled – François Lucas – Guillaume Semblat 32:07:50 + 15:51:23
– 7 280Café Pop Rozenn Le Garrec – Anne-Laure Bertin 34:03:58 + 17:47:31
– 8 697Groupe Qualitel Amaury François – Vincent Pilato 34:29:40 + 18:13:13

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Remise des prix du Vendée Globe 2008-2009

Remise des prix vendee globe 2008-2009
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Départ du Vendée Globe 2012 : dimanche 21 octobre à 13h02 !
Peu avant la fin de la remise des prix, lorsque Philippe de Villiers accueille Michel Desjoyeaux, vainqueur de l’édition 2008-2009, le Président de la SEM Vendée, révèle officiellement la date du prochain Vendée Globe, le 21 octobre 2012 à 13h02. Un 7e Vendée Globe pour lequel 29 concurrents ont déjà déclaré leur intention.
 
Un spectacle exceptionnel
La nuit tombe peu à peu et le spectacle peut commencer ! L’ambiance est chargée d’émotion, le public souriant à le regard fixé vers cette scène grandiose installée sur la plage des Sables d’Olonne où vont entrer à tour à tour les skippers qui ont fait vibrer des millions de passionnés. Sur les larges écrans disposés de part et d’autre de la scène, le public peut revoir les principaux temps forts de la course. Il revivra l’émotion du départ, les images de tempêtes, les moments de stress et d’angoisse, les abandons, les secours, puis les moments heureux, la folle chevauchée de Michel Desjoyeaux et tant d’images du bonheur des arrivées des uns et des autres. Au final, un feu d’artifice gigantesque au dessus de la plage et de la mer clôturera la soirée vers 0h15.

Ils ont dit :
 
– Kito de Pavant : L’histoire s’est terminé trop tôt pour moi, donc j’espère bien être au rendez-vous dans 3 ans et demi.
– Yannick Bestaven : Je suis très impressionné d’être ici ce soir devant un public aussi nombreux.
– Jérémie Beyou : Le Vendée Globe est vraiment un moment particulier dans une vie.
– Unai Basurko : Je dis bravo à tous ces milliers de supporters qui portent la voile aussi haut en France.
– Bernard Stamm : Je suis du genre têtu, donc je vous donne rendez-vous en 2012.
– Dominique Wavre : On a bien essayé avec Bernard (Stamm) de faire une invasion Suisse en Nouvelle Zélande…., ce que je retiendrai de ce Vendée c’est la formidable solidarité qu’il y a autour de cette course.
– Jean-Baptiste Dejeanty : malgré mon abandon, ce Vendée reste la plus belle navigation de ma vie.
– Mike Golding : Les problèmes que j’ai rencontré sur cette course sont devenus très relatifs lorsque Yann Eliès s’est trouvé en détresse. J’espère bien revenir en 2012.
– Yann Eliès : mon envie de participer au prochain Vendée Globe reste intacte.
– Sébastien Josse : Cette course apprend à quel point il faut savoir gérer et manager son bateau.
– Derek Hatfield : J’étais déterminé à terminer cette course, hélas…. Je remercie le soutien du Canada qui m’a permis d’être au départ.
– Jean-Pierre Dick : Je suis très privilégié de faire ce métier. J’ai vraiment trouvé mon élément en mer. Je serai présent en 2012.
– Jonny Malbon : j’étais assez stressé au départ et la course a été très dure. Le Vendée Globe est une course vraiment difficile.
– Jean Le Cam : Je vous remercie tous car sans vous on ne serait pas là. Je suis désolé de vous avoir un peu inquiété !
– Roland Jourdain : J’espère bien prendre le départ dans 4 ans, même si c’est peut-être pas mal de rester boire des coups au port le jour de départ.
– Norbert Sedlacek : La préparation de ce Vendée Globe aura représenté 8 ans de ma vie. Je remercie toute la Vendée.
– Raphael Dinelli : J’ai pu terminer la course et mener à bien mon double projet sportif et écologique.
– Rich Wilson : Comme Thomas Jefferson, je suis d’accord pour dire que "chaque homme a deux pays, son pays et la France. Je me souviendrai de ce Vendée Globe ici avec vous.
– Steve White : Cette course est le meilleur test pour l’endurance humaine.
– Dee Caffari : Ce Vendée Globe a été très bien pour moi. Juste trois mois.
– Brian Thompson : J’ai vécu des choses incroyables, indescriptives durant ce Vendée Globe.
– Samantha Davies : La course a été incroyable mais je me rappelle aussi des 3 semaines ici avant le départ. Je remercie mon équipe, les Roxy boys qui ont si bien préparé ce projet.
– Vincent Riou : J’essaie de ne pas trop penser au sauvetage de Jean Le Cam, même si cela a soulevé une énorme émotion.
– Marc Guillemot : Grâce à Yann Eliès, ma course a pris un tour très différent.
– Armel Le Cléac’h : Finir derrière Michel Desjoyeaux, c’était inespéré, la cerise sur le gâteau !
– Michel Desjoyeaux : Dès le départ j’avais hâte d’y aller. Je ne sais de quoi sera fait l’avenir mais ce soir j’ai hâte de faire la fête avec tous les vendéens.

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4ème victoire pour Ericsson

Ericsson 09
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L’arrivée du bateau suédois au ponton a été triomphale, même si la foule compacte était surtout venue accueillir son local de l’étape, Green Dragon, qui devait enlever la 3ème place de ce parcours de 2 850 milles.

“C’est une bonne chose de remporter cette 1ère place. C’est un nouveau pas vers notre objectif final et nous sommes assez contents de cela », soulignait le skipper Torben Grael à son arrivée à quai.

Il est vrai qu’avec désormais 16 points d’avance sur son dauphin Telefonica Blue, l’équipage international de l’Ericsson Racing Team peut commencer à envisager les choses avec calme alors qu’il ne reste plus que 5 manches à disputer avant la fin de cette édition 2008-2009 de la Volvo Ocean Race !

L’Atlantique Nord a apporté comme on pouvait s’y attendre son lot d’exaltation et de difficultés avec, sur la seconde moitié du parcours, des conditions de vent arrière et de travers particulièrement musclées. Beaucoup d’équipiers déclaraient au fil des mails que cette étape était l’une des plus belles expériences de navigation depuis le début de la course. Seuls petits bémols : l’épais brouillard et le froid intense qui ont plané sur la première partie du trajet.

Torben Grael qui avait choisi de naviguer prudemment en début de course n’a mis le turbo qu’au 4ème jour. L’équipage a alors pris la tête de la flotte pour ne pratiquement plus en bouger pendant les 3 jours restants : “ Le début a été très dur. Nous avons pris une décision difficile quand nous avons réalisé que nous ne pourrions pas enlever l’une des deux premières places au point de passage de St Jean de Terre-Neuve. Nous avons alors décidé de nous positionner pour négocier la victoire d’étape. Quand le premier front est arrivé, nous avons quitté le peloton, ce qui a été une bonne idée. Mais c’était risqué et la fin de course a été plutôt brutale. Nous avons vraiment dû nous battre pour enlever cette victoire. Avec la prise de risque, c’est toujours une question d’équilibre avec son retour sur investissement. Si vous pensez que cela vaut le coup, vous y allez. C’est le jeu. Nous avons été prudents à certains moments de cette étape, mais nous avons également pris de très gros risques. »

Les trois places suivantes ont fait l’objet d’une bagarre intense à moins de 100 milles du port irlandais. Mais au final, c’est Puma qui franchissait la ligne d’arrivée en seconde position et empochait 7 points, suivi par Green Dragon 12 minutes plus tard. 11 minutes après, c’était au tour de Telefonica Blue de passer et d’empocher  5 points pour sa 4ème place.

Green Dragon – réactions Pontons. Ian Moore – navigateur : « C’est une chose très spéciale que d’être un Irlandais, finissant une course sur un bateau irlandais, dans un port irlandais. Je pense que je n’oublierai jamais… »

Ian Walker –  skipper : "Les mots me manquent. Je suis sidéré par le nombre de personnes et de bateaux. Il doit y en avoir plus de 500 autour de nous. Et tout cela à 4h du matin (local). Certains sont venus à notre rencontre sur de tous petits bateaux gonflables à plus 30 milles des côtes. On a l’impression que toute la ville est là sur l’eau et sur les pontons. Je me demande s’il y avait encore quelqu’un dans son lit cette nuit ? ». Wlaker poursuit : « Si on se base sur nos derniers résultats, cette 3ème place est au-dessus de ce que nous espérions. Mais c’est ce pourquoi nous nous battons. Nous savions que si nous bénéficions de vents portants  très soutenus, nous avions une carte à jouer. A partir de ce moment-là nous avons tout donné jusqu’à la ligne d’arrivée. Je pense que nous avons fait au mieux. »

Il faudra attendre près d’une heure pour voir arriver le 5ème puis 20 minutes plus tard, le 6ème concurrent, dans l’ordre Delta Lloyd et Telefonica Black qui empochent respectivement 4 et 3 points.

Et c’est au lever du jour, à 7h58 (Paris,), soit  5h après le vainqueur, qu’Ericsson 3 a refermé la page de la 7ème étape et 12ème manche de  cette Volvo Ocean Race 2008-2009.

Classement général Provisoire après 12 manches (sur 17)
1-      Ericsson 4 – 92 points
2-      Telefonica Blue – 77,5 points
3-      Puma – 76 points
4-      Ericsson 3 – 60  points
5-      Green Dragon – 52 points
6-       Telefonica Black –36 points
7-       Delta Lloyd – 29,5 points
8-       Team Russia –10,5 points

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Docteur Morgat and Mister Rade

Grand Prix de Ecole Navale 2009
DR

On attendait un temps orageux et de l’air… Les concurrents furent finalement soumis à un régime de vents faibles et instables qui, s’il souffla régulièrement sur le plan d’eau de Morgat, se révéla beaucoup plus capricieux en rade de Brest. Résultat des courses : quand à Morgat, les Laser SB3 avaient quasiment fini leur journée aux alentours de 14h, à la même heure, les concurrents des ronds Michelin et Thales piaffaient toujours d’impatience de pouvoir enfin se mesurer les uns aux autres.

Laser SB3, série sereine
En baie de Morgat sous la houlette bienveillante mais ferme, de Jean-Paul Vallégant, le Président du Comité de Course, les Laser SB3 ont enquillé les parcours banane dès 9h30, heure prévue du premier départ. Une bonne dose d’opportunisme, une mise en condition des concurrents avec l’envoi, dès le premier départ du pavillon « noir » qui menace de disqualification tout concurrent qui franchirait la ligne prématurément, ont permis à la flotte de cumuler les résultats… A ce petit jeu, l’équipage sud-africain de City of Capetown démontrait toute son aisance dans les petits airs. Départs prudents, vitesse impressionnante, tactique maitrisée, Roger Hudson, son fils Dave et leurs deux équipiers ont dominé cette journée du franc-bord et de l’étrave… Et ce malgré la concurrence d’équipages aussi affutés que 3 Sad Old Blokes barré par Jeremy Hill. Autre équipage régulièrement aux avant-postes, les Irlandais de Team Redman Fisher. Un équipage britannique, un irlandais et un sud-africain comptant dans ses rangs deux noirs, la classe des Laser SB3 donnait un bel exemple de diversité culturelle.
Les deux équipages français engagés dans l’épreuve ne se berçaient pas de trop d’illusions en venant à Morgat. Confrontés au gratin de la série, Sébastien Audigane sur Direct Sailing et Philippe Péron sur Laser Performance, montraient au fil des manches une pugnacité grandissante malgré un manque évident d’expérience de la série. Il reste à espérer que les deux équipages français fassent des émules dans une série qui n’est pas sans rappeler l’état d’esprit qui préside en Dragon, la modernité en plus.

Open 5,70, petits mais impétueux
Est-ce le fait d’avoir attendu longtemps avant de pouvoir libérer leurs ardeurs ? Toujours est-il que les équipages d’Open 5,70 n’ont pas été vraiment raisonnables pour leur première manche du jour. Malgré l’envoi du pavillon noir, suite à un premier rappel général, le comité de course a dû se résoudre à renvoyer une troisième procédure non sans avoir renvoyé à leurs chères études, les huit concurrents qui avaient eu le malheur de se faire prendre… Dans cette série, l’équipage de Petit Moustic, mené par Laurent Iturbide a sérieusement enfoncé le clou d’une domination sans partage. Trois places de premier sur les quatre premières courses, une plus mauvaise place de troisième, on voit difficilement ce qui pourrait inquiéter les Basques, d’autant que leur plus proche adversaire, Olivier Gentric (Technichauffage), faisait justement partie de la charrette concernée par la fameuse règle noire… Il est maintenant sous la menace d’Ecole navale CG29 barré par Thomas le Breton. Les dernières manches risquent de peser lourd pour l’attribution du podium définitif.

J80, Longtzee, Open 7,50, Open 650 : débats houleux
Le rond Thales qui accueillait les J80 et les grands sportboats fut le théâtre de débats autrement plus animés. Positionné dans une veine de courant puissants, soumis à des variations de vents incessantes, les conditions du parcours avaient de quoi faire s’arracher les cheveux du plus placide des présidents de comités. Les concurrents ont dû jongler avec des changements de parcours fréquents, des retournements de situations rocambolesques, des lignes de départ parfois chaotiques et des arrivées dans un mouchoir de poche. A ce petit jeu, certains favoris en J80 y ont perdu une part de leurs illusions tel l’équipage de Gandja, barré par Luc Nadal, auteur d’une manche calamiteuse ou celui de PL Yachting, où des compétiteurs aussi affutés que Dimitri Caudrelier ou Jean Galfione, n’ont pu que constater que le vent est parfois bien imprévisible et le courant bien capricieux.
En Open 650, Yves Le Blevec (Actual) continue de mener les débats dans ce petit temps qui convient si bien à sa monture. En Longtze, les débats semblaient plus équilibrés qu’hier, même si les frères Tabarly, assistés de Vincent Biarnes et Gilles Favennec (Athema) semblent conserver une petite marge d’avance. Une chose est certaine : le Grand Prix de l’Ecole Navale montrait aujourd’hui deux visages, de part et d’autre de la presqu’île de Crozon… Mais l’essentiel est bien qu’au bout du compte, chacun ait eu son comptant d’émotions et d’images à l’issue de la journée.

Ils ont dit :
Sébastien Audigane (Laser SB3)
« C’est un bateau très pointu à faire marcher. De plus, le niveau de ce Grand Prix est très élevé avec quelques concurrents habitués es épreuves internationales. On retrouve un peu l’esprit du Dragon, avec une flotte très compacte et dans le même temps un très grand fair-play des concurrents. En tous les cas, c’est une série qui mérite de connaître un vrai développement, ouverte à tous types d’équipiers. Même si personnellement, j’ai la tentation de me mettre au rappel, position interdite sur la série. »

Sébastien Audigane est un des équipiers les plus recherchés de la planète mer. Son toucher de barre, sa capacité d’adaptation à tous types de supports lui permettent d’embarquer aussi bien à bord du maxi catamaran Orange II et d’être l’un des treize hommes les plus rapides autour du monde en équipage.

Dave Hudson (Laser SB3)
« C’est la première fois que l’on vient naviguer en Bretagne et l’ambiance est extraordinaire. Une très belle organisation, un plan d’eau magnifique et une compétition relevée, on ne pouvait pas rêver mieux. Pour venir, nous en avons profité pour faire un peu de tourisme : le Mont Saint-Michel, Cancale et ses huitres… C’est aussi pour nous l’occasion de découvrir votre pays…»

Tout l’équipage de City of Capetown navigue régulièrement ensemble. Ces quatre Sud-Africains établis à Londres travaillent aussi dans la même entreprise familiale dirigée par le père de Dave.

Yves Le Blevec (Actual, Mach 6,50)
« On peut arriver à avoir quelque chose d’intéressant si on arrive à mettre en commun nos expériences. On ne gagne pas à s’opposer les uns aux autres. Il faut surtout rester sur des coûts raisonnables, faire que les amateurs puissent venir se confronter aux professionnels. C’est une des conditions pour que cette classe soit pérenne. Pour moi, naviguer sur ce bateau, c’est un excellent entrainement en vue de mes navigations sur mon futur trimaran. Je continue de régater au contact, d’être à la recherche de sensations… Comme en plus, on se fait plaisir… »

Yves Le Blevec détient le record du tour du monde en équipage avec Orange II. Vainqueur de la Mini-Transat 2007, il construit un trimaran de 50 pieds avec lequel il devrait être au départ de la prochaine Transat Jacques Vabre.

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La semaine de Porquerolles varie les plaisirs

Jour 3
DR

– Vent soutenu et trois parcours au programme dont un côtier
– Geranium Killer et tchin Tchin aiment le vent…

Les 18 à 20 noeuds de pression enregistrés dès la fin de matinée entre presqu’île de Giens et Porquerolles incitaient ainsi le Comité de course à varier les plaisirs ; un parcours côtier était lancé dès 11 heures, depuis l’entrée du port de Porquerolles en direction du cap Bénat, avec un retour via le passage obligé entre les îles d u grand et du petit Ribaud.  La flotte des IRC s’en est donnée à coeur joie, dans le sillage d’un Paprec Recyclage de plus en plus insaisissable, au point d’encourager le lancement dans la foulée des arrivées, de deux parcours "banane". Une journée en tous points idylliques pour les régatiers invités à investir l’ensemble du plan d’eau à la recherche des meilleurs angles de vent et des conditions de mer les plus propices à la glisse. L’envolée des spis multicolores échelonnés du cap des Mèdes au cap Bénat, sur une rade éclaboussée de soleil et moutonnant sous la brise, restera l’image forte de cette onzième semaine de Porquerolles.

21 milles dans la brise
Bien calé dans l’axe de la rade d’Hyères, le vent d’est établi depuis les premières heures du jour aura tenu en force comme en direction tout au long de ce samedi. Les trois groupes IRC ne se sont guère fait prier pour s’élancer dès 11 heures en direction du Cap Bénat pour un aller et retour de 21 milles théoriques sur une mer hâchée par un clapot fort désordonné. Seuls les 12 M JI, en limite de tolérance au vent, ont préféré proposer au Comité de course de disputer un parcours banane afin de ne pas risquer la casse dans les phases les plus ventées du parcours. Les "petits" IRC 3 affichaient une nouvelle fois impatience et nervosité lors de la procédure de départ, au point de provoquer un rappel général. Les grands IRC avaient tôt fait de mêler leurs gréements gités à c eux de leur prédécesseurs, avant de les doubler sans coup férir bien avant la mi-parcours. Le vent qui tournait légèrement à droite favorisait un moment les concurrents partis croiser sous les Mèdes.

Le TP 52 devant…
Paprec Recyclage, le grand TP 52 de Stéphane Névé poursuit avec bonheur sa mise au point. Porquerolles lui a permis d’expérimenter tous les régimes de vent, et force est de constater que le vent fort et les creux d’1,50 mètre et plus ne limitent en rien ses performances. Il boucle le parcours côtier en un peu plus de 2 heures, reléguant l’autre proto "vedette" de la compétition, le GP 42 "Near Miss" à plus de 12 minutes. Ce dernier se relance pourtant avec brio en repoussant au delà de ses handicaps la flotte des poursuivants.Il reprend ce soir sa place de dauphin de Paprec. Le X 41 "Magician" (à Jacques Bureau), hier encore second du général, termine 8ème du côtier à plus de 30 minutes. Le Marseillais Jean Pierre Dreau sauve les meubles en plaçant son Grand Soleil Lady First en troisième position d’une manche sportiv e, musclée et totalement débridée. Peu de bouleversement lors des deux parcours banane à suivre. Le suisse Luigi Balestra (Ker 39 Maluba), régulier à la 4ème place des trois manches du jour, grimpe sur la troisième marche du général.

Geranium Killer décisif!
Habitués des podiums Porquerollais, Charles Méténier et son équipage du A 40 RC Geranium Killer a lui aussi joué à fond sa carte dans les conditions relevées du jour. En remportant le côtier et un parcours banane, il fait de nouveau valoir ses ambitions et détrône l’ex leader du général, Sayann 2 (First 40,7 à Cyril Baillie). Relégués en 7ème position du côtier, Glenn Ellen V et Dominique Tian ne lâchent rien, qui bouclent les 21 milles du parcours trois petites minutes seulement derrière Geranium Killer, avant de se classer premier et second des parcours à suivre. Georges Asperti attendait la brise avec impatience ; il prend la troisième place de cette longue manche, démontrant non seulement tout le potentiel de son J 122 "J Lance IV" dans la mer formée mais aussi la qualité d’un équipage malheure ux hier dans ses choix stratégiques. Insuffisant toutefois pour prétendre tutoyer les First 40,7 Sayann 2 et Spirit of Ad Hoc pour les accessits.

L’envolée de Tchin Tchin
Malgré un petit faux pas lors de la seconde course du jour, Tchin Tchin, le A 35 à Jean Claude Bertrand semble avoir fait le trou au classement général des IRC 3. Il devance en effet ce soir de 14 points un autre A 35, Alhena 3 et les hommes de Jérôme Beltram qui vont devoir jusqu’au bout batailler avec François Alicot et son Sun Fast 3200 "Zulu" pour le fauteuil de dauphin.

Ils ont dit :
Stéphane Névé, "Paprec Recyclage" (TP 52): "Nous avons cassé quatre écoutes, preuve qu’il y avait un peu de tension dans le gréement. C’était une belle journée de vitesse et nous avons marché à plus de 17 noeuds. Nous découvrons le bateau avec toujours autant de plaisirs. Naviguer dans 18 à 22 noeuds de vent nous a procuré de nouvelles sensations vraiment très plaisantes. Bien sûr, nous nous sommes vite retrouvés seul en tête lors du parcours côtier, mais nous avons sur un répétiteur sur le pont les polaires de vitesse idéales du bateau qui s’affichent à côté de notre vitesse réelle, et le jeu consiste pour nous à nous étalonner sur les meilleures performances du voilier. On est resté concentré pour trouver les bons angles de vent et c’est pourquoi nous sommes partis sur la gauche du plan d’eau. Le TP 52 est vraiment un voilier étonnant. Nous avons choisi de naviguer à 15 puisque nous n’avons pas de limitation de poids en IRC, et dans le vent soutenu, il y a vraiment du boulot pour tout le monde."

Jean Paul Mouren, "Lady First" (Grand Soleil) ; "Mieux qu’à Antigua! Beaux parcours, belles conditions, beau comité de course. Nous avons pris beaucoup de plaisirs à naviguer. Nous ne faisons pas trop de bêtise et nous maintenons ainsi notre standing au classement général…"

Dominique Tian : "Glenn Ellen V" (A 40 RC) ; "C’est toujours avec plaisir de naviguer ainsi face à nos concurrents méditerranéens ; ce groupe IRC est vraiment compétitif et cette journée ventée semble avoir tourné à notre avantage. Le bateau est facile, passe superbement dans la mer et descend très vite au portant. Il y a eu des moments très chauds à Bénat, d’abord parce que le vent accélérait avec les effets de pointe, et parce que notre flotte y a croisé les IRC 3 qui envoyaient leur spi. Autant nous étions un peu déçus jeudi, autant nous sommes heureux aujourd’hui."

Oliver Krauss, "Spirit of Ad Hoc", (First 40,7) ; "On se bagarre comme des chiffonniers avec les 40,7. Nous réalisons une bonne journée avec un superbe parcours côtier. Il fallait rester concentré aux réglages lors des longs bords de près car nous avons pratiquement tout fait en bâbord. Je suis chargé de la grand voile et j’essaie d’aider les jeunes du bord…"

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Deuxième journée du Grand Prix de l’Ecole Navale

Jour 2
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Une journée comme tout régatier peut en rêver. Du vent, suffisamment pour avancer sans difficulté, mais pas trop. Des options à jouer en fonction des bascules du vent, des effets de côte et du courant. Et du soleil pour paresser en attendant le vent ou réchauffer les corps entre deux manches… Quoique ! Au vu du rythme proposé par les trois comités de course, les concurrents n’auront jamais eu très longtemps à attendre avant d’enquiller une autre manche.

Open 5,70 : le choix radical de gauche
On a pu voir ainsi quelques très jolis départs, comme celui de l’équipage de Henri de Thore qui faillit passer en revue toute la flotte des Open 5,70 en bâbord amure, avant de se raviser et glisser en dessous de tout ce joli monde en position favorable à la bouée. Dans cette première manche, les concurrents partis sur la gauche du plan d’eau creusaient un écart conséquent sur le reste de la flotte. Frédéric Beauvillain, sur Yucca Voiles, faisait montre d’une belle vitesse et d’une jolie maîtrise tactique, même s’il devait céder la première place à la bouée au vent à deux autres concurrents qui avaient eu l’audace d’être encore plus radicaux dans le choix de la gauche du plan d’eau. On le sait : en régate, le plus souvent, le mieux est l’ennemi du bien. Mais il arrive parfois qu’il faille faire des choix osés pour espérer l’emporter. C’est ce que décidaient Laurent Iturbide (Petit Moustic) comme Erik Monjalous (Phantasmic) pour s’emparer des deux premières places à l’issue du premier bord de près.

Longtzee : un Tabarly, ça va…
Erwan Tabarly apprend vite, on le savait… Mais quand il embarque son frère Yannick, le duo devient vite irrésistible et le reste de la flotte n’a pu que constater les dégâts. Vitesse impressionnante, trajectoires au cordeau, manœuvres fluides, l’équipage d’Athéma ,où officiait aussi Vincent Biarnes, a dominé les deux premières manches avec autorité. Erwan qui cherchait un complément à la navigation en solitaire en Figaro avouait qu’il était venu pour progresser dans les navigations au contact. Manifestement, l’élève retient bien ses leçons.

J80 : le facteur n’a sonné qu’une fois
En J80, l’équipage de Feed J skippé par François-Xavier Drogou a failli créer la surprise dans la deuxième manche. Parti en solitaire à droite du plan d’eau, il bénéficiait visiblement d’une meilleure pression et d’une veine de courant favorable qui le plaçait très largement en tête de la flotte. Malheureusement, une mauvaise appréciation des angles aux allures de près, le faisait virer de bord bien au delà du bord du cadre, qui symbolise la route directe sur l’autre bord pour rejoindre la bouée au vent. Résultat de l’opération : ce qu’on appelle en jargon de régatier, le bord du facteur, celui que l’on prend tout seul à rebrousse-poil de l’avis de l’ensemble de la flotte, n’a pas payé autant qu’il aurait dû. Alors qu’il aurait pu passer en tête avec une marge confortable, l’équipage de Feed J se faisait voler la vedette par Interface Concept (Jean-Charles Moriceau) et Gan’Ja (Luc Nadal) au prix d’une arrivée bâbord audacieuse sur la marque au vent.

Laser SB3 : England rule the waves
Avec l’arrivée des Laser SB3 sur le port de Morgat, la petite station balnéaire a pris des airs de Cornouaille britannique. Le très fort contingent anglo-saxon a pris ses aises, ne laissant que la portion congrue aux deux seuls équipages français engagés dans la compétition. Visiblement, il doit exister une période d’adaptation nécessaire avant de trouver toutes les manettes de ce gros dériveur…

Open 650 : la rentrée de la classe
En 2008, à l’occasion du Grand Prix de l’Ecole Navale, les concurrents des différentes séries Mach 6,50, Open 6,50 et K650 avaient demandé de pouvoir être classé ensemble de manière à étoffer une flotte qui, divisée en trois série, n’offrait que peu de possibilités de confrontation. Depuis l’idée a fait son chemin et les coureurs ont pris l’habitude de naviguer de conserve… Petit à petit, l’idée d’une jauge commune progresse et même si tout n’est pas encore formalisé, les adeptes de cette taille de sportboats n’envisagent pas de laisser passer l’opportunité de continuer à rapprocher leurs points de vue pour maximiser leur plaisir sur l’eau. Plus on est de sages, plus on rit… Pour cette première journée de course, les deux Mach 6,50 d’Yves Le Blevec (Actual Interim) et Manuel Guedon (Canal + l’équipage) ont dominé les débats. Demain, le vent devrait être plus soutenu et pourrait bousculer cette hiérarchie.

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Deuxième journée dans le vif du sujet

Jour 2
DR

Pressés d’en découdre, les 70 voiliers gagnaient hâtivement la zone la plus exposée de la rade d’Hyères où un parcours de type banane long d’1,6 mille les attendait. Les quatre groupes en lice, 12 M JI, IRC 1, IRC 2 et IRC 3 allaient enchaîner sans pause sandwiches, 3 manches dans un joli flux établi entre 12 et 15 noeuds, soit le régime de vent le plus apprécié des coureurs et de leurs machines. Plus de pression dans les voiles était aussi synonyme d’une plus grande nervosité sur l’eau et phases de départ, passages de bouées et affalages de spis donnaient lieu de par et d’autre de la rade à de spectaculaires affrontements. Les ténors d’hier ont, dans ce contexte, vu leur superbe âprement contestée.  Si Stéphane Névé et son TP 52 Paprec Recyclage a plutôt consolidé son avance en IRC 1, la hiérarchie dans son sillage s’est trouvée considérablement bousculée, les outsiders d’hier s’emparant des premiers rôles. Scenarii identiques chez les IRC 2 et 3 où les postulants aux podiums semblent ce soir clairement identifiés, laissant augurer de sévères empoignades jusqu’à la remise des prix dimanche soir.

Paprec recyclage, mieux qu’hier…
…Et probablement moins bien que demain, tant les hommes de Jean-Luc Petithuguenin et Stéphane Névé semblent progresser à chaque manche. Le régime d’est modéré qui leur était aujourd’hui proposé a comblé d’aise les 13 hommes d’équipage qui arboraient de course en course et de victoire en victoire un sourire chaque fois plus éclatant. Il faut dire que dans la lutte presque fratricide qui les oppose à l’autre représentant d’une série tout aussi élitiste que les TP 52, le GP 42  Near Miss de Franck Noël, les écarts enregistrés en faveur du grand Paprec Recyclage n’ont fait qu’augmenter au gré des manches, laminant irrémédiablement le handicap de jauge au bénéfice des bretons. Avec trois victoires claires et incontestables, Névé marque les esprits et peut sérieusement entrevoir un triomphe dominical. Aux irradiant faciès des hommes de Névé l’équipage de Near Miss opposaient la mine plus renfrognée des marins à qui rien ne sourit. Troisième, sixième et…. dixième des courses du jour, le joli monocoque signé Farr cède ce soir le pas à deux voiliers de série, le X 41 "Magician" à Jacques Bureau, et le Ker 39 Malouba du Suisse Luigi Balestra. Derrière l’insatiable Paprec Recyclage, la lutte est ouverte pour les accessits, trois points séparant les principaux postulants aux places d’honneur. A noter la belle seconde place lors de la dernière course du jour du proto "Non Ti Fair mi mai" de Nicolas Fauroux et à bord duquel officie Bertrand Pacé.

Avantage Firsts 40,7 en IRC 2
Course dans la course, l’affrontement entre Archambault 40 RC et First 40,7 a fait rage toute la journée aux points cardinaux du plan d’eau. Aux mano a mano débridés entre Geranium Killer et Glenn Ellen V ((A 40 RC)) a succédé les bras de fer entre Sayann 2 et Spirit of Ad Hoc (First 40,7). Proches en vitesse et en performance à toutes les allures, ces voiliers se sont toute la journée échangé les places d’honneur, naviguant scotché dans les tableaux arrières des uns et des autres, et prompts à se glisser dans les moindres espaces laissés ouverts lors des passages de bouées. L’homogénéité de la flotte aura ainsi rendu les débats très ouverts et favorisé les empoignades les plus spectaculaires. Cyril Baillie et son Sayann 2 s’octroient la prime à la régularité sur la plus haute marche des podiums du jour, avec deux victoires et une seconde place,  et vire en tête de cette seconde journée de régates. Charles Métenier (Geranium Killer) et Dominique Tian (Glenn Ellen V) ne déplorent qu’un faible retard au général et ne montrent aucune volonté de capituler avant la dernière bouée du dernier bord. Thierry Bouchard et ses Marseillais de Spirit of Ad Hoc ainsi que Yves Ginoux (Lovin It) déplorent ce soir leur manque de régularité. Ils demeurent cependant en position de bien figurer au général.

Le meilleur et le pire…
Les protagonistes du Groupe des IRC 3, les plus petits voiliers engagés à Porquerolles, auront alterné le meilleur et le pire, s’échangeant au gré des courses les places d’honneur. Point de leader incontestable dans ce groupe où Pierre Lacaze tient pour un seul petit point ce soir le haut des classements à bord de son A 35 Nusantara. Le X 35 Alcidia à Guy Nicolas et un autre Archambault 35, le Tchin Tchin de Jean Claude Bertrand pointent à une longueur de ce groupe le plus dense de la flotte de la Semaine de Porquerolles avec les 27 bateaux engagés. Pierre Calvet plaçait hier son A 35 Joia en haut du classement. Le vent plus soutenu du jour lui a, à l’évidence, moins bien convenu puisqu’il n’a pu faire mieux que 8ème, dégringolant à la 7ème place du général.

Un Suisse à Porquerolles
Maintes fois champion du monde en 5,5 M JI, 6 M JI, 8 M JI et 12 M JI, Philippe Durr est un régatier Suisse qui construit des voiliers. Il tient à Porquerolles solidement la barre su 12 m JI "South Australia". A 53 ans, il a régaté depuis 39 ans sur tous les plans d’eau du monde : Suisse, France, Italie, Espagne, Suède, Belgique, Danemark, Angleterre, Liban, Australie, Allemagne, USA.  Sur son Léman natal, il a remporté sept fois le Bol d’Or, dont six en multicoque et gravi onze fois la plus haute marche du podium, en Fireball comme en Toucan ou en jauge internationale. Au total, il cumule dans toutes ces catégories 26 titres internationaux.

Bertrand Pacé sur Equation 50
Discret comme à son habitude le Dunkerquois Bertrand Pacé, grand spécialiste internationalement reconnu de la Coupe de l’America navigue à Porquerolles. Sa silhouette caractéristique se démène à bord de "Non Ti Fair mi mai", le prototype signé fauroux à Olivier Duthoit.
Ce voilier course‐croisière performant et ludique est le premier exemplaire d’une gamme conçue par le cabinet d’architecte Groupe Fauroux.

Ils ont dit :
Bruno Fauroux, "Non Ti Fair Mi mai" (Equation 50) : "Le bateau a peu navigué depuis sa mise à l’eau l’hiver dernier. Nous avons seulement disputé le Tour de Corse. Bertand Pacé est venu nous donner un coup de main non seulement pour la mise au point technique, mais aussi pour travailler à la cohésion de l’équipage qui va disputer la saison en Méditerranée. Le petit temps du début de semaine ne nous a guère favorisé mais nous sommes content de notre navigation. La Semaine de Porqueroles a incontestablement franchi un pallier cette année. La flotte est vraiment très belle et très cohérente et le niveau des équipages est tout simplement impressionnant!"

Stéphane Névé, "Paprec Recyclage" (TP 52) : "Les écarts deviennent intéressants pour nous avec le GP 42 "Near Miss". Ces 12 à 15 noeuds de vent correspondent vraiment au régime idéal du bateau, quelles que soient les allures. Nous avons pris un plaisir énorme à naviguer aujourd’hui. Plus nous découvrons ce bateau, et plus nous l’apprécions."

Benoit Briand, "Near Miss", (GP 42) : "Nous espérons toujours un peu plus d’air pour véritablement lâcher les chevaux au portant. Une journée qui ne nous aura guère été favorable si l’on considère que "Paprec" évoluait vraiment au mieux de son potentiel…"

Bertrand Picot,  "J Lance IV" (J 122) : "Notre bateau aime la brise et à certaines allures, nous n’étions pas loin de notre potentiel ; on n’est pas très loin des 40,7 et c’est vraiment passionnant de régater ainsi au contact…"

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A fond à 800 miles de l’arrivée

ericsson boston 09
DR

Les forts vents d’ouest ou d’ouest-sud-ouest et une mer lisse laissent depuis plus de 24h les Volvo Open 70 pleinement exprimer leur hallucinant potentiel et les compteurs affichent régulièrement des vitesses flirtant avec les 25-30 nœuds.
A bord de Green Dragon, le bateau sino-irlandais de cette édition 2008-2009, qui met les bouchées doubles pour arriver bien placé « at home », le skipper Ian Walker décrivait hier  la situation : « La vitesse des bateaux est bien installée dans les 20 nœuds, parfois, elle monte à 25 avec des pointes à 30 noeuds. Nous faisons une route presque directe sur Galway donc la vie est belle. Ces conditions de navigation sont exactement celles qui me viennent à l’esprit quand on me parle de la Volvo Ocean Race : dures avec de longs surfs dans du gros temps ; et pourtant ce n’est que la 3ème fois que je les rencontre de toute cette course. Cependant, quelque soit le plaisir à être sur le pont, il y a toujours le sentiment diffus que l’on vit sur le fil du rasoir. A la limite du contrôle. Vous êtes presque totalement dépendant du matériel et du travail d’équipe.”
 
Cependant ces conditions « rêvées » sont entrain de s’emballer avec l’arrivée des plusieurs dépressions successives qui vont faire virer au chaos cette parenthèse aussi brève qu’idyllique.  Au menu des prochains jours : 30 nœuds sous grains et une mer formée.
 Côté stratégie, les options étant enfin ouvertes, la course de chevaux de bois de ces derniers jours, conditionnée par le contournement obligatoire d’une vaste zone de protection contre les glaces au large de Terre-Neuve, s’est disloquée.
 
Hier en milieu de journée, deux points de vue différents se sont dessinés. La route Nord, directe mais plus périlleuse avec une mer formée, a remporté les suffrages d’Ericsson 4 accompagné de Green Dragon et d’Ericsson 3, un peu distancés ce matin sur cette trajectoire.
 A quelques 120 milles dans leur sud on retrouve les 4 autres concurrents, Delta Lloyd en tête, bord à bord avec Telefonica Blue, suivis par un autre tandem, Telefonica Black et Puma qui naviguent également à vue et qui ont pris tous les quatre le parti de faire une route certes un peu plus longue pour rejoindre Galway, mais moins casse-bateau.
 
Les relevés de position restent pour l’instant impartiaux entre les deux options, les leaders de chaque groupe, respectivement Ericsson 4 et Delta Loyd sont ce matin 1er et 2ème par rapport au but, à 8 milles de distance l’un de l’autre.
 
A 800 milles de l’arrivée, chacun s’est équipé pour faire face au gros temps. Les casques intégrales sont de sortis, cela va mouiller ! Mais cela reste sans doute la dernière occasion pour ces purs sangs des mers de montrer ce qu’ils ont vraiment dans le ventre.
 
Ce vendredi 22 mai – Positions à 9h (heure française)

1-  Ericsson 4 à 817 miles de l’arrivée
2 – Delta Lloyd à 10 milles
3 – Telefonica Blue à 10 milles
4 – Puma à 28 milles
5 – Telefonica Black à 31 milles
6 – Green Dragon à 43 milles
7 –  Ericsson 3 à 53 milles
 

Classement général Provisoire après 11 manches (sur 17) et le passage de ST John.
 
1-      Ericsson 4 – 84 points
2-      Telefonica Blue – 72,5 points
3-      Puma – 69 points
4-      Ericsson 3 – 58  points
5-      Green Dragon – 46 points
6-       Telefonica Black –33 points
7-       Delta Lloyd – 25,5 points
8-       Team Russia –10,5 points
 
 

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