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Ultim. Mise à l’eau à Lorient du nouveau Maxi Edmond de Rothschild

Adrien Nivet / polaRYSE

Entre deux tempêtes, Gitana 18 a été mis à l’eau ce 14 février à Lorient. Désormais amarré au ponton de son port d’attache, il faudra encore patienter quelques jours avant de voir le Maxi Edmond de Rothschild larguer les amarres et tirer ses premiers bords au large de Lorient et attendre encore un peu avant de le voir avec ses foils qui devraient être installés fin février.

« Les planètes étaient alignées et tout s’est parfaitement déroulé ! Le créneau météo était un peu inespéré mais il nous a permis de réaliser l’opération de mise à l’eau de la plateforme puis de mâtage du bateau dans la foulée », confiait l’heureux skipper à l’issue de la journée. Charles Caudrelier et les membres de l’équipe technique du Gitana ont ainsi pu profiter de quelques heures d’accalmie sous un ciel breton parsemé mais surtout d’un vent medium à faible, plutôt rare ces dernières semaines au milieu des trains de dépressions qui se succèdent et balayent sans relâche la pointe bretonne !

Equipés de ses safrans de flotteurs en U très innovants, le bateau a été également équipé de sa dérive centrale dotée d’une aile de raie en métal de 3 mètres d’envergure. L’équipe Gitana a annoncé qu’à l’image de la quille d’un monocoque IMOCA, la dérive du Maxi Edmond de Rothschild sera basculante mais fixe en hauteur. Une dernière nouveauté innovante qui explique l’obligation d’être positionnée une fois le bateau à l’eau.

Les foils pendulaires en Y dotés d’une aile de plus de 5 mètres d’envergure n’étant pas encore finis d’être construits en Italie, seront quant à eux installés plus tard, une fois la première période de tests achevée. Dès la semaine prochaine, des tests statiques, que subit chaque nouvelle unité à sa sortie de chantier de construction seront réalisés au ponton.

L’histoire ne fait donc que commencer. C’est un travail de longue haleine qui attend désormais Charles Caudrelier et les membres du Gitana Team : celui de la délicate mise au point d’un prototype sophistiqué et exigeant. La montée en puissance se déroulera tout au long des huit prochains mois avec un objectif clair et assumé : être fin prêt le 1er novembre prochain à St Malo pour défendre le titre de l’équipe sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Cyril Dardashti, directeur général Gitana :
« C’est une grande journée pour nous tous, une très belle étape dans le projet et l’aventure collective que représente Gitana 18 ! Le travail ne fait que commencer mais le nouveau Maxi Edmond de Rothschild est ce soir amarré à son ponton. Gitana 18 est un maxi-trimaran incroyable mais d’une grande complexité dans ses systèmes. Depuis des mois, l’équipe travaille d’arrache-pied et fait preuve d’un engagement sans faille pour relever ce grand défi qui se dresse devant nous, je les remercie tous sincèrement pour ce travail remarquable.
Enfin, j’ai une pensée pour notre armatrice, Ariane de Rothschild, et ses filles qui nous font confiance et nous permettent chaque jour de réaliser nos rêves et d’oser créer différemment, avec audace. Nous partageons tous cette culture de l’innovation et ce goût de la performance, c’est un moteur quotidien. »

Charles Caudrelier, skipper du Maxi Edmond de Rothschild :
« C’est un immense plaisir de voir le Maxi Edmond de Rothschild flotter, cela concrétise trois ans de travail. Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle étape de vie de ce bateau et nous allons enfin découvrir ce qu’il nous réserve sur l’eau. Personnellement, ces 26 mois de chantier ont été une période riche et passionnante que je suis très heureux et reconnaissant d’avoir pu vivre. Construire un Maxi comme Gitana 18 était déjà un grand défi technologique et humain et c’est désormais un challenge tout aussi important qui nous attend dans sa mise au point. Nous ne partons pas d’une page blanche grâce à toute l’expérience acquise sur Gitana 17, mais avec Gitana 18 nous passons dans une autre dimension. Tout dans les systèmes imaginés est nouveau. La mise au point va être intense, car les délais sont courts avant notre objectif majeur de la saison qui est la Route du Rhum. J’espère que nous saurons rapidement le rendre aussi performant qu’il est beau ! »

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Globe40. La belle arrivée du Class40 Freedom à Valparaiso

Thibaut Lefevere et Nicolas Guiba (Freedom) sont arrivés à Valparaíso. Ils ont rejoint la flotte de la Globe40 et vont pouvoir poursuivre leur belle aventure autour du monde. Ils auront mis 44 jours pour arriver, après avoir dû réparer à Sydney à la suite d’un choc avec un OFNI, puis avoir été touchés par la foudre.

Après avoir dû repartir deux fois de Sydney à cause de problèmes techniques, le Class40 Freedom n’a jamais abandonné.
Détermination, patience et courage ont guidé l’équipage jusqu’à Valparaíso, après des milliers de milles et de doutes surmontés.
Cette arrivée est bien plus qu’une étape de la Globe 40. C’est une véritable prouesse pour ce bateau portant les couleurs de l’île de la Réunion. L’escale s’annonce de courte durée. L’équipage va devoir reprendre la mer le 18 février, en direction du Brésil, avec le passage du mythique cap Horn.

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SailGP. Manon Audinet blessée, les néo-zélandais pénalisés

The damaged hull of the DS Automobiles SailGP Team France F50 catamaran is worked on in the technical area following a collision with the Black Foils SailGP Team during racing on Race Day 1 of the ITM New Zealand Sail Grand Prix in Auckland, New Zealand. Saturday 14 February 2026. Rolex SailGP Championship Event 2 2026 Season. Photo: James Gourley for SailGP. Handout image supplied by SailGP

« Ça a été un crash très violent, le plus violent qu’on ait pu vivre sur SailGP.” a déclaré Quentin Delapierre à lasuite de la collision survenue avec le bateau Néo-Zéalandais. Le jury a exonéré l’équipe française de toute responsabilité. Deux blessés sont à l’hôpital. Manon Audinet et Louis Sinclair.

Au moment de l’impact, Manon Audinet, positionnée sous le vent afin de préparer un empannage, a été violemment projetée vers l’avant de son cockpit, provoquant notamment la rupture du volant du F50. Elle a immédiatement été prise en charge par l’équipe médicale de SailGP avant d’être évacuée vers l’hôpital d’Auckland pour des examens complémentaires visant à écarter toute lésion majeure, notamment au niveau abdominal. Elle est actuellement maintenue en observation.

Louis Sinclair, athlète du New Zealand SailGP Team, a également été blessé lors de la collision et hospitalisé.

D’un point de vue sportif, le jury a exonéré l’équipe française de toute responsabilité. L’équipe néo-zélandaise écope de huit points de pénalité. À l’issue de cette première journée de compétition, le DS Automobiles SailGP Team France termine en tête du classement provisoire.
Les dégâts matériels sont cependant considérables. Plusieurs éléments structurels du F50 français sont touchés (coques, appendices, systèmes de contrôle), rendant toute réparation impossible dans les délais impartis. L’équipe ne sera pas en mesure de naviguer demain pour le second jour de compétition.
Quentin Delapierre, pilote F50 – DS Automobiles SailGP Team France :
« Ça a été un crash très violent, le plus violent qu’on ait pu vivre sur SailGP. J’apporte tout mon soutien à Manon qui a été blessée dans cet accident et à mes équipiers qui l’ont vécu avec beaucoup d’émotion. Toutes mes pensées aussi aux Néo-Zélandais qui ont subi beaucoup de dommages et particulièrement à leur équipier blessé. Je lui souhaite un bon rétablissement.
Concernant le crash en lui-même, le F50 néo-zélandais a perdu le contrôle, entraînant leur plateforme à 90° de la route. On s’est retrouvé avec eux, en face de nous. C’était impossible de l’éviter. J’ai fait le maximum pour atténuer les dommages, mais la situation était très complexe.
D’un point de vue réglementaire, nous sommes exonérés car le changement de trajectoire des Néo-Zélandais a été très brutal, le contact était inévitable.
Malgré tout, sportivement, c’est un coup dur. Nous étions en tête de cette phase de qualification. S’arrêter ainsi à Auckland est une vraie déception. Nous allons nous mobiliser pour continuer à avancer. »

Philippe Presti, Team Manager – DS Automobiles SailGP Team France :
« Au niveau des conditions météo du jour, nous évoluions dans un vent de sud-ouest, vent de terre établi entre 15 et 18 nœuds, avec des claques à 20 nœuds. La mer était plate.
Proches de la côte, lors d’un reaching, une forte risée est tombée sur le plan d’eau. C’est ce qui a provoqué la situation avec les Néo-Zélandais. Ils se sont retrouvés en survitesse, très haut sur les foils. Ils n’ont pas réussi à maintenir leurs foils dans l’eau et les safrans ont décroché. Leur plateforme s’est alors retrouvée face à nous, en route de collision devenue inévitable.
Concernant l’état du F50 tricolore, les dégâts sont majeurs. La coque est quasiment coupée en deux à partir du milieu du bateau. L’étrave est totalement désolidarisée du reste. Le cockpit est très endommagé, tout comme le foil bâbord. Nous sommes passés de 90 à 0 km/h. Il va falloir tout analyser. L’ensemble de la structure et l’aile vont être radiographiés afin de déceler d’éventuelles fragilités imperceptibles à l’œil nu. »
L’ensemble du DS Automobiles SailGP Team France et ses partenaires adresse ses pensées à Manon Audinet et à Louis Sinclair et se tient pleinement à leurs côtés.

Source CP

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SailGP. Violente collision entre Néo-Zélandais et Français, deux blessés à l’hôpital !

An aerial shot of Black Foils SailGP Team helmed by Peter Burling and DS Automobiles SailGP Team France helmed by Quentin Delapierre colliding during Race 3, on Race Day 1 of the ITM New Zealand Sail Grand Prix in Auckland, New Zealand. Saturday 14 February 2026. Rolex SailGP Championship Event 2 2026 Season. Photo: Simon Bruty for SailGP. Handout image supplied by SailGP

La première journée du Grand Prix d’Auckland a été écourtée après deux courses en flotte après une violente collision entre l’équipe néo-zélandaise Black Foils et les Français DS Team France. Deux athlètes ont été transportés à l’hôpital dans un état stable, afin d’y être soignés pour leurs blessures.

L’accident s’est produit au début de la troisième course en flotte, lorsque les Kiwis ont semblé perdre le contrôle de leur catamaran F50 à grande vitesse, virant brusquement devant les Français. La plate-forme F50 des Black Foils s’est effondrée lors de l’incident, lorsque le F50 français est entré en collision avec la coque des Kiwis. Alors qu’ils se dirigeaient vers la première bouée, les 13 bateaux convergeant à grande vitesse vers le couloir privilégié, les Black Foils s’élevèrent haut sur leurs foils puis perdirent soudainement le contrôle de leur safran, celui-ci sortant de l’eau et privant le bateau de toute capacité de manœuvre.

Lancé à près de 90 km/h sur le parcours, le Kiwi F50 a brusquement viré face au vent, ne laissant aucune chance à DS Team France de l’éviter. Malgré la réaction immédiate de Quentin Delapierre, le bateau français a percuté la plateforme néo-zélandaise en tournant sur lui-même, provoquant d’importants dégâts structurels à la coque tribord du Black Foils et forçant l’aileron à s’affaler. Le bateau français a également été fortement endommagé lors de l’impact.

Au moment de l’impact, Manon Audinet, positionnée sous le vent afin de préparer un empannage, a été violemment projetée vers l’avant de son cockpit, provoquant la rupture du volant du F50. Elle a immédiatement été prise en charge par l’équipe médicale de SailGP avant d’être évacuée vers l’hôpital d’Auckland afin de subir des examens complémentaires. Ceux-ci ont pour objectif d’écarter toute lésion majeure, notamment au niveau de la région abdominale, particulièrement exposée lors du choc. Elle est actuellement maintenue en observation.

L’athlète Louis Sinclair à bord de l ‘équipe New Zealand SailGP Team a également été blessé lors de la collision et est également hospitalisé.

Le pilote de l’équipe DS Team France, Quentin Delapierre, a déclaré : « Je pense que les deux équipes vont bien. Je tiens à exprimer ma sympathie à l’équipe néo-zélandaise ainsi qu’à mes coéquipiers. Cela a été difficile pour tout le monde dans les deux équipes. Je ne peux pas vraiment m’exprimer sur l’incident lui-même. Tout s’est passé si vite. J’ai encore l’esprit embrumé et je n’ai pas encore visionné les images ni parlé aux arbitres. »

Treize équipes internationales ont pris le départ pour la première fois dans l’histoire de la SailGP, s’affrontant sur l’un des circuits les plus serrés du calendrier de la saison 2026, avec des rafales pouvant atteindre 35 km/h. Les équipes étaient équipées pour atteindre des vitesses maximales grâce à une voile à aile de 18 mètres, des T-Foils en titane à grande vitesse et des gouvernails.

Les Bonds Flying Roos ont repris là où ils s’étaient arrêtés la saison dernière à Auckland, remportant la victoire dans la première course en flotte de la journée. Ce fut un bon départ pour les Black Foils de Peter Burling, qui ont décroché deux podiums avant leur accident prématuré, terminant troisièmes dans la première course en flotte et remportant la deuxième, pour le plus grand plaisir des fans locaux. Les Français auteurs de deux bons départs étaient également dans le coup.

Tom Slingsby, pilote du BONDS Flying Roos, a déclaré : « C’était un parcours très difficile. La direction du vent ici ne laisse pas beaucoup d’espace, nous savions donc que ça allait être serré. En arrivant à la première marque, on est frappé par de nombreuses rafales de vent, puis le vent faiblit, et il est difficile d’interpréter les courants d’air sur le parcours. C’était amusant de courir quand tout allait bien, mais ensuite, on essaie juste d’éviter les ennuis et d’obtenir le meilleur résultat possible. »

Les équipes ont dû faire face à des changements imprévisibles tout au long du parcours, le plus grand stade de course jamais construit par SailGP perturbant la brise et créant des conditions difficiles pour les foils au bas du parcours.

Les champions en titre de la Rolex SailGP, Emirates GBR, ont connu une journée mitigée : ils ont peiné en queue de peloton pour terminer 11e dans la première course, mais ont renversé la tendance pour prendre la deuxième place dans la deuxième course. Le pilote d’Emirates GBR, Dylan Fletcher, a déclaré : « Les conditions étaient très difficiles, mais pour être honnête, c’était très amusant jusqu’à l’incident. Nous avons fait une première course terrible, nous n’avons pas très bien navigué. Nous avons finalement réussi à nous ressaisir et nous avions l’impression de nous améliorer. Les conditions étaient instables et imprévisibles, comme dans Mario Kart. »

Plusieurs équipes ont été confrontées à des problèmes techniques, notamment Northstar SailGP. Le pilote Giles Scott a déclaré : « Nous avons cassé l’un des contrôleurs d’aileron bâbord, ce qui nous a un peu pénalisés à la fin de la première course. À partir de là, tout s’est enchaîné pour nous dans la deuxième course. Cela nous a donné un très mauvais départ, nous a mis à la traîne, puis nous a complètement éliminés. »

Après deux courses en flotte, la France est en tête du classement général, à égalité avec l’Australie avec 17 points chacune. L’Espagne occupe la troisième place avec 12 points.

Les courses reprendront demain, dimanche 15 février, à partir de 11h30 (heure néo-zélandaise) et à 23h30 ce samedi heure française. L’enquête sur l’incident entre la Nouvelle-Zélande et la France est en cours, et le sauvetage des catamarans F50 des deux équipes se poursuit. Les deux équipes ne participeront pas aux courses du dimanche.

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ETF26. Début de la 9e saison en ETF26

En 2026, les ETF26 Series disputeront leur 9ème saison. Un cap symbolique pour ce bateau qui approche déjà de son 10e anniversaire en 2027, et qui, loin de ralentir, accélère après un tournant technique majeur : le bateau vole désormais au près avec l’arrivée de l’ETF26 FULL FOILING.

« En neuf saisons, la classe a énormément évolué. On est passé d’un circuit très franco-français à un championnat structuré et européen, avec trois événements internationaux. On sent qu’on arrive à maturité, mais surtout qu’on continue d’accélérer. » — Maxime Grimard, Manager de la classe. Equipé de nouveaux élévateurs de safrans, de nouveaux foils développés à Lorient avec Guillaume Verdier et Avel Robotics et d’un nouveau jeu de voiles North Sails, le bateau vole désormais au près et dans les airs plus légers.

« Le vol intégral est une étape clé. On sait que l’avenir de la voile passe par le vol sur toutes les allures. Aujourd’hui, l’ETF26 est capable de le faire. C’est une transformation majeure pour le spectacle et pour le niveau sportif. ». – Maxime Grimard, Manager est ETF26 Series
« Les nouveaux foils permettent de démontrer tout le potentiel du bateau, et conforter la série comme la meilleure plateforme d’entraînement vers le SailGP ou la Coupe de l’America. » – Pierre Picot – propriétaire du chantier ETF26

Un plateau sportif toujours plus relevé
La saison 2026 marque l’arrivée d’une nouvelle équipe française ambitieuse : Team Bams, emmenée par Erwan Fischer et Clément Péquin, champions du monde de 49er. Leur entrée dans la flotte confirme l’attractivité croissante du championnat auprès des meilleurs profils issus de la voile olympique.
Autre signal fort : le retour de l’une des premières équipes de l’histoire de la classe, Team Pro, avec Tim Mourniac (Nacra 17) à la barre.
Pour le reste, la flotte 2026 confirme sa stabilité et sa solidité avec le retour de Toroa Racing Team et du duo britannique John et Anna Gimson, champions du monde de Nacra 17 ; Entreprises du Morbihan, emmené par Matthieu Salomon, triple vainqueur de l’ETF26 Series ; ainsi que Blueshift Sailing Team, portée par Charles Dorange et Henri Demesmaeker ou les Canadiens de Sansin Sailing Team.
L’écurie K-Challenge alignera également deux bateaux : une équipe « Jeune » et une équipe « Féminine », dans le cadre, notamment, de la préparation de leur campagne pour la 38e America’s Cup à Naples en 2027.

Le championnat confirme ainsi la diversité de son plateau, avec des équipages issus de toutes les filières de la voile moderne : de l’Olympisme à SailGP. Avec ce mélange de profils la saison 2026 s’annonce comme l’une des plus relevées de l’histoire de la classe.
Découvrir les équipes

Un calendrier international
La saison s’ouvrira à Mar Menor, en Espagne, un site désormais récurrent du circuit.
« Le CAR Murcia continue de nous accueillir avec enthousiasme. Notre présence génère un vrai impact local, autant en termes de public que de presse. C’est devenu une destination très appréciée par les équipages. »
Le circuit prendra ensuite la direction du Lac de Garde en Italie avec deux événements, dont une nouvelle étape à Campione, avant d’enchaîner avec la Foiling Week.
« Campione souhaitait accueillir la classe depuis deux ans. Il y a une vraie motivation locale. L’enchaînement avec la Foiling Week fait aussi sens pour optimiser la logistique et la visibilité de nos partenaires Harken et North Sails. »
La saison se conclura en France, avec un Grand Prix à Lorient puis l’épreuve historique de Quiberon.
« Terminer en France était important pour nous. Lorient nous permettra d’être au cœur d’un week-end de très forte influence (Festival Interceltique), et Quiberon reste le plus ancien évènement du championnat. Le soutien renforcé des collectivités dont la Ville de Quiberon est un signal très positif. »

CALENDRIER 2026 :
🇪🇸 GP Mar Menor – du 11 au 14 mars
🇮🇹 GP Campione del Garda – du 10 au 13 juin
🇮🇹 Foiling Week – du 1er au 4 juillet
🇫🇷 GP Lorient – du 12 au 15 août
🇫🇷 GP Quiberon – du 7 au 10 octobre

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Record. Guirec Soudée dans le détroit de Bass

Au 50e jour de sa tentative de record du tour du monde à l’envers, Guirec Soudée est entré dans le détroit de Bass, au sud de l’Australie. Un passage compliqué, avec un front très actif et une mer « casse-bateau », qui l’a forcé à lever le pied.

Désormais à la pointe nord de la Tasmanie, il va pouvoir longer le sud de l’Australie avec des conditions plus clémentes et des vents portants. Le seul danger reste la navigation près des côtes, avec la présence d’autres bateaux. Prochain cap à passer : le cap Leeuwin.

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Globe40. Corentin Douguet avec Jonas Gerckens sur Belgium Ocean Racing-Curium pour passer le Cap Horn

Déjà dans l’équipe belge depuis deux ans pour les analyses météos et performances du team, Corentin Douguet a laissé la préparation de son Class40 pour rejoindre Jonas Gerkens à Valparaiso au Chili pour l’étape du Cap Horn de la Globe40.

Alors que l’arrivée à Valparaiso a été mémorable, après une bataille sur le plus grand océan du globe de plus de 11 000km, où l’équipe Belgium Ocean Racing-Curium (Benoit Hantzperg et Djemila et Crédit Mutuel n’ont pas réussi à être départagés sur la ligne d’arrivée virtuelle de cette étape 4 de la Globe40 entre Sydney et Valpareiso, la prochaine étape s’annonce encore passionnante à suivre. les Belges ayant encore 2 petits points d’avance sur Crédit Mutuel.

Le Comité de Course FFV de la GLOBE40 a publié sa décision relative à l’arrivée de l’étape 4 de la GLOBE40 : les 2 équipes BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL sont déclarées EX AEQUO. Les deux teams ont accepté le verdict ne sachant, objectivement, pas eux mêmes le vainqueur. La prochaine étape sera celle du passage du Cap Horn et Jonas a proposer à Corentin de le rejoindre à bord.

Corentin Douguet : ” Passer le Cap Horn, c’est l’Everest pour un marin. Et le passer en participant à une course autour du monde, c’est encore un peu mieux. Alors, quand Jonas Gerckens te propose de faire l’étape Valparaiso – Recife du Globe40, tu ne réfléchis pas très longtemps. Tu laisses Rodrigue et Adrien s’occuper de ton bateau pour qu’il soit prêt fin Mars, parce qu’en fin d’année il y aura quand même une Route du Rhum à gagner, et tu sautes dans l’avion.
Dans d’autres classes, on fait le tour du monde en solitaire en ne s’arrêtant nulle part. Nous, dans la Class40, on est dans le partage et l’échange. Le Globe 40 se court en double, par étape et sur des Class40. Partis de France fin Août, les concurrents sont passés par Cadix, le Cap Vert, La Réunion puis Sydney avant d’arriver au Chili.
L’occasion de découvrir des pays et d’y rencontrer des gens. Avant de m’immerger pleinement dans la course, j’ai découvert les rues pentues et colorées de Valparaiso, d’où on peut voir l’Aconcagua qui surplombe ce continent du haut de ses 6962 mètres, la maison de Pablo Neruda, des chiliens d’une gentillesse qui n’a d’égale que le plaisir de goûter leurs ceviche et leur pisco sour. J’ai découvert aussi les pingouins de Humboldt sur l’ile de Cachagua, un vieux Canot de la SNSM chilienne au musée de la Marine, où il y a aussi la salle du Cap Horn avec des récits sur Bougainville et La Pérouse, et ce poème de Sara Vial en hommage aux cap horniers qui ont forgés la légende.
Je suis l’albatros qui t’attend
Au bout du monde.
Je suis l’âme en peine des marins morts
Qui ont doublé le Cap Horn
Depuis toutes les mers du globe.
Mais tous n’ont pas péri
Dans les vagues déchaînées,
Aujourd’hui, ils volent sur mes ailes,
Pour l’éternité,
Dans une dernière étreinte
Des vents antarctiques.
Cet endroit est mythique a bien des égards. C’est le point le plus austral de l’Amérique, à 55°58’48’’ Sud. Mais en face, à seulement 450 milles, il y a la péninsule Antarctique. Toute l’énergie des océans et des vents du Grand Sud, vient se concentrer dans le passage de Drake. Alors on espère forcément qu’on le passera entre deux dépressions, et si possible de jour pour le voir.
Je n’ai pas l’intention de porter un anneau d’or à l’oreille gauche, mais j’avoue qu’avoir le privilège de manger avec un pied sur la table m’amuse pas mal. Pour mettre le deuxième il faudra avoir passé Bonne Espérance. Et pour cracher et pisser au vent, il faut avoir passé également le Cap Leeuwin.
En attendant, mercredi prochain, nous allons partir pour plus de 4500 milles. Faire le tour de l’Amérique du Sud en faisant le maximum pour laisser les autres concurrents dans notre sillage.

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Inauguration de l’usine SolidSail Mast Factory à Lanester

Il y a tout le savoir faire de la course au large française en arrière plan que l’on pourrait voir derrière la cérémonie d’inauguration de l’usine SolidSail Mast Factory qui s’est tenue ce 12 février à Lanester.

Fruit d’un partenariat entre Avel Robotics, CDK Technologies, Chantiers de l’Atlantique, Lorima, Multiplast, SMM, l’usine, dont la première pierre a été posée en janvier 2024, représente un investissement de plus de 18 millions d’euros. Ce projet a été en partie financé par l’État dans le cadre du plan France 2030, destiné à renforcer la compétitivité industrielle et à développer les technologies d’avenir, ainsi que par l’Union européenne à travers le programme Next Generation EU, intégré au plan France Relance.

SolidSail Mast Factory répond à un besoin identifié d’augmentation des capacités de production de pièces composites de grandes dimensions, notamment pour l’industrie navale. Depuis l’été 2025, elle produit les mâts SolidSail, éléments clés du système de propulsion vélique développé par Chantiers de l’Atlantique. Ce système équipe notamment le cargo à voiles Neoliner, ainsi que les navires de croisières Orient Express Corinthian et Orient Express Olympian, les plus grands voiliers du monde.

Avec des surfaces véliques comprises entre 800 et 1 500 m², SolidSail s’impose comme la solution de propulsion vélique la plus puissante du marché. Utilisée en propulsion principale ou auxiliaire, elle permet de réduire significativement la consommation de carburant et l’empreinte carbone des navires, qu’ils soient neufs ou existants, de transport de marchandises ou de passagers.
Au-delà de l’industrialisation des mâts SolidSail, l’usine ambitionne de structurer et renforcer la filière composite française et bretonne, afin de répondre aux besoins croissants d’autres secteurs industriels tels que l’aéronautique, le spatial, la défense, le transport ou encore l’éolien.

Avec l’industrialisation de ces grandes pièces en composite, les coûts de production seront divisés par trois, tandis que les capacités seront multipliées par cinq, à surface industrielle équivalente. Cette montée en puissance permettra de répondre, d’ici cinq ans, à la croissance des besoins des différents marchés.

S’appuyant sur un réseau de fournisseurs locaux, l’usine contribue à la transition énergétique de ces différents marchés tout en renforçant le tissu industriel du territoire. À l’échelle du Pays de Lorient, l’industrie représente entre 15 et 20 % de l’emploi local (hors agroalimentaire). En France, la filière composite représentait en 2024 un chiffre d’affaires de plus de 8,5 milliards d’euros et 27 312 emplois*. Grâce à la SMAF, plus de 35 emplois seront créés dans la région à l’horizon fin 2026.

Conçue autour de la réalisation de très longues pièces en composite, l’usine se déploie dans une vaste nef unique de 110 mètres sur 38, sans poteau ni pilier intérieur – une gageure architecturale indispensable pour la manipulation de pièces composites de très grandes dimensions.

Le site s’organise autour de quatre zones principales : le drapage robotisé, l’assemblage, l’usinage et la peinture. L’atelier est desservi par trois ponts roulants d’une capacité de 15 tonnes chacun. 300 m² de chambres froides assurent le stockage des tissus pré-imprégnés de composite carbone. L’atelier est aussi doté d’étuves adaptées à la cuisson de pièces de grandes dimensions.

L’un des principaux défis relevés par l’usine a été l’automatisation du drapage de ces pièces composites hors normes. Initialement réalisé à 95 % manuellement, ce procédé est aujourd’hui robotisé à 90%.

La SMAF disposera, dès 2026, d’une capacité de transformation de 250 tonnes de composite par an, soit plus d’un mât produit chaque mois. Cette montée en cadence marque un tournant majeur, en faisant passer la fabrication de grandes pièces composites, jusqu’ici largement artisanale, à une véritable phase d’industrialisation.
Stéphane Bourhis, représentant de Chantiers de l’Atlantique, Président de la SMAF, a déclaré au nom de tous les actionnaires « La SMAF incarne la synergie entre des entreprises expertes et visionnaires des matériaux composites — Avel Robotics, CDK Technologies, Lorima, Multiplast et SMM — et la capacité de Chantiers de l’Atlantique à piloter de grands projets industriels. C’est une aventure à la fois industrielle et humaine, menée avec l’agilité d’une start-up, capable de bousculer un secteur et de devenir un acteur de référence dans la réalisation des pièces composites de très grandes dimensions. Je tiens à adresser mes félicitations et mes remerciements à toutes et à tous pour votre engagement. »
« C’est une immense satisfaction de voir cette usine aujourd’hui pleinement opérationnelle, après avoir relevé de nombreux défis. Dès l’origine, nous avons fait le choix ambitieux de la mécanisation, en inscrivant le projet dans l’univers de la robotique. Cette approche a permis d’optimiser l’ensemble du processus industriel et de produire simultanément plusieurs pièces. Nous voyons naître aujourd’hui une usine d’avant-garde ». a complété Nicolas Abiven, le directeur des opérations de la SMAF.

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SailGP. Du vent fort attendu à Auckland !

James Gourley for SailGP

Le deuxième Grand Prix de la saison s’annonce sous haute intensité à Auckland avec du vent fort sur un parcours très resserré avec 13 bateaux en course. Le DS Automobiles SailGP Team France mené par le pilote Quentin Delapierre espère réitérer sa belle performance à Perth alors que l’équipe néo-zélandaise et les Espagnols seront particulièrement attendus.

La journée officielle de practice, initialement prévue ce vendredi a été annulée en raison de conditions météorologiques trop fortes. Pour les mêmes raisons, les courses de dimanche ont été avancées à 11H30 — un avant-goût de l’intensité attendue sur le plan d’eau néo-zélandais.
Les courses se déroulent à Wynyard Point, Hammer Street, dans le Waitematā Harbour, véritable arène naturelle située au cœur du front de mer d’Auckland. Ce plan d’eau offre une proximité exceptionnelle avec le public, tout en restant exigeant pour les équipages. Protégé par la configuration du port mais ouvert aux influences du Hauraki Gulf, le site est réputé pour des vents soutenus et irréguliers, des effets de relief et un plan d’eau parfois haché. Des conditions idéales pour révéler la maîtrise technique des 13 équipes engagées … et offrir un spectacle de très haut niveau.

Les prévisions annoncent du vent soutenu ce week-end, avec des rafales pouvant pousser les F50 dans leurs retranchements. Dans ces conditions, les catamarans volants peuvent dépasser les 100 km/h, rendant chaque manœuvre décisive et chaque erreur coûteuse. Sur un parcours compact, les écarts se creusent vite et la moindre hésitation peut faire basculer une course. Pour Philippe Presti, team manager du DS Automobiles SailGP Team France, le travail engagé depuis Perth a été méthodique et approfondi :
« Depuis Perth, nous avons fait un débrief très approfondi, en capitalisant sur ce qui a fonctionné et en identifiant clairement nos axes de progression. La data a été analysée en détail par Lucas Delcourt et nous avons retravaillé la tactique à partir des onboard de la flotte. On sent que nous construisons quelque chose de solide.
À Auckland, les conditions s’annoncent musclées avec du vent fort, peut-être très fort. Cela pourrait nous amener à naviguer avec une petite aile et des petits appendices sur le F50. Mais nous sommes au milieu du Pacifique, loin des côtes, et les choses peuvent évoluer très vite. Quant à nos ambitions, elles ne changent pas : continuer à progresser et, si nous assemblons tous les éléments, nous ne serons pas loin du podium.
»

En marge du Grand Prix, on a appris qu’American Magic a racheté de 100 % de l’écurie danoise Rockwool Racing pour un montant de 60 millions de dollars américains. L’équipe danoise navigante reste en place.

SAMEDI 14 FEVRIER – JOUR 1

04h00-05h30 heure de Paris (16h00-17H30 heure locale) : 4 courses en flotte


A suivre en direct sur Canal + Sport 360

DIMANCHE 15 FEVRIER – JOUR 2

23h30 (le 14)-01h00 le 15 heure de Paris (11h30-12h00 heure locale) : 3 courses en flotte puis finale à 3 bateaux 


A suivre sur Canal + Sport 360

CLASSEMENT PROVISOIRE ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP SAISON 2026

  1. EMIRATES GBR, Dylan Fletcher – 10 pts
  2. BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby – 9 pts
  3. DS TEAM FRANCE, Quentin Delapierre – 8 pts
  4. ARTEMIS, Nathan Outteridge – 7 pts
  5. US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield – 6 pts
  6. NORTHSTART, Giles Scott – 5 pts
  7. RED BULL ITALY, Phil Robertson – 4 pts
  8. ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested – 3 pts
  9. GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil – 2 pts
  10. MUBADALA BRAZIL, Martine Grael – 1 pts
  11. SWITZERLAND, Sébastien Schneiter – 0 pts
  12. LOS GALLOS, Diego Botin – 0 pts
  13. BLACK FOILS, Peter Burling – 0 pts
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Figaro. Un plateau relevé en 2026 !

© Simeli Prod / Classe Figaro Beneteau

La saison de la Classe Figaro Beneteau2026 s’ouvrira officiellement avec la Solo Guy Cotten du 7 au 14 mars. Elle sera marquée à la fois par le retour de skippers expérimentés, venus se confronter à une jeune génération toujours plus compétitive, mais aussi par l’arrivée de navigateurs issus d’autres supports, témoignant de l’attractivité grandissante de la classe.

Référence incontestée de la course au large, la Classe Figaro Beneteau confirme une nouvelle fois son statut avec un plateau particulièrement relevé en 2026. Avec son programme de courses exigeant à bord du monotype Figaro Beneteau 3, « l’École des légendes » forme des marins complets, capables d’enchaîner les épreuves à un rythme soutenu et de repousser constamment leurs limites pour se distinguer. Ses deux circuits complémentaires, l’Académie Figaro Beneteau et le Championnat de France Elite de Course au large, offrent une occasion unique de confrontations entre jeunes talents et navigateurs confirmés, favorisant la transmission et l’apprentissage. C’est l’esprit « Figaro » : exigence, engagement, excellence, partage et convivialité.

Retour au combat
Tous sont unanimes, il est toujours intéressant de revenir se frotter au circuit Figaro Beneteau, un circuit exigeant et intense qui a vu naître les plus grands marins. Et c’est avec la plus grande humilité que ces anciens animateurs du Championnat de France Elite de Course au large reviennent cette année, après avoir usé leurs cirés sur le Vendée Globe ou la Route du Rhum.
Pour preuve, Nicolas Lunven, double vainqueur de la grande classique, avoue même se sentir de nouveau bizuth ! « Le niveau est extrêmement élevé, avec une flotte jeune, talentueuse, affamée. Je suis heureux de revenir dans cette classe qui m’a construit comme marin et qui m’a appris l’exigence, la rigueur, la remise en question permanente, mais aussi l’engagement et le goût de l’effort », explique le skipper de PRB.
Autre double vainqueur de la Solitaire du Figaro, Yoann Richomme, qui a repris les entraînements dès la fin janvier à bord de son Figaro Paprec, ne dit pas autre chose : « J’ai un lien très fort avec cette série. J’apprécie son niveau sportif, son exigence et sa capacité à faire émerger en permanence de nouveaux talents ».
Quant à Jérémie Beyou, qui participera aux courses de début de saison en attendant la mise à l’eau de son Imoca Charal en juin, il explique : « Mon objectif est de préparer la Route du Rhum et je considère qu’il faut sans cesse s’entraîner et se confronter, quel que ce soit le support. Le Figaro Beneteau 3 est le meilleur pour ça car il oblige à être bon sur tous les basiques : les réglages, le positionnement, l’assiette du bateau, la répartition des masses, les manœuvres, prendre un bon départ… De plus, il y a un gros niveau sur le circuit Figaro Beneteau, c’est intense sur l’eau, c’est tout ça que je viens chercher. »

La jeune garde mobilisée
Présents sur le circuit depuis quelques saisons, ils se sont très vite fait remarquer par leur talent et leur engagement. A commencer par Tom Goron, l’un des plus jeunes du plateau, qui participera à sa troisième Solitaire à seulement 20 ans. Cette pépite de la course au large est à surveiller, son instinct et sa détermination devraient le porter haut : « L’année dernière, j’aurais pu faire une très belle Solitaire.. J’ai donc envie de monter mon niveau de jeu pour réussir une course de bout en bout. »
Et on peut affirmer qu’ils attendent les anciens cadors de pied ferme, à l’image d’Arno Biston (Article 1), pur produit de l’Académie Figaro Beneteau, entré il y a seulement 3 ans, qui boucle la Solitaire du Figaro Paprec 2025 en troisième position : « Les voir revenir me conforte dans l’idée que ma démarche est la bonne : faire mes armes en Figaro avant de chercher à naviguer sur des projets plus gros. Ce qui est chouette aussi c’est de voir que le circuit leur paraît toujours aussi attirant. C’est un vrai signe que la Classe Figaro Beneteau est importante et c’est super pour nous d’avoir la chance de naviguer contre des marins de renom. Et puis, c’est bien qu’ils viennent se mettre à la page ! ».
Autre représentant de cette jeune garde, Jules Ducelier, deuxième du Championnat de France Elite de Course au large en 2025, revient avec beaucoup d’envie : « La Classe Figaro Beneteau est la seule classe monotype dans le monde de la course au large. Cela donne des courses très intenses, c’est cela que l’on vient chercher. Avec le retour d’anciens cadors du circuit cette année, la saison et la Solitaire vont être encore plus denses et disputées. Se mesurer à eux va être sacrément motivant. »

Le défi des bizuths
Qu’ils viennent du circuit Mini, Class40 ou de la voile légère, tous sont prêts à engranger un maximum d’expérience et à défier les meilleurs. A l’instar de François Jambou, vainqueur de la Mini-Transat en 2019, qui, après plusieurs années à entraîner et transmettre, revient à la compétition en intégrant le circuit Figaro avec son partenaire Yuman.io. L’occasion pour ce Concarnois de s’offrir « un défi stimulant en revenant à la compétition ! Je change de perspective en gardant la même intention : progresser, performer et me confronter aux meilleurs. »
Le Normand Pierrick Letouzé, lui, débarque directement du circuit Class40 : « J’ai toujours suivi avec beaucoup d’attention la Solitaire du Figaro. Et étant de Cherbourg, j’ai été influencé par Alexis Loison qui est un super ambassadeur du circuit Figaro Beneteau. C’est une école de l’excellence, la monotypie y est pour beaucoup, c’est le marin qui fait la différence, je pense que je vais prendre beaucoup d’expérience tout au long de la saison. Même si j’ai pas mal navigué en Class40, j’arrive avec beaucoup d’humilité car le Figaro Beneteau 3 est un support que je découvre et je pense qu’il faut beaucoup d’expérience pour être performant. Je suis aussi super content que de grands marins reviennent se confronter aux jeunes. On a beaucoup à apprendre d’eux et ça va être cool de tirer des bords ensemble. J’ai hâte de commencer ! »
Le bizuth Paul Loiseau, skipper de Région Bretagne CMB Espoir, lui, a peu d’expérience du large et n’a jamais passé une nuit en mer en solitaire, son objectif de la saison est donc avant tout de prendre ses marques. Ce Breton de 21 ans, habitué de l’inshore et du match-race, explique : « Je me retrouve parfaitement dans la monotypie de la Classe Figaro Beneteau, je ne navigue que sur des monotypes depuis que j’ai commencé la voile. Le fait que ce soit le marin qui fait la différence rend le niveau très élevé. Cela fait des années que la Classe n’a plus rien à prouver à ce sujet. En plus, avec tous ces grands marins expérimentés qui reviennent, ça va vraiment être une super expérience et une super saison. C’est vraiment top pour un jeune de naviguer au contact de ces légendes. »

A mentionner également, l’arrivée, parmi la douzaine de bizuths cette année, de Quentin Mocudet, deuxième de la dernière Mini Transat en série, de Jocelyn Creswell, skipper anglais qui, après avoir participé au Défi Paprec en 2025 avec son partenaire, l’a convaincu de le suivre sur le Championnat de France Elite de Course au large, d’Ivica Kostelic, skieur alpin croate, champion du monde de slalom en 2003, vainqueur du globe de cristal en 2011 et 4 fois médaillé d’argent, qui vient se frotter au Figaro Beneteau 3 après avoir participé à la Route du Rhum en 2022, ou encore de Thomas Dinas, ancien participant au Tour Voile, qui s’aligne cette année sur toutes les courses de l’Académie Figaro Beneteau.

Une saison 2026 qui s’annonce une nouvelle fois passionnante ! Et si la nouvelle génération affiche ses ambitions, l’expérience des anciens pourrait leur donner du fil à retordre. « Le Figaro, c’est comme le vélo, ça revient vite ! », sourit Yoann Richomme, deuxième du dernier Vendée Globe. Le décor est planté.

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