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Sodebo et Thomas Coville en route pour New-York

Thomas Coville - Sodebo
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Depuis le 12 mai, Thomas Coville et son maxi Sodeb’O ont attendu et espéré une fenêtre météo opportune pour s’engager dans la tentative du record de la Route de la Découverte (Cadix – San Salvador). Les conditions n’ayant jamais été favorables, le marin et son maxi trimaran ont pris aujourd’hui la route pour une autre aventure : le record de l’Atlantique Nord en solitaire (New-York – Cap Lizard).

Cette transatlantique en convoyage s’annonce studieuse pour Thomas et son équipage qui comptent bien profiter de cette navigation pour valider les choix techniques opérés lors du chantier post Tour du Monde. « Je suis très heureux évidemment de repartir en mer sur Sodeb’O ! Ces quelques mois à terre nous ont permis de mettre en place une série d’innovations sur le trimaran. Nous sommes tous impatients de voir leurs apports sur la performance du bateau mais aussi ce que cela offre comme nouveaux champs d’investigations. » expliquait le skipper quelques heures avant de prendre la mer.

L’équipage qui accompagne Thomas est composé de Thierry Briend, boat captain du maxi Sodeb’O. Alexis Aveline, ingénieur en charge de l’électronique, de l’informatique, des télécommunications et des pilotes automatiques. Sidney Gavignet, l’un des marins français au parcours le plus complet de la voile de haut niveau. Jusqu’au début de ce mois, ce dernier disputait le tour du monde en équipage (Volvo Ocean Race) à bord du voilier Puma. Le dernier invité à bord est Anthony Marchand, jeune skipper issu du circuit Figaro. « Un juste milieu entre l’expérience et la jeunesse ! » confie Thomas.

Côté météo, la situation n’est pas optimale pour le début de la traversée, mais le maxi trimaran devrait pouvoir glisser jusqu’au Cap Finistère et passer sous la dorsale actuelle et viser les Açores avant l’arrivée de la prochaine perturbation.
Thomas et ses Sodeb’oys sont attendus à la marina de Gateway au sud de Brooklyn dans une dizaine de jours.

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Groupe Bel en guest star à St Trop’

groupe bel rolex
DR

Kito de Pavant et son équipage – dont le « noyau dur » sera celui de l’European Pro Tour (circuit IMOCA) en septembre prochain – se délectent de ces journées de manœuvres au millimètre, de tactiques d’horlogers et de bords d’orfèvres face à des bateaux dont l’élégance ne concède rien à la performance. Demain mercredi, les concurrents s’élanceront pour la « regata longa », une course de 243 milles entre Saint-Tropez, l’île de La Fourmigue (entre l’île du Levant et le Lavandou), le rocher de la Giraglia à la pointe Nord de la Corse et le port italien de Gênes.

« Lorsque tu t’entraînes seul, tu manœuvres tranquillement, sans stress alors qu’ici, Groupe Bel partage la ligne de départ avec 200 bateaux, les passages de bouées sont sportifs, il faut bien gérer les approches, adapter les voiles en permanence, tirer sur la machine et les marins, quel entraînement ! » Cette 57e édition de la Giraglia est une grande première pour le skipper  méditerranéen qui se régale et cela se voit. « J’avoue que ça crépite sur les pontons comme sur le plan d’eau, Groupe Bel attire l’œil des photographes et c’est une fierté pour nous de montrer ce bateau que nous aimons et qui nous demande beaucoup d’efforts toute l’année. »

Si Groupe Bel sera rejoint demain par DCNS de Marc Thiercelin et Christopher Pratt pour le départ de la grande course, il fut l’unique 60 pieds IMOCA à batailler lors des régates côtières de ces trois derniers jours. Bien évidemment, nous sommes bien loin du Vendée Globe. Sur la Giraglia comme partout ailleurs sur les courses dites à « handicap », le classement en temps réel est ensuite compensé selon les caractéristiques de chaque concurrent, en fonction ce que l’on nomme son « rating ». A ce jeu là, Groupe Bel n’est évidemment pas le mieux armé en raison de ses ballasts, de sa quille pendulaire et de son mât pivotant. Cela ne l’empêche pas d’animer les débats dans sa catégorie sans pour autant inquiéter les STP 65, nouveaux pur-sang du circuit Rolex.  « Les STP 65 sont des bateaux magnifiques, gracieux, rapides, très optimisés et taillés pour ce type d’épreuves. Leur facilité au près est spectaculaire. Pour bien comprendre, Groupe Bel est pensé pour de longues glisses océaniques en solitaire à des allures portantes. Demain pour la grande course, nous naviguerons à cinq ce qui est déjà un bel équipage pour nos bateaux alors qu’ils sont au moins une vingtaine d’équipiers à bord des STP 65 comme Luna Rossa, Container et Ran. Ces rencontres me passionnent, ce mélange des genres avec au fond, le même amour de la régate, de la mer et des belles machines. Quel plaisir de vivre ces moments ! »

La « regata longa » de cette 57e Giraglia Rolex Cup s’élancera mercredi 17 juin à 13 heures. Les conditions météo s’annoncent encore légères avec un flux de secteur Est de 5 à 10 nœuds, forcissant dans la journée.

A bord de Groupe Bel :

Kito de Pavant, skipper
Gwen Gbick, responsable sportif
Hervé Giorsetti, responsable technique
Brice de Crisenoy, boat captain
Yann Regniau, voilier (North Sails)

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Les animations autour de la course Les Sables – Horta.

Sables d Olonne - Les Sables - Horta
Sables d Olonne - Les Sables - Horta

Avec ses partenaires, elle met ainsi plusieurs actions en place pour mieux faire connaître la course, les bateaux Class’40 qui y participent et leurs skippers.
 
Un document-poster présentant l’épreuve et les marins sera distribué dans les boîtes aux lettres de la ville pendant la semaine du 29 juin. Il sera également disponible à l’ISO, à Port Olona, en mairie et à l’Office de tourisme.
A partir de cette date et jusqu’au dimanche 5 juillet, les bateaux seront amarrés au ponton du Vendée Globe et disposeront chacun d’un panneau de présentation pour accueillir au mieux les curieux, petits et grands, qui viendront à la rencontre de ces voiliers et marins se préparant à prendre le départ. Skippers et préparateurs seront heureux de répondre aux questions et encouragements du public.
 
Des places à gagner pour le prologue
La Class’40, présidée par Jacques Fournier, a décidé de se faire connaître en ouvrant le prologue du vendredi 3 juillet aux entreprises, sponsors, et à quelques privilégiés choisis par le sort.
Une place par bateau sera en effet attribuée aux participants du jeu organisé avec Ouest-France. Charge aux participants de renvoyer le bon qu’ils auront découpé dans le supplément Les Sables d’Olonne au Dimanche Ouest-France du 14 juin, avant le 19 juin.
Une seconde place sera attribuée sur chaque bateau pour participer au prologue, par l’entremise des associations de commerçants des Sables d’Olonne. Il faudra pour cela retirer à partir du 20 juin un bulletin de participation dans les commerces adhérents et participant à l’opération, et les déposer dans une des urnes prévues à cet effet dans les rues concernées, avant le 26 juin à midi.
Le tirage sera effectué le dimanche 28 juin dans le cadre des Marinades, par Arnaud Boissières, parrain de la course, à la base de mer.
 
Le départ
Le départ sera donné le dimanche 5 juillet. La sortie des bateaux est prévue à partir de 14h dans le chenal, sonorisé pour l’occasion afin de présenter au public sur le quai Dingler, chacune des 26 paires engagées. Le top départ sera donné dans la baie à 16h02.
 
Le suivi de la course
Pas question d’abandonner les marins une fois sortis de la baie.
Le site www.lessables-horta.com offrira chaque jour un communiqué présentant la situation de la course et la position des concurrents, reprise sur une cartographie dynamique.
La réception de ces communiqués sera possible en s’inscrivant à la newsletter de la course sur ce site.
Il reprendra également les vacations audio, assurées du 6 au 11 juillet et du 16 au 21 juillet environ (selon l’avancée des bateaux), en direct et en public à l’étage des Halles centrales par le directeur de course Denis Hugues.
 
Les premiers bateaux devraient rejoindre les Sables d’Olonne et Port Olona vers le 21 juillet… sous les acclamations du public et de leurs supporters qui les auront suivis pendant ces 3 semaines !      
 
Source : Les Sables d’Olonne

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Ericsson 4 et Puma à la lutte vers la Suède

ericsson4
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En tête c’est un vrai bord à bord entre Puma et Ericsson 4 tandis que les quatre autres bateaux en mer se trouvent dans un rayon de 9 milles. Telefonica Blue est rentré à Marstrand après avoir échoué sur un rocher peu après le départ hier et a ainsi suspendu sa course.

Rick Deppe sur Puma analysait la situation en tête de la flotte à l’aube ce matin avec environ la moitié du parcours derrière la flotte "A 05h00 TU, après une bataille d’empannages qui dure depuis cinq heures, nous sommes bord à bord et commençons à remonter vers le nord. Il reste environ 250 milles à parcourir avant l’arrivée. Pour le moment, on pense que le vent va faiblir au fur et à mesure que nous progressons vers le nord car le front avec lequel on joue s’éloignera et nous allons entrer dans un anticyclone ce qui signifie une navigation bien différente. E3 nous talonne de près. On espère qu’ils ne disposent pas de connaissances locales spécifiques et qu’ils n’ont pas d’astuces pour faciliter la remontée de ces côtes où il va falloir jongler avec les brises et les effets sous la côte. Jusqu’ici c’est une course de vitesse mais les 200 derniers milles vont être assez délicats."

Classement de 9h heure française

Ericsson 4 à 204 milles de l’arrivée
PUMA à 1 mille
Ericsson 3 à 3 milles
Telefonica Black à 7 milles
Green Dragon à 8 milles
Delta Lloyd à 9 milles

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Telefonica Blue pourra rejoindre Stockholm

telefonica blue
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Le Directeur de Course, Jack Lloyd, a rencontré Bouwe Bekking ce matin à Marstrand où le bateau a subi un contrôle approfondi suite au talonnage d’hier. La structure de la quille du VO70 semble intacte et le mécanisme pour la basculer n’est pas endommagé. Les dégâts principaux concernent un puits de dérive et la coque derrière cet appendice qui a subi le choc de l’impact. Le bulbe est égratigné et l’équipe technique va donc remplir ces éraflures mais à part ces blessures superficielles, l’équipage semble plus optimiste ce matin quant à la suite des affaires.

Avec l’aide d’Ericsson et des membres d’autres équipes, Telefonica espère remettre le bateau à l’eau dès mercredi ou jeudi afin de pouvoir arriver à Stockholm pour participer aux courses in-port dimanche prochain.

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Joyon contre Joyon

idec
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Francis sera pour l’occasion épaulé par ses habituels équipiers, Christophe Houdet en tête, et par la légende de la voile anglaise, le tripe médaillé Olympique Rodney Pattison, ami et complice de longue date. Le grand trimaran rouge va donc partager la vedette avec les quelques 1 767 bateaux dûment inscrits. Au delà de la victoire, c’est surtout le chrono que Francis Joyon vient défier. Le record de l’épreuve lui appartient depuis 2001 et le temps établi à bord de son trimaran de 60 pieds "Eure et Loir". Francis ambitionne d’inscrire un nouveau temps de référence au terme des 50 et quelques milles de course autour de la grande île du sud de l’Angleterre.

"J’aime beaucoup cette course très méconnue des Français mais qui appartient véritablement au patrimoine maritime Britannique" explique Francis Joyon. "Avec 1 700 bateaux au départ, l’engouement de cette course ne se dément pas." Francis dissimule mal son plaisir d’aller montrer son grand trimaran IDEC aux regards curieux et passionnés des britanniques. "J’ai à nouveau proposé à Rodney Pattison, sorte de Tabarly anglais, de venir naviguer avec nous. Il connait le Solent par coeur et c’est toujours un grand bonheur de l’avoir à bord." Pattison avait notamment remporté la médaille d’or en Flying Dutchman lors des JO de Munich en 1972. C’est ce même Rodney Pattison qui, en 1986, établissait un record sur cette course en 3 heures, 55 minutes et 28 secondes à bord d’un trimaran de 60 pieds, "Paragon", que Francis allait bientôt acquérir à l’aube des années 1990. C’est aussi ce temps référence que Francis effaçait des tablettes en 2001.

Tourner autour de l’île de Wight en sortant du Solent par l’ouest, vers les Needles, constitue, au milieu d’un flotte aussi innombrable, un véritable challenge. "Courants, trafic, vents majoritairement contraires seront au menu des premiers instants" explique Francis. "Je m’attends à une avalanche de virements de bords, de l’ordre de 40 à 50 uniquement pour sortir du Solent. Nous aurons ensuite un long bord de portant vers l’est, avant de retrouver les allures de près pour franchir la ligne d’arrivée devant le légendaire Royal Yacht Squadron de Cowes."

Pour sa troisième participation à cette grande classique d’outre manche, Francis annonce clairement la couleur ; dépasser les 3  heures, 10 minutes et onze secondes établis en 2001 à bord de son trimaran de 60 pieds "Eure et Loir". "Nous n’avons guère effectué de modifications sur le trimaran" poursuit Francis, "Nous nous sommes contentés d’un peu d’entretien et de quelques navigations comme le tour de Belle-île le mois dernier…."

L’équipage d’Idec :

Francis Joyon : skipper
Christophe Houdet
Aubin Houdet
Romuald Favreau
Christophe Cudennec
Rodney Pattison

La course : 50 milles nautiques environ
Départ : face au Royal Yacht Squadron de Cowes
Cap à l’ouest vers les Needles
St Catherine’s point à la pointe sud de l’île
Bouée de Bembridge Ledge, à la pointe orientale de l’île
retour dans le Solent.

1767 engagés en date du 12 juin
Départ samedi 20 juin à partir de 7 heures. Départs échelonnés toutes les 10 minutes en fonction des classes
Organisé par le Island Sailing Club depuis 1931.

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Sensation Océan : naviguez sur des Orma… et des Imoca !

Sensation Océan
Sensation Océan

L’équipe de Sensation Océan nous fait part du développement de ses activités.

En effet, en complément des trimarans 60 pieds ORMA du team d’Alain Gautier  : Sensations (ex La Trinitaine) et Foncia, Jean-Baptiste Dejeanty à décidé de confier à Sensation Océan la commercialisation exclusive de ses deux 60 pieds IMOCA : Furtif 60 (ex Région Basse Normandie et Artech 60) et Galileo (ex-Groupe Maisonneuves).

Jean-Baptiste était le benjamin des skippers de la dernière édition du Vendée Globe. A la suite d’un problème de liaison coque-pont, il était rentré aux Sables d’Olonne pour réparer et était reparti loin derrière tout le monde. Il a fait le meilleur temps jusqu’au Cap de Bonne Espérance avant de devoir abandonner définitivement suite à des problèmes de pilotes. Il travaille dès aujourd’hui sur sa participation à la prochaine édition !

Sensation Océan, toujours avec la grande complicité d’Alain Gautier, s’inscrit donc désormais comme le spécialiste des navigations à bord des protos de course large récents.
Vous pouvez contacter Brice par mail (info@sensationocean.com) ou au 06 78 89 27 19 pour avoir plus d’informations sur les différentes possibilités.

Source : Sensation Océan
www.sensationocean.com

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Bon départ pour le 24e Mini-Fastnet

CultisolleDiraisonserie
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Après une annulation et un déplacement du parcours vers l’estuaire de la Gironde, les mini 650, ces petit bolides de 6,50 m de long seulement mais qui traverseront l’Atlantique en septembre comme tous les deux ans, se sont élancés vers le phare du Fastnet. C’est la 24e édition de la Mini-Fastnet, une classique du calendrier de la Classe Mini. Et cette année, ils sont 75 équipages à filer vers les Scilly puis le Fastnet pour revenir à Douarnenez, entre jeudi après–midi et vendredi matin.

« Le Fastnet, c’est le cap Horn du pauvre et la Teignouse (ndr : près de Quiberon), c’est le cap Horn des congés payés ! » rappelle Didier le Vourch, avec le sourire. Et le Fastnet, il le connaît bien, lui qui a participé à la grande Fastnet Race au part d’Angleterre tous les ans. Vainqueur en 2006 avec Aloys Claquin, il connaît bien le parcours. Cette année, il part en compagnie de Thomas Normand, un jeune Trinitain de 22 ans. Face à eux, il y a d’autres tandem bien affûtés pour viser la victoire et succéder à Thomas Ruyant et Yann Riou. Il y a Thomas Ruyant justement. Samedi, il a remporté le prologue en compagnie de Giullaume Lebrec. Il y a encore Yann Riou qui, entre deux convoyages à bord du maxi trimaran Groupama 3, vient chercher un doublé, cette fois-ci avec Stéphane Le Diraison. Et ils sont nombreux encore à viser la victoire comme les architectes Sam Manuard ou Etienne Bertrand, venus en équipiers de luxe à bord de leurs dernières machines de course.

En série, la régate promet encore d’être serrée. Comme dans cette division, les skippers ont le choix du constructeur (Structures pour les Pogo, Marée Haute pour les Dingo…), on se repère au voilier, comme en rallye automobile. Chacun y va ainsi de son pronostique en fonction de la météo qui pourrait avantager tel ou tel plan. Reste que les skippers de bateaux de série les plus optimistes se voient bien de retour jeudi. « Je pense qu’on passera au Fastnet mardi en milieu d’après-midi ce qui nous fait un retour à Douarnenez jeudi après-midi » estime Sylvain Pontu qui navigue sur un Nacira 650, un bateau conforme à la jauge série mais pas encore validé (il faut que 10 bateaux aient été construits). Mais l’objet, pour ces premiers milles, c’est déjà de se sortir de la baie de Douarnenez puis, comme l’explique Sébastien Rogues, philosophe, « celui qui tirera les meilleurs bords ira le plus rapidement au Fastnet ! » « Puis c’est possible que cela se joue à l’arrivée dans la pétole » ajoute Yann Riou. Réponse jeudi. Au mieux…

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FONCIA remporte le Bol d’Or Mirabaud 2009 !

D35 Foncia
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C’est donc au terme d’une régate intense, digne d’une étape de Figaro, qu’Alain Gautier et son équipage – dont Michel Desjoyeaux – ont brillamment remporté la grande classique du lac Léman. Extrêmement bien inspirés dans leur choix depuis le coup de canon libérateur, samedi matin à 10h, les hommes du Team FONCIA ont construit leur victoire patiemment. Ce n’est en effet qu’à la bouée du Bouveret – marque de parcours symbolisant la mi-course atteint vers 21h17 hier soir après 11h17 de course – que la remontée de la flotte s’est opérée ! A ce stade de la régate, FONCIA est alors en 6ème position et le Léman commence à jouer sérieusement avec les nerfs des marins qui s’apprêtent à passer la nuit en mer.

Une victoire historique, car c’est la première fois que FONCIA réussit à monter sur le podium d’une des deux grandes classiques du championnat des D35 depuis la saison 2006. Il s’agit donc d’un magnifique succès où, comme souvent sur le Lac, tout s’est joué dans les ultimes milles de la régate. FONCIA, qui avait privilégié la côte suisse dans la rade de Genève, allait prendre la tête à moins d’une heure de la ligne d’arrivée pour ne plus la lâcher. Au final, vers 5h33 ce dimanche matin, après 19 heures 33 minutes et 26 secondes de course, Alain Gautier et son team de choc bénéficiaient d’une petite bascule de vent et coiffaient sur le fil Smarthome et Okalys-Corum pour s’adjuger une victoire magnifique forçant l’admiration tant les organismes ont dû être sollicités au cours de ces 20 heures de régate intense. Le charme du Bol d’Or, c’est aussi cela.

Alain Gautier, skipper du D35 FONCIA :
« Le départ avec 550 bateaux sur la ligne, c’est toujours impressionnant. Il faut réussir à s’extirper de Genève. On a eu un peu de mal au début mais à la sortie du petit lac, nous étions dans le bon paquet. Ensuite, le vent est tombé mais nous avons bien tactiqué et misé sur les bons côtés du lac. Nous sommes toujours restés au contact des premiers même si nous n’étions que 6ème au Bouveret. A la tombée de la nuit, forcément, c’est devenu plus difficile de lire les risées sur le plan d’eau, il y a beaucoup plus d’incertitudes. Et puis il y a eu ce final de toute beauté dans la rade de Genève, au levé du jour. On décide de prendre la droite du plan d’eau alors que tout le monde est de l’autre côté… et cela a payé, on réussit à passer en tête dans les ultimes milles. Tout s’est joué à une petite bascule de vent et à un engagement. C’est d’autant plus satisfaisant que l’on réalise une bonne opération au classement du Challenge Julius Baer. On a enfin eu un peu de réussite et on ne s’est pas désuni lorsque cela n’allait pas comme nous le souhaitions. Au final, on aura toujours été en embuscade et on a su provoquer notre chance. C’est un très beau Bol d’Or ! »

Michel Desjoyeaux, tacticien à bord du D35 FONCIA :
« C’était le quatrième Bol d’Or d’Alain (ndr : Gautier) et on gagne, donc c’est plutôt sympa. En fait, l’astuce au Bol d’Or, c’est de partir dernier… L’an passé, nous étions dans les premiers au départ et mal classés à l’arrivée. Cette année, c’est l’inverse. C’est toute la difficulté de cette course si particulière : être premier au bon moment. Il y a eu pas mal de rebondissements, de changements de leader, de coups d’accordéon, de bascules à droite, à gauche… Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une course de nuit de 19 heures (rires) ! En tout cas, la nuit étoilée était magnifique. C’était vraiment sympa, l’ambiance à bord a été excellente. On s’est fait plaisir je crois. Cette course est superbe ! »

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Telefonica Blue s’échoue au départ de Marstrand

echouage Telefonica
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Par un vent inférieur à 10 nœuds et au bout d’un quart d’heure, la plupart des VO70 restaient quasi immobilisés, notamment à cause de la présence sur le plan d’eau de beaucoup de bateaux spectateurs. Seuls Green Dragon et Ericsson 4 ont réussi à se frayer un passage pour s’éloigner de la zone de départ et le Comité de Course a dû intervenir afin d’essayer d’éloigner les spectateurs. A la première marque au bout de 45 minutes de mer, Green Dragon était en tête avec Ericsson 4 à l’arrière de la flotte. Il aura fallu plus d’une heure pour boucler le petit parcours avant que les bateaux ne prennent le large.
A ce moment-là Telefonica Blue, Green Dragon et Puma se battaient pour prendre le contrôle de la course, mais à 12h33 TU Bouwe Bekking et ses hommes ont informé les organisateurs qu’ils étaient contraints d’arrêter la course après avoir heurté un rocher. Ce n’est pas la première fois que Telefonica Blue subit un tel incident. On rappelle que lors de la phase de pré-départ à Qingdao, le bateau avait déjà talonné dans le port chinois. Selon les observateurs sur place, la quille du VO70 restait bien coincée sur le rocher et le bateau a pris une gîte importante. Avec l’aide des gardes-côtes la tentative de remettre le bateau à flot s’est poursuivie pendant deux heures. Cette opération implique une pénalité de deux heures, mais selon le commentateur sur l’eau la situation pourrait être plus sérieuse pour Telefonica Blue. A 15h50 (heure française) le VO70 a enfin été libéré et l’équipage effectue des contrôles pour vérifier la bascule de la quille, l’état des dérives et des safrans. La prudence reste de rigueur et il semblerait que Telefonica Blue rentre sur Marstrand pour inspecter les dégâts.

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