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Ils vont décrocher la lune

Les Sables - Horta
DR

Pointés à 120 milles de l’arrivée avec près de cinquante milles d’avance sur CG mer, deuxième de la flotte, Giovanni Soldini et Karine Fauconnier peuvent voir venir. Il leur suffit juste maintenant de garder l’état de vigilance nécessaire quand la tension de la course commence à faire place à la satisfaction du travail accompli. Car, à l’aller comme au retour, Telecom Italia s’est révélé un cran au dessus de ses adversaires. Déjà vainqueur de la première étape, le plan Verdier continue de jouer les épouvantails au sein de la flotte des Class 40. On objectera qu’en vitesse pure, les différences ne sont pas si flagrantes : mais surtout Giovanni connaît son bateau sur le bout des doigts… Allié à sa longue expérience du large, l’Italien possède un outil qu’il maitrise à merveille. Ce n’est pas le tout de disposer d’un stradivarius, encore faut-il avoir le talent…

Une première journée décisive

Une grande part de cette deuxième étape s’est jouée dès les premières heures, après le départ d’Horta. D’emblée, ceux qui ont osé prendre le risque de monter plein nord, voire nord-ouest pour aller chercher le flux d’ouest qui circulait dans le nord des Açores ont accroché les premiers le train de vents puissants qui les ont accompagnés jusqu’à leur entrée dans le golfe de Gascogne. D’autres concurrents, plus timides dans leurs choix ou retardés par des pépins techniques n’ont jamais pu refaire, par la suite, leur retard. Ensuite, la course s’est jouée à coups de petits décalages, d’empannages au timing plus ou moins judicieux. A ce petit jeu, l’équipage de Telecom Italia, confiant dans sa vitesse, a excellé. Accepter de prendre un léger risque stratégique pour ensuite se recaler devant la flotte et la contrôler, demande un sang-froid certain et un véritable savoir-faire. A ce titre, l’expérience considérable des deux coéquipiers était un atout évident. Savoir que l’on peut faire une confiance totale à son partenaire aide aussi à garder une certaine forme de lucidité.

Giovanni et Karine devraient donc accoster à Port Olona dans la soirée. Ils nous raconteront que tout s’est bien passé, que cette course était un vrai plaisir, auront peut-être quelques anecdotes de la vie quotidienne à lâcher pour pimenter leur traversée. Quand le travail disparaît sous l’impression de facilité, c’est que le talent est profond.

Ils ont dit…

Karine Fauconnier (Telecom Italia), 1er :
« Eta d’arrivée sur Nouch Sud a 19h TU. Navire à très grande vitesse traversant le golfe de Gascogne à la vitesse de l’éclair. Même les cargos ont à peine eu le temps de nous voir passer… Les cargos… ça faisait longtemps… retour à la civilisation. En tous les cas, on ne vous apporte pas le beau temps, on traine derrière nous une petite dépression secondaire… Vingt-cinq nœuds de sud-ouest nuageux nous propulsent vers la ligne d’arrivée. La mer n’est pas encore formée, idéal pour aller vite. Parfois, on a l’impression que le bateau s’envole. Quelques excès de vitesse aux alentours de 18-20 nœuds, on en profite, ici il n’y a pas de radars ! Mais bientôt, ce fameux retour a la civilisation… D’ici là, bonne nuit ! »

Wilfrid Clerton (CG Mer), 2ème :
« Bonjour, tout va bien à bord de CGMer. Nous faisons des records de vitesse impressionnant : 21.10noeuds avec spi moyen et un ris dans la grand voile. Le bateau glisse et vole sur l’eau. Ca cogne et rebondit en permanence à l’intérieur. Le bateau passe sous les vagues sans pour autant qu’il s’arrête. Marc Lombard a vraiment fait un très bon bateau. Sinon l’arrivée de CGMer devrait se faire en début ou milieu de nuit prochaine aux Sables d’Olonne. La fatigue commence vraiment à se faire ressentir car nous avions décidé de barrer le bateau afin de ne pas faire de pilote automatique. On est plus performant à la barre ! Enfin voila les news de la nuit qui fut très humide ! »

Classement au 21 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 121 milles de l’arrivée
2 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 39 milles
3 – GER 53 Tzu-Hang (Axel Strauss – Juerg Burger) à 47 milles

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Victoire marseillaise à La Seyne

TFV09 - Marseille/La Seyne
DR

La flotte du Tour de France à la Voile vient de boucler son 9e et dernier ralliement, et c’est Elcimaï – Ville de Marseille qui l’emporte dans le Var ! L’équipage marseillais se rêvait triomphant dans ses eaux et le voilà accrochant sa première victoire en Méditerranée chez son voisin TPM COYCH. A croire que ces deux là aiment les galéjades puisque les varois avaient fait pareille politesse aux Phocéens à l’arrivée de l’étape Port Barcarès – Marseille. Un partout, balle au centre, dans le derby Marseille – Toulon.

Ce « match » là, de la cité phocéenne à la Seyne sur Mer, soit 30,25 milles, a été couru face au vent et sous un grand soleil. Un fatiguant mais réjouissant louvoyage le long de ces côtes méditerranéennes.

Un dernier ralliement

Partis de Marseille à 10 heures 05 dans douze nœuds de vent d’Est Sud Est, les Farr 30 ont contourné l’ile de Maïre pour sortir de la rade. Panorama superbe et rase-cailloux : ça démarre fort ! Courrier Dunkerque pointe alors en tête, talonné par Elcimaï – Ville de Marseille. Mais dès l’ile Jaïre, l’équipage de Dimitri Deruelle, barré par Damien Iehl, passe les hommes de Daniel Souben. Puis ce sont les calanques et les roches crème et ocre, dont les concurrents se rapprochent pour s’abriter du courant. Certains optent à l’inverse pour le large où ils espèrent un souffle plus soutenu. C’est à la faveur de ce vent du large que Val Thorens et TPM – COYCH reviennent dans la tête de flotte.

Peu après midi, les roches de La Ciotat se dessinent alors que les voiliers progressent bien dans une mer peu agitée. 13 heures, et l’on devine déjà le cap Sicié, derrière lequel la ligne d’arrivée est mouillée. La flotte vire vers la côte et flirte avec les rochers. Elcimaï – Ville de Marseille bataille un peu avec Courrier Dunkerque, pour le distancer après le cap. Tous envoient le spi de tête pour descendre jusqu’à la ligne, en face de la plage des Sablettes. A 16 heures 02, les Marseillais gagnent l’étape, applaudis par les embarcations qui les entourent : c’est leur première victoire de ralliement en 2009 ! Plus de cent mètres plus loin, Courrier Dunkerque prend la deuxième place, et TPM – COYCH la troisième. Val Thorens termine 4e. Et les étudiants de briller avec une 7e place pour Défi SEP – Arts et Métiers, et une 8e place pour Normale Sup – Lagardère.
Voilà donc pour la dernière navigation hauturière de ce 32e TFV, notée d’un coefficient un.

Perspectives du classement

Demain les dernière régates (jusqu’à trois parcours olympiques peuvent être lancées) devraient vraisemblablement consacrer pour la deuxième fois de suite Courrier Dunkerque barré par Daniel Souben. TPM COYCH parait également bien parti pour être son dauphin même si mathématiquement rien n’est certain. Les enjeux restent importants pour les places suivantes : la 3ème du podium notamment entre Nouvelle Calédonie et Elcimai Marseille. Derrière, Val Thorens, Manche – Basse Normandie, Purflo – Les Thermes – St Malo et Espoirs Ile de France peuvent espérer gagner ou perdre une place. Entre ces deux derniers c’est également la place du vainqueur du classement amateur qui se jouera. Enfin, Normale Sup Lagardère, une nouvelle fois auteur d’une belle performance, peut espérer la 2ème place du classement étudiant détenue pour le moment par les hollandais de TU Delft. Par contre CSC – HEC – Ecole Navale parait assurer lui aussi de s’offrir un doublé dans cette catégorie après sa victoire en 2008.

Interview de Damien Iehl, barreur d’Elcimaï – Ville de Marseille :

Vous êtes le deuxième équipage sudiste à battre Courrier Dunkerque en Méditerranée. Qu’est-ce que ça représente ?
« C’est un bateau marseillais, et nous sommes partis de Marseille où nous n’avons pas fait une super journée. Nous voulions quand même nous racheter. Nous avons fait ça bien, et gagner ici était vraiment génial ! Dimitri (Deruelle, skipper, NDLR) connaît très, très bien le départ de Marseille, les iles et les pointes. Je pense que ça a été un gros atout. Derrière, il y a une très bonne équipe – que ce soit à l’assistance ou sur l’eau –, le bateau allait vite, nous étions bien réglés. Nous avons fait et le bon endroit, et la rapidité ; et ça a ajouté un grand plaisir à cette victoire. »

Après cette victoire, comment abordez-vous la journée de régate demain ?
« Nous remontons au classement, mais nous avons encore pas mal de retard sur le troisième. Nous allons essayer de bien naviguer, comme aujourd’hui, et nous verrons comment ça se passe avec Nouvelle Calédonie. Ce sera la surprise ! »

Interview de Yoann Richomme, régleur de spi de Val Thorens :

Vous terminez 4e aujourd’hui. Une bonne journée ?
« Oui, c’est pas trop mal ! Nous avons pris un bon départ, nous avons vraiment réussi à tirer des bons bords entre les iles. Nous étions dans le groupe de tête, avec Dunkerque et Marseille, et nous avons été rejoints par TPM. Nous avons plutôt bien « tactiqué » même si c’était plus difficile en vitesse. 4e, nous sommes plutôt contents ! C’est une manche bien méritée après tant d’effort. »

Comment abordez-vous la dernière journée de régate comptabilisée au classement, demain ?
« On va tout donner ! Je ne sais pas ce que ça donne en points mais ça peut toujours évoluer légèrement. A fond, comme d’habitude ; on ne va rien lâcher et on comptera les points à la fin ! »

Interview d’Antoine Léonan, numéro un de Défi SEP – Arts et Métiers :

7e et premier étudiant : une bonne journée pour Défi SEP – Arts et Métiers ?
« C’est une des meilleurs journées ! Nous sommes très contents, nous avons fait un très bon résultat, bien au dessus de ce que nous espérions. Nous avons conforté notre positionnement au classement étudiant et c’est ce qui nous satisfait pleinement. »

Comment avez-vous négocié cette étape, depuis Marseille ce matin à la Seyne sur Mer ?
« Nous avons eu quelques difficultés au début, et ça s’est finalement joué sur un bord où toute la flotte est retombée près de nous. Nous avons réussi à revenir dans les dix. On a aussi eu une belle bataille de virement le long de la côte. C’était finalement sur la fin que nous avons réussi à maintenir notre place en prenant une petite option au large, très courte, mais qui nous a permis de finir 7e. »

Classement général provisoire avant jury à l’issue de l’étape Marseille – La Seyne sur Mer :

1 Courrier Dunkerque Daniel SOUBEN 84
2 Toulon Provence Méditerranée – COYCH Fabien HENRY 151
3 Nouvelle Calédonie Ronan DREANO / Vincent Portugal 192

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Un nouveau site pour Nicolas Troussel et le CMB.

Site CMB-Troussel
Site CMB-Troussel

A l’occasion de la Solitaire du Figaro 2009, qui partira de Lorient le 30 juillet, le Crédit Mutuel de Bretagne lance un site Internet dédié à Nicolas Troussel, double vainqueur de la course, et qui arborera cet été les couleurs de la banque bretonne : www.cmb-troussel.fr

Entre Nicolas Troussel et le Crédit Mutuel de Bretagne, c’est avant tout une histoire de rencontre. Tout commence en 2006 lorsque Jean-Pierre Le Tennier, alors Directeur Général de Financo – la filiale crédits consommation du Crédit Mutuel Arkéa – entend parler d’un certain équipier très prometteur. « A cette époque, nous cherchions justement à associer notre entreprise à un sport fédérateur », commente-t-il. « La voile nous semblait répondre parfaitement à cet objectif et nous avons immédiatement été séduits par la personnalité de Nicolas ». Disponible, sincère, indépendant dans ses choix, tels sont les adjectifs utilisés pour le qualifier. Un partenariat sur trois ans est alors signé avec Financo, pour un résultat exceptionnel : une double victoire sur la Solitaire du Figaro en 2006 et 2008, une première place du Trophée BPE en 2007 et un titre de Champion de France de course au large la même année, suffisent à démontrer le talent alors indéniable de Nicolas.

Au terme de ces trois années fructueuses, il est décidé, à l’occasion de la Solitaire du Figaro 2009, de passer les voiles sous couleur Crédit Mutuel de Bretagne. Un changement de bannière qui correspond à une volonté du Groupe de mettre en avant sa Fédération bretonne : « le départ de la course ayant lieu à Lorient, il nous semblait naturel d’y associer le Crédit Mutuel de Bretagne », commente Philippe Morel, Directeur Général du CMB. Quant à la décision d’accompagner Nicolas sur cette édition, elle s’est imposée au Groupe : « non seulement les valeurs de la voile sont très proches de celles du mutualisme et de la coopération », indique Jean-Pierre Denis, le Président du Crédit Mutuel de Bretagne, « mais Nicolas est en plus un skipper exceptionnel, extrêmement attachant, qui n’hésite pas à prendre des options très audacieuses pour atteindre ses objectifs. Pour toutes ces raisons, nous sommes particulièrement fiers de pouvoir l’accompagner lors de cette compétition ».

Source : CMB

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Maintien du rythme en direction des Sables

Horta - Les Sables
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Journée pour hommes forts… Quand le vent monte, il faut savoir tenir alors que le bateau s’emballe, que la moindre faute de barre peut entrainer le bateau dans un départ au lof qui se solde au mieux par un arrêt complet, au pire par une avarie (spi déchiré, tangon malmené). On est bien tenté de lever le pied, mais la surenchère de la concurrence l’empêche et la griserie d’une conduite sur le fil ôte toute velléité de devenir un peu plus raisonnable. A ce petit jeu, les meilleurs équipages sont ceux qui conservent la lucidité suffisante pour continuer de s’alimenter correctement, pour trouver des temps de repos et passer le temps minimum nécessaire sur la table à cartes. Quelques équipages ont d’ores et déjà signalé quelques petits soucis techniques comme « EDF énergies nouvelles Vestas » ou bien encore « PLAN, les enfants changeront le monde » : déchirure dans le spi pour l’un, rupture de la sangle de point d’amure pour l’autre, rien de dramatique mais l’obligation de transformer une part du plancher du bateau en atelier couture.

Des milles qui vaudront cher

Tenir le rythme est d’autant plus nécessaire que les prévisions météorologiques annoncent un nouvel affaiblissement à venir du vent sur zone. Dans ce cas, les milles gagnés ou perdus prendront d’autant plus de valeur que, convertis en temps, ils contribuent largement au gonflement ou la perte du capital des uns et des autres. Rester le plus longtemps possible à l’avant du petit front qui affecte la zone permettra aussi de garder des moyennes élevées plus longtemps. Ce n’est peut-être pas un hasard si l’on voit certains équipages à la couenne endurcie par le nombre de milles parcourus en course réaliser quelques unes des meilleures moyennes, à l’instar de Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Halvard Mabire) qui se maintient en huitième position tout en comblant son déficit en latitude. Pendant ce temps, Telecom Italia poursuit son travail de sape…

Ils ont dit…

Christian Chardonnal (Neurodon)
« On marche à 12-13 nœuds en permanence. On a de la brume et du crachin, ce n’est pas très drôle. On essaye de rattraper notre retard, mais je ne vois pas beaucoup d’options possibles. Pour l’instant on essaye surtout de faire de la vitesse. Cette nuit, on a bien bossé sur le pont, donc on était un peu fatigué.»

Karine Fauconnier (Telecom Italia)
« On essaye de se faufiler entre la dorsale au sud et le vent fort au nord. Pour l’instant, ça marche bien, on a 16-17 noeuds. Pour les gars qui sont au nord, on va les laisser attaquer par ce côté là, mais nous on n’a pas envie d’y aller. Ça risque de revenir un peu par derrière avec la prochaine petite dépression qui est entrain de se former, mais bon, c’est l’effet accordéon.»

Classement au 18 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 657 milles de l’arrivée
2 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 16 milles
3 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan – Alex Alley) à 25 milles

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Le “Chacal” de retour aux affaires

Armel le Cléac h- BRIT AIR
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Parmi les favoris

A 32 ans, Armel Le Cléac’h participera à sa 8ème Solitaire du Figaro. Le skipper, que la compagnie aérienne basée à Morlaix a choisi pour porter ses couleurs en Figaro il y a trois ans, est l’illustration parfaite de ce circuit qui, par son exigence, demeure la meilleure école de la course au large.

Pour la 40ème édition de la course, six anciens vainqueurs s’aligneront au départ. Outre Armel, il y aura Nicolas Troussel, son complice de toujours, Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou, Charles Caudrelier et Eric Drouglazet. La concurrence s’annonce donc exceptionnelle, d’autant plus qu’à ces vainqueurs motivés, il faut ajouter une poignée de ténors du circuit, passés maîtres de la discipline. Avec un palmarès comme le sien, Armel Le Cléac’h figure parmi les grands favoris, tout comme au moins 10 autres skippers…

«Une course à part»

C’est en décembre 2008 à bord du 60 pieds Open BRIT AIR, depuis les mers du sud et au beau milieu du Vendée Globe, qu’Armel Le Cléac’h s’est inscrit sur la Solitaire :

«C’est sur ce circuit que j’ai fait mes premières armes au large et en solitaire. J’avais envie de revenir sur cette course qui n’est pas comparable à un Vendée Globe ou même à une transat. On régate au contact, c’est une bagarre intense pour gagner mètre après mètre, il y a des cailloux, des courants… J’adore ça ! Un tour du monde, c’est un marathon, une transat du demi-fond et la Figaro, un sprint. C’est intéressant, il y aura un superbe plateau cette année, une sacrée concurrence, ce sera difficile, mais c’est tant mieux, parce que c’est ce que nous aimons dans notre sport. Il n’y a pas de secret sur cette course, il faut se faire mal».

La poursuite d’un projet d’entreprise

«C’est avec la Solitaire du Figaro, en 2006, que BRIT AIR s’est engagé dans le sponsoring voile. Ce projet d’entreprise a été mené à bien depuis lors, notre objectif principal étant le Vendée Globe » explique Anne Le Bour, la responsable de la communication de BRIT AIR. «La progression a été constante depuis l’initiation de ce projet, avec, en particulier la magnifique performance d’Armel sur le Vendée Globe. Cependant, notre attachement à la Solitaire du Figaro, sur laquelle nous avons fait nos premiers pas en tant que sponsor, est intacte et c’est pourquoi il nous semblait légitime que BRIT AIR et Armel soient présents sur cette 40ème édition qui s’annonce exceptionnelle. C’est une course à dimension européenne, tout comme notre compagnie qui relie plus de 45 villes en France et en Europe. Les 1400 salariés de BRIT AIR vont suivre leur bateau tout au long de l’épreuve, comme ils l’ont fait sur le dernier Vendée Globe et, afin que la fête soit complète, le 60 pieds Imoca sera présent à Lorient pour le prologue et le départ avec un équipage composé de salariés de la compagnie ».

Palmarès Solitaire du Figaro

4ème en 2006 (Brit Air)
20ème en 2005
4ème en 2004
1er en 2003
17ème en 2002
15ème en 2001
2ème en 2000

Palmarès

Champion du monde IMOCA 2008 (Brit Air)
2ème Vendée Globe 2008 – 2009 (Brit Air)
2ème The Artemis Transat 2008 (Brit Air)
7ème Transat Jacques Vabre 2007 avec Nicolas Troussel (Brit Air)
4ème Route du Rhum 2006 (Brit Air)
5ème Transat AG2R 2006 avec Nicolas Troussel (Brit Air)
2ème Giraglia Rolex Cup 2005
2ème Grand Prix de Fécamp 2005
1er Transat AG2R 2004 avec Nicolas Troussel
Champion de France Solitaire de Course au Large 2003
3ème La Route du Ponant 2003
4ème Generali Méditerranée 2003
3ème Championnat ORMA des multicoques 2002

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Un golfe, pas si clair

Horta - Les Sables 09
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250 milles séparent maintenant les derniers concurrents de Horta – Les Sables de la tête de flotte, soit une très grosse journée de navigation, à plus de dix nœuds de moyenne. Dans le régime perturbé qui affecte le proche Atlantique, les fronts arrivant de l’ouest, touchent en premier les attardés avant de balayer toute la flotte. D’où un effet d’accordéon classique : des écarts qui se resserrent, des interrogations sur les vitesses comparées des leaders et de leurs poursuivants, jusqu’à ce que l’effet s’inverse. Et que la hiérarchie, un instant vacillante, se confirme.

Les vertus de l’expérience

Au fil des milles, on retrouve sans surprise tous les cadors de la Class 40 pointant aux avant-postes. On ne parle pas des extra-terrestres de Telecom Italia dont chacun se demande comment les faire descendre de leur nuage. Mais derrière, on voit poindre le bout de l’étrave des hommes d’expérience qui, non contents de savoir faire marcher un bateau, ont l’habitude de décoder les informations météorologiques, de les retraduire en terme de placement sur l’eau, de gestion de la machine comme de l’équipage. Ainsi Halvard Mabire et Christophe Coatnoan (Groupe Partouche), handicapés au départ par le bris de leur drisse de grand-voile, démontrent-ils qu’ils tirent le meilleur parti de leur JPK 40. Dans leur sillage, on retrouve Yvan Noblet et Damien Guillou (Appart City), tout aussi incisifs. De même Wilfrid Clerton et Loïc Lehelley, (CG Mer) à force de navigation rigoureuse, ont-ils pu creuser un écart d’une dizaine de milles sur le troisième. Sans garantir quoi que ce soit en terme de résultat, compte tenu de la distance restant à parcourir, la progression régulière des deux hommes est pour eux un joli motif de satisfaction et un aiguillon supplémentaire pour continuer de grappiller quelques milles sur la route.

A rebours, en queue de flotte, plusieurs navigateurs conviennent que, de petites erreurs stratégiques en choix de navigation hésitants, ils ont fini par concéder du terrain. Comme toujours en course au large, c’est au bout du compte, celui qui a fait le moins d’erreurs qui finit par l’emporter. Et dans ce domaine, l’accumulation de situations vécues, la capacité de faire la part des choses entre modèle théorique et réalité du terrain ne s’improvise ni ne s’apprend dans les livres… La traversée du golfe de Gascogne risque de le démontrer à nouveau : derrière le bref coup de vent qui devrait cueillir la flotte ce soir, les modèles montrent des régimes de vents faibles et instables. Là encore, il va falloir être malin comme un Italien.

Ils ont dit…

Philippe Vallée (Groupe Sefico), 21ème :
« Alors qu’hier nous chevauchions à « donf » les vagues dans l’espoir de recoller un peu aux bateaux qui nous précèdent, en fin de journée le vent a molli. Nous nous sommes alors posé la question de savoir si nous avions raison de continuer si sud et avons pris la décision d’empanner pour nous recentrer vers le nord là ou se trouvait la flotte. Au bout de trois heures le vent mollissait de plus en plus. Nous avons alors repris un fichier météo actualisé, celui-ci nous indiquait 20 noeuds dans le sud. Ni une, ni deux, toujours prêts pour attaquer nous avons alors empanné. Au bout du compte qu’avons nous trouvé ? De la pétole! Elle nous a retenus huit heures avant de pouvoir redémarrer dans la nuit. Après débriefing nous retiendrons la phrase d’Eric: "il faut arrêter de chercher à comprendre la météo avec les fichiers reçu qui ne sont en ce moment pas fiables, et naviguer en marin à la voile avec les observations locales" Là-dessus un verre de lait, un disque de Sheila et au lit…..»

Paul Worswick (Keysource), 3ème :
« Journée tonique hier à bord. Surfs rapides et bonne navigation en règle générale. Notre route un peu plus sud dans le couloir de vent plus soutenu semble bénéfique : nous verrons si c’est d’un rapport à court ou à long terme. Pendant que nous étions au surf, hier, entre douze et quinze nœuds, nous avons aperçu deux baleines en guise de poisson pilote à 25 mètres dans l’étrave. Elles ont ensuite décidé de nager le long du bateau pendant quelques minutes : un moment légèrement tendu pour le moins. J’ai l’impression qu’elles sont juste venues jeter un coup d’œil et qu’au final elles étaient satisfaites… »

Classement au 20 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 425 milles de l’arrivée
2 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 49 milles
3 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Ian Bartlett) à 62 milles

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Duels au soleil en rade de Marseille

Tour de France à la voile marseille
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Les deux manches courues dans huit à dix nœuds de vent de Sud Ouest ont révélé d’autres surprises. Nouvelle Calédonie, ralenti depuis Saint-Cyprien par un problème de mât, revient dans la course avec une 3e et une 4e place. Manche – Basse Normandie, 2e et 5e, signe aussi une belle journée. Normale Sup – Lagardère, 8e et 3e ; Espoirs Ile de France, 9e et 2e, Ville du Port – Région Réunion 6e : amateurs et étudiants sont également en forme.

Avec un total de 31 manches courues depuis Dunkerque, chacun se voit supprimer sa 5e plus mauvaise course. Au classement général Honda, ce dernier joker ne modifie pas le podium, toujours emmené par Courrier Dunkerque, suivi par TPM – COYCH et Nouvelle Calédonie. A la faveur de son excellente journée, Manche – Basse Normandie double Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo et prend la 6e place du général. Les Malouins conservent la tête du classement amateur Malongo, 16 points devant Espoirs Ile de France, 8ème au général. CSC – HEC – Ecole Navale reste le premier équipage étudiant au classement CSC.  
Entre la domination des favoris et les jolies surprises des « outsiders », cette journée de régate a régalé les spectateurs. De la pointe Rouge aux îles Frioul, le décor était d’ocre et la mer belle. La cité phocéenne a le charme des villes maritimes : sur l’eau comme à terre, le public est venu nombreux pour applaudir les marins et le Tour de France à la Voile qui rappelle ainsi que son credo est de rendre la voile populaire.
Demain à 10 heures, départ de la dernière course de ralliement vers la Seyne sur Mer. 30 milles qui devraient être disputés dans un vent d’Est force deux à trois, pour une arrivée en milieu d’après-midi.

Classement général provisoire avant jury à l’issue des manches du 20 juillet à Marseille :

1    .    Courrier Dunkerque     Daniel SOUBEN     82
2    .    Toulon Provence Méditerranée – COYCH     Fabien HENRY    148
3    .    Nouvelle Calédonie    Ronan DREANO / Vincent Portugal    181
4    .    Elcimaï – Ville de Marseille     Dimitri DERUELLE    217
5    .    Val Thorens     Alexis LITTOZ BARITEL    231
6    .    Manche – Basse Normandie     Benoît CHARON    242
7    .    Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo     Pierre HINGANT / François LEBOURDAIS / Quentin GRUAU    251
8    .    Espoirs Ile de France     Vincent AILLAND / Jimmy PAHUN    267
9    .    CSC – HEC – Ecole Navale     Hervé GAUTIER    299
10    .    Ville de Genève – Carrefour Prévention     Jérôme CLERC    312
11    .    Côtes d’Armor     Stéphane LETERTRE    313
12    .    TU Delft     Bert SCHANDEVYL    331
13    .    Normale Sup – Lagardère     Eric BREZELLEC    349
14    .    Ville du Port – Région Réunion     Gabriel JEAN ALBERT / Mayeul DALLEAU    367
15    .    Bred     Marc BOUET    391
16    .    Brest Grandes Ecoles     Loïc LE GARREC    403
17    .    Bienne Voile     Lorenz MULLER    492
18    .    Défi SEP – Arts et Métiers     Stéphane VENEL    497
19    .    INSA  Sopra    Nicolas ANDRIEU    508
20    .    Nantes St Nazaire – Centrale Nantes     Florian QUENOT / Ronan GUERIN    509
21    .    T. Brussels – Région de Bruxelles Capitale / Brussels Hoofdstedelijk Gewest     Cyril MICHEL    548
22    .    Centrale Paris – Mécénat Chirurgie Cardiaque     LAURENT BREL    633

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Mastervolt : stabiliser les tensions à bord.

Mastervolt - DC Master
Mastervolt - DC Master

Mastervolt présente son tout nouveau DC Master, une nouvelle génération de convertisseurs CC-CC peu onéreux, permettant d’obtenir des tensions de sortie fiables et constantes, quelles que soient les tensions d’entrées et les conditions de charge.
 
Il s’agit de la plus petite et plus efficace des gammes de convertisseurs CC-CC sur le marché, avec 11 modèles permettant d’obtenir des tensions très fiables à bord, surtout pour alimenter des équipements de communication et de navigation sensibles.  
Le DC Master permet d’alimenter des équipements en 12V à partir du 24 ou 48V du bateau, et protège l’électronique d’éventuels pics de tension. Ceci est particulièrement utile pour les applications hybrides, lorsqu’un contrôle moteur 12V tire sur le parc batteries moteur 48V.
 
Leur conception unique signifie que les convertisseurs n’utilisent pratiquement pas de puissance (moins de 10 mA) lorsque l’appareil qu’ils alimentent est éteint.  
En aluminium anodisé, ils sont compacts, silencieux pendant le fonctionnement et très faciles à installer. Chaque appareil est fourni avec un support de montage, vis et connexions faston et un manuel d’utilisation. Afin de réduire les coûts au maximum, ils ont été fabriqués avec uniquement les fonctions de base dont tout  le monde a besoin.  
 
"Le DC Master remplit un trou dans notre gamme de produits," explique John de Rijk, Directeur technique de Mastervolt. "Il s’ajoute à nos gammes de produits meilleur rapport qualité/prix, qui comprennent déjà l’AC Master et le ChargeMaster."
 
Le DC Master est disponible en six modèles non isolés, et cinq modèles isolés, de 3A à 12A avec une large plage de tension d’entrée.  
De très petites dimensions, par exemple pour le modèle DC Master 24/12-3A elles sont de 67mm x 87mm x 50mm, ils sont faciles à installer et à cacher.  
 
Ils sont garantis deux ans, et peuvent également faire partie d’un système de garantie 5 ans.
 
 
Source : Mastervolt France   
www.mastervolt.fr
 
 

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A grande vitesse vers la pointe de l’Espagne

Telecom Italia Class 40 Soldini
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Journée pour hommes forts… Quand le vent monte, il faut savoir tenir alors que le bateau s’emballe, que la moindre faute de barre peut entrainer le bateau dans un départ au lof qui se solde au mieux par un arrêt complet, au pire par une avarie (spi déchiré, tangon malmené). On est bien tenté de lever le pied, mais la surenchère de la concurrence l’empêche et la griserie d’une conduite sur le fil ôte toute velléité de devenir un peu plus raisonnable. A ce petit jeu, les meilleurs équipages sont ceux qui conservent la lucidité suffisante pour continuer de s’alimenter correctement, pour trouver des temps de repos et passer le temps minimum nécessaire sur la table à cartes. Quelques équipages ont d’ores et déjà signalé quelques petits soucis techniques comme « EDF énergies nouvelles Vestas » ou bien encore « PLAN, les enfants changeront le monde » : déchirure dans le spi pour l’un, rupture de la sangle de point d’amure pour l’autre, rien de dramatique mais l’obligation de transformer une part du plancher du bateau en atelier couture.
 
Des milles qui vaudront cher
Tenir le rythme est d’autant plus nécessaire que les prévisions météorologiques annoncent un nouvel affaiblissement à venir du vent sur zone. Dans ce cas, les milles gagnés ou perdus prendront d’autant plus de valeur que, convertis en temps, ils contribuent largement au gonflement ou la perte du capital des uns et des autres. Rester le plus longtemps possible à l’avant du petit front qui affecte la zone permettra aussi de garder des moyennes élevées plus longtemps. Ce n’est peut-être pas un hasard si l’on voit certains équipages à la couenne endurcie par le nombre de milles parcourus en course réaliser quelques unes des meilleures moyennes, à l’instar de Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Halvard Mabire) qui se maintient en huitième position tout en comblant son déficit en latitude. Pendant ce temps, Telecom Italia poursuit son travail de sape…
 
Ils ont dit
Christian Chardonnal  (Neurodon)
« On marche à 12-13 nœuds en permanence. On a de la brume et du crachin, ce n’est pas très drôle. On essaye de rattraper notre retard, mais je ne vois pas beaucoup d’options possibles. Pour l’instant on essaye surtout de faire de la vitesse. Cette nuit, on a bien bossé sur le pont, donc on était un peu fatigué.»
 
Karine Fauconnier (Telecom Italia)
« On essaye de se faufiler entre la dorsale au sud et le vent fort au nord. Pour l’instant, ça marche bien, on a 16-17 noeuds.  Pour les gars qui sont au nord, on va les laisser attaquer par ce côté là, mais nous on n’a pas envie d’y aller. Ça risque de revenir un peu par derrière avec la prochaine petite dépression qui est entrain de se former, mais bon, c’est l’effet accordéon.»
 
Classement au 18 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 657 milles de l’arrivée
2 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 16 milles
3 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan – Alex Alley) à 25 milles
4 – GER 53 Tzu-Hang (Axel Strauss – Juerg Burger) à 30 milles
5 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Ian Bartlett) à 31 milles
6  – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 37 milles
7 – FRA 50 Techneau (Gilles Dutoît  – Benoît Daval) à 53 milles
8 – FRA 60 Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Halvard Mabire) à 65 milles
9 – FRA 25 Appart City (Yvan Noblet – Damien Guillou) à 76 milles
10- FRA 71 Rev’ 86 Fantasy Forest (Pierre-Marie Bazin – Jean-Christophe Caso) à 79 milles

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L´étape la plus rapide de cette édition 2009

TFV 09 - St Cyprien
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Partis du port roussillonnais avant le lever du soleil, les Farr 30 ont coupé la ligne de départ à 6 heures 35. Et le duel entre TPM – COYCH et Courrier Dunkerque de démarrer dès la bouée de dégagement, puisqu’ils la passent respectivement en première et troisième position. Dans 20 nœuds de Tramontane, les spis sont hissés et la flotte fonce entre 10 et 12 nœuds en direction du premier point de passage obligatoire. De nouveau, c’est TPM – COYCH, barré par Sébastien Col, qui enroule en tête cette marque située à mi-parcours. Il est suivi de Courrier Dunkerque et de Ville de Genève – Carrefour Prévention. L’équipage de Daniel Souben, magistral depuis le début de la compétition, semble avoir trouvé un adversaire à sa mesure.
Dans l’après-midi, le vent tourne au Sud Ouest et monte à 25 nœuds. Les concurrents accélèrent encore, fonçant à 15 nœuds dans une mer verte, surfant sur des creux de 1,5 mètres. Des conditions idéales dans lesquelles les Hyérois de Fabien Henry creusent leur avance. A 16 heures, ils coupent la ligne d’arrivée sept minutes devant Courrier Dunkerque, deuxième. Barrés par Pierre-Loïc Berthet, les Nordistes distancent eux-mêmes de trois courtes minutes les Suisses de Ville de Genève – Carrefour Prévention. L’équipage local d’Elcimaï – Ville de Marseille est 4e. Belle performance également de Normale Sup – Lagardère, 5ème de l’étape et premier bateau étudiant. Un groupe qui correspond à ceux qui ont pris le large dès le départ, profitant de la bascule de vent.
Cette étape aura offert aux concurrents l’une des navigations les plus rapides et esthétiques de ce 32e TFV. Elle confirme également la première place de Courrier Dunkerque au classement général Honda, suivi par son rival TPM – COYCH qui conforte sa deuxième place. La course au podium repart pour Elcimaï – Ville de Marseille, qui double Val Thorens et prend la 4e place du général. Bonne journée également pour Ville du Port – Région Réunion, 8e sur cette étape, qui prend la troisième place du classement amateur Malongo.
Amarrée dans le Vieux Port de Marseille, la flotte se prépare désormais pour une journée de régate demain.

Interview de Fabien Henry, skipper de TPM – COYCH :
« Nous avions la niaque quand nous sommes partis sur l’eau, nous voulions absolument faire un bon résultat. Nous aimons bien ces étapes de brise, parce que ce sont des étapes où nous nous faisons vraiment plaisir. Il y a de bons surfs, et ça n’était ni trop ni trop peu. Ce sont des étapes qui vont vite sans faire mal au matériel.
Nous passons bien la bouée de dégagement, la stratégie mise en place par Erwan Israël, notre navigateur, a été très payante. Nous allions assez vite. Nous n’avons pas arrêté de creuser ! C’est cool de gagner avec l’avance comme ça, et d’être serein sur une arrivée à Marseille qui peut être une « mistoufe » ! L’équipe a bien bossé, et bosse bien depuis la Trinité. C’est dommage que nous ayons raté le début de la course. Il suffit de pas grand chose – un peu plus de réussite – pour que ça fonctionne mieux. Là, ça fonctionne très bien. »

Interview de Pierre-Loïc Berthet, barreur de Courrier Dunkerque :
Comment décrire cette étape ?
« C’était une super manche ! Clapot sous spi, c’est assez magique de pouvoir faire des manches comme ça. Nous avons dépoté à 15-16 nœuds pendant plusieurs heures. Ce sont de super conditions pour le bateau, pour l’équipage. Prendre du plaisir en naviguant devant avec de bonnes conditions : c’est plutôt agréable. »

Pierre-Antoine Morvan est l’autre barreur du bateau. Comment vous organisez-vous ?
« Nous alternons. Moi, je fais les parcours offshore et Pierre-Antoine fait les bananes. Je suis arrivée à Saint-Quay pour faire la grande étape et toute la partie Atlantique. Pierre-Antoine a attaqué la Méditerranée sur les bananes. C’est une bonne configuration, ça nous a plutôt souri. »

Avez-vous course gagnée ?
« C’est vrai que ça s’engage très, très bien ! A moins d’avoir un gros souci technique, il y a peu de chance que l’on se fasse revenir dessus. »

Dans quelle mesure la compétition continue lorsque l’on a autant d’avance au général ?
« La compétition continue du fait que nous sommes motivés pour faire des manches devant, tant que nous prenons plaisir à naviguer devant et à faire marcher le bateau au maximum. Ils sont nos concurrents jusqu’à la dernière manche. Si nous voulons nous faire plaisir jusqu’à la fin du TFV, il faut que nous continuions à attaquer. »

Interview de Jérôme Clerc, skipper de Ville de Genève – Carrefour Prévention :

Ville de Genève – Carrefour Prévention termine troisième de cette étape. Tes sentiments ?
« C’était la plus belle étape du TFV ! 105 milles en une dizaine d’heures, nous avons vraiment allumé ! C’était magnifique. Nous sommes vraiment contents car ça fait un moment que nous étions un peu en retrait, nous n’arrivions plus à revenir toucher les meilleurs. Ca fait plaisir de finir comme ça l’avant-dernière étape. Ca met du baume au cœur, et ça remotive pour la fin du TFV. »

La raison de cette amélioration ?
« L’équipage est le même depuis le début du TFV. Mais ce sont des conditions que nous apprécions. Nous avons un barreur expérimenté (Etienne David) qui a déjà fait quelques tours du monde ; les forts coups de vent au portant, il connaît bien ! C’était beaucoup de technique, un beau run de vitesse. C’est vrai que nous passons dans les 15 à la bouée de dégagement, mais ensuite ça n’était qu’un jeu de vitesse. Nous avons traversé la flotte… Ca faisait plaisir ! »

Interview de Dimitri Deruelle, skipper d’Elcimaï – Ville de Marseille :
C’était une étape d’anthologie !
« Magnifique. Des surfs à 13-14 nœuds, une vitesse moyenne excellente, 100 milles avalés en une journée, c’est vraiment un grand plaisir. Une course assez intéressante, malgré tout. Au départ, c’était une ligne droite où il y avait peu de stratégie, et en fin de compte, nous nous sommes aperçus qu’il y avait moyen de perdre ou de gagner beaucoup de mètres selon le placement. »

Qu’est-ce qui explique, justement, ces mètres gagnés ou perdus ?
« Ce qui comptait, c’était de se positionner au large par rapport au reste de la flotte pour avoir un vent plus favorable. Il y avait un meilleur angle, et un peu plus de pression peut-être. A ce jeu-là, TPM et Dunkerque sont d’entrée de jeu restés très bas, et ont réussi à conserver cette position. C’est ce qui a fait la différence. »

Vous prenez la 4e place du général. Avez-vous encore un espoir pour le podium ?
«  Oui, mathématiquement, c‘est possible. Il y a quand même encore pas mal de bananes, ici, la Seyne sur Mer, le fameux côtier qui nous mènera à la Seyne, … On y croit ! Nouvelle Calédonie n’est pas très en forme en ce moment. Il faut qu’on en profite, et nous verrons bien où ça nous mène. »

Du ciel bleu, du vent et beaucoup de monde sur les pontons : comment le Marseillais vit-il l’arrivée dans sa ville ?
« Ca fait chaud au cœur d’arriver à Marseille. Nous avons eu une ola d’applaudissement en arrivant, plein d’amis sont déjà venus me voir, et ma femme, évidemment. Un accueil fabuleux ! Beaucoup de gens aussi à la ligne d’arrivée. On sent qu’on est dans une grande ville ! Nous sommes très bien soutenus, ça fait plaisir. »

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