Accueil Blog Page 1610

Quelques options en attendant la bascule

Puma
DR

Le choix d’une position nord-est a brièvement bénéficié à Telefonica Blue qui a partagé cette nuit  le leadership avec Puma en distance par rapport au but. Ce bénéfice pourrait être de courte durée car si le vent bascule à droite comme on doit s’y attendre, occuper le front gauche de la troupe ne devrait pas être d’un grand secours. Un point de vue que doit également envisager Green Dragon.
 
Les 7 concurrents restent cependant suffisamment groupés pour pouvoir rattraper des options hasardeuses et rentrer dans le rang. En effet, les 3 premiers, dans l’ordre Puma, Ericsson 4 et Telefonica Blue ne sont séparés que de deux milles en distance par rapport au but.  Et le plus nordiste des VO 70, Telefonica Blue n’est qu’à 10 milles au nord du plus sud de ses adversaires, Ericsson 3.
 
Quelques soient leurs positions sur l’échiquier, les équipages progressent toujours au près à des vitesses entre 15 et 17 nœuds, dans des vents modérés passés hier soir au secteur Nord-Est. Pour garder cette cadence, effort, vigilance et un peu d’humour sont de rigueur.
 
Les équipages sont actuellement au large du nord de l’île de Bornéo. Si la vitesse des bateaux se maintient à une quinzaine de noeuds, la flotte devrait arriver dans le sud de Palawan, la première des 7 107 îles de l’archipel des Philippines demain matin.
Le Comité de Course vient de notifier aux concurrents qu’ils ont ajouté un nouveau point de passage sur ce parcours de 2 500 milles, à 100 milles dans l’ouest de Manille. Cette  nouvelle donne devrait faire tourner à fond les ordinateurs des postes de navigation pour jouer au mieux avec  les données météo du moment et les forts courants sur zone.

A bord de Puma, le VO 70 battant pavillon américain, Rick Deppe soulignait que ce 20 janvier va être marquée par l’intronisation du nouveau président des Etats Unis qui sera déjà en place depuis une semaine lorsque l’équipage arrivera en Chine.  Deppe ajoutait également dans son mail de ce matin que  l’équipage de Team Russia lui manquait, un sentiment partagé par l’ensemble de la course.

Classement ce mardi 20 janvier à 8h Paris
 
1 – Puma à 1 939 milles de l’arrivée (Qingdao – Chine)
2 – Ericsson 4 à 1 mille du leader
3 – Telefonica Blue à 2 milles
4 – Telefonica Black à 15 milles
5 – Ericsson 3 à 16 milles
6 – Delta Lloyd à 21 milles
7 – Green Dragon à 24 milles
8 – Team Russia – DNS

- Publicité -

Desjoyeaux sort du Pot, Guillemot remonte

Marc Guillemot - Safran
DR

Qui aurait imaginé un tel scénario au départ des Sables d’Olonne le 9 novembre 2008 ? Alors, qui peut prétendre croire qu’il ne va plus rien se passer sur les plus de 3 000 milles encore à parcourir pour le leader, Michel Desjoyeaux ? Même le skipper de Foncia qui mesure ses propos à chaque vacation radio en expliquant ce que les prévisions météorologiques annoncent pour établir le synopsis des heures à venir, n’avait pas dans son escarcelle un tel arrêt buffet ! La Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) n’était pas à sa place, n’avait pas édicté sa venue aussi Sud, n’avait rien laissé entendre quant à sa nature et sa perfidie… En moins de 24 heures, Michel Desjoyeaux s’est vu retirer plus de 150 milles par son poursuivant direct, Roland Jourdain (Veolia Environnement) et a perdu du terrain sur toute la flotte, à l’exception de Samantha Davies (Roxy) ! Avec une journée à moins de 150 milles, le premier solitaire n’a pas été à la fête dans ces calmes aussi prenants qu’imprévisibles, mais à midi ce mardi, il avait déjà retrouvé, et sa verve, et sa vitesse de croisière : douze nœuds…

La peau de l’ours…
En passant la ligne de changement d’hémisphère à 6h 15′, Michel Desjoyeaux n’aura donc mis que 15 jours 02 heures et 04 minutes pour traverser l’Atlantique Sud, du cap Horn à l’équateur, et au compteur, il possède une avance de 21 heures sur le temps de référence établi quatre ans plus tôt par Vincent Riou. Et il lui restait quatorze jours pour rallier les Sables d’Olonne, à 3 200 milles de son étrave pour améliorer le temps du tour du monde en solitaire en monocoque : Michel Desjoyeaux doit pour cela arriver avant le 4 février à 23h 49′ 55”… Mais même si parfois la phrase a des relents de leitmotiv obsolète, la victoire n’existe que quand la ligne d’arrivée est derrière l’étrave. Certes il y a peu de chance que le natif de Port la Forêt cherche à ” sauver son âme ” comme Bernard Moitessier en 1969, route vers Tahiti, mais avec 12% de marge sur son dauphin, le challenge n’est pas encore acquis en gardant en mémoire que les bateaux (et les marins & les marines) ont déjà 20 000 milles sous le bulbe de quille ! Sans jouer les oiseaux de mauvais augure, les souvenirs de monocoques démâtés, de quilles perdues et même d’abordage à quelques dizaines de milles d’une arrivée, ne sont pas si lointains lors des courses précédentes…

La valse brésilienne…
Quant au podium, il y a de quoi rester prudent ! Voilà un Marc Guillemot (Safran) qui a fait une jolie figure de style pour enrouler Samantha Davies au large de Rio de Janeiro… Ce n’est pourtant pas encore le carnaval, mais la Britannique a bien vu défiler le bordé gris du Trinitain qui a profité des brises portantes liées à une dépression brésilienne. Mais derrière se niche un anticyclone de Sainte-Hélène qui ne va pas faciliter la remontée vers l’hémisphère Nord du couple franco-britannique ! Du près, du vent de Nord à Nord-Est, une brise de 20-25 nœuds jusqu’à la latitude de Salvador de Bahia : avec sa position plus à l’Est, la jeune skippeuse pourrait recroiser devant l’étrave de Marco… Y a du match ! Et derrière aussi entre la troïka : les brises de secteur Sud-Ouest ont permis à Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) d’être le plus rapide de la flotte pour distancer légèrement sa compatriote Dee Caffari (Aviva) tandis qu’Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) n’a pu attraper ce régime et a ainsi laissé filer des milles sans rien pouvoir faire… Impitoyable ciel argentin !

Si des changements de hiérarchie sont donc encore d’actualité de la tête au milieu de la flotte, il ne semble plus possible que les écarts entre les trois groupes suivants soient réduits à portion congrue : Steve White (Toe in the water), cap-hornier depuis lundi soir, n’a plus qu’un Atlantique à remonter, alors que l’Américain Rich Wilson (Great American III) peut enfin glisser dans du vent de Nord-Ouest 25-30 nœuds vers le cap Horn, distant de 1 300 milles. Quant au duo Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), il bataille toujours dans les miasmes d’un anticyclone pacifique par 45° Sud ! Heureusement, ces hautes pressions vont générer un flux de Sud-Ouest dès mercredi d’une vingtaine de nœuds, de quoi passer la porte des glaces Pacifique Ouest et viser l’ultime porte Pacifique à 1 200 milles de là…

Voix du large…

Michel Desjoyeaux (Foncia) , à la vacation du jour « Hier c’était un calme olympien, nous voilà aujourd’hui dans les montagnes russes. J’ose espérer être sorti du Pot au Noir… La mer est bien soutenue, le vent souffle autour de 25 nœuds. On est dans le vif du sujet. Ça penche toujours autant et il fait vraiment chaud. D’après les dernières photos satellites, le grain est derrière moi et c’est le dernier gros rond identifié. Au dernier classement, Bilou ne me menace pas, il est encore dans des zones de vents pas très établis. Quand il va passer le Pot au Noir, je serai déjà dans les alizés à vitesse régulière. Je n’ai pas trop à m’inquiéter. J’ai un matelas de milles conséquents avant les Açores. »

Arnaud Boissières (Akena Veranda), à la vacation du jour : « Depuis quelques heures, il se trouve que j’ai des conditions plus chaudes, dans tous les sens du terme. Le thermomètre est bien remonté, il fait environ 25°C. Puis, il y a le bateau qui tape. On a moins de vent qu’hier mais toujours autant de mer. Une mer transversale, avec des vagues de 3 à 4 mètres. Les conditions au reaching sont musclées. On est plutôt malmené mais je pense que le calme va revenir d’ici quelques heures. Pour mon 72ème jour de course, ce qui me manque ? Je dirais : un solent pour aller plus vite et des huîtres d’Arcachon… »

Roland Jourdain (Veolia Environnement), à la vacation du jour : « Il fait beau et chaud vers le Brésil. Mich (Desjoyeaux) vient de redémarrer alors que je n’ai pas encore été arrêté par le Pot au Noir. Je regarde les images satellites et les prévisions. Mais, comme les masses nuageuses se déplacent plus vite que nous, on est obligé de remettre le boulot sur la table. Il y a toujours un petit côté loterie. Je ferai un bilan à la sortie, même si j’espère qu’il me sera favorable. Je ne sais pas encore si je vais prendre la même route que Mich. Il reste des choses à faire pendant les intermédiaires. Soit j’utilise les grandes distances pour le contourner, soit j’utilise les petits temps. J’ai toujours l’espoir de revenir. »

Classement de 16h00 : 
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3162,9 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 315,9 milles du premier
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1032,8 milles
4- Marc Guillemot (Safran) à 1910,7 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 1925,8 milles
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2539,8 milles
7- Dee Caffari (Aviva) à 2624,2 milles
8- Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à 2698,6 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 3699,2 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5157,8 milles
11- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6884,8 milles
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6895,1 milles

- Publicité -

Cousin Trestec autour du monde !

Trestec - Coville
Trestec - Coville

Sur son multicoque équipé de cordages Cousin Trestec, Thomas Coville vient de boucler son tour du monde en solitaire à Brest le samedi 17 Janvier. Le navigateur retrouve la terre ferme après 59 jours et 20 heures de mer, l’une des meilleures performances de l’histoire.

Les employés de Cousin Trestec viennent de vibrer pendant deux mois, en suivant quotidiennement la progression de Thomas Coville sur les trois océans du globe. Sur son multicoque équipé des cordages fabriqués dans l’usine de Wervicq-Sud près de Lille, il s’est d’abord battu contre d’importantes dépressions dans l’Océan indien, a slalomé au milieu des icebergs dans le Pacifique, avant le sprint final sur l’océan atlantique. Grâce à son talent de navigateur, et à la vitesse de son multicoque, il est allé au bout de son défi. Les cordages du bateau ont été mis à rude épreuve, mais Thomas Coville n’a pas rencontré le moindre problème avec ses bouts. Il a pu compter sur un équipement compétitif et fiable, résultat de sa collaboration avec les ingénieurs de Cousin Trestec toute l’année. Pendant ces deux mois, Thomas Coville a tenu à partager avec les salariés de l’entreprise nordiste, comme avec tous ses autres partenaires, sa tentative de record. Entre ses analyses météo, ses décisions stratégiques, et ses réparations périlleuses, le navigateur leur a fait vivre au jour le jour les dessous de cette aventure humaine unique. Et la collaboration entre Thomas Coville et Cousin Trestec ne s’arrête pas là, on sait déjà que les cordages français équiperont le bateau du navigateur dans ses prochains défis.

Source : Cousin Trestec
www.cousin-trestec.com

- Publicité -

Grands écarts avant le Pot au noir

Michel Desjoyeaux
DR

Ils vont bientôt cesser de naviguer la tête en bas, pouvoir regarder les siphons de leur évier se vider dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, voir le soleil de midi dans leur sud. Toute une série de détails qu’ils avaient finis par oublier depuis deux mois qu’ils se promènent dans l’hémisphère austral. Le passage de l’équateur, s’il a un caractère symbolique évident annonce surtout l’une des deux dernières difficultés à négocier avant l’arrivée en Vendée. Il y a fort à parier que les navigateurs du Vendée Globe sont plus préoccupés par les caprices du pot-au-noir que par le fait de voir à nouveau les chiffres des latitudes croître à nouveau sur leur compteur. D’autant que celui-ci s’annonce hors norme cette année : positionné usuellement aux abords du 5ème ou 6ème degré nord, il semble s’étendre jusqu’aux limites de l’hémisphère sud et manifeste un caractère anormalement actif aux longitudes de la flotte sur le chemin du retour. Il reste que le matelas que chacun des trois premiers possède sur son poursuivant immédiat devrait leur permettre de gérer ce passage sans trop d’inquiétudes. Il s’agira plutôt d’être prudent, de ne pas se faire piéger par une brusque montée des vents sous un grain, accepter de perdre quelques milles en jouant la sécurité plutôt que la gagne.

Steve White approche du Horn
Ce qui disparait peu à peu du quotidien des solitaires, ce sont ces écarts de route forcés qu’ils ont subi dans les mers du sud quand, emporté par une vague un peu plus puissante que les autres, le bateau partait en survitesse et finissait sur la tranche… Les petits écarts de conduite restent dans l’ordre du plus que raisonnable, quand on fait une entorse à son régime ascétique pour s’offrir un verre d’une bonne bouteille où que l’on abandonne les règles monastiques qui président aux journées pour s’offrir une petite douceur, telle la tablette de chocolat retrouvée par hasard au gré d’un rangement du bateau. Restent sûrement quelques écarts de langage quand tombe un classement particulièrement décevant où que l’on a raté une manœuvre pourtant répétée cent fois… La course au large suppose aussi quelques petites contrariétés. Toujours pas d’écarts significatifs en tous les cas, entre Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Brian Thompson (Bahrain team Pindar) et Dee Caffari (Aviva). Ces trois-là vont avoir des histoires à se raconter dans les bars de La Chaume et nul doute qu’ils sauront trouver le langage adéquat pour le faire. Steve White (Toe in the water) s’apprête, quant à lui, à faire route vers le nord après le passage du Horn. Enfin, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) ont trouvé la vitesse de croisière qui convient à leur navigation collée-serrée. Pour eux, le Horn est encore loin. Quand ils franchiront le Cap Dur, il y a de fortes chances que le Vendée Globe ait déjà consacré son nouveau roi. Un océan d’écart, c’est parfois un monde.

Classement à 5h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3376,9 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 494,6 milles du premier
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1119,2 milles du premier
4- Sam Davies (Roxy) à 1943,8 milles du premier
5- Marc Guillemot (Safran) à 2100,7 milles du premier
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2814,3 milles du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2873,3 milles du premier
8- Dee Caffari (Aviva) à 2891,8 milles du premier
9- Steve White (Toe in the water) à 3839,6 milles du premier
10- Rich Wilson (Great American III) à 5278,2 milles du premier
11- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6971,5 milles du premier
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6976,4 milles du premier

- Publicité -

Au large de côtes malaysiennes de l´île de Bornéo

Puma
DR

Navigant à une dizaine de nœuds en fil indienne dans des vents médium de secteur nord, les concurrents de la Volvo Ocean Race emmenés ce matin par Puma et Ericsson 4 actuellement bord à bord, continuent leur progression au large de l’île de Bornéo, dont la partie nord fait partie du territoire national malaysien à l’exception de la petite enclave de l’état du Brunei.
 
Ralentis peu après le départ par un sac plastic enroulé autour d’une dérive de leur VO 70 et dont ils se sont débarrassés grâce à la classique manœuvre d’une pseudo marche arrière, les hommes de Telefonica Blue ont rapidement retrouvé de la vitesse et pointent ce matin en troisième position.
 
Ericsson 3 et Telefonica Black sont relevés actuellement à 4 milles dans le sillage de Telefonica Blue, avec Delta Loyd dans leurs tableaux arrière.
 
Green Dragon pour une raison encore inexpliquée, semble perdre un peu de terrain au fil des pointages et ferme la marche à 9 milles du leader Puma.
 
La course est pour l’instant une question de vitesse pure car peu d’options sont encore envisageables à ce stade de cette étape de 2 500 milles entre Singapour et Qingdao en Chine.
 
Classement ce lundi 19 janvier à 8h Paris :
 
1 – Puma à 2 251 milles de l’arrivée
2 – Ericsson 4 à 0 mille du leader
3 – Telefonica Blue à 1 mille
4 – Ericsson 3 à 5 milles
5 – Telefonica Black à 5 milles
6 – Delta Lloyd à 6 milles
7 – Green Dragon à 9 milles
8 – Team Russia – DNS

ERRATUM : Ce n’est pas Ericsson 3 qui a reçu en pénalité le retrait de 3 points pour avoir changé ses deux safrans au départ de Singapour, mais Telefónica Black. Le second équipage du team espagnol conserve néanmoins sa 6ème place au général provisoire avec un total de 19 points.
 

- Publicité -

En approche de l’équateur

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR

Le pot-au-noir va-t-il faire payer à Desjoyeaux sur la remontée de l’Atlantique la clémence qu’il a eue pour lui dans la descente ? Ce ne serait que justice pourrait soutenir ses adversaires. Un coup de pouce météo qui ferait évidemment les affaires de Roland Jourdain (Veolia Environnement) renvoyé ces derniers jours de 230 à 500 milles de retard à cause d’alizés erratiques. Scotché à 1,1 nœud au pointage de 16h00, Michel Desjoyeaux (Foncia) concède plus de 10 nœuds d’écart avec son premier poursuivant. La faute à un pot-au-noir anormalement sud pour la saison avec les premiers grains dès la latitude 2°S. Mich’ Desj’ qui aurait dû couper l’équateur aujourd’hui devra du coup attendre au mieux demain avant de fêter son retour dans l’hémisphère Nord. Jourdain peut donc croire que la roue tourne. Le meilleur scénario pour lui serait d’ailleurs que le pot-au-noir remonte à sa place habituelle (entre 4°N et 8°N) en accompagnant Desjoyeaux. Ce qui est tout à fait possible… Réponse dans les 48 heures !

Plus au sud, en troisième position, Armel Le Cléac’h (Brit Air) ne profite pas non plus d’alizés bien établis et remonte plein nord à moins de 10 nœuds. Une situation qui pourrait bénéficier non seulement à la quatrième Samantha Davies (Roxy), mais surtout à l’actuelle cinquième, Marc Guillemot. Le skipper de Safran déboule à pleine vitesse dans l’Atlantique Sud et ne pointe plus qu’à 125 milles de la Britannique et 1000 milles de Le Cléac’h. Or, ces trois concurrents ayant obtenu des bonifications de temps pour leur assistance auprès de Yann Eliès ou Jean Le Cam – 82 heures pour Guillemot, 32 heures pour Davies et 11 heures pour Le Cléac’h – l’avance de 1000 milles de Le Cléac’h sur Guillemot le situe à portée de fusil du skipper trinitain. 71 heures d’écart correspondant à peu près à 750 milles sur l’eau. A trois semaines de l’arrivée, Marc Guillemot peut donc légitimement ambitionner le podium final de ce Vendée Globe. Ce qui serait une performance inouïe pour un concurrent ayant fait deux escales pour réparer son rail de mât et qui navigue en permanence avec au mieux deux ris dans sa grand-voile !

Classement de 16h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3337 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 416 milles du premier
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1066 milles
4- Sam Davies (Roxy) à 1883 milles
5- Marc Guillemot (Safran) à 2008 milles
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2703 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2780 milles
8- Dee Caffari (Aviva) à 2792 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 3763 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5212 milles
11- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6916 milles
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6921 milles
RDG Vincent Riou (PRB), 3e.
(30 concurrents au départ. RDG = réparation accordée par le jury)

- Publicité -

La Compagnie du bain : révolution sur les plages.

Compagnie du bain
Compagnie du bain

Ce produit haute technologie va révolutionner les loisirs aquatiques et transformer l’ambiance de nos plages…. Fini les journées à scruter l’Océan, les lacs Alpin ou Jurassien, la méditerranée un jour de mistral, ou la piscine du jardin, sans oser mettre de pied dans l’eau, grâce aux combinaisons « Vireau» (c’est le nom que Denis Virot, créateur-dirigeant de la société, a donné à son invention), c’est promis, les plus frileux affronterons désormais une eau à 16 degrés, en oubliant toute sensation de froid. 

Ce projet a démarré il y a 6 ans à partir d’une observation simple basée sur l’inexistence de solutions ou d’offres adaptées pour se baigner confortablement quand la température de l’eau se situe entre 16 et 22 degrés. En été, ceci est très fréquent le long des côtes françaises, au bord des lacs mais aussi dans les piscines extérieures.

Les combinaisons de bain Vireau apportent une véritable innovation tant au niveau de leur conception que de leur utilisation. La fonction première de ces vêtements de bain est de faciliter la nage en eau fraîche (16 à 20°C) grâce à une protection thermique permettant de gagner de 4° C (réel) à 10° (ressenti, c’est-à-dire selon la sensibilité) dans l’eau. La technicité vient de la composition de la matière mise au point, pour la fabrication des combinaisons Vireau. Elle  est constituée d’une couche isotherme thermocollée entre deux couches de polymères indémaillable (tissu maillot de bain). Cette nouvelle matière procure un vrai confort de chaleur mais aussi d’utilisation et de mouvement, car elle est à la fois très légère, agréable au touché, parfaitement souple et imperméable, tel une seconde peau. D’un point de vue esthétique, elle possède un véritable atout puisque étant recouverte d’un tissu de maillot de bain, elle permet de décliner d’innombrables collections, au gré de l’imagination des stylistes qui collaborent avec La compagnie du Bain.

Les « Vireau » sont actuellement proposés à la vente via Internet sur www.la-compagnie-du-bain.com.
Ces combinaisons qui ont fait leurs premières apparitions sur les plages de Bretagne en Août 2008, se trouveront en boutiques spécialisées dès le printemps 2009 !

Enfilés en une minute sur la plage, par-dessus le maillot de bain, les Vireau offrent un grand confort de baignade et permettent à chacun de retrouver sans frissons les bienfaits de l’immersion dans l’eau.

Denis Virot : « La compagnie du bain s’inscrit dans une dynamique, un échange, un amour de la mer et une prise de conscience des bienfaits de l’eau. C’est pourquoi, j’ai imaginé le premier maillot de bain seconde peau isotherme et tendance, qui soit un véritable lien entre la plage et la mer. Mon ambition est de révolutionner les loisirs aquatiques et de permettre à tous l’accès à l’eau (entre 16 et 20°C). »

Source : La Compagnie du Bain

- Publicité -

Tour du monde en 59 jours pour Thomas Coville

Arrivée de Thomas Coville à Brest
DR

Après 28 125 milles autour du monde en solitaire, en trimaran, Thomas Coville amarre son oiseau de 32 m au port de commerce de Brest. « J’ai ramené le bateau, » murmure-t-il, les yeux fermés en serrant fort dans ses bras Joseph Bougro. « Tu as fait davantage que ça, » lui assure le fondateur de Sodeb’O, son sponsor. Sur le voilier, les yeux d’une fillette pétillent. Ils racontent son admiration pour le marin. Pour son papa. Thomas Coville est revenu d’un voyage aussi formidable que terrible. L’émerveillement de l’enfant est celui de tous ceux qui ont suivi son périple.

Les micros se tendent vers le skipper aux yeux rougis par l’épuisement. C’est déjà le moment où il faut livrer ses tripes, résumer en quelques secondes deux mois passés en mer. « J’ai tout donné, je n’ai pas lâché une minute, dit-il avant qu’un nœud n’entrave sa gorge. J’étais parti pour le record et ça, je n’ai pas réussi à le faire. » Il faut déjà répondre à la question suivante. Coule une larme. De ses mains cabossées, le marin finit par l’essuyer. Peut-on lire sur les mains les efforts qu’il a dû consentir ? Simplement une évocation. Quand aux embrassades avec les proches succèdent les poignées de main, Thomas doit s’excuser : ses pognes sont tellement amochées qu’il ne peut pas serrer fort.

Encore des questions. Pour répondre, Thomas ne regarde pas ses congénères mais le ciel et son multicoque. « J’ai vécu quelque chose de fort avec ce bateau, une osmose totale, c’est rare. Il a été exceptionnel dans ses réactions, dans son comportement. C’est inimaginable. Il est hyper sain au portant. J’ai engagé dans l’eau jusqu’à la moitié du trampoline et il est ressorti. Jamais il ne m’a déçu. » Le skipper ne tarit pas d’éloges sur son alter ego et esquive adroitement chaque compliment. « Je suis content de voir le bateau en bon état, observe Benoît Cabaret, l’architecte de Sodeb’O, mais c’est le bonhomme, plus que le bateau qui m’impressionne. » Pourtant, Thomas sait que le trimaran a beaucoup encaissé, qu’il y a des fissures à l’intérieur. « Le bateau est cabossé, moi aussi. » De l’extérieur, on ne devine rien. Jusqu’à la ligne d’arrivée, à l’entrée du chenal de Brest, le skipper est resté concentré. « C’est un endroit dangereux et très compliqué à gérer en solitaire. La  dernière nuit est très particulière. J’avais à cœur de rester sous les 60 jours. Je ne pensais pas aller aussi loin. A terre, on se fixe des limites qui n’existent pas. »

Désormais Thomas Coville fait partie des trois seules personnes qui ont bouclé le tour du monde en solitaire à bord d’un multicoque sans escale. En 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes, il a parcouru 28 125 milles à la vitesse de 19,6 noeuds. Alors, effectivement, il boucle la boucle avec 2 jours, 7 heures et 13 minutes de plus que Francis Joyon, mais ayant parcouru 1725 milles de plus, Thomas Coville a été le plus rapide. « Il faut qu’il en prenne conscience, insiste Patricia Brochard, directrice de Sodeb’O. Ça me fait penser à ces grands explorateurs qui partaient sans savoir ce qu’ils allaient découvrir. »

De retour de son périple, Thomas Coville sait qu’il lui reste des découvertes à faire. Il a déjà sa feuille de route. « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse de faire la différence, » confiait Thomas en citant Marc Aurèle. « La sagesse, il va me falloir du temps pour la trouver ».

- Publicité -

Michel Desjoyeaux creuse l’écart

Foncia Desjoyeaux
DR

Jean de la Fontaine doit se retourner dans sa tombe : le lièvre Desjoyeaux est en train de manger tout cru les tortues rescapées de ce Vendée Globe 2008-2009. Même si son retour aux Sables d’Olonne n’avait rien d’une partie de campagne dans la luzerne, " Miche " n’a eu de cesse depuis de naviguer un cran au dessus de la concurrence et d’avaler mille après mille jusqu’à prendre le pouvoir dans l’Océan Indien pour ne plus le lâcher par la suite. 421 milles, c’est plus d’une journée de mer, un monde quand tout est sous contrôle, une poussière en cas de pépin. Ses concurrents commencent à en convenir eux-mêmes : seuls des soucis techniques pourraient maintenant faire que leur copain de Port-la-Forêt n’empoche pas la mise aux Sables d’Olonne. Et la question n’est visiblement pas à l’ordre du jour.

Ateliers de réparation
Derrière le patron, la flotte s’étale maintenant des côtes du Brésil aux portes du Pacifique. Les plus à l’ouest, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) semblent se tenir à leur pacte de collaboration. Les deux navigateurs sont séparés de 0,7 milles seulement et adaptent visiblement leur vitesse l’un à l’autre. Qui va doucement, va sûrement : une chose est certaine, la navigation en convoi n’est sûrement pas le meilleur aiguillon pour tenir des vitesses élevées. Steve White (Toe in the water) a dû, lui aussi, ralentir aux abords du cap Horn. Le navigateur britannique a quelques soucis de rail de grand-voile et attend une accalmie pour réparer et retrouver des vitesses plus conformes aux impératifs de la course au large. Dee Caffari (Aviva) s’apprête à ravauder sa grand-voile : une opération complexe puisque la navigatrice va devoir affaler de nouveau au quatrième ris, étaler les surfaces endommagées dans son cockpit et coller, par dessus les zones les plus abîmées, des pièces découpées dans une de ses voiles d’avant. Pour finir un Vendée Globe, il faut savoir faire tous les métiers : mécanicien de fortune, maître voilier, technicien composite, électronicien, l’éclectisme est devenu une des vertus cardinales du parfait circumnavigateur…

Classement à 5h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 3695,8 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 421 milles du premier
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 972,1 milles du premier
4- Sam Davies (Roxy) à 1777,1 milles du premier
5- Marc Guillemot (Safran) à 2124,6 milles du premier
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2763,8milles du premier
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2857,2 milles du premier
8- Dee Caffari (Aviva) à 2905,2 milles du premier
9- Steve White (Toe in the water) à 3773,2 milles du premier
10- Rich Wilson (Great American III) à 5226,9 milles du premier
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport – Kapsch) à 6849,8 milles du premier
12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6850,5 milles du premier
RDG- Vincent Riou (PRB)- Réparation accordée

- Publicité -

En route vers la Chine !

Ericsson 4
DR

« Sur cette étape, vous avez besoin d’être rapide et malin, mais plus important, vous devez arriver entier », disait il y a quelques jours Ian Walker, le skipper de Green Dragon. Le ton est donc donné pour ce parcours de 10-11 jours de navigation à haut risque en Mer de Chine.

Après un bref triangle très disputé dans 12-15 noeuds de Nord-Est, la flotte a enroulé la dernière bouée, Ericsson 4 en tête, suivi dans l’ordre et en rangs serrés par Puma,  Green Dragon, Ericsson 3, Telefónica Blue puis Black et enfin Delta Lloyd quelque peu distancé. Ce dernier tour de piste achevé, 2 500 milles placés sous haute surveillance attendent les concurrents de la Volvo Ocean Race.

Cette 4ème  étape se disputera en effet sur une mer casse-bateaux, avec de forts courants contraires aux vents de près dominants sur ce parcours. L’important trafic maritime sera également à surveiller avec beaucoup de vigilance tout comme de possibles récifs non répertoriés dans des zones encore mal cartographiées, comme au large des Philippines.
 
En ce début d’étape,  Ericsson 4 a tout de suite donné le tempo. Les autres sont prévenus, le leader suédois du classement général après 5 manches ne veut pas laisser rêver trop longtemps ses deux plus proches adversaires, Telefónica Blue et Puma quant à une possible OPA sur son leadership.
 
Depuis le départ, les équipages s’accordent en à dire que sur le papier, cette étape en Mer de Chine s’annonce  la plus brutale de tout ce nouveau parcours 2008-2009. C’est donc de la pugnacité qu’il faudra aux marins pour arriver aux places d’honneur à Qingdao, d’ici une bonne dizaine de jours, mais aussi beaucoup de doigté et un peu de baraka.
 
A noter qu’Ericsson 3 s’est vu retirer 3 points pour avoir changé ses safrans à Singapour. Le second équipage de l’Ericsson Racing Team garde néanmoins sa 6ème place au général provisoire avec un total de 19 points.
 
***
 
VOLVO OCEAN RACE 2008-2009 en escale à Singapour
 
Classement général Provisoire après 5 manches
 
1-     Ericsson 4 – 39 points
2-     Telefonica Blue – 33,5 points
3-     Puma – 31 points
4-     Ericsson 3 – 24 points
5-     Green Dragon – 22,5 points
6-     Telefonica Black – 19  points – après les 3 points retirés en fin d’escale à Singapour pour avoir changé ses safrans.
7-      Team Russia – 10,5 points – s’est retiré provisoirement de la course
8-     Delta Lloyd – 10 points

- Publicité -
- Publicité -