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Entrée dans une nouvelle phase compliquée

Charlie Dalin
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En s’évanouissant assez brutalement sur toute la zone sud Capverdienne, l’alizé empêche du même coup tout véritable tassement au classement. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) intraitable leader de la semaine, ne semble pas immédiatement menacé par les replacements dans son ouest des Le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières), Avram (Cap Monde 2) ou Boidevezi (Défi GDE). C’est bien du côté de Ruyant (Faber France) et Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) qu’il doit observer un strict marquage et chercher à toucher à tous prix et en premier les alizés du Sud Est pour s’envoler vers Bahia. C’est là tout l’enjeu des longues heures à venir.

Une traversée sans encombre
En ce dimanche soir, plus de la moitié de la flotte de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 aura atteint ou franchi l’écueil constitué par l’archipel du Cap Vert. Une traversée effectuée comme on pouvait s’y attendre, en de nombreux points, le grand canal venté entre Sal et Sao Nicolau ayant eu les faveurs d’une grande partie des solitaires, avec Bertand Delesne pour chef de file. L’alizé bien calé au Nord Est, n’a pas souhaité accompagner les Minis 6,50 au delà des îles. 20/25 noeuds au nord de Sal, 8/10 noeuds dans l’archipel, et 5/6 noeuds au sud. Changement de régime à bord.

Place à la gamberge
Avec au premier rang des interrogations, la bonne lecture du cheminement du fameux Pot au Noir (ZCIT). Une lecture déjà bien aléatoire pour les terriens qui peuvent, observation satellite aidant, la voir se mouvoir vers le Nord Ouest, mais qui devient en plein Atlantique et pour les navigateurs solitaires, une affaire d’instinct, de perspicacité et d’expérience. Sur ce dernier terrain, Bertrand Delesne n’est certes pas le moins bien armé, fort d’expériences récentes qu’il partage avec le jeune Dunkerquois Thomas Ruyant. Henri-Paul Schipman fait en la matière figure de bizut. Mais le garçon est intelligent et sa capacité d’adaptation redoutable. Il s’est calé dans le tableau arrière de Faber France pour un pas de deux sous fond de Pot au Noir que l’on annonce épique. Les 10 premiers ne se tiennent plus que dans un mouchoir de poche à l’échelle de l’océan, 54 petits milles entre Delesne et Franck Colin (Loukkoummama). Des milles auxquels les caprices de la zone la plus tortueuse du parcours semblent parfois donner une valeur infinie.

Dalin, toujours…
A près de 100 milles du leader des protos voici 48 heures, le leader des séries, le havrais Charlie Dalin (cherchesponsor-charliedalin.com) ne pointe plus ce soir qu’à environ 80 milles, manière pour nous de souligner l’aisance avec laquelle il s’est joué des pièges de l’archipel, multipliant les empannages pour éviter les griffes de Sal, Boa Vista, Sao Tiago et Fogo. Etonnant mimétisme, l’italien Ricardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) ne l’a quasiment pas quitté et a ramené son déficit à moins de 10 milles. Ces deux hommes croisent ce soir loin, près de 40 milles, devant les étraves d’un quatuor affamé emmené par Henri Meyniel (Beveac Consulting), l’italien Luca Del Zozzo (Corradi), et plus à l’ouest, le portugais Francisco Lobato (ROFF TMN) et le français Xavier Macaire (Masoco Bay). Preuve de l’appétit de ces quatre poursuivants, les 241,2 milles parcourus vendredi 9 octobre par l’italien Del Zozzo à 10 noeuds de moyenne!


Classement à 15h00, dimanche 11 octobre 2009 :
Prototypes – 33 en course :
1. Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) : à 1 786,02 milles de l’arrivée
2. Thomas Ruyant (Faber France) : à 5,08 milles du leader
3. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 6,71 milles du leader
4. Fabien Després (Soitec) : à 19,04 milles du leader
5. Stéphane le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières) à 31,43 milles du leader…

Série – 47 en course :
1. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 1 867,39 milles de l’arrivée
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) : à 9,44 milles du leader
3. Henri Meyniel (Beveac Consulting) : à 43,13 milles du leader
4. Luca Del Zozzo (Corradi) à 44,24 milles du leader
5. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 46,96 milles du leader…

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Matador remporte le Championnat devant Quantum Racing

Matador au Championnat TP52
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L’équipe d’Alberto Roemmers poursuit son joli palmarès cette saison sur ce plan d’eau à Palma de Majorque après sa triomphe lors de la Palma Vela en avril, et puis sa victoire en TP52 lors de la Copa del Rey en août. Mais ce nouveau succès était sur le point de lui échapper au début de la semaine, quand l’équipe s’est vue disqualifiée lors de la seconde course. Ce n’était qu’hier que le Jury a tranché en annulant le jugement précédent. Le skipper Guillermo Parada a exprimé sa grande joie, “Nous avons appris une bonne leçon. Pas en ce qui concerne notre façon de naviguer mais sur la vie en général. Quoi qu’il vous arrive, il faut montrer sa détermination jusqu’au bout. C’est ce que nous avons fait avec la protestation. On a refusé de renoncer. L’équipe est restée solidaire et voilà la récompense.”

Quantum Racing risque d’avoir des regrets, car à plusieurs reprises les résultats étaient très justes. Lors de la cinquième course les Américains n’avaient qu’une seconde de retard sur Matador, et lors de la dernière course aujourd’hui, ils ont terminé avec seulement douze secondes de retard sur Valars 3. Mais le skipper Terry Hutchinson accepte que cela fait partie du jeu, "C’est une course à la voile. On était à une longueur et demie de la victoire. C’est certes une déception, car la victoire nous a échappé."
La journée a été encore plus dure pour Bribón avec deux départs médiocres. Les Espagnols ont terminé à la neuvième place lors de la seconde course, mais ensuite ont appris leur disqualification de la première de la journée ayant empanné trop près d’Artemis sur la ligne d’arrivée.

Le classement final a vu Artemis prendre la troisième place sur le podium à égalité de points avec l’équipage russe sur Synergy. Réaction de Paul Cayard à la tactique cette semaine sur Artemis: " Il est regrettable que tellement de décisions aient été prises par le jury. Je suis sûr que personne n’aime cela, mais cela fait partie des règles et cela arrive. La protestation (de Bribon) était valide et on ne pouvait guère disputer les faits. C’était une semaine difficile à Palma, difficile pour tout le monde, le jury et les participants... ”

Cette épreuve marque la fin de la saison 2009 pour les TP52 avec le prochain rendez-vous programmé pour le 10 mai prochain lors du début de l’ Audi MedCup 2010.

1. Matador (ARG, Alberto Roemmers), 3+4+8+1+3+3+1= 23 points
2. Quantum Racing (USA, Terry Hutchinson), 5+1+3+6+4+1+3= 23 points
3. Artemis (SWE, Torbjorn Tornqvist), 8+3+1+2+8+4+4 = 30 points
4. Synergy (RUS, Sergey Pichugin), 2+5+7+7+2+2+5= 30 points
5. Bribón (ESP, Gonzalo Araujo), 7+2+2+3+1+11(DSQ)+9= 35 points

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Les efforts de Bribón récompensés ce vendredi

Bribon au Championnat du Monde
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Après un bon départ, le tacticien Ross MacDonald et le navigateur, Marcel van Triest ont parfaitement anticipé la bascule du vent sur le premier bord et Bribón a pu passer la marque au vent devant Matador. Avec un vent de 6-7 nœuds, le bateau espagnol a pu creuser son écart sur le bord de portant, ce qui lui a permis de remporter la course avec une avance d’une minute et 24 secondes. Grâce à une jolie accélération sur le dernier bord, le bateau russe, Synergy a dépassé Quantum Racing et Matador pour rafler la seconde place avec un écart de seulement une seconde sur Matador.

Comme ce fut le cas la veille, on a pu constater qu’une petite erreur pouvait avoir de lourdes conséquences. Une erreur de jugement sur Artemis et le bateau a dû se contenter de la huitième place, reléguant l’équipe à la troisième place au général. Par contre, bien à l’aise "à domicile" l’équipage de Bribón redouble ses efforts depuis la fin de la MedCup et espère un bon résultat cette semaine, bien que les conditions sur place ne soient pas celles que l’on attend habituellement à cette époque de l’année. L’équipe a même réservé quelques nouvelles voiles pour ce championnat et a embauché Gonzalo Araujo, équipier sur Telefonica Black lors de la Volvo Ocean Race, bien que l’équipe n’ait pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner avant le début de la semaine.

Pour Ignasi Triaiy, chef de projet de Bribón: "Ce sont des conditions idéales pour ce bateau. Une mer plate et un vent faible. Et de plus je crois que nous sommes plus près du potentiel maximum que jamais par le passé. C’est la preuve que nous naviguons bien. Avoir un bateau qui a trois ans et obtenir ce résultat, n’est guère facile. Je suis content, mais il reste encore deux journées de courses…”
Aujourd’hui les dix équipes en lice vont disputer la course côtière initialement prévue hier et qui est attribué un coefficient de 1,5.

1. Bribón (ESP, Gonzalo Araujo), 7+2+2+3+1= 15 points
2. Quantum Racing (USA, Terry Hutchinson), 5+1+3+6+4= 19 points
3. Artemis (SWE, Torbjorn Tornqvist), 8+3+1+2+8 = 22 points
4. Synergy (RUS, Sergey Pichugin), 2+4+7+7+2= 22 points

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Publication de la nouvelle jauge et de l’Avis de Course

Depart Galway
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Knut Frostad, le PDG de la Volvo Ocean Race se félicite de cette méthode de travail, car pour lui, "Il s’agit de la première fois qu’une organisation met en place autant de procédures pour élaborer la jauge en collaboration avec les marins et les équipes. Le résultat est que nous arrivons aux bonnes modifications au bon moment. La nouvelle jauge impose des limites sur ce qu’il faut avoir pour gagner. C’est-à-dire, la victoire devient plus abordable et la course devrait attirer plus d’équipes."

Parmi les modifications importantes, on note un changement concernant les voiles de tête avec des enrouleurs ou des voiles endraillées. Les équipages auront droit à un total de 17 voiles à bord et non plus 24 comme avant. Une équipe avec un bateau ne pourra faire faire que 15 nouvelles voiles avant le départ, et celles avec deux bateaux auront droit à un total de 23 nouvelles voiles. Le matossage sera limité sous le pont à la partie centrale du bateau.
Des limitations ont été établies concernant les espars et les appendices. Le poids total du bateau a été augmenté et devrait être entre 14 000 – 14 500 kg, avec un poids maximum pour le voile de quille et le bulbe de 7 400 kg.
Le Directeur de Course, Jack Lloyd explique que tout a été fait pour respecter les normes de sécurité et que ces changements ne marquent pas un retour aux soucis techniques de 2005-2006, mais il accepte que les constructeurs et les marins ne voulaient pas voir trop de changements dans ce domaine. Pour lui, le bateau sera donc plus rapide en gardant sa fiabilité. Quant aux modifications des voiles d’avant, l’objectif est de limiter le besoin d’avoir trop d’hommes à l’avant du bateau, où les dangers sont plus importants étant donné la quantité d’eau qui essuie le pont.

Les équipes auront droit à seulement un nouveau bateau, mais elles peuvent acquérir un ancien aussi. Il y a désormais une interdiction de faire des essais avec deux bateaux avant le départ et si une équipe s’entraîne à bord d’un second bateau, qui ne participe pas à la course, elle aura le droit d’effectuer seulement 110 jours à bord en 2010. Le parcours de qualification de 2000 milles reste en place, mais chaque équipe devra participer désormais à une épreuve de qualification de 600 milles qui sera organisée avant le départ du tour du monde d’Alicante.

Le nombre de personnes à bord sera limité à onze, y compris le représentant média, mais avec les nouvelles règles, il faut que trois équipiers soient nés après le 1er septembre 1980. Un équipage féminin pourra comporter 14 personnes (y compris le représentant média).
Des courses in port se disputeront à chaque escale mais cette fois aucun équipier supplémentaire n’est permis à bord.

Les coefficients ont été revus et chaque étape au large disposera d’un coefficient de cinq et chaque passage d’une porte à points un coefficient de deux. Pour les courses in-port des points seront attribués pour les meilleures performances sur les deux courses programmées.

Frostad tenait à souligner que les objectifs principaux de ces modifications étaient de:

• réduire les coûts pour les équipes

• garantir la sécurité et la fiabilité des bateaux

• s’assurer que la classe de VO70 garde sa réputation d’être le monocoque le plus rapide et spectaculaire dans la course au large

• s’assurer qu’une équipe peut être compétitive avec un bateau de la seconde génération de la course de 2008-2009

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Le Cap Vert derrière, le Pot au Noir devant

Transat 6.50 2009
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Jusqu’où faut-il s’en écarter ? Ai-je mis assez de distance ? Puis-je enfin piquer au sud ? A la moindre baisse de pression d’Eole, c’est la boule à l’estomac qui gonfle. C’est pourquoi, la plupart des skippers s’éloignent de ce piège en poussant le plus à l’ouest possible. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) lui, n’a pas eu peur. Il y a été franchement comme Corentin Douguet en 2005. Puis il a obliqué vers l’Ouest allongeant très peu sa route par rapport à ses petits copains qui, eux, ont préféré assurer en laissant Sao Nicolau à bâbord.

Et finalement, au bout du compte, le Cap Vert n’aura pas été le juge de paix escompté. Tout juste aura-t-il permis de recentrer la flotte et les options « d’avant » ne sont plus aussi prépondérantes qu’elles pouvaient l’être. Car les écarts sont toujours sensiblement les mêmes : Thomas Ruyant (Faber France) est à 20 milles, Henri-Paul Schipman (Maisons de l’Avenir Urbatys) à 25 milles, Fabien Desprès (Soitec) à 39 milles, Nicolas Boidevezi (Défi GDE) à 60 milles. Mais derrière, ceux qui ont opté aussi pour traverser en leur centre les îles du Cap Vert n’ont rien cédé non plus. Ils sont là, à portée de milles, quasi bord à bord comme Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans Frontières), Olivier Avram (Cap Monde 2), Sébastien Picault (Kickers), François Cuinet (Plan Jardin), tous se préparent déjà à affronter le plus gros morceau, de cette seconde étape, le fameux et si mystérieux Pot au Noir. Vendredi il était actif au 12° nord. Vingt quatre heures plus tard il était situé au 10° nord. C’est maintenant qu’il va falloir choisir son angle par rapport au vent, éviter de l’avoir trop arrière. Une belle bataille d’empannages s’annonce.

Si Charlie Dalin (Cherchesponsor-charliedalin.com) maintient la pression et fonce tête bêche vers le Cap Vert en son centre, derrière les Italiens Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) et Luca Del Zozzo (Corradi), le Portugais Francisco Lobato (ROFF TMN) et Xavier Macaire (Masoco Bay) suivent des routes parallèles. La course d’endurance annoncée va, peut-être, devenir une course de vitesse. Et à ce petit jeu, il semble bien que Lobato possède l’un des meilleurs bateaux et Macaire, un ancien du dériveur et excellent barreur, soit le plus apte à venir titiller le Portugais dans la régate au contact… Voilà qui annonce une dizaine de jours encore de course passionnante. Pour tout le monde car Charlie a montré qu’il savait tenir la pression…

Et derrière… Les avaries se multiplient, entre safran cassé, axe de barre, problèmes électriques, spi à la mer, GV déchirée … ils sont plusieurs à envisager un arrêt dans une des îles de l’archipel. Il est vrai qu’il s’agit de la « dernière station avant l’autoroute » pour reprendre une expression de Denis Hugues le directeur de course. Après ce sera le Pot au Noir (dans deux jours ?) et la longue traversée vers le Brésil. Prochain arrêt, en cas de coup dur, Fernando do Noronha au large de Natal. Il vaut mieux avoir un bateau en bon état, en effet, avant de se lancer dans cette aventure. La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 va entrer dans sa phase la plus délicate, la plus exigeante physiquement, mais pas la moins intéressante à coup sur.

Classement du samedi 10 octobre 2009, à 15h00 :
Protos :
1. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 1945 milles de l’arrivée
2. Thomas Ruyant (Faber France) à 20,29 milles
3. HP Schipman (Maison de l’Avenir-Urbatys) à 25,21 milles
4. Fabien Desprès (Soitec) à 38,86 milles
5. Nicolas Boidevezi (Défi GDE) à 60,73 milles…

Séries
1. Charlie Dalin (Cherchesponsor-charliedalin.com) à 2032 milles
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) à 22,53 milles
3. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 39,54 milles
4. Luca Del Zozzo (Corradi) à 46,2 milles
5. Xavier Macaire (Masoco Bay) à 48,51 milles

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Mike Golding, l’homme le plus malchanceux du circuit

iShares Cup à Almeria
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Si on a beaucoup parlé, en voyant les bulletins météo pour ce week-end, de l’avantage affiché par Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild dans le petit temps suite notamment à ses victoires de Venise et d’Amsterdam, Yann Guichard insistait pour sa part sur la cohésion de son équipage, capable de rester "soudé dans n’importe quelle situation". Le skipper revenait également une fois de plus ce matin sur l’importance des départs, qui se sont en effet avérés cruciaux aujourd’hui, dans 4 à 5 nœuds de vent et sur un parcours de 400 mètres. Le faible thermique de secteur sud n’aura pas permis au nombreux public andalou d’apprécier la pleine puissance des Extreme 40, pourtant le village de la course avait fait le plein ce samedi.

Très incisifs, les hommes de Luna ont signé deux victoires nettes, tandis que BT se montrait également en forme avec une première et une troisième places – on notait également la bonne tenue d’iShares en milieu de flotte, tandis que les Espagnols de Rumbo Almeria démarraient l’épreuve en force avec une troisième place. Les choses allaient changer lors de la dernière course du jour, puisque Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild qui avait débuté en demi-teinte finissait sur une victoire… et se retrouvait à égalité de points avec Renaissance, qui avait plutôt bien démarré mais terminait huitième de l’ultime course ! La régularité de BT paie ce soir puisque l’équipage de Nick Moloney mène avec 31 points devant Masirah, 26 points. Nick Moloney : "Nous avons connu une année vraiment difficile, alors naturellement ce résultat aujourd’hui nous fait un plaisir fou. Mike Golding et son équipe méritent une mention spéciale, il nous ont permis d’emprunter un foc, ce qui semble avoir amélioré nos soucis de vitesse. C’est vraiment dommage qu’Ecover soit à quai avec des dégâts assez importants ce soir, tout au long de la saison ils ont été très positifs et enthousiastes, alors que la période d’apprentissage est naturellement assez ingrate."

Golding est certainement l’homme le plus malchanceux du circuit ayant subi une collision à Hyères, ayant chaviré à Kiel, et ayant subi des dégâts de nouveau à Amsterdam avant de subir le même sort à Almeria ce samedi. Aucun de ces incidents ne peut être attribué à Ecover et lors de l’incident aujourd’hui avec Luna, le skipper Jean-Christophe Mourniac ne pouvait pas abattre, car en tirant sur sa rallonge de barre non verrouillée, il n’a eu aucune influence sur le cap du bateau et n’a par conséquent pas pu éviter Ecover. Il a naturellement présenté ses excuses au skipper britannique et offert l’aide de son équipe…

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La prudence paie à Palma de Majorque

TP52 Artemis
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L’équipe suédoise partage le même nombre de points que Bribón. L’équipage de José Cusí, avec Gonzalo Araujo à la barre, a navigué prudemment hier pour terminer second et troisième. Avec une mer plate, un petit parcours et un vent modéré, il fallait être précis et rapide dans les prises de décision, notamment lors du passage des marques. En prenant un très bon départ, Quantum Racing semblait être en mesure de consolider sa place de leader jeudi matin. Mais, à la première marque au vent, Artemis a réussi à passer laissant Quantum Racing bloqué bâbord amures. Les Américains ont dû céder le passage à toute la flotte et ont finalement terminé en sixième position. Le barreur Terry Hutchinson avoue que cette erreur a été la conséquence d’un problème de communication bien avant la marque. Mais il estime que par la suite l’équipage a bien réagi. Une erreur qui lui a néanmoins coûté cher, car Quantum Racing occupe désormais la troisièmeplace du classement général.

C’est en évitant de telles erreurs que Torbjorn Tornqvist et ses hommes sur Artemis ont raflé la première place lors de cette journée marquée par un vent instable propice aux retournements de situation, comme
l’explique Paul Cayard, tacticien sur Artemis : "C’était une question de mètres car les bords n’étaient pas très longs et la mer plate. Nous avons eu de la chance de passer devant et de nous approcher de la marque tribord amures. Nous avons évité les cris, les hurlements et les mouvements rapides. On peut dire que nous sommes restés très conservateurs en fin de compte".

Suite à une protestation déposée mercredi, Matador s’est vu disqualifié de la seconde course par le Jury. Mais l’équipe est bien revenue hier en remportant la quatrième course de la semaine. Par ailleurs, elle
demande au jury de reconsidérer son verdict. Paprec Recyclage, le seul bateau français, est en dixième position.

Aujourd’hui, d’autres petit parcours seront mis en place. La course côtière a été reportée à demain.

Classement général après deux jours de courses

1. Artemis (SWE, Torbjorn Tornqvist), 8+3+1+2 = 14 points
2. Bribón (ESP, Gonzalo Araujo), 7+2+2+3= 14 points
3. Quantum Racing (USA, Terry Hutchinson), 5+1+3+6= 15 points
4. Audi TP52 Powered by Q8 (ITA, Riccardo Simoneschi), 4+6+5+4= 19
points 
5. Cristabella (GBR, John Cook), 1+8+6+6+5= 20 points

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Mathieu Richard qualifié, Damien Iehl en repêchage

Bermuda Gold Cup
DR

Les organisateurs de la Gold Cup ont pu terminer le round robin et démarrer le repêchage aux Bermudes ce jeudi. Le vent est resté modéré soufflant en général entre 18 et 20 nœuds mais la bataille a été rude. Les arbitres ont de nouveau sévi avec des drapeaux noirs, dont le second de la semaine pour le Français Damien Iehl. En tout, ils ont déjà soulevé le drapeau noir à huit reprises depuis le début de l’épreuve.

Ben Ainslie a certes remporté trois médailles d’or aux Jeux Olympiques, il n’a jusqu’ici jamais gagné la Gold Cup. Cette année, il semble sur la bonne voie. Il a en effet obtenu son billet pour les quarts de finale avec le score sans appel de 7-0. Ben Ainslie devra toutefois resté prudent car son compatriote Ian Williams avait également obtenu ce score l’année dernière avant de devoir se contenter de la cinquième place. Hier, Ainslie a battu  Sébastien Col, Adam Minoprio et Bjorn Hansen, ses principaux adversaires dans ce groupe du Round Robin.  

Les deux premières équipes de chaque groupe gagnent automatiquement leur place pour les quarts de finale. Les équipes terminant en troisième et quatrième place doivent passer par le repêchage. Dans le Groupe 2, Ainslie et Adam Minoprio se sont qualifiés. Dans le Groupe 1, le Suisse, Eric Monnin et le Britannique Ian Williams ont obtenu les deux premières places. Dans le groupe 3, Johnie Berntsson et Mathieu Richard se sont qualifiés pour les quarts de finale. Ce dernier est le seul Français assuré de poursuivre la compétition. Le repêchage, qui devrait se disputer ce matin, pourrait permettre à Damien Iehl de rejoindre son compatriote.  

Repêchage
Bjorn Hansen (SWE) Alandia Sailing Team 1-1
Phil Robertson (NZL) WAKA Racing Team 0-1
Blythe Walker (BDA) 1-1
Damien Iehl (FRA) 1-1
Dave Perry (USA) 0-1
Torvar Mirsky (AUS) 2-0

Groupe 1
Eric Monnin (SUI) Search.ch 6-1
Ian Williams (GBR) Team Pindar sponsored by Argo Group 6-1
Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 4-3
Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 4-3
Reuben Corbett (NZL) 3-4
Keith Swinton (AUS) Black Swan Racing 2-5
Ian Evans (USA) 1-6
Robbie Allam (GBR) 1-6
 
Groupe 2
Ben Ainslie (GBR) Team Origin 7-0
Adam Minoprio (NZL) Emirates Team New Zealand/BlackMatch Racing 4-3
Dave Perry (USA) 4-3
Bjorn Hansen (SWE) Alandia Sailing Team 4-3
Sebastien Col (FRA) French Match Racing Team/K Challenge 4-3
Rasmus Viltoft (DEN) 3-4
Alvaro Marinho (POR) Seth Sailing Team 2-5
Paula Lewin Crews (BDA) 8-0
 
Groupe 3
Johnie Berntsson (SWE) Berntsson Sailing Team 6-1
Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 6-1
Blythe Walker (BDA) 4-3
Phil Robertson (NZL) WAKA Racing Team 4-3
Mattias Rahm (SWE) Stena Bulk Sailing Team 3-4
Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing 3-4
Charlie Enright (USA) 1-6
Donald Wilson (USA) 1-6

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Le verdict du Cap Vert pour bientôt

Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement)
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Toujours est-il que Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) n’a pas l’air de se poser la question. Lui fonce, sur un seul bord après avoir tiré un contre bord durant la nuit, à l’ouest. Peu avant le départ de Funchal, le leader actuel et vainqueur de la première étape en proto, confessait : « Avoir déjà disputé cette course est un avantage certain. Je serai davantage inquiet si je ne l’avais pas faite. Là, je sais où je vais. » Il n’est pas le seul dans ce cas évidemment. Mais Bertrand doit se souvenir du passage de ces îles du Cap Vert. Car depuis hier, s’il était parti plus « est » que ses petits copains, c’est qu’il avait bien entendu une idée derrière la tête. Idée qui prend forme en ce moment.

Duel d’empannages…
Car derrière ils sont toujours trois quasiment bord à bord : HP Schipman (Maisons de l’Avenir Urbatys) sur son plan Lombard qu’il a construit lui-même, Thomas Ruyant (Faber France) et son plan Finot Conq excellent au portant et Fabien Deprès (Soitec) et son plan De Beaufort « sur lequel je me sens parfaitement bien » aime-t-il à répéter. Trois marins, trois architectes à la poursuite d’un quatrième sur un plan Manuard. Cependant, Bertrand ne semble pas actuellement le mieux placé pour filer entre les mailles tissées par les îles du Cap Vert. Le trio, placé plus « ouest » peut espérer, lui, y « aller tout droit ». Cela sera-t-il suffisant pour reprendre les 18 à 30 milles concédés ? Affaire à suivre.
En « chasse-patates » comme disent les cyclistes, Nicolas Boidevezi (Défi GDE) continue sa remontée. Il a quasiment repris 35 milles en un peu plus de 24 heures. Mais lui non plus ne semble pas devoir être en droite ligne sur le Cap Vert. Ligne droite que trace, aujourd’hui, le Sud-africain Matt Trautman (Mini Mac) qui pourrait revenir dans le jeu avec pas mal d’atouts à la sortie de ces îles. On le sait batailleur, hargneux, ne renonçant jamais. Matt le démontre une fois encore. D’autres ont laissé quelques espoirs ces dernières heures et notamment Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans Frontières). Plusieurs journées en tête, Stéphane depuis deux jours a baissé de cadence. Il doit avoir connu quelques problèmes techniques au niveau des voiles sans doute ou de son bout-dehors.

Lobato, Del Zozzo : le retour !
En série, Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) poursuit également d’une manière rectiligne son avancée vers le Cap Vert. Il est sur un bord depuis plusieurs jours et ne devrait pas changer. Il a certes un peu moins de pression dans les voiles que l’Italien Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) mais il conserve toujours ses 25 milles d’avance et Ricardo devra empanner lui aussi et plonger au sud pour franchir l’obstacle du Cap Vert.
Car si le passage idoine pour s’éviter des misères se situe entre Sao Nicolau et Sao Vicente voire entre Santo Antao et Sao Vicente c’est tout simplement pour éviter le dévent de l’île de Fogo et son Mont Fogo – à 3 000 m – qui a causé bien des tourments par le passé à ceux qui s’en étaient un peu trop rapprochés. Le Portugais Francisco Lobato (ROFF-TMN) connaît. Il vient d’effectuer un rapproché assez spectaculaire en passant de la 16e à la 4e place au classement en 36 heures. Son option « est », près de la côte mauritanienne, s’est révélée bénéfique. Et le vainqueur de la première étape n’est pas seul avec le solide Luca Del Zozzo (Corradi) qui glisse à quelques milles de lui en latéral. Entre ces quatre là, Henri Meyniel (Bévéac Consulting) effectue une course presque parfaite. Il avance certes moins vite que ses adversaires et devra peut-être céder face aux assauts de Lobato et Del Zozzo, encore qu’il semble mieux positionné que ces deux là. Les prochaines heures vont être difficiles pour tous, d’autant que les alizés mollissent à l’approche des îles et parfois changent de direction. Du boulot en perspective…

Et pourtant, les îles du Cap Vert ne sont pas encore franchies qu’il faut déjà penser au fameux Pot au Noir. Cette année, il est positionné très haut – vers le 12° nord – et semble, de surcroît, très actif. Certes, il change au grès des vents. La vérité d’une heure n’est pas nécessairement celle de la suivante. Quoiqu’il en soit, il est là et bien là. Il attend avec délectation cette « marée humaine ». Le bonheur n’aura pas duré longtemps pour les skippers.

Classement à 15h00 du vendredi 9 octobre 2009 :
Protos :
1. Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à 2102 milles de l’arrivée
2. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’Avenir Urbatys) à 17,88 milles
3. Thomas Ruyant (Faber France) à 19,54 milles
4. Fabien Desprès (Soitec) ) 29,48 milles
5. Nicolas Boidevezi (Défi GDE) à 55,52 milles

Séries :
1.Charlie Dalin (Recherche Sponsor –CharlieDalin.com) à 2198 milles de l’arrivée
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapeï) à 26,54 milles
3. Henry Meniel (Bévéac Conculting) à 48,58 milles
4. Francisco Lobato (ROFF-TMN) à 44,47 milles
5. Luca Del Zozzo (Corradi) à 48,1 milles

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Pascal Bidégorry et Banque Populaire V : après le sprint, le marathon

Banque Populaire V premiers bords
DR

Pascal Bidégorry : « Avec l’Atlantique Nord, nous avons couru un 100 mètres ! Nous avons vu que le bateau allait vite, qu’il y avait des gens très compétents à bord et que l’équipe technique avait et fait encore un excellent travail. Ce qui nous attend dans quelques semaines va plutôt ressembler à un marathon. Il va y avoir pour beaucoup d’entre nous une bonne part de découverte. J’ai fait une fois l’Océan Indien, mais jamais le Pacifique ni le Tour complet. On va découvrir quelque chose de nouveau. Mais ça reste une course de bateaux et il nous faudra garder une démarche constructive de bout en bout, autour des trois caps. Le Trophée Jules Verne est quelque chose qui va se faire dans la longueur, dans la gestion. Il faudra être très vigilant. On va se concentrer sur la tâche et bien travailler. »

Quant à la composition de l’équipage, Bidégorry veut un mélange de ceux qui connaissent le bateau dans ses moindre détails et ceux qu’il appelle " des valeurs ajoutées extérieures ". Ce qui compte pour le skipper est "d’arriver à la cohérence, à la complémentarité", car l’aspect humain lui parait primordial sur un défi comme celui là. Pendant les trois semaines à venir ils vont pouvoir naviguer au large de faire en sorte d’être prêts avant le 15 novembre. Le skipper anticipe éventuellement un départ en même temps que Franck Cammas et l’équipage de Groupama 3, qui seront en stand by au même moment. Une perspective intéressante selon Pascal, "Ca peut être intéressant pour tout le monde ce type de confrontation. Il n’est encore jamais arrivé d’avoir deux bateaux qui partent en même temps sur le Trophée Jules Verne. C’est une belle opportunité, mais il n’y a pas d’obligation. Le fait d’avoir Groupama 3 dans l’histoire ne change rien si ce n’est que ça ressemble beaucoup plus à une course de bateaux ; en tous les cas à un duel. C’est quelque chose d’excitant mais qu’il va falloir doser à bon escient. C’est même plutôt rassurant de savoir qu’ils ne seront peut-être pas loin… "

Quant à l’équipage qui se prépare à ce nouveau défi, on note la présence de Yann Eliès, qui pensait déjà à un tour du monde en équipage dès son retour du Vendée Globe. "Je me suis dit que c’était plus sympa d’aller faire le tour du monde en équipage. J’ai pensé assez vite au Trophée Jules Verne. J’ai logiquement regardé, avec beaucoup d’envie, ce que faisaient Pascal Bidégorry et son équipe. J’ai pris contact avec eux et aujourd’hui, je suis très heureux de faire partie de cet équipage."
Il sera rejoint par Yvan Ravussin, qui a été séduit par le bateau et l’équipe, "Je ne pouvais pas refuser d’aller sur le Trophée Jules Verne. Nous avons déjà partagé de belles histoires ensemble et j’avais envie pour la première fois dans ma vie de faire le tour de la planète." Un sentiment partagé par Erwan Tabarly, « Après avoir fait essentiellement du solitaire ou du double en Figaro, j’avais envie de faire de l’équipage, d’aller plus vite, de découvrir de nouveaux horizons. J’y vais dans l’optique de partager mes connaissances et mes expériences avec les uns et les autres ».
Parmi les fameuses valeurs ajoutées extérieures dont parle Bidégorry, on note l’arrivée de deux Olympiens, le Tornadiste, Xavier Revil et Billy Besson. Ce dernier espère faire profiter les autres de ses expériences, « Je viens de l’olympisme qui m’a enseigné beaucoup de valeurs et de rigueur. En double j’ai également appris à vivre en équipage. Je vais pouvoir l’appliquer à l’échelle du Tour du Monde ».

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