Cette Solitaire devenue mythique a fait rêver des générations de marins et de terriens. Elle a formé tous les grands noms de la course au large qui s’illustrent aujourd’hui sur les océans du globe. Des aventures vécues par les pionniers de 1970 qui ont pris part à une épreuve baptisée alors Course de l’Aurore, jusqu’aux récentes victoires de Michel Desjoyeaux et Nicolas Troussel, beaucoup de choses ont changé. Mais depuis quarante ans, des millions de français continuent de s’enthousiasmer pour cette idée si simple : un homme, un voilier, et que le meilleur gagne ! Pas de jauge, pas de handicap, pas de bateaux différents : tout le monde court à armes égales, c’est le marin qui fait la différence. Fabrice Amédéo a remonté le temps et rencontré tous ceux qui ont marqué ces quarante années de Solitaire. Son livre n’est pas un ouvrage d’histoire mais les témoignages croisés de plusieurs générations de coureurs, de directeurs de course. Ils lui ont confié leurs plus beaux souvenirs, leurs plus belles victoires, leurs larmes, leurs fortunes de mer, leurs angoisses, leurs blessures aussi…
Fabrice Amédéo, 31 ans, est journaliste économique au Figaro. Passionné de régate, il a participé cinq fois à la course du Fasnet et a couru la Solitaire du Figaro en 2008. Il est l’auteur du Tour du monde de tous les extrêmes, avec Sébastien Josse, dans la collection « Hommes et océans », mais également des Fossoyeurs de l’Europe et d’Actualité de la démocratie athénienne, entretiens avec Jacqueline de Romilly, chez Bourin éditeur.
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Les Rois du Large – 40 ans de Solitaire du Figaro Editions Glénat Collection Hommes et océans 224 pages Prix public TTC France : 19.95 €
C’est une course organisée depuis 2005 pour soutenir et rendre hommage aux sauveteurs en mer et qui a ceci d’unique qu’elle n’est pas réservée aux seuls skippers professionnels. Tout comme lors des éditions précédentes, la course s’élancera de Saint-Nazaire pour revenir à Saint-Nazaire. En fonction de la taille des bateaux, trois parcours ont été programmés. Pour les onze Class40 inscrits, l’exercice consistera à gagner Sainte Marine, puis de virer près de l’île d’Yeu avant de revenir à Saint-Nazaire, un parcours de 230 milles «avec beaucoup de cailloux et pas mal de courant» explique Bernard Stamm.
Sur Cheminées Poujoulat version Class40, ils seront quatre : Bruno Jourdren, Bernard Stamm, Jean François Quéméner et Damien Cloarec. «Nous allons prendre nos marques » continue Bernard. « C’est une bonne prise en main du bateau parce que nous avons quand même peu navigué ensemble sur celui-ci. On va ainsi conjuguer entraînement, plaisir et soutien aux sauveteurs en mer. Nous aimons bien cette épreuve qui est devenue une grande classique au fil des éditions». A la question de voir des 60 pieds Imoca prendre également le départ de la course tandis qu’il embarquera en 40 pieds, Bernard Stamm lâche : «Je suis content de naviguer avec Nono et nous comme ne courons pas sur le même parcours et donc pas contre eux, c’est différent. Grâce à Cheminées Poujoulat et en attendant que l’histoire de mon bateau soit réglée, j’ai la chance de pouvoir continuer à régater, ce n’est pas le cas pour tout le monde ».
Le système des trois parcours permettra à l’ensemble des bateaux, toutes tailles confondues, de regagner Saint-Nazaire mardi matin. Bernard Stamm aura tout juste le temps de sauter dans un train pour Nantes, puis un avion pour Lisbonne afin d’embarquer à bord de Groupama en partance pour New York d’où le trimaran devrait prendre le départ d’une tentative de record de la traversée de l’Atlantique.
Les Class40 inscrits
Cheminées Poujoulat : Bruno Jourdren/Bernard Stamm CG Mer : Wilfrid Clerton Fermiers de Loué Sarthe : François Angoulvant Neurodon.fr : Christian Chardonnal IXFUN : Olivier Rabine Nous Entreprenons : Jacques Fournier Appart City : Yvan Noblet Partouche : Christophe Coatnoan AXA Atout Cœur pour AIDES : Erik Nigon Cargill MTTM : Damien Seguin Khat 7 : Eric Galmard
Une brise de force 3 en milieu d’après-midi a relancé les débats parmi les leaders. Antoine Koch (Sopra Group) a bénéficié de la situation pour remporter la troisième manche de mercredi. Nicolas Bérenger (KONE Elevators) préserve son leadership devant Erwan Tabarly (Athema) et Fred Duthil.
Erwan Tabarly (3e, 6e, 9e, 13e) n’a pas gagné de manche et pourtant il s’installe à la deuxième place du classement provisoire : "Tout le monde est capable de faire une mauvaise manche et de plonger dans le classement. Regardez Gildas (Morvan). Il termine une fois vingtième, puis trentième sur 33 la manche suivante. Pourtant, il était quatrième hier et deuxième dans la dernière régate d’aujourd’hui. C’est vraiment difficile cette QUIBERON SOLO ! Evidemment, j’aimerais bien gagner une manche, mais pour cela il faut prendre des risques. Ça peut coûter cher. Je pense qu’il faut assurer dans les petits parcours et attaquer dans le Tour de Belle-Ile, vendredi, surtout que les points compteront double."
Fred Duthil a été impressionnant dans la petite brise méditerranéenne qui ondulait à peine le plan d’eau. Vitesse, stratégie inspirée, contrôle rigoureux de ses adversaires, le skipper de Bbox Bouygues Telecom a joué gagnant à deux reprises. Toutefois, dans la dernière régate de ce mercredi, malgré des conditions dans lesquelles il excelle habituellement, il termine à la vingt-cinquième place.
"C’est vrai, c’est une belle journée, je conserve la tête du classement général avec dix points d’avance sur Erwan" (Tabarly), explique Nicolas Bérenger, toutefois un peu amer quand même : "Je considère que j’ai perdu neuf points au total dans la journée. Ce sera peut-être ce qui me manquera pour gagner. C’est bête à dire, mais je préfère avoir un point de plus qu’un point de moins, car on sait que la victoire va se jouer vendredi en fin d’après-midi à trois fois rien. Etre en tête ce soir c’est bien, mais rien n’est joué. C’est juste une indication pour la suite".
Gildas Morvan sait de quoi Erwan Tabarly et Nicolas Bérenger parlent. Ses deux manches de mercredi matin et de milieu de journée (20e et 30e) ont sérieusement amenuisé ses chances de renouveler sa victoire de 2008 à Quiberon. Mais le Champion de France en titre a de la réserve et son moral ne saurait fléchir pour autant.
Mercredi soir, outre Nicolas Bérenger et ses dix points d’avance, ils sont sept Solitaires à se tenir en seulement onze points, de Erwan Tabarly à Charles Caudrelier (Bostik), classé huitième. C’est dire si, comme l’an dernier, la QUIBERON SOLO est ouverte ! Demain, jeudi 18 juin, trois manches sont à nouveau au programme des Solitaires, à partir de 10h30 devant Quiberon – Port Haliguen.
En tête de course, Stéphane Le Diraison & Yann Riou devancent toujours Sébastien Picault & Laurent Bourguès (Kickers) et sont attendus en début de matinée dans le port breton. Peut-être dans les temps du record. En série, Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust (accent21.org) sont sous la menace de Sébastien Rogues & Mathieu Souben (Eole Generation – GDF SUEZ).
Le vent est monté dans la nuit de mardi à mercredi alors que les minis 650 enroulaient le phare du Fastnet. Avec 35 à 40 nœuds de vent enregistrés par les bateaux accompagnateurs, la flotte des concurrents a été mise à rude épreuve. Pour Guillaume et Laurent Bonniot, l’aventure s’est même terminée à Baltimore. Leur proto « A.S.I.-Metric » a démâté dans le coup de vent alors qu’il n’était plus qu’à une dizaine de milles du Fastnet. « D’après un bateau accompagnateur qui est parvenu à les joindre » explique Philippe Coatmeur, le directeur de course, « une grosse vague a couché le bateau. Ils ont été expulsés mais heureusement, ils étaient harnachés. Avec la grand-voile sous l’eau d’un côté et la quille de l’autre, le mât a finalement cassé. Ils ont alors appelé les Coast Guards à la VHF, sans déclancher leur balise de détresse et ont pu être secourus. Ils étudient maintenant la possibilité de revenir en France sous gréement de fortune ou de réparer leur bateau sur place. »
Plus spectaculaire, deux bateaux se sont heurtés entre 4 et 5 heures du matin… L’incroyable est arrivé alors que Yann Sassy et Loïc Le Garrec venaient de passer le Fastnet et remis le cap vers Douarnenez. C’est alors que leur mini « Traiteur de Paris » a croisé la route d’un petit « Kolibri ». Mais le Dingo 1 de Yann et Loïc s’est trouvé un peu trop près du nouveau Dingo 2 de Marc Becquet et Louis-Marie Billot qui, lui, faisait route vers le Fastnet. Résultat : crash-box remplie d’eau pour l’un et stand-by le temps d’évaluer les dégâts pour l’autre. Depuis, les deux équipages ont repris la route vers Douarnenez. À distance l’un de l’autre. Mais sans voir le phare pour Marc et Louis-Marie.
D’autres dégâts sont encore à déplorer. « C2o » de Marine Fuerstein & Benoît Lenglet s’est arrêté à Kinsale. Ralingue de grand-voile cassée. Les Espagnols Anna Corbella & Jaime Mumbru (Ulisse) s’arrêtent à Cork. Rozenn Le Garrec et Anne-Laure Bertin (Alakaluf) et sans doute Serge Bertrand et Fabrice Guyon (Minimum) ont fait demi-tour.
Pendant, ce temps, la course continue vers l’arrivée où les premiers sont attendus en matinée. Le record de l’épreuve tient en 3 jours et 20 heures. Il faudrait que le premier mini coupe la ligne d’arrivée avant 8 heures pour le battre. Possible si le vent reste de la partie ; ce qui ne devrait pas être le cas dans la nuit à l’approche de la Bretagne.
En tête de course, Stéphane Le Diraison & Yann Riou (Cultisol – Marins Sans Frontières) poursuivent leur mainmise sur la course. Premiers au Fastnet mardi soir, ils devancent toujours Sébastien Picault & Laurent Bourguès (Kickers). Les deux minis rouges profitent du vent portant pour filer entre 8 et 10 nœuds sur la route directe. Derrière eux, le groupe de chasse est emmené par Bertrand Delesne & Sam Manuard (Entreprendre Durablement). Ils sont sept prototypes dans ce peloton à tenter de combler leur retard avant la ligne d’arrivée. Plus à l’Est, trois équipages ont choisi de s’éloigner de la route pour aller chercher un vent légèrement plus fort à l’approche des Scilly et tenter d’accélérer sur les derniers milles vers le Finistère. Ce trio est emmené par les Hollandais Jörg Riechers & Lulca Baebler. Mercredi soir, ils étaient d’ailleurs les plus rapides de la flotte…
Du côté des séries, la bataille est tout aussi intense. Les premiers à passer le phare du Fastnet à une heure du matin étaient Davy Beaudart & Sébastien Mesure à bord du Pogo 2 « Port à sec Guy Beaudart ». Mais un problème est survenu à bord peu de temps après et ils ont perdu de précieux milles sur leurs concurrents. Ce sont ainsi Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust (accent21.org) qui ont pris le relais. Ils mènent le groupe des bateaux de séries à quelque 50 milles du premier prototype. Dans leur sillage, Sébastien Rogues & Matthieu Souben (Eole Generation – GDF SUEZ), pourtant dixièmes à Wolf Rock à l’aller, se sont hissés à la deuxième place et étaient les plus rapides avant la dernière nuit en mer. Troisièmes, Davy & Sébastien n’ont pas baissé les bras pour autant et restent menaçants par l’Est alors qu’à l’ouest, Charly Dalin et l’Anglais Nick Bubb (charliedalin.com) et Luce Molinier & Bertrand Castelnérac (No War), Yann Sassy & Loïc Le Garrec ou encore Pierre Rolland & Thomas Cardrin (Marée Haute) peuvent encore viser le podium…
Le projet : Avec Windincap au sud, l’édition 2010 du tour d’Europe à la voile par différents équipages de personnes handicapées et valides de l’Union Européenne, ilehandi… souhaite contribuer à sa manière au bilan du 1er plan d’action européen visant à promouvoir l’égalité des chances des personnes handicapées. Près de 1000 personnes en situation de handicap et valides, enfants et adultes, se relaieront au cours d’une vingtaine d’escales dans les villes du littoral sud-européen. Lors de sa progression, le bateau collectera les projets et initiatives en faveur de l’accessibilité portés et valorisés par ces équipiers de tous âges et de tous horizons. Rencontres et échanges sur le thème de l’égalité des chances des personnes handicapées et plus particulièrement sur l’accessibilité aux loisirs seront au programme des manifestations organisées en partenariat avec les acteurs locaux.
Les objectifs : – Vivre ensemble le temps d’une expérience unique à bord d’un bateau adapté à l’accueil des personnes handicapées. – Informer le plus large public sur la capacité et la volonté des personnes handicapées à participer à la vie de la cité. – Valoriser les actions remarquables et innovantes en faveur de l’accessibilité portées par les participants de chaque escale et encourager leur émergence à travers le nouveau réseau social créé.
Le voyage : Départ de la Rochelle en avril 2010. Une vingtaine d’escales en France, Espagne, Portugal, Italie, Malte, Croatie, Albanie et Grèce. Retour en octobre 2010.
Le bateau : Spécialement adapté pour ce projet, il offrira tous les conforts, espaces et commodités aux équipiers, quelles que soient les exigences liées à leur handicap. Idéal pour ce type d’aventure, il sera un support de navigation performant et la sécurité à bord sera assurée par un équipage d’encadrement professionnel et pluridisciplinaire.
L’association ilehandi…, créée en 2004 a pour but de favoriser l’implication des personnes handicapées dans la vie de la cité par la promotion et le développement de l’accessibilité aux activités de découverte et de loisirs du milieu marin : culture, sports, tourisme. ilehandi… organise, promeut et développe des activités physiques et sportives adaptées au profit des jeunes et adultes en situation de handicap.
Si vous êtes susceptible de les aider à finaliser leur projet, merci de contacter Hélène Nguyen, coordinatrice du projet Windincap : ilehandi@gmail.com.
Après une soirée à la Citadelle placée sous le signe de l’opéra, suivie d’une courte nuit de sommeil, l’ensemble des 190 bateaux participants se sont rassemblés dans la baie de Saint-Tropez, pour le grand départ de la course longue. Au fil des minutes et des heures, les concurrents, organisateurs et spectateurs ont bien cru qu’Eole avait décidé de ne pas s’inviter sur le plan d’eau. Heureusement, après 1h10 d’attente, le comité de course a enfin pu lancer le premier groupe, celui des SPT 65, Luna Rossa en tête mais aussi celui des deux IMOCA, Groupe Bel et DCNS. Ce dernier a effectué une magnifique marche arrière express dans le port de Saint-Tropez dû à un embouteillage gigantesque à l’entrée du port.
Les spectateurs, massés sur les quais, à la Ponche et au pied de la Citadelle ont pu profiter du magnifique spectacle offert par les marins qui s’amusaient à faire du rase cailloux.
Une fois la baie de Saint-Tropez avalée au près et sous un ciel bas et laiteux, les spinnakers ont semble t-il donné des idées au ciel qui s’est finalement dégagé. Au final, 190 voiliers font actuellement route au portant vers le premier point de passage, le rocher de la Fourmigue. Les participants devraient ensuite faire route à l’est au près, vers le rocher de la Giraglia qu’ils n’atteindront que demain dans la journée, pour ensuite mettre le cap au nord, vers Gênes, terme de ce parcours de 243 milles.
Présent à Saint-Tropez pour la grande course de la Giraglia Rolex Cup, Marc Thiercelin a malheureusement pris un mauvais départ, mais la route est longue jusqu’à Gênes et son sens de marin et de tacticien devrait lui permettre de revenir sur le peloton. Groupe Bel, quant à lui, a une nouvelle fois pris un très bon départ et était, au bout de 3 heures de course, en 7e position en temps réel, derrière Luna Rossa, Ran, Container et quelques autres racers. Derrière Kito de Pavant, l’écart se creusait malgré une très belle remontée de French Spirit One.
Une aide précieuse
Dans le cadre d’un partenariat de 3 ans signé en 2008 avec la Société Nautique de Saint-Tropez pour l’ensemble des manifestations organisées sous son égide, Sillinger a le plaisir d’apporter son soutien à des événements nautiques de renommée internationale, aussi prestigieux que La Giraglia Rolex Cup ou les Voiles de Saint Tropez.
Réputé pour la qualité, la fiabilité et la robustesse de ses embarcations, Sillinger est le partenaire idéal pour permettre aux équipes de sécurité d’encadrer les courses et d’assurer les déplacements en mer des organisateurs et des journalistes. Une flotte de semi-rigides Sillinger allant du 580 Proraid (5.8m) au 900 Silverline (9.05m) en passant par le 650 Silverline (6.4m) a été mise à disposition des organisateurs pendant la Giraglia Rolex Cup.
Le programme 2009 Mercredi 17 juin : départ de la « regata longa » à 13h. Parcours : Saint-Tropez – Ile du Levant – Rocher de la Giraglia – Gênes. Les premiers voiliers devraient franchir la ligne d’arrivée dès le vendredi 19 juin.
Samedi 20 juin : cérémonie de remise des prix au Yacht Club Italien de Gênes.
Ainsi, jeudi, les douze hommes d’équipage, placés sous la houlette du skipper Pascal Bidégorry, largueront les amarres depuis la Bretagne à 15h00, pour mettre le cap sur New-York, point de départ et d’attente d’un parcours qui s’annonce convoité : la traversée de l’Atlantique Nord. Une ambiance à la fois studieuse et heureuse régnait la semaine dernière sur les pontons lorientais. En effet, après une période blanche de navigations pour cause de chantier, le Team Banque Populaire retrouvait sa monture et le plaisir de naviguer. Si l’objectif de ces sessions d’entraînements était avant tout pour chacun de valider le travail de ces dernières semaines, tous avaient en tête une envie farouche de retrouver les sensations de glisse dispensées par le Maxi Banque Populaire V. Pour Pascal Bidégorry, ce retour aux embruns et à la vitesse était avant tout synonyme de grand plaisir : « Nos deux journées de navigation de la semaine dernière nous ont permis de retrouver les sensations et le plaisir de re-naviguer avec notre bateau. Nous avons eu la chance de bénéficier de conditions variées. Cela nous a permis de faire une petite piqûre de rappel quant au fait que ça va vite et que le Maxi Banque Populaire V est vraiment une belle machine ! Mais ces navigations servaient également à valider que tout fonctionnait parfaitement bien à bord. Sur ce sujet, je dois dire que le Team a tellement bien travaillé pendant le chantier qu’à un ou deux détails près, tout était complètement satisfaisant ».
Les hommes du Maxi Banque Populaire V vont donc quitter Lorient demain jeudi pour rallier New-York et la marina de Brooklyn qui sera leur base de stand-by en attendant la fenêtre idéale pour s’élancer enfin à l’assaut de leur premier temps de référence. Ce convoyage qui s’annonce sous les meilleurs auspices du point de vue de la météo sera avant tout l’occasion pour l’équipage de se retrouver au grand complet sur une première traversée de l’Atlantique et de valider un fonctionnement à bord en vue du grand rendez-vous de la fin de l’année : le Trophée Jules Verne. « Nous serons treize à bord et allons fonctionner en mode tour du monde avec trois quarts de quatre, notre navigateur Marcel Van Triest restant focalisé sur la météo de la traversée mais scrutant aussi les opportunités de départ sur le record à suivre. L’objectif de ce convoyage va également être de remettre en route notre histoire là où on l’avait laissé il y a un mois et demi. Nous allons pouvoir retrouver nos repères autant du point de vue du fonctionnement du bateau que de l’équipage. Mais honnêtement je n’ai pas d’inquiétude sur le sujet. Pour achever de confirmer tout cela, nous attendons des conditions météo très sympathiques qui devraient nous offrir du portant sur un peu plus de la moitié du parcours. Si l’on ajoute une arrivée forcément toujours magique en baie de New-York, tous les ingrédients sont réunis ! ».
Le vent a finalement soufflé plus fort que prévu, pour le plus grand plaisir des participants qui ont, ce soir, les muscles un peu plus endoloris qu’hier. Le classement général définitif ne sera divulgué que tard dans la soirée, mais Near Miss, le GP42 de Franck Noël, devrait, une nouvelle fois, terminer grand vainqueur de cette journée de régate. Même si le soleil brillait encore généreusement et les températures frôlaient les 32°, dans la Baie de Saint-Tropez, la dernière manche de la Giraglia Rolex Cup s’annonçait tout de même une nouvelle fois difficile à gérer. Pour l’ensemble des protagonistes ce fut une journée passionnante, une mer agitée grâce à un vent plus soutenu que la veille, rendant la navigation plus tactique et physique et les passages de bouées plus délicats à négocier.
Un vent de réclamations Plusieurs accrochages ont eu lieu notamment Cachou qui s’est vu refuser un tribord par Ondine, un Swan 53 de 1986. Le choc a malheureusement causé de sérieux dégâts sur le côté bâbord de Cachou dont le pont s’est légèrement soulevé au moment de l’impact. Kito de Pavant sur Groupe Bel a lui aussi bien failli connaître la même mésaventure à la première bouée de dégagement, dans un capharnaüm insoutenable, Kito a finalement réussi à sortir son 60 pieds de ce mauvais pas, mais plusieurs accrochages ont tout de même eu lieu après son passage. Le comité de course a finalement eu beaucoup de travail au retour à terre pour enregistrer les nombreuses réclamations. Le classement général définitif ne sera connu que tard dans la soirée, mais suffisamment tôt pour récompenser les vainqueurs lors de la prestigieuse soirée de remise des prix, qui se tiendra, ce soir, à la Citadelle dans un cadre unique, événement que les 2300 marins présents à Saint-Tropez attendent avec impatience. Un dîner assis, avec vue plongeante sur la baie de Saint-Tropez, caressé par les derniers rayons de soleil d’une journée bien agitée, mais ô combien agréable, d’un point de vu compétitif et météorologique. Le programme : Mercredi 17 juin : départ de la « regata longa » à 13h. Parcours : Saint-Tropez – Ile du Levant – Rocher de la Giraglia – Gênes. Les premiers voiliers devraient franchir la ligne d’arrivée dès le vendredi 19 juin. Samedi 20 juin : cérémonie de remise des prix au Yacht Club Italien de Gênes.
250 personnes se sont ainsi réunies à Nantes, preuve s’il en fallait de l’enthousiasme soulevé par ce projet qui associe course au large et solidarité avec des associations caritatives. Un événement qui est déjà en ordre de marche sur le plan sportif, avec 29 skippers inscrits représentant 7 nationalités, mais également sur le plan solidaire, avec déjà quatorze couples association-mécène identifiés, soit plus de 350 000 euros de fonds levés pour le tissu associatif. Exclusivement réservée aux bateaux de 40 pieds (12,19 mètres) de la Class40, partira de Nantes, le 18 octobre 2009, destination le Yucatán, au Mexique. Cette épreuve d’un nouveau genre servira surtout à soutenir un grand nombre d’associations qui œuvrent dans le domaine du développement économique et solidaire, de l’environnement ou du social. C’est ce qui a motivé, dès le printemps 2008, la Région Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire-Atlantique, Nantes Métropole et la Ville de Saint-Nazaire. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes – Saint-Nazaire s’impliquera quant à elle en tant que partenaire et en lançant un club d’entreprises régionales.
Le Mexique investit
A quatre mois du lancement, l’évènement tient toutes ses promesses et est heureux d’annoncer son premier partenaire chocolatier : les chocolats « Monbana », qui poursuivent une longue tradition d’investissement dans la voile. Le programme d’animations a également été dévoilé avec, à Nantes, un village solidaire et chocolat tinté de concerts, de défilés de mode éthiques et solidaires, ainsi que des expositions sur le Mexique et le chocolat. A Saint-Nazaire, le village de la course, doublé d’un village bio équitable, présentera les skippers et leurs bateaux au public durant les cinq jours qui précéderont le départ vers le Yucatán. Le Mexique, représenté hier par Jaime Zetina, le Secrétaire d’Etat au développement touristique du Yucatán, a annoncé qu’il investira plus de deux millions de dollars de travaux pour refaire le môle de Progreso (ville d’arrivée), détruit en 1980 par un cyclone. L’Etat du Yucatán, l’un des plus pauvres du Mexique, a décidé de tout mettre en œuvre pour faire valoir sa plus grande richesse : celle de ses habitants et de son traditionnel sens de l’hospitalité. Autant d‘atouts qui seront soulignés par la presse qui s’engage elle aussi, notamment par les partenariats nationaux et régionaux avec les supports TV, radio et presse écrite que les organisateurs sont en train de conclure.
Ils ont dit :
Bernard Duval – Directeur de la course : « La Solidaire du Chocolat est une des plus grandes transats en distance, avec 5 000 milles à parcourir. Elle se décompose en trois parties : une première qui consiste en la traversée du Golfe de Gascogne, passage délicat, comme nous avons pu le voir lors du dernier Vendée Globe. Il y aura ensuite 3 500 milles de traversée de l’Atlantique jusqu’à l’arc antillais, puis une porte au niveau de Saint-Barth. Enfin les 1 500 derniers milles sont un peu comme un saut dans l’inconnu, car c’est une route très peu utilisée pour les courses au large. »
Bernard Stamm – Co-skipper du Class40 « Cheminées Poujoulat » : « Cheminées Poujoulat, mon sponsor, avait envie de continuer à me soutenir et Bruno Jourdren qui avait un bateau, cherchait un partenaire. Tout était donc réuni ! Courir avec Bruno est toujours un grand bonheur. D’habitude, nous nous arrêtons aux Antilles mais, cette fois-ci il faudra aller plus loin. Ce sera compliqué, mais passionnant ! »
Jean-Edouard Criquioche – Co-skipper du Class40 « Groupe Picoty » et membre de l’association « Les Toiles Enchantées » : « Notre association « Les Toiles Enchantées », présidée par Alain Chabat, a pour objectif d’offrir du cinéma aux enfants hospitalisés de longue durée, touchés par de graves maladies. Le 10 octobre, avec notre partenaire « Groupe Picoty », nous serons au CHU de Nantes pour offrir une séance de cinéma aux enfants malades. Le soir, nous montrons un écran gonflable de 17 mètres de base sur lequel sera projeté le film « Charlie et la Chocolaterie. »
Yves Guattari – PDG de Monbana : « Au travers du partenariat avec la Solidaire du Chocolat, je veux montrer aujourd’hui que n’importe quel industriel, quelle que soit sa taille, peut être solidaire d’un événement, au-delà simplement d’une course où l’on est sponsor. Porter les valeurs d’une association, d’une région, de plusieurs pays et du chocolat est quelque chose de fort. »
Jean-Paul Vallégant, Président du Comité de Course, a été contraint d´attendre pas moins de cinq heures – un record dans le Morbihan ! – qu´une brise fainéante daigne se lever pour libérer les 33 Solitaires engagés dans la Quiberon Solo 2009. Charles Caudrelier, de retour sur le circuit Figaro Bénéteau en prévision de la 40e édition de La Solitaire du Figaro, l’été prochain, s´est offert le passage de la première bouée aux commandes de la flotte, avec Erwan Tabarly très proche dans son sillage, lui-même talonné par Nicolas Bérenger et par Gildas Morvan.
Une seule manche
La brise légère de force 2 qui animait les débats se distinguait par une instabilité en direction qui contraignait, d´une part le Comité de Course à adapter le parcours et, d´autre part, les concurrents à se jouer de tous les pièges d´une Baie de Quiberon décidemment bien versatile pour cette ouverture de la QUIBERON SOLO. D’ailleurs, sur trois manches programmées, un seule était courue.Au terme de ce parcours banane, Nicolas Bérenger concluait cette journée de petit temps par une éclatante victoire de manche, devant Charles Caudrelier, Erwan Tabarly et Gildas Morvan. Gildas Mahé (Banque Populaire) s’est classé quatrième, légèrement dégagé, tandis que Fred Duthil (Bbox Bouygues Telecom) et François Gabart (Espoir Région Bretagne) bataillaient dans cet ordre pour la cinquième place. Notons l´excellente entrée en matière du jeune normand Fabien Delahaye (Port de Caen – Ouistreham), qui signe aujourd’hui une belle huitième place pour sa toute première régate du Championnat de France de Course au Large en Solitaire.
Ce mercredi, trois manches sont au programme des Solitaires à partir de 10h30 devant Quiberon – Port Haliguen.
* Le Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2009 est constitué de : La Transat BPE – Belle-île – Marie-Galante (5 au 26 avril), de la QUIBERON SOLO (14 au 20 juin) et de la Solitaire du Figaro (23 juillet au 22 août).