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Groupama 3 passe en code vert

Groupama 3 en baie de Hudson
DR

A Lorient, base du team Groupama, c’est l’effervescence. Tandis que Franck Cammas est en relation directe avec Sylvain Mondon chez Météo France et Stan Honey, navigateur de Groupama 3, afin d’affiner l’heure de départ de New York, l’équipe logistique en termine avec l’acheminement de l’équipage aux Etats Unis.

« Contrairement aux idées reçues, l’équipage n’est pas présent à New York depuis le 7 juillet. Notre organisation de stand by lui impose d’être mobilisable en moins de 24 heures. Depuis le 7 juillet, nous les tenons informés chaque matin à 10h des prévisions météo réalisées par Sylvain Mondon. Dès que nous sommes passés en code jaune (départ possible entre 48 et 72 heures), ils ont préparé leurs affaires de mer. Ils sont maintenant dans l’avion pour New York » relate Stéphane Guilbaud, team manager.

A leur arrivée à la marina de Gateway, l’équipage a retrouvé un trimaran parfaitement préparé par l’équipe technique mais aussi par deux des équipiers, Loïc Le Mignon et Olivier Mainguy : « Ca fait plaisir de nous retrouver . Nous sommes à la fois excités et concentrés. Le défi qui nous attend est important et complexe. Important car mener un trimaran comme Groupama 3 à la perfection est un véritable challenge mais aussi complexe car il va falloir s’adapter aux conditions de vent et de mer qui seront probablement un peu différentes des prévisions. Selon nos dernières informations, la fenêtre qui s’ouvre est très bonne avec des vents portants même si elle nous contraint de descendre un peu au Sud de la route la plus courte » analyse Franck Cammas.

Dans ses bureaux de Toulouse, Sylvain Mondon analyse les différentes cartes météo qu’il va chercher sur des serveurs européens et américains. Ensuite, il y intègre les performances de Groupama 3 à bord duquel il a encore récemment navigué. Au final, en fonction des routes choisies, il obtient un temps de traversée : « En étant il y a deux ans le premier bateau à voile à traverser l’Atlantique en moins de 100 heures à 29,2 noeuds de moyenne, Groupama 3 a mis la barre très haute. Pour aller encore plus vite, il faut vraiment faire une belle trajectoire et rester le plus proche des 2925 milles de la route directe (5265 km) ».

On se souviendra qu’en 2007, lors de sa victorieuse tentative, Groupama 3 avait également conquit le record de la distance parcourue en 24 heures avec 794 milles à l’incroyable vitesse moyenne de 33,08 nœuds : « Ce chrono, nous l’avions réalisé très rapidement après le départ de New York. Les conditions étaient idéales avec un vent de travers bien établi et une mer plate. Si nous n’avions pas cassé l’un des deux foils, nous aurions dépassé la barre mythique des 800 milles. Ce chiffre est incroyable à lire mais plus encore à vivre en mer à bord de Groupama 3. Et c’est aussi pour cela que nous sommes là aujourd’hui. La vitesse, l’adrénaline et le défi que représentent cette traversée, c’est magique ». ajoute Franck Cammas

Pour l’accompagner dans cette quête de vitesse absolue, le skipper de Groupama 3 s’est entouré de fidèles mais aussi de nouveaux équipiers. Au rang des habitués du bord, l’on retrouve Stève Ravussin et Frédéric Le Peutrec, chefs de quart, Ronan Le Goff et Bruno Jeanjean à l’avant et Loïc Le Mignon, deuxième barreur. Quant aux nouveaux venus, leurs palmarès sont parlants : Lionel Lemonchois, vainqueur en titre de la Route du Rhum, Bernard Stamm, vainqueur en titre de la Velux Five Oceans, Stan Honey, navigateur vainqueur de la Volvo Ocean Race sur ABN AMRO et enfin Olivier Mainguy, membre du team Groupama qui officiera à l’avant avec ses compères Ronan et Bruno. Un équipage qui a, en grande partie, battu le premier record de la saison 2009 en traversant la Méditerranée en 17 heures et 8 minutes le 16 mai dernier.

Dans la marina de Gateway à New York, Groupama 3 tire sur ses amarres : «Nous avons l’expérience pour trouver rapidement les bons réglages et tirertoute la quintessence de Groupama 3 ; les hommes font la différence. Justement, je suis entouré d’un équipage exceptionnel dont je suis très fier. Nous sommes tous les dix fins prêts » conclut Franck Cammas.

L’équipage :

* Franck Cammas, skipper, chef de quart et barreur
* Stève Ravussin (CH) : Chef de quart et barreur
* Frédéric Le Peutrec : Chef de quart et barreur
* Loïc Le Mignon : Deuxième barreur
* Lionel Lemonchois : Deuxième barreur
* Bernard Stamm (CH) : Deuxième barreur
* Ronan Le Goff : Equipier d’avant
* Bruno Jeanjean : Equipier d’avant
* Olivier Mainguy : Equipier d’avant
* Stan Honey (USA) : Navigateur

* Sylvain Mondon : conseiller météo à terre

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Banque Populaire V passe en code vert

Banque Populaire V en code vert
DR

Entre le phare d’Ambrose au large de New-York et la ligne d’arrivée entre Ouessant et le Cap Lizard, le temps de référence à battre est de 4 jours 3 heures 57 minutes et 57 secondes. Le créneau météorologique qui se présente aujourd’hui devant les étraves du plus grand trimaran océanique au monde semble prometteur et correspond aux attentes du skipper basque et de son météorologue Marcel Van Triest. Mais sur un parcours entre le Nouveau Monde et le Vieux Continent réputé pour ses nombreux pièges, le défi lancé au temps s’annonce passionnant et le suspense haletant.

Après une tentative sur la Route de la Découverte qui s’était refusée à eux en début d’année faute de créneau météorologique intéressant, la conjoncture semble enfin décidée à jouer en la faveur des marins du Maxi Banque Populaire V. Scrutant sans relâche les prévisions et les fichiers sur l’Atlantique Nord, Pascal Bidégorry et Marcel Van Triest avaient entrevu une possibilité de départ de New-York aux alentours du 14 juillet. Mais la fenêtre s’était alors refermée. C’est donc la deuxième ouverture qui s’annonce comme la bonne et ce pour le plus grand plaisir d’un skipper et d’un équipage qui voyaient pourtant leur stand-by toucher à sa fin. L’heure de la bataille océanique sonne donc aujourd’hui pour le Team Banque Populaire et le rendez-vous qui se profile avec le chronomètre a tout pour satisfaire Pascal Bidégorry : « Cela fait maintenant un moment qu’on attend et qu’on se prépare, et tout l’équipage voit donc arriver cette échéance du départ avec beaucoup de plaisir. Nous allons enfin pouvoir voir ce que notre Maxi Trimaran Banque Populaire a sous le capot ! Nous allons quitter New-York avec du Sud Ouest et pour l’instant les routages nous annoncent une traversée sur un seul bord, au portant. Nous allons bénéficier d’une vingtaine de nœuds pour le départ, avec un flux qui devrait se renforcer par la suite. La navigation va ressembler à un beau jeu de positionnement par rapport à l’état de la mer. Notre avantage est que nous n’avons pas besoin de 40 nœuds pour aller vite. La seule incertitude du moment concerne une baisse du vent sur la fin du parcours. Mais globalement cette fenêtre est très intéressante et nous permet aujourd’hui d’envisager une traversée dans les temps du record… ».

Se déjouer des pièges

La détermination est donc bel et bien là pour le navigateur et ses onze comparses qui s’apprêtent à vivre leur première navigation en mode record. Le travail et la préparation de ces derniers mois vont être soumis à l’épreuve des éléments et du temps, de quoi certainement en tirer de précieux enseignements dans la perspective du Trophée Jules Verne. Mais en attendant, il leur faudra résoudre une équation aussi simple sur le papier qu’elle pourrait s’avérer compliquée à résoudre en mer : aller le plus vite possible entre New-York et le Cap Lizard en déjouant tous les pièges qui viennent corser un chemin parfois bien mal pavé. A quelques heures du départ de la Marina de Brooklyn, Pascal Bidégorry revient en détails les difficultés qui l’attendent : « Le parcours qui nous attend se décompose en trois temps forts. Il y a une première partie sur les premières 24 heures de course pour aller jusqu’aux bancs de Terre Neuve. Nous partons de New-York avec un courant d’air chaud, avec du vent de Sud Ouest et une eau relativement chaude. Nous allons rentrer dans le courant du Labrador pour nous rapprocher de Terre Neuve où nous allons rencontrer un changement de climat et de température de manière assez radicale en très peu de temps. Ensuite nous aurons deux jours pour traverser le plus droit possible vers l’Europe, toujours avec un système dépressionnaire Sud Ouest – Ouest. Le final est toujours le côté le plus aléatoire au moment du départ, notamment pour savoir quelle sera la trajectoire du centre dépressionnaire en arrivant de l’autre côté. Il nous restera donc une journée pour conclure avec un peu de réussite et un bateau polyvalent pour être capable d’aller vite dans toutes les conditions de vent ».

Avec cette fenêtre qui s’ouvre sur l’Atlantique, Pascal Bidégorry et ses onze équipiers s’apprêtent à écrire la première page de leur livre des records océaniques, moins d’un an après la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire V. Demain dans l’après-midi, les douze hommes quitteront les pontons de la Marina de Brooklyn pour rallier la zone de départ au niveau du phare d’Ambrose. Le Maxi Trimaran aux couleurs de la Banque de la Voile coupera la ligne à l’assaut du chrono dans la nuit de mercredi à jeudi. Avis aux courtisans du temps… la chasse est officiellement ouverte !

L’équipage :

* Pascal Bidégorry : skipper, chef de quart
* Ronan Lucas : numéro 1, régleur
* Yvan Ravussin (CH) : barreur, régleur
* Jean Baptiste Le Vaillant : barreur, régleur
* Pierre Yves Moreau : numéro 1, régleur
* Ewen Le Clech : numéro 1, régleur
* Manu Le Borgne : barreur, régleur
* Sébastien Audigane : barreur, régleur
* Florent Chastel : numéro 1, régleur
* Xavier Revil : barreur, régleur
* Kévin Escoffier : barreur, régleur
* Marcel Van Triest : navigateur

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Jérémie Beyou enlève le Prologue Suzuki

Beyou remporte le Prologue de la Solitaire du Figaro
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Soleil radieux, vent de sud-ouest d’une dizaine de noeuds, mer plate et scintillante qui danse mollement le long des golfes clairs… le décor de carte postale frisait la perfection ce mardi midi à Lorient où les conditions étaient donc idéales pour le traditionnel Prologue Suzuki. Cette boucle longue d’une petite vingtaine de milles entre Gâvres, la passe de l’Ouest de Lorient et la côte sous le vent de Groix fût l’occasion d’offrir un joli spectacle, de vérifier que tout fonctionnait bien à bord des 52 Figaro Bénéteau engagés dans cette 40e édition de La Solitaire… et de se dégourdir les écoutes à l’avant-veille du grand départ pour La Corogne, prévu jeudi à 13h00.

A ce petit jeu, sur les bords de près comme de portant, trois hommes, trois régatiers de formation, ont dominé les débats et mené la danse de bout en bout : Jérémie Beyou (à bord de son bateau baptisé Bernard Paoli), Frédéric Duthil (BBox Bouygues Telecom) et Nicolas Bérenger (Koné Elevators). Vainqueur de l’épreuve en 2005, Beyou remportait sans aucune contestation ce Prologue Suzuki à 15h 13 minutes et 15 secondes, devant Fréderic Duthil et Nicolas Bérenger, qui comptent eux aussi parmi les favoris de cette Solitaire : Nicolas Bérenger parce qu’il a remporté Cap-Istanbul cet automne, Frédéric Duthil parce que ses trois victoires d’étapes dans les deux dernières éditions de la course et ses deux podiums au général (3e en 2008 et 2e en 2007) lui confèrent naturellement ce statut.

Trois outsiders dans le Top Ten

Chapeau à Jérémie, à qui cette victoire – même symbolique – ne peut faire que du bien, lui qui avait joué de malchance ces derniers temps en 60 pieds, notamment avec son abandon dans le Vendée Globe. Beyou est de retour et – simple confirmation – ce n’est pas pour faire de l’aimable figuration. Il n’est évidemment pas le seul dans ce cas… Dans ce top ten, ne figurent quasiment que des gros bras de la série, dont deux anciens vainqueurs : Charles Caudrelier Benac (Bostik, 4e) et l’inévitable Michel Desjoyeaux (Foncia, 7e). Gildas Morvan (Cercle Vert, 5e) et Erwan Tabarly (Athema, 8e) sont là également, eux qui ont fait l’actualité de ce début de saison, sur la Transat BPE (1er et 2e) et la Quiberon Solo (victoire d’Erwan Tabarly).

Dans la liste des dix premiers, on ne retrouve finalement que trois outsiders à avoir réussi un fort joli coup pour ce galop d’essai : Jean-Pierre Nicol (Gavottes, 6e), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires, 9e) et Armel Tripon (Gedimat, 10e). Stimulant pour le moral, quand on sait que trois autres anciens lauréats de La Solitaire (Eric Drouglazet, Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h) et une bonne dizaine de prétendants au podium général sont derrière, même si la flotte restait relativement groupée avec l’arrivée des 15 premiers en dix minutes. Fabien Delahaye sur Port de Caen-Ouistreham, termine 16ème et premier bizuth.

Mais il faut mesure garder et ne surtout pas prendre ce premier tour de chauffe pour argent comptant. Ce n’est évidemment que le prologue, sans sanction sportive. Les choses seront forcément différentes jeudi, quand il s’agira de s’élancer dans la première étape à destination de La Corogne, dont on murmure déjà qu’elle pourrait s’avérer fort délicate stratégiquement. Quand il s’agira de passer aux choses sérieuses, en somme.

Ils ont dit :

Jérémie Beyou (Bernard Paoli), vainqueur du Prologue Suzuki

« Très belle journée ! Du soleil, du vent, en tête de bout en bout… plutôt sympa. En plus, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher dans ce prologue : finir de calibrer mes performances par rapport aux autres. Et notamment par rapport à Fred Duthil qui est un bon client au niveau carbu. Donc de ce côté-là, je suis pleinement rassuré. Il y a eu une belle bagarre avec Fred, on s’est bien marré. Et non pas de superstition sur le fait de remporter le prologue. C’est le moyen âge la superstition… J’ai commencé à gagner le jour où j’ai arrêté d’être superstitieux et de penser à autre chose que la course. Je n’avais vraiment pas envie que Freddo me double, il n’y avait personne devant, alors j’ai gagné. Ça fait toujours du bien de passer les lignes d’arrivée en tête, moi ça me manquait un peu… je n’allais pas lâcher sous un prétexte d’un autre âge. »

Nicolas Bérenger (Koné Elevators), 3e du Prologue Suzuki

« C’était une petite ballade sympathique en rade de Lorient. C’est toujours bien d’être sur le podium. Je me disais que si je passais toutes les bouées de La Solitaire du Figaro à la 3e place, je serais super content. Mais à mon avis, ce ne sera pas ça du tout. Cela dit, c’est très encourageant. Il y a du jeu, les mecs forts sont devant…heu… il y a quelques mecs forts qui sont derrière aussi. Tout est en place, la vitesse a l’air d’aller pas mal, à part mon ami Fred Duthil qui m’a doublé. Mais je pense que c’est plus une erreur de ma part qu’un différentiel de vitesse. »

Jean-Pierre Nicol (Gavottes), 6e du Prologue Suzuki

« C’est super. Ça confirme les attentes que j’ai pour cette année, mais on ne va pas s’enflammer non plus, ce n’est que le prologue. C’est vrai que ça allait très vite devant et pour pouvoir accrocher les premiers ça va être une vraie bagarre. Je n’ai pas fais de grosse erreur tactique, j’ai pris un bon départ en bout de ligne… et j’ai navigué relâché. Je me sens dans le coup techniquement, j’ai quand même une bonne vitesse de fond, donc tout se présente bien. »

Frédéric Duthil (BBox Bouygues Telecom) 2e du Prologue Suzuki

« On s’est bien tiré la bourre avec Jérémie ! C’était ma foi bien agréable d’avoir pris un peu d’avance sur la bande et vraiment intéressant de comparer les vitesses des bateaux. Je marche bien, notamment sur les bords de près et ça c’est rassurant. Et puis… je suis bien content que Jérémie ait coupé la ligne d’arrivée et ne m’ait pas laissé le stress de savoir si je devais le faire ou pas (un vieil adage prétend que celui qui gagne le prologue ne gagne pas La Solitaire, ndr). En 2007, j’avais gagné le prologue et malgré deux victoires d’étape, je n’avais pas gagné la course, donc je commence à croire à cette superstition ! Mon objectif sur la course ? Avant tout continuer à prendre du plaisir – comme aujourd’hui – car je suis persuadé que se mettre une trop grande pression sur le résultat peut réellement te bloquer et avoir l’effet inverse. Je vais prendre étape par étape et on verra bien le 18 août ! »

Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), 16e et 1er bizuth du Prologue Suzuki

« Une bonne entrée en matière, ce prologue ! Les conditions étaient idéales, tout fonctionne parfaitement sur le bateau et on n’a rien cassé. Côté régate, je suis content aussi car je n’ai fait que revenir grâce à des petits coups, je me sentais bien en phase avec le vent, les effets de la côte… du coup, j’ai pris beaucoup de plaisir. C’était vraiment sympa, d’autant que je naviguais juste à côté de cadors comme Nicolas Troussel, Armel Le Cléac’h, Yann Eliès, Corentin Douguet… du beau monde ! Ce n’était que le prologue, mais c’est très bien de commencer comme ça. Evidemment, ce sera forcément différent à partir de jeudi. Mon objectif sur La Solitaire est clair : essayer de remporter le classement des bizuths, comme j’ai déjà fait sur les courses de début de saison. Au classement général, disons qu’au vu du plateau, entrer dans les 20 premiers serait une super performance. »

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Claire Leroy tente la passe de trois sur le mondial de match race

Claire Leroy
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Sur le calendrier, c’est un championnat du monde de match racing féminin mais pour les organisateurs, c’est « la bataille de Lysekil » qui débutera demain en Suède, à une centaine de kilomètres au nord de Göteborg. Double championne du monde en titre et leader de la ranking list depuis plus de 4 ans, la Française Claire Leroy est représentée sur le visuel de l’épreuve avec un tricorne de pirate et un pistolet à la main, véritable Jack Sparrow prête à défendre ses titres par tous les moyens à sa disposition. Dans les faits, les armes à feu ne seront utilisées que par le comité de course afin de donner les départs. Seul le DS 37, bateau fourni par l’organisation, permettra aux concurrentes de se départager ce qui n’enlèvera rien à l’âpreté des duels que se livreront les meilleures barreuses du monde.

L’Australienne Katie Spithill, deuxième de la ranking list et récente vainqueur de la Kieler Woche fait elle aussi partie des favorites. La Nantaise Christelle Philippe, 19ème mondiale défendra également les chances françaises. Cette compétition planétaire est la première depuis que le match racing féminin a été élevé au rang de discipline olympique. Les phases qualificatives (round robins) doivent durer jusqu’à jeudi avant les finales programmées vendredi et samedi.

Equipage de Claire Leroy :
Marie Riou (USAM Voile)
Elodie Bertrand (CV Arcachon)
Marine Jegaden (SN St Quay Portrieux)
Morgane Gautier (SR Concarneau)
Claire Pruvot (SR Courseulles)

Egalement engagée :
Christelle Philippe (APCC Nantes)

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Safran au départ de la Rolex Fastnet Race

Safran leader Vende Globe
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« J’avais prévu de partir naviguer en vue de m’entraîner pour la Transat Jacques Vabre, et l’idée comme l’envie me sont venues de participer à la course du Fastnet : se donner un objectif plus précis, prendre un départ, se confronter à d’autres bateaux, cela rajoute évidemment un peu de piquant », explique Marc Guillemot. Et de préciser : « Il est dans la tradition de la flotte IMOCA de disputer la Fastnet en double. Mon co-équipier, Charles Caudrelier Benac étant engagé sur la Solitaire du Figaro, j’ai choisi d’embarquer César Dohy avec lequel nous pourrons tester, dans le vif d’une compétition, la garde-robe de Safran. »

Jamais deux sans trois donc pour Marc Guillemot, qui comme beaucoup de grandes figures du large, a déjà goûté à cette épreuve mythique : « La première fois, j’avais 16 ans et j’avais embarqué sur un gros Swan hollandais, dont on m’a tout de suite confié la barre, pour rejoindre l’île de Wight ! Je me souviens aussi l’avoir disputé, en 1993, avec Loïck Peyron à bord de son monocoque Fuji. C’est un vrai plaisir d’aligner aujourd’hui Safran au beau milieu d’une flotte internationale dans les eaux d’outre-Manche. »

605 milles : Cowes, Plymouth et phare emblématique

La course du Fastnet emmène, au départ de Cowes une flotte, aussi nombreuse qu’hétéroclite, de plus de 300 bateaux de tout type et de toute taille, jusqu’à Plymouth, en passant par le célèbre phare du Fastnet Rock en mer d’Irlande. Le duo Guillemot-Dohy aura particulièrement à cœur, dans la foulée de la victoire du monocoque gris et orange sur le Record SNSM, de montrer la polyvalence et l’aisance de Safran face à une jolie concurrence venue du Vendée Globe. Il ne devra pas manquer d’inspiration dans sa navigation pour déjouer les pièges et embûches qui jalonnent ce parcours de 605 milles, réputé pour la dureté des conditions météo.

Marc Guillemot parrain

Dans l’attente de ce prochain rendez-vous, le skipper trinitain n’a pas manqué l’occasion de venir, en voisin, au départ de la 40e Solitaire du Figaro, dont le départ sera donné ce jeudi, au large de Lorient. Ce week-end, il est passé sur le village de la base des sous-marins de Keroman pour encourager les candidats au départ de cette édition anniversaire : Charles Caudrelier Benac bien sûr, mais aussi Yann Eliès, qui suite à son accident dans l’océan Indien, fait un retour tonitruant sur le circuit. Le skipper de Safran suivra aussi de près le sillage de Vianney Jacquier, bizuth et benjamin de cette édition 2009, dont il a baptisé, samedi, le monotype aux couleurs d’Alhyange Acoustique. « Vianney est jeune, pétri d’ambition : c’est un petit gars qui se démène plutôt bien et j’ai accepté avec plaisir d’être le parrain de son bateau pour sa toute première Solitaire. Je lui souhaite bon vent… »

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ETNZ et Islas Canarias, maîtres en Sardaigne

AUDI MED CUP
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On craignait un remake de la journée d’hier, avec un vent très faible et mal établi. Mais le mistral était au rendez-vous cet après-midi, pour le plus grand bonheur des concurrents, ravis de pouvoir enfin débrider les speedos. Avec trois podiums – dont une victoire – sur les trois manches du jour, c’est Emirates Team New Zealand qui triomphe au terme de cette semaine sarde. En tête du classement ce matin avec un mince crédit, les Kiwis s’imposent finalement haut la main avec près de 14,5 points d’avance sur Matador et 21,5 sur Artemis, les deux grands perdants du jour. Déjà en tête des TP52 Series après sa victoire à Marseille, l’équipe néo-zélandaise conforte un peu plus son avance et se rapproche de son objectif ultime : finir champion du Circuit Audi MedCup 2009.

Avec une dernière place pour Matador et une neuvième pour Artemis, cette journée coûte cher aux principaux adversaires d’Emirates Team New Zealand pour le titre final. Les hommes de Torbjorn Tornqvist et de Guillermo Parada devront se satisfaire de la deuxième et troisième marche du podium ici à Cagliari.

L’autre déception, c’est peut-être celle de Bribon. Le bateau mené par Thierry Peponnet a réalisé une très belle semaine en Sardaigne. Encore quatrième du classement général ce matin, l’équipe espagnole est malheureusement reléguée au sixième rang, après deux  scores moyens cet après-midi.

Chez les GP42, Islas Canarias fait coup double. Après sa victoire à Alicante, l’équipage espagnol empoche un deuxième titre dans le Circuit Audi MedCup 2009 et prend la tête des GP42 Seriesdevant Roma et Caser-Endesa.

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52 Figaristes dans les starting-block

Corentin Douguet - E.Leclerc Mobile - Saison Figaro 2009
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Malgré les temps difficiles qui ont contraint certains coureurs à transformer la saison 2009 en chasse éperdue aux sponsors, le plateau sportif de cette quarantième Solitaire du Figaro est un des plus beaux jamais réuni. Pas seulement pour la quantité – le record de 1999 avec 58 partants n’est pas encore atteint – mais aussi pour la qualité et la diversité des profils. Six anciens vainqueurs se sont donné rendez-vous pour fêter les 40 printemps de l’épreuve et accessoirement, rajouter une ligne supplémentaire à leur palmarès : Jérémie Beyou (couronné en 2005), Charles Caudrelier (2004), Michel Desjoyeaux (2007, 1998, 1992), Eric Drouglazet (2001), Armel Le Cléac’h (2003 pour 13 secondes) et le tenant du titre Nicolas Troussel (2006 et 2008). Parmi eux, trois ont participé au dernier Vendée Globe. Ils seront rejoints par deux autres tourdumondistes : le britannique Jonny Malbon dont ce sera la première participation et Yann Eliès, rescapé des mers du Sud, qui n’attend plus qu’un sacre après 10 tentatives et quatre victoires d’étape. Ces deux concurrents se situent aux extrêmes du large spectre qui caractérise comme toujours la flotte des solitaires.
Face à d’incorrigibles multirécidivistes tels que Drouglazet (17e participation) ou Gildas Morvan (14 participations), ils sont 15 bizuths à se jeter dans le bain pour la première fois. Face au vétéran Jean-Paul Mouren 56 ans, il y a le jeune débutant Vianney Jacquier 22 ans à peine. Une seule femme, Isabelle Joschke va rivaliser cette année face à ses adversaires masculins. La disparité des générations, des expériences, des potentiels et des prétentions font que chacun aura certainement trouvé son compte et son bonheur d’ici un mois à Dieppe. Sauf peut-être la dizaine d’ambitieux qui visent la victoire finale. Car la reine des courses à armes égales a rarement été aussi concurrentielle.

Dernière minute : Nicolas Béranger à la poursuite de son Figaro Bénéteau :

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Rendez-vous à Cowes pour les Extrême 40

iShares Cup Hyères practice day 2009 - Luna
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Les neuf équipes engagées en Extrême 40′ vont pouvoir faire valoir leurs atouts, et peut-être verra-t-on les coureurs océaniques Nick Moloney (BT) et Mike Golding (Ecover) tirer leur épingle d’un jeu potentiellement musclé ? Après les deux premières confrontations du circuit, seuls deux points séparent les quatre premiers, mais en l’absence des leaders BMW Oracle Racing, retenus à San Diego pour cause d’entraînements en vue de l’America’s Cup, le jeu sera très ouvert.  Le skipper de BMW Oracle Racing, James Spithill : "Tester notre trimaran de 90 pieds récemment modifié est une phase importante et requiert toute notre attention à ce stade. Avec une America’s Cup qui se profile d’ici 6 mois, nous avons un gros travail de préparation à effectuer. Nous sommes d’autant plus déçus de ne pouvoir être à Cowes que notre position de leader est à défendre, mais nous espérons pouvoir rejoindre le circuit à Kiel."  
La bagarre fera donc rage entre Masirah de l’équipe Oman Sail emmenée par Loick Peyron vainqueur de l’étape de Hyères, et Gitana Extreme-Groupe LCF Rothschild, qui a remporté l’épreuve d’ouverture de la saison 2009 à Venise. Sans compter sur Groupama 40, 5ème, qui ne se trouve pas bien loin derrière…

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BRIT AIR embarque Le Cléac’h et Troussel à son bord

Le Cléac-h / Troussel sur Brit Air
DR

Deux tours du monde au compteur

Le 60 pieds Open BRIT AIR a parcouru l’équivalent de deux tours du monde, avec, à la barre Armel Le Cléac’h, Champion du monde IMOCA 2008 et dauphin du Vendée Globe. Pour le seconder sur la Transat Jacques Vabre, le skipper et la compagnie aérienne ont choisi Nicolas Troussel. Au-delà d’un duo de choc qui a souvent fait ses preuves, c’est face à un trio redoutable, formé par les deux marins et le bateau, que les concurrents de la Transat vont se retrouver le 8 novembre prochain.
«Avec BRIT AIR, nous avons mis en place un programme sportif cohérent qui nous permet de bien préparer cette dernière grande course de l’année » explique Armel. « Le bateau n’a pas souffert de son Vendée Globe, nous avons réalisé un check up en février, et il ressortira de l’eau fin août pour un petit chantier de préparation, mais globalement, il n’y a pas de modification à apporter. Nous nous connaissons bien et nous fonctionnons bien ensemble ».

Complices de longue date

«Dès la fin de la Solitaire, avec Nicolas, nous allons naviguer sur le 60 pieds BRIT AIR et nous entraîner de manière intensive» prévient Armel, qui, s’il est concentré sur La Solitaire dont le départ sera donné jeudi prochain, garde un œil sur l’objectif suivant… «Nous avons choisi de courir avec Nicolas presque naturellement. Tous les deux, on se connaît bien, nous courons ensemble ou l’un contre l’autre depuis très longtemps, nous avons donc un avantage certain et surtout pas à travailler sur la cohésion de notre tandem en course. Nous allons nous concentrer sur les performances de BRIT AIR et sur son optimisation. Et puis, après trois mois en solitaire, je ne suis pas mécontent de retrouver mon vieux camarade à bord, j’irai dormir plus tranquille… Faire cette course avec lui c’est comme une évidence, mais c’est aussi un plaisir. Sachant que c’est en plus un super marin, je l’ai sollicité pendant le Vendée Globe, pour être sûr qu’il n’embarque pas ailleurs. On est un vieux couple, mais on ne sait jamais…»

En 2007, sur la Transat Jacques Vabre, pour la première course de BRIT AIR en 60 pieds, les deux Finistériens étaient arrivés 7èmes . «C’est une motivation supplémentaire, on a une petite revanche à prendre tous les deux sur cette course. L’objectif est différent parce qu’il y a deux ans nous découvrions le bateau, cette fois, normalement, on devrait faire au moins aussi bien, non ? »

On ne s’est jamais fâchés

« Je suis évidemment content de repartir en course avec Armel, au choix, c’est avec lui que je préfère naviguer. Malgré le nombre de milles courus ensemble, il n’y a jamais eu de dispute, je ne vois pas pourquoi ça commencerait ! » confie Nicolas Troussel. «Nous formons un binôme équilibré et, comme dans les vieux couples, nous n’avons pas besoin de nous parler ou de nous expliquer. Chacun connaît les compétences de l’autre, nous nous faisons entièrement confiance et notre manière de naviguer est quasiment identique. Nous ne subissons pas la flotte et pouvons nous en écarter si on le juge nécessaire. Comme nous sommes la plupart du temps d’accord, ça marche plutôt bien, sans tension. C’est toujours un avantage cette connaissance parfaite de l’autre, dans toutes les situations ».

Palmarès du tandem

7ème Transat Jacques Vabre 2007 (Brit Air)
5ème Transat AG2R 2006 (Brit Air)
1er Transat AG2R 2004

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Marinepool : doublé historique.

Marinepool TDF
Marinepool TDF

Pour la 1ère fois depuis l’histoire du Tour de France à la voile, un équipage gagne deux fois de suite cette épreuve.
Courrier Dunkerque, mené par Daniel Souben réalise cet exploit à La Seyne sur Mer.

Toute l’équipe de l’équipementier Marinepool annonce être fière d’être associée à ce succès. L’équipage a notamment pu apprécier la nouvelle gamme Kingston, développée sur les conseils des participants du Tour de France à la Voile.

Daniel Souben, skipper – manager de « Courrier Dunkerque » : « Je suis très fier de cette victoire. Elle rentre, tout de même dans l’histoire du Farr 30 et du Tour de France à la voile. C’est une victoire de groupe. Chaque équipiers est fantastique, tout comme l’équipe à terre et nos partenaires. Nous avons été très réguliers sur cette épreuve. Nous n’avons jamais rien lâché même le dernier jour ! Nous réalisons une grande saison ! »
Marinepool félicite également tout le team d’Elcimai-Ville de Marseille, qui s’est accroché jusqu’au bout dans l’espoir d’accrocher le podium.

Source : Marinepool
www.marinepool.fr

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