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Transat Jacques Vabre. Choix de route pas simple en Class40 !

Achille Nebout et Gildas Mahé toujours leaders sur Amarris préfèrent voir la bouteille à moitié pleine alors que leurs concurrents directs ont profité de la nuit pour filer au sud. Les fichiers météos ont bien évolué entre une route nord ou sud. A bord de Groupe Snef il a fallu aussi faire des choix.

Gildas Mahé :

MESSAGE DU CLASS40 ALLA GRANDE PIRELLI

Bonjour la terre,

Désolé du retard de l’envoi du mail nocturne. La journée d’hier, c’était finalement du “champagne sailing” comme dit Nico. Dommage que nous n’avons pas vu notre belle position sud devenir notre cauchemar. Cela aurait été une hémorragie de milles très lente mais très sûre aussi. Là, ça y est c’est déjà les alizés, il fait chaud la mer est belle et le spi finalement vole. pour fêter tous cela et pour calmer la douleur de l’hémorragie de milles, on a sorti la cocotte minute et j’ai préparé des pâtes malloreddus : haricots rouges, ail et anchois. Heureusement qu’on n’a pas de rdv galant bientôt et c’était très bon. Côte bateau tout va bien, on a profiter de la pétole pour bricoler pas mal, on avait une fuite dans un tube de ballast, de lashing de poulie qui était en train de casser et que heureusement on a vu avant. Nico a encore le défi de finir les réparations, il est étalé au fond du cockpit.

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Transat Jacques Vabre. En Imoca, Paprec-Arkéa devant Charal : “Pas simple de naviguer là-dedans !”

Yoann Richomme et Yann Elies ont d’abord laissé derrière eux une zone de molle puis retrouvé des conditions rapides et tutoyé les 25 nœuds. Désormais, c’est le contournement de l’anticyclone qui les oblige à se creuser les méninges alors qu’ils font route vers Madère. Pas simple avec des fichiers météos qui ont évolués.

Cela n’empêche pas Paprec Arkéa de rester toujours aux avant-postes de la course, se relayant avec Charal en tête du peloton, qu’il faut désormais appeler « groupe option sud ». En effet deux options se dessinent pour le passage de cet anticyclone, celle à l’ouest menée par Teamwork et celle de Paprec Arkéa, au sud. Si la journée de jeudi a permis de recharger les batteries, la bataille n’est jamais loin et la décharge d’efforts non plus. Dans la nuit de jeudi à vendredi et jusqu’en début de matinée, Paprec Arkéa a été englué dans une zone de pétole mettant forcément les nerfs à rude épreuve. C’est ce qu’expliquait Yann Eliès : « la nuit de jeudi à vendredi n’a pas été facile d’autant que le leader Charal, a été le premier à bénéficier d’un vent plus conséquent. On a dû s’employer pour retrouver du vent plus fort et tenir la cadence ». Ce n’est qu’au cours de la matinée que le duo « était enfin sorti des griffes de cette zone de mole » dixit Yoann.

« À fond les ballons ! » (Yann Eliès)

Ensuite, les conditions ont été plutôt toniques avec des pointes qui ont tutoyé les 25 nœuds dans l’après-midi, ce qui a obligé à être particulièrement vigilant à bord. « On a eu une grosse houle qui provenait des tempêtes qui balaient le nord, raconte Yoann Richomme. Ça nous a permis de faire de belles sessions, de belles descentes sur les vagues » Yann a conservé la barre pendant plus d’une heure et il ne boudait pas son plaisir : « on a essayé de négocier au mieux ce train de houle. Nous sommes en train de filer vers Madère, à fond les ballons ! » A ce jeu, Paprec Arkéa passait même Charal en fin de soirée vendredi.

Au contact de Charal et option sud pour le passage de l’anticyclone

Ensuite, tous avaient « les yeux rivés sur le passage de l’anticyclone qui n’est pas évident à franchir », soulignait Yoann hier. Ce matin, il décrypte la situation : « la nuit s’est déroulée dans du vent faible, entre 4 à 6 nœuds. On s’est peut-être fait un peu coincer par l’évolution des conditions. Le vent tourne tout le temps, jamais avec la même force, ce n’est pas simple de naviguer là-dedans ». Mais le skipper se montre positif et confiant : « ce n’est pas trop mal, on est resté au contact avec Charal tout au long de la nuit ».

Quant aux deux options qui se dessinent dorénavant pour passer l’anticyclone, celle par l’ouest et celle de Paprec Arkéa au sud : « On reste dans le bon paquet », souligne Yoann. Il espère « être sorti de cette zone un peu compliquée en début d’après-midi » avant d’aborder la traversée des Canaries. Verdict dans quelques jours …

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Mini Transat. Carlos Manera 2e de l’étape 2 et au général en PROTO !

Arrivée Etape 2 - Saint-François (GUADELOUPE - FR) - Carlos Manera (ESP) 2e de l’étape 2 et 2e au général catégorie PROTO de La Boulangère Mini Transat 2023

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de l’étape 2 – Air Caraïbes de La Boulangère Mini Transat ce samedi 11 novembre à 2h51’34 (heure française). Il a mis 13 jours, 13 heures 32 minutes 54 secondes pour boucler cette deuxième étape à une moyenne de 7,86 nœuds.

« Cette deuxième étape a débuté dans ces conditions très légères et au près. Ça a été un peu bizarre mais ensuite le rythme a bien accéléré et c’est devenu très cool, avec des alizés soutenus. C’était vraiment agréable de voir que le bateau était capable d’aller très vite mais cela m’a demandé beaucoup d’engagement, à la fois physique et mental. Finir deuxième au classement général, même si je visais la première place, c’est malgré tout très satisfaisant. Je n’oublie pas qu’il y a un an tout pile, j’étais en train de finir de construire la coque du bateau avant de mettre à l’eau en décembre puis d’enchainer les courses de qualifications, les étapes de fiabilisation et tout le reste… Monter sur le podium, c’est évidemment top ! J’ai connu quelques petites avaries et cela m’a rappelé assez vite que la première chose sur une traversée de l’Atlantique, c’est avant tout de réussir à arriver de l’autre côté.

J’ai notamment cassé mon balcon arrière et ça a été un moment un peu compliqué parce qu’il est tombé dans l’eau et j’ai bien failli chuter avec lui. Cela m’a fait perdre de l’énergie mais aussi du terrain sur Federico (Waksman) car j’ai mis quatre ou cinq heures pour trouver une solution à ce problème. C’est alors devenu difficile pour moi de revenir. Je suis par ailleurs content parce que je n’ai pas le sentiment d’avoir fait des trucs bizarres en termes de stratégie et/ou de tactique, ce qui n’avait pas été le cas lors de ma première participation à la course il y a deux ans. C’est vrai que je ne termine, entre guillemets, que deuxième, mais je crois que je n’ai pas grand-chose à me reprocher. J’ai globalement fait les choses proprement.

Sur la fin du parcours, je n’ai vraiment rien lâché. J’ai poussé, poussé, poussé. Je voyais que j’avais la vitesse et que je grappillais des milles sur Fede par moments. Ce matin, j’ai commencé à aller très vite dans les grains mais j’ai cassé mon spi max puis mon spi médium dans la foulée. J’ai donc un peu ralenti le rythme pour assurer les dernières longueurs. Je termine cette Mini Transat bien fatigué même si j’avais clairement trouvé un bon mode sur l’eau. Un mode qui m’a permis de bien gérer et de bien me reposer, notamment avec les foils. C’est quelque-chose dont je suis content. Je finis avec un sentiment global positif. Ce n’est pas le plus intense car j’aurais aimé aller chercher la victoire, mais je suis très content malgré tout. »

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Transat Jacques Vabre. Abandon de l’Imoca Oliver Heer Ocean Racing

A 11h léquipe d’Oliver Heer Ocean Racing annoncer son abandon de la course suite à un souci avec le gréement. A 5 heures ce matin, dans des conditions médium et avec un plan de voilure sage, une pièce structurelle s’est cassée, provoquant la perte du bas-étai et endommageant la coque et le pont.

Ollie et son co-skipper vont bien et mettent le cap au nord pour rallier San Xenxo où ils devraient arriver vers 20h (HF). Ollie explique cette décision: “Etant donné les dommages structurels, la sécurité ne serait plus garantie pour la suite de la course. Je suis extrêmement déçu de devoir abandonner. Il s’agit de mon premier abandon dans les IMOCA Globe Series. Il va falloir désormais que je me concentre sur notre objectif principal, qui est le Vendée Globe. Nous reviendrons encore plus forts pour la saison 2024.

C’est le 6e abandon en class Imoca. Il reste 34 bateaux en course.

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Transat Jacques Vabre. Le point sur les classements

Les Ultim sont à 2 jours de l’arrivée avec un duel Banque Populaire et SVR-Lazartigue toujours en cours. En Imoca, les 3 bateaux de tête tentent de passer la dorsale. En Class40, Amarris se retrouve seul à l’ouest. Solidaires en Peloton reste en tête en Ocean Fifty et déroule sa partition.

La nuit a été compliquée pour certains et c’est le casse-tête météo annoncé en Imoca et en Class40. Charal, Arkéa-Paprec et For People se retrouvent au ralenti à proximité ce matin en moins de 20mn. Ils tentent de passer dans un trou de souris au nord est de Madère pour échapper à l’anticyclone qui ouvre la voie des alizés. Thomas Ruyant semble le mieux placé dans ce couloir étroit. Justine Mettraux et Julien Villion (Teamwork) et Sébastien Simon et IKer Martinez (Groupe Dubreuil) n’ont pas eu cette patience ou le choix en étant positionnés plus nord et plus à l’ouest. Ils ont décidé de prendre la route nord en attendant une meilleure ouverture pour passer. Ils prennent la tête au général.

Vacation Thomas Ruyant

En Class40, plus au sud les leaders de la flotte évoluent au sud de Madère. Achille Nebout et Gildas Mahe sur Amarris restent en tête mais se retrouvent seuls à l’ouest alors que les autres class40 du groupe de tête Alle Grande Pirelli, Groupe Snef et IBSA ont décidé de descendre davantage au sud pour trouver les alizés à hauteur des Canaries. Les leaders pourraient payer cher ce choix tactique. Les écarts commencent à se faire maintenant.

Vacation Gildas Mahe

En Ocean Fifty, Thibaut Vauchel Camus et Quentin Vlaminck déroulent leur jeu. Ils approchent du Cap vert avec 170mn d’avance sur Réalités et Viabilis qui évoluent bord à bord.

En Ultim, Armel Le Cléac’h et Sebastien Josse ne lâche rien dans leur duel avec SVR-Lazartigue. L’écart est de 100 mn ce matin. Il reste encore des coups météos à jouer avant l’arrivée que tenteront François Gabart et Tom Laperche. 3e, le Maxi Edmond de Rothschild ne peut que suivre à distance ce duel. L’équipe a déclaré une avarie de barre suite à un choc avec un ofni. 4e Sodebo revient sur ce dernier et compte 260 mn de retard.

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Mini Transat. Federico Waksman, vainqueur de la Mini Transat : ” J’ai tout donné ! “

Arrivée Etape 2 - Saint-François (GUADELOUPE - FR) - Federico Waksman (URG) vainqueur de l’étape 2 et vainqueur général catégorie PROTO de La Boulangère Mini Transat 2023

Le skipper Federico Waksman à bord du proto 1019 – Repremar Shipping Agency Uruguay a franchi la ligne d’arrivée de l’étape 2 – Air Caraïbes de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 10 novembre à 18h21’44” (heure française). Il a mis 13 jours, 5 heures 1 minutes 44 secondes pour boucler cette deuxième étape à une moyenne de 8,08 nœuds.

Annoncé comme l’un des grands favoris de cette 24e La Boulangère Mini Transat dans la catégorie des Proto, Federico Waksman (1019 – Repremar – Shipping Agency Uruguay) n’a pas failli à son rang. En franchissant la ligne d’arrivée à 18h21 (heure de Paris) ce vendredi 10 novembre, le skipper a bouclé les 2 700 milles de l’étape 2 – Air Caraïbes entre Santa Cruz de La Palma et Saint-François en première position avec une avance de plus de 80 milles d’avance sur son dauphin, Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla). Un écart qui lui permet de combler son retard de 4h14 cumulé à l’issue du premier acte et, par ricochet, de succéder à Pierre Le Roy au palmarès de l’épreuve (avant jury). L’Uruguayen, qui avait terminé 21e de la dernière édition en bateau de série, devient ainsi le premier représentant de son pays, le premier Sud-Américain et le septième étranger à réaliser une telle performance ! Ses premières impressions à chaud.

Vous terminez premier (avant jury) de cette deuxième étape mais aussi premier (toujours avant jury) de cette La Boulangère Mini Transat dans la catégorie des Proto. Que ressentez-vous ?

« C’est incroyable. C’est le résultat de beaucoup de travail. Comme l’ensemble des autres concurrents, j’ai construit ce projet sur plusieurs années. Cela a été énormément d’investissement et autant de sacrifices. Participer à la Mini Transat ne se résume pas à barrer un bateau, c’est bien plus que cela. Après une première participation à la course en 2021, j’avais tiré de nombreuses leçons, que ce soit en sur le plan technique, sur le plan météo et sur une multitude d’autres points. J’ai progressé et amélioré beaucoup de choses. Je me suis clairement inscrit dans une démarche de performance et je suis clairement parti avec l’objectif de gagner. C’est chose faite a priori, et je ne pouvais pas espérer mieux. Je suis si content, si heureux ! »

Vous êtes parti des Canaries avec un débours de 4h14 sur le leader, Carlos Manera Pascual. De quelle manière avez-vous géré cette deuxième étape ?

« Cet écart, c’était beaucoup et peu à la fois, à l’échelle d’une transatlantique. Je savais que je n’aurai pas le droit à l’erreur, notamment parce que Carlos allait assurément pousser fort. Je savais qu’il ne lâcherait rien et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait. Pour espérer gagner, il fallait non seulement que je termine devant lui, mais aussi que je mette de la distance entre nous deux. Au final, j’ai réussi à faire le break et à garder 80 milles d’avance jusqu’à la fin. C’est amusant parce que pendant la course, lui et moi nous avons régulièrement communiqué par VHF. Nous avons échangé sur la stratégie de la course, discuté de nos choix respectifs… Je pense que l’un comme l’autre, nous sommes avant tout restés concentrés sur ce qui se passait à l’instant T, sans chercher à se projeter trop vite sur le résultat, ni à se marquer. La Mini Transat est une course d’endurance, à la fois pour les bonhommes et les bateaux et finir est toujours le premier but, même lorsque l’on vient pour gagner. »

Lors de cette étape vous avez imprimé un gros rythme et tenu des moyennes incroyables. Le niveau d’engagement a été énorme !

« Oui, je pense que l’on a tout bien tapé dedans. Pour ma part, j’arrive vraiment cuit. J’ai tout donné pour ne pas avoir de regret à l’arrivée. J’ai évidemment eu mon lot de petits pépins techniques. Lors des journées les plus ventées, j’ai cassé mon bout-dehors. Mon petit spi est alors tombé à l’eau et s’est coincé dans la dérive, cassant cette dernière dans sa partie basse. J’ai réussi à trouver une solution pour réparer le bout-dehors mais je n’ai ensuite plus eu d’autres choix que de naviguer sous spi max ce qui, au final, m’a peut-être aidé à être si rapide ! (Rires) »

Vous avez réalisé une saison 2023 remarquable puisque vous avez terminé systématiquement sur le podium des courses auxquelles vous avez participé. Et vous terminez sur cette victoire (avant jury) dans cette La Boulangère Mini Transat. C’est presque un sans-faute…

« Oui, c’est juste fou ! Mes résultats sur les courses d’avant-saison m’ont donné le statut de favori mais cela m’a aussi mis une certaine pression sur les épaules. J’ai essayé de me détacher de tout ça mais ça n’a pas toujours été facile. J’ai été en tête toute la dernière semaine de course, mais je n’ai véritablement commencé à réaliser qu’à 250 milles de l’arrivée en Guadeloupe que ça sentait bon et que si je gérais bien ma fin de course, je filais tout droit vers la première place. De l’étape et du général. Bien sûr, j’ai une grosse pensée pour Carlos qui est mon ami et que je remercie d’avoir été un si bel adversaire. »

En 2021, vous aviez terminé à la 21e place chez les bateaux de Série, très déçu. On imagine que c’est, pour vous, une belle revanche, aujourd’hui ?

« Complètement. Il y a deux ans, j’avais pleuré en franchissant la ligne d’arrivée. Cela a de nouveau été le cas cette fois, mais pas pour la même raison ! Je suis si heureux ! Si heureux ! Pour moi, c’est un véritable accomplissement. La Mini Transat, ce n’est pas juste une course contre les autres, c’est avant tout une épreuve contre soi-même. Il faut aller puiser dans ses ressources comme rarement, et même sans doute comme jamais. C’est un sentiment de fierté d’avoir réussi à mener ce projet à son terme. »

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Transat Retour à la Base. STAND AS ONE ne sera pas au départ, le point sur les 13 wildcards pour le Vendée Globe

Mercredi dernier, Eric Bellion et Martin Le Pape on abandonné dans la Transat Jacques Vabre suite à une avarie importante à bord de leur monocoque STAND AS ONE : une lice s’était décollée à l’avant du bateau provoquant une voie d’eau. Ce problème structurel représentant un risque pour le bateau récemment mis à l’eau, la décision avait été prise d’abandonner la course.

Une fois le bateau et son équipage en sécurité à Roscoff, l’équipe a pu inspecter les dégâts et constater que cet incident avait certainement été provoqué suite à un choc avec OFNI. « Vers 7h00 du matin, j’ai entendu un bruit sourd et ressenti un mouvement inhabituel. On a dû percuter quelque chose à l’avant tribord. » détaille Martin. STAND AS ONE est toujours à Roscoff, en attente d’un rapatriement à Port la Forêt, son port d’attache. « Nous allons réparer notre bateau blessé et revenir plus fort. Ceci n’est pas une entrave mais une étape, nous restons unis, déterminés à être au départ du prochain Vendée Globe. » Conscient qu’une course contre-la-montre a débuté, Eric reste confiant et plus que jamais, convaincu du sens des mots : STAND AS ONE.

Eric Bellion a pris la décision également de ne pas participer à la Transat Retour à la Base. Il devrait pouvoir faire une demande de dérogation pour valider sa course de qualification pour le Vendée Globe. En revanche, le fait de ne pas prendre le départ ne lui permet pas d’obtenir l’une des 13 wild cards accordées pour les bateaux neufs. Il en reste encore 7 à accorder sur 14 bateaux neufs.

L’organisation du Vendée Globe a prévu dans son avis de course d’accorder une wild card aux treize premiers bateaux neufs qui prendront le départ d’une course de qualification. Ce qui leur garantit d’avoir une place au départ du prochain Vendée Globe même s’il y a plus de 40 candidats en lice — ce qui est le cas. Six skippers de bateaux neufs l’ont déjà obtenue, ceux qui les ont mis à l’eau en 2022: Paul Meilhat (Biotherm), Sam Davies (Initiatives-Cœur), Boris Herrmann (Malizia), Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Jérémie Beyou (Charal) et Maxime Sorel (V and B – Monbana). Sept wild cards restent donc encore à distribuer. Comme le quota de treize bateaux neufs est dépassé avec le rachat de 11th Hour par Sébastien Simon, les skippers seront départagés par leur classement sur la prochaine course qualificative en solitaire, en l’occurrence le Retour à la Base.
Le skipper d’un bateau neuf qui n’aura pas obtenu sa wild card ne perdra pas ses chances d’être au départ du prochain Vendée Globe, mais il devra suivre le processus de sélection basé sur le nombre de milles parcourus. Si certains n’ont rien à craindre en pouvant jouer sur les deux tableaux, comme Nicolas Lunven, nouveau skipper d’Holcim-PRB, Charlie Dalin (Macif), Thomas Ruyant (For People) ou Sébastien Simon (Groupe Dubreuil) qui disposent déjà d’un nombre important de milles, d’autres peuvent craindre de devoir suivre le processus de sélection normal. C’est le cas de Jean Le Cam (Tout commence en Finistère – Armor-Lux) et de Phil Sharp (OceansLab). Ce sont les derniers skippers à mettre à l’eau leur bateau neuf et ils n’ont aucun mille au compteur. Ils ne participent pas à la Jacques-Vabre et vont se rendre directement en Martinique pour prendre le départ de la course qualificative. Jean Le Cam avait prévu de partir hier en convoyage mais il a décidé de temporiser le temps que les conditions météos se calment et en attendant sans doute d’en savoir plus sur le bateau d’Eric Bellion dont le bateau est un sister ship du sien. Yoann Richomme sur Arkéa Paprec dispose également de très peu de milles. Il a prévu à l’arrivée de la Jacques-Vabre de remettre son bateau en parfait état pour s’assurer de finir la course.

En l’état actuel, si Jean Le Cam, Phil Sharp, Yoann Richomme, Nicolas Lunven, Thomas Ruyant et Sébastien Simon prennent juste le départ de la course Retour à la Base, même sans la finir, ils sont assurés de faire partis des 13 bateaux qualifiés d’office sans avoir à faire de course aux milles. Il restera à départager Charlie Dalin et Eric Bellion. Charlie Dallin ayant déclaré forfait pour raisons médicales. Il valide néanmoins sa qualification après avoir pris le départ de la Transat Jacques Vabre.

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Transat Jacques Vabre. Le point sur les classements

Les leaders d’hier sont encore eu d’aujourd’hui. Ils accentuent même leur avance à l’orée de décisions stratégiques à prendre pour allriver dans les alizés.

En Classe 40, c’est encore au binôme d’Amarris que revient le droit de pointer en tête de flotte. Suivis par les équipages d’Inter Invest et de Crédit Mutuel, Achille Nebout et Gildas Mahé tirent profit de leur décalage sur leurs camarades de jeu plus positionnés dans l’est (Alla Grande Pirelli, IBSA, ou encore Project Rescue Ocean). Après la pétole d’hier, ils progressent dans le petit couloir de vent de nord-ouest – 9-10 nœuds, en courbure de zone anticyclonique, pour progresser cap au sud-ouest vers Porto Santo. Un empannage reste à prévoir au fur et à mesure que le vent va continuer à adonner au nord-est, annonce de l’alizé naissant sous l’anticyclone.

Derrière les poursuivants ne baissent pas la garde et s’accrochent pour rester dans le bon tempo. Gare notamment à Groupe SNEF qui, à la faveur de sa position médiane dans les talons de Café Joyeux, revient vite et fort aux avant-postes. De quoi redonner le sourire à Xavier Macaire et Pierre Le Boucher qui espéraient que « la roue tourne après un mauvais départ et pas mal de galères plus ou moins pénalisantes, qui ont permis à la course de se barrer par devant. » En 5è position, les voilà de retour aux affaires sur le grand échiquier océanique, dans une catégorie où les décalages latéraux sont plus importants aujourd’hui que ceux mesurés par rapport au but.
A noter le retour en course de Legallais avec Fabien Delhye et Corentin Douguet.

IMOCA

Dans le camp des IMOCA, Charal, fort d’une vingtaine de milles d’avance sur son partenaire d’écurie TeamWork.net, ouvre la marche et fait cap sud… Compte-tenu de l’angle des bateaux par rapport à la route vers Fort-de-France (sur laquelle est calculé le classement), Teamwork.net est bien le dauphin de Charal, mais en termes stratégiques, il est clair que Paprec Virbac est l’adversaire numéro 1 du tandem Beyou-Cammas. Dans cette catégorie, le choix de route fait encore débat et n’a pas fini de maintenir le suspense. Tout comme les skippers, qui ne cachent pas que leur cœur balance. Beaucoup confient que la voix de la raison collective sera sans doute celle qui leur indiquera la voie à suivre.

7e à bord de Guyot Environnement, Benjamin Dutreux explique : « On est dans le bon paquet, dans le bon groupe qui a l’air de faire route vers le sud. Clairement aujourd’hui ça ne passe pas dans nos fichiers, mais c’est vrai que la route nord est aussi un peu complexe. Tant qu’on n’a pas le bateau à 100% on continue vers le sud. On a encore jusqu’à demain pour décider de notre choix… »

Même topo, ou presque de la part de Romain Attanasio, 12e à 100 milles du leader sur Fortinet – Best Western qui explique avec l’humour qu’on lui connaît que la route sud risque de rencontrer beaucoup de suffrages. « Avant le départ, il y en a beaucoup qui disaient : ça passe au nord, on va au nord… Mais après ce qu’on vient de prendre, à mon avis, il y en a beaucoup qui se sont calmés. Donc, pas sûr qu’il y ait beaucoup qui aillent là-haut. Nous on n’a qu’une envie, c’est de pouvoir faire sécher les chaussettes ! »

« Lunettes de soleil (pour le sud), ou frontale (pour la route nord) ? » Dur, dur de choisir », s’amusent, quant à eux, Samantha Davies et Jack Bouttel à bord d’Initiatives Cœur. A noter le retour de Sam Goodshild et Antoine Koch en avant de la flotte.

OCEAN FIFTY : C’EST QUI LE PATRON… ?

… Solidaires en Peloton, voyons ! Le trimaran bleu et gris, solide leader depuis le début, a débordé les Canaries au large desquels progressent désormais ses deux poursuivants, qui concèdent entre 120 et 150 milles de retard. Les écarts se sont creusés dans les rangs de ce ménage à trois, qui a touché des alizés modérés, de 16-18 nœuds. Mais il n’en faut pas beaucoup plus pour ces trimarans qui progressent à des vitesses oscillant entre 20 et 25 nœuds. Cap sur la marque du Cap Vert, distante de 550 milles cet après-midi. En 3e position Pierre Quiroga sur Viabilis apprécie à sa juste mesure d’être toujours dans le match : « Nous sommes très contents de notre course, mais très déçus de voir nos camarades de jeu arrêtés pour cause d’avaries importantes. Tout le monde aurait pu faire de belles choses… Désormais l’idée, pour nous, est d’atteindre le Cap Vert avec une belle série d’empannages. Nous avons négocié une zone sans vent sous Madère, place à la tactique avec du vent qui devrait se renforcer progressivement. »

ULTIM : AVARIE DE BARRE POUR LE MAXI EDMOND DE ROTHSCHILD

Bientôt l’équateur pour les premiers ULTIM qui ont débuté hier la grande remontée au portant pour rallier la Martinique. Le Maxi Banque Populaire XI tient bon les commandes devant SVR Lazartigue. Dans cette catégorie où le moindre écart de vitesse se paye cash, les écarts se creusent à vitesse grand V. Le mésaventure vécue aujourd’hui par le Maxi Edmond de Rothschild, qui déplore une avarie de son système de barre suite à un choc, en témoigne. Freiné net dans son élan, il voit désormais les deux premiers qui se tiennent encore en respect s’échapper. Si le coup est dur, Charles Caudrelier et Erwan Israël assurent qu’il faut toujours compter sur leur belle combativité : « nous allons nous battre jusqu’au bout pour cette troisième place avec les armes qu’il nous reste. »
Thomas Coville et Thomas Rouxel auraient des problèmes de foil croit savoir Christian Dumard qui a noté des écarts de vitesse entre deux bords.

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Transat Jacques Vabre. Clarisse Crémer: ” Un choix de route pas facile ! “

Credit : Georgia Schofield | L'Occitane Sailing Team

Clarisse Crémer et Alan Roberts, 9e à bord de l’IMOCA L’Occitane en Provence, continuent de naviguer à vive allure vers la Martinique et se prépare à entamer la deuxième moitié de la compétition.

À 14h CET cet après-midi, l’équipage s’est hissé à la 9e position, et l’esprit de compétition persiste. Les premières heures de la course ont été éprouvantes, avec des vents violents et des vagues tumultueuses rendant le sommeil impossible. Alan Roberts partage son expérience : “Les deux premiers jours, la vie à bord était difficile. C’était assez violent, le bateau tapait très fort, on était très secoués. Nous allions vite, mais nous n’avions pas le temps de faire une pause ou même de manger. Les niveaux d’énergie étaient faibles. » Heureusement, la situation s’est améliorée, et la troisième nuit a offert un répit bienvenu avec des vents plus modérés, permettant à l’équipage de L’Occitane en Provence de recharger ses batteries pour la suite de la compétition. « Actuellement, dans des vents plus légers de 12 à 17 nœuds avec une vague plus longue, nous avançons. Le bateau est beaucoup moins violent que les premiers jours, et nous avons pu dormir ! » – se réjouissait Alan Roberts ce matin. Désormais, ils sont au coude à coude avec l’IMOCA V&B de Maxime Sorel, un adversaire de taille, intensifiant encore la compétition.

Des réparations en mer

Clarisse Crémer nous partageait ce matin leurs premières réparations à bord : “Hier, Alan est monté dans le mât (ce champion !), pour réparer le lazy jack qui s’était cassé ! Comme il a beaucoup plu les premières nuits, et que je lazy jack était cassé, ça faisait des poches d’eau dans les ris. Et ces poches d’eau peuvent vraiment déchirer la grande voile. C’était un peu chaud. On n’arrêtait pas d’aller vider des seaux d’eau entiers. On a passé un sacré bout de temps tous les deux dehors à essayer de rerabanter la grand-voile pour qu’elle soit bien serrée.” Victoire pour notre duo, le lazy jack réparé, l’IMOCA a pu reprendre sa course normalement.

Depuis assure la skipper « nous touchons du bois, tout va bien. Nous faisons beaucoup de stratégie météo parce que la route n’est pas très claire pour la suite. »

Route nord ou route sud ?

Justement, c’est la grande question qui se pose désormais. Pour la suite de la course, deux itinéraires se dessinent : passer au Nord ou au Sud d’une dépression traversant l’Atlantique. Clarisse et Alan envisagent actuellement la route Sud, comme l’explique Alan Roberts à bord : “Nous nous dirigeons maintenant vers le Sud. Certains pourraient virer de bord et se diriger vers les Açores pour essayer la route du nord. Mais je pense que la route du nord pourrait être assez violente. L’itinéraire sud est plus sûr à l’heure actuelle.”

Clarisse Crémer souligne le dilemme : “Le problème est que la route Nord reste pour l’instant la route préférée des routages. Donc ce n’est pas une décision facile à prendre.”

Ceux qui opteront pour la route Sud devront affronter les petits airs associés à l’anticyclone des Açores avant d’être récompensés par les alizés d’est autour de la latitude des Canaries. L’équipe de L’Occitane en Provence est prête à relever ce nouveau défi, déterminée à tirer le meilleur parti de chaque condition météorologique.

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Transat Jacques Vabre. Benjamin Dutreux : “On est dans le bon paquet ! “

LE HAVRE, FRANCE - NOVEMBER 07 : Imoca Guyot Environnement - Water Family, skippers Benjamin Dutreux and Corentin Horeau, is pictured during Imoca start of the Transat Jacques Vabre in Le Havre, France, on November 07, 2023. (photo by Vincent Curutchet / Alea)

Après deux premiers jours de course tumultueux avec des conditions de mer et de vent qui ont mis la flotte de la 16eTransat Jacques Vabre Normandie – Le Havre à rude épreuve, le changement de rythme a été un peu radical, hier en fin de journée, après le débordement du cap Finisterre. Reste que si la nuit s’est déroulée un peu au ralenti, elle a permis au duo de GUYOT environnement – Water Family de panser les petits bobos du début de course, et ainsi de retrouver un bateau presque à 100% avant la suite. Une suite qui s’annonce pour le moins complexe puisque dans les prochaines 24 heures, Benjamin Dutreux, Corentin Horeau et l’ensemble de leurs adversaires vont en effet devoir choisir entre une route ouest qui pourrait se montrer payante mais promet d’être rude, ou une route sud, plus clémente mais par ailleurs très incertaine.
Ces dernières heures, le changement de rythme a été assez radical pour les concurrents de la classe IMOCA engagés dans la Normandie – Le Havre. En effet, après deux premiers jours course éprouvants pour les organismes comme pour les machines qui ont contraint plusieurs duos à faire une escale technique voire à abandonner, la nuit a été plutôt calme, au large des côtes Portugaises. « On en a profité pour bricoler et solutionner tous les petits problèmes rencontrés sur le début de course. Benjamin a vraiment bien bossé dans des endroits du bateau compliqués. Il nous reste encore quelques trucs à gérer mais on a néanmoins coché pas mal de points sur son job-list », assure Corentin Horeau, rappelant par ailleurs que lui et son acolyte vont prochainement également devoir s’acquitter de la pénalité de trente minutes dont ils ont écopé à la suite de la rupture accidentelle du plomb de leur radeau de survie.

Un choix important à faire dans les prochaines 24 heures

« Si cette nuit, ça a plutôt été faiblard, on retrouve petit à petit du vent. Actuellement, on a entre 13 et 14 nœuds de vent et le bateau glisse bien. Il commence à faire un peu plus chaud et on peut tenir nos quarts sans être obligés de mettre le top de ciré, ce qui est plutôt sympa », ajoute le co-skipper de GUYOT environnement – Water Family, parfaitement dans le match depuis le départ et aujourd’hui toujours pointé en 8e position. « On est dans le bon paquet et on joue dans un bon groupe », se réjouit le récent vainqueur de la Solitaire du Figaro qui continue, pour l’heure, de descendre vers le sud alors que derrière, certains semblent prendre la tangente. « On pourrait choisir de partir dans l’ouest dès à présent mais on ne perdra pas trop si on prend encore un peu de temps pour se décider. A date, clairement, le sud ne passe pas dans nos fichiers mais la route nord est, elle aussi, un peu complexe. On sait qu’on a encore jusqu’à demain pour trancher. De plus, tant qu’on n’a pas le bateau à 100%, on préfère continuer de descendre en latitude », précise Benjamin Dutreux qui observe avec attention la concurrence. Et pour cause, au-delà de la stratégie générale, la tactique s’annonce elle aussi cruciale.

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