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Plateau d’exception pour le Championnat du Monde

Farr 40 Worlds 2007 Mascalzone
DR

Les Italiens présents en force avec neuf équipages dont les vainqueurs de ces trois dernières années, restent les grands favoris, mais devront faire face à une concurrence sévère des Etats-Unis, de l’Australie, de la France et de l’Allemagne. Visant un quatrième titre consécutif, Vincenzo Onorato sur Mascalzone Latino a brillé lors de la Semaine de Capri le mois dernier, mais refuse de discuter ses chances cette semaine et cela malgré la présence à ses côtés de son fidèle tacticien, Adrian Stead. Le Championnat du Monde s’est disputé ici pour la dernière fois en 2003, lorsque Massimo Mezzaroma sur Nerone a dominé. Toujours classé parmi les dix premiers au Championnat du Monde depuis, Mezzaroma sera de nouveau un concurrent sérieux. C’est le Président de la Classe, Jim Richardson sur Barking Mad qui avait gagné la toute première édition en 1998 avant de récidiver en 2004, mais cette année il sera présent avec un contingent américain de haut niveau avec Helmut Jahn sur Flash Gordon, Doug Douglass sur Goombay Smash et Alex Roepers sur Plenty. 
Quant aux représentants australiens, Mark Walsh, qui faisait partie de l’équipe victorieuse de 2000 rejoint ici l’équipage de Kokomo. Il faudra également surveiller de près Guido Belgiornio-Nettis sur Transfusion, qui bénéficiera du talent du double champion du monde de Laser, Tom Slingsby. 
Quant au Français, Erik Maris sur Twins, il sera accompagné par le tacticien, Philippe Mourniac, qui avait travaillé avec United Internet Germany lors de la dernière édition de la Coupe.

Début de l’épreuve demain avec les dernières courses programmées pour samedi. 

Le rouleau compresseur Emirates Team New Zealand

GP42 Marseille trophée
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La seule étape française du Circuit Audi MedCup,

a été riche en tout point. Mais avant l’heure des bilans comptables,

Marseille laisse déjà le souvenir d’une épreuve exceptionnelle. Une

météo idéale a permis de lancer un maximum de manches et chacune des

séries a pu s’exprimer dans  des conditions très variées, allant des

petits airs à la brise, avec deux journées  sportives disputées dans

20/25 nœuds de nord-ouest. La beauté du site n’a ensuite laissé

personne indifférent, notamment lors de la grande course côtière qui

emmenait les onze TP52 le long des Calanques de Marseille et Cassis. Un

spectacle époustouflant par la splendeur du paysage mais aussi pour

l’âpreté de la bagarre.
Un cran au dessus
Côté

sportif, la donne a légèrement changé par rapport à Alicante. En

Espagne, sept équipages différents s’étaient partagés les neuf

victoires des manches. A Marseille, Emirates Team New Zealand a survolé

les débats et largement surclassé ses adversaires. Dean Barker et son

groupe signent en effet quatre régates victorieuses, laissant les

« miettes » à Quantum, Synergy, Matador, Bigamist et Bribón. Outre

leurs premières places, les Kiwis ont toujours réussi à terminer dans

le tiercé de tête, à deux exceptions près. Mais leurs seules

(relatives) contreperformances – deux places de 6e- sont aussi le

résultat de remontées spectaculaires après des passages en 10e position

à la marque au vent… Bref difficile de résister au rouleau compresseur

de l’hémisphère sud !

Interrogé le dernier jour de l’événement, Grant Dalton révélait

quelques-uns des points forts de son équipe, soudée depuis plusieurs

années d’America’s Cup. Un travail sur les voiles (nouvelle

grand-voile, spis et génois recoupés) a été effectué entre les deux

premières épreuves, des débriefings systématiques, aussi longs que

détaillés, sont réalisés à l’issue de chaque journée de régate, un

effort constant est opéré sur la communication du bord. Mais ce qui

fait probablement la réussite de ce groupe est sa faculté étonnante à

ne jamais se laisser affecter par les chutes de performance et sa

capacité à garder le contrôle, quelle que soit la situation.

Confirmations, révélations, déceptions
D’autres équipages ont néanmoins montré qu’il fallait compter sur eux. Les grands favoris Quantum (tenant du titre 2008) et Matador

(malheureusement victimes de leur étai dans la course côtière) ont été

à la hauteur de la réputation, tandis que les Portugais de Bigamist et

les Russes de Synergy constituent une des révélations de cette étape française. Les Espagnols de Bribón, avec Thierry Peponnet

à la barre, ont tenu l’objectif qu’ils s’étaient fixé: rectifier le tir

après la déception d’Alicante. Pari gagné puisqu’ils terminent 5e à

Marseille. La petite déception vient de la prestation des Suédois d’Artemis (Torbjorn Tornqvist, Russell Coutts) qui sont apparus comme déstabilisés par les airs changeants de la rade Sud.

Roma au top
Du côté des GP42, les Italiens de Roma ont tenu la dragée haute à leurs adversaires.Paulo Cian et

son équipe ont remporté quatre régates et ont toujours terminé dans le

tiercé de tête. Il faut dire que leur principal rival (et compatriote) Airis

a connu des déboires lors du premier jour de course, un pataras cassé

les obligeant à abandonner deux manches. Toujours très régulier,

l’équipage d’Islas Canarias Puerto Calero (Jose María Ponce

à la barre et Gustavo Martinez Doreste à la tactique) termine 2e à

Marseille, une place qu’il occupe aussi au classement général

provisoire.

Safran remporte le Record SNSM

Safran leader Vende Globe
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Marc Guillemot n’a jamais caché son attachement pour la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Sa victoire, acquise de belle façon, en est le meilleur témoignage. « Les podiums, on connaissait mais c’est la première fois que Safran monte sur la plus haute marche depuis sa naissance, il y a maintenant deux ans. Cette course est la première d’un nouveau cycle qui nous mènera jusqu’au prochain Vendée Globe. On ne peut qu’être contents, surtout qu’il y a eu l’art et la manière. On a été en tête dès le départ et derrière nous il y avait du beau monde. On a vécu dans la bonne humeur mais sous haute pression. On était les premiers à tomber dans les molles, impuissants à voir les autres revenir sur nous. Et puis cette nuit, au niveau de Sainte-Marine, notre dérive s’est prise dans un casier. On a redémarré juste quand Foncia revenait à notre hauteur ». Foncia que Safran a devancé de 38 minutes sur la ligne d’arrivée…
 
Huit hommes dans un bateau

Beau temps, mer belle et nuit étoilée, voilà pour la carte postale. Reste qu’à cette époque de l’année, quand les conditions sont anticycloniques comme c’était le cas, le vent aime faire la girouette tout au long de la journée. L’installation des brises thermiques vient perturber le flux synoptique (flux général) de secteur nord-est, alors le vent fait le « yoyo », grimpe dans les tours pour finir comme il avait commencé, en calme plat. « La valeur intrinsèque de Safran dans le petit temps-médium n’est plus à démontrer. Mais pour s’imposer, il fallait être bon à la manœuvre, bien anticiper les incessantes bascules de vent. On n’a pas arrêté, tout le monde a fait un super boulot et on n’était pas trop de huit à bord », raconte le skipper.
 
Un été studieux

Dès demain Safran va retrouver son port d’attache de La Trinité-sur-Mer. Si le chantier d’hiver vient d’être couronné de la plus belle des façons, pas question pour autant de chômer. Le programme de développement va se poursuivre tout l’été, jusqu’au départ en novembre prochain de la Transat Jacques Vabre. Au menu du Safran Sailing Team : un travail de fond sur les pilotes automatiques et sur les hydrogénérateurs, développés par Yannick Bestaven et fiabilisés par le groupe Safran, qui remplaceront les éoliennes. « Deux sujets primordiaux pour l’avenir, explique Marc. Nos bateaux vont de plus en plus vite, nous les poussons de plus en plus loin, mais il faut bien dormir. Le pilote doit être capable de faire aussi bien que nous et cela dans toutes les conditions. Pour alimenter tous nos appareils informatiques, qui sont eux aussi de plus en plus indispensables, il faut de l’énergie, propre et légère si possible. C’est un plaisir de travailler avec tous les ingénieurs de Safran sur ces axes déterminants. L’été va donc être studieux et passionnant à vivre ».
 
L’équipage de Safran

Marc Guillemot, Charles Caudrelier Benac, Thierry Brault et Loïc Lingois (Safran Sailing Team) ; Yannick Bestaven (skipper Imoca 60’) ; Gurvan Bontemps (spécialiste F18 / catamarans de sport) ; Jean-Baptiste Le Vaillant et Anatole Modaï (voilerie Incidences).

Nuée d´arrivées, ruée vers le Record

record SNSM départ st Nazaire
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Mieux, elle fait merveille pour cette 5ème édition qui connaît un dénouement à la hauteur du plateau haut en couleur réuni pour saluer les sauveteurs en mers… Superbe !

Et les vainqueurs sont : Corsair Marine (Aymeric de Chezelles) chez les Multi 2000, Cheminées Poujoulat chez les Class 40 (Jourdren-Stamm), Laiterie de Saint-Malo (Victorien Erussard) dans le camp des multicoques de 50 pieds, Solano (Frédéric Rialland) du côté des HN et Safran (Marc Guillemot) pour les monocoques de 60 pieds ! N’en jetez plus et il faut bien se frotter les yeux, et se pincer même, pour croire au spectacle qui se déroule au large de Saint-Nazaire dans la lumière dorée du petit jour alors que des voiliers de tout type, de tout poil, apparaissent un à un des quatre coins de l’horizon.

La distribution n’a oublié personne : tous les représentants des catégories sur les rangs – après l’arrivée dans la nuit de La Baule-Nautic pour les IRC – sont bien réunis ici à l’heure de converger vers une ligne mouillée sous haute tension. Ils sont tous là pour conclure en beauté une édition d’un Record SNSM imaginée comme une grande fête de la voile.
Petits et grands sur une ou trois coques s’étaient élancés tous ensemble, dimanche sur les coups de 18 heures, pour emprunter l’un des trois parcours dessinés entre Saint-Nazaire et Sainte Marine par la Direction de Course. Et voilà qu’ils se bousculent sur la ligne, ce mardi matin, les plus petits se piquant au jeu et volant la vedette aux plus costauds.

Décidément la magie du Record SNSM, épreuve de course au large atypique réputé pour sa convivialité, n’a pas son pareil pour célébrer les gens de mer. Les sauveteurs sont aux premières loges pour accueillir les marins, coureurs ou plaisanciers, tous acteurs d’une édition qui restera sans nul doute gravée dans les mémoires iodées. Difficile en effet d’oublier le festival d’arrivées inauguré, ce matin, à 8h12 minutes et 29 secondes par le petit trimaran Corsair Marine, lancé dans un duel au couteau face au Class 40 Cheminée Poujoulat… Une heure plus tard, dix équipages en ont également terminé, jouant des coudes et des étraves vers la ligne. Vive la voile !

Les arrivées

La Baule Nautic (Nicolas Groleau) : à 01h08min57’’
Corsair Marine (Aymeric de Chezelles) à 8h12min29’’
Cheminées Poujoulat (Bruno Jourdren) à 8h12min42’’
Laiterie de Saint-Malo (Victorien Erussard) à 8h15min00’’
Solano (Frédéric Rialland) à 08h24min34’’
Safran (Marc Guillemot) à 08h26min40’’
CGMer (Willfrid Clerton) à 08h26min48’’
KeySource (Mike West) à 08h42min47’’
Foncia (Michel Desjoyeaux) à 09h04min10’’
Restabern (Jean-Christophe Lair) à 09h11min52’’
Brit Air (Armel Le Cléac’h) à 09h13min58’’
Cargill MTTM (Damien Seguin) à 09h16min17’’

Delta Voiles 2ème toutes catégories en IRC à la Giraglia.

Delta Voiles - Giraglia
Delta Voiles - Giraglia

Pour son premier jeu de voiles de Swan 42 en membrane carbone / Kevlar, Delta Racing brille à la Giraglia. Arrivé dans le port de Gênes en 13e position derrière les 12 plus gros bateaux, l’équipage amateur de Genapi hurlait de joie.

Delta Voiles a conçu pour le Swan 42 Genapi un spi lourd très plat, parfait compromis entre un Code 0 et un spi lourd qui remplit parfaitement les deux rôles. Il monte très haut dans les vents légers tout en étant très stable et très résistant au vent arrière dans la grosse brise. Les deux spis asymétriques (léger et lourd), ont permis de lâcher tous les Swan 42 au bout d’1h30 de course. La GV puissante et son génois donnent tous deux des ailes, sous toutes les allures à la bonne vitesse et surtout très rapide au près océanique avec un VMG plus qu’efficace.

Skipper : Jean-Luc Boixel
Navigateur : Laurent Pellecuer
Tacticien : Bernard Mallaret
l’équipage : François Trégouet, Marie Berthet, Amélie Gagner, Didier Bonnaure, Michel Cohen et François Rubis

De grandes discussions collégiales entre le skipper, le navigateur et le tacticien ont su faire mentir le logiciel de navigation pour décider de l’option.
Bernard Mallaret : "En 3 mois le bateau et les hommes sont allés loin, en trouvant la bonne alchimie entre l’équipe de Genapi et les 3 sportifs professionnels (Mallaret, Pellecuer, Cohen)."
Jean-Luc Boixel : "En tant qu’amateur, j’ai trouvé la course épuisante, je suis heureux que toute la détermination de l’équipage ait réussi à s’organiser pour être lucide jusqu’à la ligne d’arrivée et amener la performance à son terme."
Laurent Pellecuer : "Faire deuxième sur la Giraglia est suffisamment rare et exceptionnel pour le savourer pleinement. Je suis content d’avoir fait une pause dans ma recherche infructueuse de sponsor pour courir cette Giraglia."
Les filles : "Par deux fois, en passant la ligne d’arrivée et en lisant les résultats, nous avons été prises de larmes de joie et de libération de toute la tension que nous nous étions mises."
François Trégouet : "Le bateau est extraordinaire, la 2e nuit en s’approchant de la côte italienne, l’odeur caractéristique du vent de terre nous a signifié la justesse de notre stratégie."

Source : Delta Voiles
www.deltavoiles.com

GreenTec : nouveau chargeur solaire.

GreenTec
GreenTec

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Dimensions plié : 21 x 10 x 1,5 cm
Poids : 145 g

Source : GreenTec
www.mymobilepower.com

Régate à tous les étages

départ 2009
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Si Eole fait des siennes et joue les filles de l’air, le souffle de la compétition n’a pourtant pas déserté la place. Aux quatre coins de la flotte, le vent de la réussite gonfle les voiles de Safran chez les monocoques, de CG Mer chez les Class 40, du Match 45 La Baule-Nautic, de Corsair Marine chez les Multi 2000 ou encore du JPK 9.98, Léon, futur bateau du Tour de France à la Voile…

Honneur au plus rapide et à celui qui semble bien parti pour l’emporter, toutes catégories confondues, en temps réel. Qu’il vente ou qu’il pétole, le Mach 45 de Nicolas Groleau, La Baule-Nautic, progresse comme un avion. Pointé dans le groupe des monocoques de 60 pieds, ce plan Samuel Manuard court en IRC et a d’ores et déjà semé le reste de ses concurrents du parcours long de 230 milles. A 13 heures, l’équipage de dix progresse au large de Belle-Ile. Preuve s’il en est qu’il fait toujours affaire dans les petits airs : lancé à 6-7 nœuds quand le gros des troupes lambine à moins de 5 nœuds, La Baule-Nautic menace d’arriver en début de nuit prochaine…

Safran devant

Dans le camp de 60 pieds Open, il en est un qui ne cède rien  et se régale aussi dans le petit temps. Safran poursuit sur sa lancée après un bon départ. Marc Guillemot et sa bande ont pris les devants et creusent l’écart. A 14 heures, au passage de la bouée Euler au large de Saint-Nazaire, les huit compères ont déjà avalé la moitié de leur parcours de 360 milles. Ils  affichent surtout 8 milles d’avance sur leurs coriaces poursuivants : Brit Air d’Armel Le Cléac’h et Foncia de Michel Desjoyeaux. Ces deux-là ne cessent de jouer au chat et à la souris dans des conditions résolument tactiques qui n’ont pas fini de mettre les neurones des bords à pied d’œuvre… et à la manœuvre !

Petit temps, rififi dans les classements

Même topo du côté de la fine équipe des onze Class 40 qui connaissent, sous un soleil de plomb, les affres de la pétole molle. Bien parti, le Cheminée Poujoulat de Bernard Stamm et Bruno Jourdren a pris un malin plaisir à enfumer ses poursuivants, notamment au passage de la bouée de Sainte-Marine enroulée sur les coups de 9 heures ce lundi matin. Mais c’est sans compter avec les trous de vent qui jalonnent le parcours au passage des Glénan et provoquent du rififi dans les classements. A 14 heures, le  suivi en temps réel des bateaux révèle en effet que CG Mer, skippé par Wilfrid Clerton, a désormais pris l’avantage.

Dans ces quartiers très fréquentés, on peut également croiser INEUM Consulting d’Alix de L’Hermite. L’équipage mixte du First 44.7 mène la danse en HN2. Quant au joli Léon de Jean-Pierre Kelbert, il semble bien décidé à ne pas passer inaperçu dans ces conditions de demoiselles. Du haut de ses dix petits mètres de long, le JPK 998 bientôt produit en série pour le Tour de France à la Voile, parade au beau milieu des Class 40 et joue avec un plaisir non dissimulé avec le premier des Multi 2000, le Corsair Marine d’Aymeric de Chezelles. Que du beau monde en somme entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine sur les parcours de ce 5ème Record SNSM …

En route pour les 53 bateaux et 273 équipiers

record snsm départ
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Après trois jours de prévention sur fond d’animations pour sensibiliser le grand public sur la sécurité en mer, place au sport et à la compétition. Gageons que les nombreux plaisanciers, présents sur les rangs auront à cœur de briller face à tous les coureurs au large réunis à bord des multicoques, des onze Class 40 et cinq monocoques de 60 pieds qui donnent fière allure à cette flotte unique en son genre. Entre eux tous, chez les petits comme chez les grands, tous les coups tactiques seront bien sûr permis pour accrocher leurs noms au palmarès de cette épreuve qui s’est hissée au rang des grandes classiques de printemps…

C’est parti ! Comme prévu un premier groupe s’est élancé en fin d’après-midi ce dimanche 21 juin à 17h53 au large de Saint-Nazaire. Sur zone un vent de Nord-Ouest d’une dizaine de nœuds a donné le tempo. Quatorze minutes plus tard, les choses sérieuses commençaient aussi pour les multicoques, les coursiers océaniques du Vendée Globe menés pour l’occasion par des équipages de chic et de choc et les onze Class 40 qui promettent de disputer une régate relevée à la hauteur de l’engouement que rencontre cette catégorie de bateaux en pleine expansion.

Solidarité, convivialité, action, compétition

Engagé à bord du 40 pieds Cargill-MTTM, Damien Grimont, le créateur-organisateur du Record SNSM et coureur réputé, n’aurait d’ailleurs raté pour rien au monde cette édition. Elle confirme en effet que solidarité, convivialité et compétition peuvent faire très bon ménage et que cet événement atypique n’a plus à faire la preuve de son succès. « C’est une vraie satisfaction de voir une telle flotte avec des plaisanciers de plus en plus nombreux pour se frotter aux plus grands », confirme-t-il quelques minutes avant de rentrer dans le vif de l’action. « C’est aussi un plaisir de vivre sur l’eau cette 5ème édition après ces trois jours à terre au cours desquels le public a pu rencontrer de grands marins tout en mettant les sauveteurs bénévoles à l’honneur. J’espère surtout que cette nouvelle édition aura permis de rappeler que prendre la mer, c’est prendre les risques et que la meilleure des préventions, c’est l’anticipation… »

Vents, courants : du jeu, du sport !

Pour autant, l’heure avait bien sonné de donner le coup d’envoi, sur l’eau, de la régate qu’ils attendaient tous avec une impatience non dissimulée. Plaisanciers comme skippers hors pair, s’accordent pour dire que les trois parcours imaginés par la Direction de Course entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine, promettent, dans des conditions anticycloniques propices aux rebondissements, d’offrir une compétition intense au gré des variations du vent en force et direction. Gare aussi aux effets des courants survoltés et aux calmes éventuels dans la journée de lundi sur la bande côtière. Entre l’estuaire de la Loire et les côtes bretonnes semées de pièges et d’embûches, tous les ingrédients sont bien réunis pour cette 5ème édition. Pas de doute, il va y avoir du jeu et du sport !

Un nouveau record pour Dee Caffari

caffari
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Aujourd’hui, la navigatrice britannique, Dee Caffari qui est entrée dans l’histoire en devenant la première femme à faire le tour du monde en solitaire sans escales dans les deux sens, a établi un nouveau record en monocoque sur le tour des Iles Britanniques et de l’Irlande. Dee et son équipage 100 % féminin dont faisait partie sa compatriote et concurrente dans le dernier Vendée Globe, Samantha Davies ont effectué le parcours en 6 jours, 11 heures, 30 minutes et 53 secondes, soit 17 heures et 16 minutes devant le record absolu établi en Mai 2004 à bord de Solune.
 
Dee Caffari, skipper d’Aviva, commente : « Le record absolu a toujours été notre premier objectif et je suis folle de joie d’avoir atteint notre but. Dans le sport, comme dans de nombreux domaines dans la vie, le choix d’une bonne équipe est vital au succès et au cours des six derniers jours, Aviva a eu un excellent équipage, concentré sur l’effort qui a tiré sur le bateau à chaque instant du parcours. Nous avons tout donné à 110 % et notre capacité à communiquer à jouer un rôle essentiel dans cette réussite. Cette réussite a réellement été un travail d’équipe et avoir les trois femmes avec moi a été génial. »
 
L’équipage 100 % féminin a quitté Gosport lundi dernier, le 15 juin et a franchi la ligne officielle de départ au large de Ventnor sur l’Ile de Wight à 21 heures 9 minutes et 36 secondes pour un tour des Iles Britanniques d’environ 2500 milles nautiques dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Avec des conditions variables tout au long de la tentative de record, Dee et son équipage se sont retrouvées parfois en avance, parfois en retard sur le record. Un système de hautes pressions dans la Manche a fait ralentir Aviva à 450 milles de l’arrivée mais avec suffisamment de milles avalés pendant les conditions favorables, Dee et son équipage féminin ont réussi à maintenir une avance suffisante pour battre le record.
 
Samantha Davies a ajouté : « Ce record à bord d’Aviva a été fantastique. Nous avons beaucoup tiré sur le bateau et sur nous-mêmes mais ça en valait vraiment la peine. Je crois que je suis encore plus fatiguée après ce record qu’après le Vendée Globe, même si c’est peut-être autant à cause du bavardage que de la navigation en elle-même ! »
 
A bord d’Aviva avec Dee Caffari et Samantha Davies se trouvaient leurs compatriotes Miranda Merron, navigatrice et Alex Sizer, chef de projet. En battant ce record, Dee et son équipage ont également battu le record du Tour des Iles Britanniques et de l’Irlande féminin établi en Juin 2007 en 10 jours et 16 heures par Samantha Davies et son équipage à bord de Roxy.
 

Marc Guillemot et Charles Caudrelier Benac sur le Record SNSM

marc guillemot et charles caudrelier
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Safran et Marc Guillemot prendront le départ du Record SNSM, dimanche à 17h, pour 360 milles, soit deux allers-retours entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine. Cette épreuve sera la première navigation officielle de Safran depuis le Vendée Globe. « Même s’il n’y a pas de véritable enjeu sportif et que cette manifestation est avant tout au profit des sauveteurs en mer de la SNSM, cette course permettra de valider la quille, les voiles et tout ce que nous avons réalisé comme travaux sur le bateau cet hiver », explique Marc Guillemot.
Le temps de référence à battre est celui de Gitana Eighty, établi à 38 heures en 2008 sur ce même parcours. Il faudra donc être de retour à Saint-Nazaire avant 7h du matin mardi pour battre le temps de référence en 60 pieds, soit tenir environ 10 nœuds de moyenne.
 
Pour cette course, l’équipage de Safran sera composé de : Marc Guillemot, Charles Caudrelier Benac, Yannick Bestaven, Thierry Brault et Loïc Lingois (Safran Sailing Team), Gurvan Bontemps (spécialiste F18/catamarans de sport), Jean-Baptiste Le Vaillant (voilerie Incidences) et Anatole Modaï (voilerie Incidences).
 
Première navigation du duo avant la Transat Jacques Vabre
 
Même s’ils ne seront pas seuls à bord puisqu’il s’agit d’une course en équipage, le Record SNSM sera aussi la première navigation du duo Guillemot – Caudrelier Benac depuis leur performance de 2007 sur la Transat Jacques Vabre. En effet, comme il y a deux ans, Marc Guillemot a choisi Charles Caudrelier Benac pour être son équipier.
 
« J’ai été beaucoup sollicité, il y avait beaucoup d’autres marins de talent avec qui j’aurais aussi aimé courir, mais j’ai fait le choix de la fidélité en décidant de naviguer de nouveau avec Charles Caudrelier Benac sur la Transat Jacques Vabre », annonce Marc Guillemot. Le skipper de Safran ajoute : « Charles connaît bien le bateau, nous avions fait une belle navigation il y a deux ans. L’objectif sera de faire au moins aussi bien… voire mieux ». Marc Guillemot se présentera donc pour la gagne au départ de la célèbre transatlantique. Voilà deux ans en effet, pour la première grande course officielle du tout nouveau Safran, Marc et Charles avaient frôlé la victoire sur cette épreuve et conquis une très belle deuxième place au Brésil, juste derrière Foncia et Michel Desjoyeaux.
 

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