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Malbon rejoint par quatre nouveaux skippers

Jonny Malbon Artemis
DR

Pour cette année 2009, la structure de cette cette nouvelle équipe sera constituée de skippers spécifiquement recrutés pour des courses bien particulières. Le concept d’équipe est la clé de la campagne avec pour objectif de développer une élite britannique de navigateurs en double et en solitaire.

« Dans le monde de la course au large il y a un parcours d’évolution bien défini qui commence en général par la Mini Transat (petit bateau de 21 pieds sur lequel on navigue en solitaire), puis la Solitaire du Figaro an passant par la Classe 40 pour enfin naviguer et exceller sur des bateaux comme les 60 pieds IMOCA dans des courses extrêmes comme le Vendée Globe » commente Charlie Darbyshire, chef de projet chez Offshore Challenges et qui désormais supervise le projet Artemis Ocean Racing. « Ellen MacArthur a commencé sa carrière par la Mini Transat, et si vous regardez le CV de tous les meilleurs navigateurs de la Classe IMOCA, vous noterez que c’est généralement en passant par ces étapes, et tout particulièrement par celle du Figaro qu’ils ont atteint leur niveau d’excellence.»

Trois nouveaux skippers britanniques ont donc rejoint Jonny Malbon dans l’équipe d’Artemis Ocean Racing pour les 6 prochains mois : Nick Bubb, Sam Davies et Ollie Bond.

Cette année Jonny Malbon se concentrera sur sa campagne Figaro, avec Nick Bubb à ses cotés. Jonny a pour objectif de terminer dans les 5 premiers du classement « Bizuths ». Ce duo participera par la suite au Tour de Bretagne en Septembre ; une course en double de 7 jours autour des côtes bretonnes. « Bien que je sois un peu déçu de ne pas prendre le départ de la TJV avec le 60 pieds IMOCA, je suis content de naviguer en Figaro, j’apprends beaucoup et j’attends avec impatience La Solitaire à la fin du mois. C’est une formidable opportunité que d’apprendre aux coté des meilleurs marins de la course en solitaire ».

Davies

Samantha Davies, considérée comme la meilleure skipper britannique de la Classe IMOCA, après son incroyable performance lors du Vendée Globe 2008 (4ème position et première des skippers britanniques), rejoint aujourd’hui l’équipe avec pour objectif de participer à la Transat Jacques Vabre – tout en continuant, d’un point de vue personnel à chercher un sponsor pour supporter Roxy dans la construction d’un nouvel Open 60 IMOCA pour le prochain Vendée Globe en 2012. Sam fournira également de précieux conseils techniques très utiles pour le développement d’Artemis Ocean Racing II. Pour cette Transat Jacques Vabre – course transatlantique en double, départ du Havre (France) et arrivée à Puerto Limon (Costa Rica) – Sam sera accompagnée de Sidney Gavignet, un des plus grands navigateur français, tout juste de retour de la Volvo Ocean Race où il naviguait à bord de Puma. Cette course transatlantique de 4,700 miles est la plus importante de la saison dans le calendrier IMOCA, et la majorité des meilleurs bateaux de la classe seront sur la ligne de départ le 9 Novembre. Artemis Ocean Racing II est actuellement en chantier à Saxon Wharf, en Angleterre où une l’équipe technique travaille intensément pour réduire le poids du bateau. Sam et Sidney vont recommencer les tests et s’entraîner sur Artemis II dès la mi-juillet. L’Artemis Challenge pendant la semaine de Cowes sera leur première course officielle.

Samantha Davies: “ C’est une super opportunité pour moi de naviguer sur un Open 60 de dernière génération et de participer à son programme de développement, le tout aux cotés d’un navigateur que je respecte énormément. Il est certain que ce bateau va nous donner du fil à retordre dans une course comme la TJV dont les vents portants et légers dominent jusqu’au Costa Rica. Mais Artemis est un bateau très puissant qui à beaucoup attiré l’attention des foules avant le Vendée Globe et cela va être une expérience très enrichissante, et j’espère vraiment contribuer à l’évolution d’Artemis Ocean Racing pour le futur, » commente Davies. « D’un point de vue sportif et technique, c’est pour moi une grande opportunité de rejoindre le programme Artemis dans cette phase de progression. »

Gavignet

Le Français, Sidney Gavignet, co-skipper de Sam a lui aussi une très grande expérience du monde de la voile en double et solitaire (Barcelona World Race 2007 et ancien navigateur Figaro) mais également de la course en équipage (Volvo Ocean Race) : « C’est pour moi un grand challenge que de faire une course comme la TJV sur un bateau tel qu’Artemis, et je pense qu’avec Samantha nous allons faire une très bonne équipe. »

Bond et Bubb

Les deux autres recrues ont tous les deux une bonne expérience du monde de la « Mini » : Ollie Bond qui fera la Mini Transat 2009 cette automne est le meilleur espoir britannique dans cette classe. Il a d’ores et déjà prouvé ses capacités en accumulant depuis deux ans des places sur le podium lors des plus grandes courses de ce circuit. En ce moment, il participe également à la course Les Sables-Madère-Les Sables en Classe 40. Nick Bubb sera principalement le support à terre de Jonny Malbon pendant sa Solitaire du Figaro cet été. Nick à précédemment géré deux campagnes de Mini Transat qui lui ont donné un savoir extraordinaire et une facilité à anticiper et résoudre les problèmes. Son expérience sera également favorable et très utile pour Ollie Bond.

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Courrier Dunkerque en tête à la Trinité sur Mer

TDF - Courrier Dunkerque
DR

Pour l’équipage de Daniel Souben, c’est une première grande victoire de manche sur cette édition 2009 après leur deuxième place lors de la manche entre Dieppe et Saint-Cast ; une victoire qui les conforte largement en tête du classement général. Le skipper, vainqueur l’an dernier, est évidemment satisfait même si, comme à son habitude, il reste prudent. Mais l’expérience devrait une nouvelle fois aider les Dunkerquois à gérer cette avance : « Psychologiquement et  comptablement, c’est une belle opération mais on n’est pas à la moitié du Tour. Ce qu’on a pris à nos adversaires aujourd’hui, ils peuvent nous le reprendre demain » raconte Daniel à son arrivée au ponton.

CSC-HEC-Ecole Navale a été le deuxième bateau à franchir la ligne d’arrivée. Pour Hervé Gautier aussi, évidemment la satisfaction est totale. Le skipper, à son arrivée à la Trinité sur Mer a rendu un bel hommage à l’ensemble de son équipage qui conforte sa place en tête du classement CSC étudiants. Les amateurs de Purflo-Les Thermes Marins-Saint Malo menés par François Le Bourdais s’emparent de la troisième marche du podium. et devraient s’installer en leaders du classement amateur Malongo. Pour eux aussi, c’est une grande performance. Il faut dire que les Malouins étaient déjà montés sur le podium de l’étape entre Dieppe et Saint-Cast (3ème).

Comme prévu, lors de ces 215 milles de course, le vent a varié, la flotte a navigué au près comme au portant et la houle a sévi à la pointe de la Bretagne. Des conditions agitées qui ont donc récompensé l’expérience. On l’avait dit au départ de Saint-Quay, cette étape serait sans nul doute une manche pour les « gros bras » du TFV, Daniel Souben et Hervé Gautier en font partis… Les bateaux qui tirent leur épingle du jeu sont aussi ceux qui ont su le mieux jouer des contre courants dans les cailloux de la Bretagne Nord, car on peut dire que dès le passage du Four, les jeux étaient faits. Courrier Dunkerque et CSC HEC Ecole Navale, déjà en tête, pouvaient alors profiter de la bascule à l’Ouest et filer à vitesse grand V, sous spi, vers la Trinité sur Mer. A 10 – 12 nœuds de moyenne, ils n’ont cessé de creuser l’écart avec leurs poursuivants. Dès lors, la hiérarchie établie au passage de la bouée Basse Royale ne bougera quasiment pas jusqu’à l’arrivée. Notons que cette étape de coefficient trois va effectuer un grand brassage du classement général. Nouvelle Calédonie et BRED, respectivement deuxième et troisième du classement général au départ de Saint Quay, sont les grands perdants de l’étape. Ils se classent 19ème et 18ème à la Trinité sur Mer. Retour en détails sur cette étape très disputée et qui remue le classement général.

Premières arrivées de la manche entre Saint Quay et La Trinité sur Mer :

1 Courrier Dunkerque SOUBEN Daniel
2 CSC HEC Ecole Navale GAUTHIER Hervé
3 Purflo Les Thermes Marins Saint Malo LEBOURDAIS François

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Bataille vers l’Espagne

Les Sables - Horta -Les Sables
DR

Première nuit de mer… Pour entamer sa transhumance vers les Açores, la flotte se doit d’emprunter des chemins de traverse escarpés. Allures de près, gîte prononcée, et la carène qui cogne derrière chaque vague franchie. Ceux qui rêvaient de longues glissades bienheureuses vers les côtes espagnoles en sont actuellement pour leur frais. Si le près reste l’allure favorite des tacticiens, en navigation océanique c’est plutôt une sorte de purgatoire, une litanie monotone où il faut trouver le bon rythme à la barre, arriver à maintenir toutes les fonctions vitales essentielles dans une position pour le moins hétérodoxe pour un terrien. Faire à manger devient un petit exploit ménager comme du reste se reposer. Dans ces conditions, les classements sont autant de baume au cœur ou de coups de canifs dans le moral des navigateurs. Que l’on ait remonté des places et l’on trouverait presque des vertus à cette navigation sur la tranche à chevaucher les murs. Karine Fauconnier (Telecom Italia) en était la démonstration évidente à la vacation de ce jour : timbre de voix clair presqu’enjoué, sérénité, la jeune femme ne pouvait que se réjouir de voir leur duo revenu aux commandes. Même Wilfrid Clerton (CG Mer) semblait trouver du charme à ce début de course malgré un léger mal de mer. D’autres s’en remettaient à un fatalisme prudent tel Benoît Parnaudeau (Entreprendre en coopérative) qui reconnaissait s’être laissé emporter sur la route du sud plus qu’à son gré… Une réparation de spi impérative et le temps pour son équipier Jean Sausset de se familiariser avec le comportement du bateau expliquant cela. Pour d’autres encore, les bords de près riment avec bricolage : Didier Le Vourc’h et Gérald Bibot (ZED 4), après un départ tonitruant ont dû cette nuit batailler contre une fuite d’eau qui a envahi le coqueron avant du bateau… Avec les conséquences idoines : outils de télécommunication en partie noyés, démontage des pièces atteintes et remontage. Autant demander à une couturière de broder au point de croix dans le manège du Grand Huit.

Cuillère d’argent, cuillère de bois

Dans cette descente vers le soleil, les concurrents se doivent de faire leur choix. Faire route au sud-ouest ne permet pas, pour l’heure, de doubler la pointe de l’Espagne. Mais, c’est comme disent les navigateurs le bord rapprochant, celui qui est le plus proche de la route directe. De l’autre bord, on remonte vers le nord-ouest, presque à 90° de la route. C’est un bord qui coûte cher psychologiquement : en partant à presque 90° de la route, on s’écroule provisoirement dans les classements. Et si l’on peut espérer toucher plus tôt la bascule au nord-ouest, il faut juste prévoir la vitesse de la rotation. Qu’elle soit lente et les hommes du nord vont retrouver des couleurs : ayant anticipé la bascule du vent, ils navigueront ensuite, après avoir reviré de bord, sur un bord nettement plus favorable. Qu’elle soit rapide et brutale et le petit groupe qui aura choisi de rester proche de la route directe pourra espérer passer sur le même bord en infléchissant sa route avant l’obstacle. En jargon de régatier, on parle ici de cuillère… Cette navigation sur le fil comporte sa part de risque : mais qu’elle aboutisse et l’avantage matériel et psychologique est énorme. A voir, comment la flotte tricote, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, il apparaît une évidence : la météorologie n’est définitivement pas une science exacte. Les modèles les plus élaborés ont encore leur part d’incertitude : Yvan Noblet et Damien Guillou (Appart City) partis en chasse après avoir dû rentrer aux Sables d’Olonne pour réparer son tangon brisé en savent quelque chose. Pointé à 27 milles des leaders de la course, ils ont encore toutes les raisons d’espérer.

Ils ont dit…

Benoit Parnaudeau (Entreprendre en coopérative) :
« On a eu quelques soucis de drisse de grand-voile qui nous ont fait perdre un peu de temps cette nuit. Et comme on modifie pas mal de petites choses sur le bateau cet hiver, il faut qu’on arrive à reprendre nos marques… »

Karine Fauconnier (Telecom Italia) :
« Ça mouille un peu. Ça tape, ça bouge. On ne s’en est pas trop mal sorti, de cette nuit. Ce matin, on a eu une trentaine de dauphins qui sont venus nous encourager. Cette nuit, le vent était très instable, il fallait réagir vite. On a été toute la nuit sur les réglages, ballast, matossage, on n’a pas arrêté. »

Classement au 6 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier)
2 – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 1mille
3 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 5 milles

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Un ciel serein pour la tête de course

Les Sables - Horta - Les Sables
DR

Le golfe de Gascogne dans le sillage, c’est une autre course qui commence : tout d’abord parce que les quelques degrés de latitude gagnés dans le sud, au delà de la valeur symbolique, se traduisent en terme de climat. Mais surtout, parce qu’une fois la pointe de l’Espagne parée, le jeu s’ouvre à nouveau en grand pour rejoindre les Açores. Et que l’incertitude météorologique est matière à prétextes pour tirer des plans sur la comète. Sur une route médiane, Telecom Italia fait à nouveau parler sa vitesse impressionnante, douze milles devant les Britanniques de Keysource. Il est toujours plus facile de contrôler un concurrent bien calé dans le tableau arrière et le duo franco-italien doit certainement surveiller d’un œil beaucoup plus attentif, Gonzalo Botin et Alvaro Lopez-Doriga les deux Espagnols de Tales sur une trajectoire beaucoup plus sud. Pour l’heure, leur choix n’a pas payé, contraints qu’ils ont été, de tirer un contre-bord pour parer le Cap Ortegal, mais au pays des pourfendeurs de moulins à vent, on a la foi qui soulève des montagnes, chevillée au corps.

Par où la sortie ?

La situation est d’autant plus incertaine qu’une cellule anticyclonique peu active s’est calée sur le proche atlantique. Mais, elle ne parvient pas pour autant à enrayer les quelques passages de fronts résiduels issus de dépressions sur l’Atlantique nord. Du coup, les modèles météo sont incertains et laisse supposer encore quelques mistoufles avant d’arriver en vue des îles açoriennes. Tous peuvent s’attendre à perdre quelques heures englués dans un calme tant la situation est complexe sur zone. Tous peuvent se dire que, pendant ce temps, d’autres auront trouvé la veine de vent salvatrice. Il ne serait pas étonnant d’assister dans les heures à venir à une certaine radicalisation des choix stratégiques des uns et des autres. Les hommes du nord, tel Olivier Grassi – Eric Galmard (Grassi bateaux), seront tentés de conforter une option qui ne leur a pas encore apportés les dividendes qu’ils espéraient. A l’inverse les hommes du sud, dans le sillage de Tales, vont sûrement vouloir exploiter les possibles renforcements de vent aux abords des caps Villano et Finisterre pour peu que la rotation au nord se poursuive. C’est en tous les cas ce que semble indiquer la route de Wilfrid Clerton et Loïc Lehelley (CG Mer). Car, tous le savent : pour déboulonner le colosse italien de son rôle d’ouvreur, il va falloir jouer la dispersion. A cette seule condition ils peuvent espérer prouver que ses pieds sont parfois d’argile.

Ils ont dit…

Mike West (Keysource)
« Nous sommes motivés depuis la leçon que nous avons reçu de Giovanni dans ces mers désordonnées : il naviguait en dessous de nous, il a creusé l’écart, viré de bord et s’est positionné devant nous… La mer s’est bien calmée et on attend avec impatience de voir le résultat de notre option. A minuit, nous avons eu un meeting avec beignets à la viande et à la bière. On était bien fatigués et comme ivres, mais c’est égal : nous avons rarement des conversations sobres.»

Christophe Coatnoan (Groupe Partouche)
« Pas fâché de quitter votre golfe, les Gascons! Ciel gris, mer grise, vent dans le nez…pfffff, ça ne ressemblait pas vraiment aux vacances. Et ce matin, c’est l’Atlantique, le vrai, le beau. Du soleil, l’eau comme dans le grand bassin de la piscine, du vent, du spi rouge et les dauphins de temps en temps. Comme on le dit à Nyon au bord du Léman, "change pas de métier". Oui, mais il y a un mais, ce sont les petits copains devant. Alors on va essayer de mettre un peu de charbon dans la chaudière. »

Classement au 7 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 965 milles de l’arrivée
2 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Mike West) à 12 milles
3 – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 23 milles

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Tout nouveau : revue2presse.fr.

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Les Sables-Horta-Les Sables, c’est parti

Les Sables Les Açores
DR

 A la bouée de dégagement du parcours côtier, le beau temps était revenu, comme un retour de printemps et ceux qui avaient su le mieux lire le plan d’eau, CG Mer, Entreprendre en coopérative et ZED 4 prenaient les commandes. Pour d’autres la litanie des petites avaries commençait, obligeant même l’équipage d’Appart City à revenir au port.Les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément. En 2007, Yvan Noblet avait emporté de fort belle manière Les Sables – Madère – Les Sables en réalisant un sans faute sur son plan Julien Marin. L’édition 2009 commence de la pire des manières puisqu’il doit d’entrée faire un retour au port suite au bris de son bout-dehors. De même, on attendait que Giovanni Soldini frappe d’entrée avec la présence à son bord de Karine Fauconnier ; de fait, l’équipage de Telecom Italia s’est retrouvé relégué dans le ventre mou du classement : un départ moyen, un bord de près difficile, des manœuvres qui manquaient encore de fluidité, le parcours côtier témoignait qu’il faudrait encore quelques milles avant que l’équipage ne prenne ses repères…
De même l’équipage de Keysource payait un mauvais choix tactique au départ. Mais le duo, particulièrement incisif sur les passages de marque et les manœuvres n’avait visiblement pas l’intention d’en rester là… Dans ces conditions, d’autres que l’on n’attendait pas toujours à pareille fête, en ont profité pour prendre la poudre d’escampette et jouer un tour à leur façon dès le signal de départ. En bout d’une ligne favorable bâbord, c’est le tandem Bilbot – Le Vourc’h (ZED 4) qui prenait le meilleur départ, déjà suivi comme son ombre par David Consorte et Arnaud Aubry (Courrier de l’Odet) ainsi que le duo Olivier Grassi – Eric Galmard (Grassi Bateaux). La remontée jusqu’à la bouée de dégagement se résumait à une protection du côté gauche du plan d’eau pour le groupe de bateaux partis à la bouée. A ce petit jeu, quelques équipages se détachaient tels les Espagnols de Tales de même que Wilfrid Clerton et Loïc Lehelley (CG Mer). Les deux compères s’offraient même le luxe d’un dernier petit bord en tribord amure et profitaient de leur droit de priorité pour souffler la tête de flotte à Entreprendre en coopérative et ZED 4.
 
Petits pépins matériels
 
Le bord sous spi pour redescendre vers la bouée de Nouch Sud montrait qu’il manquait encore certains automatismes, que la transition entre vie à terre et harmonie en mer demande quelques périodes d’adaptation. Malgré le temps de demoiselle, plusieurs bateaux éprouvaient encore des difficultés de manœuvres : spi chaluté sur Destination Calais comme sur Entreprendre en coopérative, manœuvres parfois hasardeuses, on sentait bien qu’il restait encore quelques scories du confort terrestre et qu’il allait falloir un peu de temps avant de rentrer totalement dans le vif du sujet. Ce n’est pas le manque d’expérience des équipiers concernés qui peut expliquer les quelques avanies subies par ces bateaux. Mais peut-être plus sûrement, une certaine déconcentration trop évidente en face de conditions météorologiques pour le moins propices à la flânerie… Les régatiers tels l’équipage espagnol de Tales Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga ou les Méditerranéens d’EDF Energies Nouvelles, David Augeix et Jean-Claude Turpin démontraient que le petit temps peut aussi être incroyablement sélectif… A l’issue du parcours de dégagement, certains outsiders trop contents de pouvoir tirer leur épingle du jeu pouvaient se dire que les milles gagnés lors du parcours côtier ne seraient plus à prendre. Il reste que la route est encore longue vers les Açores.
 

Classement à l’issue du parcours côtier :

1 – FRA 64 CG Mer (Clerton – Lehelley)
2 – BEL 81 Zed 4 (Bibot – Le Vourc’h)
3 – ESP 65 Tales (Botin – Lopez-Doriga)
4 – FRA 45 EDF Energies nouvelles (Augeix – Lehelley)
5 – FRA 47 Grassi Bateaux (Grassi – Galmard)
6 – FRA 68 PLAN Les enfants changeront le monde (Lazat – Aubrun)
7 – ITA 55 Telecom Italia (Soldini – Fauconnier)
8 – ITA 69 Courirer de l’Odet (Consorte – Aubry)
9 – GBR 42 Keysource (Worswick – West)
10 – FRA 71 Rev’86 Fantasy forest (Bazin – Grinda)

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Mathieu Richard en tête du Championnat du Monde

Mathieu Richard
DR

Décidément, l’australien Peter Gilmour – ce « vieux requin » comme le surnomme Marc Bouet – est en passe de devenir la bête noire de l’équipe de France. L’an dernier, lors de la dernière épreuve du circuit, il avait ruiné les espoirs de Sébastien Col de devenir champion du monde grâce à une manœuvre de lancée de spi vers la ligne d’arrivée aussi inédite que litigieuse. Cette fois-ci, il n’a pas eu besoin de tels artifices pour empêcher Mathieu Richard d’ouvrir son compteur de victoire dans le WMRT. Gilmour a en effet remporté, cet après-midi, la finale du Match Cup Sweden par 3 à 0. La seconde place de Mathieu Richard, associée à la contre-performance de Minoprio et Williams, permet cependant au nantais de s’emparer de la tête du classement provisoire d’un championnat du monde qui en est à sa mi-temps.
Cette défaite en finale a constitué la seule fausse note d’un récital tricolore jusqu’à là parfaitement exécuté. L’équipe de France aura ainsi placé trois de ses membres en demi-finale ! Outre Mathieu Richard, Damiel Iehl, a ainsi confirmé qu’il mériterait cent fois de pouvoir jouer le titre mondial à armes égales avec ses adversaires et Sébastien Col s’est pleinement retrouvé. A ce trio, il faut ajouter Philippe Presti qui s’était hissé jusqu’aux quarts de finale où il s’inclina 3 manches à une devant son compatriote Mathieu Richard. Car tant de qualité implique évidemment des duels fratricides comme l’a également illustré celui de la demi-finale opposant Richard et Col. Le match fut magnifique et serré : 3 à 2 au final pour Richard. Dans l’autre, Damien s’inclina de son côté par 3 à 0 devant « the french killer » Peter Gilmour (« un score sévère qui ne reflète pas vraiment le match » dira Marc Bouet). Et la dernière confrontation franco-française du Match Cup Sweden a vu, en petite finale, Sébastien Col s’adjuger la 3ème place devant Damien Iehl par 2 manches à une. Damien Iehl garde sa 6ème place au classement du WMRT et Sebastien Col, 8ème, en a gagné quatre.
Prochaine manche : le St Moritz Match Race du 1er au 7 septembre.
 
Le Match Cup Sweden concernait également les femmes. Comme à leur habitude, Claire Leroy et son équipage ont commencé par accumuler les victoires. Mais en voile, les « jours-sans » existent aussi : pour Claire c’était ce vendredi 3 juillet où elle subit trois défaites, échouant ainsi aux porte des demi-finales. Tout ce beau monde – dont l’australienne Katie Spithill vainqueur ici devant Anna Kjellberg – se retrouvera dans un mois au Mondial féminin à Lysekill, un fjord situé seulement à 150 km au nord de Marstrand. Parions qu’il y aura de la revanche dans l’air pour Claire.

Ils ont dit

Mathieu Richard : « Le bilan est plutôt positif sur le plan de la manière et sur le plan comptable. Nous avons été costauds toute la semaine en sortant Philippe (Presti) en quart, en remontant Sébastien (Col) en demi alors que nous étions menés 2 à 0. Nous avons des regrets mais aujourd’hui Gilmour était très fort, rapide et faisant les bons choix. Nous n’avons peut-être pas été parfaits mais sans non plus faire beaucoup d’erreurs. Sur cinq épreuves du WMRT on atteint à quatre reprises les demi-finales. C’est bien, cela prouve notre régularité au plus haut niveau et nous permet de prendre la tête du classement provisoire. Mais nous avons qu’il faut gagner car seuls les cinq meilleurs résultats compteront avec la dernière épreuve en Asie. ».
 
Sébastien Col : « On échoue d’un cheveu pour la finale. Mais on s’est bien concentrés de nouveau pour la petite finale. On a retrouvé notre niveau, cela faisait longtemps, en fait depuis la Monsoon Cup l’année dernière. On va voir ce que ça donne pour la seconde moitié de la saison. »
Damien Iehl : « Nous sommes un peu déçus par cette dernière journée car on passe un peu à travers. On a été moins bon que d’habitude dans nos choix. On se retrouve deux fois devant Gilmour et on choisit à chaque fois le mauvais bord. Contre Sébastien en petite finale ont est à un partout et on fait de nouveau un  mauvais choix dans la troisième manche. Sinon le bilan reste excellent. Nous avons eu le droit de disputer trois manches du WMRT et à chaque fois on entre en demi-finale ! Notre fonctionnement marche bien. Reste que c’est rageant de ne pouvoir disputer notre chance normalement. Il faudrait un règlement qui respecte davantage la hiérarchie sportive. Nous sommes 6ème et nous ne savons même pas si nous pourrons disputer une épreuve dans la seconde moitié du championnat ! »

Marc Bouet, entraîneur de l’équipe de France, décrit la finale et la petite finale et dresse le bilan de l’épreuve
« Sans doute un gros bug dans la nuit suédoise : au réveil ce matin, pluie, ciel gris et vent du sud.
Tout faux après une semaine météorologique parfaite ave ciel bleu, canicule suédoise (c’est-à-dire l’idéal autour de 25°) brise dans l’axe du fjord.
Faible brise du sud, en travers du fjord ce qui contraint le comité à faire des parcours très courts avec 3 tours dans un vent très instable en force et direction.

PETITE FINALE  COL-IEHL
Match 1  à l’avantage de Damien qui prend la droite au départ et maintiendra quelques mètres d’avance tout au long du match.
Match 2 : Col prend la droite mais touche la marque de départ : pénalité. Tout le match devant, Sébastien peut faire sa pénalité et gagner : 1-1.
Match 3 : Col prend la gauche et l’avantage pour remporter la 3ème place aux dépens de Damien Iehl 4ème.
FINALE  RICHARD-GILMOUR
Match 1 : Superbe départ des français qui prennent l’avantage. Gilmour reviendra au contact 2 fois par la gauche du plan d’eau. Au 2ème près, Mathieu arrive de la droite vire pour un « slam dunk » lent  un peu tardif. Gilmour a le temps de revirer pour imposer son tribord. Mathieu ne répond que mollement, pénalité et victoire de Gilmour. Encore une cartouche gaspillée…
Match 2 : la droite et l’avantage pour Gilmour. Les français au contact au 1er vent arrière grâce à une superbe manœuvre d’envoi de spi-empannage au vent, mais Peter les bloque dans le coin gauche du plan d’eau et garde le leadership à la marque sous le vent : 2-0
Match 3 : Les français prennent la droite plus vite. Ils poussent l’option à fond pour passer en tête au vent puis à la marque sous le vent. Au 2ème près, les français laissent trop d’espace à Gilmour sur la gauche. Il revient au contact. Phase d’arrêt : les 2 bateaux sont à égalité à la marque au vent. Gilmour parvient à repasser devant pour s’imposer 3-0.

Bilan rapide à chaud : Cette dernière journée n’est pas satisfaisante. Gilmour 6 – Français 0. Et ce alors que les français ont mené dans 4 matches.. On ne peut se faire passer ainsi à ce niveau et espérer gagner. Nous avons à mon avis plus perdu que Gilmour a gagné. Encore une fois une décision litigieuse des arbitres a pesé en faveur de Gilmour mais ce n’est pas une explication suffisante lors du 1er match de la finale.
On pourrait proposer : imposer l’âge de la retraite pour les skippers de match racing à 50 ans, c’est un métier très exigeant et cette demande doit pouvoir être justifiée. Cela aurait l’intérêt de nous débarrasser de Gilmour dès l’année prochaine…
En positif, Mathieu Richard reprend la tête du World Tour, ce qui est déjà bien."

Résultat Match Cup Sweden Hommes : 
1er – Peter Gilmour (Australie)
2ème – Mathieu Richard (Equipe de France – APCC Voile Sportive) avec Greg Evrard (APCC Voile Sportive), Jean-Marie Dauris (CV Arcachon), Olivier Herledant (APCC Voile Sportive), Devan Le Bihan (CN Lorient)
3ème – Sébastien Col (Equipe de France – YCPR) avec Gilles Favennec (SN St Quay Portrieux), Christophe André (YCPR), Erwan Israël (COYCH) et Christian Scherrer (YCPR).

Classement général – ISAF Match Racing World Championship
(Après 5 épreuves disputées sur 10) :

1. Mathieu RICHARD (FRA), French Match Racing Team/ French Team Spirit, 68 points
2. Adam MINOPRIO (NZL), Emirates Team New Zealand/Black Match Racing, 61 points
3. Peter GILMOUR (AUS), YANMAR Racing, 56 points
4. Torvar MIRSKY (AUS) Mirsky Racing Team, 54 points
5. Ian WILLIAMS (GBR), Bahrain Team Pindar, 49 points
6. Damien IEHL (FRA), French Match Racing Team, 44 points
7. Ben AINSLIE (GBR), Team Origin, 40 points
8. Sebastien Col French Team/K-Challenge France,33 points
9. Paolo CIAN (ITA), Team Shosholoza, 31 points
14 Philippe Presti French Team/French Spirit, France.

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Première journée des Espoirs à la Rochelle

Championnat de France espoirs glisse 2009
DR

Les spectateurs Rochelais ont pu assister aux duels de ces concurrents durant les courses de vitesse. Cette première épreuve était très stratégique et a permis aux différents bateaux et équipages de se jauger et d’évaluer leur niveau de performance. Belles trajectoires, glissades au niveau des bouées, à fond sur les lignes droites, les catamarans, les planches, les 29 er et les Open 5.70 ont vite pris leur marque. Une course toutefois assez physique pour les 29er et les catamarans.

La qualité du championnat s’annonce d’ores et déjà intéressante et l’édition 2009 devrait être d’un grand cru puisqu’on constate une nette progression des inscrits par rapport à 2008. Les BIC 293 séduisent de plus en plus : + 10 inscrits chez les garçons et + 11 chez les filles. Est-ce parce que cette série a été sélectionnée pour les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d’été qui se tiendront en 2010 à Singapour ?

A noter que 72 jeunes de la Ligue Poitou-Charentes de Voile (4 en 29er, 16 en Open 5.70, 22 en catamaran, 30 en windsurf) sont sélectionnés pour le Championnat de France de Voile « Espoirs Glisse » 2009. La Ligue Poitou-Charentes de Voile est la 2ème plus importante présente sur le Championnat après la Ligue de Bretagne (138 sélectionnés).

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Régate intense à Hyères

IShares Hyeres
DR

Avec

un vent variable en force, oscillant entre 5 et 10 nœuds, la partie ne

s’annonçait pas facile et comme le notait Franck Cammas en direct du

plan d’eau avant les courses de l’après-midi, "il va falloir être bons

dans les relances et fluides dans les manœuvres." Le flux s’est

cependant renforcé pour atteindre une dizaine de noeuds et devenir

raisonnablement régulier. Dès l’entrée en matière, Gitana Extreme –

Groupe LCF Rothschild menait les débats, ayant manifestement réglé le

bateau après avoir souffert hier d’un déficit de vitesse, s’attendant

comme la plupart des équipes à de la brise. La mauvaise nouvelle du

jour aura bien sûr été l’accrochage entre Renaissance et Ecover, ce

dernier refusant un tribord et percutant le safran bâbord du catamaran

de Peyron. Celui-ci parvenait néanmoins à terminer la première course

en seconde position, mais le verdict n’allait pas tarder à tomber : la

cassette de safran et la barre de liaison étaient trop endommagées pour

envisager de reprendre la course cet après-midi. Comme on l’a vu, cet

incident allait avoir des répercussions sur le classement général.

Entre

bons coups et passages à vide, Groupama a pu momentanémant remonter au

provisoire (second à l’issue de la première course) mais se retrouve ce

soir en 5ème position. La bagarre aura surtout été intense entre Gitana

Extreme – Groupe LCF Rothschild, BMW Oracle Racing et Masirah (Oman

Sail), tandis que l’équipage d’Holmatro montrait une meilleure forme

qu’hier. A la faveur d’un vent forcissant, atteignant près de 15

noeuds, Carolijn Brouwer et ses hommes semblaient plus à l’aise que

dans les petits airs et reviennent donc non loin de BT (7ème), en 8ème

position. Les débats restent difficiles à suivre pour Ecover, iShares

et Luna – Le Grenelle de la Mer, même si l’équipe française se sera

montrée inspirée sur certains départs.

Loïck Peyron explique…
"Techniquement,

l’affaire est un peu compliquée puisque la tête de safran et la barre

sont cassées. C’est pour ça que j’ai fini la manche en barrant debout à

l’arrière du flotteur, pour contrôler le safran bâbord avec un morceau

de barre entre mes jambes, tandis que je contrôlais le safran tribord

avec l’autre main et l’autre morceau de barre… puisqu’ils n’étaient

plus solidaires !"

L’arme secrète de BMW Oracle Racing?
Arthur

Baurre, 11 ans, second des championnats de France d’Optimist, était à

la barre de l’Extreme 40 BMW Oracle Racing hier lors du run chronométré

de la parade précédant les courses officielles. James Spithill, skipper

de l’équipe américaine, a déclaré : "Il a barré durant toute la parade.

Notre niveau de Français est très mauvais, il a compris le bateau bien

mieux qu’il ne nous a compris ! Il s’en est très bien sorti, et après

la journée que nous avons eue hier mon équipage se demande s’il n’est

pas meilleur que moi. Peut-être qu’il recevra un coup de fil et une

offre d’emploi, suivant la façon dont les choses se passeront pour nous

aujourd’hui ?"

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Départ aujourd’hui de la plus grande étape

Courrier Dunkerque - Daniel Souben
DR

Les 23 équipages du Tour de France à la Voile ont enfin trouvé des conditions idéales pour régater et pour assurer le spectacle !  Hier, le vent a en effet soufflé jusqu’à 15 nœuds à Saint-Quay et a permis au comité d’enchaîner trois manches. Le total de manches courues depuis le début de ce TFV est donc de 10 et les équipages ont pu hier soir, conformément aux instructions de course, enlever leurs deux plus mauvaises manches. Dans les conditions du jour, Courrier Dunkerque impose son expérience. L’équipage du Nord remporte une manche et termine 6ème et 2ème des deux autres. Il reprend hier soir la tête du classement général Honda et devance Nouvelle Calédonie de sept points. Notons aussi les victoires de Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo, qui reprend la tête du classement amateur Malongo et complète le podium du classement général. Manche – Basse Normandie remporte aussi une manche et est ce soir 9ème du général. Et c’est CSC – HEC – Ecole Navale qui, avec ses 11ème, 6ème et 10ème place, s’empare de la tête du classement étudiant CSC.
Aujourd’hui sera l’un des grands tournants de ce Tour de France à la Voile 2009 puisque les 23 Farr 30 s’attaqueront à leur « étape de montagne », le tour de Bretagne. 240 milles qu’ils devraient parcourir dans de belles conditions. Un vent d’Ouest Sud Ouest de force trois est annoncé. Cette manche de coefficient trois pourrait redistribuer les cartes si les outsiders, comme les équipages de Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo ou BRED, respectivement 3ème et 4ème du général provisoire viennent jouer les troubles fêtes. Ces derniers, menés par Eric Drouglazet, ont déjà fait parler la poudre lors du ralliement entre Dunkerque et Dieppe. A moins que la surprise ne vienne des plus jeunes…  Certains équipages étudiants ont aussi montré leur ardeur en venant perturber les « grosses écuries » comme CSC HEC Ecole Navale, on l’a dit ou Brest Grandes Ecoles qui s’est imposé entre Dieppe et Saint Cast… C’est à 10 heures demain que tous s’élanceront pour la Trinité sur Mer, port qui n’avait pas accueilli le TFV depuis 1983.  

Récit de la première manche du jour :
Une première course est lancée à 11 heures 15 dans six nœuds de vent de Sud Ouest. Faux départ : la flotte repart sous pavillon noir. Manche – Basse Normandie prend la tête dès le premier dog leg et creuse son avance jusqu’à la ligne d’arrivée. Après un premier bord de spi très serré, le parcours est modifié et la bouée au vent est mouillée au 200 au lieu du 140. Manche – Basse Normandie, mené par Nicolas Jossier, s’impose sur cette première manche. Il est suivi de BRED, deuxième, et de l’équipage local de Côtes d’Armor, troisième.
1 – Manche Basse Normandie ; 2 – BRED ; 3 – Côtes d’Armor ; 4 – Nouvelle Calédonie ; 5 – Val Thorens

Récit de la deuxième manche du jour :
La deuxième manche, une banane classique lancée dans un vent forcissant, est plusieurs fois retardée. La procédure est d’abord interrompue pour évacuer une équipière de Val Thorens. La jeune fille, victime d’un lumbago suite à une chute sur le bateau, est ramenée à terre par un zodiac des Affaires Maritimes. Lorsqu’à 13 heures 45, la compétition reprend, la flotte coupe la ligne trop tôt à deux reprises et le comité doit recommencer la procédure sous pavillon noir. Ville de Genève – Carrefour Prévention vole le départ et est disqualifié. Le vent, très variable, bascule lors du premier bord de spi. Les concurrents terminent le bord au près ! Le comité de course décide alors d’annuler la manche pour en relancer une peu après. On remarquera le spi déchiré de Val Thorens, qui a demandé à continuer la course malgré l’absence de son équipière.
La deuxième tentative sera la bonne. Le vent qui souffle désormais à 15 nœuds au Nord voit les favoris revenir au classement. Courrier Dunkerque claque la manche avec brio, Toulon Provence Méditerranée – COYCH est deuxième et Nouvelle Calédonie troisième. Elcimaï – Ville de Marseille, troisième à la première bouée au vent, termine 4e.
1 – Courrier Dunkerque ; 2 – TPM COYCH ; 3 – Nouvelle Calédonie ; 4 – Elcimaï Ville de Marseille ; 5 – Espoirs Ile de France

Récit de la troisième manche du jour :
Les conditions météorologiques étant décidemment favorables, une troisième manche est lancée. Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo prend rapidement la tête. Menés par François Lebourdais et Pierre Hingant, les Malouins remportent la manche devant Courrier Dunkerque et INSA – Sopra.
Puisqu’un total de dix manches a été couru, les deux plus mauvais résultats de chaque équipage sont désormais retirés. Cette règle modifie le classement général : le vainqueur 2008, Courrier Dunkerque, prend la tête. Nouvelle Calédonie, deuxième au général, devra donc remettre le spi rouge Honda du leader à l’équipage de Daniel Souben. 31 points derrière, Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo, troisième au général et premier au classement amateur Malongo. CSC – HEC – Ecole Navale (7e au général) mène le classement étudiant CSC.
1 – Purflo Les Thermes Marins Saint Malo ; 2 – Courrier Dunkerque ; 3 – INSA Sopra ; 4 – Elcimaï Ville de Marseille ; 5 – Val thorens

Interviews :
Pierre Hingant, skipper de Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo :
« Nos deux premières manches n’étaient pas terribles, mais nous avons fait une belle dernière manche et nous retrouvons le sourire en fin de journée. Nous avons fait un très mauvais départ, mais nous avons pris la droite du plan d’eau et ça a payé dès le premier bord où nous avions quasiment un dog leg d’avance sur Courrier Dunkerque.
Ce soir, bon petit repas et dodo très tôt pour être en forme demain. Rentrer dans les cinq sur le tour de Bretagne nous ferait bien plaisir !»

Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque :
« Les conditions de la manche deux et trois étaient plus régulières et les grosses écuries ont sorti leur jeu. Nous avons montré que nous sommes compétitifs dans ces conditions-là et sommes revenus sur Nouvelle Calédonie. Nous limitons la casse sur la première manche et faisons presque un sans-faute sur les deux dernières.
Avec les deux manches à supprimer, nous sommes en avance sur notre tableau de marche 2008, qui est plutôt une bonne référence !
Pour préparer la navigation de demain, notre navigateur s’est reposé aujourd’hui. Nous annoncerons demain un autre changement d’équipage ! »

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