A l’entrée du golfe de Guinée, dimanche à 5 heures du matin (heure française), l’équipage de Sébastien Josse (ABN-AMRO) naviguait à la hauteur de Monrovia (Libéria) à 8,8 nœuds en vitesse de rapprochement sur la route théorique directe qui mène à Pointe Noire avec des alizés de secteur sud de l’ordre de 10 à 15 nœuds. En touchant l’alizé le premier à l’approche de l’équateur samedi en fin d’après-midi, ABN-AMRO a « mis un caramel » comme s’exclamait déçu Bertrand de Broc (Nouvelle Espérance) lors d’une brève communication téléphonique avec le PC Presse parisien. En quittant le premier les calmes du Pot au noir, Sébastien Josse compte désormais 145 milles d’avance à l’aube du 14ème jour de course sur Bertrand de Broc qui a touché à son tour la nuit dernière un vent de face lui permettant désormais de descendre la fin de l’Atlantique nord à 9,9 nœuds au près débridé. Une vitesse retrouvée qui entretient l’espoir – malgré le retard important accumulé par Bertrand aujourd’hui – d’ici l’arrivée prévue dans une huitaine de jours au Congo. Sait-on jamais ? Du côté des deux monotypes 50 pieds IMOCA la bataille fait toujours rage entre Rodolphe Jacq (Brest Nautic) qui s’accroche à son fauteuil de leader pour une poignée de milles et Jean-François Durand (Le Défi Vendéen) qui le talonne toujours dans une descente de la fin de l’hémisphère nord haletante. Seul Philippe Monnet (Philippe Monnet), décalé dans l’Ouest, se traînait ce matin entre 4 et 5 nœuds au début d’une zone de convergence intertropicale qui n’a pas fini de lui prodiguer des vents évanescents…
Sébastien Josse touche l’alizé à l’approche de l’équateur !
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