Le premier concurrent n’est pas attendu avant minuit, soit 35 heures après le départ de Saint-Tropez. Le classement général en temps compensé promet d’être intéressant, mais il faudra attendre, au minimum, jusqu’à vendredi pour connaître le nom du grand vainqueur.
Après un début de course plutôt calme, la nuit a réservé quelques surprises pour les protagonistes de la course. Rapidement aux avants postes, les STP 65 ont certainement été abasourdi par le retour fracassant de Groupe Bel.
« Nous venons de virer le rocher de la Giraglia ce matin et nous ne sommes pas peu fiers d’être en tête de la flotte des 200 bateaux qui font la course, et ce malgré des conditions de vent faibles qui ne nous favorisent pas, loin s’en faut. La photo était plutôt jolie au Nord de la Corse ! Bonne journée, Kito ». Le message est arrivé ce matin par mail depuis Groupe Bel. Visiblement très excité d’être passé premier au rocher de la Giraglia, Kito de Pavant ne s’attendait pas à faire aussi bien, d’autant que les conditions météos ne permettaient pas d’envisager une si belle remontée. A 10h15, Groupe Bel franchit la dernière marque de parcours, suivi 6 minutes plus tard d’Alegre, puis de Bella Mente à 10h30, et Sagamorr, Paprec et Edimetra VI. Une performance remarquable, puisque ce voilier de course croisière devance les 3 STP 65, vedettes de cette Giraglia Rolex Cup, Container, Ran et Luna Rossa.
De son côté, Marc Thiercelin sur DCNS 1000, arrondi le rocher de la Giraglia à 11h18 ce matin, soit 1 heure et 3 minutes après son concurrent direct, Groupe Bel. DCNS 1000 avait pris un départ plutôt moyen de Saint-Tropez, mais la remontée jusqu’à Gênes étant toujours pleine de rebondissements, Marc Thiercelin et Christopher Pratt pourrait bien gagner encore quelques places.
Near Miss, vainqueur des régates côtières dans la catégorie IRC, est pointé 2 minutes derrière DCNS. Le GP42 a de grandes chances de remporter la victoire. « Cette année est une année pour les petit bateaux », nous confiait ce matin le tacticien de Bella Mente. Autant dire que les nerfs des équipages doivent être mis à rudes épreuves depuis hier.
Aucun pronostic n’est établi pour le moment, mais du côté des français, une victoire en temps réel d’un IMOCA serait une belle performance. Conscient des performances des STP65 et autres 68 et 70 pieds comme Bella Mente et Jethou, Kito de Pavant ne doit rien lâcher. Une première place au rocher de la Giraglia reste toutefois une très belle récompense.
Dernière minute : A 20h, Kito de Pavant ne se trouvait plus qu’à 27 milles de l’arrivée et toujours en tête. Groupe Bel navigue actuellement à 8 nœuds au près dans un vent de 5 nœuds. Son arrivée devrait se situer aux alentours de minuit.
Le programme 2009
Samedi 20 juin : cérémonie de remise des prix au Yacht Club Italien de Gênes.
Comme pour les prototypes qui ont bénéficié des honneurs de la ligne d’arrivée à Douarnenez à 14 heures 16, la régate des séries s’est terminée par un doublé. En proto, Stéphane Le Diraison double la mise après sa victoire dans le Trophée MAP. Yann Riou quant à lui, fait le doublé après sa victoire l’an passé avec Thomas Riou. Pour Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust, c’est un doublé, sept ans après leur première victoire dans la Mini-Fastnet en 2002. « À l’époque, c’était sur mon bateau » précisé Lionel Rubio de Terran à son retour à Tréboul. Tous deux anciens de la Mini-Transat, ils ont acheté ce « bateau pour partager les frais » et « se partager les courses en solitaire dans la saison » puis faire « les courses en double ensemble ». Un équipage qui se connaît bien et qui connaît parfaitement sa monture, un Pogo 2 nommé Accent21.org, et la victoire était au bout de la boucle vers l’Irlande. Puis, « derrière, ce sont des petits jeunes bien motivés qui poussent » comme le souligne Nicolas Bunoust.
Effectivement, derrière les deux hommes, on retrouve deux bateaux menés par des espoirs de la prochaine Transat 650 et tous deux déjà vainqueurs de courses en solitaire du début de saison puisque le skipper du Pogo 2 « Eole Generation – GDF SUEZ » a gagné le Trophée MAP la semaine dernière et Davy Beaudart a remporté le Mini-Pavois. Pour Sébastien, ce fut aussi une première vers le Fastnet. « Cela me fait vraiment plaisir de passer pour la première fois ce cap mythique dans ces conditions-là. C’était une super course et j’avais un équipier extraordinaire ! » Son équipier, Matthieu Souben, fils de Daniel Souben vainqueur du dernier Tour de France à la voile, avouait effectuer « sa dixième sortie en mini » ! Ancien champion du monde de Hobby Cat 16 et Tornadiste, le jeune Morbihannais maîtrise plutôt le catamaran de sport… et désormais le mini 650.
Davy Beaudart avait le sourire à son arrivée au port. Pourtant le jeune Hennebontais qui a dominé la première moitié de la course avec Sébastien Mesure a enchaîné les soucis depuis l’Irlande. Bout-dehors brisé puis risques de démâtage l’ont contraint à lever le pied pour réparer à maintes reprises et même à monter plusieurs fois dans le mât. « C’était une course de fou avec plein de trucs qui ont cassé. C’est la première fois que cela m’arrive. C’est extrêmement rageant d’être aux avant-postes puis de casser et de passer du temps à réparer puis recasser. Mais c’est la course et cela me servira de leçon avant la Transat 650. » La Transat 650 Charente Maritime Bahia, au départ de La Rochelle en septembre prochain, lors de laquelle ils mettront le cap vers le Brésil en solitaire. Avant, peut-être, de revenir l’an prochain sur la Mini-Fastnet. Tout comme Lionel et Nicolas qui ne feront pas la Mini, mais reviendront peut-être à Douarnenez pour le triplé !
(Source: Christophe Guigueno / Winches Club)
Lionel Rubio de Teran (1er – Accent21.org) : « Avec Nicolas, on a décidé d’acheter un bateau tous les deux pour partager les frais. On se partage les courses en solitaire dans la saison et on fait les courses en double ensemble. C’est un programme qui nous convient bien. Notre première victoire, c’était en 2002. À l’époque, c’était sur mon bateau. On se connaît bien. On est assez complémentaires. »
Nicolas Bunoust (1er – Accent21.org) : « Ce s’est très bien fini puisqu’on prend la première place ! Cela s’est joué juste avant le Fastnet. On était bord à bord avec Davy sous genaker et là il casse son bout-dehors. On passe alors le Fastnet ensemble puis après on a fait que creuser sur la descente. Il y avait aussi Sébastien Rogues qui remontait et qui nous a mis la pression. On est toujours resté dans la course en surveillant Seb. Nous on est des vieux roublards puisqu’on avait gagné avec Lionel en 2002. Derrière, ce sont des petits jeunes bien motivés qui poussent ! Nous, on fait les courses d’avant saison pour le plaisir, mais j’aimerais bien refaire la Mini-Transat car je l’avais fait en 2005 et j’avais démâté 4 jours avant l’arrivée… »
Sébastien Rogues (2e – Eole Generation – GZF SUEZ) : « Deuxièmes, c’est super ! C’était un beau Fastnet comme on aime. C’était vraiment pas gagné pour nous car on prend un départ quand même assez calamiteux avec beaucoup, beaucoup d’erreurs la première journée. Quand on passe la bouée dans la Manche, s’il y a 5 bateaux derrière, c’est bien… Puis après on cravache dur au reaching sur le bord pour aller sous code 5 vers Wolf Rock. Après on fait une super stratégie dans le bord pour aller jusqu’au Fastnet. Ensuite : gros gros tour au Fastnet. Cela me fait vraiment plaisir de passer pour moi pour la première fois ce cap mythique dans ces conditions-là. C’était une super course et j’avais un équipier extraordinaire ! »
Davy Beaudart (3e – Port à sec Guy Beaudart) : « Tout allait très bien avant le Fastnet. Puis ça a commencé par un bout-dehors plié en deux à 20 ou 25 milles du Fastnet. À ce moment-là, c’était fini pour le genaker. On remballe tout ! On était avec Nico Bunoust (Accent21.org) et le Nacira 650. Mais comme le vent est monté, il fallait affaler alors il n’y a pas eu trop de perte à ce moment-là. Mais le plus gros, cela a été après le Fastnet, dans la baston au près, mon ancrage de bas étai a cassé pendant la nuit alors que le tourmentin était gréé. Et le tourmentin est venu s’accrocher dans hauban. Il fallait le décrocher sinon on perdait une barre de flèche et on risquait de démâter. Dans la baston, avec une mer énorme et 30-35 nœuds de vent, je suis monté dans le mât, une première fois et sans succès. Alors on s’est mis au vent arrière avec le bateau qui surfait extrêmement rapidement à plus de 10 nœuds. Et je suis remonté dans le mât et j’ai réussi à regréer tout cela. Mais cela a relâché quelques heures après et j’ai du tout refaire en plus costaud. On est content, cela repart alors que le vent a basculé. On envoie la toile : grand spi. Et là c’est la tête de spi qui casse. Le spi repart à l’eau. On envoie le petit, mais fallait trouver une solution, car le vent allait mollir. On a donc gréé le grand spi sur la tête de capelage et on a même recollé à Seb Rogues dans la nuit. Par contre ce matin, j’ai dû monter encore deux fois dans le mât pour brêler quelque chose qui a tenu jusqu’à l’arrivée. C’était une course de fou avec plein de trucs qui ont cassé. C’est la première fois que cela m’arrive. C’est extrêmement rageant d’être aux avant-postes puis de casser et de passer du temps à réparer puis recasser. Mais c’est la course et cela me servira de leçon avant la Transat 650. »
Pour la 32e édition de l’épreuve, onze villes étapes balisent les 1000 milles du parcours et couvrent les trois bassins français. En Manche, les ports de Dunkerque, Dieppe, Saint-Cast – Côtes d’Armor et Saint-Quay – Côtes d’Armor accueilleront les concurrents. Les 600 équipiers rejoindront ensuite La-Trinité-sur-Mer, en Atlantique, via une étape exceptionnelle de 240 milles. Puis les Farr 30 rallieront Talmont-Saint-Hilaire / Port Bourgenay en Vendée et Royan avant de rejoindre la Méditerranée par la route. De Saint-Cyprien à Port-Barcarès, le ralliement de 13 milles se fera au moteur. La course atteindra ensuite Marseille avant de se conclure à La-Seyne-sur-Mer. Entre étapes de course au large et parcours en baie, 50 régates sont prévues pour établir les trois classements du Tour de France à la Voile : général, amateur et étudiant.
Tour d’horizon de l’édition 2009 avec le directeur de course, William Borel.
Comment décririez-vous l’ édition 2009 du Tour de France à la Voile ?
William Borel : "C’est une édition classique dans son parcours, avec notamment un départ à Dunkerque qui est le port historique du TFV. Mais deux étapes marathon s’en dégagent, très fortes pour le classement et où les courants joueront un rôle prédominant. Il s’agit des étapes de ralliement de Dieppe à Saint-Cast – Côtes d’Armor (180 milles) et de Saint-Quay – Côtes d’Armor à La-Trinité-sur-Mer (240 milles). C’est ce tour de Bretagne qui est l’étape reine de l’épreuve, avec le passage du raz de Sein. Il est attendu avec impatience, d’autant qu’il n’a pas été couru l’an dernier pour des raisons météo.
Combien d’équipages participeront à cette édition ?
WB : Aujourd’hui, 25 bateaux sont préinscrits. C’est un très bon résultat étant donné la situation économique – 27 équipages étaient présents en 2007. L’édition 2009 n’est pas une édition au rabais ! Au contraire, ce chiffre démontre la valeur du TFV. Cette année sera aussi celle de la participation étudiante, puisque dix bateaux sont inscrits au classement étudiant. Ils seront six en amateur et huit au général.
Qui sont selon vous, les favoris de cette édition 2009 ?
WB : Le bateau à battre est évidemment le vainqueur de l’édition 2008, celui qui a déjà gagné toutes les courses d’avant saison : Courrier Dunkerque. On retrouve derrière lui Elcimaï – Ville de Marseille, Toulon Provence Méditerranée – COYCH et Nouvelle-Calédonie.
Et l’outsider ?
WB : Val Thorens, qui a remporté le classement amateur en 2007 et en 2008, et qui vient de passer au général. Il pourrait créer la surprise !
Quelle sera la présence médiatique sur la course ?
WB : Jamais une édition n’aura été médiatisée comme cette année. Nous bénéficions du soutien du groupe Canal + et d’une diffusion quotidienne sur Sport + et iTV. France 3 National sera présent sur la course de façon permanente, sans oublier la présence de RMC et La Tribune. Nous avons également développé un partenariat avec le jeu Virtual Regatta. Et comme chaque année, le village de la course sera animé de concerts live.
Quel sera votre rôle sur la course ?
WB : Pendant le TFV, je serai directeur de course. Je ferai la liaison entre les coureurs, les arbitres et l’organisation. C’est un rôle à la fois médiatique et de conciliation qui conjugue les intérêts des sportifs et de l’organisation.
Une dernière chose ?
WB : La course est à suivre en direct sur le site officiel www.tourvoile.fr. Un système de géo-localisation permet de suivre la position des bateaux en temps réel.
"Je considère que j’ai perdu neuf points dans la journée. Ce sera peut-être ce qui me manquera pour gagner…", déclarait Nicolas Bérenger mercredi soir, alors qu’il venait pourtant de creuser l’écart en tête du classement devant Erwan Tabarly. Deux jours plus tard, la déception est grande. Une énorme boule dans la gorge, les lunettes de soleil qui cachent l’émotion, Nicolas Bérenger analyse la situation avec honnêteté : "Aujourd’hui je me suis mis en mode contrôle et non pas en mode attaque. Pourtant, je le sais bien, je ne sais pas contrôler. Moi il faut que j’attaque, je sais attaquer, je ne sais pas contrôler . Maintes fois je me suis dit : il y a un coup à jouer, à tel endroit, puis à tel autre. Mais je me disais aussi qu’il fallait laisser faire les autres, leur laisser prendre des risques. J’ai eu tort. Erwan m’a bien eu…"
C’est à la pointe sud de Belle-Ile que la régate a basculé et la QUIBERON SOLO avec. Nicolas Bérenger avait joué la prudence en s’écartant de la terre et en allongeant sa route pour éviter le dévent de l’île. Erwan, alors distancé dans le sillage de Nicolas Bérenger, en a profité pour porter son attaque. Gildas Morvan (Cercle Vert) terriblement agressif sur ce coup-là, prenait tous les risques. Nicolas Lunven, gourmand lui aussi, rasait la terre, bataillait dans les rafales et se jouait des calmes pour prendre le sillage de Erwan Tabarly. Un peu devant eux, François Gabart réussissait à sauver un léger avantage avant le long louvoyage face au vent le long de la face Ouest de Belle-Ile. Sur ce parcours, Nicolas Bérenger perdait deux places supplémentaires, tandis que Erwan Tabarly conservait sa quatrième position synonyme de victoire.
Ce soir, Erwan Tabarly prend la tête du classement général provisoire du Championnat de France de Course au Large en Solitaire, devant Gildas Morvan et François Gabart, deuxièmes ex æquo, avant la dernière des trois compétitions : La Solitaire du Figaro. "C’est évident, cela me met en confiance de remporter la QUIBERON SOLO, mais c’est tellement serré entre nous que je sais bien que c’est un avantage qui ne pèsera pas lourd dans un mois au départ du Figaro…"
* Le Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2009 est constitué de : La Transat BPE – Belle-île – Marie-Galante (5 au 26 avril), de la QUIBERON SOLO (14 au 20 juin) et de la Solitaire du Figaro (23 juillet au 22 août).
Classement général de la QUIBERON SOLO 2009 :
1 – Erwan Tabarly – Athema 2 – Nicolas Bérenger – KONE Elevators 3 – Nicolas Lunven – CGPI 4 – Frédéric Duthil – Bbox Bouygues Telecom 5 – Thomas Rouxel – Défi Mousquetaires 6 – Gildas Mahé – Banque Populaire 7 – Charles Caudrelier – Bostik 8 – François Gabart – Espoir Région Bretagne 9 – Antoine Koch – Sopra Group 10 – Adrien Hardy – Agir Recouvrement 11 – Gildas Morvan – Cercle Vert 12 – Fabien Delahaye – Port de Caen Ouistreham 13 – Eric Drouglazet – Luisina 14 – Ronan Treussart – Black Hawk 15 – Corentin Douguet – E.Leclerc Mobile 16 – Gérald Véniard – Skipper Macif 17 – Jean-Pierre Nicol – Gavottes 18 – Eric Péron – Skipper Macif 19 – Franck Le Gal – Lenze 20 – Thierry Chabagny – SUZUKI Automobiles 21 – Aymeric Belloir – CAP 56 22 – Armel Tripon – Gedimat 23 – Alexis Loison – ALLMER INEO GDF SUEZ 24 – Jean-Paul Mouren – Groupe SNEF 25 – Grégoire Le Mière – Man of all Seasons 26 – Christophe Espagnon – Groupe Legris Industries 27 – Isabelle Joschke – Synergie 28 – Oswenn Le Foll – Côtes d’Armor 29 – Vianney Jacquier – Alhyange Acoustique 30 – Matthieu Girolet – Sushi Bar 31 – Arnaud Godart-Philippe – Senoble 32 – Louis Maurice – Tannyères Nanni Diesel (TBC) 33 – Jérôme Samuel – Opéras en plein air
Initié par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire (MEEDDAT), ce colloque était organisé en collaboration avec Cap L’Orient Agglomération, la Fédération des Industries Nautiques, l’ADEME, la Fédération des Ports de Plaisance et Eurolarge Innovation.
L’objectif était de réaliser un état de l’art et des dernières avancées en matière de développement durable dans la filière nautique, de sensibiliser les acteurs à ses enjeux et de leur permettre d’échanger idées et bonnes pratiques autour de ces sujets.
Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste, à l’origine de cette journée, a ouvert le colloque devant une salle comble : plus de 300 professionnels du nautisme, venus de toute la France, étaient présents ce jour là à la Cité de la voile Eric Tabarly, sur le site de l’ancienne Base de Sous-marins de Lorient, au cœur de la «Sailing Valley« (arc atlantique breton qui concentre aujourd’hui 75% des compétences nautiques françaises).
Le programme de la journée était divisé en trois thèmes principaux : l’éco conception, les outils industriels et infrastructures et l’ éco navigation. Ces sujets furent traités par une vingtaine d’intervenants (professionnels de l’industrie nautique, de la gestion portuaire ou de l’accompagnement de filière vers une approche éco-responsable) qui au travers de leurs expériences complémentaires ont dressé un panorama précis, complet et positif des applications du développement durable dans le nautisme ainsi que des perspectives d’avenir dans ce domaine. De nombreux temps d’échanges avec l’assistance sont venus ponctuer les tables rondes.
Un espace exposition était également mis en place à cette occasion, permettant aux participants de visiter le musée de la Cité de la Voile Eric Tabarly, l’exposition TARA, le bateau Fleur de Lampaul, l’exposition du réseau ECONAV ainsi que plusieurs bateaux exemplaires présentés sur le parvis de la Cité de la Voile Eric Tabarly.
La journée s’est clôturée par l’annonce des lauréats de l’appel à projets des ports de plaisance exemplaires. Une douzaine de ports français étaient primés parmi lesquels le projet porté par Cap L’Orient et le Conseil Général du Morbihan (au travers de la Sagemor et de la Sellor).
Les actes de cette journée, très riche en contenu, seront prochainement disponibles sur simple demande auprès d’Eurolarge Innovation.
En tête de course, Stéphane Le Diraison & Yann Riou devancent toujours Sébastien Picault & Laurent Bourguès (Kickers) et sont attendus en début de matinée dans le port breton. Peut-être dans les temps du record. En série, Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust (accent21.org) sont sous la menace de Sébastien Rogues & Mathieu Souben (Eole Generation – GDF SUEZ).
Le vent est monté dans la nuit de mardi à mercredi alors que les minis 650 enroulaient le phare du Fastnet. Avec 35 à 40 nœuds de vent enregistrés par les bateaux accompagnateurs, la flotte des concurrents a été mise à rude épreuve. Pour Guillaume et Laurent Bonniot, l’aventure s’est même terminée à Baltimore. Leur proto « A.S.I.-Metric » a démâté dans le coup de vent alors qu’il n’était plus qu’à une dizaine de milles du Fastnet. « D’après un bateau accompagnateur qui est parvenu à les joindre » explique Philippe Coatmeur, le directeur de course, « une grosse vague a couché le bateau. Ils ont été expulsés mais heureusement, ils étaient harnachés. Avec la grand-voile sous l’eau d’un côté et la quille de l’autre, le mât a finalement cassé. Ils ont alors appelé les Coast Guards à la VHF, sans déclancher leur balise de détresse et ont pu être secourus. Ils étudient maintenant la possibilité de revenir en France sous gréement de fortune ou de réparer leur bateau sur place. »
Plus spectaculaire, deux bateaux se sont heurtés entre 4 et 5 heures du matin… L’incroyable est arrivé alors que Yann Sassy et Loïc Le Garrec venaient de passer le Fastnet et remis le cap vers Douarnenez. C’est alors que leur mini « Traiteur de Paris » a croisé la route d’un petit « Kolibri ». Mais le Dingo 1 de Yann et Loïc s’est trouvé un peu trop près du nouveau Dingo 2 de Marc Becquet et Louis-Marie Billot qui, lui, faisait route vers le Fastnet. Résultat : crash-box remplie d’eau pour l’un et stand-by le temps d’évaluer les dégâts pour l’autre. Depuis, les deux équipages ont repris la route vers Douarnenez. À distance l’un de l’autre. Mais sans voir le phare pour Marc et Louis-Marie.
D’autres dégâts sont encore à déplorer. « C2o » de Marine Fuerstein & Benoît Lenglet s’est arrêté à Kinsale. Ralingue de grand-voile cassée. Les Espagnols Anna Corbella & Jaime Mumbru (Ulisse) s’arrêtent à Cork. Rozenn Le Garrec et Anne-Laure Bertin (Alakaluf) et sans doute Serge Bertrand et Fabrice Guyon (Minimum) ont fait demi-tour.
Pendant, ce temps, la course continue vers l’arrivée où les premiers sont attendus en matinée. Le record de l’épreuve tient en 3 jours et 20 heures. Il faudrait que le premier mini coupe la ligne d’arrivée avant 8 heures pour le battre. Possible si le vent reste de la partie ; ce qui ne devrait pas être le cas dans la nuit à l’approche de la Bretagne.
En tête de course, Stéphane Le Diraison & Yann Riou (Cultisol – Marins Sans Frontières) poursuivent leur mainmise sur la course. Premiers au Fastnet mardi soir, ils devancent toujours Sébastien Picault & Laurent Bourguès (Kickers). Les deux minis rouges profitent du vent portant pour filer entre 8 et 10 nœuds sur la route directe. Derrière eux, le groupe de chasse est emmené par Bertrand Delesne & Sam Manuard (Entreprendre Durablement). Ils sont sept prototypes dans ce peloton à tenter de combler leur retard avant la ligne d’arrivée. Plus à l’Est, trois équipages ont choisi de s’éloigner de la route pour aller chercher un vent légèrement plus fort à l’approche des Scilly et tenter d’accélérer sur les derniers milles vers le Finistère. Ce trio est emmené par les Hollandais Jörg Riechers & Lulca Baebler. Mercredi soir, ils étaient d’ailleurs les plus rapides de la flotte…
Du côté des séries, la bataille est tout aussi intense. Les premiers à passer le phare du Fastnet à une heure du matin étaient Davy Beaudart & Sébastien Mesure à bord du Pogo 2 « Port à sec Guy Beaudart ». Mais un problème est survenu à bord peu de temps après et ils ont perdu de précieux milles sur leurs concurrents. Ce sont ainsi Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust (accent21.org) qui ont pris le relais. Ils mènent le groupe des bateaux de séries à quelque 50 milles du premier prototype. Dans leur sillage, Sébastien Rogues & Matthieu Souben (Eole Generation – GDF SUEZ), pourtant dixièmes à Wolf Rock à l’aller, se sont hissés à la deuxième place et étaient les plus rapides avant la dernière nuit en mer. Troisièmes, Davy & Sébastien n’ont pas baissé les bras pour autant et restent menaçants par l’Est alors qu’à l’ouest, Charly Dalin et l’Anglais Nick Bubb (charliedalin.com) et Luce Molinier & Bertrand Castelnérac (No War), Yann Sassy & Loïc Le Garrec ou encore Pierre Rolland & Thomas Cardrin (Marée Haute) peuvent encore viser le podium…
Une brise de force 3 en milieu d’après-midi a relancé les débats parmi les leaders. Antoine Koch (Sopra Group) a bénéficié de la situation pour remporter la troisième manche de mercredi. Nicolas Bérenger (KONE Elevators) préserve son leadership devant Erwan Tabarly (Athema) et Fred Duthil.
Erwan Tabarly (3e, 6e, 9e, 13e) n’a pas gagné de manche et pourtant il s’installe à la deuxième place du classement provisoire : "Tout le monde est capable de faire une mauvaise manche et de plonger dans le classement. Regardez Gildas (Morvan). Il termine une fois vingtième, puis trentième sur 33 la manche suivante. Pourtant, il était quatrième hier et deuxième dans la dernière régate d’aujourd’hui. C’est vraiment difficile cette QUIBERON SOLO ! Evidemment, j’aimerais bien gagner une manche, mais pour cela il faut prendre des risques. Ça peut coûter cher. Je pense qu’il faut assurer dans les petits parcours et attaquer dans le Tour de Belle-Ile, vendredi, surtout que les points compteront double."
Fred Duthil a été impressionnant dans la petite brise méditerranéenne qui ondulait à peine le plan d’eau. Vitesse, stratégie inspirée, contrôle rigoureux de ses adversaires, le skipper de Bbox Bouygues Telecom a joué gagnant à deux reprises. Toutefois, dans la dernière régate de ce mercredi, malgré des conditions dans lesquelles il excelle habituellement, il termine à la vingt-cinquième place.
"C’est vrai, c’est une belle journée, je conserve la tête du classement général avec dix points d’avance sur Erwan" (Tabarly), explique Nicolas Bérenger, toutefois un peu amer quand même : "Je considère que j’ai perdu neuf points au total dans la journée. Ce sera peut-être ce qui me manquera pour gagner. C’est bête à dire, mais je préfère avoir un point de plus qu’un point de moins, car on sait que la victoire va se jouer vendredi en fin d’après-midi à trois fois rien. Etre en tête ce soir c’est bien, mais rien n’est joué. C’est juste une indication pour la suite".
Gildas Morvan sait de quoi Erwan Tabarly et Nicolas Bérenger parlent. Ses deux manches de mercredi matin et de milieu de journée (20e et 30e) ont sérieusement amenuisé ses chances de renouveler sa victoire de 2008 à Quiberon. Mais le Champion de France en titre a de la réserve et son moral ne saurait fléchir pour autant.
Mercredi soir, outre Nicolas Bérenger et ses dix points d’avance, ils sont sept Solitaires à se tenir en seulement onze points, de Erwan Tabarly à Charles Caudrelier (Bostik), classé huitième. C’est dire si, comme l’an dernier, la QUIBERON SOLO est ouverte ! Demain, jeudi 18 juin, trois manches sont à nouveau au programme des Solitaires, à partir de 10h30 devant Quiberon – Port Haliguen.
C’est une course organisée depuis 2005 pour soutenir et rendre hommage aux sauveteurs en mer et qui a ceci d’unique qu’elle n’est pas réservée aux seuls skippers professionnels. Tout comme lors des éditions précédentes, la course s’élancera de Saint-Nazaire pour revenir à Saint-Nazaire. En fonction de la taille des bateaux, trois parcours ont été programmés. Pour les onze Class40 inscrits, l’exercice consistera à gagner Sainte Marine, puis de virer près de l’île d’Yeu avant de revenir à Saint-Nazaire, un parcours de 230 milles «avec beaucoup de cailloux et pas mal de courant» explique Bernard Stamm.
Sur Cheminées Poujoulat version Class40, ils seront quatre : Bruno Jourdren, Bernard Stamm, Jean François Quéméner et Damien Cloarec. «Nous allons prendre nos marques » continue Bernard. « C’est une bonne prise en main du bateau parce que nous avons quand même peu navigué ensemble sur celui-ci. On va ainsi conjuguer entraînement, plaisir et soutien aux sauveteurs en mer. Nous aimons bien cette épreuve qui est devenue une grande classique au fil des éditions». A la question de voir des 60 pieds Imoca prendre également le départ de la course tandis qu’il embarquera en 40 pieds, Bernard Stamm lâche : «Je suis content de naviguer avec Nono et nous comme ne courons pas sur le même parcours et donc pas contre eux, c’est différent. Grâce à Cheminées Poujoulat et en attendant que l’histoire de mon bateau soit réglée, j’ai la chance de pouvoir continuer à régater, ce n’est pas le cas pour tout le monde ».
Le système des trois parcours permettra à l’ensemble des bateaux, toutes tailles confondues, de regagner Saint-Nazaire mardi matin. Bernard Stamm aura tout juste le temps de sauter dans un train pour Nantes, puis un avion pour Lisbonne afin d’embarquer à bord de Groupama en partance pour New York d’où le trimaran devrait prendre le départ d’une tentative de record de la traversée de l’Atlantique.
Les Class40 inscrits
Cheminées Poujoulat : Bruno Jourdren/Bernard Stamm CG Mer : Wilfrid Clerton Fermiers de Loué Sarthe : François Angoulvant Neurodon.fr : Christian Chardonnal IXFUN : Olivier Rabine Nous Entreprenons : Jacques Fournier Appart City : Yvan Noblet Partouche : Christophe Coatnoan AXA Atout Cœur pour AIDES : Erik Nigon Cargill MTTM : Damien Seguin Khat 7 : Eric Galmard
Cette Solitaire devenue mythique a fait rêver des générations de marins et de terriens. Elle a formé tous les grands noms de la course au large qui s’illustrent aujourd’hui sur les océans du globe. Des aventures vécues par les pionniers de 1970 qui ont pris part à une épreuve baptisée alors Course de l’Aurore, jusqu’aux récentes victoires de Michel Desjoyeaux et Nicolas Troussel, beaucoup de choses ont changé. Mais depuis quarante ans, des millions de français continuent de s’enthousiasmer pour cette idée si simple : un homme, un voilier, et que le meilleur gagne ! Pas de jauge, pas de handicap, pas de bateaux différents : tout le monde court à armes égales, c’est le marin qui fait la différence. Fabrice Amédéo a remonté le temps et rencontré tous ceux qui ont marqué ces quarante années de Solitaire. Son livre n’est pas un ouvrage d’histoire mais les témoignages croisés de plusieurs générations de coureurs, de directeurs de course. Ils lui ont confié leurs plus beaux souvenirs, leurs plus belles victoires, leurs larmes, leurs fortunes de mer, leurs angoisses, leurs blessures aussi…
Fabrice Amédéo, 31 ans, est journaliste économique au Figaro. Passionné de régate, il a participé cinq fois à la course du Fasnet et a couru la Solitaire du Figaro en 2008. Il est l’auteur du Tour du monde de tous les extrêmes, avec Sébastien Josse, dans la collection « Hommes et océans », mais également des Fossoyeurs de l’Europe et d’Actualité de la démocratie athénienne, entretiens avec Jacqueline de Romilly, chez Bourin éditeur.
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Les Rois du Large – 40 ans de Solitaire du Figaro Editions Glénat Collection Hommes et océans 224 pages Prix public TTC France : 19.95 €
Cependant la deuxième épreuve du circuit à Hyères risque d’offrir des conditions très différentes aux participants. Le lieu est connu pour la force du Mistral et tandis que les spectateurs auront toujours une belle vue sur le spectacle, cette fois-ci ce sera sur un plan d’eau bien plus ouvert en mer que les participants vont disputer les courses. Comme Golding a souligné après sa première expérience, "On peut s’attendre à beaucoup plus de vent qu’à Venise. On aura de nouveau beaucoup à assimiler rapidement car jusqu’ici on n’a pas rencontré plus de 15 noeuds de vent." Ce plan d’eau sera sans doute plus familier à l’équipage qui a remporté la première étape du circuit sur Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild, mais encore une fois il faudra s’adapter aux conditions. Un petit changement dans l’équipe car Hervé Cunningham, le régleur, est pris ailleurs.
En tout quatre skippers français seront présents à Hyères et une chose est certaine ils auront tous envie de gagner à domicile. Franck Cammas devrait être présent cette fois-ci sur Groupama après son absence de Venise. Philippe Mourniac, le skipper de Luna a découvert le circuit l’année dernière justement à Hyères et enfin Loick Peyron s’alignera sur Oman Sail Renaissance.
Pendant les quinze jours à venir les autres équipes vont sans doute s’entraîner sur place avant les premières courses prévues le 3 juillet. BT était déjà en Méditerranée la semaine dernière pour des séances à Toulon, tandis que l’équipage d’Holmatro a découvert le plan d’eau d’Hyères au début de la saison. Pour le skipper Carolijn Brouwer, c’était une introduction utile au Mistral qui lui a permis de découvrir les capacités du bateau.
Mais avant la iShares Cup, cinq Extreme 40 participeront dès ce week-end au Tour de Wight.