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Banque Populaire V en stand-by

Banque Populaire 5
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A peine plus d’un an après la mise à l’eau du plus grand trimaran de course océanique au monde, voici donc poindre le plus beau des challenges, celui du tour du monde en équipage. A partir de ce 12 novembre, Pascal Bidégorry et l’ensemble du Team Banque Populaire vont donc fourbir leurs armes et affûter leurs analyses météo, se mettant, tels des chercheurs d’or, en quête de la meilleure des fenêtres. Mais avant de prendre le large pour tenter d’inscrire leur nom au plus prestigieux des palmarès, la satisfaction d’avoir pu tenir les délais de préparation et de mise au point d’un maxi trimaran aussi jeune que l’est Banque Populaire V domine chez le skipper basque : « Je suis vraiment content d’être au rendez-vous de ce moment et particulièrement satisfait et admiratif du travail qui a été fait par le Team Banque Populaire. Nous avons pris le temps nécessaire pour arriver à un niveau de préparation adapté à ce défi et avons parfaitement respecté le planning. Nous avons cherché ces dernières semaines à prendre du recul par rapport à tout ce qui peut arriver à bord et à tous nos systèmes embarqués. On savait qu’ils étaient efficaces mais il nous restait quelques questions à régler dans la perspective d’un départ autour du monde sur un bateau neuf. Aujourd’hui on attend le départ avec sérénité ».

Une vision à long terme, vers le Sud

Un bateau prêt pour affronter le large et les éléments, et des hommes impatients d’en découdre ; l’équation initiale du Trophée Jules Verne propose d’ores et déjà deux éléments clés. Reste maintenant à trouver la configuration idéale pour s’élancer et en la matière, Pascal Bidégorry à son idée sur la question : « On essaie d’avoir une vision à suffisamment long terme pour entrer dans le Sud. Ce qui nous importe est d’avoir de l’avance sur Orange 2 et pas uniquement au niveau du Pot au Noir. Aujourd’hui, les systèmes dans l’hémisphère Sud me semblent très complexes et pas forcément très intéressants ». Si l’analyse des fichiers météo à l’échelle d’une bonne partie du tour du monde va définitivement devenir le lot quotidien et la principale préoccupation de l’équipage du Maxi Banque Populaire V, il est évident que la tentative de Franck Cammas et ses hommes attire particulièrement leur attention. « Nous suivons forcément le parcours de Groupama 3 avec beaucoup d’intérêt. La fenêtre qu’ils ont prise n’était pas forcément quelque chose qui nous inspirait. On ne voyait pas d’urgence à partir aussi vite d’autant que les systèmes météo du Sud ne me paraissaient pas assez calés. Je n’ai aucun regret par rapport au fait de ne pas m’être élancé en même temps qu’eux, mais c’est vrai que nous suivons ce qu’ils font et les enchaînements météo qui vont vers le Sud ». 

A partir de ce 12 novembre, Pascal Bidégorry et ses hommes passent donc en mode Trophée Jules Verne et l’équipage comme le bateau sont opérationnels pour un départ depuis leur base de Lorient dès qu’une fenêtre s’ouvrira. Pour l’accompagner dans ce très beau challenge, le skipper du Maxi Banque Populaire V pourra compter sur un équipage taillé pour ce défi qui se voit aujourd’hui complété par un figariste émérite en la personne de Thierry Chabagny. De quoi aligner une équipe de rêve autour du monde et écrire une des plus grandes pages de l’histoire de la Banque de la Voile.

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Plus de 50 noeuds sur un mille pour l’Hydroptère

Hydroptère record du mille
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A peine deux mois après avoir franchi la barre mythique des 50 noeuds, soit l’équivalent du passage du mur du son dans l’aéronautique, l’Hydroptère confirme son statut de trimaran volant le plus rapide du monde en portant le record du mille à 50,17 noeuds de moyenne sur cette distance, soit 92,91 km/h. Une performance exceptionnelle réalisée par Alain Thébault et ses dix équipiers sur leur base de vitesse d’Hyères, dimanche 8 novembre, par 28 noeuds de secteur Nord-Ouest. L’Hydroptère clôture en beauté sa campagne de records en Méditerranée et franchit ainsi une nouvelle étape historique dans le monde de la voile.

« Depuis 30 ans, me portent la passion et l’audace mais cette victoire est surtout celle d’une équipe soudée et déterminée. Ce record historique à plus de 50 noeuds sur un mille est puissant car à la frontière de la double capacité de ce voilier volant hors normes, engin de vitesse et voilier hauturier. Désormais détentrice des deux records les plus rapides de la planète, 51,36 noeuds sur 500 mètres et 50,17 noeuds sur un mille nautique, notre équipe peut se tourner vers le large en 2010 », commente Alain Thébault.

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Francis Joyon signe un premier temps de référence entre la France et l’île Maurice

Arrivee de Francis Joyon à l ile Maurice
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Acte 1 : l’équateur en une semaine
Inventeur de ce nouveau record de demi-fond au format original « entre le sprint d’une transat et le marathon d’un tour du monde », le solitaire Francis Joyon s’élance de Port louis le samedi 17 octobre à 12h, 50 minutes et 16 secondes. Objectif : rallier l’autre Port Louis, celui de l’île Maurice dans l’océan Indien, en « environ 25 jours ». La fenêtre météo est très réduite, puisqu’il faut partir très tôt pour éviter d’arriver dans l’Indien au moment de formation des cyclones. Avec son fidèle routeur Jean-Yves Bernot, Francis Joyon décide donc de sauter sur la première fenêtre météo exploitable. Une stratégie payante dans la première semaine de course, où il parvient à enchaîner des journées à 500 milles parcourus. Le 22 octobre, à son 5e jour de mer, IDEC a touché l’alizé et empanne vers un Pot au noir heureusement pas trop actif. L’équateur est atteint le dimanche 25 octobre à 16h57, en 8 jours, 5 heures et 7 minutes, soit dans le timing de « plus ou moins une semaine » imaginé par Francis Joyon à son départ.

Acte 2 : Bonne Espérance en 17 jours
L’Atlantique Sud est une autre paire de manches. L’anticyclone de Sante-Hélène, comme souvent, barre la route mais il est positionné très ouest et il n’y a pas d’autre choix que le contourner par la droite. Il faut donc faire le grand tour et IDEC est contraint d’aller flirter avec le Brésil, qu’il approchera à moins de 300 milles pour conserver une vitesse satisfaisante. Cette parabole dans l’Atlantique Sud est exigeante pour le marin et le bateau, menés à fond d’abord, puis freinés par des zones de calme dans lesquelles il faut se battre et beaucoup manœuvrer avant la récompense : les grands vents d’ouest. Le 2 novembre, Joyon peut se retourner sur des journées à haute vitesse, le speedomètre d’IDEC indiquant régulièrement 30 noeuds, mais il doit aussi composer avec un paradoxe : il va plus vite que la dépression qui le propulse en bordure des Quarantièmes Rugissants… « quand je la dépasse, elle devient moins active et je ralentis » explique-t-il. Il faut se battre, aller chercher le vent, jouer les angles… et  signer deux journées extraordinaires à 580 milles parcourus ! Tant et si bien qu’IDEC franchit la latitude du cap de Bonne Espérance le mercredi 4 novembre à 3h24, soit 17 jours, 14 heures et 34 minutes après son départ de France. Déjà, le Record France – île Maurice fait savoir qu’il se mérite.

Acte 3 : trop calme Indien
Emmené par sa trajectoire dans l’Atlantique Sud et barré par le fort courant des Aiguilles qui interdit une route proche de la pointe de l’Afrique, IDEC doit descendre très « bas » – jusqu’à 45 degrés de latitude sud ! – pour entamer sa remontée dans l’océan Indien. « Je ne savais plus très bien si j’allais à l’île Maurice ou aux Kerguelen ! » plaisante Francis, toujours aussi serein, alors que le marin et le bateau ont pourtant déjà beaucoup donné pour gagner ces parages en moins de trois semaines, d’ailleurs sur une trajectoire qui n’est pas sans rappeler son exploit autour du monde de 2008. Au 20e jour de mer, tout va encore très bien pour Francis Joyon… sauf qu’une zone de hautes pressions – par définition totalement incongrue dans les Quarantièmes Rugissants – va lui barrer la route. Grande houle et pas de vent ! Dans les Quarantièmes ! Cette bizarrerie va être un véritable enfer pendant deux jours pour Francis Joyon : de la houle, pas de vent, des voiles qui claquent et des manœuvres incessantes à la recherche du moindre souffle d’air… Francis vit « les deux journées les plus lentes de ma carrière de marin ». Une expérience hors du temps, usante, mais qu’il finira par surmonter en pouvant enfin remonter vers le nord et l’île Maurice à des vitesses de nouveau raisonnables… le tout au prix d’un engagement incessant, du vent contraire à la route se levant… puis s’évanouissant encore dans les 700 derniers milles. Jusqu’au bout il faudra se battre et se battre encore !

Acte 4 : le premier temps de référence est signé !
Au terme d’une dernière semaine de course très éprouvante, Francis Joyon finit par gagner l’île Maurice comme une délivrance, signant ainsi le premier temps de référence de la « Mauricienne »… chrono qui ne demande qu’à être amélioré. Le jeudi 12 novembre, à 16 h 03 minutes et 45 secondes (19h 03 mn et 45 s à Maurice), le grand trimaran rouge coupe la ligne d’arrivée devant Port Louis, à Maurice, en 26 jours 4 heures 13 minutes et 29 secondes, à la moyenne sur la route de 16,40 noeuds. Il a parcouru plus de 10 000 milles nautiques effectivement sur l’eau, soit 2000 de plus que la route théorique. Mais dans le sillage des découvreurs de la route des Indes, le colosse de Locmariaquer n’a pas craqué, pas le genre de la maison Joyon. Il est allé au bout de sa nouvelle aventure, à peine au-delà du timing de 25 jours qu’il imaginait au départ de France. Surtout, de nouveau, Francis Joyon a su transmettre avec passion, humanité et douceur ses aventures, son bonheur d’être en mer… et son courage dans l’adversité. Ce nouveau parcours ne lui a pas fait de cadeau. La météo n’a pas été vraiment bonne fille avec le pilote du grand trimaran IDEC. Mais la route est désormais ouverte !

Ce nouveau parcours entre au Championnat du Monde des Records
Une fois validé par le WSSRC (World Sailing Speed Record Council), l’organisme international d’homologation des records à la voile, ce nouveau parcours entre Port Louis en France et Port Louis capitale de l’île Maurice entrera au programme du Championnat du Monde des Records Océaniques qui référence et hiérarchise les 20 principaux records de la planète mer. Ce premier temps de référence, établi aujourd’hui par Francis Joyon en solitaire, appellera sûrement d’autres tentatives sur la belle route des Indes d’où il y a quelques siècles déjà, Hollandais, Portugais, Français et Anglais revenaient les cales chargées de porcelaine, d’épices, de thé ou de soie…

* sous réserve d’homologation par le WSSRC

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Groupama : une dépression à ne pas rater

Groupama 3
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La visio conférence organisée au PC Course parisien de Groupama n’a pu avoir lieu pour des raisons techniques dues à la transmission défaillante d’Inmarsat, mais Franck Cammas a pu participer à la vacation radio animée par Stanislas Grenapin qui recevait l’animateur météo Laurent Cabrol. Anticyclone, Pot au Noir, alizés, dépressions… le skipper de Groupama 3 a pu expliquer la situation dans laquelle il navigue depuis son passage de l’équateur en 5 jours quinze heures.

« Il fait beau avec quelques cumulus de beau temps, avec des alizés de travers mais un peu instables. Il faut manœuvrer assez souvent entre trinquette et solent parce que ça varie entre 14 et 22 nœuds… Nous sommes obligés de faire un grand tour autour de l’anticyclone de Sainte-Hélène : nous allons longer les côtes brésiliennes pendant deux jours pour gagner dans le Sud afin d’attraper une dépression qui se crée en ce moment sur le continent sud-américain. Elle nous poussera alors vers l’Est rapidement… Mais il ne faut pas la rater car il n’y a plus rien derrière ! Le rendez-vous est prévu pour samedi midi : après, ça va allumer… Pour l’instant, l’enchaînement est plutôt positif avec un anticyclone devant nous que la dépression va pousser : nous aurons une mer plate avec du vent portant ! » racontait le skipper de Groupama 3.

Alors que Jacques Caraës avait montré à ses co-équipiers avant le départ de Ouessant, où il habitait (à l’Aber Wrac’h), c’est au tour de Ronan Le Goff de passer devant sa maison brésilienne dans la baie de Bahia… Le trimaran géant suit en effet une route parallèle à la côte, prenant même un peu de Sud-Ouest dans son cap, pour descendre le plus vite possible vers le 22° Sud. En fait, en raison d’une situation météorologique différente, Groupama 3 se positionne environ 200 milles plus à l’Ouest que la route du détenteur du Trophée Jules. Un différentiel lié à un passage de l’équateur plus à l’Ouest (par 30° W contre 26° pour Orange 2) mais aussi parce que la priorité actuelle n’est pas de se rapprocher tout de suite de la route directe mais bien de se placer devant le front froid brésilien.

De fait, les routes des deux multicoques à quatre ans d’écart sont assez similaires depuis le Pot au Noir, et les vitesses sont identiques ce qui maintient la stabilité de l’avance de Groupama 3 (680 milles) depuis deux jours. À la vue des conditions météorologiques annoncées, Franck Cammas et ses neuf équipiers vont obliquer vers le cap de Bonne-Espérance approximativement sur la même latitude que Bruno Peyron en 2005 (22° Sud) : cette grande courbe vers l’océan Indien va surtout déterminer à quelle latitude vont débuter les longs surfs autour de l’Antarctique : il y a en effet plus de 9 000 milles à parcourir ensuite dans les Quarantièmes Rugissants !

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de Lamotte et Hardy attendus ce vendredi à Progreso

De Lamotte et Hardy-Solidaire du Chocolat
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Un front froid de passage sur le Golfe du Mexique s’autorise une intrusion inhabituelle en Mer des Caraïbes lors des 24 prochaines heures, annonce Richard Silvani de Météo France. Conséquence directe de cette nouvelle donne météo : la tête de flotte se retrouve au près et le gros des troupes est privé d’alizés !
 
Grogne et inquiétudes en tête de flotte
« On a commencé au près et on termine au près, la boucle est bouclée ! », lançait Bruno Jourdren (Cheminées Poujoulat) à la vacation du jour… Ce n’est pas de gaité de cœur que les coureurs ont rangés leurs spis la nuit dernière pour (vite) retrouver le désagréable régime du près : la gîte, le bateau qui cogne dans chaque vague, le gréement qui souffre.
Les italiens Giovanni Soldini et Pietro D’Ali (Telecom Italia) ont eux accueilli avec inquiétude ce retour forcé au mode « près ». La casse de leur barre d’étais (pièce qui tient le mât) lors du dernier coup de vent essuyé en Atlantique fait désormais figure d’épée de Damoclès pour le duo transalpin.
Seul point positif de cette nouvelle situation météo : le pilote automatique peut à nouveau prendre le relais à la barre, laissant un peu de répit aux skippers. « Au portant nous barrons tout le temps », précisait en effet Bruno Jourdren.
 
Un alizé qui fait « pshit » !
Deuxième conséquence du passage de ce front dépressionnaire sur les Grandes Antilles : l’essoufflement de l’alizé en Mer des Caraïbes. Damien Seguin et Armel Tripon (Cargill-MTTM) ont pâti de cette panne de vent pendant 24 heures. Piégés au cœur d’une bulle coincée entre Haïti, la Jamaïque et Cuba, les nantais se sont toutefois maintenus en 4e position à 70 milles devant Tim Wright et Nicko Brennan (Palanad 2). Ces deux concurrents ont réussi ce matin à s’extirper enfin de ce piège météo. Ils profitent désormais eux aussi du flux dépressionnaire pour gagner des milles vers le Golfe du Mexique. Mais, derrière eux, la bulle risque fort d’enfermer dans ses griffes molles les deux Class40 suivants : Felipe Cubilos/Daniel Bravo Silva (Desafio Cabo de Hornos) 6e et Peter Harding/ Miranda Merron (40 Degrees) 7e.
 
Sous le vent de la Jamaïque…
Cette situation stratégique n’a pas échappée à leurs poursuivants directs, les skippers de groupe Picoty, qui tentent, du coup, une option Sud. « Nous avions le choix de faire le petit train sans espoir de gagner des places, ou jouer un coup tactique : nous avons choisi !… Et si ça passe, il y a moyen de s’amuser ! », expliquait Jean-Edouard Criquioche à la vacation du jour.
Pour Erik Nigon et Marc Jouany sur Axa Atout cœur pour Aides et les cinq autres concurrents qui viennent de passer la porte des Antilles, la question d’une éventuelle option Sud ne devrait pas se poser. L’alizé souffle encore sur la moitié Sud de la Mer des Caraïbes et devrait se rétablir sur l’ensemble de la zone de course d’ici dimanche. Cette situation météo serait même favorable à un possible regroupement de la flotte…
Yves Ecarlat et Lionel Regnier (Vale Inco Nouvelle Calédonie) ont officialisé ce jeudi leur abandon. C’est le 11e depuis le début de l’épreuve. L’usure de leurs voiles et la perte de leurs deux spis ne leur permettent pas d’aller plus loin. Ils se dirigent vers Saint Martin aux Antilles et mettent tout en œuvre pour rallier Progreso par avion rapidement.
 
Attention mesdames et messieurs, ça va commencer !
…Et pendant ce temps, à terre, au Yucatan, c’est l’ébullition… « Il règne une joyeuse effervescence ici ! », commentait Bernard Duval, directeur de course, « les mexicains ont fait un travail considérable pour aménager la marina où nous sommes installés et où se dérouleront les nombreuses festivités prévues dans les jours à venir. ».
Le Yucatan est donc fin paré pour faire la fête aux vainqueurs de cette première édition de la Solidaire du Chocolat. Sauf coup de théâtre, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives Novedia) sont attendus demain en fin d’après-midi, heure locale à Progreso (soit en début de nuit en France), au Mexique. « La fête promet d’être belle et il en sera de même pour chacun des concurrents ! »

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Déception dans le camp français

Team French Spirit/Pages Jaunes
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Si le soleil brille toujours aussi généreusement sur la Baie des Anges, il rayonne beaucoup moins dans le cœur des marins français. Pour l’équipe de Bertrand Pacé (TFS-Pages Jaunes), le dernier match contre les Russes de Synergy leur offrait une dernière occasion de décrocher enfin une première victoire. Mais une certaine fébrilité dans cette nouvelle équipe tricolore peu entraînée s’est traduite par un mauvais départ et une incapacité à revenir dans le match. Dernier camouflet de la part d’Eole, le voilier français, fortement ralenti par le manque de vent, n’est pas parvenu à finir son match moins de cinq minutes après son adversaire, comme le veut le règlement. Cela ne change rien au résultat final mais les classe DNF (Did Not Finish) sur ce match alors qu’ils se sont battus jusqu’au bout.

La même déception s’affichait sur les visages des équipiers de l’équipe franco-allemande ALL4ONE. Pourtant mal partis, les hommes de Sébastien Col ont réussi à repasser devant grâce à un joli coup tactique dans le premier bord de près. Mais une erreur tactique au portant en abandonnant le marquage de leur adversaire a ouvert la porte aux Italiens d’Azzurra qui se sont précipités dedans. Cette cinquième défaite rétrograde ALL4ONE à la septième place du Round Robin.

A l’opposée, les Kiwis d’Emirates Team New Zealand poursuivent leur domination sans faille. Impassibles et impassables, les All Blacks de la voile se jouent de tous leurs adversaires successifs. Derniers en date, les Américains de BMW Oracle Racing qui n’ont pourtant pas grand-chose à se reprocher. Ils n’ont pu que constater la supériorité des Néo-Zélandais dans cette discipline. Dix minutes plus tôt, les équipiers de Paul Cayard et Terry Hutchinson, à bord d’Artemis, ont réussi l’exploit du jour en infligeant sa première défaite aux multiples champions olympiques qui garnissent la cellule arrière de Team Origin. Mais avec encore deux matchs à disputer, face aux deux premiers du classement provisoire, les Britanniques peuvent encore viser la première place de ce Round Robin.

Si les deux équipes françaises, qui ont disputé leurs sept matchs de ce premier Round, pourront se reposer et analyser leur performance vendredi avant d’attaquer la suite de la compétition, les six autres équipes n’ont pas encore fini cette première phase et aucune des six premières places n’est encore définitive. La journée de vendredi s’annonce donc décisive…

Résultats des matchs du jour
Artemis bat Team Origin par 45’’
Emirates Team New Zealand bat BMW Oracle Racing par 48’’
Synergy Russian Sailing Team bat TFS-Pages Jaunes : DNF
Azzurra bat ALL4ONE par 1’56’’’

Classement provisoire du Round Robin 1 après 6 jours
1) Emirates Team New Zealand, 6-0
2) Azzurra, 5-1
3) Team Origin, 4-1
4) Artemis, 3-3
5) BMW Oracle Racing, 2-3
6) Synergy Russian Sailing Team, 2-4
7) ALL4ONE, 2-5
8) TFS-Pages Jaunes, 0-7

Programme du vendredi 13 novembre
Artemis vs BMW Oracle Racing
Team Origin vs Emirates Team New Zealand
Team Origin vs Azzurra
BMW Oracle Racing vs Synergy Russian Sailing Team

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Safran prend les commandes

Marc Guillemot - Safran
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Malgré les bobos, les petits soucis techniques inévitables quand on affronte depuis plusieurs jours du gros temps, les concurrents sentent bien qu’une première phase est en train de se terminer. Pas de certitude absolue, mais certains se plaisent à croire qu’ils ont peut-être pris un coup d’avance sur quelques uns de leurs plus sérieux adversaires. Evidemment, bien des regards convergent vers l’équipage de Foncia : Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou qui ont été les premiers des IMOCA à prendre la route du sud ont entrainé dans leur sillage avec un léger décalage quelques ténors parmi lesquels Vincent Riou et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) ou bien encore Sydney Gavignet et Sam Davies (Artemis Ocean Racing). Et ils accusent aujourd’hui plus de deux cents milles de retard sur Safran, le nouveau leader.

Les doutes s’installent
Et dans le petit groupe des méridionaux, le doute s’insinue. Le choix de cette route se justifiait par la volonté de préserver le matériel et les hommes plutôt que de venir tenter le diable… Une attitude qui tient autant à la recherche de performance qu’à cette volonté d’amener de l’autre côté de l’océan un voilier en bon état. Mais au final, les conditions près du centre de la dépression semblent avoir été moins rudes que prévues. Les jugements sont cependant faciles quand on observe de terre les routes de ces navigateurs, en oubliant la réalité de la vie quotidienne à bord. Car si peu se plaignent, nombre de marins finissent par dévoiler les tracas qui les assaillent. Avarie de têtière de grand-voile pour Artemis et chute dans le bateau pour Sam Davies qui se devait de reprendre quelques forces, perte de la girouette pour Aviva, moteur noyé pour 1876, la traversée de l’Atlantique n’a rien d’une partie de plaisir.

Pour autant, les hommes du centre aimeraient bien voir se décanter la situation plus rapidement. François Gabart (Groupe Bel), tout en étant satisfait de la position médiane de l’équipage qu’il forme avec Kito de Pavant remarquait, néanmoins, que les hommes du sud n’avaient pas été freinés autant qu’il l’avait espéré. Quand la fatigue physique commence à se faire sentir, on aimerait pouvoir glaner quelques certitudes supplémentaires quant à ses choix de route. Le jeu reste toujours ouvert si l’on considère que depuis le début de la course, on a déjà assisté à quatre changements de leader en autant de jours, ce qui témoigne bien de l’âpreté de la bataille.

Multi50 : tous derrière et lui devant
Chez les Multi50, la bataille pour la première place risque de tourner court tant la domination de Crêpes Whaou ! est évidente. Lalou Roucayrol (Région Aquitaine Port-Médoc) qui, hier encore, tenait la dragée haute à Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux, a dû en rabattre après plusieurs heures passées à la cape. Un fort coup de vent avec rafales et un petit état de forme de son équipier Amaiur Alfarao ont incité l’équipage aquitain à choisir la voie de la sagesse. Prince de Bretagne est arrivé à Vigo où Christophe Dietsch et Hervé Cléris ont effectué une réparation express ; les deux navigateurs attendent maintenant la bonne fenêtre météo pour repartir. FenetreA Cardinal, quant à lui, a décidé d’arrêter sa course à Lorient. Alain Maignan et Nicole Harel ont été confrontés au même dilemme qu’Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel (Brit Air) hier au soir… En prenant cette décision de bon sens, ces quatre navigateurs prouvent qu’au delà de l’esprit de compétition, le sens marin domine toujours.

Ils ont dit :
François Gabart Groupe Bel, 5ème au classement IMOCA
«Ça se passe plutôt bien : les conditions météo ne sont pas faciles car il y a beaucoup de vent. Mais la vache a le sourire et nous l’avons aussi… Pour ce qui concerne les décisions à bord nous avons l’opportunité de prendre notre temps. Nous discutons donc beaucoup : nous sommes sur un bateau et nous pouvons en effet nous permettre de prendre des décisions sans contrainte de temps. Kito connaît le bateau beaucoup mieux que moi et il est instinctif ; moi j’ai plutôt un esprit analytique. On est complémentaires et ça se passe bien entre nous. »
Erwan Le Roux, Crêpes Whaou !, 1er au classement Multi50
« Aujourd’hui les conditions ne sont plus aussi difficiles que les autres jours : je dirais que c’est même agréable. Le matériel est à sécher, on a sorti les panneaux solaires et on a même réussi à vérifier le matériel. On a passé en revue aussi les bonhommes ! On a failli chavirer juste à côté de l’endroit où Yves Le Blevec et Jean le Cam ont eu leur accident. C’est vraiment dommage pour eux mais ce qui est important c’est qu’ils soient sains et saufs. »
Yves Parlier, 1876, 8ème au classement IMOCA
« On bricole dans le moteur parce qu’on a fait de la mayonnaise dans le moteur… Mais demain ça va repartir de plus belle ! Au départ on voulait partir au sud, mais ensuite on a décidé de prendre l’option nord et je pense qu’on a bien choisi. Je n’ai pas encore vraiment pris le temps de consulter les fichiers météo parce que je suis concentré sur les problèmes rencontrés avec le moteur mais je pense que le vent ne devrait pas changer d’orientation, comme prévu. On espère passer juste au-dessous de l’anticyclone et se faire conduire par les alizés au plus vite.»

Classement à 17 heures :
IMOCA 60
1 Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 3656 milles de l’arrivée
2 BT (S Josse – JF Cuzon) à 4,3 milles du premier
3 Mike Golding Yacht Racing (M Golding – J Sanso) à 24,4 milles du premier
4 Veolia Environnement (R Jourdain – JL Nélias) à 40,5 milles du premier
5 Groupe Bel (K de Pavant – F Gabart) à 40,8 milles du premier

Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier – E Le Roux) à 4114,7 milles de l’arrivée
2 Région Aquitaine Port-Médoc (Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro) à 144,1 milles du premier
3 Guyader pour Urgence Climatique (V Erussard – Loïc Féquet) à 217 milles du premier

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La flotte fait le dos rond

Jourdain Véolia
DR

Les gennakers ont ainsi été remisés dans les soutes à voiles, faisant place à un Orc dont l’évocation suffit à laisser entrevoir un tableau particulièrement chahuté. La grand voile a perdu en surface, la prise systématique de deux ris lui permettant de gagner en sécurité et en préservation.

Dans ces conditions, au Nord, on assume ses choix et on courbe l’échine, quand les partisans de la voie sudiste se réjouissent d’échapper au brassage permanent. Dans les faits, le duo Sébastien Josse et Jean-François Cuzon joue les premiers rôles chez les Imoca et le Multi50 de Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux tient bon la cadence. Pour Crêpes Whaou ! des leaders Escoffier-Le Roux, la compensation est le maître mot pour les hommes quand la machine tape violemment après chaque vague. Obtenant ce matin encore la faveur du classement, gageons que le tenant du titre regardera d’un œil averti la route nordiste du duo aquitain Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro, revenu dans la nuit à 5,5 milles, à la faveur d’un positionnement plus proche de la route directe.

Les surprises et le dénouement de certaines intrigues sont à attendre pour les heures à venir. C’est en effet à 11 heures, que Pachi Rivero et Yves Parlier sortiront du mode furtif et feront leur retour sur les écrans de contrôle. Quel aura été le choix du duo franco-espagnol ? Affronter le phénomène de face ou le contourner en optant pour le mode de vie sudiste ?

Ils ont dit :

Sébastien Josse – BT – 1er au classement Imoca de 5h
« Ca secoue à bord de BT ! On a entre 30 et 35 nœuds et une mer pas très organisée donc effectivement ça gigote un petit peu mais il y a eu pire. Ca devrait se renforcer un peu au passage du front, on aura 40 nœuds mais ça ne devrait pas durer trop longtemps. Là nous en sommes au tout début, c’est encore correct, on est assez content. On n’a pas spécialement changé notre rythme car de toutes façons on n’a pas vraiment de quarts précis depuis le début. On a réussi à bien s’alimenter, on s’est fait double ration pendant qu’on était au portant. On est sur notre option, on va jusqu’au bout. On a un plan d’attaque, ce n’est pas parce que Michel est allé dans le sud que nous aussi on doit aller dans le sud, chacun son option ! ».

Roland Jourdain – Veolia Environnement – 2ème au classement Imoca de 5h
« On commence à entrer dans le vif du sujet, on a dépassé la trentaine de nœuds. Ca y est on est passé du caleçon au string ! Les conditions sont conformes à ce qui nous avait été annoncé. Mais finalement la nuit n’a pas été trop désagréable non plus, c’était étoilé et puis on a mangé notre pain blanc pendant la transition entre le portant et le près. Et maintenant les conditions devraient monter encore un peu. J’espère qu’on n’aura pas au-dessus de 38-40 nœuds. A priori on a un bateau sous notre vent, dans notre nord, nord-est, je pense que c’est Safran. Les jours qui viennent vont être difficiles pour le matos et pour la météo elle-même. Car après cette dépression il y en aura une autre, vraisemblablement nerveuse aussi…».

Franck-Yves Escoffier – Crêpes Whaou ! – 1er au classement Multi50 de 5h
« On ne penche pas beaucoup, mais nous par contre on a le bruit et les atterrissages forcés… J’essaie de faire du sud pour m’écarter du mauvais temps. On marche à 12/15 nœuds et on a 27 ou 28 nœuds de vent avec 3 – 4 mètres de mer. Le pic arrivera dans 1heure ½ – 2 heures. Ca devrait aller jusqu’à 35 – 40 nœuds et on aura sans doute 3 heures délicates dans une mer assez forte. Pour l’instant je suis hyper satisfait de mon bateau dans ces conditions. J’ai déjà navigué dans des mers plus grosses mais ça n’a rien à voir quand le soir tu rentres chez toi !».

Classement de 5h
Monocoques
1 BT Sébastien Josse – Jean François Cuzon à 3944,1 milles de l’arrivée
2 VEOLIA ENVIRONNEMENT Roland Jourdain – Jean Luc Nelias à 12,4 milles
3 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 15 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 4411,2 milles de l’arrivée
2 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 5,5 milles
3 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 77,4 milles

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Les incertitudes de la Mer des Caraïbes

Cheminées Poujoulat
DR

Près de 1 000 milles devant leur étrave, le duo d’Initiatives-Novedia (De Lamotte-Hardy), impérial, ne cède rien entre Cuba et les îles Cayman. Pour autant, alors qu’il doit passer d’ici peu sous la barre des 500 milles avant l’arrivée, la journée s’annonce sous haute tension : dans un flux de vent d’est qui menace de jouer les filles de l’air et avec les nerfs, les attaques menacent de fuser depuis les bords de Telecom Italia (Soldini-D’Ali) et de Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm), en embuscade entre 120 et 130 milles derrière.

Après les accélérations d’hier où les écarts se sont faits et défaits au tempo des variations du vent très instable en force et au rythme d’un air célèbre d’accordéon, tout semble revenu partiellement dans l’ordre sur les eaux incertaines de la mer des Caraïbes. La flotte de la Solidaire du Chocolat a repris son ordre de marche vers le Yucatan, terre des plus belles promesses pour le duo de tête.

Mille pour mille
La hiérarchie préétablie au passage de la porte de Saint-Barth semble en effet avoir repris ses droits. Mais c’est sans compter avec toutes les surprises que réserve encore la météo tropicale aussi incertaine qu’exotique sous ces latitudes. La journée s’annonce en effet à haut risque pour Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy, qui après avoir vu leur avance comme neige au soleil, ont de nouveau tapé un grand coup pour affirmer leur leadership. En jeunes conquérants, ils ne rêvent que d’or. Mille pour mille, ils ont donc repris le terrain concédé en approche de Cuba. Mais on l’a vu hier, dans ces eaux de tous les contrastes, les écarts se font et se défont à des vitesses vertigineuses et la porte reste grande ouverte à tous les rebondissements. Gageons aussi que les coriaces tandems italiens et helvetico-breton ne se laisseront pas compter même si, sur l’eau comme sur le papier, l’assurance et l’insolence affichée par les deux jeunes impétueux qui les précèdent, rappelle que le pouvoir semble bien en place…

Grains de folie et orages enragés
Neuf bateaux en mer des Caraïbes, six autres en Atlantique : d’un côté comme de l’autre de la frontière symbolisée par l’arc antillais et la porte de Saint-Barth, la course se poursuit sur deux terrains de jeu radicalement différents. Quand les premiers tracent leur sillon au fil des îles et composent avec une météo tropicale propice à tous les coups tactiques, les autres négocient encore une formation orageuse, manœuvrent à tout va, s’adaptent, courbent l’échine, sommés encore et toujours de faire appel à leur bon sens marin au passage de grains de folie et d’orages enragés. Les témoignages reçus en disent long sur le traitement de choc infligé par ce système météo d’une rare violence. En queue de flotte, il a été fatal aux deux complices Vale Inco, Nouvelle-Calédonie (Ecarlat-Régnier), qui déplorent la perte de leur grand-voile en lambeaux et la mort de leur deuxième spi. En panne sèche de voiles, la vitesse du dernier Class40 a inévitablement chuté. A 4h ce mercredi 11 novembre, ils évoluent à 4-5 nœuds, sur la route directe. Ils vont tenter d’installer une voile de fortune pour aider le génois (grande voile d’avant) à les emmener jusqu’aux Antilles.

Classement de 9h (heure française)

1 Initiatives – Novedia  Tanguy De Lamotte/Adrien Hardy à 522,57 milles
2 Telecom Italia  Giovanni Soldini/Pietro D’Ali à 111,02 milles
3 Cheminées Poujoulat  Bruno Jourdren/Bernard Stamm à 118,46 milles

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Groupama 3 pulvérise le chrono à l’Equateur

Groupama 3
DR

« Depuis 3h00 (heure française), Groupama 3 s’est extrait de la Zone de Convergence Inter Tropicale. La traversée n’a pas été facile puisque Franck Cammas et son équipage ont rencontré une poignée de grains orageux et deux zones avec des vents très faibles. Malgré une progression par à-coups, Franck Cammas et son équipage sont toujours parvenus à maintenir des vitesses moyennes supérieures à 15 noeuds. Bien que la zone à traverser fût plutôt étendue (250 milles), le trimaran géant n’a pas perdu de temps par rapport au détenteur du Trophée Jules Verne. En effet, Groupama 3 est sorti du Pot au Noir avec 670 milles d’avance sur Orange 2 alors qu’il y était entré avec 660 milles ! Cette efficacité impressionnante est à mettre au crédit de l’équipage qui a su tirer le meilleur parti du potentiel du bateau dans des vents très variables, tant en force (de 5 à 35 noeuds) qu’en direction (toutes les allures en bâbord amure). C’est désormais au près dans des alizés de Sud-Est soutenus de 18 à 23 noeuds que navigue le trimaran géant. » précisait ce matin Sylvain Mondon de Météo France.

Moins de six jours…

« Le passage de l’équateur en ce début de mercredi 11 novembre marque le début de la tranche suivante qui consiste à négocier le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Cette phase qui est une des plus délicates à réaliser, occupera Franck Cammas et son équipage pendant les sept à neuf prochains jours. L’objectif étant pour Groupama 3 de franchir au plus vite le cap de Bonne-Espérance et d’entrer au mieux dans l’océan Indien. »

Franck Cammas et ses neuf équipiers sont dans l’hémisphère Sud depuis 8h00 (heure française) : ils n’ont donc mis qu’environ cinq jours et seize heures pour atteindre l’équateur, soit quatorze heures de moins que leur de leur précédente tentative (6j 6h 24′), mais surtout près d’une journée et demie de mieux que le temps de référence sur le Trophée Jules Verne de Orange 2 (7j 02h 58′)… Un coussin d’avance important psychologiquement et annonciateur d’une bonne descente vers les Quarantièmes Rugissants.

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