IDEC Sport, trouve son salut très au sud

Ce n’est pas l’euphorie à bord d’IDEC mais cela y ressemble, tout le monde a le sourire. Et pour cause, IDEC accumulait il y a deux jours plus de 700 milles de retard au large des Kerguelen après un passage au Cap de Bonne Espérance qui douchait un peu les espoirs. Depuis cette nuit, l’espoir renait. Comme quoi sur un Trophée Jules Verne, rien n’est gagné mais rien n’est perdu non plus.

IDEC Sport a plongé plein sud pour arriver tôt sur la prévision, commente Francis Joyon. « Le regard de Marcel (Van Triest) nous donne bon espoir de passer. » En allant très sud, l’équipe raccourci le parcours et trouve de meilleurs vents. Sur les conseils de Marcel Van Triest, IDEC peut avancer à ces latitudes alors que c’était un champs de mines pour Loïck Peyron trois ans auparavant. Un risque assumé qui s’avère payant et le sera davantage dans les deux prochains jours.

« On a 2 milles de visibilité donc on reste très vigilants. On a beaucoup tiré sur le matériel et malgré ça, tout est en ordre, le bateau est vraiment top. On n’était jamais passé aussi sud, comme aucun multi jusqu’à présent ». Bernard Stamm de commenter :  » Dans l’Océan Indien, sur des courses comme le Vendée Globe, on ne peut plus aller autant au sud. L’ambiance est bonne, d’autant meilleure maintenant que les nouvelles sont optimistes »

Boris Hermann : « Tous le monde à le sourire. En plus on a trouvé plus de vent qu’anticipé. Journée très grise. Quand on barre il faut faire attention. On est en mode VMG. On cherche le meilleure compromis entra vitesse et l’angle le plus grand possible. SI le vent monte. Il faut pas trop loffer, ne pas faire trop giter le bateau. Il faut être concentré à la barre. En fonction des conditions de vents, les quarts sont entre 30 minutes et 1h30. Là il fait froid, c’est 30 minutes. Mais 1h30 c’est beaucoup. A bord la températures dans l’habitacle est de 6 degrés. On a le chauffage pour enlever l’humidité. On pourrait mettre plus chaud mais on n’a pas emmené beaucoup de gazoil. On mange bien à bord. Chacun à son sac individuel et mange a son propre rythme en fonction de ses quarts. »