"Je vous écris en espérant que suite à la décision de la Cour jeudi dernier (du 7 avril – NDLR) que nos deux clubs pourront établir par consentement mutuel les conditions concernant la 33ème édition de la Coupe de l’America. Nous restons convaincus qu’il faudra organiser par consentement mutuel des régates traditionnelles sur des monocoques avec une série de challengers dès que possible, et nous sommes prêts à demander l’intervention de l’ISAF ou du NYYC comme médiateur. Vous savez bien que notre club est représenté par Larry Ellison et son équipe, BMW Oracle. Les responsables de BMW Oracle sont prêts à rencontrer la SNG/Alinghi immédiatement pour voir ensemble comment obtenir ce consentement mutuel. Nous proposons ainsi une réunion dès le début de la semaine prochaine à un lieu acceptable pour nous tous.
Nous suggérons que ce lieu de rencontre reste entre nous. L’idéal serait de pouvoir discuter sans être distraits par d’autres personnes". Cette lettre a été adressée à la SNG et à Ernesto Bertarelli et Brad Butterworth de Team Alinghi, ainsi qu’à Russell Coutts et Larry Ellison de BMW Oracle Racing. Bien entendu cette publication aujourd’hui soulève de nouvelles interrogations et provoque également des rumeurs sur la mise en place d’une réunion imminente. Pour le moment aucune réponse n’a été communiquée officiellement par la SNG ou par Alinghi. Affaire à suivre…
Le GGYC invite la SNG à des discussions
Le Wavefinder testé à Saint Malo à l´initiative de Michel Barnier.
L’équipe de la SNSM de Saint Malo, en présence du Ministre de la Pêche Michel Barnier, a testé le Wavefinder, système de détection d’homme à la mer.
« Neuf millions d’euros seront consacrés cette année à l’équipement de chaque professionnel d’une balise individuelle », a déclaré le Ministre, très impliqué dans la formation des marins à la sécurité en mer.
Les essais menés ont démontré que le WaveFinder donne l’alerte à l’équipage pour lui permettre de retrouver le naufragé dans un rayon de cinq miles nautiques, un concept que Michel Barnier défendra à Bruxelles, afin de favoriser l’équipement des marins au niveau européen.
Le WaveFinder est à ce jour le seul système de détection d’homme à la mer homologué DHAMAS, norme obligatoire pour l’équipement des navires de pêche français. Ce système est destiné à tous les navigateurs, professionnels ou non, concernés par la sécurité de leur d’équipage, de leurs invités ou de leur famille. Il est indispensable afin d’alerter et de guider l’équipage d’un bateau dans le cas d’une situation d’homme à la mer et vient compléter le pack sécurité à bord, radiobalise ou balise personnelle Cospas Sarsat.
Source : Kannad
www.kannad.com
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Mollesse brésilienne
Telefonica Blue et Green Dragon ont opté pour une route près des côtes hier afin de pouvoir profiter de la brise, qui se développe le soir et en fin d’après-midi naviguaient 5 milles à l’ouest des autres bateaux.
Ils ont en effet retrouvé un vent de 6 à 7 noeuds, tandis que plus au large, les VO70 restaient presque englués dans 3 à 4 nœuds de vent. Cette stratégie côtière semblait porter ses fruits pendant la soirée, car Telefonica Blue a pris la tête de la course devant Green Dragon, mais les conditions sont tellement variables et les vitesses tellement réduites que tous ces petits gains restent très fragiles. C’est ainsi que ce matin, Green Dragon est le bateau le plus lent de la flotte en vitesse instantanée et Delta Lloyd se retrouve désormais second derrière Telefonica Blue. Vers minuit, le vent s’est renforcé et les vitesses ont nettement augmenté. L’objectif est d’être le premier à retrouver les alizés, mais normalement il faudra encore quatre journées de ces conditions variables avant d’y arriver.
Classement de 7h heure française
Telefonica Blue à 4683 milles de l’arrivée
Delta Lloyd à 9 milles
Green Dragon à 20 milles
Ericsson 4 à 20 milles
Telefonica Black à 22 milles
Ericsson 3 à 22 milles
PUMA à 22 milles
SNIM 2009 : La houle au final
Le classement des Swan 42 reste donc inchangé, avec en tête Cuordileone (Freccia) suivi de Kora d’Enrico Scermi et PMSI Pilot de Ludovic de Saint Jean, Genepi (Jean-Luc Boisel) fermant la marche
Rond Sud, deux manches pour les IRC
En rade sud, les Melges 24 ont réussi à trouver de l’air sous le Frioul et ont pu valider une dixième manche avec un vent de secteur Ouest-Sud-Ouest. Le départ a été marqué par un mauvais départ du bateau italien Altea (OCS) qui sauve sa deuxième place au général devant son compatriote « 585 » skippé par Pietro d’Ali. Dans ces conditions de petit temps, c’est l’équipage estonien de « Lenny » de Tonu Toniste qui s’adjuge la manche haut-la-main. Les IRC ont conclu deux manches lancées à la mi-journée avec du 5 nœuds et une jolie houle au large du Frioul.
Au total cette année 153 bateaux ont participé aux différentes manches de la SNIM, qui a su déjouer les pièges de la météo sur l’ensemble du week-end pascal. « Le bilan est plus que positif » détaille Bernard Amiel, le président de la Société Nautique de Marseille. « Nous avons accueilli les Swan 42 pour la première fois qui ont été ravis de l’accueil et de la qualité du comité de course. Le jury, international a été remarquable et les équipages ont apprécié. De nouvelles séries sont sur les rangs pour venir courir la SNIM. Nous souhaitons qu’elle figure au championnat de quelques unes des séries présentes ».
Plus que jamais la SNIM se positionne comme le rendez-vous majeur et incontournable du début de saison en Méditerranée. Lors de cette 44e édition, les accents latins du bassin méditerranéen ont côtoyé ceux anglo-saxons et russes, de nombreuses nationalités ont participé à cette compétition. « Cette SNIM a été très sportive, ventée, éreintante, elle renoue avec la tradition des SNIM sportives et physiques, chères aux régatiers. « L’objectif, conclue Bernard Amiel est d’atteindre dès l’an prochain la barre des 250 bateaux engagés, tout en conservant la convivialité qui règne autour des pontons, chère aux participants ». Les équipages ont déjà pris date pour le 45e anniversaire de la SNIM, vieille dame des épreuves en méditerranée, qui se déroulera du 2 au 5 avril 2010.
Résultats
Swan 42 (après 5 courses, 4 retenues)
1 Cuordileone (Freccia) 5
2 Kora (Enrico Scermi) 7
3 PMSI Pilot (Ludovic de Saint Jean)11
4 Genapi (Jean-Luc Boisel) 14
Melges 24 (après 10 courses, 9 retenues)
1 Marsail (Paul Maxime) 13
2 Altea (Racchelli Andrea) 16
3 585 ( Brescia Paolo) 24
4 Eurovoile (Infante Denis) 32
5 Leny (Tonu Toniste) 34
Selection (après 7 courses, 6 retenues)
1. Sarbacane (Forestier Nicolas) 9
2. 2J Impression ( Terrier Bernard) 10
3. Le petit prince (Bonnet Jean-Pierre) 15
4. Swindler (Auboiroux Marcel) 24
5. Ambition Cohérence (Robelus Bruno) 25
First 31.7 (après 7 courses, 6 retenues)
1. Sagaï ( Lexa Dominique) 6
2. Nicolaïs (Morante André) 14
3. Virus (Castelli Didier) 20
4. Mimosail (Jarnot André) 23
5 Firsty II (Muller Pascal) 25
IRC A (après 5 courses, 4 retenues)
1 Near Miss ( Noël Franck) 4
2 Cuordileone (Freccia) 9
3 Kora (Scermi Enrico) 11
4 Relayer (Schmitt Patrick) 18
5 Bella Dona (Pailloux François) 19
IRC B (après 5 courses, 4 retenues)
1 Glen Ellen V/ Lexus Marseille (Tian Dominique) 5
2 Geranium Killer ( Metenier Charles) 9
3 Spirit of Ad Hoc ( Bouchard Thierry) 11
4 Celinou (Peduzzi Hervé) 12
5 Sayann2 (Baillie Leila) 18
IRC C (après 5 courses, 4 retenues)
1 Kalinka (Radullic Walter) 5
2 Bulthaup ( Darmon Michel) 18
3 Alhena 3 (Beltram Jérôme) 20
4 Hommage (Bourgat Cédric) 21
5 Glen Ellen (Hirsch Daniel) 24
IRC D (après 5 courses, 4 retenues)
1 Prima One ( Chevalier Vincent) 6
2 DSN ( Peteto/ Gonon Christophe) 8
3 Zulu (Alicot François) 11
4 Architeuthis (Festino Jean-Marc) 12
5 Satisfaxion (Canovas Antoine) 23
IRC E (après 7 courses, 6 retenues)
1 Jin Tonic ( Daurelle Bernard) 6
2 Over Dose Bravo ( Baradat Luc) 14
3 Windswept of Breizh ( Lahieyte Jacques) 22/brey
4 Association nautique Berroise (Calicchio Jean-Christophe) 27
5 ex : Tahina (Tocci P.A/ Fantome (Gonzales/Breysse)/Skippy’s Ton (Lejeune) 29
Day Boat (après 6 courses, 5 retenues)
1.Gromago (Faiola Alain) 8
2. Filochard (Hassler Ivan) 9
3. Daisy (Forest) 17
4. Ziskaou (Tretout Olivier) 20
5. Rollmop’s3 (Mouret Nathalie) 24
Rupture d’alizés…
La navigateur solitaire peine parfois à trouver la pleine félicité: après une semaine de navigation dans le dur, compteur dans le rouge, tous ont enfin l’occasion de souffler et de goûter pleinement ce qu’ils sont venus chercher : des longues glissades sur la houle atlantique, sous le soleil. Et pourtant… A bien les entendre, peu d’entre eux arrivent à se contenter de ces bonheurs simples. La faute à ce satané esprit de compétition qui fait qu’au bout du compte, tant qu’on est en mer, seule compte la bagarre pour la victoire finale. Sans bouder leur plaisir, tous avouent ne pas pouvoir goûter pleinement à cette descente presqu’indolente vers les Antilles. Que le vent vienne à monter, il faut alors tirer le meilleur parti du bateau, flirter avec les limites du vent arrière, jouer avec la barre pour chercher le surf qui permettra de grappiller quelques dixièmes de milles sur les adversaires les plus proches. Qu’il se prenne à mollir et surgit l’envie frénétique de compulser les fichiers de vent, d’échafauder les hypothèses météorologiques les plus improbables. Tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, le solitaire en course vit sous tension. Et dans ces temps d’incertitudes, chacun cherche à se rassurer en s’appuyant qui sur son intuition, qui sur les froides statistiques, qui sur la fatalité… question de tempérament.
Croire en son destin
En ces temps eucharistiques, nos solitaires sont pourtant bien loin, à l’inverse du grand Blaise Pascal, de se poser la question de l’existence ou non de Dieu. La palette des choix qui s’offre à eux, pour être beaucoup plus pragmatique, n’en est pas moins vaste. Cap ou vitesse ? Repos ou performance ? Nord ou sud ? Ces questions qui peuvent paraître dérisoires sont celles qui agitent les neurones de nos navigateurs : ainsi d’une Isabelle Joschke (Synergie) bien calée sur la route du sud qui avoue regarder avec admiration la trajectoire d’un Adrien Hardy (Agir Recouvrement), éclaireur impavide de la voie nord. D’autres parient déjà sur une arrivée à couteaux tirés entre des navigateurs qui convergeraient de différents points du plan d’eau vers leur but ultime. Armel Tripon sur Gedimat ne dit pas autre chose quand il parle d’un rythme et d’une tension proche de la Solitaire du Figaro. Gérald Véniard ou bien encore Erwan Tabarly (Athema) ne sont pas très loin de cette vérité quand ils reconnaissent passer des heures, dans la nuit noire, à guetter les bascules de vent, à trouver le bon équilibre entre le sommeil nécessaire et les heures qu’il faut consacrer à trouver la meilleure carburation possible. A ce petit jeu, l’intuition, l’expérience et l’envie restent les meilleurs ressorts. Tous le disent : d’ici quarante-huit heures, une première situation devrait se décanter. En attendant, chacun trace sa route avec la foi du charbonnier.
3000 marins présents à La Trinité
Le plein de régates
Voilà longtemps que les marins n’ont pas été autant rassasiés lors du grand rendez-vous trinitain. Ils étaient venus pour courir et ils ont été servis… Faisant le plein de manches grâce à des conditions idéales et des comités de course magnifiquement organisés et compétents.
Rouxel, Souben, Gautier : sans faute !
Les trois grands vainqueurs du Spi sont sans conteste Thomas Rouxel en Open 7,50, Daniel Souben en Far 30 et Alain Gautier en classe 6,50. Ils ont dominé largement les débats, chacun dans leurs séries, ne laissant que peu de chance à leurs adversaires. « C’est important de gagner le Spi » explique Daniel Souben de Courrier Dunkerque. « C’est une épreuve qui représente beaucoup pour nous, même si elle ne compte pas pour le championnat de France. Ça permet de valider beaucoup de choses et de confirmer que la cohésion de notre équipage est bien là. » Pour Thomas Rouxel, le skipper de Défi Mousquetaires, cette belle victoire est un bonus psychologique qui lui permet d’aborder sa saison Figaro avec confiance.
Top départ de Rio …
Quelques heures après ce départ, le numéro un sur Telefonica Black, Michael Pammenter s’est blessé au pied et a dû être transféré à l’hôpital. Selon les règles de la course, il ne pourra pas être remplacé pendant cette étape. L’intéressé explique ce qui s’est passé, "L’écoute du foc s’est pris dans mes pieds lors d’un virement de bord et j’ai heurté le gréement. Mon pied s’est coincé entre le mât et l’écoute. Cela faisait très mal. On m’a donné des analgésiques et cela allait mieux, mais il était tellement enflé que nous avons pris la décision de me transférer à terre pour que l’on regarde cela de près. J’espère être de retour pour la prochaine étape". A la fin de la soirée, la brise côtière a faibli de nouveau rendant cette première nuit assez frustrante à bord des bateaux. Ces conditions devraient se maintenir aujourd’hui offrant peu de possibilités aux équipages de s’éloigner de leurs adversaires.
Classement de 6h (heure française)
Telefonica Blue à 4836 milles de l’arrivée
Green Dragon à 3 milles
PUMA à 3 milles
Telefonica Black à 4 milles
Ericsson 3 à 4 milles
Ericsson 4 à 4 milles
Delta Lloyd à 8 milles
A Pâques, la Transat au balcon
Pour les concurrents les plus sud de la Transat BPE, Madère est apparue en fin de journée de samedi, silhouette hiératique dont le sommet masqué dans les nuages a salué la flotte. Hier, escale ou point de passage obligatoire des épreuves transatlantiques en Figaro Bénéteau, l’île portugaise n’est plus qu’une balise que les solitaires observent à distance. Mais plus encore, que la présence réconfortante d’une terre, c’est l’amélioration franche des conditions météorologiques qui induit un regain d’optimisme sur l’ensemble de la flotte. Aux voix forcément lasses ou légèrement tendues des derniers jours, ont succédé des propos beaucoup plus enjoués où s’il est encore question de stratégie à long terme chacun goûte avant tout au plaisir de retrouver des conditions de navigation plus conformes à ce qu’il était venu chercher. A être compétiteur, on n’en est pas moins homme ou femme : pouvoir retirer sa combinaison sèche pour des habits plus normaux, procéder à un brin de toilette, font partie de ces petits plaisirs ordinaires qui prennent une autre saveur quand on est en mer. Même le nettoyage des fonds à coup d’éponge et de seau a des allures de sinécure.
Question de tempéraments
Pour autant, les considérations tactiques ne sont pas totalement évacuées : Gérald Véniard (Macif), leader provisoire de l’épreuve ne cachait pas, qu’au delà de la satisfaction légitime de se trouver provisoirement en haut de l’affiche, le classement n’avait encore guère de sens. D’autant que les prévisions météorologiques à venir annoncent une rupture de l’alizé à la longitude de l’anticyclone des Açores. En clair, la perspective de vents établis de nord-est à est jusqu’à Marie-Galante s’éloigne au profit d’une situation plus complexe que prévue. Devant ce nouvel aléa climatique, certains hument le nez au vent et se disent qu’il est parfois urgent d’attendre. D’autres laissent bouillir la marmite des supputations sous le couvercle d’un crâne heureusement protégé d’un chapeau à large bord quand d’autres encore réagissent au quart de tour… Question de tempérament : quand un Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) choisit de prendre son mal en patience, un François Gabart (Espoir Région Bretagne) n’hésite pas à rompre l’entente cordiale qui le liait à ses deux aînés Erwan Tabarly (Athema) et Gildas Morvan (Cercle Vert) sur la route du sud, en choisissant de plonger encore en direction des Canaries. La fortune sourit aux audacieux et l’apanage de la jeunesse n’est-il pas de prendre des initiatives, quitte à se brûler les ailes. Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et François Gabart occupent respectivement les deux positions les plus extrêmes de la flotte. Tels Remus et Romulus, les deux benjamins de la Transat BPE ont choisi des voies contraires… De l’Aventin au Palatin, les distances étaient courtes et les luttes de pouvoir tenaces. Sur l’océan Atlantique, près de 200 milles séparent les deux adversaires : dieu merci, la course au large n’est, au bout du compte, qu’un jeu.
SNIM 2009 : Marsail se joue du vent
Parcours côtier pour le rond Nord
Les 42 pieds ont opté pour un parcours côtier, avec après une bouée de dégagement, un passage au Tiboulen de Ratonneau, puis au cap Janet. C’est au passage du Tiboulen que le Swan 42 Kuujjuaq a pris la tête de la flotte et décroché sa première victoire de classe, en 2 heures 50 minutes avec cinq minutes d’avance sur Kora. « Nous avons fait la différence en prenant les premiers la bonne risée. Il y avait entre 3 et 12 noeuds » expliquent Nicolas Bouché et Jean-Michel Gandon. Toujours en rade Nord, l’A31 Prima One, un 9 m 50, dernier né des chantiers Archambaud skippé par Philippe Ettore avec Pierre Pennec à la tactique, a su tirer profit des conditions de petit temps. Loin devant tout ce petit monde, le GP 42 Near Miss a mené une course effrénée seul en tête, bouclant le parcours des 18 milles avec 18 minutes d’avance sur Imagine. « Nous avons eu des conditions délicates, explique Franck Noël, le propriétaire du bateau, avec du vent irrégulier, ce qui nous a permis de creuser l’écart au passage du Tiboulen. Mais je suis surtout content du bateau car Near Miss n’a pas été conçu pour la jauge IRC. La SNIM était un test pour le bateau. Comme il est concluant, nous allons poursuivre la saison en IRC. »
Rond Sud, quatre manches pour les Melges
Du côté de la rade sud, les Melges ont vécu une journée fastueuse, bouclant quatre parcours banane et réussissant des départs parfaits. Les IRC de la rade sud ont validé deux courses. La journée a débuté par une météo rare à Marseille un vent Est-Nord-Est dit « temps de la neige ». L’arrivé soudaine du Mistral a obligé le comité de course à revoir ses plans et à déplacer les Melges du côté de la Pointe Rouge pour les deux dernières manches. Marsail de Maxime Paul a connu une journée propice (1, 1, 4, 2) et devance les Italiens d’Altea. « Nous sommes partis avec un vent d’est qui a tourné dans la deuxième manche en nord- nord-ouest, avec beaucoup d’irrégularité tant en force qu’en direction. C’était très technique, pas facile à lire, il fallait rester très concentrés », a résumé Vanessa Paul.
La météo de lundi
C’est sous le soleil et avec un bon Mistral que doit se clore la 44e édition de la SNIM. Les bateaux ont rendez-vous à 11h00 sur le plan d’eau. La journée doit débuter avec un vent de secteur Nord -Ouest de force 2 à 4 et 5 localement à l’Ouest de Marseille. Il forcira dans l’après midi. Le tout, sous le soleil, des conditions idéales de régate pour le final.
La Remise des prix est prévue à 19h00
Résultats
Melges 24 (9 courses, 7 retenues)
1. Marsail (Paul Maxime) 12
2. Altea (Racchelli Andrea) 13
3. 585 ( Brescia Paolo) 21
Selection (après 5 courses, 4 retenues)
1. 2J Impression ( Terrier Bernard) 5
2. Sarbacane (Forestier Nicolas) 7
3. Le petit prince (Bonnet Jean-Pierre) 10
First 31.7 (après 5 courses, 4 retenues)
1. Sagaï ( Lexa Dominique) 4
2. Nicolaïs (Morante André) 8
3. Virus (Castelli Didier) 13
IRC A (après 5 courses, 4 retenues)
1. Near Miss ( Noël Franck) 4
2. Cuordileone ( Freccia) 9
3. Kora ( Scermi Enrico) 11
IRC B (après 5 courses, 4 retenues)
1. Glen Ellen V/ Lexus Marseille (Tian Dominique) 5
2. Geranium Killer ( Metenier Charles) 9
3. Spirit of Ad Hoc ( Bouchard Thierry) 11
IRC C (après 5 courses, 4 retenues)
1. Kalinka (Radullic Walter) 5
2. Bulthaup ( Darmon Michel) 18
3. Alhena 3 (Beltram Jérôme) 20
IRC D (après 5 courses, 4 retenues)
1. Prima One ( Chevalier Vincent) 6
2. DSN ( Peteto/ Gonon Christophe) 8
3. Zulu (Alicot François) 11
IRC E (après 5 courses, 4 retenues)
1. Jin Tonic ( Daurelle Bernard) 4
2. Over Dose Bravo ( Baradat Luc) 10
3. Windswept of Breizh ( Lahieyte Jacques) 11
Day Boat (après 4 courses, 3 retenues)
1. Filocha (Hassler Ivan) 4
2. Daisy (Forest) 8
3. Ziskaou (Tretout Olivier) 9
Adrien Hardy prend la tête …
Après une journée de vendredi marquée par les soucis techniques et autres mésaventures rencontrées par Armel Tripon (Gedimat),Nicolas Troussel (Financo) ou Franck Le Gal (Lenze), mais aussi et surtout, par l’abandon d’Eric Drouglazet (Luisina) que l’on comptait pourtant parmi les sérieux prétendants aux honneurs à Marie-Galante, une nuit sans grand bouleversement est parfois la bienvenue… Ce matin, chacun poursuit donc son petit bonhomme de chemin sur un itinéraire plus ou moins sudiste selon les tendances défendues par les uns ou les autres. Après avoir longtemps joué les extrêmes, Thierry Chabagny n’est à présent plus le plus proche de la route directe et dans la nuit, c’est Adrien Hardy qui a le plus poussé dans l’Ouest.
A 24 ans, le plus jeune concurrent de la Transat BPE 2009 est manifestement bien décidé à naviguer sans complexe aucun sur sa première transatlantique à bord d’un Figaro Bénéteau 2. Avec détermination il a rejoint ces dernières heures le skipper de Névez dans son option et assume ses choix, quitte à faire cavalier seul. La valeur n’attend définitivement pas le nombre des années dans la famille des figaristes et le début de course du skipper d’Agir Recouvrement, en tête ce matin, ou de François Gabart (Espoir Région Bretagne), quatrième et auteur d’une trajectoire d’une réelle intelligence, vient le confirmer avec force d’exemples.
Mais la nouvelle génération n’aura pas la tâche facile pour prendre le pouvoir. Il leur faudra bien évidemment compter avec les ténors de la série parmi lesquels Nicolas Troussel (Financo). Maîtrisant dans la force tranquille, le tenant du titre entre Belle-Île-en-Mer et Marie-Galante a retrouvé le podium et n’a rien perdu de sa vista. Ce dernier, comme l’ensemble des concurrents, attend maintenant une chose essentielle : la chaleur et surtout la possibilité de sécher le marin et son intérieur. La bonne nouvelle est pour demain, sans doute au moment même où le virage à droite se négociera…
Ils ont dit…
Nicolas Troussel – Financo – 3ème au classement de 5h
« Oui ça va très bien ! J’ai bien dormi cette nuit. On voit bien les bateaux qui ont abattu, ils étaient sous spi, et ceux qui ont loffé étaient sous foc. Moi j’étais sous foc. Maintenant je suis à l’affût, prêt à envoyer quand ça va donner. Je n’ai plus de girouette donc je ne peux pas vous dire quelle est la force et direction du vent. Il doit y avoir une trentaine de nœuds. Le problème de VHF ce n’est pas très grave, c’est plus l’aérien qui m’embête. Il va falloir que je monte dans le mât pour dégager l’antenne VHF mais ça je ne pourrai pas le faire avant 2 jours. Le virage à droite on le prendra dans 60 milles, c’est à dire au niveau de Madère. Après on tournera progressivement, avec le vent. Demain on devrait commencer le vent arrière, on sera à plat on pourra réparer et faire sécher les affaires, c’est important le confort et la chaleur ! Ce n’est pas que cette situation depuis le début est spécialement dure et éprouvante, c’est juste chiant! Il faut faire attention à tout parce qu’il y a de l’eau partout dans le bateau, tout est toujours humide et ce n’est vraiment pas agréable. »
Eric Drouglazet – Luisina – abandon
« Le pilote c’est une vraie catastrophe, il s’enclenche mais il ne barre pas. Je barre quasiment de l’intérieur pour éviter de me prendre des paquets sur la tête. Je fais cap sur le cap Finisterre et si je suis fatigué je ferai un détour par La Corogne car Luc Pogonkine et Vianney, des potes skippers m’ont proposé de venir me rejoindre. C’est évidemment pas un pétage de plombs ou quoi, ça n’allait déjà pas du tout hier midi quand j’ai demandé à parler à Jean Maurel en privé. Je ne voulais pas abandonner je lui ai dit que j’avais de gros soucis à bord mais que je voulais continuer. Après j’ai appelé mon sponsor pour prendre une décision réfléchie avec eux. Je ne regrette pas parce que l’Atlantique je l’ai déjà traversé une quinzaine de fois, donc si j’ai pris cette décision c’est que je n’avais pas le choix. Ca aurait été ridicule de continuer et de me mettre en danger. Je sais exactement ce qu’il se serait passé : j’aurais été sous spi, au moment d’aller dormir le bateau aurait fait un 360, il aurait fait cocotier autour de l’étai, du coup je serai monté au mât et ça aurait fini en catastrophe. J’en ai ras le bol, après l’AG2R où on s’est rentré dedans avec Nico (Troussel), puis mon accident de scooter sur une des étapes de la Cap Istanbul, c’est vraiment atroce, il est temps que la roue tourne. »


















