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    Ran victime d’une avarie à Saint-Tropez

    Voiles St. Tropez 2009 - Elena
    Voiles St. Tropez 2009 - Elena

    Après une journée de repos pour une grande majorité des équipages, les régates ont repris leur droit dans la baie de Saint-Tropez. C’est sous un ciel nuageux que les départs ont été donnés par le comité de course, envoyant l’ensemble de la flotte en direction de Cavalaire.
    Blue Diamond creusait rapidement l’écart face à un Sojana très affûté et efficace à la manœuvre lors des passages de bouées et autres envois de spis. Premier coup de théâtre dès le départ, le magnifique « Mini Maxi » Ran, l’un des favoris pour la victoire, visiblement victime d’une avarie de gréement survenue dès les premiers bords de près, affalait ses voiles et rentrait au moteur. Ce retrait intempestif laissait le chemin libre au tout nouveau Jethou 60 de Sir Peter Ogden. Cette même baie de Cavalaire voyait, avec l’arrivée de la flotte, s’évanouir totalement le vent. Un regroupement général s’opérait et les majestueux voiliers s’escrimaient de longues minutes durant à négocier le pénible exercice de la pétole. Après concertation, le comité de course a pris la décision de réduire le parcours. Au lieu de rentrer dans la baie et de terminer au près, c’est à la Moutte que le comité a décidé de poser la ligne d’arrivée.

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    Quant aux voiliers classiques, l’établissement d’un petit souffle d’est prenait quelque temps, mais le coup de canon libérait finalement les 10 grands « Epoque ». Elena, la grande goélette du maître Herreshoff, décidément très à l’aise à Saint-Tropez, venait couvrir les véloces et graciles sloops Fife, Tuiga et Mariska. Lady Trix avec Bruno Peyron à la barre s’échappait au près, suivi comme son ombre par ses principaux adversaires de cette superbe Classe des « petits » auriques, Pen Duick notamment, très à l’aise sur un plan d’eau du golfe parfaitement lissé. Karenita réalisait une de ses meilleures journées en venant se mêler aux meilleurs, bord à bord avec Cambria, l’immense 23 m JI de Maître Fife ; « On a su se décaler au tout début du bord de près au sortir du golfe », explique Philippe Laot, navigateur en compagnie de Yannick Bestaven à bord de Karenita. « Il fallait oser aller chercher la pression en dehors du cadre pour gratter des places. »

    Etrange contraste sur l’eau ce vendredi avec l’Hydroptère d’Alain Thébaud, le voilier le plus rapide de la planète, sur le plan d’eau des Voiles de Saint-Tropez,bord à bord avec les goélettes Eleonora, Elena et Tuiga, dans le pur esprit de La Nioulargue. Aujourd’hui, la dernière journée de régate viendra clôturer les Voiles de Saint-Tropez 2009 et le vainqueur du Trophée Rolex sera proclamé.