Figaro. Objectif podium pour Pierre Leboucher

GUYOT environnement - Ruban Rose © Thomas Deregnieaux

Le skipper de GUYOT environnement – Ruban Rose, auteur d’une remarquable régularité dans le Top 5 des courses en avant-saison, dispose de toutes les armes pour se hisser sur le podium et même, pourquoi pas, aller chercher la victoire !

« Prêt, prêt, prêt, et même diablement impatient de partir ! », assure le Nantais qui se prépare donc à l’une des Solitaire du Figaro les plus longues et les plus complexes de l’histoire de la course, avec des points de passages à La Corogne, au mythique phare du Fastnet, mais aussi, et pour la première fois, à Saint-Gowan, au Pays de Galles.
« C’est un sacré morceau qui nous attend, avec des étapes de 689, 490, 624 et 685 milles, et seulement 48 heures de repos entre chaque ! Il va falloir être bon, et bon dans la durée », assure le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de GUYOT environnement – Ruban Rose. Quatrième de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy avec Thomas Rouxel, 4e de la Solo Guy Cotten – Concarneau puis 4e encore du Tour de Bretagne à la Voile avec Nicolas Andrieu cette saison, le double vice-champion du monde de 470, 9e de l’épreuve en 2019 puis 7e en 2020, fait naturellement des favoris de l’épreuve. « J’ai été très constant aux avant-postes lors des courses d’avant-saison et j’espère l’être tout autant lors des quatre étapes à venir, mais j’aimerais bien, cette fois, avoir mieux que la médaille en chocolat », relate Pierre, qui participe pour la cinquième fois cette année à l’épreuve (pour la troisième fois sous les couleurs de GUYOT environnement).

Un grand match annoncé
« Au fil du temps, j’ai naturellement gagné de l’expérience. Aujourd’hui, cela me permet d’aborder la course plus sereinement car je sais dans quoi je m’engage. Je suis prêt. J’espère être rapide et jouer les bons coups. Mon objectif, c’est le podium. Il est vrai que sur ce type d’exercice, on a vite fait de se prendre les pieds dans le tapis, mais chaque étape risque de relancer la donne. Les passages à niveaux s’annoncent nombreux. Il faudra donc ne rien lâcher jusqu’à la fin », détaille le navigateur qui se réjouit du bel équilibre entre course hauturière et régate côtière proposé cette année par la Direction de course. « Il faudra, comme toujours, réussir à trouver les bons moments pour se reposer. Lors de la première manche, entre Saint-Nazaire et Lorient, pour le moment on s’oriente avant tout sur une course de vitesse. Pas de front, pas de dorsale à traverser a priori. Ça risque d’être du tout schuss, sans grande prise de tête au niveau stratégique. C’est typiquement le genre de course où il faudra faire très attention de ne pas griller trop de cartouches d’entrée de jeu, même s’il sera tentant de rester rivé à la barre. On sait déjà que le match va être très serré, avec une dizaine de concurrents capables de gagner. Ça va être aussi passionnant à vivre qu’à suivre ! ».