A l’aube du douzième jour de mer, à l’approche de l’équateur et à moins de 1 900 milles de l’arrivée de la Route de l’Equateur à Pointe Noire (Congo), Sébastien Josse et l’équipage du VOR 60 ABN-AMRO ont-ils course gagnée ? Bien sûr que non ! Certes, « Jojo » caracole en tête de la course depuis des lustres. Certes, Sébastien contrôle admirablement les velléités offensives de Bertrand de Broc en calquant sa trajectoire sur celle de Tokio, histoire de mieux le contrôler. Certes, ABN-AMRO est incontestablement le VOR 60 le plus véloce de la flotte. Des atouts majeurs qui ne suffiront pourtant pas pour glaner des lauriers congolais. Tous les navigateurs le savent : tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, le suspense demeure. La distance qui sépare Sébastien de Bertrand est confortable aujourd’hui. Et demain ? Une mauvaise option tactique, une bulle anticyclonique imprévisible, une voile déchirée irremplaçable et les rêves de victoire s’envolent…Et comme le souligne souvent avec humour Olivier de Kersauson ; « en mer, le pire est toujours à venir et n’est jamais sûr ! » Josse le sait très bien et De Broc également. D’autant plus vrai que les calmes plats qui règnent actuellement près du continent africain pourraient rapidement redistribuer les cartes. Tout reste à faire et rien n’est joué…
Point sur la Route de l’Equateur
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