La flotte reste très compacte puisque dans le sillage du premier de cordée, Paprec-Virbac 2 (Jean-Pierre Dick) et Groupe Bel (Kito de Pavant) progressent à 9 milles. DCNS (Marc Thiercelin) ferme la marche à 18 milles.
Grands travaux et colonnes d’Hercule
Comme quoi aucun ne ménage sa peine pour s’extraire de la Méditerranée dans des airs très instables en force et direction. A l’heure de mettre les voiles et de saluer la grande cité catalane, tous les équipages s’accordaient en effet pour dire que les 48 premières heures de course pour rejoindre à Gibraltar s’annonçaient, au regard des prévisions météo, cruciales : et surtout aussi toniques que tactiques ! Comme quoi la Méditerranée ne ferait certainement pas mentir sa réputation. Dans ses dernières longueurs les plus occidentales, la Mare Nostrum ne se révélerait pas un long fleuve tranquille : pas question de laisser s’échapper vers les grands espaces océaniques six équipages affûtés pour régater au meilleur niveau et venus d’Istanbul sans les mettre à une dernière rude épreuve ! Place donc aux grands travaux – et grandes manœuvres – avant de saluer les colonnes d’Hercule.
Méditerranée déchaînée
" Il y a en fait des petits foyers dépressionnaires qui se promènent en Méditerranée et c’est un peu la foire ! En gros, ce début d’étape, ça peut être tout ou rien et varier de 5 à 30 nœuds en un rien de temps, ce qui suppose déjà beaucoup de manœuvres en perspective, " expliquait Gildas Morvan, grande figure du circuit Figaro et équipier à bord de Veolia Environnement avant de mettre les voiles et laisser Barcelone dans son sillage. Et le Champion de France de Course au Large en titre, de poursuivre : " Ca va être la Méditerranée déchaînée, telle qu’on ne l’a pas encore vue jusqu’à présent. On serait presque tenté de dire vivement l’Atlantique ! "
L’incertitude l’emporte déjà en tout début de course et rajoute un peu de sel à l’horizon de cette troisième étape, celle de tous les enjeux… Mais, Roland Jourdain, après avoir trop subi les affres de calmes lancinants sur les eaux de la Grande Bleue affichait son objectif pour ce dernier acte de l’Istanbul Europa Race entre Barcelone et Brest : « donner le meilleur de nous-mêmes sachant que les autres ont très faim aussi, pour essayer d’arriver dans nos eaux les mieux placés possible ! » Il ne pouvait pas si bien dire, ni si bien débuter un parcours à haut risque. Parole de Breton !
Ce week end se déroulait à Saint Malo le 6e Raid des Corsaires. Samedi les deux manches courues sur des parcours réduits en raison des conditions météo musclées, 25 à 30 nœuds de vent de nord est, voyaient plusieurs équipages rentrer prématurément.
Dans ces conditions éprouvantes pour les régatiers , l’équipage local Benjamin Lamotte et Benjamin Amiot s’octroyait la 1er manche suivi de près par Misha Heemskerrk et Bastiaan Tentij . La 2e manche inversait le classement : premiers Misha Heemskrerk et Bastiaan Tentij, deuxièmes Benjamin Lamotte et Benjamin Amiot .Yvan Bourgnon et Pierre Gauthier complètait le podium de ce 1er jour.
Dimanche l’ensemble de la flotte a pu effectuer la totalité de la Route des forts Citroen dans des conditions idéales de 15 noeuds de vent . Des milliers de spectateurs ont admirés les 130 catamarans passant, sous spi, au pied des remparts. A l’issue de ce parcours d’une quarantaine de miles qui a conduit les équipages au Cap Fréhel, Mitch Booth et Pim Nieuwenhuis (team HobieCat Europe) malheureux la veille suite à un bris de dérive devançait de quelques encablures Misha Heemskrerk et Bastiaan Tentij (team Hobie Cat Europe). Olivier Backes et Mathieu Vandamme (Capricorn) prenaient la troisième place, Lamotte-Amiot (Nacra) voyant leurs espoirs s’envoler suite à une avarie de safran. En classe 104, écrasante domination de l’équipage brittanique Chris Sproat et Georgina Burke (Viper). En classe Hobie Cat 16, la victoire revient à l’équipage alain Riaublanc et Sophie Laurent du CV Saclay.
Résultats
Formule 18 1 Misha Heemskrerk et Bastiaan Tentij – Pays-Bas 2 Olivier Backes et Mathieu Vandamme – France 3 Benjamin Lamotte et Benjamin Amiot – France (équipage de Saint Malo)
Intersérie 1 Chris Sproat et georgina Burke – Grande Bretagne 2 Nicolas Gaubert et François Sangiardi – France 3 Gilles Guitard et Guy Blique – France
Hobie Cat 16 1 Alain Riaublanc et Sophie Laurent 2 Frederic GOUABAU et Guénolé Tanhuy Lees 3 Pascal Gallais et Philippe Joyez
Pas de vent ce matin puis une grande instabilité cet après-midi. Les orages qui sévissent actuellement dans le sud de l’Espagne ont contrarié cette première journée de course pour les TP 52 et la manche officielle d’entraînement des GP 42.
Après avoir quitté le port vers 13h30, les équipages ont attendu sur zone alors que les grains faisaient leur apparition apportant leur lot de pluie et de vents soutenus mais très perturbés. Pendant que les six 60 pieds open de l’Istanbul Europa Race croisaient au large de la baie de Cartagena, Groupe Bel en tête, le Comité de course de l’Audi MedCup tentait en vain de mouiller un parcours, et la seule procédure lancée ce jour a été arrêtée à 30 secondes du départ pour cause de bascule de 15 degrés.
Ce sera donc une journée sans pour les protagonistes du circuit. Ils ne s’en plaindront pas. Cette dernière épreuve de la saison est à forts enjeux pour la plupart d’entre eux. Or, ces régatiers professionnels aspirent à disputer des manches dans des conditions qui ne confinent pas à la grande loterie…
Chacun s’est donc appliqué à trouver ses marques et son rythme. Les stratégies des uns et des autres prenaient une teneur plus conservatrice, la sagesse dictant d’affaler spis, petits ou mediums, de prendre deux, voire trois ris dans la grand-voile, et de faire le dos rond dans le coup de vent de Nord-Est forcissant à l’approche du cap Finisterre. La flotte n’a ainsi déploré "que" trois retours au port, tous momentanés et déjà relégués au rang des péripéties. Deux arrêts à Gijon et la Corogne sont en cours et aucun abandon n’a encore été à déplorer.
Impressionnant Lobato
La course n’en demeure pas moins passionnante. Le mano a mano entre le leader catégorie Série, Francisco Lobato (ROFF TMN) et l’homme de tête des Protos HP Schipman (Maison de l’avenir Urbatys), est stupéfiant et tout à la gloire du jeune portugais, déjà coutumier du fait avec sa victoire au scratch dans Les Sables Les Açores- Les Sables en 2008. Tous les favoris de la course s’accrochent et vont rentrer d’un même mouvement dans le plus fort du coup de vent qui va les propulser sur des bases record le long des côtes de la péninsule ibérique vers Funchal. Un premier écart est pourtant venu récompenser les leaders et il n’y a plus guère que Schipman et Thomas Ruyant (Faber France), à tenir le rythme soutenu du Portugais impérial en ses eaux. La tête de la course croise en effet au large de Vigo et c’est bien les rivages Portugais qui s’annoncent par le travers du voilier immatriculé à Lisbonne.
Histoires de trajectoires
Une quinzaine de milles séparent ces trois protagonistes d’une autre sensation de ce début de course, l’inattendu Xavier Macaire et son voilier de Série "Masoco Bay". A la forte houle (près de trois mètres) et au vent fort, près de trente noeuds fichiers, s’ajoutent à présent pour la majeur partie de la flotte en passe de "dégolfer", une dimension tactique : rester au plus fort du vent le long des côtes, ou s’écarter déjà vers l’ouest vers des flux plus modérés de plus en plus orientés dans l’axe du bateau? Privés d’aide extérieure à la navigation, les solitaires s’en remettent entièrement à leur sens marin et à leurs expériences individuelles pour gérer leurs trajectoires dans l’ignorance de la position de leurs adversaires. C’est là un des caractères de la magie de cette course. Stéphane le Diraison (Cultisol-Marins sans frontière), sait-il ainsi qu’il évolue déjà loin dans l’ouest de ses petits camarades? Un décalage d’une trentaine de milles en latitude existe déjà qui peut, à terme, favoriser son retour sur la tête de la flotte. Rien n’est bien entendu joué et pour tous les favoris, Fabien Després, Rémi Aubrun, Bertand Delesne, Andrea Caracci venu flirter avec les cailloux espagnols, ou le Sud-africain Matt Trautman invité surprise du Top Ten, ce sont 36 longues heures de brise qui s’annoncent. De la brise avec pour nécessité absolue la préservation du bateau, dans une configuration de vent arrière qui impose le délicat exercice des empannages à répétition avec leur lot de vracs, chalutages et grands effrois quand l’avant du bateau vient plonger sous la vague… Un frisson qu’il tarde à Davy Beaudart, en escale technique à Gijon, et Franck Colin arrêter à La Corogne, de retrouver au plus vite. Au coeur du Golfe de Gascogne, Olivier Avram sollicite fort son "Cap Monde 2" au bout-dehors réparé. Le danger pour lui est, bien entendu, de voir le coup de vent emporter la flotte sans lui. Il aimerait à l’évidence réintégrer au plus vite le peloton, comme l’a fait la nuit précédente un autre malchanceux du début de course, le jeune Sébastien Rogues qui a ramené tambour battant son Série
Avec le sourire et la concentration des grands jours, les trente marins du Tour de l’Europe ont laissé Barcelone dans leur sillage. Après une escale reconstructrice dans la cité catalane, la flotte de l’Istanbul Europa Race a repris sa route et mis le cap sur la plus longue étape de la course. Dans un vent avoisinant les 15 nouds et sous un ciel orageux, les six monocoques Imoca ont offert une dernière fois le spectacle à l’Espagne. Piqué au vif après deux étapes à jouer les lanternes rouges, DCNS se voyait crédité du meilleur départ et pointait en tête. Aux abords de la première marque du parcours inaugural, les hommes de Marc Thiercelin commettaient une petite erreur qui leur coûtaient la première place. Un détail face aux milles qui se présentent en ce moment devant leur étrave. Pour l’heure donc Kito de Pavant et Groupe Bel mènent les débats de moins d’un mille et devancent Veolia Environnement, 1876 et Paprec Virbac 2. DCNS cinquième, précède Foncia, Michel Desjoyeaux ayant opté pour une négociation du départ à terre. Les équipages ont donc entamé leur descente de la Méditerranée vers le détroit de Gibraltar et les retrouvailles avec l’Atlantique. D’ici là, les conditions météo devraient jouer la complexité, entre zones désertées par le vent et rafales sous les nuages. Gageons que chacun cherchera le décalage opportun pour faire la différence et qu’à bord des bateaux des trois prétendants à la victoire finale, les stratèges auront à faire.
Quel parcours jusqu’à Brest ?
Trois parcours différents s’offrent aujourd’hui à Jean Maurel, directeur de course et à la flotte de l’Istanbul Europa Race 2009. Un dénominateur commun à chacune de ces options fera contourner la péninsule ibérique et remonter vers la Bretagne. C’est au large de Camaret et après une porte obligatoire que les variantes se dessineront. Ainsi, si la météo vient brider le jeu, les équipages fileront-ils directement vers Brest, en terminant avec un parcours de 1 453 milles. Si le vent est de la partie et qu’une situation à plus long terme se dégage, deux alternatives se présenteront ; un passage via Wolf Rock pour 1 668 milles ou un long parcours de 1 982 milles allant saluer le mythique phare du Fastnet. A terre, comme en mer, les routages vont donc tourner à plein régime pour envisager toutes les possibilités et se parer à chaque éventualité. De quoi ménager le suspense jusqu’au bout quant au nom du lauréat de la course.
Les figaristes en jokers
La Classe Figaro Bénéteau a depuis toujours été considérée comme le meilleur des tremplins vers les monocoques 60 pieds. Comme pour mieux confirmer l’adage, quatre des meilleurs figaristes du moment ont embarqué sur l’Istanbul Europa Race. Ainsi, depuis le départ de Turquie, Gildas Morvan est-il l’une des pièces maîtresses de l’équipage de Roland Jourdain. A bord de Veolia Environnement, le champion de France de Course au Large en Solitaire en titre a très vite pris ses marques. Autre Gildas, autre talent, le brestois Gildas Mahé a posé son sac à bord de Foncia à l’invitation de Michel Desjoyeaux. Barreur émérite et équipier réputé pour son enthousiasme, il aura à cour de briller dans les eaux qui l’ont vu débuter et d’apporter son talent à une conclusion heureuse. A bord de Groupe Bel, le jeune François Gabart est arrivé à Barcelone pour essayer de transformer l’essai au départ de la dernière étape mais également pour parfaire son fonctionnement avec Kito de Pavant dans la perspective de la Transat Jacques Vabre qu’ils disputeront ensemble. Enfin, le tout récent vainqueur du Tour de Bretagne à la Voile, Eric Drouglazet, est venu prêter main forte à son ami de toujours, Marc Thiercelin. Ensemble, les deux complices ont la ferme intention de démontrer que si DCNS peine dans le petit temps, il a de quoi menacer la hiérarchie dans des conditions plus favorables. Déjà séduits par la Cap Istanbul, épreuve officielle de leur calendrier sportif, les amoureux de la monotypie retrouvaient ce matin avec un plaisir non feint l’équipe organisatrice d’Olay Nautic. Leur présence annonce de la navigation au contact et des nuits sans sommeil sur l’eau et du grand spectacle pour les observateurs.
La météo prévoyait un bon medium de sud-est pour l’après-midi. Finalement, le vent est resté timide (une dizaine de nœuds) et il a soufflé de secteur… sud-ouest, preuve que ce plan d’eau, théâtre des dernières opérations de la saison Audi MedCup, est aussi imprévisible que ce que les marins veulent bien le dire.
Après deux exercices de départ, le parcours banane (deux tours) a été lancé à 13h38 très exactement. Les Portugais de Bigamist sont rappelé à l’ordre pour avoir franchi la ligne trop tôt tandis que Bribón s’élance avec du vent frais côté bouée, imité par les Russes de Synergy et Emirates Team New Zealand. Un petit chassé-croisé bâbord tribord entre ces deux derniers bateaux, impliquant également les Suédois d’Artemis va couter assez cher à Vasco Vascotto ( à la barre du TP 52 suédois pour cette dernière épreuve) et son tacticien Paul Cayard qui ne dérogeront jamais de la 4e place.
Cette manche d’entraînement s’est jouée non seulement sur la qualité du départ, mais aussi sur le choix du côté du parcours. Avec un vent légèrement plus soutenu au large et des oscillations favorables, il fallait rester sur la gauche du plan d’eau pour briller à l‘arrivée. C’est ce qu’on réussi à faire les hommes de Thierry Peponnet. En tête à la marque au vent, ils n’ont jamais été inquiétés par leurs poursuivants jusqu’à la ligne d’arrivée. Même régularité pour Dean Barker et son groupe. Les leaders du classement général provisoire ont en effet passé toutes les marques en deuxième position jusqu’au finish. De fait, la hiérarchie a assez peu évolué au cours de ce parcours banane de 7,6 milles. Seuls les Russes de Synergy font une belle remontée après le premier bord de portant, à l’inverse des Portugais de Bigamist qui vont perdre du terrain à l’issue d’un premier mauvais bord de spi.
Demain mardi, les choses sérieuses commencent pour les TP 52 qui disputeront trois manches dès 13 heures. Les six GP 42 auront droit quant à eux à leur journée d’entraînement.
Ils ont dit :
Thierry Peponnet, barreur de Bribón, vainqueur de la manche d’entraînement : « Content, oui mais ce n’est que la manche d’entraînement… on a quand même coupé la ligne d’arrivée. Ross MacDonald a été très bon tactiquement, il a tout bien exploité. On a toujours navigué avec un nœud de pression de plus que tout le monde. On a fait un bon départ à gauche, une bonne exploitation du vent et il y a avait apparemment plus de pression au large, à l’extérieur de la baie. Même avec du clapot, on était bien en vitesse… je ne sais pas si ça présage de bonnes choses pour la suite, je vous dirais ça dans quelques jours… »
Dean Barker (NZL), barreur d’Emirates Team New Zealand : « On se souvient de l’année dernière que c’est un plan d’eau piégeux et on en a eu la preuve aujourd’hui. Il n’y pas vraiment de schéma préétabli pour comprendre ce qui se passe. Il n’y a jamais eu un moment tranquille à bord. C’était oscillant, avec des risée et il était difficile d’être régulier donc, dans ce contexte, nous sommes satisfaits de notre prestation aujourd’hui. Ca va être une de ces semaines où il sera très difficile d’être régulier. Donc, toutes les manches dans les trois premiers seront des bonnes manches. »
Grant Dalton (NZL) pied de mât et patron d’ Emirates Team New Zealand: « Cette semaine, nous allons aborder ça comme n’importe quelle régate. Nous ne nous sommes pas fixé de stratégie, nous allons régater normalement. Aujourd’hui, nous avions une vitesse correcte, même dans ce contexte de vent capricieux » En ce qui concerne le programme de l’année prochaine avec l’arrivée des Louis Vuitton Series : « Les actionnaires principaux des Louis Vuitton Series, à savoir Artemis, Synergy et nous mêmes sommes tous en TP 52. Donc nous voulons être présents l’année prochaine. Nous avons parler avec l’organisation, regardé le calendrier et fait en sorte qu’il n’y ait pas de clash entre les épreuves. Avec deux RC 44, l’Audi MedCup et les Louis Vuitton Series… nous avons des projets majeurs pour l’année prochaine. »
Paul Cayard (USA), tacticien d’Artemis (SWE) : « Peu après le départ, Emirates Team New Zealand a viré, nous avons viré dessous mais nous n’avions pas vu Synergy qui arrivait tribord. Je pensais qu’ils étaient derrière nous. Donc, nous nous sommes retrouvés dans une situation délicate, ce n’était pas génial. Sinon, le vent n’est pas évident à appréhender, très instable et il y a du clapot donc c’est difficile de rester rapide tout le temps et c’est difficile tactiquement car les oscillations sont si rapides qu’on ne sait pas s’il faut les jouer ou non. »
Circuit Audi MedCup 2009 – Trophée Caja Mediterráneo Région de Murcie
TP52 Series Manche d’entraînement 1. Bribón (ESP) 2. Emirates Team New Zealand (NZL), +01:33 3. Synergy (RUS), +01:40 4. Artemis (SWE), +02:16 5. Quantum Racing (USA), +02:20 …
Circuit Audi MedCup 2009 – Classement général (4 étapes)
TP52 Series 1. Emirates Team New Zealand (NZL), 38+27,5+28+25= 118,5 points 2. Matador (ARG), 36+47,5+42,5+44,5= 170,5 points 3. Quantum Racing (USA), 40+41,5+65+29= 175,5 points 4. Artemis (SWE), 37+62,5+49,5+26,5= 175,5 points 5. Bigamist (POR), 46+55,5+57+30,5= 189 points …
GP42 Series 1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 20+23+23+16= 82 points 2. Roma (ITA), 22+17+30+13= 82 points 3. Caser-Endesa (ESP), 33+27+26+13= 99 points 4. Airis (ITA), 21+38+28+25= 112 points 5. Turismo Madrid (ESP), 35+35+43+23= 136 points
Heures et malheurs se distribuent au hasard de la flotte et très vite, les premiers retours au port ont désigné les plus malchanceux tandis qu’en tête de flotte, les favoris bataillent avec ardeur. Fatigue aidant, les stratégies de course s’affirment. Aux avant-postes, les voiliers les mieux préparés avec aux commandes, les skippers les plus affûtés, déterminés à profiter des ces instants d’entrée en course où têtes et organismes ne sont pas totalement amarinés ou en phase avec les éléments, en profitent pour attaquer, faire un trou, et aborder le contournement du cap Finisterre avec de l’avance et un ascendant psychologique non négligeable. Francisco Lobato (Roff Tmn n°607) et Xavier Macaire (Masoco Bay n°472) en série, Henri-Paul Schipman (Maison de l’avenir Urbatys n°716) et Thomas Ruyant (Faber France n°667) en protos illustrent parfaitement cet état d’esprit. A la barre et sous spi medium, ils tutoient en permanence les 12-13 noeuds, et mettent une sacré pression sur le reste de la flotte.
HP comme Hautes Performances A plus de 10 noeuds de moyenne, les protos 6,50 déboulent au portant en travers du Golfe de Gascogne. "HP" Schipman aux commandes depuis le milieu de nuit, donne le ton et le tempo de cette première étape sans marquer le moindre signe de faiblesse. Rivé à sa barre sur une mer formée, sous spi medium probablement, il attaque, ne cédant le contrôle de son plan Lombard au pilote automatique que le temps d’un café soluble et d’une barre énergétique. Il dame pour le moment le pion à nombre de protagonistes décidés comme lui à assommer d’entrée la concurrence en menant sans répit un train d’enfer. Légèrement décalé à son vent, Thomas Ruyant est à créditer du premier joli morceau de bravoure de ce début de course, avec un retour nocturne tonitruant depuis les profondeurs du classement où son erreur du départ l’avait plongé. Contraint de repasser la bouée de dégagement, c’est avec près d’une heure de retard que le jeune Dunkerquois s’était hier après-midi lancé aux trousses de la flotte. A plus de 12 noeuds de vitesse entre deux relevés, il est en passe de s’octroyer le commandement. Tous les favoris répondent pour l’heure à la surenchère des leaders. Décalé au sud de la route directe, Stéphane Le Diraison (Cultisol – Marins sans frontière), s’il « guide » Rémi Aubrun (AT Children’s project) dans son sillage, rentabilise au maximum ses trajectoires. Plus de 30 milles en son nord, un autre favori, Fabien Després (Soitec) reste confortablement au vent de la flotte, idéalement placé pour anticiper demain la rotation du vent au secteur Nord. Les Delesne, Caracci, Boidevezi, Bourgues, Riechers tiennent tous la cadence à moins de 25 milles du leader "HP".
Lobato en chef ! Sur des bases quasi identiques aux meilleurs protos, l’étonnant et redoutable Portugais Francisco Lobato mène lui aussi un train du diable avec son plan Finot de série Roff TMN N° 607. A près de 10 noeuds de moyenne, il ne déplore pour l’heure qu’une petite dizaine de milles de déficit sur HP Schipman. A trajectoire identique, le jeune portugais doit, à chaque coup d’oeil par dessus son épaule, voir en technicolor et sur écran large le spi de Xavier Macaire littéralement scotché à son tableau arrière. Plus qu’en série, la course à l’écoeurement semble ici commencer à porter ses fruits, et il faut regarder près de 10 milles en arrière pour trouver en troisième position l’italien Ricardo Apolloni (ma vie pour Mapei), en quête d’un second souffle plus prudent et plus raisonnable avant d’aborder le redouté cap Finisterre. A plus de 100 milles du leader, le jeune Sébastien Rogues (Eole generation –GDF SUEZ) ne se pose pas de question. Reparti hier soir à minuit après avoir réparé sa coque endommagée, il cravache pour réintégrer le peloton. Il a croisé loin en son nord l’infortuné Fabien Sellier (Surfrider Foundation) qui lutte au près dans une mer formée pour rejoindre la Charente-Maritime où l’attend certainement un nouveau safran. Des heures d’effort pour 30 minutes de réparation! Mais Fabien repartira tout comme avant lui probablement Olivier Avram (Cap Monde 2) et son tangon réparé. Ainsi va la course !
Classement à 15h00 :
Prototypes : 1. HP Schipman (Maisons de l’avenir – Urbatys) à 885,25 milles de Funchal ; 2. Thomas Ruyant (Faber France) à 3,03 milles du leader ; 3. Xavier Haize (Interface Concept) à 7,86 milles du leader…
Série : 1. F. Lobato (Roff Tmn) à 894,46 milles de Funchal ; 2. X. Macaire (Masoco Bay) à 1,9 milles du leader ; 3. R. Appoloni (Ma Vie pour Mapei) à 9,73 milles du leader…
Réparation express Sébastien Rogues a donc repris la mer hier soir vers minuit après être rentré au port des Minimes pour réparer sonGeneration Eole – GDF Suez. Sébastien a été heurté par un autre concurrent à l’avant droit de son voilier au moment du départ. Le choc a endommagé la coque, nécessitant une intervention de spécialistes pour colmater. Cyril Ducrot, son préparateur, aidé de Dominique Vittet, routeur météo, ont procédé toute la fin de journée de dimanche aux travaux de ponçage, meulage et stratification. Au terme de 9 heures d’effort, Sébastien a repris la mer, bien décidé à refaire son retard.
Arrêt au stand express pour Sellier Toute l’équipe de Quai 17, l’association Rochelaise attend Fabien Sellier. Un safran identique à celui brisé dans la nuit a été trouvé et pourra être installé en quelques minutes dès que "Surfrider foundation" aura rallié le port…
Le plus vite possible pour Olivier Avram… Premières déclarations d’Olivier Avram à son arrivée au port des Minimes à La Rochelle : « Il y avait 22 nœuds de vent. Je voulais changer le spi médium par le petit spi et en l’envoyant, il y a eu deux trois mètres de drisse qui sont tombés à l’eau. Et là, cela a chaluté et le spi est tombé et passé sous le bateau… Du coup, le bateau s’est arrêté et le tangon s’est arraché. Le spi s’est aussi déchiré. C’était ridicule de continuer, j’avais fait 40 à 50 milles de course et faire 1 100 milles de course au portant sans tangon ce n’est pas la peine. Je préfère réparer ici pour jouer la 2e étape à fond ! J’ai un problème également sur l’axe de barre qu’il faut que je regarde. Mais dès que tout est prêt je repars le plus vite possible… »
Les dix Multi’50 qui disputent le Trophée de Fécamp depuis hier étaient invités à sortir tôt le matin, avant que le vent ne forcisse l’après-midi. Trois départs ont été donnés pour des parcours de quelques milles seulement, de type « parcours banane », au ras de la côte. Les trois fois, l’équipage au bateau rouge a coupé en tête la ligne d’arrivée. Sur le quai, le public était tourné vers la mer pour voir naviguer les trimarans sur une coque.
« Nous avons commencé avec 20 nœuds de vent. C’est monté jusqu’à 30 nœuds. Nous avons bien marché. Dans la troisième manche, nous avons pris un mauvais départ pour éviter un bateau sur la ligne. Sur le bord de portant, Actual (Y.Le Blévec) était devant nous. Nous l’avons repris sur le bord de près ». Franck-Yves est satisfait du comportement de son bateau et de la première confrontation avec ce nouveau concurrent. « Pour l’instant, au près, nous avons un petit « plus ». Il faut voir avec le temps, quand les deux équipages auront trouvé tous les bons réglages. Nos bateaux ont été mis à l’eau très récemment ».
A bord de Crêpes Whaou ! pour le Trophée de Fécamp, chaque membre d’équipage y va de son commentaire permettant à Franck-Yves d’optimiser les réglages. Aujourd’hui, Jérémie Lagarrigue (champion de Formule 18) était à la tactique ; Hervé Thomas, Kevin et Loïc Escoffier étaient aux réglages ; et Franck-Yves Escoffier à la barre. De l’avis de tous, malgré la mer très courte, le nouveau Crêpes Whaou ! passe vraiment bien dans la vague.
Aujourd’hui, deux ou trois manches devraient être courues avant la remise des prix prévue en milieu d’après-midi.
Classement général provisoire à l’issue de quatre manches : 1- Crêpes Whaou ! (FY Escoffier) – 3 pts 2- Actual (Y.Le Blévec) – 6 pts 3- Laiterie Malo (V.Erussard) –7 pts 4- Région Aquitaine-Port Médoc (A.Alfaro) – 11 pts 5- Inizmé (P.Hinguant) – 12 pts 6- Grand Largue composite (JF.Lilti) – 17 pts 7- Victorinox (A.Pinoteau) – 22 pts 8- « Gumes » de Bretagne (C.Capelle) – 22 pts 9- PiR2 (E.Hochedé) – 28 pts 10- Delirium (H.de Carlan) – 33 pts
La dernière étape s’est disputée entre Piriac-sur-mer et La Trinité-sur-mer. Propulsés par un fort vent de nord-est, les 34 Figaro-Bénéteau engagés dans cette septième édition ont rapidement rejoint la baie de Quiberon pour terminer une régate bord à bord et parfois bord contre bord. À l’entrée de la baie, quatre bateaux s’étaient détachés du peloton.
Ce sont finalement Thierry Chabagny et Alexis Littoz (Suzuki) qui s’imposent au terme d’une régate digne d’un dernier bord de match racing. Ils devancent d’une courte longueur Thomas Rouxel et Sébastien Josse (Défi Mousquetaire) puis Nicolas Lunven et Jean Le Cam (CGPI). « Nous avions à cœur de bien faire sur cette manche » commente Thierry Chabagny qui remporte ainsi une deuxième victoire d’étape avec Alexis Littoz, un jeune expert du match-racing. « Il a fallu contrôler nos adversaires directs pour ne pas se faire passer. Cela donne un final avec du contact jusqu’au bout ! L’avantage d’avoir un équipier spécialiste du match race… c’est qu’il aime ça, le contrôle ! »
Deuxièmes de l’étape, Thomas Rouxel et Sébastien Josse (Défi Mousquetaire) en profitent pour prendre la troisième place du classement général en coupant la ligne d’arrivée dans le sillage de Suzuki et juste devant Nicolas Lunven et Jean Le Cam. Menaçants jusqu’au bout, ils terminent l’étape, bâbord amure, dans le tableau arrière de Défi Mousquetaire. En pleine progression, Thomas Rouxel pouvait savou rer cette place sur le podium final du Tour 2009. « Cela se termine donc serré. C’était super chaud. On est très content. La course aurait pu continuer, on allait de mieux en mieux ! »
Arrivés en douzième place sur la ligne d’arrivée au terme d’une régate bord à bord avec le Gavottes de Jean-Pierre Nicol et Frédéric Rivet, les leaders du classement général depuis les deux régates en rade de Brest ont assuré la victoire finale. « Le but était de rester avec Bbox, ce que l’on a fait. Et on en a même profité pour passer d’autres bateaux » analyse Eric Drouglazet, le skipper en titre du Figaro Luisina. « Nous avons gardé notre dauphin en ligne de mire et, à partir de là, on a déroulé. Voilà, nous sommes maintenant soulag&ea cute;s » ajoute Laurent Pellecuer son équipier pour l’épreuve du Tour de Bretagne.
Avant de quitter la Loire-Atlantique, Eric et Laurent avaient 15 points d’avance sur Fred Duthil et François Lebourdais. Ils remportent donc le classement final 12 points devant l’équipage de Bbox Bouygues Telecom et peuvent savourer cette consécration à sa juste valeur. « Au-delà de la victoire, c’est le sentiment du bon travail accompli qui prédomine. On a fait du bon boulot. On n’avait pas de point faible. On était bon sur les phases de départ, on était agressif aux bouées et on a navigué sur la dernière manche comme il fallait » conclut Drouglazet. « C’est une grosse victoire parce que l’on a donné énormément. On a toujours été bien placé » con firme Pellecuer.
Neuvièmes de la septième étape, les hommes de Bbox Bouygues Telecom ont assuré leur deuxième place sur le podium. Mais la dernière course a failli mal se finir prématurément pour eux. « On a cassé une barre de flèche peu de temps avant l’arrivée » explique François Lebourdais en montrant son espar abîmé dans le port de La Trinité. « On a quand même réussi à passer la ligne d’arrivée tout doucement. On a sauvé le mât et la deuxième place au classement général ! » « On s’en sort bien malgré la casse d’une barre de flèche à l’arrivée » ajoute Fred Duthil qui souligne que si l’incident s’était passé plus tôt, ils n’auraient pu rejoindre l&# 39;arrivée et sauver leur deuxième place.
Juste devant eux, les jeunes Fabien Delahaye et Paul Meilhat terminent leur premier Tour de Bretagne par une nouvelle victoire d’étape en catégorie bizuth. Ils se classent ainsi 9e du classement final et remportent le premier classement bizuth de l’histoire du Tour. Samsung Mobile (Brault et Koch) gagne la dernière étape en bizuth, mais on gagne ce classement. Le bilan est donc plus que positif vu le nombre de bateaux et le niveau de la course » rappelle le jeune Caennais. Joseph Brault et Antoine Koch prennent la deuxième place de ce classement. Antoine Carraz et Johan Barbarin complètent le podium.
C’est une carte postale typique de la baie de San Francisco que les marins ont eu au réveil vendredi matin. Une baie sous le soleil avec un épais brouillard au niveau du Golden Gate, le tout baigné par un vent de 12 nouds. Il n’en fallait pas plus pour motiver les compétiteurs. Rapidement, les conditions se sont renforcées, offrant ainsi aux 97 monocoques de belles glissades entre le Golden Gate, Alcatraz et le Saint Francis Yacht Club.
Après deux manches, les écarts restent serrés dans les différentes catégories.
En Melges 32, Rougarou devance d’un point Viva et de 2 points Pegasus. Autant dire que les deux prochaines journées seront âprement disputées pour ces trois équipages.
En Express 37, Golden Moon dispose déjà d’une avance de 6 points sur son poursuivant direct, Blade Runner.
Dans la catégorie Monotype la plus représentée, celle des J 105 avec 25 engagés, cette journée a été marquée par un chamboulement dans le top 3. Mojo perd la tête au bénéfice de Good Timin’ tandis que Jam Session s’intercale entre ces deux concurrents. Summer and Smoke et Gone with the Wind mènent respectivement dans leur catégorie, celle des Bénéteau 36.7 et des Cal 40.
En IRC, aucun changement n’est intervenu en tête de chaque division mais les écarts sont infimes et la rigueur est de mise afin de ne pas perdre ce léger avantage. Vincitore semble creuser l’écart et dispose au terme de cette seconde journée de 3 points d’avance sur Flash, mené à la tactique par Paul Cayard. De son côté, Velos réalise le carton plein avec 4 victoires sur 4 manches et dispose de 6 points d’avance sur Wasabi. EN IRC C, Soozal avec 6 points, devance Gold Phoenix de 4 points et semble contrôler à merveille ses adversaires.
Dans le groupe des J 120, Mister Magoo, en tête lors de la première journée, n’a pas réussi à réitérer son exploit et perd 3 places au classement général. Desdemona, plus régulier, vire en tête mais à égalité de points avec Dayenu. Chance, troisième, n’est qu’à un point derrière.
La Rolex Big Boat Series fait partie de la vingtaine d’événements sponsorisés à travers le monde par Rolex, telle que la Maxi Yacht Rolex Cup, qui se déroule actuellement à Porto Cervo, ou encore la Rolex Fastnet Race, le Rolex Farr 40 World Championship et la Rolex Sydney Hobart.