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Transat Jacques Vabre. Ian Lipinski et Antoine Carpentier 2e sur Crédit Mutuel

Ian Lipinski et Antoine Carpentier auront fait une course magnifique pour revenir au premier plan. Ils terminent en deuxième position cette étape 2. Le temps de course de Crédit Mutuel est de 19 jours, 16 heures, 02 minutes et 13 secondes. Il cumule celui des deux manches, Le Havre Lorient et Lorient – Fort-de-France. Pour rappel, le duo de Crédit Mutuel avait démâté lors de la première manche et avait été crédité d’un temps de course égal à celui du dernier plus 6 heures, soit 2j 8h 3mn 53sec.

Réaction de Ian Lipinski : “On sortait d’un démâtage, j’étais un peu traumatisé, ça ne m’était jamais arrivé. C’est vrai que le premier jour on n’a pas été les deux pieds sur l’accélérateur, on était je ne sais pas combientième. Après on a fait que remonter, c’était assez sympa. Gagner, on y a cru, ça s’est pas joué à grand-chose. Ce qui est sûr c’est que cette course on s’en souviendra comme d’une course atypique. Pour venir aux Antilles on n’a pas du tout fait l’autoroute des alizés. Peut-être que le fait d’avoir démâté, d’être hors classement et d’avoir beaucoup de retard et de jouer que l’étape, peut-être que ça a joué de partir dans le Nord. On a eu aucune monotonie, vraiment on s’est éclaté, ce n’était pas comme d’habitude.”

Le petit pétage de plomb de la transat ?

“Hier, Benoit Hantzberg (Influence 2), il nous reprend 120 milles en 24h, on s’arrête dans un grain après avoir fait 10 changements de spi, gennak, spi. On était un peu fatigué. On se retourne et on voit un bateau derrière. On se dit ce n’est pas possible, ça y est, il est avec nous, il va repartir avec le vent. On repart avec lui. Je rebranche le logiciel de performances et là 2 noeuds plus vite et 10 degrés plus bas. On se dit p*** c’est pas possible, allez on se envoit le spi, on se speed…C’est pas mieux. On s’énerve, on devient dingue. Finalement Antoine Carpentier prend le classement et me dit : c’est un IMOCA qui est à côté.”

Réaction de Antoine Carpentier

“On savait qu’on n’allait pas gagner la transat Jacques Vabre alors on s’est fixé un autre objectif qui était de gagner cette deuxième étape. Faire deuxième c’est une sorte de remerciements à tous ceux qui ont travaillé dur pour ça. On est assez content d’avoir fait deuxième même si on aurait préféré gagner.”

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Transat Jacques Vabre. Belle victoire d’Ambrogio Beccaria et de Nicolas Andrieu en Class40

C’est finalement Ambrogio Beccaria accompagné de Nicolas Andrieu, à la barre d’Alla Grande Pirelli, le tout premier prototype de course au large 100% « Made in Italy » qui s’est imposé au terme d’un finish haletant en Class40.

Fidèle à lui-même, le plus « lorientais » des skippers transalpins, n’a pas fait dans la demi-mesure et imprime sa marque sur la course en s’adjugeant une victoire qui ne manque pas de panache. Déjà bien positionné pour remporter la mise hier, le duo italiano-français passe la surmultipliée. Le plan Gianluca Guelfi, mis à l’eau en octobre 2022 et qui s’était déjà classé 2è de la dernière Route du Rhum, déploie ses ailes dans les alizés soutenus retrouvés en approche de l’arrivée. Au point que les routages ont du mal à suivre la cadence de ce Class40 qui progresse à la vitesse d’une fusée et double le rocher du Diamant comme un éclair aux premières lueurs de ce petit matin antillais.

Un peu plus d’une heure plus tard, à 8h01, le voilà sur la ligne d’arrivée finale en baie des Flamands. Le spectacle offert par ce Class40 déboulant du large est superbe ; il force l’admiration à l’approche d’une victoire triomphale. Premiers à l’arrivée à Lorient du premier round qu’ils avaient mené de bout en bout au départ du Havre, le skipper milanais et son complice, directeur du bureau d’études de l’IMOCA de Jérémie Beyou – déjà crédités d’une avance de 1h15 mn sur leur plus proche poursuivant, Groupe SNEF -, enfoncent le clou au terme du parcours en direction de Fort-de-France. Sur la route du sud, au portant dans les alizés, Ambrogio et Nicolas, âgés de 32 et 36 ans, bataillent avec brio dans leur groupe. En imprimant un tempo soutenu, ils peuvent cavaler vers une victoire sans partage qui ne peut plus se dérober sous l’étrave d’Alla Grande Pirelli. L’explosion de joie et de champagne est méritée. Bravissimo Ambrogio et Nico !

LES PREMIÈRES RÉACTIONS AU PONTON
L’ARRIVÉE
Nicolas : « C’est énormément de bonheur. Et pour moi, de passer la ligne, cela a été aussi pour moi un sentiment de délivrance, parce que j’ai trouvé l’intensité de la compétition extrêmement forte, avec les bateaux proches de nous, comme avec les bateaux lointains sur des routes opposées. »

Ambrogio : « Cela fait quelques heures qu’on sait qu’on va gagner. On s’interdisait complètement de le dire. C’est énorme, c’est très beau ! »

LA ROUTE SUD
Nicolas : « Avec les informations qu’on avait, c’est le choix qui nous semblait le plus probable. Mais personne n’avait toutes les cartes en main. Il y avait une part de réussite. À partir du moment où on avait choisi, cette option, la meilleure chose qu’on pouvait faire, c’était d’abord de finir premier de notre groupe, puis de courir contre la montre et de faire du mieux possible. Cette ambivalence là, elle n’était pas facile à gérer. »

Ambrogio : « Les routes étaient assez kif-kif en termes de probabilités. Quand on a pris la décision, il y a dix jours, il n’y avait pas de vent, zéro. Statistiquement, la route sud ne pouvait pas être pire. Et on avait aussi déjà investi pas mal de milles pour aller vers alizés. On n’allait pas les jeter pour repartir au nord. On trouvait ça plus cohérent. On fait la Jacques Vabre, on va dans les alizés et on y reste ! »

LE BATEAU 100% ITALIEN
Ambrogio : « On a une machine incroyable. On se sent plus ou moins tout le temps les plus rapides. Pour un bateau de course, c’est incroyable. Il est super polyvalent, il accepte plein de choses. Après, il est très exigeant, mais on a fait que le régler toute la course. Et d’ailleurs, le pilote barre mieux que nous ! Mais on est resté à l’écoute, et on a trouvé des nouveaux modes de conduite. »

Nicolas : « C’était super enrichissant. La manière dont on maniait le bateau avant la course et maintenant, elle n’a rien à voir. On a appris chaque jour. C’est ma première transat en course. Je voyais ces 15 jours, comme quelque chose d’assez long, et au final ça passe vite, avec tout le temps, des choses à apprendre et à améliorer. À l’arrivée, on a un haut niveau de maîtrise de ce bateau, et c’est assez agréable. Je ne connais pas très bien la Class40, que j’ai découverte ces six derniers mois. Le bateau n’a pas de trou. En plus d’être polyvalent, il est aussi performant tout le temps. On pratique un sport mécanique à bord d’un prototype ; alors c’est bien d’avoir de bons pilotes, mais une bonne machine c’est essentiel. »

LE BINÔME
Ambrogio : « Avant la course, on n’a pas eu beaucoup de temps pour se connaître. C’est notre 3e course. On a appris à se connaître sur cette Jacques Vabre. J’ai découvert que Nico a un côté très sincère et surtout j’ai vu que dans les moments les plus durs, c’est là qu’il rebondit le plus haut… Un peu comme une petite balle de tennis ! Cela m’a donné plein d’énergie, parce que je me sens un peu fonctionner comme ça. Dans une course en double, où tu partages tout, on s’emmenait vers le haut tout le temps. Dès qu’on avait un moment dur, on trouvait beaucoup de force.»

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Transat Jacques Vabre. Matchs jusqu’au bout en Imoca !

Charal, Initiatives Cœur, ainsi que Teamwork.net et Malizia SeaExplorer, ont livré une régate d’une intensité rare en approche de la ligne. Les petits, voire tout petits, écarts pour les départager soulignent toute la valeur d’une compétition océanique de très haute volée….
17 minutes, c’est le temps qui sépare finalement Charal (4e) et d’Initiatives Cœur (5e), deux récents bateaux nés des planches à dessin de l’architecte Sam Manuard qui ne sont sont pas lâchés depuis trois jours. Jérémie Beyou et Franck Cammas, qui ont longtemps mené la course, n’ont pas démérité pour se battre jusqu’au bout aux avant-postes, en dépit de la casse d’une pièce pour envoyer leur gennaker après le passage des Canaries. Quant à Sam Davies et Jack Bouttell, ils tirent les bénéfices d’une navigation tout en maîtrise sous le signe d’une régularité à toute épreuve. Elle salue aussi la complicité partagée par les deux co-skippers britanniques à bord d’un bateau de 2022, fiablisé, arrivant à maturité.

Et que dire de l’arrivée de teamwork.net, l’ancien plan VPLP de Jérémie Beyou lancé en 2018, déboulant du nord pour se mêler à cette ultime régate sur les eaux bleu turquoise baignant les latitudes tropicales ? L’incertitude qui accompagnait sa progression vers la ligne finale et sa capacité à rejoindre la mêlée des bateaux qui ont suivi la route des alizés, saluent une course qui a marqué les esprits par son audace. Si Justine Mettraux et Julien Villion, qui ont fait le pari de monter au front sur une route nord, manquent finalement de peu l’exploit de se hisser sur le podium occupé par des sudistes, leur final est à la hauteur de leur navigation sur une option radicale. En match-racing avec Malizia – SeaExplorer, les deux « Jujus», comme on les désigne dans la course au large, s’offrent le plaisir de lui voler la politesse pour se classer en 6e position. Ils l’emportent contre Boris Herrmann et Will Harris, engagés à bord d’un plan VPLP de 2022, pour 1 minute et 05 précieuses secondes. Ce petit hold-up de forçats du nord face à des partisans des alizés offre la saveur d’un joli baroud d’honneur à l’équipage, qui a su associer le talent de Justine à la finesse de l’analyse météo de Julien.

Mais là encore, les petits écarts à l’arrivée entre des binômes qui ont bouclé leur transat à Fort-de-France comme s’ils étaient partis hier du Havre, affichant pourtant un décalage nord-sud culminant à 800 milles, confirme aussi l’homogénéité de la classe, sa belle santé et la faculté de ses marins à naviguer au meilleur niveau. Autre constat ce dimanche : l’internationalisation est bel et bien en marche sur le circuit des monocoques de 60 pieds. La baie des Flamands en témoigne, puisqu’après Sam Goodchild, elle a accueilli ce dimanche trois Britanniques, une Suissesse et un Allemand, comptant toutes et tous parmi les grands animateurs de cette 16e Route du Café, marquée par la montée en puissance des foilers.

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Transat Jaques Vabre. Le point sur les classements, ce n’est pas fini !

Alors que le podium en Imoca est désormais connu, la 4e place va être disputée entre Charal, Initiatives Coeur et Malizia qui signe un super retour. En Class40, le jeu reste ouvert entre l’option nord et sud. Groupe Snef semble bien placé face à Alle Grande Pirreli. Le dernier empannage sera important.

En Imoca, Charal devrait prendre la 4e place de justesse devant Initiatives Coeur et Malizia puis Teamwork qui aura bien animé la course avec son option nord.
Une option en Class40 que tente Groupe SNEF qui paraît bonne au rythme actuel du bateau qui avance 1 à 2 nds plus vite qu’Alle Grande Pireili. Mais attention pour gagner il faudra prendre en compte le temps des 2 manches et à ce compte, Alle Grande Pirelli compte 1h19 d’avance.
Sur Amarris, les dernières 24 heures à bord ont été pour le moins éprouvantes…
Alors que le duo évoluait toujours dans son option nord dans du vent très soutenu, beaucoup de mer, Gildas assit à l’entrée du bateau aurait été projeté très violemment à l’intérieur, 4 mètres plus loin dû à un énorme planté dans une vague.
« J’ai eu la peur de ma vie » raconte ce matin Achille en revoyant cette image de son co-équipier complètement sonné. Heureusement ce dernier a vite repris ses esprits mais il souffre de douleurs au bras, dos et hanche.
Achille va dorénavant devoir assurer la gestion du bateau en solo vers la Martinique.
Côté météo, rien n’est simple, la route se barre totalement devant eux, alors ils vont tenter ce dernier coup de poker « notre option initiale qui était de faire route directe un peu à l’est de la Martinique ne passe plus du tout. Il y a une grosse zone de molle. Il y a donc une option qui se dessine qui est de faire le grand tour par l’ouest et d’arriver plein nord vers la Martinique. ». Et pour couronner le tout, les aériens du bord, ces systèmes qui donnent les infos de vent sont HS, la navigation se fera donc en mode compas

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Transat Jacques Vabre. Le beau doublé de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière en Imoca !

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière signent une belle victoire sur leur nouvel Imoca For People. Première réactions. L’IMOCA FOR PEOPLE de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière remporte la Transat Jacques Vabre 2023. Il a franchi la ligne d’arrivée à Fort de France ce matin à 7 heures et 2 minutes heures française. Il s’impose en 11 jours, 21 heures, 32 minutes et 31 secondes. Il a parcouru 5 400 milles à 18,9 noeuds de moyenne sur l’ortho. Il a en réalité parcouru sur le fonds 5 425 milles à 19 noeuds de moyenne.

Thomas : « Si on arrive en tête à Fort-de-France c’est grâce à l’équipe, c’est canon. C’était pas simple de la gagner une fois et de la regagner encore une fois avec toi (Morgan Lagravière), c’était encore un super moment. Je ne pouvais pas avoir mieux pour m’accompagner et découvrir mon bateau et me préparer pour préparer les courses à venir. Ce sont des bateaux qui sont complexes, il y a plein de leviers, plein de choses à faire marcher et je pense que Morgan est la personne idéale pour ça en plus d’être mon pote.”

Réactions sur les pontons & Conférence de Presse

Morgan : « C’est l’illustration des beaux moments de vie qu’on a pu vivre ces derniers jours. On ne se rend pas compte comme ça mais ça a été un travail acharné, heure après heure, minute après minute. La particularité de notre équipage c’est que ça se fait vraiment dans la bienveillance et dans une espèce d’émulation commune qui fait que je pense qu’on a quelques chose en plus que les autres. Ça s’est encore vu sur cette transat donc on n’est pas juste bon dans notre rôle, il y a de l’humain. C’est pour ça qu’on vient chercher ces courses-là, bien avant le résultat sportif, c’est pour ces émotions (…) C’est toujours aussi plaisant de passer du temps en mer avec Thomas. Quand je voyais les perspectives de la course, en fait je ne voyais pas très bien ce qui pouvait nous arriver, j’aurais pas aimé être à la place des autres. »

L’INTENSITÉ :
Thomas : “C’était une course intense, on gagne pas des courses sur le circuit IMOCA sans tout donner. On n’avait qu’une envie c’est que ça s’arrête parce qu’on avait mal partout et on a eu des soucis de sifflements des fois dans le bateau et c’était vraiment pénible. Mais l’engagement c’est ce qu’on vient chercher aussi et la victoire en est d’autant plus belle même si de l’extérieur ça a pu donner l’impression qu’on avait dominé la course, en pratique c’était pas le cas, mais ça fait partie du plaisir et on est là pour ça.”

Morgan : « Sur le bruit, c’était extrêmement inconfortable. Thomas dit que ça siffle et ça va siffler dans nos oreilles encore quelques jours. On était avec les boules Quiès en permanence et il fallait se crier dessus pour se parler. J’ai la voix cassée !

Je ne sais pas si on peut mettre beaucoup plus d’intensité qu’on en a mis. Il y a eu un tournant à la fin. On s’est retrouvé à vue avec Paprec Arkea. On allait un peu plus vite qu’eux et on s’est dit que c’était là qu’il fallait taper du poing et on a beaucoup barré. Ils ont fait sans doute un peu craqué par qu’ils ont fait une erreur de trajectoire à ce moment-là. L’intensité, on l’a mise vraiment à ce moment-là pour passer des crans de performance et marquer les autres. »

Thomas : « On a pas mal barré, Momo plus que moi. Je ne suis pas sur que beaucoup d’IMOCA aient barré autant que nous sur cette transat…

Morgan : « Le bateau le permet aussi. Plein d’autres IMOCA ne le permettent pas car l’ergonomie du poste de barre n’est pas adaptée ou que le système de barre est trop dur. Là, au delà d’être un bateau vivant, For People permet de barrer et transmets ses sensations. C’est la connexion avec l’avatar. Lorsque tu barres, tu retires beaucoup de choses. J’avais déjà remarqué ça il ya deux ans. On a progressé jour après jour, sur le fonctionnement de notre binôme et la connaissance du bateau. A partir des Canaries, on est rentré dans une autre course parce qu’on avait progressé. C’est un objectif qu’on s’était fixé : on était bien plus fort à la fin de la course qu’au début.

LE DÉBAT NORD / SUD
Thomas : “On a été très inquiet. Depuis le début on regarde tous cette option Nord. Je pense que personne n’avait envie d’y aller, on avait tous envie d’aller faire du portant sous le soleil, leur route était techniquement dure à réaliser. On ne s’attendait pas nous non plus à aller aussi vite et c’est vrai que ces options sud elles ont peut-être tendance à être sous-estimées en force de vent. On avait bon espoir et avec la machine qu’on avait on avait pas envie de faire autre chose que du portant. Donc on s’est mis d’accord avec Momo, on a dit, allez, c’est parti, on y va (…) On s’est concentré sur notre route Sud. A un moment Momo m’adit, allez regarde les routages. Au début j’avais pas trop envie et ensuite je m’y suis plus intéressé. Ils ont bien jouée leur chance et ils arrivent bien placé. C’est une route qui m’a fait peur au début car elle était gagnante et je la voyais bien finir devant. Pendant longtemps, ils avaient quasi une journée d’avance sur les routages que je faisais. Mais après, on gagnait du temps sur nos routages et eux en perdaient. Dans les alizés, on sous-estime souvent la force du vent et on a gagné un jour sur les routages théoriques. Si on était arrivé 24 heures plus tard, Justine et Julien auraient gagné. On a eu un peu plus de vent que prévu et on est aussi allé un peu plus vite. Au final ça reste une bonne option ils arrivent bien, peut-être même mieux que si ils avaient pris la route sud finalement. Ils ont jouer le truc à fond et chapeau à eux.”

DE FOR THE PLANET À FOR PEOPLE :
Thomas : « Le moment que je vais garder en tête c’est lorsqu’on se retrouve dans les îles atlantiques (Canaries). Momo à la barre, moi à la trajectoire et là on se regarde et on est en train de faire marcher un des monocoques les plus rapides du monde. Et là, c’était un pur kif !

Notre transat a un peu démarré là. Dans le rythme, dans les trajectoires, je me suis un peu débloqué. Momo a commencé à plus barrer. »

Morgan : « C’est un élément parmi d’autres. Mais For People est un bateau exceptionnel qui procure un plaisir que j’ai peu connu, même sur les ULTIM. Trouver les bons réglages, les bons paramètres, je m’épanouie beaucoup là dessus. Y a un gros travail qui a été fait par les architectes et l’équipe.

Thomas : “Je suis content que mon ancien bateau qui m’a donné beaucoup de plaisir soit dans les mains d’un marin comme Sam. On a beaucoup travaillé à quatre avec Antoine (Koch), Sam, Momo et moi en avant-saison, en entraînement. On n’a pas fait une sortie sans que l’autre bateau soit aussi avec nous sur l’eau. La différence se fait aussi là, sur le fonctionnement de l’équipe. La particularité de ce groupe c’est l’échange. Et cette confrontation si elle est saine et bien dite dès le début, ça fait un truc super et on est sur le podium sur toutes les courses.”

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Transat Jaques Vabre. Paprec Arkea 2e et For the Planet 3e sur la ligne !

Cette transat en Imoca nous aura régalé jusqu’à la fin avec une deuxième place disputée à quelques encablures de la ligne d’arrivée entre Paprec Arkea et For the Planet.

Ce dimanche à 6 h 11 locale (11 h 11 heure de Paris), Yoann Richomme et Yann Eliès ont franchi en deuxièmes position la ligne d’arrivée en baie de Fort-de-France de la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Le temps de course de Paprec Arkéa est de 12 jours, 01 heures, 41 minutes et 16 secondes. Il a effectué les 3750 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 12,98 noeuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en réalité parcouru 5448,80 milles à la vitesse moyenne de 18,81 noeuds (sur l’eau). Son écart au vainqueur est de 4 h 8 min 45 sec.

Il y aura eu de l’engagement et de l’intensité tout du long de cette transat Jacques Vabre jusqu’à finir en match race en Baie de Fort-de-France au lever du jour. Yoann Richomme et Yann Eliès sur Paprec Arkéa ont dû batailler jusqu’au bout pour conserver leur 2e place devant Sam Goodshild et Antoine Koch sur For the Planet (ex-LinkedOut) qui n’ont rien lâché à bord de leur Imoca d’ancienne génération.

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Transat Jaques Vabre. Sam Goodshild et Antoine Koch For The Planet, troisièmes en Imoca !

Sam Goodchild et Antoine Koch ont franchi en troisièmes position la ligne d’arrivée en baie de Fort-de-France de la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Le temps de course de For the Planet est de 12 jours 1 heure 50 minutes et 32 secondes. Il a effectué les 3750 milles du parcours entre Le Havre et Fort-de-France à la vitesse de 12,97 noeuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en réalité parcouru 5333,58 milles à la vitesse moyenne de 18,40 noeuds (sur l’eau). Son écart au vainqueur est de 4 h 18 mn 1sec et au deuxième 9 mn 16 sec.

Pour sa première saison à bord de l’IMOCA FOR THE PLANET, Sam Goodchild, associé au navigateur-architecte Antoine Koch, passe avec brio l’examen d’entrée dans le club très fermé des performers de la Classe. 4 courses, et 4 troisième places. Tel est le bilan de ce binôme singulier, complémentaire en diable, qui est venu perturber avec bonheur la montée en puissance de nombre de voiliers dernier cri, plus récents et avant-gardistes que leur plan Verdier lancé en 2019 par Thomas Ruyant. 3ème ce matin de la Transat Jacques Vabre 16ème du nom, au terme d’une trépidante empoignade avec Paprec Arkea (Richomme – Eliès), FOR THE PLANET complète le triomphe d’un nouveau modèle de la course au large, celui de l’écurie TR Racing, équipe sportive à deux bateaux, FOR PEOPLE, vainqueur de l’épreuve et FOR THE PLANET, engagés en soutien de causes sociales et environnementales au sein du collectif We Sail for People and Planet et pour le Réseau Entourage et le fonds citoyen Team for the Planet.

La synergie entre deux Teams, deux binômes de skippers, a permis de hausser très rapidement le niveau de jeu des deux bateaux, performants dans toutes les situations météos rencontrées durant cette longue transat depuis le Havre. Sam Goodchild, qui voici un an abandonnait la Route du Rhum sur blessure à bord de son Ocean Fifty Leyton, rebondit de spectaculaire manière avec cette accumulation de performances de très haut niveau tout au long de la saison et lors de cette Transat en apnée depuis Le Havre.

Véritable stakhanoviste de l’IMOCA, Le Britannique, qui fête aujourd’hui ses 34 ans, aura passé le plus clair de son année sur l’eau, lors de The Ocean race en début d’année à bord de 11th hour, puis lors de son investissement sans compter pour apprivoiser FOR THE PLANET. Sam et Antoine auront animer de belle manière l’avant-garde de la flotte, toujours dans les bons coups, rapides et inspirés dans l’alizé. Leur mano a mano en fin de course avec Paprec Arkea, né lui aussi du crayon d’Antoine, restera un des temps fort de la course.

Sam Goodchild :
« On n’est pas du tout déçu de ce final. On a tout tenté ce matin pour essayer de prendre cette deuxième place. Mais ce podium nous ravi. On aurait signé tout de suite au départ du Havre face à une telle concurrence. On a été à la bagarre toute la course avec les bateaux récents. On a fait avec Antoine ce que nous avions prévu, c’est à dire naviguer très proprement, sans faire de bêtise. On a dû s’arrêter dès le départ devant Cherbourg pour intervenir sur notre chute de GV. Mais ce résultat, pour nous, pour toute l’équipe est absolument génial. Antoine et moi signons une troisième place sur chacune des 4 courses disputées. C’est mieux qu’espéré. Le bateau est violent. On a un peu mal partout. Il va me falloir récupérer avant de repartir, en solo cette fois, dès la fin novembre pour le “Retour à la base.”

Antoine Koch :
“Ce résultat est dans l’ordre des choses, si l’on fait le compte des bateaux neufs, de ceux qui ont eu des soucis tech niques. On est très heureux de cette troisième place. On a mis la pression jusqu’au bout à Paprec Arkéa et ses spécialistes de la Solitaire, Richomme – Eliès. On a beaucoup appris du bateau, et agrandi nos plages de réglages dans toutes sortes de conditions. Ces bateaux sont vraiment exigeants. On est toujours sur les portières, et on navigue de façon engagée. FOR PEOPLE a été impressionnant. On a été deux jours à la bagarre, à vue sur l’AIS, avec Initiatives Coeur et Malizia. On les a décramponnés hectomètre par hectomètre et on a pu se mêler à la bagarre pour les accessits. Il y a eu beaucoup de mental dans cette forme d’engagement. Au final, et au bilan de l’année, avec nos 4 places de troisième, on est à notre place…”

Alexandre Fayeulle, Président et Fondateur d’Advens, co-fondateur de TR Racing, armateur de FOR PEOPLE et FOR THE PLANET
« Mon sentiment à chaud est qu’au-delà du résultat, je me réjouis que la démonstration du talent de Thomas ait été faite de si spectaculaire manière. Il signe une troisième victoire consécutive dans une grand classique océanique ! Il est le petit prince de l’alizé ! Je suis heureux du bon fonctionnement de notre écurie à deux bateaux, un modèle qui a parfaitement fonctionné dans sa quête de synergies sportives, techniques et humaine. C’est une démarche audacieuse, et le résultat est exceptionnel. Je salue la vision sportive de Thomas, ses choix humains et techniques pertinents. Il a su réunir les meilleurs autour de son projet. Il y a là une forme de consécration, pour lui et pour toute l’équipe réunie autour de Thomas Gavériaux. Sur l’eau, avec l’aide du très précieux et très unique Morgan Lagravière, il a affiché une belle maitrise. J’ai aussi une énorme pensée admirative pour Sam Goodchild et Antoine Koch, qui signent un quatrième podium pour autant de course disputées cette année. Là aussi, on évolue dans l’exceptionnel ! »

François Gouilliard, CEO fondateur de Leyton « Voir Sam sur le podium de la Transat Jacques Vabre après le choc de la Route du Rhum, quelle émotion pour nous ! Encore une belle démonstration de résilience, et surtout de sa haute technicité de marin, à l’aise sur tous les supports. Et bravo à Antoine pour sa triple victoire, en tant que co-skipper du For The Planet, et architecte des deux autres bateaux sur le podium ! Partout dans le monde nos collaborateurs ont suivi avec passion, aux côtés des partenaires de notre collectif We Sail For People and Planet, leurs 4 skippers marquer l’histoire sportive avec 2 bateaux portant les mêmes couleurs, celle d’une société solidaire et responsable. »

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Transat Jacques Vabre. Yoann Richomme 2e sur Paprec Arkea : “On s’est bien donnés !”

Yoann Richomme : « On s’est bien donnés ! Depuis que l’on est au contact avec For the Planet, il a fallu s’arracher pour essayer de les distancer. On y est parvenu plusieurs fois mais rien n’était facile. Nous avons cravaché dans la dernière ligne droite pour regagner quelques milles, on savait que ça allait être tendu sous le vent de l’île. Comme ils ont été opportunistes, ils ont essayé de couper au plus court… Heureusement, on a réussi à rester devant de justesse ! Cette course, il fallait la finir. Le début était intense, on aurait pu tout casser… Ce qui est top c’est qu’on ramène un bateau en super état ! On n’aurait pas pu gagner cette course ! »

Yann Eliès : « On a encore plein de choses à apprendre ! On voit qu’on tâtonne, qu’on n’est pas aussi réactifs que certains de nos concurrents même si on a récupéré quelques certitudes sur les réglages. Ça rend la tâche toujours un peu plus difficile. Mais dans le même temps, on a la certitude qu’on a appris plein de choses et c’était l’objectif. »

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Transat Jacques Vabre. Thomas Ruyant et Morgan Lagravière en approche pour un doublé !

Thomas Ruyant et Morgan Lagravière (For People) sont attendus cette nuit à Fort de France où une deuxième victoire de suite en Imoca leur tend les bras après une course intense. Ils auront été énormes face à une concurrence de taille avec Charal et Paprec-Arkea. Le podium qui devrait suivre devrait être composé des duos Yoann Richomme – Yann Eliès (Paprec – Arkéa) et Sam Goodchild – Antoine Koch (For the planet). Une consécration pour l’architecte Antoine Koch qui signe les plans des 2 premiers bateaux avec Finot Conq et a participé au 3e avec Guillaume Verdier.

Charal qui a connu des problèmes de voile bataille avec Initiatives Coeur pour la 4e place et ils devraient être rejoints par Malizia et Teamwork finalement malheureux après son option nord.

HEURE D’ARRIVÉE ESTIMÉE

Dimanche 19 novembre :
FOR PEOPLE (IMOCA) : 05h00 (heure française), 00h00 (heure Martinique)
PAPREC ARKEA (IMOCA) : 08h00 (heure française), 03h00 (heure Martinique)
FOR THE PLANET (IMOCA) : 08h30 (heure française), 03h30 (heure Martinique)

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Transat Jacques Vabre. Yoann Richomme et Yann Eliès: “On se bat pour conserver notre 2e place !”

Yoann Richomme et Yann Eliès deuxièmes en Imoca sur Paprec Arkéa doivent batailler pour conserver leur position devant Sam Goodshild et Antoine Koch. Le duo promet de tout donner, malgré la fatigue et la pression.

Yoann Richomme et Yann Eliès ont dû s’employer pour conserver leur 2e position derrière For People mais ce n’a pas été aisé. « Les dernières 24 heures ont été très intenses en termes de rythme », reconnait Yoann dans un message envoyé au cœur de la nuit. Et à ce jeu-là, tout se joue sur des détails. Vendredi, Paprec Arkéa tente un décalage pour trouver une bascule de vent. Un choix audacieux, certes, sauf que « la bascule n’est jamais venue ». « On a perdu toute notre avance sur For The Planet (actuellement 3e) et on aurait pu perdre plus », explique Yoann. Il faut donc faire preuve d’une détermination sans faille pour résister. La délivrance de l’arrivée, et le bonheur de retrouver leurs proches et les douceurs de la terre se rapprochent. « On est à 24, 25 nœuds de moyenne, la vie est dure à bord, souligne Yann. Les conditions moites et humides à bord, ça use ». Il convient également de composer avec la concurrence : ce samedi matin à 8 heures, For The Planet (Sam Goodchild et Antoine Koch) pointaient à 7 milles derrière Paprec Arkéa.

La suite, après un dernier empannage vers la Martinique, la stratégie du duo est de gérer le mieux possible la pression du vent pour optimiser la vitesse au maximum. La tension et la fatigue sont prégnantes. Mais Yoann se veut optimiste et positif : « même si ça tire sur le système, on sait que c’est la fin donc on se donne encore plus ! »

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