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Mini. Départ maintenu mais parcours réduit pour la Plastimo Lorient Mini 6.50

© Anne Beaugé / PLM 2024

Le départ de l’édition 2024 de la Plastimo Lorient Mini 6.50 aura bien lieu ce jeudi 4 avril à midi. Mais en raison de conditions météo complexes, le directeur de course Yves Le Blevec étudie toujours plusieurs hypothèses, pour un retour à Lorient dès le début de soirée ou vendredi dans la matinée.

Quatre options de parcours retenues, de 80 à 160 milles, jusqu’en baie de Quiberon ou bien jusqu’à l’île d’Yeu. Difficile pour Yves Le Blevec d’y voir plus clair pour l’instant, tant les prévisions diffèrent d’un fichier à l’autre. « Les fichiers de demain matin seront déterminants, explique le directeur de course. Certains modèles annoncent des conditions à la fois très fortes en vent et en mer et comme toujours sur la PLM, nous composons avec une flotte encore peu expérimentée. Ce sera la première course pour de nombreux coureurs, il faut donc les aider dans leur expérience, sans que ce soit dangereux pour eux. Le but est de faire en sorte qu’ils aillent naviguer, pas de les mettre en difficulté dès le début. »

L’enjeu est en effet de taille pour l’organisation, comme chaque année, afin de garantir sport et sécurité pour l’ensemble de la flotte. Le choix pourrait donc ainsi se porter sur un parcours plutôt court, « pas trop compliqué, qui permettra aux premiers d’arriver tôt et en début de nuit pour les derniers. » Autres avantages d’une boucle réduite : préserver l’engouement des coureurs dans des conditions qui s’annoncent pénibles pour les organismes, car « c’est toujours plus facile psychologiquement quand on sait que ce ne sera dur qu’un temps », mais également la possibilité de retourner naviguer vendredi. Un parcours plus long permettrait en revanche aux marins de naviguer plus longtemps et d’engranger davantage d’expérience sur cette première épreuve de la saison en Atlantique. 80 ou 160 milles, ce sera donc quitte ou double… Verdict demain matin !
En attendant le suivi de l’évolution des fichiers météo et une prise de décision, les coureurs ont assisté cet après-midi au traditionnel briefing « sécu », animé par l’organisateur Lorient Grand Large, Plastimo, le CROSS d’Etel et la flottille 24F de Lann-Bihoué. Christophe Brière, administrateur LGL dédié à la PLM : « Ce briefing a pour objectif de présenter la gamme des équipements de sécurité et de rappeler la conduite à suivre en cas de crise ».

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Imoca. Damien Séguin avec un bateau « amélioré » !

de gauche à droite : Théophile Wannebroucq, Paul Cousin, Marie Van Den Heede, Timothé Deplasse, Guillaume Trotte, Yves Marie Pilon, Fred Rolland, Damien Seguin, Jean Charles Monnet

Damien Seguin sur son Groupe APICIL vise un top 5 sur le Vendée Globe avec le bateau victorieux de l’édition de 2020, équipé maintenant de foils de dernière génération. Après une année 2023 qui s’est clôturée par une cinquième place sur la course « Retour À La Base », et un chantier d’hiver axé sur la fiabilisation et l’ergonomie du bateau, Damien et son équipe vont parfaire leur préparation les mois prochains.

Damien Seguin sera pour la première fois au départ de « The Transat CIC », le 28 avril depuis Lorient. Une répétition avec un bateau « amélioré cet hiver » : « C’est une grande première pour moi de prendre part à cette transat. Ce sera une répétition avec un bateau qu’on a encore amélioré cet hiver. C’est la première fois que je vais rallier les États-Unis en bateau, j’attends avec impatience ce grand moment devant la statue de la liberté. C’est une route souvent assez nord, une route engagée, on va pouvoir vérifier si le bateau et le bonhomme tiennent bien. »

Un bon test pour débuter la saison et une tentative de record, si une fenêtre météo s’ouvre, au moment du retour pour tenter de rallier l’Hexagone le plus rapidement possible en équipage. En effet, Damien Seguin ne participera pas à la New York Vendée – Les Sables d’Olonne : « J’ai suffisamment de points dans la course aux milles sur le départ du Vendée Globe (la sélection des bateaux engagés se fait sur le nombre de milles nautiques parcourus par le skipper depuis la Transat Jacques Vabre 2021, ndlr). Il a fallu faire des choix, cela va nous permettre de travailler en équipe sur le retour. »

Le soutien apporté par le Groupe APICIL a permis à Damien Seguin d’être le 1er skipper handisportif au départ du Vendée globe 2020, et de se projeter maintenant sur un deuxième Vendée Globe avec la volonté d’être à armes égales vis-à-vis des autres marins valides pour performer. Véritable projet d’entreprise, embarquant les collaborateurs du Groupe dans l’aventure, ses marques, ses clients, ses administrateurs et ses partenaires, l’objectif premier est de sensibiliser le public le plus large à l’inclusion des personnes en situation de handicap dans notre société.

Créée depuis plus de 35 ans, Damien s’inscrit dans une team d’athlètes de haut niveau, portant les couleurs du Groupe APICIL qui sera sur tous les terrains en cette année 2024. Composée de 7 athlètes handisport, les objectifs sont nombreux entre les Jeux Paralympiques et le Vendée Globe en fin d’année. « Tout le monde à des objectifs différents et élevés cette année donc ça peut être une année magnifique pour l’ensemble du Groupe ! Je serai leur premier supporter sur les Jeux Paralympiques et eux sur le Vendée Globe. »

Les athlètes présents dans la Team APICIL :

Damien Seguin, Premier athlète handisport à avoir participé au Vendée Globe
Chris Ballois, Kite surfeur, recordman du monde valide
Jordan Broisin, Vice-champion du monde de para-ski alpin
Anthony Chalençon, Champion du Monde de biathlon 2024
Elise Marc, Quadruple championne du monde de para-triathlon
Zoé Maras, Top 30 mondial en tennis fauteuil
Maxime Thomas, Multimédaillé paralympique en tennis de table

Autre enjeu de taille en cette année particulière : la santé des skippers.
L’année 2023 a mis en relief une problématique importante à bord des IMOCA : la santé des skippers et donc leur sécurité à bord. Avec des bateaux qui vont de plus en plus vite, des chocs violents pour le corps et l’esprit, des difficultés pour trouver le sommeil, le bruit assourdissant ou encore la difficulté de se nourrir correctement, Damien et Le Groupe APICIL, en tant qu’acteur majeur de la protection sociale, souhaitent explorer cette thématique pour apporter des solutions en la matière.

Premier sujet en ce début d’année : le bruit à bord des bateaux. Avec l’accompagnement de médecins ORL du réseau de La journée Nationale de l’Audition, association dont l’objectif est la prévention dans le domaine de l’audition dont le Groupe APICIL est un partenaire historique, la Team Voile travaille sur l’aménagement acoustique dans le bateau et sur les protections individuelles.

LES ANNEAUX DANS LA PEAU, LA FLAMME À BOUT DE BRAS

Damien, plusieurs fois médaillé aux Jeux Paralympiques (2004, 2008, 2016), aura l’honneur de porter la flamme le dimanche 25 août prochain pour le grand lancement du relais de la flamme paralympique. Pour Damien, c’est une histoire incroyable avec les Jeux, débutée il y a 20 ans à Athènes. Les jeux sont ancrés en lui, comme en atteste son tatouage des anneaux olympiques sur son bras droit.

« J’ai été porte drapeau, médaillé, maintenant porteur de flamme, je boucle la boucle. Je suis un peu déçu de la disparition de la voile aux Jeux Paralympiques, mais porter la flamme va être super. Je vais mettre ma pierre à l’édifice en étant sur mon territoire à Lorient. Je vais voir comment je peux accompagner l’équipe de France pendant la compétition car ça reste une grande famille. »

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IRC. Grande fête avant le départ de la Cap-Martinique

Photo JM Liot

Pour sa deuxième édition, la transat destinée aux amateurs s’offre un village. Dès le samedi 6 avril, le village de la course proposera de nombreuses activités pendant toute la semaine d’avant départ. L’occasion de découvrir la liste des engagés en duo ou solo et les associations qu’ils soutiennent.

Le sport sera au centre de ce village de course. Une animation « surf » permet de découvrir les plaisirs de la glisse sur une structure gonflable. Les amateurs de golf vont aussi s’initier à « la petite balle blanche » toute la journée du 7 avril grâce aux conseils des professionnels du Golf Bluegreen de Saint Laurent à Ploemel. Enfin, les apprentis marins pourront s’essayer au simulateur de Winch et tenter d’hisser la voile en un temps record.

Le village de la Cap Martinique offre aussi l’opportunité de découvrir le patrimoine exceptionnel du Morbihan. Grâce à un casque de réalité virtuelle, les visiteurs peuvent se plonger dans la suite monumentale des mégalithes d’Erdeven et mieux comprendre les rites des premiers habitants du territoire. Enfin, le service Culture et Patrimoine de la Communauté de communes AURAY QUIBERON TERRE ATLANTIQUE se tourne vers l’avenir. Il propose aux plus jeunes de dessiner le port breton de leur rêve. Grâce à la technique du pop-up chacun peut ainsi dessiner le port de ses rêves.

La Martinique à l’honneur

La destination d’arrivée est également bien représentée sur le village avec la présence du Comité Martiniquais du Tourisme. Les produits locaux sont aussi bien mis en valeur avec un traiteur martiniquais et une dégustation du rhum.

Concerts gratuits

Deux concerts gratuits sont également proposés à l’approche du départ. Le vendredi 12 et le samedi 13 avril, les groupes Panda et Keraoke animeront le village.

PROGRAMME

Le programme du village :
Ouverture du village > 10h00 sauf dimanche 14 avril > 9h00
Fermeture du village > 21h00 sauf dimanche 14 avril > 14h00
Les exposants pourront fermer à 19h sauf les bars qui fermeront au plus tard à 21h

TOUS LES JOURS :
Des animations « sport » proposées par Auray Quiberon Terre Atlantique dans le cadre du label « Terre de jeux »

  • Exposition les bleus dans les yeux : 32 panneaux pour se projeter vers les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 !
  • Animation Surf sur une structure gonflable, à partir de 12 ans (sauf le dimanche 7 avril)
  • Animation Winch ou comment tourner les manivelles le plus vite possible pour hisser la voile ! (sauf le week end)
    DIMANCHE 7 AVRIL :
    10h00 à 17h00 : Simulation Golf : initiation et découverte du golf sur une structure gonflable, en partenariat avec le Golf Bluegreen de Saint Laurent à Ploemel

MERCREDI 10 AVRIL :
10h30 et à 14h30 : Atelier Pop-up sur le thème du port : quais, capitainerie, maisons, immeubles, conserverie, criée … aménage ton port breton idéal ! (Atelier familial, à partir de 7 ans)

JEUDI 11 AVRIL :
10h00 à 17h00 : Atelier casques de réalité virtuelle pour découvrir la suite la suite monumentale des mégalithes d’Erdeven ! (A partir de 12 ans)

Exposition « Les gardiens de l’huitre plate », à la rencontre des derniers ostréiculteurs bretons qui produisent cette espèce endémique.

VENDREDI 12 AVRIL :
18h00 à 20h00 : Groupe de Rock PANDA

SAMEDI 13 AVRIL :
11h00 à 12h00 : Présentation de la Martinique par l’OTC
18h00 à 20h00 : Groupe de Rock KERAOKE

DIMANCHE 14 AVRIL :
10h30 à 12h00 : Départ des équipages des pontons (présentation équipages & animation musicale)
15h00 à 16h00 : Départ de la baie de la Trinité-sur-mer

LES ENGAGÉS

DUO:
Amalric Pierre-Henri, Sallé de Chou Bruno ( L’Envol /Figaro 2 )
Amedeo Jacques, Tailliandier Brice ( Solidarité paysans / JPK 110 )
Antao Miguel, Carpentier Patrice ( Dessine-moi la High Tech / Figaro 2)
Apolda Jérôme, Ayrault Stéphane ( Echo Mer / JPK 10.30)
Baseden Harold, Cathelineau Thaïs ( Vaincre la Mucovicidose / JPK 10.10)
Bastard Eric, Castelnau Alexandre ( L’Arche La Belle Porte / JPK 10.10)
Bihan-Poudec Hervé, Prigent Christophe ( Association Préventions / J 99)
Bondonneau Alexandre, Hurdiel Rémy (Sleep Sailing Lab – Fonds USS/ Sun Fast 3300 )
Branchet-Allinieu Jean-Christophe, Le Guern Francois ( Rêve de clowns / Sun Fast 3200)
Charmy Laurent et Letouzé Pierrick (?/ Sun Fast 30 OD)
D’Aboville Vianney, Ropartz François (Parrains Marins pour Enfants du Mékong/ JPK 960)
Darnaudguilhem Michel, Bru Christophe ( 9 de Coeur / A35R)
Dumortier Amaury, Thiriez Geoffrey ( Terre d’enfants/ Figaro 2)
Follin Adrien, Garetta Pierre ( SNSM Saint-Tropez / Sun Fast 3300)
Foucart Michel, Gindre Yann (A Chacun son Everest/J 97)
Geraud Hervé, Jarrousse Emmanuel (Namasté/Sun Fast 3200)
Gerin Victor, Gerin Oscar (Planéte Urgence/ JPK 960)
Graffan Bernard, Strube Nicolas (EHPAD Saint-Léger / JPK 10.10)
Grimaud Nicolas, De Fougerollles Thierry (Institut Pasteur/Figaro 2)
Grippon Pierre, Pinta Guillaume (Aura France/Pogo 30)
Lecat Ivan, De La Rivière Gwendal (Le Rocher/Pogo 30)
Le Trequesser Yvan / Comelli Samuel ( Tooth Colibri / Sun Fast 3200)
Lollier Christophe, Lecoq Armand (Coco an Dlo / Sun Fast 3200)
Lunven Olivier, Lunven Vincent ( Association FERDINAND /J 99)
Manuel Joseph, Manuel Edouard (? / Sun Fast 3200 )
Merette Paul, Seeten Joé ( La Table Ronde / MARE 35)
Montécot Jacques, Lafite Samuel ( Loire Odyssée / Figaro 2)
Mora Christine, Vernhet Didier (un palier deux toits/ Figaro 2)
Motte Gauthier, Tesson Pierre-Antoine (Sauvegarde / 56-MC 34)
Pejoan Sébastian, Pejoan Marine ( EndoFrance/ Bongo 9.60)
Quenot Gerard, Daniels Bertrand (Association Neurofibromatoses et Recklinghausen/JPK 10.30)
Racine Noël, Senechal Ludovic (FOP France Maladie de l’Homme de Pierre/JPK 10.30)
Ravel d’Estienne Alexis, Prevost Jean-Baptiste (Initiatives Grand Largue/ Ofcet 32)
Riché Stanislas, Leblanc Marc (Artic /Ofcet 32)
Robin Daniel, Cossais Laurent (Association Martial Caillaud / J 99)
Rosen Jacobson Robert, Mac Donell Finlayson Calanach (SNSM La Trinité-sur-Mer / Sun Fast 3300)
Semaille Bertrand, Debry Tristan (ASA Madagascar / JPK 10.30)
Van Gaver Paul, Van Gaver Arnaud (Les Emplaqués / JPK 10.10)
Willame Marc, Jeu Antoine (Fédération Française des Diabétiques /JPK 960)
Wolfe Christina, Wolfe Justin (Sailors for the Sea /Sun Fast 3300)

SOLO:

Aubry Hervé ( Des pieds et des mains /JPK 10.30)
Benoiton Philippe ( Passe Coque / JPK 10.30)
Bory Cabaud Laurent ( TANJOMOHA /Figaro 2)
Coret Pascal ( CDC Développement Solidaire / Pogo 30)
Fourmond Bertrand ( ALPHA Sablé /JPK 10.30)
Froment Quentin ( Fidesco / Sun Fast 3300)
Gaudru Philippe (Camino de l’Espoir/Sun Fast 3600)
Gerard Ludovic (Fondation Pure Ocean/JPK 10.80)
Hamon Jean François (Pour Aster/Sun Fast 3300)
Houchard Pierre-Marie (Les Dotis/A35)
Job Even (Epilepsie France/Figaro 2)
Kuttel Adrian (Sentinel Ocean Alliance/JPK 10.30)
Lebas Julien ( Le Havre Zéro Déchet / Bongo 9.60)
Libeau Hervé (Abilis /JPK 10.30)
Mangione Paolo (MABAM / Sun Fast 3600)
Ozon Alexandre (Trophée Estuaire Rose / Bepox 990 )
Paul Maxime ( Ehpad Sainte Bernadette / JPK 10.10)
Rigalleau Jacques ( ORA /Sun Fast 3200)
Triem Philippe (Pour un Sourire d’Enfant / Sun Fast 3600)
Vian Régis (Ecole Jules Verne /JPK 10.10)

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Snim. Une Snim à l’ancienne jusqu’à la nuit !

©PierikJeannoutot

La SNIM a vécu un samedi sportif sur l’eau en milieu d’après-midi, permettant à l’ensemble de la flotte d’enchaîner les manches jusqu’à la tombée de la nuit par 15 à 20 nœuds de vent de secteur sud-est et dans des conditions de mer finalement très praticables après le violent passage du front à la mi-journée.

“Une Snim à l’ancienne“, souligne François-Xavier Li, numéro un sur Tonnerre de Glen. Une Snim qui renoue avec les conditions musclées que les anciens ont connu durant tout un week-end, de par sa programmation pendant les fêtes de Pâques, particulièrement tôt cette année. Depuis toujours, la réputation de la Snim tient à ce positionnement printanier, souvent synonyme de coup de vent.
En ce samedi, il semble acquis que le vent fort doit tomber en début d’après-midi, mais la flotte qui quitte le port après le briefing de midi, revient à quai dans l’heure qui suit. “C’est impraticable, explique Philippe Faure. On a 35/40 nœuds, on va attendre un peu. On rentre…“ Tout le monde rentre sauf Corinne Aubert, seule dans la rade à guetter la fenêtre. Sur le coup des 14h30, la présidente du rond sud donne le feu vert pour toutes les classes. On prend les mêmes et on recommence. A 16h10, les IRC4 ouvrent le bal, suivis des J/70 et des Grand Surprise. Même topo en rade nord, excepté les solos restés au port, après la claque prise. Le soleil arrive dans la partie, la mer est plate, 20 nœuds de vent, l’idéal !

“On a bien fait d’être patient et persévérant“, conclut Corinne Aubert. Deux bananes pour les Grand Surprise, même chose pour les bateaux « attrayants, légers et planants », tels que se définissent eux même les J70. Une banane et un côtier de 6 milles pour les IRC4.
Habitués des lacs, les savoyards de Black Board, pour leur 3e Snim mènent la danse en J/70, avec deux places de deuxième. “Les manches étaient bien disputées et à la moindre erreur, on perdait des places, raconte Benjamin Bruchet. C’est notre première navigation de l’année, et c’est la première fois que l’on fait aussi bien sur la Snim. On va essayer de garder notre place, nous faire plaisir et ne rien casser. On n’est pas habitué à ce temps, mais ça apprend à barrer, à passer le clapot. C’est pour ça qu’on vient, pour chercher ce type de conditions.“ En Grand Surprise, François Sallerin remporte les deux courses. Tout sauf une surprise…

Quant aux IRC4 arrivés les derniers au buffet après leur côtier au crépuscule, la belle opération du jour est à mettre sur le compte de Godzila2 de Julien Boucard, qui fait le doublé et détrône Expresso.
“Enfin une arrivée de nuit sur la Snim“, sourit Philippe Faure. L’ensemble des grands IRC du rond nord se sont offerts deux bananes et 15/18 nœuds sur une mer belle en cette fin d’après-midi. En IRC1, Team Guenifey a bien dépoussiéré son TP52 en s’adjugeant les deux courses du jour, après la petite casse de la veille, devant les Italiens de Lisa R, qui prennent deux deuxième place, mais mènent la classe au général. En IRC2, pas de changement dans la hiérarchie, tandis qu’en IRC3, Sagola et Weekend Millionaire 3 jouent au chat et à la souris.
Les solos, après avoir mis le nez dehors, sont rentrés au port, préférant rester à quai. Les duos ont effectué un côtier de 12 nautiques autour du Frioul. Ilogan de Pierre Perdoux remporte sa deuxième course en deux jours.

Sur les pontons
Comme on se retrouve 1
Ils viennent de partager une aventure de quatre ans, sur le projet Minots de la Nautique et évidemment, copains d’enfance (première Snim à 9 ans) ils ne se sont pas vraiment perdus de vue. Après de nombreuses victoires et trophées remportés (double vainqueur du championnat IRC3 méditerranée en équipage), les minots ont aiguisé les convoitises. Louis Barbet et Matteo Sollari, contents de se retrouver à la bibliothèque, pour un moment d’échange, occupent respectivement le poste de barreur sur Tonnerre de Glen, pour Louis, et numéro un sur Long Courrier pour Matteo. Une course dans la course pour les deux amis, en IRC1. “L’aventure des Minots a été un incroyable tremplin pour nous, on navigue maintenant sur des bateaux magnifiques…“

Comme on se retrouve 2
En 2011, ils naviguent sur un Farr 30 au Tour d’Arabie, une course de renommée internationale au départ d’Oman. En 2024, ils se retrouvent tous, disséminés (J/70, Tonnerre de Glen) sur la 58e Snim, à savoir : Bertrand Pacé, Bernard Mallaret, Christine Briand et notre Mado Sassy nationale.

Chameau ou semi-rigide
« On ne sait pas si il faut un semi-rigide ou un chameau tellement il y a du sable dans l’air » décrit Samuel Cartier, le responsable technique, avec ce sirocco et la pluie boueuse tombée dans la matinée.

Le chiffre : 1
Un, comme une première mondiale pour Alwena for Pure Ocean, le Sun Fast 30 One Design. Ce tout nouveau monotype né d’un concours d’architecture organisé par l’ex UNCL et gagné par VPLP tire à la Snim ses tous premiers bords en régate. Pour l’occasion, il est skippé par Ian Garetta, jeune espoir de 21 ans, champion d’Europe Open de Match Race et champion du Monde de SB20, dans le cadre de la Massilia Sailing Academy. Cette structure est née en 2023 de la volonté du skipper Ludovic Gérard et porte plusieurs objectifs : transmettre son expérience de course au large et de gestion de projet et former les jeunes générations, avec notamment Alwena for Pure Ocean.

Le Champion : Thierry Fouchier
A ce jour, il est encore et toujours le seul marin français à avoir remporté l’America’s Cup en qualité de naviguant. Présent régulièrement sur la Snim, il navique cette année sur Farr 36 Chihuahua en course pour le podium en IRC3, après deux journées de navigation.

Les classements provisoires (avant jury)
IRC 1 – 4 courses dont 3 retenues
1/ Lisa R (Francesco Bertone – GB) – 4 pts
2/ Long Courrier (Gery Trentesaux – SN Trinité) – 8pts
3/ Tonnerre de Glen – (Dominique Tian – SNM) – 11pts

IRC 2 – 4 courses dont 3 retenues
1/ Chaud Bouillant – (Lionel Zerbonia – CM Hyères) – 4pts
2/ Seven-Mani – (Dominique Massot – CN Palavas) – 4pts
3/ Alfaore – (Louis Delille – CV Bormes) – 8pts

IRC 3 – 4 courses dont 3 retenues
1/ Sagola – (Brice Aque – CNTL) – 4pts
2/ Weekend Millionaire – (Yves Ginoux – CNTL) – 4pts
3/ Toyota Autosprinter – (Erik Lacoste – CNTL) – 10pts

IRC 4 – 3 courses, 3 retenues
1/ Godzila2 (Julien Boucard – SNM), 6pts
2/ Expresso (Guy Claeys – SNST), 7pts
3/ Almogaver (Antoine Illes – CN Palavas), 8pts

Solo – 2 courses
1/ Télémaque 2 (Eric Merlier – SNM) – 1 pt
2/ Walili (Richard Delpeut – SR Antibes) – 2 pts

Duo – 2 courses
1/ Ilogan (Pierre Perdoux – CNTL) – 2pts
2/ Blue 007 (Michel Sastre – SNM) – 5pts
3/ Baby Blue (Antoine-Teva Rameil – CNTL) – 7pts

J/70 – 2 courses
1/ Black Board (Lionel Tissot – SRV Annecy) – 2pts
2/ Team 838 (Alec Ardin – SN Genève)) – 5 pts
3/ Sailing Impact (Philippe Guigne – YC France – 8pts

Grand Surprise – 2 courses
1/ Massilia Voile (François Sallerin – CMV Marseille) – 2pts
2/ Louis Dreyfus Travocean (Baptiste Gourbesville – ISHUA) – 4pts
3/ US Gazelec 2 (Corinne Simonneau – US Gazelec Paris IDF) – 7pts

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Spi Ouest. 52 départs donnés dans la journée !

La Trinité. Morbihan . 46e Spi Ouest-France (Photo Thierry Creux / Ouest-France)

La baie de Quiberon était en ébullition cette deuxième journée du spi. Les premières courses ont été lancées à 11h00 dans 12 à 15 nœuds de vent et un clapot conséquent. Le vent s’est finalement stabilisé autour de 18-20 nœuds alors que des grains émaillaient le ciel morbihannais.

Les Class40 ont réalisé un grand parcours côtier de 50 milles pendant que les IRC 1, 2, Double, Mini 6.50 et Multi 2000 bataillaient sur un côtier de 30 milles. Le comité de course des IRC3 et Osiris Habitable A,B et C a lancé un parcours côtier de 15 milles après un parcours technique le matin. Les parcours techniques se sont enchaînés toute la journée pour les autres séries.
Jean-Luc Denéchau – Président de la Fédération Française de Voile : « Le Spi, ce sont deux choses indispensables : l’ouverture de la saison et le mélange. Tout d’abord le mélange des générations, avec des marins de grande expérience et des jeunes licenciés. Il y a aussi le mélange pros et amateurs : les pros sont là pour s’amuser et prennent le même plaisir que les amateurs, qui sont eux ravis de les croiser et de naviguer à leur côté. Enfin, la mixité est présente avec de nombreuses femmes et des équipages 100% féminin. Ce brassage est à l’image de la Fédération Française de Voile et de sa mixité. »
Hervé Gautier – Bilbo (Mini J) : « C’était une bonne journée, il y a eu des grosses claques et j’ai bien sorti mon épingle du jeu. Je pratique le Mini J depuis environ cinq ans et j’ai été Champion de France l’année dernière. J’aime beaucoup le Mini J, car, habituellement je navigue en équipage, et le solo, ça remet les pendules à l’heure. Tu prends les décisions tout seul et tu les assumes tout seul ! Je participe au Spi depuis 1992, sur différents supports, notamment avec Jimmy Pahun ou Bertrand Pacé et c’est très sympa d’y participer sur ce support. »
Christophe Lino – Incorrigible (J/80) : « Magnifique journée ensoleillée ! Je suis content d’être sur l’eau avec les potes. L’ambiance est excellente à bord, nous sommes ravis de nous retrouver après plusieurs années. C’est un week-end plus convivial que sportif pour nous, même si nous faisons tout pour faire de belles places. La flotte est homogène, il y a tout de même dix bateaux qui marquent l’espace en tête, à la différence de nous qui n’avons pas travaillé nos gammes… »
Cyrille Cremades – J Lance (IRC2) : « Le parcours côtier de 30 milles était très intéressant car il y avait de la stratégie et plein d’options et de changements de voile. Nous sommes hyper contents de notre journée. J’ai fait tous les Spi depuis 2000, et je reviens chaque année car la voile en compétition j’ai vraiment ça dans le sang. Le Spi, ça me galvanise : tous ces gens avec des niveaux, des bateaux et des préparations différentes, ça se respecte. Il y a un mélange des genres en mer comme à terre, ce sont des grands moments à vivre. »

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Le Yacht Racing Forum met le cap sur Amsterdam

Yacht Racing Forum 2022 Malta

La principale conférence mondiale consacrée à la voile de compétition est ravie d’annoncer le lancement officiel de sa quatorzième édition. L’événement se déroulera parallèlement au salon METSTRADE, du 20 au 22 novembre. Il réunira les leaders de l’industrie de la régate pour trois jours de discussions intenses, de réseautage et d’opportunités commerciales.

12 mars 2024 – À vos agendas! La 14ème édition du Yacht Racing Forum se déroulera à Amsterdam du 20 au 22 novembre, parallèlement au plus grand salon mondial consacré aux équipements nautiques, METSTRADE.

Le Forum servira une fois de plus de plateforme pour les professionnels de l’industrie de la régate, leur permettant de discuter des dernières tendances, découvrir les innovations les plus pointues, réseauter et faire des affaires.

L’édition 2024 propose un programme attractif constitué de présentations individuelles et de panels de discussion, avec aussi de nombreuses opportunités de networking. Les participants peuvent s’attendre à obtenir des informations précieuses de la part d’experts de premier plan, à échanger les meilleures pratiques et à cultiver des liens inestimables avec leurs pairs dans le monde entier.

“Nous sommes ravis d’organiser le Yacht Racing Forum à Amsterdam avec le salon METSTRADE”, a déclaré Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement. “En nous associant au plus grand salon mondial consacré aux équipements nautiques, nous poursuivons le développement de cette exceptionnelle plateforme consacrée à la voile de compétition. Ce partenariat renforcera la participation et réduira considérablement l’empreinte carbone de l’événement. Nous nous réjouissons d’accueillir des participants venus du monde entier, et de vivre un événement inspirant pour tous.”

Le Yacht Racing Forum 2024 invite toutes les parties prenantes, les organisateurs de régates, partenaires commerciaux et sponsors, yacht clubs, régatiers, fournisseurs techniques, designers, ingénieurs et représentants des médias à se joindre à ce rassemblement unique.

L’inscription anticipée au Yacht Racing Forum 2024 est assortie d’un tarif préférentiel jusqu’au 30 avril. Inscrivez-vous dès maintenant et bénéficiez d’un rabais de 100 €.

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Figaro. Jacques Delcroix sur le circuit Figaro Beneteau avec Actual group

Le groupe Actual s’attache à associer les talents et à diversifier les compétences. Il se lance ainsi pour deux saisons sur le circuit Figaro Beneteau au côté de Jacques Delcroix. Ingénieur au sein du bureau d’études du Team Actual, Jacques avait déjà été accompagné en 2022 puis en 2023 en Mini 6.50 par le Groupe Actual.

Convoyage Lorient La Trinité-sur-Mer _ 2004 : Convoyage Lorient La Trinité-sur-Mer _ 2004 © ATM Communication Dans le contexte sportif, comme dans celui de l’entreprise, la notion de transmission est un concept riche et multifacette. Et pour cause, elle englobe plusieurs dimensions essentielles permettant le partage des connaissances, des valeurs, des compétences mais aussi des émotions et de la passion entre les individus et les générations. Cela, le Groupe Actual et son team voile, à la vision résolument humaniste, l’ont bien compris, et depuis longtemps. Aujourd’hui, ce n’est donc pas un hasard si après avoir fait le choix de la passation entre Yves Le Blevec et Anthony Marchand, ils renforcent leur dispositif en se lançant également au côté de Jacques Delcroix sur le très exigeant circuit Figaro Beneteau ; un circuit dont sont issus les plus grands champions parmi lesquels Charles Caudrelier, récent vainqueur de l’Arkea Ultim Challenge – Brest, mais aussi l’actuel skipper d’Actual Ultim 3.

Solo_Guy_Cotten 2024 Jacques_Delcroix Team_Actual Figaro Beneteau : Solo_Guy_Cotten 2024 Jacques_Delcroix Team_Actual Figaro Beneteau © ©Bernard Gergaud« J’ai intégré le Team fin 2018 en tant qu’ingénieur.Le Groupe Actual, qui m’avait déjà accompagné lors de mes deux saisons en Mini 6.50, en 2022 puis en 2023, me renouvelle sa confiance et je suis très fier de porter désormais ses couleurs sur les épreuves du calendrier Figaro Beneteau. C’est une chance incroyable pour moi d’être soutenu et porté par le Groupe Actual, ainsi que par l’ensemble du Team Actual » commente le jeune diplômé de l’ISAE-SUPAERO à Toulouse puis de l’ENSTA Paris avec une spécialisation en architecture navale.

Il participera ainsi au Spi Ouest-France à La Trinité-sur-Mer le week-end prochain, puis enchainera avec la Solo Maître CoQ (du 28 avril au 5 mai), le Trophée Banque Populaire Grand Ouest (du 15 au 25 mai), la Le Havre Allmer Cup (du 31 mai au 8 juin) puis la fameuse Solitaire du Figaro (du 19 août au 15 septembre).

Jacques Delcroix, ingénieur et ministe du Team Actual ©P.Schaff : Jacques Delcroix, ingénieur et ministe du Team Actual ©P.Schaff © copyright Ph.SchaffA la recherche de l’exigence

« Après deux très belles saisons en Mini 6.50 lors desquelles je me suis éclaté et j’ai engrangé l’expérience d’une traversée de l’Atlantique en solitaire, j’avais très envie de poursuivre ce genre d’aventure. Le fait de me tourner vers le Figaro m’a semblé complètement naturel. Cela reste un projet assez facile à mettre en œuvre, avec un bateau de taille intermédiaire, mais ce qui me motive surtout c’est qu’il s’agit d’une classe où la compétition est d’un niveau extrêmement relevé », détaille le navigateur qui s’est illustré brillamment en Mini 6.50 en terminant systématiquement aux avant-postes à la barre de son « bout pointu » (un plan Bertrand de 2009), bousculant ainsi régulièrement les montures les plus récentes de type « scow » avant de s’octroyer une 6è place lors de La Boulangère Mini Transat dans la catégorie reine des Proto. « J’ai soif d’apprendre. J’estime avoir déjà beaucoup appris ces deux dernières années en Mini mais il me reste énormément de choses à découvrir sur le plan de la régate au contact, que ce soit au niveau de l’approche ou de la tactique et de la stratégie par rapport aux autres. C’est d’ailleurs précisément ce que je viens chercher », explique Jacques Delcroix dont l’objectif est de progresser puis d’aller de l’avant, encore et toujours, comme l’ensemble des membres du Team Actual.

« Hâte de découvrir la régate au contact »

« Mes objectifs ? Terminer sur le podium « Bizuth » de la Solitaire du Figaro mais aussi du Championnat de France Elite de Course au Large 2024, ce serait vraiment chouette. J’ai découvert l’état d’esprit de la classe sur la Solo Guy Cotten, mi-mars, et j’ai trouvé ça super excitant et intéressant. J’ai désormais hâte de me retrouver sur les prochaines courses et de me battre avec les autres du mieux possible. J’éprouve un vrai sentiment d’excitation plus que de l’appréhension même si je sais que la concurrence est particulièrement relevée », avance le Nordiste qui a découvert la voile à l’occasion de différents stages réalisés lors des grandes vacances scolaires chez ses grands-parents, à La Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique, et qui a ensuite fait ses armes chez Jeunesse et Marine, dans le golfe du Morbihan. « En début d’année, j’ai intégré le Pôle France Course au Large à Port-la-Forêt et participé à trois stages d’entraînement avec les meilleurs du circuit. Je découvre de nombreuses choses et c’est passionnant », termine Jacques Delcroix qui se réjouit d’ajouter une nouvelle corde à son arc. De fait, après avoir étoffé son expérience sur le plus petit bateau de la course au large tout comme Yves Le Blevec avant lui, mais aussi en tant qu’ingénieur en charge de l’ensemble des systèmes mécaniques (barre, safrans…) du maxi-trimaran Actual Ultim 3 ou en tant que membre de la cellule de routage d’Anthony Marchand lors de son récent tour du monde, le jeune skipper se prépare assurément à franchir un nouveau cap.

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Vendée Globe. Remise à l’eau de l’Imoca STAND AS ONE

Victime d’une collision sur la dernière Transat Jacques Vabre le bateau d’Eric Bellion a dû subir une greffe de coque de 14m2. Opération délicate et chantier colossal ! L’équipe est restée mobilisée autour de son skipper, plus déterminée que jamais à jouer un rôle sur la saison à venir. Retour sur ces derniers mois d’une intensité rare.

Pas de Vendée Globe sans le travail de toute une équipe. C’est bien en amont et très entouré que se joue la reine des courses en solitaire autour du monde. Avec un engouement toujours plus fort (44 bateaux candidats au prochain Vendée Globe) il semblerait que la course au large vive son heure de gloire. Conséquence directe : les compétences des hommes et femmes qui travaillent dans l’ombre au sein des équipes sont très recherchées.

Ils sont : technicien, spécialiste composite, spécialiste électronique, spécialiste accastillage, responsable logistique, responsable commercial… et ils ont tous en commun la passion du grand large et une capacité certaine à voir une solution là où d’autres verraient un problème. Eric le sait, leur rôle est clé, leur savoir-faire précieux. Celui qui met en avant la force du collectif dans tous ses projets depuis plus de 20 ans compte bien, encore cette année, en faire sa priorité.

Arthur Dahringer, directeur technique de STAND AS ONE : « Les journées ne comptent jamais suffisamment d’heures»
« On a du scinder l’équipe en 2 sur toute la durée du chantier de façon à travailler à la fois sur la reconstruction de la coque ainsi que sur les travaux de vérification, fiabilisation et d’optimisation. Dans ces situations, les journées ne comptent jamais suffisamment d’heures ! Ça a été une période intense pour tous. On est fiers et heureux de voir notre bateau à l’eau aujourd’hui. »

Ils seront 48 à s’aligner sur l’héritière de la « Transat anglaise », une course engagée de 3 500 milles dans l’Atlantique Nord. Départ de Lorient, cap sur la skyline new yorkaise, The Transat CIC aura, en plus, la particularité d’être qualificative pour le Vendée Globe. « Une bonne pression » pour le skipper qui vient de fêter ses 48 ans et doit à tout prix terminer une des transatlantiques au programme cette année pour pouvoir participer au Vendée Globe.

Eric Bellion, skipper de STAND AS ONE : « On part directement sur la piste noire »

«Cette course est mythique mais aussi sacrément rude ! Il va falloir trouver la juste mesure entre vitesse et sécurité. J’ai bien l’intention de naviguer proprement. Je prends tout cela comme une délicieuse incertitude. » Pour autant, le navigateur se réjouit de retrouver le solitaire, d’autant plus sur une course qui vise « The Big Apple » « Je rêve depuis très longtemps d’aller à New York par la mer, en voilier. Je compte bien savourer chaque moment de cette transatlantique. Je suis heureux de me retrouver enfin seul sur mon bateau, de reprendre mes marques, re-naviguer à ma façon. En 2022 (après une absence de 6 ans) ça m’avait plutôt bien réussi, j’avais terminé 7e de la Guyader Bermudes 1000 Race. On verra bien ! »

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Vendée Globe. Le bateau de Fabrice Amedeo s’appellera « Nexans-Wewise »

Mise à l’eau de l’IMOCA Nexans-WEWISE, skipper Fabrice Amédéo, à Lorient le 29 mars 2024, Photo © Jean-Marie LIOT / Reporters du Large

L’IMOCA de Fabrice Amedeo a été remis à l’eau à Lorient et porte désormais le nom de Nexans-Wewise. Le skipper entend boucler le prochain Vendée Globe sans recourir à l’énergie fossile et a également un programme fort de mesures océanographiques et de collaboration avec la communauté scientifique.

Le bateau a été mis à l’eau à l’issue d’un chantier d’optimisation et de fiabilisation. Il est équipé de 15m2 de panneaux solaires qui rechargeront en permanence les batteries de l’IMOCA pendant son tour du monde. Le dispositif a été testé cet automne durant la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et La Martinique puis lors de la transat retour. Objectif : faire le tour du monde en étant poussé par la force du vent et en rechargeant les batteries sans recourir à l’énergie fossile, un défi pour mettre en avant la transition énergétique et la sobriété. L’ensemble du dispositif : parc de batteries, panneaux solaires et systèmes embarqués ont été vérifiés et fiabilisés durant le chantier d’hiver. La double traversée de l’Atlantique entre la France et New York au printemps (the Transat CIC à l’aller et la New York – Vendée au retour) permettra de valider une nouvelle fois la capacité du bateau à ne compter que sur l’énergie solaire, avec malgré tout les hydrogénérateurs en source secondaire d’énergie.

Autre engagement fort de Fabrice Amedeo et de ses partenaires : la préservation des océans. L’IMOCA Nexans – Wewise est équipé de 3 capteurs océanographiques :

-Un capteur de CO2, de salinité et de température en partenariat avec l’Ifremer en France et Geomar ainsi que Max Planck Institut en Allemagne. Il permet aux scientifiques de mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan.
-Un capteur de microplastiques en partenariat avec l’Ifremer, l’Université de Bordeaux et l’Institut de Recherche et de développement (IRD). Au départ, il ne devait mesurer la pollution plastique des océans mais le projet s’est peu à peu élargi aux pollutions anthropiques en général car ce capteur équipé de filtres a découvert de nombreuses autres formes de pollutions.
-Un capteur d’ADN environnementale en partenariat avec l’institut Cawthron en Nouvelle-Zélande. Grâce à la technique du séquençage de l’ADN il permet de mesurer la présence des organismes vivants dans l’océan et donc la biodiversité.

Fabrice Amedeo : « Je remercie le groupe Butagaz et les équipes Wewise pour leur confiance. Notre projet est plus cohérent que jamais puisque mon bateau porte dorénavant le nom de deux acteurs de l’énergie décarbonée alors que nous avons précisément l’ambition de réaliser le Vendée Globe sans énergie fossile. C’est une grande année qui nous attend et j’ai plus que jamais à cœur de porter l’ensemble des messages et valeurs chers à mes partenaires et de partager une belle histoire sur les océans ».

Philippe Portal, Directeur Général de Wewise en France : « Nous sommes fiers de nous associer à Fabrice Amedeo et d’apporter le soutien de Wewise à ce projet exceptionnel, propulsé par les énergies renouvelables. Chez Wewise, nous considérons la transition énergétique comme un impératif indispensable pour façonner un avenir énergétique durable et responsable. Cet engagement est profondément ancré dans notre ADN, au sein du groupe Butagaz. Nous sommes ravis de contribuer à l’optimisation énergétique de l’IMOCA ‘Nexans – Wewise’ et de partager la vision d’un avenir maritime plus durable. »

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Vendée Globe. Justine Mettraux remet à l’eau son Imoca Teamwork-Team Snef

Après quatre mois de chantier, le plan VPLP de Justine Mettraux retrouve son élément avec de nouveaux foils et un objectif être fin prête pour le Vendée Globe le 10 novembre prochain.

A quoi un skipper occupe-t-il son hiver ? Il se repose, un peu. Il se projette, pas mal. Et il travaille, beaucoup ! Enfin libre de prendre de véritables congés autour de Noël après deux années haletantes, Justine Mettraux n’a pas vraiment chômé pendant le chantier mené depuis décembre sur Teamwork qui en ressort au passage avec une nouvelle décoration honorant son nouveau partenaire Groupe Snef.
Cette longue parenthèse a été mise à profit pour continuer à progresser dans tous les domaines connexes de la navigation, preuve s’il en fallait de l’étendue des compétences requises pour briller en IMOCA à haut niveau : analyse météo, formation médicale en vue du Vendée Globe, préparation physique bien sûr… « J’ai aussi repris mi-janvier pour caler le programme, les budgets, toute la planification administrative de la saison ajoute Justine. La mise en chantier du bateau a supposé de prendre un temps long avec le bureau d’études et toute l’équipe qui travaille sur le bateau pour bien préciser les objectifs et faire tous les arbitrages techniques nécessaires ». Ces tâches qui font du skipper un véritable chef d’entreprise sont-elles du goût de Justine ? « C’est un côté de notre métier qui ne me dérange pas du tout répond l’intéressée. Le travail d’équipe est plaisant et cette anticipation donne de la visibilité, un vrai confort psychologique pour ensuite performer »

Performer, il va en être question très rapidement. Si la météo n’est pas trop mauvaise ce week-end, Teamwork-Team Snef pourrait faire ses premières navigations le 2 ou le 3 avril avec un stage au Pôle Finistère Course au Large de Port-La-Forêt la semaine suivante, avant la mise à disposition du bateau auprès de l’organisation de The Transat CIC le 19 avril à Lorient.
Trois petites semaines qui ne seront pas de trop pour tester les nouveaux foils fabriqués chez CDK Technologies, proches du maximum de la jauge, dont l’installation avait été anticipée dès l’an passé. « Nous avions greffé de nouveaux puits capables d’accueillir leur géométrie dès l’an passé pour minimiser le chantier 2024, l’année étant très dense sur le plan sportif avec deux transats avant le Vendée Globe raconte Justine. On est certains désormais qu’ils rentrent et qu’ils sortent, mais il va falloir apprendre à les utiliser ! » L’expérience identique menée sur DMG Mori (sister ship de Teamwork-Team Snef) l’an passé a facilité la mise en oeuvre des systèmes assez complexes de contrôle des foils, aussi bien pour leur montée et descente que leur réglage en incidence. Reste ensuite à découvrir le bateau avec ces nouveaux plans porteurs, radicalement différents de l’ancienne paire datant de 2017 et qui vont nécessairement modifier son équilibre. « On espère notamment une plus grande aisance dans le médium où on décollait plus tard que les IMOCA au maximum de la jauge. Le but est de pouvoir continuer à jouer avec les bateaux de génération 2020-2022 car tout le monde progresse ».

L’Atlantique Nord pour retrouver ses marques …
Le menu météo de The Transat CIC auquel succèdera un mois plus tard le retour plus typé portant entre New-York et les Sables d’Olonne permettra à Justine de s’étalonner face aux meilleurs du plateau. « J’avais fait ce parcours d’Est en Ouest sur 11th Hour en 2022, pile à la même saison. Cela représente dix à onze jours de navigation exigeantes, avec pas mal de près et des changements de conditions rapides puisque l’on navigue à rebours des systèmes météo. Il va falloir vite retrouver ses marques en solitaire, un exercice que je n’ai pas pratiqué depuis la Route du Rhum 2022 ».
En attendant, le skipper de Teamwork-Team Snef pourra compter sur l’appui de Julien Villion, précieux compère en compétition l’an passé, qui reste associé à Justine pour l’analyse de performance et les navigations d’entraînement. « Tout ce qui peut m’apporter de l’expérience est bon. Les entraînements, ces deux transats, je prends ça comme du bonus pour être la plus performante possible pour mon objectif qui reste le Vendée Globe ».

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