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Arkea Ultim Challenge. Anthony Marchand : ” Cette arrivée, j’en ai rêvé !”

Anthony Marchand a tenu bon, il s’est accroché, devenant ainsi le dixième marin à boucler un tour du monde en multicoque et en solitaire et s’adjugeant au passage la quatrième place de l’Arkea Ultim Challenge – Brest.

« Cette arrivée, j’en ai rêvé ! C’est toujours un peu bizarre et brutal de retrouver tant de têtes d’un coup, mais je suis ravi d’être là. Ravi d’avoir été au bout de cette incroyable aventure d’autant que le chemin n’a pas été facile ! », a déclaré Anthony Marchand peu après son arrivée au ponton du quai Malbert où il a été accueilli en véritable héros des mers par un public venu nombreux, l’ensemble de son équipe mais aussi les trois premiers, Charle s Caudrelier, Thomas Coville et Armel Le Cléac’h.

« Il y a énormément d’émotions. J’ai du mal à décrire ce que je ressens. Au moment où j’ai franchi la ligne d’arrivée, j’ai fondu en larmes. J’ai réalisé à quel point ça avait été difficile. J’ai pris conscience de toute l’énergie que j’avais dû déployer pour rallier Brest. Il y a eu un incroyable travail d’équipe. Jour et nuit, j’ai pu compter sur les membres du team sans qui rien n’aurait été possible. Ensemble, nous avons vécu quelque chose d’unique et nous en ressortons tous grandis, c’est certain », a assuré le navigateur qui a notamment dû faire face à la casse de son foil bâbord peu après le passage du cap des Aiguilles, l’obligeant à faire escale à Cape Town (Afrique du Sud), puis au disfonctionnement du système permettant au foil tribord de rester en position basse peu après avoir fait son entrée dans le Pacifique, le contraignant à réaliser un arrêt technique à Dunedin (Nouvelle-Zélande).

« A chaque fois qu’il m’arrivait quelque chose, j’avais l’impression que si j’étais confronté à quelque chose de nouveau, je n’y arriverais pas or j’ai su rebondir à chaque fois. C’est impressionnant de voir à quel point on est capable de repousser ses limites lorsque l’on est poussé dans ses retranchements », a précisé le skipper d’Actual Ultim 3 qui aura réellement tout donné lors de ces 64 jours de mer.

« Arriver est une sorte de délivrance même si je n’aime pas trop ce mot car on peut avoir l’impression que je sors d’un cauchemar, ce qui n’est pas le cas. A mesure que je m’approchais de la ligne, je sentais mon corps se relâcher entièrement, tout doucement, comme s’il avait compris avant moi que c’était la fin. Fini le stress des alarmes permanentes, terminés le manque de sommeil et l’alimentation décousue. Je ne sais pas trop mettre de mots s ur ce qui se passe dans ma tête. C’est à la fois agréable et désagréable. J’ai toutefois le sentiment d’avoir tout donné et d’avoir bien dosé les risques pour réussir à boucler la boucle. Plus on passe du temps en mer et plus c’est dur, plus on redoute que le bateau casse. Finalement, la leçon de ces histoires là, c’est qu’il y a autant de mérite pour le premier que pour le dernier », a relaté le Costarmoricain, éprouvé par l’exercice mais définitivement heureux de l’expérience.

« Ces Ultims sont des machines fabuleuses mais la voile reste un sport ingrat et rude. Chacun de nous a vécu son tour du monde à sa manière, avec une multitude de petites et de grandes victoires. Pour ma part, je termine sans regret. Je sais désormais que l’humain est capable de s’habituer à tout. Ce que j’ai trouvé le plus dur ? Etonnement, même si le fait de naviguer sans foil a été handicapant en termes de vitesse et m’a rendu la vie à bord très inconfortable, c’est le scénario météo. Ce dernier a globalement toujours été assez défavorable pour moi. J’ai régulièrement buté contre un mur, avec une dépression ou autre chose qui m’empêchait d’avancer vite. C’était un peu pesant et je ne m’attendais pas à ça même s’il est certain que lors d’un tour du monde, qui plus est sur un maxi multicoque, on bascule vite vers un mode « aventure », en particulier dans le Grand Sud », a poursuivi le marin qui, pour mémoire, a fêté ses 39 ans en mer le 4 mars dernier, et est le plus jeune concurrent classé de cet Arkea Ultim Challenge – Brest.

« Il y a eu énormément de moments de doutes. Au final, je suis heureux pour moi mais aussi pour toute l’équipe, pour Actual et pour l’ensemble des gens qui m’ont soutenu pendant la course. Elle a été aussi éprouvante physiquement que mentalement mais elle restera à jamais gravée dans mon esprit. Les moments les plus forts ont sans aucun doute été le départ et l’arrivée. Il y a une foule d’images que je garderai en tête mais ces deux moments précis ont vraiment été intenses. Plus encore : magiques ! », a ajouté Anthony qui a lutté jusqu’au bout pour assurer sa quatrième place. « Pour finir, peu importe le résultat. Le but était de terminer et j’aurais été extrêmement déçu si cela n’avait pas été le cas. Je suis véritablement heureux d’avoir pu vivre tout ça et je rentre changé, c’est évident ».

De fait, cette grande épopée a été riche en enseignements et ce à tous les niveaux, même après déjà un demi tour du monde (trois étapes) effectué il y a tout juste quelques mois à bord de Biotherm au côté de Paul Meilhat dans le cadre de The Ocean Race. « Franchir deux fois le cap Horn dans la même année, ce ce n’est pas rien. Je ne ferai cependant pas ça tous les ans ! (Rires) Si je suis prêt à repartir ? Pas tout de suite mais si j’ai l’opportunité de refaire un tour de monde sur ce genre de machine, je ne bouderais pas mon plaisir. Dans l’immédiat je veux savourer ce bonheur au maximum ! »

Rétrospective de la course

Après être parti le 7 janvier dernier de Brest, Anthony Marchand réalise un joli début de course grâce notamment à une option audacieuse dans le golfe de Gascogne qui lui permet de rivaliser avec les plus rapides. Dans le bon tempo, le skipper enchaine sans relâche les manœuvres dans des conditions très changeantes mais reste toutefois dans le bon wagon. Les choses se compliquent un peu lors du contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène.
En effet, alors que les leaders ont pu tendre leur trajectoire en direction du cap de Bonne Espérance, le Costarmoricain est, lui, cont raint de batailler dans de petits airs et de rallonger sa route vers le sud avant de remettre de l’est dans sa route. Dès lors, les trois premiers en profitent pour créer un premier écart significatif mais le skipper d’Actual Ultim 3 ne lâche rien et se retrouve à la bagarre avec Armel Le Cléac’h après que ce dernier ait été contraint à une escale au Brésil.

Le 23 janvier, il déborde le cap des Aiguilles, le point le plus au sud de l’Afrique du Sud également le point de division entre les océans Atlantique et Indien. Le lendemain, il endommage son foil bâbord et se voit malheureusement obligé de se dérouter vers Cape Town. Sur place, son équipe réalise une véritable opération commando. En 24 heures chrono, elle parvient en effet à retirer l’appendice cassé, répare son gennaker et son système de barre puis solutionne ses problèmes de pilotes automatiques.

Le 27 janvier, Anthony quitte ainsi la baie de La Table et reprend le fil de sa course avec, certes, un bateau qui n’est plus à 100% mais une détermination sans faille. Sa route jusqu’au cap Leeuwin n’a cependant rien d’un grand tout schuss. Il multiplie les empannages en bordure de la zone d’exclusion Antarctique. Il franchit la pointe la plus sud-ouest du continent Australie le 5 février puis fait son entrée dans le Pacifique trois jours plus tard, peu avant d’être stoppé une nouvelle fois dans son élan et de devoir marquer un arrêt technique en Nouvelle-Zélande, la faute à une défaillance du dispositif permettant au foil tribord de rester en position basse.

Le 11 février, après un pit-stop de 27 heures, Anthony Marchand quitte le port de Dunedin avec une monture qui a encore perdu en termes de performance et devenue, par là-même très inconfortable, mais il garde la niaque et peut s’engager dans le tunnel du Grand Sud sereinement.
Le 16 février, il franchit le point Némo, le point le plus éloigné de toute terre émergée, mais son attention est focalisée sur autre chose. Et pour cause, une dépression tropicale lui barre la route du Horn. Il n’a pas d’autres choix que de ralentir pour la laisser passer. Il finit par enrouler la fameuse pointe Chilienne le 20 f évrier, de jour et à moins de cinq milles, dans des conditions maniables, puis entame sa remontée le long des côtes Sud-Américaines. Des côtes aux abords desquelles il devra composer avec de petits airs et jouer au mieux avec les effets de brises thermiques tout en voyant un temps son avance sur Éric Péron se réduire à moins de 350 milles avant d’inverser de nouveau la tendance.
Le 4 mars, jour de ses 39 ans, le navigateur en termine avec la molle et récupère enfin les alizés qui lui ont fait défaut pendant une longue semaine. Dans le même temps, il fait son retour dans l’hémisphère nord et en termine avec les empannages à répétition. De fait, deux grands bords tout droits s’offrent à lui pour remonter jusqu’à Brest. Le sprint final est alors lancé même s’il doit ralentir un peu la cadence, peu avant le passage des Açores, pour laisser le temps à la mer, dantesque, de se calmer un peu entre l’archipel Portugais et le cap Finisterre.

Ce lundi 11 mars, au terme de 64 jours de mer, il franchit la ligne d’arrivée et boucle l’Arkea Ultim Challenge – Brest en quatrième position, devenant par ailleurs le plus jeune concurrent classé de cette première édition de l’épreuve, mais aussi et surtout le 10e marin à boucler un tour du monde en multicoque en solitaire, en course ou en record.

Principales dates de l’Actual Ultim 3 dans l’Arkea Ultim Challenge – Brest :
Départ de Brest : 7 janvier
Latitude Cap de Bonne Espérance : le 23 janvier à 19h 25’ 38’’ heure française
Latitude Cap Leuwin : le 5 février à 21h 10’ 24’’ heure française
Entrée dans le Pacifique : le 8 février, à 8h 56’ 47’’ heure française, après 31 jours 18 heures
Point Nemo : le 16 février à 8h05 heure française
Latitude Cap Horn : le 20 février à 23h21′ heure française
Retour dans l’hémisphère Nord : le 04 mars à 5h heure française
Arrivée : le 11 mars 2024, en 64 jours 01 heure 38 minutes et 21 secondes

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Arkea Ultim Challenge. Arrivée d’Anthony Marchand 4e sur Actual Ultim’3

© Alexis Courcoux


Le skipper d’Actual Ultim 3 a passé la ligne d’arrivée ce lundi, à 15 h 08 minutes et 21 secondes. Il termine donc 4e de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest à l’issue de 64 jours 01 heure 38 minutes et 21 secondes de compétition.

Anthony Marchand, qui a dû s’arrêter à deux reprises, a traversé l’océan Indien, le Pacifique et remonté l’Atlantique en étant privé de ses deux foils. Il a dû s’adapter, réapprendre à naviguer, tenir bon et s’accrocher. En moins de deux ans, ‘Antho’ a achevé son premier tour du monde en solitaire en ULTIM après avoir bouclé la moitié d’un tour du monde en IMOCA (à bord de Biotherm en 2023). De quoi démontrer tout son talent et son abnégation au sein de cette classe de très haut niveau.

Franchir la ligne de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest sera sans doute, pour Anthony Marchand, l’occasion de replonger dans sa boite à souvenirs, se remémorer ce convoyage à bord d’Actual Ultim 3, il y a deux ans à l’issue de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe : « Yves (Le Blevec) m’avait confié son bateau, se souvient-il. C’est à ce moment-là que je me suis dit que j’étais capable de faire ce tour du monde ». ‘Antho’ peut avoir des mots légers, le sourire facile, le goût des plaisirs simples, de glisse et d’évasion, il sait que les mots comptent. « Le jour où je me suis engagé avec Actual, c’était un ‘oui’ réfléchi, pas une parole légère ». Dès lors, le tour du monde est une saine obsession : un an d’entraînement, trois étapes de The Ocean Race et le grand saut, donc, à la barre de « son » ULTIM.

Deux escales, deux coups durs, deux nouveaux départs
À la veille du départ, sa décontraction prête à sourire. « J’ai eu le temps de traîner en pilou-pilou et manger un bon plat de pâtes bolognaises », a-t-il confié alors. La suite, c’est l’émotion qui lui coûte quelques larmes et le grand saut, qui débute par un sprint à faire monter le palpitant. ‘Antho’ a la jeunesse pour lui, la fougue et les habitudes d’acharné de La Solitaire du Figaro. « Quand il faudra essayer de tenter des coups, je le ferai ». Son début de course le démontre. Il est au contact avec les quatre premiers dans le golfe de Gascogne, jusqu’à Madère.

‘Antho’ ne sera pas seul longtemps. Il dépasse Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI) à l’issue de l’escale à Récife de ce dernier et c’est ensemble qu’ils contournent l’anticyclone de Sainte-Hélène, et longent la ZEA (Zone d’Exclusion Antarctique). La progression prendra un coup d’arrêt, la faute à un impact sur le foil bâbord (le 23 janvier). L’escale à Cape Town dure un peu plus de 24 heures, l’équipe d’Actual réalise une prouesse logistique, et le skipper repart avec un bateau « pas à 100% mais sain » et prêt pour les mers du Sud. Seul dans l’océan Indien, le marin se résout à une nouvelle escale en Tasmanie (le 11 février), la faute cette fois à la casse du mécanisme qui permet au foil tribord de rester en position basse. « Sur le moment, ça a été une énorme déception, je n’ai pas pu retenir mes larmes ». Mais l’équipe est à nouveau là pour réparer, l’accueil à Dunedin est chaleureux.

Pas épargné par les conditions
En reprenant la course, ‘Antho’ avait tout à réinventer. « Sans foil, les flotteurs sont dans l’eau, les vagues s’éclatent contre les bras avant, les mouvements fragilisent le bateau, les alarmes retentissent ». Il n’a pas seulement perdu de la vitesse mais aussi du confort. Naviguer sur un foiler, sans foil, c’est normalement l’assurance de la crise de nerfs. « Ça ne sert à rien de cogiter, il faut continuer à avancer », confie-t-il. L’exploit est là, à l’abri des regards. ‘Antho’ n’en rajoute pas, il serre les dents et s’agace parfois mais cela restera dans l’intimité de son cockpit.
Les conditions météos n’aident pas non plus à souffler. Les rafales à plus de 45 nœuds dans le Pacifique, le vent qui se fait si rare dans l’Atlantique Sud et qui oblige à manœuvrer comme jamais le long des côtes, cette mer formée de 3 à 5 mètres lors de ces derniers jours de course… Cinquante nuances de mer, de vent, de conditions offrent la certitude qu’il a disputé un peu plus qu’une course, que l’aventure était totale. Yves Le Blevec, Directeur du team Actual, le dit avec ses mots : « ‘Antho’ est allé très loin dans l’engagement, personne ne peut sortir indemne de ça ».

Au côté des Charles Caudrelier, Thomas Coville et Armel Le Cléac’h, skippers à l’expérience colossale, il y a donc un marin encore un peu trentenaire (39 ans) qui n’en finit plus de franchir les paliers de la course au large. Lui qui rêvait d’un tour du monde a eu le droit à un trop-plein de tout – de conditions, d’émotions, d’abnégation – et il s’en sort avec les honneurs. ‘Antho’ cultive lui aussi son talent, sa capacité de résistance, son sang-froid à toute épreuve et une certaine idée du dépassement de soi. Au cœur du Pacifique, il confiait : « en mer, il y a toujours du stress. Mais ce n’est pas une peur, c’est un état nécessaire pour être en permanence à l’écoute du vent, d’une risée, d’une alarme qui sonne ». Marchand a les réflexions des figures de son sport mais pas seulement : il fait lui aussi partie des plus grands de son temps.

La course d’Anthony Marchand en chiffres :
Lundi 11/03 à 15 h 08 21 secondes
Temps de course : 64j 1h 38 min 21 sec
Milles parcourus : 29 948,03 milles
Vitesse moyenne réelle : 19,48 nœuds
Vitesse moyenne sur l’orthodromie : 15,80 nœuds

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Figaro. Début de la Solo Guy Cotten

Copyright : Gilles Dedeurwaerder / Solo Guy Cotten

35 Figaro Beneteau sont engagés sur cette Solo Guy Cotten 2024 qui commence ce lundi sur un parcours côtier de 33 milles nautiques qui les emmènera pour un tour de l’archipel des Glénan.

Hervé Gautier, directeur de course, livre quelques détails sur les conditions attendues pour cette première journée : « Nous allons avoir de bonnes conditions sur cette première journée avec un vent de nord-ouest de 15 à 20 nœuds. Les concurrents auront de tout, avec du près, du travers et du portant. Ce sera complet et cela promet une belle régate. Ils devraient revenir devant le port de Concarneau aux alentours de 15h demain après-midi. »

Les figaristes ne boudent pas leur plaisir à l’idée de renouer avec la compétition, à l’instar de Tom Dolan, skipper irlandais et local de l’étape, installé depuis 12 ans dans la Ville Bleue. « C’est rigolo car les conditions attendues demain sont les mêmes que l’année dernière ! En revanche ça va être la remise en route pour tout le monde et avec une flotte de 35 bateaux, il faudra être vigilant notamment avec les gros coefficients de marée. Il faudra être bien placé dès le départ pour éviter de se retrouver dans la meute. Je ne me donne aucun objectif chiffré car ça ne sert pas à grand-chose. Il y a tellement de paramètres que l’on ne peut pas contrôler. Mon objectif est surtout de faire le tour du parcours le plus rapidement possible ! »
Nouveau venu sur le circuit après avoir découvert le support l’année dernière sur les épreuves en équipage, Arthur Meurisse (Dunkerque) a, lui aussi, hâte d’être à demain ! « Il y a un mélange d’excitation et d’appréhension. Je suis pressé de me confronter aux autres et de voir où je me positionne par rapport aux autres bateaux. Les conditions seront parfaites, ça va être maniable mais assez sportif. Je vais regarder le parcours et la météo très attentivement ce soir pour être dans les meilleures dispositions demain. »

La Solo Guy Cotten a eu l’honneur d’accueillir Jean-Luc Denecheau, Président de la Fédération Française de voile sur les pontons ce dimanche. « Le Championnat de France Elite de Course au Large est majeur pour la Fédération Française de Voile car c’est le début de leur carrière professionnelle. Je suis particulièrement heureux de voir que nous avons 35 bateaux présents sur cette Solo Guy Cotten, dont 15 bizuths. Nous avons souhaité encourager le travail de la Classe Figaro Beneteau avec l’Académie et la relance du Tour Voile. C’est très satisfaisant. Cette Solo Guy Cotten est une très belle épreuve et je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup de marins qui l’ont fait, qu’elle a un réel intérêt sportif. Je leur souhaite une belle régate. »

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Arkea Ultim Challenge. Anthony Marchand attendu ce lundi entre 15h et 16h à Brest !

Anthony Marchand, 4è, attendu à Brest lundi 11 mars entre 15h00 et 16h00 Alors que le soleil domine en Bretagne, l’ambiance est tout autre à 700 milles de Brest. Au large du Portugal : ciel et mer en monochromie de gris, des embruns en pleine figure à plus de 45 km/h pour le skipper d’Actual Ultim 3… A 24 heures de son arrivée à Brest, Anthony Marchand livre ses dernières images du bord : des images à couper le souffle. Il est attendu sur la ligne d’arrivée à Brest, demain, lundi 11 mars entre 16h et 18h après 64 jours de course.

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49er. Clément Péquin et Erwan Fischer 1er champions du monde français en 49er !

L’équipage tricolore Clément Péquin et Erwan Fischer ont décroché le titre mondial de dériveur double masculin (49er). Un titre que la France n’avait encore jamais remporté dans cette série !

Erwan Fischer et Clément Péquin avaient déjà marqué les esprits en juillet dernier en remportant l’argent lors du Test Event à Marseille. Depuis mardi, c’est à Lanzarote aux Canaries que le duo a pu s’exprimer pleinement, confirmant leur très haut niveau. Pendant tout le Championnat du monde, les athlètes entrainés par Françoise Lecourtois, ont dominé l’épreuve avec une extraordinaire régularité. Ce dimanche Erwan et Clément continuent d’impressionner tant par leur vitesse que par la tactique et s’offrent une magnifique victoire sur la dernière course, devenant ainsi champions du monde avant la Medal Race !

Erwan Fischer : « On ne réalise pas encore… mais on est super contents de cette semaine incroyable. Le fait de gagner avant même la finale était vraiment l’apogée d’une semaine de dingue, on a pu savourer. Nous sommes heureux de vivre cela ensemble, car ce n’était pas gagné après une année qui n’a pas été facile ! Même si on a réalisé un beau Test Event, on a dû composer avec d’abord une blessure au genou en janvier pour Clément, puis je me suis fait opérer du dos cet automne. On a pu renaviguer ensemble à 100 % qu’à partir de janvier avec un seul objectif : faire la meilleure performance possible sur ce mondial. On se sentait capable, mais de cette manière c’est juste incroyable ! Depuis le début on savait qu’on avait les armes pour se battre et on n’a rien lâché, mètre après mètre. Maintenant on espère être sélectionnés pour aller aux Jeux Olympiques et nous donner à fond pour faire la meilleure régate possible ! »

Clément Péquin : « Il y a beaucoup d’émotions dans nos yeux et autour de nous ce soir. On y a cru jusqu’au bout ! On sait qu’ensemble on peut décrocher les étoiles… C’est sûr que ça nous donne encore plus envie de régater ensemble. Le 49er est une série où les champions du monde ne sont pas si nombreux et sont de grands noms de la voile. C’est une fierté de poser nos noms auprès de ces athlètes qui nous ont tant fait rêver quand nous étions petits. Le plateau cette semaine était très relevé. Nous avons prouvé que nous étions capables de gagner et cela nous donne vraiment confiance pour les futures régates ! »

Avec 4 victoires de courses, le duo Julien d’Ortoli/ Noé Delpech signe également une solide semaine et accède à la finale pour terminer 9e au classement général. De leur côté les récents champions d’Europe Lucas Rual / Émile Amoros finissent à la 17e place. Chez les femmes, les Hollandaises Odile van Aanholt / Annette Duetz remportent le titre mondial. Lara Granier et Amélie Riou s’inscrivent premières Françaises à la 20e place, devant Mathilde Lovadina / Aude Compan, 32e , puis Charline Picon /Sarah Steyaert, 33e et Manon Peyre / Clara Sofia Stamminger de Moura, 35e.

Les résultats des principaux français:

Dériveur double féminin – 49er Fx :
Encadrées par Benjamin BONNAUD

– Lara Granier (S R Antibes) et Amelie Riou (La Pelle-Marseille) / Equipe de France Douanes : 20e

– Mathilde Lovadina (Yachting Club de la pointe Rouge) et Aude Compan (C V Marseillan) : 32e 

– Sarah Steyaert et Charline Picon (La Rochelle Nautique) : 33e 

Dériveur double masculin – 49er :
Encadrés par Françoise LECOURTOIS

– Erwan Fischer (Cercle Nautique La Baule Le Pouliquen Pornichet) et Clément Pequin (La Rochelle Nautique) : 1er 

– D’Ortoli Julien (Yachting Club de La pointe Rouge) et Noé Delpech (Société Nautique de Marseille) : 9e 

Supervisés par Françoise LECOURTOIS

– Emile Amoros (C N Pornic) et Lucas Rual (Apcc Voile Sportive Nantes) / Armée de Champions : 17e 

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Mini 6.50. Départ d’Aina Bauzà pour tenter de battre le record de la Route de la Découverte

La navigatrice majorquine Aina Bauzà s’est élancée dimanche de Cadix direction San Salvador en passant par les Canaries pour tenter de battre le record de la Route de la Découverte entre Cadix à San Salvador (Bahamas), sans aucune assistance, à bord d’un bateau de 6,5 mètres de long.

En 2023, Aina était sur le point de participer à la légendaire Mini-Transat, mais elle ne veut pas rester à terre et envisage de traverser l’océan seule et de réaliser son rêve de faire sa première traversée de l’Atlantique avec son Mini 6.50 Redó en Anima Negra. Au-delà d’un défi personnel, le marin majorquin du Puerto de Andratx Sailing Club vise de battre le record de 21 jours, 11 heures, 18 minutes et 25 secondes, réalisé à une vitesse moyenne de 7,54 nœuds. 
A suivre ici https://www.ainabauza.com

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Loïs Berrehar : parrain de la 36e édition de l’Eurocat

BY CHRISTOPHE LE BOHEC

La 36e édition de l’Eurocat se tiendra du 26 au 28 avril dans la baie de Quiberon avec plus de cent équipages attendus. Organisée par le Yacht Club de Carnac (YCC), cette régate marque le début de la saison pour tous les férus de catamarans. Événement nautique plébiscité par les coureurs amateurs et professionnels depuis plusieurs décennies, l’Eurocat n’a jamais démenti sa réputation : une ambiance conviviale pour une régate internationale organisée grâce à tout le savoir-faire des équipes salariées et bénévoles du YCC.

Un parrain engagé
Licencié au YC Carnac depuis son plus jeune âge, Loïs Berrehar a immédiatement accepté la proposition de devenir le parrain de cette 36e édition. Coureur au large au palmarès remarquable, vainqueur notamment de la Transat Paprec en double avec Charlotte Yven et 3e de la Solitaire du Figaro en 2023, Loïs a participé à de nombreuses reprises à l’Eurocat, notamment en SL15.5 à ses débuts. “Choisir Loïs était pour nous une évidence,” explique Servane Moreau, adjointe de direction au YC Carnac et coordinatrice de l’Eurocat. “Non seulement c’est un excellent skipper, licencié au YC Carnac, mais il est en plus engagé auprès de la Surfrider Foundation, idéal pour promouvoir la nouveauté 2024 de l’Eurocat: le village “environnement”.”

Un village “environnement”
Les trois jours de l’Eurocat seront l’occasion pour le grand public de venir s’informer et découvrir de nombreuses actions autour de l’environnement. Organisé en collaboration avec l’Office de tourisme de Carnac et avec la participation active d’acteurs locaux tels que Nautic Sport, Sports Nature et Keroboards, le village proposera de nombreux stands et animations gratuites : réparation de combinaison, recyclage de voiles et de combinaisons, troc de matériel nautique, beach art, surfskate, découverte de la pêche à pied mais aussi initiations aux sports aquatiques et nautiques seront à l’honneur.

Convivialité
L’Eurocat est la combinaison parfaite entre le côté sportif et l’aspect convivial d’une régate : de belles confrontations sur le plan d’eau avec l’occasion pour les amateurs de virer les bouées bord à bord avec les professionnels suivis de moments de partage à terre. Afin de répondre au mieux aux attentes des coureurs, le YC Carnac organisera un BBQ le vendredi soir et un «apéro huîtres» après la remise des prix du Grand Raid. La remise des prix du dimanche sera l’occasion pour tous de se retrouver pour un moment de partage et de «refaire» la régate.

Programme
Le lancement des hostilités sera donné le vendredi 26 avril avec les premières manches sur des parcours techniques dans la baie.
Samedi 27, l’épreuve qui a fait le succès de l’Eurocat : le Grand Raid, verra s’élancer toute la flotte sur un parcours longue distance autour de l’île de Houat. Le YC Carnac offre aux concurrents la possibilité de participer uniquement au Grand Raid.
Dimanche 28, les dernières manches seront lancées pour départager les coureurs avant la traditionnelle remise des prix.

Les inscriptions sont ouvertes. https://yccarnac.ouiresa.fr/#/?keyword=eurocat

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Class40. Aurélien Ducroz fin prêt à attaquer !

Aurélien Ducroz est fin prêt à attaquer cette nouvelle saison à la barre de son Class40 aux couleurs de Crosscall. A son programme, trois grandes courses.

Aurélien Ducroz, a patienté jusqu’à la fin du mois de février pour rapatrier son Class40 Crosscall sur le continent. « En vue de The Transat CIC, c’était intéressant de rentrer tard dans l’hiver. D’une part, parce qu’ainsi j’ai pu m’entraîner dans des conditions exigeantes que je retrouverai sur le parcours entre Lorient et New-York. D’autre part, parce que cette saison 2024 démarre très tôt et que je ne voulais pas « breaker » quatre mois d’affilée », explique le skipper-skieur dont le bateau est ainsi actuellement au sec à La Corogne et doit être rapatrié en Bretagne à partir du 20 mars. « Après avoir réalisé un chantier d’envergure l’an dernier, nous avons prévu très peu de travaux cet hiver. Seulement de l’entretien courant et de la fiabilisation », assure le Chamoniard dont le bateau noir et lime devrait être remis à l’eau en Espagne entre le 15 et le 18 mars. « Afin de continuer ma préparation, je vais effectuer le ralliement jusqu’à Lorient en solitaire. Une fois de retour à mon camp de base, je vais multiplier les entraînements spécifiques (manœuvres, speed-tests…) avec la flotte du Pôle Course Lorient Grand Large. Au final, je vais passer beaucoup de temps sur l’eau et ça me va bien », annonce le marin qui avait repris les stages et les sessions au large assez tard la saison passée après d’importances modifications sur son monocoque, à commencer par celle de l’étrave.”

« Ce qui me réjouis spécialement, c’est le fait de repartir en solitaire. J’ai, entre guillemets, une petite revanche à prendre ! », concède Aurélien Ducroz qui, pour mémoire, avait démâté seulement quatre jours après le départ du Rhum, se trouvant alors contraint à l’abandon. « Je suis content de participer à The Transat. C’est une compétition absolument mythique. Un véritable monument de la course au large qui célébrera d’ailleurs, lors de cette 15e édition, les 60 ans de la victoire d’Éric Tabarly à bord de Pen Duick II », souligne le skipper du Class40 Crosscall. « C’est une épreuve hyper dure pour les marins et pour les bateaux car elle se joue contre les courants et les vents dominants, mais c’est aussi un beau voyage. La perspective d’arriver à New-York m’excite pas mal ! L’objectif premier ? Arriver. On a un super bateau, rapide au près et au reaching. En clair, on a toutes les armes pour faire une belle course. Clairement, si on est malin et qu’on ne casse rien, on peut espérer faire quelque-chose de très bien. Il n’empêche que je vais partir avec pas mal d’humilité car je sais que ça va être complexe et pas seulement sur le plan stratégique », promet le double champion du Monde de ski Freeride, conscient du fait que l’exercice va impliquer un engagement total, à la fois physiquement et mentalement. « C’est d’autant plus important de parvenir au bout car cela conditionne le reste de la saison puisque derrière, on repart du Canada pour la Transat Québec – Saint-Malo », poursuit Aurélien, impatient de renouer avec le solitaire.

« Le Solo, c’est quand même pour ça que j’ai fait du bateau au départ. Cela me rendrait fier pour l’ensemble du projet Crosscall Sailing Team de venir à bout de cette transatlantique jugée par tous extrême et engagée. Il y a, pour moi, de nombreux enjeux lors de cette The Transat CIC », assure le navigateur dont le reste de la saison sera composé de deux évènements en équipage : la 10e Transat Québec – Saint-Malo puis la 45e Rolex Middle Sea Race « Ce seront des exercices différents mais je m’en réjouis également. La première a été ma première traversée de l’Atlantique, en 2012, au côté de Thomas Le Breton et d’Éric Péron. Elle est très particulière, elle aussi, avec notamment un départ dingo sous le château de Québec, la remontée du Saint-Laurent en compagnie des baleines et un passage très proche de Saint-Pierre et Miquelon, avec généralement beaucoup de brouillard et possiblement des glaces. Pour résumer, elle jouit d’une atmosphère « polaire » assez magique ! », note Aurélien Ducroz qui compte dors et déjà dans son équipage, Jonathan Chodkiewiez, son fidèle préparateur depuis deux ans. Idem sur la Rolex Middle Sea Race qui viendra clôturer en beauté cette saison 2024 avec un joli tracé entre la Sicile et Malte qu’il avait découvert en tant qu’invité – dans le sens inverse -, en 2007, avant même de débuter sa carrière de marin. « Une fois encore, le voyage, bien que court (6060 milles, ndlr) promet d’être incroyable avec, entre autres, des passages sous le Stromboli et dans le détroit de Messine ! », commente le Haut-Savoyard qui profitera de sa présence en Méditerranée en amont de l’évènement pour réaliser une importante tournée de relations publiques. « Le but, une nouvelle fois, sera de partager nos aventures avec le plus grand nombre ! ».

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Class40. A la recherche du bateau Sogestran Seafrigo

Ce dimanche 4 mars, le class 40 Sogestran Seafrigo, était en transit des Antilles au Havre après avoir remporté la dernière RORC Caribbean 600 barré par Guillaume Pirouelle, Pierrick Letouzé, Alexis Loison et Valentin Sipan. La foudre a frappé le bateau en pleine nuit. Les deux co-skippers Pierrick Letouzé et Noa Geoffroy, à bord pour ce voyage retour, sont sains et saufs.
A 23h52, le bateau a été frappé par la foudre générant un début d’incendie et une voie d’eau très vite maitrisés par l’équipage. Un important dispositif de sécurité a été rapidement déployé pour secourir les deux navigateurs à bord, Pierrick Letouzé et Noa Geoffroy. Après 12h nécessaires pour identifier la position des navigateurs et les secourir, ils ont été accueillis à bord du cargo Frio Ionan en route pour Panama.
Une équipe s’est rapidement constituée pour récupérer le class40 en dérive sur l’Atlantique et dont la balise de détection fonctionne toujours. Cédric Chateau et Guillaume Pirouelle accompagnés d’autres skippers, partenaires et techniciens embarqueront notamment ce soir de Martinique sur un catamaran de 45 pieds pour partir à la recherche du Sogestran Seafrigo.
« La balise de détection fonctionne toujours. Nous mettons tout en place pour récupérer le 197 et le remettre très vite en état de marche. Depuis le début, notre histoire avec ce bateau nous rappelle qu’il ne faut rien lâcher. Nous allons continuer dans ce sens. Nous sommes avant tout heureux que nos coéquipiers soient sains et saufs ! » Cédric Chateau, Directeur sportif Normandy Offshore Program et co-skipper du class 40 Sogestran Seafrigo.

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Ocean Globe Race. Départ dernière étape, un équipier de Pen Duick VI tombe à la mer

Spirit of Helsinki FI (71) led the charge across the Leg 4 starting line, with Outlaw AU (08) following closely behind. Credit: Aïda Valceanu/ OGR2023

Le départ de l’étape 4 de l’Ocean Globe Race a été donné à Punta Del Este en Uruguay en route vers Cowes, Royaume-Uni dans un vent du sud-ouest soufflant à 15 nœuds et générant des rafales, ainsi qu’une mer agitée avec des vagues de 3 à 4 mètres.

Peu après le début de la course, le Maiden UK (03) a signalé par radio un homme à la mer, qui s’est avéré être un membre de l’équipage du Pen Duick VI. Les autorités maritimes ont été immédiatement informées. L’OGR a sollicité une confirmation de tous les bateaux, et le Spirit of Helsinki a rapporté que le MOB appartenait au Pen Duick VI, et que l’individu avait été récupéré.

Dans les trente premières minutes également, le magnifique Swan 65 Evrika FR (07) et le gagnant de l’étape 3 IRC Triana FR (66) se sont dangereusement approchés, évitant de justesse une collision. Cependant, Evrika a heurté une bouée qu’il a transpercée avec son bout-dehors. Aucun rapport de dommage n’a encore été reçu de la part d’Evrika, mais le dégagement de la boue a dû être délicat… L’Explorer AU (28) a également souffert dans la mer agitée, percutant un gros mât de contrôle à bâbord lors d’un virement de bord raté, mais a réussi à se dégager sans dommage majeur. Ils ont indiqué que les dégâts étaient “cosmétiques” et ont continué leur route sans autres incidences.

L’Explorer AU (28) fut le premier à quitter le ponton à 11h00, suivi par le reste de la flotte à des intervalles de 10 minutes. Le yacht finlandais Galiana WithSecure FI (06) a livré la performance d’opéra tant attendue par le premier officier Ville Norra, perché en haut du mât d’artimon, pour le grand plaisir d’une foule captivée le long du quai. Le départ a été marqué par le coup de canon cérémoniel du TAPIO en quittant la marina. Initialement prévu pour être le premier à partir, Translated 9 ITL (09) a demandé à être le dernier, car il finissait ses préparatifs quelques heures seulement avant le départ. Ils ont quitté la marina en dernier, sous les adieux émus de leurs supporters, parmi lesquels se trouvait Marco Trombetti, le co-skipper, sur le ponton pour encourager sa femme Isabelle qui partait vers Cowes, au Royaume-Uni.

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