Les vacations de Paret, Peyron et Dick

    Michèle Paret
    Michèle Paret

    Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) : « Le gros point des prochaines heures, c’est la grosse dépression qui arrive dans deux à trois jours, c’est du grand mauvais ! C’est toujours un peu « flippant », dangereux, il va falloir pas mal réfléchir à la façon de gérer à la fois cette dépression et le passage de la porte de Crozet. L’avance de 700 milles que l’on a sur les autres bateaux c’est un stress différent, on a un bon potentiel. L’important maintenant est de continuer à avancer vite, et surtout de le faire dans un maximum de fiabilité pour le bateau. « Qui va piano va sano e qui va sano va lontano ! » comme disent les Italiens. »

    Loïck Peyron (Virbac-Paprec 3) : " On ne se lasse jamais de mettre un peu de distance entre nous et nos poursuivants ! Fort heureusement les conditions météos sont encore propices à cela, même si ce sera un peu moins le cas dans les jours qui viennent. Aujourd’hui déjà, nous n’avons pas beaucoup de vent et nous n’allons pas être rapides dans les prochains jours. Mais nous y travaillons et ça avance bien pour l’instant. Avec 700 milles d’écart avec Estrella Damm, on ne parle pas de « contrôle » mais plutôt de « rythme à garder » car de toute façon nous ne sommes pas dans le même système météo."

    Michèle Paret (Mirabaud) : « La nourriture a changé car on a besoin de beaucoup plus de calories face au froid. On mange uniquement du chaud pour résister mieux aux conditions qui sont difficiles et qui sollicitent davantage le bonhomme. Pour l’instant on ne pense pas au stock, s’il y a restriction, on l’envisagera après le Cap Horn. Ce n’est pas dans le Grand Sud qu’il faut restreindre la nourriture car c’est là où nous avons le plus besoin de carburant. S’il faut, nous ferons comme Yves Parlier et nous mangerons des algues dans l’Atlantique Sud ! »

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